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C - Marchandage au Canyon [H. Shingen]

Han Musashi
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Jeu 9 Jan 2020 - 21:29
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Marchandage au Canyon


Ordre de mission:
 

Convoqué par le Manazuru, à la demande d’Oden qui m’avait informé des raisons quelques jours auparavant, je me présentai au bureau de l’unité spéciale, légèrement en retard par rapport à l’heure qui était convenue, équipé de mes divers outils de ninja. Le bureau du Manazuru m’était plutôt familier, puisque j’avais eu l’occasion de le visiter à plusieurs reprises, une fois notamment dans le cadre d’une mission avec mon aîné Abuto. Je ne connaissais cependant pas toutes les têtes présentes, loin de là, même si au finale les membres de cette organe du village étaient loin d’être aussi nombreux que celle du Shishizia, par exemple.

Une fois à l’intérieur, quelle ne fut pas ma surprise de voir Shingen, ce samouraï que j’avais rencontré quelques jours plus tôt à l’académie Hashira. Il était présent, visiblement aussi convoqué pour cette mission qui devait probablement l’ennuyer au plus haut point, c’était du moins ce que j’en concluais en voyant sa tronche. Oden était aussi présent et semblait visiblement prêt pour cette mission, dont il ne m’avait en réalité pas dit grand-chose. Il voulait la jouer mystérieux, comme souvent. Cela étant, il restait un fidèle ami, en qui je pouvais avoir confiance et envers qui j’avais une immense dette.

« Bonjour ! Navré pour le retard ! » Fis-je, en m’inclinant légèrement pour saluer les différents personnages présents dans la salle.

« Tu es tout juste à l’heure, Musashi. » Lança Oden, d’un léger sourire.

« Tu tombes à pique, Musashi ! Si je vous ai convoqué c’est pour que vous, Shingen et toi, accompagniez Oden jusqu’au village de Valicca. C’est un endroit que tu connais bien, puisque tu as déjà effectué une mission là-haut. Votre mission est simple, il faut en effet que vous escortiez Oden jusqu’au village et que vous l’assistiez dans ses négociations avec un marchand concurrent. Renseignez-vous bien sur cet homme, il semble fourbe et fera tout pour vous provoquer. Plus vous en apprendrez sur lui, moins vous serez susceptible de tomber dans ses pièges. Une fois la mission accompli, vous escorterez à nouveau Oden jusqu’à Iwa et vous viendrez faire votre rapport. Des questions ? » Lâcha le secrétaire de la section commerciale.

La mission me paraissait plutôt claire, et à première vue simple. Cela étant même la plus simple des missions pouvaient avoir certaines complications, et dans ce cas j’arrivais plus ou moins à anticiper les éventuelles difficultés. Pour ma part, je n’avais donc aucune question.

« Rien à redire pour ma part ! » Répliquai-je, avant de tourner la tête vers Shingen, au cas où il aurait des interrogations.

Quelques temps plus tard…
On était en route pour Valicca. Je mis ma capuche sur la tête pour faire face à la pluie qui s’invitait à notre voyage. Si cela ne tenait qu’à moi j’aurais probablement attendu qu’il fasse un meilleur temps avant d’entreprendre ce voyage, surtout qu’Oden, en tant que civil, était incapable de suivre notre rythme, ce qui nous contraignait à nous adapter à la sienne.

« Alors vous c’est Shingen, si j’ai bien compris ? » Lâcha Oden en regardant le samouraï. « Je ne fais pas confiance à Musashi, il est encore bien trop faible, si quelque chose se dressait contre nous, je compte sur vous, d’accord ? » Poursuivit-il, d’un air amusé.

Sourire aux lèvres, je fis comme si je n’avais rien entendu, regardant droit devant nous. A notre rythme actuel, il allait probablement nous falloir une bonne demi-journée avant d’arriver à notre destination, et encore avec le temps qu’il faisait ce n’était pas garanti.

Quelques temps plus tard…
Je m’arrêtai soudainement devant un mémorial, celui qui avait été érigé pour les victimes de Kibo, un prisonnier de Wasure qui avait massacré une bonne partie de la population environnante.

« Pourquoi est-ce que tu t’arrêtes, Musashi ? » Demanda Oden, en freinant également sa course.

« Désolé, j’ai vécu une expérience plutôt traumatisante dans ce coin. Au printemps dernier on avait dû arrêter un fou qui avait massacré une bonne partie de la population de ce bourgade. » Fis-je, en indexant le bourgade en question du doigt. « C’était un prisonnier de Wasure. Vous avez entendu parler de cette prison n’est-ce pas ? Vous en pensez quoi d’ailleurs ? » Demandai-je, par curiosité. « Allons-y ! » Conclus-je, après une brève prière à l’égard des défunts.

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Sam 11 Jan 2020 - 2:36
Aujourd’hui était un jour particulier puisque j’avais été convoqué au Manazuru pour une mission et je devais admettre, je n’étais pas vraiment excité par l’idée car après tout cette organisation s’occupait de la diplomatie. Je ne pouvais pas prétendre que la diplomatie était mon domaine de prédilection et encore moins ce domaine m’intéressait-il, mais on avait décidé qu’une telle mission serait bénéfique pour moi, pauvre genin sans intérêt de ce village. Je ne connaissais pas encore tout les détails de la mission, mais du peu que je savais, il fallait aider un marchand.

La seule chose que je pouvais espérer d’une telle mission était que nous tombions sur quelques connards que nous allions pouvoir exécuter dans l’amour du combat, mais je savais que je rêvais de trop au vue du peu d’importance de la mission. Elle n’était, en principe, guère très dangereuse et tout au mieux, notre plus grand adversaire allait être un lapin perdu des montagnes ! Et bien entendu, cette bestiole allait être particulièrement dangereuse et elle allait certainement tenter de nous ouvrir afin de pouvoir se baigner dans notre sang… Euhm… Passons cette histoire délirante !

Je rejoignais les locaux de cette fameuse organisation diplomatique aussi utile que.. laissons la comparaison foireuse… Je ne connaissais pas encore les locaux, mais je sentais que j’allais finir par squatter régulièrement ce lieu car il était connu que le meilleur diplomate était bien un samourai dont son objectif primaire était la gloire sur un champ de bataille ! Je fini par demander à un brave employé le chemin car il fallait être honnête, si on ne s’y connaissait pas, on pouvait rapidement se perdre. Je rejoignis ainsi rapidement, évitant de me perdre et de mourir… J’étais attendu par le fameux client et une autre personne qui m’était totalement inconnue. Il manquait mon coéquipier, chose qui ne devait pas m’étonner plus que nécessaire ! J’étais certain qu’il n’était guère très motivé en réalité par faire cette mission et qu’il devait avoir d’autres priorités que de venir ici comme… S’entraîner au lit ! Je vous laisse imaginer ce que vous voulez par là…

L’attente interminable de quelques minutes fini enfin lorsque le coupable de l’attente arrivait comme si de rien n’était. Fort heureusement, l’homme ne m’était pas inconnu puisqu’il avait déjà eu l’occasion de se manger quelques coups de ma part dans la joie et la douleur la plus totale. Il semblait aimer la diplomatie et j’espérais juste qu’il n’allait pas finir par se transformer en ces trous du cul idéalistes qui pensent que la paix définitive est aussi réelle que Kumo sait résister à une invasion…

Je fis un signe de la tête en guise de salutation, il pouvait certainement voir ma joie déborder comme une rivière en plein milieu du désert… Je n’y pouvais rien, je sentais que la mission allait être d’un ennui le plus complet… Mais au moins l’avantage, on était payé ! C’était un bien pour un mal j’imagine.

