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L’entretien atypique (Mission B)

Sabaku Eirin
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Mar 7 Jan 2020 - 20:43
« Un Sabaku ne reconnait pas le refus. Si on peut, on prend sans concession. Si on ne peut pas, on détruit toujours sans concession » me récitais-je tout le long de ce trajet, entre mes appartements – bâtiment acheté par le passé par mes ancêtres et dont l’intérieur avait été décoré aux couleurs du Sable et du Marbre – et le lieu de rendez-vous proposé par les autorités du village. Cependant, mon laïus avait moins de force aujourd’hui pour la simple et unique raison que j’avais à négocier avec des militaires et surtout des « Shinobis », tantôt assassins de l’ombre, tantôt traitres à la couronne, tantôt mercenaires à la recherche de trésors, tantôt idéalistes assommants et ennuyeux. Ils étaient tous considérablement abrutis intellectuellement, pensant que leur précieux Chakra pourrait les sauver constamment.

Pourtant, malgré tout, j’espérais qu’il y aura des hommes et des femmes d’esprit dans cet assemblé et qu’ils apporteront un piquant aux négociations, donnant qu’un terrain d’ententes pouvait se trouver entre deux institutions aux objectifs et valeurs opposés. Si nous détenions les richesses de ce monde, les Shinobis avaient une force militaire conséquente. Certains jours, j’étais tentée de rejoindre cette croyance populaire que le pays du Vent a besoin d’un village caché à l’image de Iwa, de Kiri ou de Kumo. Une idée que je rejetais aussitôt : les villages asservissent. La création d’un village militaire important et conséquent au sein du pays du Vent ne pourrait se faire qu’au prix d’un lourd tribut : les guerres s’ajouteront à la convoitise. Nous ne pourrons pas y faire face, à mon humble avis. Un humble avis mis à l’épreuve avec de récentes rumeurs au sujet d’un Empire.

Dans un contexte incertain dans lequel Iwa semblait pour le moment sortir son épingle du jeu, que peut donc vouloir les autorités de ce même village et surtout pour quelle fin ? La vérité est que je me préoccupe des usages de l’argent prêté pour une affaire de prestige et de réputation. Nous devons être avant tout des hommes d’affaires redoutables qui, par quelques artifices, doivent honorer quelques codes de moral – la bienséance, la charité, le gout, les manières et j’en passe. « L’habit ne fait pas le moine » est une phrase dite par les gens du peuple. Au sein de la haute, L’habit est la base même. Etre élégante et charmante est aussi naturelle que respirer pour « Nous ».

Peu habituée aux températures ambiantes – le Désert est soit trop froid, soit trop chaud –, j’avais eu à mettre contrecœur cette longue robe couvrant admirablement toute parcelle de peau, laissant à l’air libre un petit triangle pudique au-dessus de la poitrine et les mains. Les bras étaient couverts par une fine dentelle aux riches décorations d’un fil sombre. Quelques perles venaient agrémenter la tenue sans trop la surcharger. La chevelure avait été attachée d’une façon peu sophistiquée mais surtout rallongée avec de faux cheveux qui se fondaient sublimement à ma couleur naturelle – une technique banale que toute femme de mon pays faisait usage. Une technique qui nous permettait d’arborer une longue ou courte chevelure d’une heure à l’autre à notre guise !

Et c’est ainsi que je quitte ma voiture même – une noble ne marche pas, voyons, pour la simple raison que la robe ne le permet pas ! Je finalise la dernière distance restante entre la voiture et l’entrée au lieu des négociations d’un pas décidé et claquant.

- A nouveau, Monsieur Hashirama, je vous suis reconnaissante de votre aide et de votre soutien dans un noble projet pour la Banque.

***


@Suzuri Hashirama , tu pourras poster après un Iwajin :).
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Fuyumi
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Ven 10 Jan 2020 - 22:59
Fuyumi avait été approchée une nouvelle fois par le Manazuru pour une mission diplomatique. Si elle ne faisait toujours pas partie officiellement de cette organisation, elle se doutait que cette récurrence concordait avec une volonté de la placer en son sein. Point de voyage ou de danger pour cette journée, tout ce qui lui était requis se limitait à une simple discussion avec une représentante de la banque du pays du Vent. Le rendez-vous étant prévu à l’intérieur des murs du village, elle ne prit même pas la peine de s’équiper comme à son habitude. Revêtant simplement une tenue soignée, elle se dirigea tranquillement au lieu de la rencontre accompagnée de Taiyo. Elle n'osait plus le laisser la protéger en dehors de la Roche depuis la Résonance et sa perte de contrôle sur son chakra, mais puisqu’il ne risquait rien, elle était ravie de l'avoir à ses côtés.