On ne tardait donc pas à nous préciser l’objectif de cette mission et elle était plutôt simple même. Il fallait escorter ce fameux marchand qui se dressait devant nous et visiblement ami de notre blond désertique. Je me demandais s’il était responsable que je me retrouvais coincé à jouer au baby-sitter pour un commerçant ou pas, mais une mission était une mission. Il fallait ensuite enquêter sur un fameux commerçant qu’il devait rencontrer afin de savoir s’il ne comptait pas faire un coup foireux. J’étais étonné, ils me prenaient pour un shinobi ou quoi ? Non mais je vous jure, j’étais un samouraï, un combattant et pas un détective ! On allait pouvoir m’appeler Détective Shingen, celui qui résout tout les mystères…


Je n’ai pas de question, tout est clair pour moi.

Ben oui, après tout on ne pouvait pas dire que la mission était difficile dans l’absolu. Ainsi donc, le trio infernal pouvait enfin partir pour ce village perdu dans le pays de la roche afin d’accomplir honnêtement cette requête. Peut-être que c’était aussi une excuse pour se barrer pour quelques temps d’Iwa, allez savoir. Je me tournais vers le marchand, affichant un léger sourire.


En effet, je suis bien Shingen, je suis ici pour assurer la sécurité car on m’a dit que Musashi était plutôt du genre… Fragile ? Pourtant j’essaye de l’endurcir dans les entraînements, mais il a encore du chemin à faire…

Disais-je d’un ton amusé, jouant pleinement le jeu de l’homme pour l’occasion. La suite de la marche était plutôt calme, le rythme était plutôt lent puisque le marchand n’était pas vraiment l’homme le plus rapide au monde. On ne pouvait pas lui en vouloir, il n’avait pas notre niveau alors on ne pouvait que suivre son rythme. Le temps n’était pas particulièrement clément avec nous car après tout, pourquoi devait-il l’être dans ce pays ? A croire que ce temps annonçait déjà la gueule de la mission !

On s’arrêtait alors devant un mémorial ou du moins c’était bien le blond désertique qui nous forçait à nous arrêter car entre nous,tant moi, tant le marchand, on serait surement passé à côté sans y jeter un œil. J’observais les lieux tout en écoutant les explications de Musashi. Ainsi donc, un méchant tout pas beau avait commis un massacre parce qu’il avait un complexe d’infériorité. Il fallait dire, qu’au vue de la gueule de la bourgade, je pouvais comprendre qu’il se sentait menacé par ces gens.

Il était vrai que j’avais vaguement entendu parler de Wasure sans pour autant être un expert dans le domaine, ce qui était triste puisque j’étais Détective Shingen quand même… Mais on ne pouvait pas tout savoir non plus. Je me grattais un peu la joue, l’air pensif aux questions de Musashi. Je ne sais pas ce qu’il espérait comme réponse, aucune personne sensée allait dire que c’était surement un camp de vacance très recommandable…


J’ai vaguement entendu parler de cette fameuse prison. J’avoue que je n’en sais pas des masses non plus, le daimyo n’y était pas impliqué d’ailleurs ?
C’est surement encore un endroit bizarre pour que les gens complexés puissent vivre leur fantasme…


Je haussais les épaules, il n’avait de toute façon pas grand-chose de bien à dire sur cette question.


Et toi ?

Demandais-je au cas où il avait un avis différent et trouvait ce lieu digne de ce nom. En tout cas, on ne pouvait pas dire que grand-chose de positif en était sorti. On avait le droit à des dégénéré, c’était déjà ça mais loin d’être une bonne chose.

Mais nous avions finis de verser quelques larmes pour des pauvres habitants d’une bourgades qui ne savait pas pourquoi ils se faisaient massacrer comme du bétail par un mec. Notre marche continuait, sous la pluie et fort malheureusement, nous n’avions guère le plaisir de rencontrer un grand danger. Visiblement Iwa savait sécuriser un peu ses routes, du moins suffisamment pour que nous ne soyons pas agressés.

Il a une raison particulière pourquoi des affaires sont faites avec un mec si peu recommandable ?


Il est un marchand important du coin et il est préférable de garder des relations cordiales avec lui. Et comme tout bon marchand, il va essayer de pousser les négociations dans un sens qui va l’avantager.

L’explication me laissait un peu sur ma faim, mais il fallait faire avec. Il avait peut-être d’autres raisons, des choses qu’il ne voulait pas dire, ou pas dans l’immédiat. Qui sait, peut-être était-ce une façon pour lui de pouvoir bien se lancer dans le commerce en étant soutenu par un plus gros marchand… Dans tout les cas il allait falloir enquêter sur lui afin de savoir ce qu’il en était. La suite du trajet restait plutôt calme, quelques discussions anodines, quelques blagues pour agrémenter la marche chiante. On avait fini par rejoindre Valicca, endroit que Musashi semblait connaître, du moins si on en croyait certains dire. Je me tournais alors vers le blond désertique.

Un lieu pour dormir a déjà été prévu ou faut-il encore le trouver ?

Demandais-je l’air de rien car après tout, on n’allait certainement pas dormir dehors comme des mendiants non plus. Ceci dit, trouver une auberge avec quelques chambres de disponible n’allait pas être très difficile non plus, il en avait à chaque endroit.

On devrait peut-être débuter par enquêter dans les bars, auberges non ? Puis peut-être questionner des commerçants l’air de rien… A moins que tu n’ai une meilleure idée ?
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Lun 13 Jan 2020 - 21:53
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« Oh, alors comme ça vous êtes son maître ? Me voilà rassuré, je compte sur vous pour en faire un fier guerrier, d’accord ? » Fit Oden, d’un ton amusé.

« Il pleut et le ciel gronde, à votre place je ferai plus attention car je vous rappelle que vous n’êtes pas à l’abri d’un éclair... » Lâchai-je, en leur souriant à pleines dents.

Oden ne tarda pas à comprendre où je voulais en venir, ce qui l’amusa grandement, se laissant naturellement aller au rire. Je ris également de la situation, tandis que le ciel se mettait ironiquement à gronder.