Arrivé au lieu prévu, le géant en armure n'eut aucun mal à reconnaître l’émissaire Kazejine grâce à la description transmise par son amie. Il fit part à cette dernière d'une petite série de signes dans le creux de la main, elle s'approcha alors d'un pas hésitant de son interlocutrice avant de s'incliner légèrement pour marquer son respect. Si cette pratique n’était pas commune à l'ensemble des nations, elle avait au moins l'avantage d’être comprise de tous et de ne nécessiter aucun contact physique.

Vous devez être l’émissaire Sabaku, présuma la femme masquée, c'est un plaisir de vous rencontrer. J’espère que votre arrivée en notre village fut agréable et je me permets de vous souhaiter la bienvenue au nom de l'ensemble de ses habitants. Je m'appelle Fuyumi, voici Taiyo, je serais responsable de vous accompagner dans ces négociations. Je vous en prie, installons nous.

Sans dire le moindre mot, Taiyo s'inclina à son tour en direction de la représentante avant de guider Fuyumi vers une chaise. Une fois cette dernière assise, il recula de quelques pas, se tenant debout et immobile en retrait. Si son casque empêchait de percevoir chez lui la moindre expression faciale, sa posture démontrait qu’il prenait la situation avec sérieux. La Jonin, quand à elle, semblait bien plus détendue, affichant un léger sourire sur son visage. Réalisant tout autant l’importance de cette rencontre que son compagnon, elle ne pouvait qu’apprécier la possibilité d’accomplir une mission au détour d'une conversation.

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Uzumaki Haiko
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Lun 13 Jan 2020 - 15:44
La répartition des forces en présences était faite, il y'avait d'un côté la représentante de la banque Sabaku et moi même, le scribe de cette dame. De l'autre, une jeune dame blonde et masquée, jounin de son état, accompagnée de son comparse. Les mains pleines de feuilles et de styles, j'avais sur le nez une paire de lunette toute neuve, faite en bambou et verre issue d'une contrée lointaine, trouvée sur le marché florissant d'Iwa no Sato.

Je me laissais tomber avec fluidité sur le sol, réception en faisant fléchir mes genoux, et je rattrapais une feuille habilement d'un geste de la main. Fatigué de porter tout mon attirail, je composais un mudras, tandis que le papier me suivais en rang serré, comme une petite armée à mon service.

- Toujours un plaisir de rendre la pareille à votre banque, madame Sabaku. Il semblerait que je commence à rembourser ma dette assez rapidement, n'est-ce pas ?

J'inspectais la pièce sous toutes ses coutures, appréciant les matériaux nobles et l'architecture typique de la région. J'aimais bien voyager, cela me permettais de découvrir de nouvelles coutumes, une nouvelle diversité de lieux et de personnes.Je découvrais les choses sous un nouvelle angle.

- Bien le bonjour à vous aussi, fis-je avec un sourire mi figue mi raisin, malgré l'ignorance dont avait fait preuve la jeune femme à mon égard, cela me semblait normal. Après tout j'étais inconnu au bataillon, étranger, ninja errant de l'état de kumo. Rien de très important, ni remarquable. Après tout, je n'étais là que pour appuyer Eirin, et noter les détails importants sur papier, celui la même qui me suivait comme mon ombre.

Je m'asseyais à côté de la Sabaku, lui fit un sourire entendu, et fit signe à mon armée de papier, qui s'installa devant moi, tandis que j'affutais un stylet d'un aire expert.

- Pour faire les présentation, je suis le scribe Suzuri Hashirama, et j'assisterais madame Sabaku dans ses négociations. Fis-je en faisant claquer le papier contre la pierre, après les avoir rassemblé en une pile conséquente.

Je ne connaissais pas grand chose au dossier, mais j'avais de solides compétences qui pouvaient être utile à mon acolyte. La bataille pouvait commencer à présent, le bras de fer oral était lancé.

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Sabaku Eirin
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Dim 26 Jan 2020 - 23:52
- Votre dette se rembourse selon les termes du contrat, soufflais-je comme seule réponse aimable à l’égard de l’écrivain. Cependant, au vu de la situation, vos talents de Scribe seront appréciés et vous serez dûment payés, promis-je, tout en remettant certaines choses à l’ordre.