Alors que j’étais tenté de lâcher un « je n’ai rien à apprendre d’un samouraï en carton », rien que pour taquiner le Tetsujin, je me ravisai lorsque j’aperçus au loin la stèle érigée en l’hommage des victimes du prisonnier Kibo. Les images de cette épouvantable journée défilaient dans ma tête, tandis qu’on se rapprochait grandement de l’édifice qui servait de mémorial en l’honneur des pauvres victimes tombées sous le joug d’un psychopathe en manque d’affection. Bon d’accord, c’était bien plus que ça, car après tout il fut de Wasure, cette immonde prison qui avait servi d’un immense laboratoire pour un certain nombre de personne.

Quoi qu’il en fût, Oden et Shingen me demandèrent des explications quant à mon soudain arrêt. Je leur en donnai naturellement avant de les questionner sur cette prison qu’ils avaient forcément dû en entendre parler. D’ailleurs, le scandale de Wasure avait créé beaucoup de bruits à la fin de l’hiver dernier, forçant même le Daïmyo à s’expliquer en public. Inutile de vous parler de sa mise en scène avec ce vote qui n’avait en réalité eu d’autres buts que de consolider sa place.

« Cela va au-delà de ça, Shingen-san. Il paraît que parmi les prisonniers, la plupart n’étaient même pas de dangereux criminels comme on le prétendait. Il y avait beaucoup d’innocents, notamment des enfants, sur qui on faisait toutes sortes d’expériences. Oui, c’est affreux. Mais bon que voulez-vous, les plus fort font ce qu’ils leur chantent et les plus faibles subissent et ou suivent, ainsi va le monde, non ? » Lâcha Oden, d’un léger sourire.

« Ne sois pas aussi fataliste, Oden. » Répliquai-je, en remettant ma capuche au-dessus de ma tête. « Mais sinon oui tu as raison, Shingen. Le Daïmyo ainsi que sa famille sont impliqués dans cette affaire. » Repris-je, d’un air songeur.

Le plus ironique dans tout cela c’était le fait que les habitants de Tsuchi avaient malgré tout voté en faveur du seigneur de la terre lors du référendum. Enfin peu importait. Je soupirais un bon coup avant de convier les deux hommes à reprendre notre chemin.

Notre route se poursuivait, toujours sous la pluie mais sans encombre. Si cela me convenait parfaitement, je n’étais pas certain qu’il en fût de même pour le fanatique des combats qui se trouvait de l'autre côté d'Oden. J’espérais qu’il n’en attendait pas trop de cette mission, car sinon il n’en serait probablement que plus déçu.

Quoi qu’il en fût, notre voyage se déroulait tranquillement, dans le plus grand des calmes, jusqu’à ce que Shingen ne décide d’interroger Oden. Le samouraï souhaitait en effet en apprendre un peu plus sur les motivations du commerçant, plus particulièrement la raison qui le poussait à entrer en pourparlers avec un concurrent aussi peu recommandable. Fidèle à lui-même, le marchand dont les affaires peinaient encore à décoller se daigna donner quelques explications mais restait globalement évasif. Puisqu’il ne m’avait rien confié à ce sujet, je trouvais la question de Shingen pertinente. Cependant, compte tenu de la réponse d’Oden, il était inutile de le bombarder de questions pour le moment.

« Cela dit, puisque notre entretien n’aura pas lieu avant trois jours, je compte sur vous pour tâter le terrain. Pour des shinobis de votre trempe, j’imagine que cela ne doit pas être bien difficile d’épier un commerçant tel lui. » Ajouta -t-il, d’un sourire malicieux. « Je veux tout connaître sur lui avant d’entamer ces négociations. Je compte sur vous, Shingen, Musashi ! » Conclut-il, en prenant un air beaucoup plus sérieux.

Demande plutôt étrange pour ce qui, sur le papier, ne semblait rien de plus que de simples petites négociations entre deux « petits » marchands. Quoi qu’il en fût, je hochai légèrement la tête en guise d’approbation. Trois jours me paraissaient amplement suffisant pour recueillir un maximum d’information sur l’autre marchand.

Quelques temps plus tard, nous finîmes par arriver aux portes de Valicca, la petite cité commerçante et touristique qui donnait une vue magnifique sur le grand Canyon Tôkuhama. La pluie continuait de tomber, tandis qu’il faisait désormais nuit. Alors qu’on foulait la ville de nos pas, observant l’activité des habitants qui semblaient fêter quelque chose, Shingen nous interpella en s’interrogeant sur le lieu où on allait dormir. Le feignant, il pensait déjà à dormir, songeai-je dans un premier temps, tandis qu’il poursuivit en proposant ce qu’on devrait faire, m’arrachant ainsi un léger sourire.

« Normalement c’est déjà prévu, il faut cependant que j’aille voir le maire de la ville pour régler quelques détails. En attendant oui faites donc cela. Le marchand en question se nomme Hideaki. Retrouvez-moi près des locaux du maire quand vous aurez fini. » Lâcha Oden, avant de prendre la route pour le bureau du maire.

Je créai deux clones dans la foulée, histoire de nous faciliter au maximum la tâche.

« Bien ! Pour éviter de trop attirer l’attention, je propose qu’on suive ta première proposition en allant faire un tour dans les bars, auberges, etc. pour voir si des gens ne parlent pas de lui par hasard. Peut-être qu’on finira même par tomber sur lui. On écoute et on observe, si ça ne donne rien, on changera de stratégie demain. » Fis-je, d’un léger sourire aux lèvres.

Mes deux clones se dispersèrent, prenant ainsi des chemins opposées, pendant que Shingen et moi allions vers le cœur de la ville. Quelques instants plus tard, nous nous trouvâmes au centre-ville, là où de gens se trouvaient en masse. Balayant la zone du regard, mes yeux passèrent de la scène d'une comédie musicale, qui regroupaient un certain nombre personne, pour ainsi s’arrêter définitivement sur la plus grande taverne de la ville, où les gens semblaient y faire la queue pour entrer. Jetant un bref coup d’œil à mon acolyte, il n’y avait pas eu besoin d’échanger de mots pour nous comprendre et décider d’aller voir ce qui se tramait.

« Une file d'attente aussi longue, ce n’est pas normal, même pour une ville aussi petite que Valicca… » Finis-je par lâcher, lorsque nous nous rangeâmes derrière la file d’attente.



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Dernière édition par Han Musashi le Lun 3 Fév 2020 - 15:40, édité 1 fois
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Ven 24 Jan 2020 - 14:29
Je ne cherchais pas à comprendre d’avantage sur la prison de Wasure car je me doutais que peu de gens savaient, en réalité, pourquoi elle existait. Certes, on y faisait des expériences, mais il était plutôt certain que cela ne se faisait pas pour le plaisir de le faire ou pour pouvoir dire que l’on était un grand méchant ! Vous savez, ces histoires où le méchant est… méchant pour être méchant alors il doit faire des trucs de méchants… Vous suivez ? Bien ! Il avait forcément une raison derrière, un objectif à accomplir et on utilisait cette infrastructure pour atteindre cet objectif !