Les représentants du village dans ces négociations ne tardèrent pas à apparaître, et la situation pris une tournure des plus cocasses, je devais bien admettre. J’avais en face de moi un géant en armure affublé d’un casque, et d’une silhouette plus voluptueuse et féminine mais au regard tout aussi caché que son compère. De plus, cette dernière – et la seule à avoir parlé, je note – était guidée par le cuirassé. Le doute d’une potentielle cécité nait en moi, créant un petit émoi. Nullement celui de la pitié à l’égard d’un handicap – à mes yeux choses communes pour une profession militaire – ou celui de la colère – ayant envisagé tous les scénarios possibles que les membres de ce village pouvaient bien offrir – mais plutôt celui de la surprise. A quoi ce cirque pouvait-il bien rimer ?

- Le plaisir est partagé, dame Fuyumi et sire Taiyo, et je vous remercie, au nom de la Banque Sabaku, de nous recevoir. Je vous prie de noter que notre institution sera représentée par ma personne, Sabaku Eirin. Le scribe Suzuri Hashirama va effectivement m'assister dans nos échanges comme consultant externe, ainsi que témoin de nos échanges.

En somme, indirectement, j’indiquais clairement que toute décision sera prise par « moi » et uniquement « moi » et que toute chose dite ou promise par le scribe est caduque. Je savais, par expérience, que les négociations pouvaient s’échauffer et que les défauts de chacun pouvaient ressortir de la pire façon. Je connaissais peu ce scribe, et je craignais un tantinet les travers cachés de ce dernier. Je savais, par exemple, qu’il avait des désirs d’aider Kumo. Un désir bien dangereux qui pourrait lui souffler quelques vilaines idées.

- Je souhaiterais également vous faire part de ma reconnaissance pour le chaleureux accueil dont votre village m’a gratifié. Vos villageois ont le sens de l’hospitalité, et vos commerçants ont toujours autant le sens des affaires
, complimentais-je. J’ose espérer que je pourrais retourner cette faveur lors d’une de vos visites au sein de notre Pays.

Les premières banalités étaient lancées. Il était temps de passer aux choses un tantinet plus sérieuses.

- Pour nos futurs échanges, précisément, sur les différents sujets qui seront abordés aujourd’hui, dois-je en conclure que je devrais m’adresser principalement à vous ?
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Fuyumi
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Lun 27 Jan 2020 - 18:06
Les présentations continuèrent cordialement, apprenant à la Jonin le rôle des deux individus présents face à elle. Celui qui accompagnait la représentante s'annonça lui-même comme un scribe assistant ce que Eirin ne manqua pas de confirmer juste après. Si la profession en elle-même était des plus banales, c’était bien rare pour Fuyumi d'en croiser ainsi. Elle ne put alors s’empêcher d'imaginer Taiyo chargé d'une telle tâche à ses côtés. De cette pensée amusante naquit toutefois une réalisation qui risquait de la plonger dans l'embarras, son handicap l’empêchait de lire, ce qui pouvait devenir problématique dans ces négociations. Elle regretta alors aussitôt s’être moqué d'une idée qui risquait finalement de se réaliser. L'absence de shinobis iwajins à proximité l'imposait de recourir à lui en cas de nécessité, ce qui était plutôt ironique puisque sa seule présence était en soi une infraction. S’il vivait à Iwa depuis bien longtemps, il n'en avait jamais rejoins les rangs et n’était aucunement autorisé à assister à ce genre de réunion.

Je suis ravie d’apprendre que les protocoles de sécurité du village n'ont pas ternie votre appréciation de notre hospitalité, répondit la jeune femme masquée. J'ignore ce que l'avenir nous réserve et si les autorités du village me placeront à nouveau sur votre route par la suite, nombreux sont mes camarades ayant les compétences nécessaires pour développer nos relations. Je peux toutefois vous assurer que quiconque me remplaçant sera informé comme il se doit de notre présent échange et partagera la même volonté que celle qui animera mes prises de décisions. Malgré cette incertitude, je resterai volontiers à votre disposition puissiez vous souhaiter communiquer ultérieurement avec Iwa.

Il était inutile pour la jeune femme d’évoquer le fait qu'elle ne faisait toujours pas partie des services diplomatiques du village. Ses dernières affectations laissaient supposer un probablement recrutement à venir. Son grade de Jonin lui promettait alors une position décisionnaire importante au sein de l'organisation. Il était ainsi peu probable qu'une décision lui fusse imposée concernant la prise en charge de la diplomatie envers Kaze, mais elle préférait tout de même éviter des promesses inutiles.

Puis-je vous offrir un rafraîchissement avant que nous commencions ? Demanda Fuyumi en faisant signe à Taiyo. Je suppose que le climat Tsuchijin n'est pas aussi accueillant que nos villageois pour votre peuple. Vous désirez peut-être un breuvage chaud ?

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Uzumaki Haiko
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Lun 3 Fév 2020 - 10:18
La joute verbale était un sport, voir un art dans lequel m'illustrer était simple. J'avais en quelques instants regagner une existence aux yeux de Fuyumi, et de son colosse accompagnateur qui semblait ne point être un ninja, vu qu'il ne portait pas de bandeau frontal ou bien tout autre signe distinctif qui annoncerait son camp de prédilection. Il était peut être un indépendant qui n'avait pas gardé de traces de son passé ? Par honte, ou bien par simple sens de la survie ? J'en doutais, car même moi qui me trouvait dans une position embarrassante vis à vis de mon pays, laissait apparaître le bandeau, dont le symbole avait été rayé par un kunaï aiguisé quelques mois plus tôt, dans une ambiance morose.

En tout les cas, cette mission c'était du sérieux, je m'en doutais déjà. Deux grandes instances de deux pays important se disputaient le pouvoir dans cette pièce, il n'y avait que moi au milieu pour temporiser et faire en sorte que cet entretient se déroule dans la joie, la bonne humeur, et l'entente cordiale. Ce qui n'était pas forcément une sinécure quand on voyait l'arrogance de Eirin, et la totale nonchalance de Fuyumi.

Une sorte de dialogue de sourd s'était instauré, dans lequel aucun des deux partis ne voulait lâcher de terrain. Le jeux des esquives, des feintes et des mots doux aux oreilles, mais dont le but était essentiellement de savoir à qui vous aviez à faire. D'un côté nous avions la banque Sabaku, qui pouvait s'enorgueillir de posséder une employée impliquée, et dont les paroles était aiguisée comme une lame de couteau ondulée, et non droite. De l'autre il y'avait Iwa, qui pouvait se targuer de posséder une dame dont la qualité n'était pas sa vision mais son écoute.

- Un thé noir, pour moi, deux sucres. Je lâchais ça tout en m'asseyant au bord du fauteuil qui m'était réservé, tout proche de celui de Eirin. Pour l'instant je ne détectais aucune anomalie si ce n'était le stress qui brouillait le coeur et les paroles de Fuyumi. En effet, elle cachait quelque chose aux deux comparses, mais il ne savait pas quoi. Cette information fut noté sur une feuille de papier vierge qui me servait habituellement de brouillon, afin de parfaire les derniers réglages sur mes stylet. Notamment sur le débit d'encre, ou encore la cartouche utilisée. Bref, détail technique de scribe compétent. Je ne sais pas ce que madame voudra prendre quand à elle ... Fis-je sans lâcher des yeux ma copie, faisant la page de garde à main levé.

je fis également glisser la feuille ou était noté le kanji "secret" ou bien "mensonge" jusqu'à Eirin d'un petit coup de poignet expert et délicat, qui fit de moi un binôme discret.

De toute manière, je rédigerais un rapport plus détaillée, plus propre et bien mieux organisé après la réunion. Pour l'instant l'essentiel était de capturer l'instant.



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Sabaku Eirin
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Dim 23 Fév 2020 - 22:03
J’observais du coin de l’œil le message écrit par le Scribe et me contenta seulement d’acquiescer discrètement et légèrement de la tête, optant pour une réaction minimale. D’une, nous n’étions pas seuls et de deux, je ne connaissais pas parfaitement l’ampleur et l’étendue des talents ninjas de mes interlocuteurs. Je ne désirais nullement me trahir trop vite avec quelques réactions excessives, ayant sûrement déjà un tantinet révélée le fond de ma pensée vis-à-vis de cette organisation avec une moue de mécontentement lorsqu’elle semblait sous-entendre qu’elle serait remplacée dans le futur. Cette nouvelle ne me plaisait pas : je débutais une relation avec une personne et par conséquent, j’allais apprendre à l’apprivoiser elle. Or, tous ces efforts allaient être vain car une autre allait prendre la relève. Quelle plaie !