Dans tout les cas, je doutais que les coupables avaient réellement exposées les vraies raisons derrière cette prison, autant que cela pouvait être qualifiée de prison, et il nous restait que la spéculation. Je ne doutais pas que ces mêmes personnes allaient recréer une autre infrastructure semblables quelque part dans ce monde pour reprendre leurs expérimentations tel un scientifique fou dans sa cave…

Je préférais me concentration sur ma mission et sur nos objectifs pour en apprendre davantage sur ce fameux commerçant avec qui notre client devait négocier. On avait, fort heureusement, quelques jours pour pouvoir enquêter en toute tranquillité à son sujet. Qui pouvait bien penser qu’un samouraï allait servir d’enquêteur pour un commerçant… Enfin, il fallait bien une première à tout !


Je hochais la tête aux propos de Musashi, il était préférable de rester plus discret et de se balader comme des touristes dans la ville pour s’y informer l’air de rien. Je ne doutais pas qu’on allait pouvoir trouver quelques informations, même superficielles à son sujet.

S’il opère essentiellement ici, il doit être connu pour quelque chose j’imagine.

Je l’observais faire son malin en créant quelques clones qu’il envoya en balade dans la ville. Je ne savais pas dans quelle mesure cela pouvait s’avérer discret, il fallait juste espérer qu’ils n’allaient pas finir au même endroit car sinon bonjour la couverture… « Oh regardez… Deux musashi au même endroit, c’est normal non ? »… Mais je lui faisais suffisamment confiance pour ne pas faire une telle connerie non plus !
Notre balade dans la ville fut rapidement interrompu par une sacrée file d’attente pour entrer dans une grande taverne. La chose était plutôt étrange et même si on pouvait aimer l’ambiance d’une taverne… On voyait rarement autant de monde, à croire qu’une grande célébrité y était.


Pourtant ils ne sont pas ici pour avoir un autographe de ma part…

Disais-je d’un ton amusé, le suivant pour nous ranger derrière cette file.

Mais en effet, c’est plutôt curieux.

On pouvait aisément deviner qu’il avait une sacrée ambiance dans la taverne elle-même au vue du bruit qui en émanait. Il était impossible à savoir définir clairement ce qui s’y passait, mais quelque chose de gros y était organisé. Il nous fallu un peu de temps avant d’y entrer mais la scène était plutôt étrange. On pouvait voir un homme, richement vêtu et qui n’hésitait pas à exposer sa richesse par des bijoux. Tour à tour, les gens se mettaient à genou devant lui pour lui embrasser la main avant de recevoir un peu d’argent. Je grimaçais avec un certain dégoût face à cette scène plus que grotesque. Je ne savais pas si je devais être dégoûté du comportement de l’homme ou des habitants qui se rabaissaient à cela…

C’est censé être une blague ou quoi ?

Demandais-je à Musashi, je me grattais la nuque en laissant mon regard parcourir le reste de la taverne. Je pouvais apercevoir un autre rassemblement et formait un cercle autour d’une table. Le bruit venait essentiellement de là-bas, beaucoup d’encouragement en émanait. Après cela, un homme avec une stature plus qu’honorable se relevait pour gueuler quelques mots.

Ne vous dégonflez pas et venez m’affronter au bras de fer ! Celui qui gagne contre moi gagnera une petite fortune ! Qui veut gagner quelques millions de Ryos ? Alors ? Qui ? Toi ? Bien ! Allez vient !

Et un jeune homme s’avançait pour aller faire son petit duel de bras de fer avec cet homme, j’affichais un petit sourire en me tournant vers Musashi.


Je te laisse l’embarras du choix, tu peux te mettre à genou ou tu peux faire un petit bras de fer… Je vais boire un verre moi.


Je fis un petit clin d’oeil avant de rire. Je m’éloignais ensuite de mon collègue pour me diriger vers le comptoir l’air de rien, me frayant tranquillement mon chemin à travers les gens pour enfin prendre place. Je lâchais un petit soupire tout en me grattant la nuque. Je posais mon regard sur le serveur derrière le comptoir, affichant un petit sourire.

Qu’est-ce que je peux vous servir ?

Hmm.. Je veux bien un saké…

Je récupérais quelques ryos que je déposais déjà sur le comptoir, laissant l’homme me préparer la boisson. Je fis un hochement de la tête en guise de remerciement. Je récupérais mon petit bol de saké et pris une gorgée.


Dites moi… Il a toujours autant d’activité dans cette taverne ?


A ce que je vois tu n’es pas d’ici… Non, cela reste plutôt exceptionnel. Hideaki aime organiser ce genre d’événements de temps à autres.. Mais je ne m’en plains pas, il amène une bonne clientèle avec ça.

Il fit un signe de la tête en direction de l’homme qui se laissait embrasser la main, il semblait aimer avoir les gens à sa bottes et d’avoir une certaine attention. Je le trouvais misérable, mais je n’étais pas ici pour le juger non plus. Je reportais de nouveau mon attention vers le serveur.

Il aime attirer l’attention.. C’est un seigneur local j’imagine ?

Le serveur me regardait et riait, je feignais l’ignorance volontairement. Mon petit doigt me disait que c’était bien lui notre homme, mais je n’étais qu’un simple voyageur, n’est-ce pas ?

Oh non, du tout ! C’est un marchand du coin.

Un marchand ? Il vend quoi ?

Hmm… Il se grattait la joue durant quelques secondes. A ma connaissance un peu de tout. C’est plutôt un bon homme d’affaire, bien qu’il est avare. J’ai entendu dire qu’il est entré dans le commerce des rouleaux depuis quelques mois, mais le succès reste à désirer de ce que l’on m’a dit.

Reste à désirer ?

Ouaip… Il a du mal à trouver des déboucher pour ses stocks… Mon avis, il n’a pas choisi le bon coin pour ça.

Je hochais la tête en l’écoutant, continuant de siroter ma boisson tranquillement.
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Mer 29 Jan 2020 - 1:34
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Oden s’en alla pour s’entretenir avec le maire, nous laissant ainsi nous occuper du reste, notamment tout ce qui concernait la récolte d’informations. Je l’avais rarement vu aussi impliqué, cette affaire devait forcément lui tenir à cœur, c’était à nous de faire notre possible pour que la mission soit un succès. Ainsi, je fis appel à mes clones qui s’exécutèrent immédiatement en se séparant, allant eux aussi à la chasse aux informations. Ce n’était peut-être pas prudent, mais je savais ce que je faisais, comme souvent lorsque je faisais appel à mes doubles. Après tout, c’était l’une de mes techniques favorites, technique sans laquelle on aurait sans doute pas pu vaincre ce prisonnier fanatique, qui avait failli nous tuer, Ryôko, Abuto et moi.

Quoi qu’il en fût, la remarque de Shingen me faisait penser que si cet homme était aussi « important » que le disait Oden, on finirait forcément par entendre parler de lui. Ainsi, nous nous mîmes immédiatement en marche, histoire de faire un petit tour dans la ville pour si voir si jamais on ne parle pas de ce mystérieux commerçant. Puis, soudain, l’attroupement d’un nombre important d’individus devant une taverne nous interpella, nous forçant à aller voir ce qu’il en était. Comme je le disais à mon acolyte, aussi petite soit la ville, il était tout sauf normal de voir autant de personnes regroupés en un lieu. Il se tramait quelque chose, à nous de voir de quoi il s’agissait.

La remarque du samouraï m’amusa mais je m’abstins de tout commentaire, les personnes qui nous entouraient le faisaient déjà assez bien avec leur regard. En effet, la plupart de ceux qui l’avaient entendu lui jetaient un drôle de regard, un regard qui m’amusa bien plus que sa remarque, mais il devait probablement ne retenir que les deux demoiselles qui lui faisaient les yeux doux. Elles devaient à tous les coups en avoir que pour son argent. Chose qui se confirma bien assez vite, puisque les voici dans les bras d’un homme qui sortait de la taverne avec une certaine somme d’argent en main. C’était toute de même étrange. Quoi qu’il en fût, on attendait patiemment notre tour pour rentrer au sein de cette taverne pour le moins agité. A croire qu’il y avait quelque chose d’extraordinaire à l’intérieur. J’espérais que ce serait vraiment à la hauteur de tout ce vacarme.

Une fois au sein de la taverne, quelle ne fut pas notre surprise devant la scène pour le moins étrange qui s’affichait à nous. En effet, je fus naturellement estomaqué par le drôle d’individu qui se donnait en spectacle d’une bien curieuse façon. Il était grand, richement habillé, exhibant ouvertement ses bijoux tout en affichant un sourire des plus détestable. Ce n’était pas mon genre de juger les personnes au premier coup d’œil, mais voir les gens s’approcher de cet individu, lui embrassant la main pour recevoir de l’argent, vous en conviendrez qu’il soit difficile de ne pas juger. Après le choc, je tentais d’être un minimum neutre, cherchant d’abord à comprendre ce qui se passait. Qui était cet homme ? Pourquoi faisait-il cela ? Pourquoi toutes ses personnes lui « léchaient » les pieds de la sorte ?

« Il faut croire que non... » Répliquai-je à mon partenaire, tandis que je balayais la taverne du regard.

Les gens semblaient se complaire dans cette ambiance. Si certains quémandaient à leur façons de l’argent auprès de celui qui roulait sur l’or, ou du moins en apparence, d’autres étaient réunis autour d’une table, de l’autre côté de la salle. L'agitation provenait essentiellement de cette partie de la taverne, on entendait principalement des encouragements et quelques cris de frustration.

Puis, soudain, un homme, particulièrement balaise, se mit à gueuler quelques mots. Il invitait et encourageait visiblement les gens à venir l’affronter au bras de fer. Un bras de fer ? J’avouais être déçu du spectacle qui générait autant de folie, mais que voulez-vous, les gens étaient tous attiré par l’argent. Que ce soit en embrassant la main de l’autre individu ou tentant de défier ce type, c’était en fin de compte la récompense qui en découlait qui les intéressaient. A choisir, je prendrais clairement la deuxième option, même s’il était probable que je ne fasse pas le poids face à cet individu. Alors que j’observais le petit bonhomme retrousser ses manches pour aller défier le « lutteur », Shingen afficha un sourire des plus amusés, me laissant le choix d’opter pour l’un des deux options qui se présentaient à nous.

« Hey attends ! Je n’ai pas signé pour ça moi… » Fis-je, immédiatement en tentant de le retenir, en vain.

L’enflure, il s’en alla vers le comptoir sans doute pour se bourrer la gueule me laissant faire le sal boulot. Si cela ne me fit pas rire sur le moment, je devais avouer que c’en était amusant. Puis, bon, j’étais le Chunin, c’était à moi de faire quelque chose, ou de donner des consignes. Je devais m’y habituer, même si ce n’était pas évident.

« Hey, bouge de là, tu gênes le passage ! » Fit soudainement un individu.

C’était sans doute sa façon à lui de s’excuser pour m’avoir bousculé. Une drôle de façon, c’était le moins qu’on puisse.

« Navré, je vous prie de m’excuser. » Lâchai-je malgré tout, en m’inclinant légèrement.

Je m’effaçais pour tenter de rejoindre le groupe du lutteur. Il n’était pas question d’aller voir l’autre type, sinon je risquais de perdre ma patience, ce qui ne serait guère bon pour notre mission. Cependant, au moment où j’entamais ma marche, l’individu que je voulais éviter m’interpella.

« Hey vous ! Oui, vous, avec vos magnifiques mèches blondes ! Quelle beauté ! Venez donc me voir ! » Lâcha -t-il, d’un sourire amusé.

« Vous faites erreur, monsieur ! Navré je n’ai pas de temps à perdre, un duel m’attend voyez-vous. » Répliquai-je, en tentant de rester neutre.

« Vous me dites non, à moi, le très célèbre Hideaki, détenant plus d’un quart de la fortune de Tsuchi ? Allez approcher, ne vous inquiétez pas, je vous récompenserai comme il se doit ! » Insista-t-il.

Je n’avais pas trop le choix, puisque les regards se posaient sur moi. Je devais jouer le jeu. Je n’oublierai pas, Shingen, songeai-je, tandis que je me présentais devant cet imposteur.

« Embrassez ma main et je ferai de vous un homme riche. » Lâcha -t-il, en tendant sa main. « Pourquoi hésitez-vous ? Vous devez être nouveau dans le coin, je me trompe ? Si vous saviez le nombre de personne prêtes à tuer pour avoir cette opportunité, vous hésiterez moins. Haha. » Reprit-il, en insistant.

Il commençait à m’exaspérer. Et qu’est-ce qu’ils voulaient les autres, à me regarder de la sorte, comme si j’avais tué un homme. Puff. Je soupirais.

« Désolé, mais je vais devoir décliner votre offre. Offrez donc votre main à ceux que ça intéresse. Maintenant excusez-moi, j’ai affaire. » Lâchai-je, en lui tournant le dos.

« Attendez ! » Insista -t-il, de nouveau. « Vous voulez affronter cet homme n’est-ce pas ? » Demanda -t-il, d’un sourire narquois. Je hochai naturellement la tête. « Vous venez de gâcher ma soirée, alors vous ne verrez pas d’inconvénient à ce que je fasse de même pour vous ? » Reprit-il, en sifflant le lutteur qui était visiblement son homme de main. « Batei ! Il est temps de partir ! Vous autres, je suis navré mais cet individu m’a mis de mauvaise humeur, je me vois contraint de mettre fin à notre belle soirée. Vous pouvez le remercier ! » Conclut-il, en applaudissant. « Si jamais vous changer d’avis, vous pouvez me retrouver à mon auberge, quartier sud, chambre 666. Bonne chance ! Haha. » Me susurra -t-il aux oreilles avant de s’éclipser avec son homme de main.