- Je dois admettre que le climat est très différent de celui de notre contrée. Cependant, il est plus agréable de vivre ici. De jour comme de nuit, votre climat est plutôt égal. Quant au nôtre, le Soleil nous met à l’épreuve de jour, et la Lune prend la relève de nuit.

Je me retins avec grande facilité de grimacer : du thé, pendant des négociations ! En voilà une drôle d’idée ! J’aurais juré par le Saké, pour délier un tantinet quelques langues étrangères. Habituée à boire, j’avais développé une bonne tenue à l’alcool, je devais admettre. Quoique, j’ai appris que certains shinobis pouvaient « annihiler » tous les effets néfastes de l’alcool. Voilà un talent qui me serait certainement utile.

- Je vous prie, surprenez-moi. Je me plierai à votre suggestion, répondis-je, cherchant à savoir davantage les goûts de mon interlocutrice. A quel breuvage allait-elle penser immédiatement ? Et surtout, qu’allait-elle prendre à son tour ? Un duo de choix qui allait être mon premier indice pour deviner le caractère de la femme.

Je me tus à nouveau, attendant que les différentes commandes soient données, pour reprendre.

- Je suis également heureuse de voir que je vais parler à une femme qui a su s’imposer dans un système des plus rudes et des plus impitoyables. Vous avez toute mon admiration, et je ne doute pas que je peux compter sur votre force ainsi que sur votre sagesse pour la suite de cet entretien qui me tient très à cœur.


Maintenant, il était temps d’attaquer le point crucial d’un début de négociation : dire l’essentiel de façon concise, sans noyer l’auditoire.

- Voilà de nombreuses années que notre Banque fait face à un épineux problème : le transfert des fonds. Il n’est pas rare que nos convois soient attaqués par quelques brigands. Un fait presque commun dans des pays indépendants, à la force militaire minimale, mais un tantinet moins dans une nation avec force militaire bien présente et bien organisée.

Je ne comptais pas le nombre d’heures passées avec chaque noble pour leur assurer que leur fond sera transité convenablement, ni la quantité d’or dépensée pour faire appel à des mercenaires douteux ou des shinobis imbus de leur personne pour retrouver des fonds volés en cours de transport, ou encore les efforts gargantuesques déployés pour rassurer toute personne que la Banque est sûre et nullement aisé à voler, malgré la récente mauvaise pub.

- Et puis, il n’est pas rare que nos clients se plaignent souvent que notre Banque est trop éloignée, et qu’ils ne puissent pas disposer à leur guise de leurs biens. Je ne doute pas un seul instant que vous avez dû avoir des échos, de temps à autre, parmi les marchands par exemple ?

Maintenant, je la laissais parler pour briser la monotonie de mon discours, et la réveiller si jamais elle s’était assoupie. Difficile à dire avec une femme aux yeux bandés en face.
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Fuyumi
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Sam 7 Mar 2020 - 16:34
Suite aux réponses de ses invités, Fuyumi se tourna vers le géant en armure pour l'inviter à s’exécuter. L'ancien samouraï n'avait rien d'un serveur et n’appréciait pas particulièrement être traité comme tel, même s’il en comprenait les raisons. Au-delà d’être la seule personne à pouvoir assister la jeune femme, son enfance au sein de la noblesse samouraï l'avait instruit à tout type de cérémonie et coutumes. Le service du thé en faisait naturellement partie. Malgré son formalisme et sa position, Fuyumi ne pouvait se vanter d'une telle connaissance. Le seul breuvage culturel de son clan natal, un mélange d’alcool et d’eau sans arôme, ne pouvait convenir à aucun palais. Utilisé uniquement par les médecins et lors des cérémonies purificatrices, il se rapprochait plus d'un désinfectant que d'un rafraîchissement acceptable.

Politesse et compliments accompagnaient les paroles de la représentante, ce qui ne manqua pas de satisfaire la Jonin. Comme tout diplomate se respectant, elle ne pouvait assumer être ainsi influencée, mais elle ne contrôlait pas son ressenti. Ses rencontres habituelles, probablement bien différentes de celles de la Sabaku, l'habituaient peu à peu à du mépris et de l'irrespect. Elle n’oubliait pas pour autant que ces mots, aussi plaisant fussent-ils, ne provenaient que d'une instruction efficace destinée à ce type de rencontre.

Eirin n'attendit alors pas plus longtemps pour évoquer le véritable sujet de cette rencontre. Au détour d'une explication claire et concise des problématiques qu'elle cherchait à résoudre, elle amorça implicitement l’idée définissant son projet de partenariat. Tentée de la laisser poursuivre et préciser sa proposition, Fuyumi finit tout de même par répondre. Il était bien inutile à ses yeux de ne pas fournir à l’émissaire les informations nécessaires qui pouvaient s'opposer à ses espérances.

Ceux de nos marchands ayant fait le choix de rejoindre votre clientèle ont effectivement remonté ce genre de problématique. Nous faisons notre possible pour garantir une sécurité optimale au travers de l'ensemble du territoire de la Terre. Il est vrai que cela se révèle toujours insuffisant pour protéger tous les marchands le parcourant. Nous avons mis en place des escortes pour ceux en faisant la commande, mais je vous accorde que malgré l'efficacité démontrée de ce procédé, il ne peut couvrir l'ensemble des convois.

La Jonin marqua alors une pause dans sa réponse, laissant sa dernière phrase faire écho chez son interlocutrice avant de reprendre.

Iwa, et Rokkusu avant cela, a toujours été une cité marchande. Il est naturel pour nous de souhaiter assurer un confort à ceux qui font prospérer notre économie. S'il est tentant de chercher à améliorer nos relations dans ce sens, ces problématiques font également écho au sein du pays. Nombreux sont ceux qui n'approuvent pas cette dépendance à la banque que vous représentez et qui souhaitent développer des institutions locales. Aucun de ces projets ne saurait actuellement se comparer à votre organisation, mais comme vous le dites, celle-ci est très éloignée.

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Sabaku Eirin
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Dim 15 Mar 2020 - 19:48
Je gardais ce masque irréprochable de la commerçante souriante et agréable, même lorsque la jeune Shinobi fit référence à une potentielle concurrence. Je ne comprenais guère où elle souhaitait en venir avec ce point et surtout qu’elle était sa position – et donc, indirectement, celle d’Iwa – au sujet de ces fameuses « institutions locales ». Désirait-elle, implicitement, créer une forme de pression sur moi et s’offrir un petit avantage dans cet échange ? Ou alors, soulevait-elle seulement, par naïveté, une réalité qui gênait un tantinet la Banque ?

- Vos escortes ont été d’une grande aide tant aux marchands qu’à la Banque. A nouveau, en leurs noms, je souhaite remercier les efforts de votre village et le courage de vos shinobis.

Je profite pour imposer un certain silence, et réfléchir à la façon la plus judicieux de continuer cette conversation. Inconsciemment, ou consciemment – allez savoir ! –, Fuyumi avait mis le doigt sur un des points épineux pour la Banque : notre absence « physique » sur le territoire entier, toute nation confondue. Nous nous fichons un tantinet de ces fameux concurrents, car nous prenons bien des précautions pour nous assurer de leur faillite dans les plus brefs délais – soit en leur volant la clientèle avec des offres bien plus alléchantes, soit en jouant de notre influence auprès de quelques seigneurs afin de durcir certaines conditions intenables pour de petites structures mais supportables pour la Banque.

Par contre, nous étions absents de ce « monde », celui des Shinobis, celui des hommes et des femmes qui façonnaient le monde malgré nous. Les civils, et donc la Banque, ne cessaient pas de subir les conséquences – bonnes ou mauvaises – de leur décision. Or, l’Institution était fatiguée d’avoir à jongler, sans y avoir son mot ! Et j’avais une première solution, celle de nous étendre et d’être à portée de main. Celle d’infiltrer, d’une façon ou d’une autre, les villages et être au courant des prochaines vagues un peu plus tôt.

- Effectivement, la Banque est assez éloignée, confirmais-je. J’ai longuement étudié cette problématique afin d’y trouver une solution. Mes efforts ont porté leur fruit et j’ai pu présenter un projet des plus intéressants aux dirigeants de la Banque. Malheureusement, le projet nécessite davantage l’aide et la coopération des différents pays, que de fonds, dis-je. L’idée est de nous rapprocher de chacun, en créant des institutions de taille bien plus modeste et au rôle moins complexe, appartenant à la Banque, dans différents villages.

Je me tus, cherchant à savoir si mon interlocutrice saisissait pleinement l’ampleur du projet colossal que j’avais présenté en quelques phrases, ainsi que toutes les questions sous-jacentes – comme la sécurité, la propriété etc… Je préférais ne pas continuer, attendant patiemment ses premières réactions.

Spoiler:
 
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