En attendant nous devions gérer la colère de la foule, beaucoup d’entre eux venaient de perdre une certaine somme d’argent... Et si on détalait comme des lapins ?


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Mer 29 Jan 2020 - 14:36
J’avais laissé le chef d’équipe faire sa petite activité pour récupérer des informations pendant que moi je m’occupais du comptoir. La tâche ne devait pas être si compliqué que ça, après tout il suffisait de s’informer un peu, poser quelques questions et le tour était joué ! Bon d’accord, la chose pouvait s’avérer parfois plus délicate que prévu, mais c’était bien un autre débat.

Ainsi donc, de mon côté je n’avais guère trop de soucis pour récolter quelques informations, plutôt basique mais suffisante pour avoir une première idée de cet individu. Il n’avait pas l’air d’être quelqu’un de très fréquentable, mais il n’en restait pas moins un homme d’affaire et si les gens étaient suffisamment cons pour alimenter son comportement… Ma foi, qui étais-je pour le juger ? Il profitait tant que cela était accepté.

Néanmoins le petit blond n’avait pas autant de succès et aussitôt attirait-il l’attention sur lui et ce n’était pas vraiment une bonne chose. La situation bascula très rapidement d’une ambiance presque festive à une forte tension. L’homme avait su trouver un moyen de se venger de cette humiliation en dirigeant la colère des gens sur le blond. Je doutais qu’il était du genre à utiliser ses techniques de combat contre ces pauvres clochards, bien que la chose pouvait s’avérer amusante à observer…. Tout se fait-il qu’il fallait désamorcer cette situation délicate. Je vidais mon saké, déposant le bol vide sur le comptoir avant de me relever. Il fallait bien essayer de désamorcer cette situation d’une façon ou d’une autre.

Je sautais sur le comptoir, au plus grand désarroi du serveur mais qu’importe ! On pouvait déjà entendre un brouahah de mécontentement s’élever à l’encontre du jeune blond. Je me grattais la nuque avant de d’élever ma voix suffisamment fortement pour attirer l’attention.


SILENCE !

Les têtes se tournaient vers moi, les gens ne semblaient guère très heureux mais… qu’importe ? J’observais cette foule mécontente.

Merci de votre attention ! Je peux comprendre votre colère à l’encontre de ce petit blond un peu idiot, je suis certain qu’il ne voulait froisser personne ! Je suis même certain qu’il a agit de la sorte pour vous laisser sa place !

MAIS ! Puisque le mal est fait ! Je suis certain que pour montrer sa bonne volonté, ce brave homme saura se faire pardonner ! Et quoi de mieux que de payer quelques tournées pour nous tous afin qu’il soit pardonné ? N’est-ce pas ?


Demandais-je d’un ton plus enthousiaste pour donner envie à la foule de me suivre, chose qui marchait plutôt bien ! La foule criait de joie et tournait la tête vers Musashi et pour ma part, je souriais largement en l’observant. La balle était dans son camp, allait-il utiliser cette situation pour la désamorcer ou pas ?
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Lun 3 Fév 2020 - 20:50
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« T’es qui toi ? Pourquoi tu as gâché notre soirée ? »

« Espèce d’enfoiré, à cause de toi, je n’ai pas eu ma part de butin ! »

« Ce type est un idiot, il peut s’estimer heureux qu’Hideaki-sama n’ait pas engagé des mercenaires pour lui faire sa fête ! »

La foule était visiblement furieuse, je le voyais, je l’entendais, mais pour le moment je ne me préoccupais pas trop d’eux, préférant balayer la salle du regard à la recherche de Shingen.

« Où est-ce que tu crois aller comme ça ? Tu ne bouges pas d’ici ! Et si on le déplumait les gars ? »

« Mais non, vous ne pouvez pas faire ça, vous êtes idiot où quoi ? Laissez-le partir sinon le maire ne vous loupera pas ! »

Je reconnaissais cette tête, il s’agissait de l’une des commerçantes qui nous avait aidé, Abuto et moi, lors d’une mission remontant au printemps dernier. Cependant, aussi influente qu’elle puisse être, elle ne semblait pas parvenir à raisonner une partie de la foule, peut-être un peu trop bourrée pour être raisonnée. Je restais silencieux, faisant mine de les observer, alors qu’en réalité je recherchais toujours le Tetsujin. La foule se concertait, et leur messe-basse ne semblait augurer rien de bon, du moins pour ma personne. Je restais calme, ils ne m’impressionnaient pas, ce n’étaient après tout que de simple civils, une seule technique me suffirait pour tous les neutraliser, même si je ne comptais bien entendu pas recourir à la violence.

Encerclé, je m’apprêtais à glisser quelques mots pour apaiser la situation mais je fus contre toute attente devancé par une voix bien plus imposante que la mienne. Cette voix m’était familière. Elle força tout le monde à se retourner pour regarder l’orateur qui se tenait désormais au-dessus du comptoir. Il s’agissait bien évidemment de Shingen, mon partenaire, qui s’était fait jusqu’à ici très discret. Alors que certains se demandaient ce qu’il voulait, d’autres ne semblaient pas loin de lui lancer des projectiles mais ces premiers parvinrent visiblement à captiver leur attention.

Je voyais que le samouraï tentait d’apaiser la situation, même s’il avait une façon bien à lui de le faire. Sa proposition, qui avait de quoi me surprendre, semblait visiblement convenir à la foule, qui se retournait de sitôt vers ma personne, tandis que je dégainai mon portefeuille pour finalement réaliser qu’il ne restait que quelques pièces au fond. De quoi payer deux-trois verres peut-être, mais certainement pas satisfaire toute la foule. Je relevai la tête pour les regarder, tandis que la silhouette de la marchande qui m’avait aidé par le passé s’avançait vers moi.

« Toujours aussi fauché à ce que je vois, Musashi. Laisse, je m’en occupe, mais tu auras une dette envers moi, hein. » Me susurra -t-elle à l'oreille, d’un fin sourire.

Ah, ces marchands, ils n’en loupaient pas une. La foule attendait pendant ce temps ma réponse.

« Tournée générale pour tout le monde ! C’est moi qui régale ! » Lançai-je à l’égard de la foule, d’un faux sourire.

D’abord silencieux. Ils se regardaient, puis me regardaient, avant de laisser exploser leur joie, créant ainsi l’ambiance festive qu’avait instauré Hideaki avant notre arrivé. Ils se dirigeaient tous vers le comptoir, au plus grand bonheur du propriétaire des lieux.

« Merci, je te revaudrai ça, Nao ! » Lâchai-je, d’un léger sourire.

Je finis par sortir de la taverne, faisant signe à Shingen de se dépêcher. Je profitais pour annuler mes deux clones qui étaient parti à la pêche aux informations, c’était inutile puisque on savait désormais qui était Hideaki et où il séjournait.

« Le petit blond un peu idiot n’était peut-être pas nécessaire, mais bien joué. » Lâchai-je, d’un léger sourire. « Sinon, j’ai à priori l’adresse du marchand, faudrait qu’on vérifie ça et qu’on établisse un plan pour l’espionner avant le jour-j. Ce type à l’air vraiment rusé, ça se trouve il sait déjà qui nous sommes et qu’il cherche à nous tendre un piège. A nous de faire très attention, le moindre faux pas pourrait se retourner contre Oden. » Poursuivis-je, d’un air pensif. « Pour l'heure, rentrons. Ah, et... Oden n’a pas besoin d’être mis au courant sur tout ce qui s’est passé, d'accord ? » Conclus-je, d'un léger sourire.


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Sam 8 Fév 2020 - 22:52
Mon plan pour calmer la foule avait fonctionné et fort heureusement, mon coéquipier de fortune accepta de jouer le jeu ! Bon, j’admets, je ne lui avais pas réellement donné le moindre choix pour ça mais au moins il allait éviter de trop attirer l’attention à travers quelques stratagèmes de shinobi, ce qui pouvait s’avérer utile pour notre mission.

La tournée était payée et la foule se précipitait déjà en direction du comptoir pour avoir sa boisson. Je profitais de se moment pour en descendre et de rejoindre Musashi qui voulait immédiatement partir. Je ne pouvais pas lui en tenir rigueur, il était préférable de disparaître du paysage pour aujourd’hui. Il pouvait espérer que l’alcool allait faire oublier sa tête très rapidement et ainsi, il allait pouvoir se balader tranquillement dans les rues de cette belle ville…

Je marchais à côté du blond, tournant la tête en sa direction en affichant un petit sourire amusé.


Il fallait bien montrer que j’étais de leur côté.

Fort heureusement, il ne semblait pas mal le prendre et si même c’était le cas, cela n’était guère mon soucis. Après tout, il avait crée une situation délicate et j’avais fais le nécessaire pour nous en sortir sans trop de soucis. Je ne doutais pas que son portefeuille allait pleurer pour cela, mais c’était mieux que de se retrouver avec sa gueule fichée à travers toute la ville parce qu’il avait une quelconque connerie…

Malgré cette situation, il avait parvenu à en tirer quelques informations de son côté également dont une adresse. Je ne savais pas comment il l’avait eu, mais c’était notre meilleure piste du moment. Je n’étais pas le plus doué pour l’espionnage, mais il était un shinobi alors cela devait être dans ces cordes.


Hmmm… Il faut espérer que l’adresse que tu as eu est bien la sienne, mais il n’a certainement pas eu sa position en étant un débile mental. J’ai eu quelques informations à son sujet également, mais c’est certainement mieux si on en parle une fois rentrée.

Et… J’y gagne quoi en échange de mon silence ?


Disais-je d’un ton légèrement taquin, autant le tester jusqu’au bout ! Bien sûr que je ne voulais rien, c’était logique ! Craignait-il des moqueries supplémentaires ? Ce qui serait fort amusant… Mais j’allais rester silencieux. Nous prenions alors la direction de notre super QG de la mort qui tue que Oden avait organisé pour nous, c’était le lieu des 1000 complots contre cette crapule de commerçant ! On était presque comme de grands vilains à comploter… Bon d’accord, la chose était légèrement exagérée mais vous voyez l’idée !

On était réuni autour d’une table pour mettre en commun nos trouvailles, c’était une chose importante afin de savoir où nous en étions. Je pris donc la parole pour exposer mes trouvailles car oui, j’avais également travaillé !

A la taverne j’ai réussi à avoir quelques informations, assez banales somme toute mais intéressantes quand même.

Alors… J’ai appris qu’il organisait ce genre d’événements assez régulièrement. Il doit apprécier l’attention qu’il en récolte, peut-être un sentiment de puissance aussi.


Je marquais une courte pause avant de reprendre.

J’ai également appris qu’il vendait un peu de tout, mais qu’il était entré depuis quelques mois dans le commerce de rouleaux. Ceci dit, le succès se fait attendre dans cette branche. Il a du stock, mais il a du mal à en trouver des débouchées. C’est un bon point pour nous je pense et nous pourrions jouer là dessus.


Cette fois-ci je restais silencieux, laissant tout le loisir au blond de pouvoir donner son grain de sel s’il le désirait !
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Dim 1 Mar 2020 - 19:02
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Je n’en voulais pas à Shingen d’avoir agi comme il l’avait fait, bien au contraire. En effet, puisque c’était en grande partie grâce à lui que les Valicciens s’étaient calmés et qu’on était – enfin – parvenu à nous extirper d’une situation qui fut à deux doigts d’être explosive. Ainsi, j’affichais un léger sourire face à sa « justification », tout en entamant notre marche vers Oden.

Les rues étaient particulièrement silencieuses et déserte, ce qui n’avait en soi rien d’étonnant compte tenu de l’heure qu’il était.

Marchant tranquillement vers notre QG, je jugeai bon d’aborder le cas d’Hideaki, un marchand pour le moins intriguant, en confiant grossièrement ce que j’avais appris à son sujet à mon camarade. Shingen semblait avoir dégoté quelques informations aussi mais il me confia qu’il serait mieux d’en parler autour d’une table, sans doute avec Oden. J’acquiesçai naturellement d’un signe de tête, avant de me retrouver rapidement embarrasser par sa question, qui avait justement, visiblement, le but de mettre dans l’embarras. Ne sachant pas quoi répondre, je bafouillais un peu, tout en me grattant légèrement l’arrière du crâne.

Puis, quelques temps après, on arriva à destination et on se regroupa rapidement autour d’une table. Le samouraï se lança en premier en partageant avec nous ce qu’il avait récolter sur Hideaki. Des informations fort intéressantes, surtout pour une première recherche. Elles permettaient de comprendre un peu le marchand, comment il fonctionnait ainsi que ses drôles de penchants qu’on pourrait potentiellement retourner contre lui.

« Il est probable qu’on soit confronté à sa manie de vouloir rabaisser les autres pour se sentir supérieur, le jour du rendez-vous. Il faut se préparer en conséquence. Quant à moi, j’ai réussi à choper son adresse, fin c’est lui-même qui me l'a filé, j’ignore ce qu’il a derrière la tête, mais il faudrait peut-être qu’on vérifie si c’est vrai ou non.

Sinon, oui c’est tout à notre avantage qu’il peine à percer dans le domaine des rouleaux. En revanche, vu sa personnalité, il ne te cédera pas ce commerce aussi facilement, Oden.
» Ajoutai-je, d’un air pensif.

Oden acquiesça d’un signe de tête, tout en faisant mine de réfléchir. Puis, il se saisit de la théière, posée sur la table, nous proposant ainsi une tasse de camomille avant de se servir lui-même. Je déclinai naturellement d’un signe de tête, attendant patiemment ses remarques sur la mission.

« Il cherchera à m’humilier d'abord, je n’en doute pas une seconde. Vous avez fait un super boulot, je vous en remercie. Je vous demanderai une dernière chose, demain, infiltrez-vous dans son auberge et tenter de voir ce que vous pouvez trouver de plus à son sujet. Si on pouvait avoir un truc compromettant sur lui ce serait vraiment top, au cas où il voudrait jouer au plus malin… Cela dit, il n’est pas impossible qu’il vous tende un piège, alors soyez prudent. » Lâcha -t-il, avant de déguster sa tasse de camomille.

La conversation se prolongea durant un certain temps, jusqu’à ce que la fatigue se fasse ressentir, nous contraignant à gagner nos chambre d’auberge…

Le lendemain matin, je me réveillai très tôt, avec une étrange sensation de fatigue, de lourdeur et d’engourdissement. Je toussais anormalement, un peu comme la fois où je m’étais entraîné avec Meho. Je crachais légèrement du sang sans que je ne puisse réellement l’expliquer, des symptômes qui m’étaient familiers, les premiers étant survenus après la résonance.

Je fis rapidement un tour dans la salle de bain, faisant le nécessaire pour calmer, atténuer et dissimuler tout ça. Puis, je m’en allai retrouver mon acolyte, qui devait probablement m’attendre pour la mission.

« Déjà prêt à ce que je vois. » Lâchai-je, d’un léger sourire, en tombant sur Shingen.



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Mar 3 Mar 2020 - 15:54
La mission avançait lentement mais sûrement. Progressivement on plaçait nos pions, on choisissait les prochaines marches à suivre. Je venais d’exposer toute mes informations et je laissais le soin à Oden et Musashi discuter à ce sujet. Mon collègue avait réussi à récupérer l’adresse de ce fameux marchand, mais que valait-elle en réalité ? Je laissais mes doigts caresser lentement la tasse de mon thé chaud, réfléchissant à la question. Même si nous y allions, qu’allions-nous y faire réellement ?

Je posais mon regard ensuite sur Oden et hochait à ses mots. Il n’avait pas totalement tord non plus. L’infiltration n’était certes pas ma force et encore moins mon domaine de prédilection, amis parfois il fallait faire des choses qui ne nous convenait pas. La vie n’était malheureusement pas toujours un voyage dans lequel on n’allait faire que des choses qui nous convenaient. Dans tout les cas, la suite des événements étaient maintenant clair et on savait ce que l’on allait faire : S’infiltrer chez ce pourri pour y trouver des éléments compromettants afin de faciliter les négociations.

Il ne fallait pas douter qu’il allait tout faire pour faire la misère à Oden et c’était une chose compréhensible, mais on comptait bien lui rendre la pareil finalement… J’acceptais donc cette suite d’événement et on continuait progressivement vers une simple discussion banale jusqu’à ce que tout le monde ne décide d’aller dormir.

La mission prenait une étrange tournure, on pouvait penser à une simple mission d’escorte dans laquelle on allait royalement se faire chier et pourtant on en arrivait à devoir s’infiltrer auprès d’un marchand. Devais-je trouver la chose bien ? Dans l’absolu on ne pouvait pas dire que cela était déshonorable. User de la ruse pour avoir un avantage sur son ennemi était la base d’une bonne stratégie de guerre, et cela était même utile dans un duel.

Le lendemain je m’étais levé assez tôt. J’avais décidé de délaissé mes katanas qui risquaient de devenir plus encombrant que nécessaire. Je me contentais de juste prendre mon wakizashi, bien plus petit, discret et compacte. Il était bien plus utile pour ce genre de situations finalement. Je me pris même la peine de préparer le déjeuner pour l’occasion puisque j’étais bien le premier debout. Oden allait certainement encore dormir un moment et Musashi n’allait certainement pas tarder à se réveiller… Ou bien j’allais moi-même le réveiller dans la délicatesse…

Mais fort heureusement pour lui, il fini par me rejoindre alors que j’avais déjà débuter de manger. Je tournais ma tête vers lui, faisant un simple signe de la tête.


En effet, si tu veux manger un peu avant que l’on débute, fait toi plaisir.

Lui disais-je, je ne connaissais pas vraiment ses habitudes à ce sujet alors je lui offrais le choix de manger s’il le désirait.


Alors, tu veux que l’on s’y prenne comment pour l’infiltration ?


Lui demandais-je pour savoir, après tout il devait être plus doué que moi en la matière. J’allais suivre ses directives à ce sujet, pourvu qu’il ai une fichue idée !

Les samourais ne sont pas réputés d'être des experts en infiltration...
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Ven 6 Mar 2020 - 22:43
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« Merci… » Fis-je, en prenant place en face du samouraï.

Je me servis une tasse de thé et pris quelques tartines au beurre de cacahuète, soigneusement préparées par Shingen, qui m’interpellait d’ailleurs au sujet de la mission. N’ayant pas encore vraiment de stratégie en tête, je ne pus lui répondre spontanément, prenant ainsi le temps de réfléchir à la question.
Malheureusement, je n’étais pas plus doué dans l’infiltration que lui, mais je n’avais pas moins une ou deux techniques qui pouvaient nous être utile… à condition, bien entendu, que les hommes de main d’Hideaki ne soient pas doués en sensorialité. C’était du 50/50, donc ça se tentait…

« Essaye d’enfiler de quoi passer un peu inaperçu. Nous allons nous positionner sur le toit de l’auberge pendant qu’un de mes clones s’infiltre pour tâter le terrain.

Un homme comme Hideaki ne peut se permettre de passer ses journées cachés au sein d’une auberge dans une ville comme Valicca, je pense qu’il sortira de bon matin, soit pour se donner en spectacle, soit pour affaires. Ainsi, lorsqu’on se sera assuré qu’il n’est plus dans l’auberge, on s’infiltre pour fouiller discrètement sa chambre et trouver de quoi aider Oden.

Si entre-temps, des idées te viennent en tête, n’hésite pas à me les partager. Ayons cependant à l’esprit que nous ne devons laisser aucune trace, sinon cela pourrait se retourner contre nous, le jour des négociations.
» Lâchai-je, avant de déguster mon thé.

Je laissai le temps à mon partenaire de réagir et de voir si je devais rebondir derrière ou non. Puis, quelques temps plus tard, nous nous hâtâmes de nous préparer, après avoir fini de déjeuner.
Je me vêtis simplement, de sorte à ce que je passe inaperçu, ne manquant pas de porter un couvre-chef des plus ordinaires au-dessus de la tête, dissimulant ainsi ma chevelure qui qui avait tendance à attirer l’attention. Je laissai mon katana et autres outils ninja dans ma chambre, à l’exception d’une boule de fumigène qui pouvait servir, en cas de pépin.

« Allons-y ! » Fis-je, en retrouvant Shingen, qui semblait fin prêt.

Quelques temps plus tard…
On se retrouvait non loin de l’auberge d’Hideaki, ce qui signifiait qu’on devait faire preuve de prudence. Mon camarade semblait en avoir conscience, même s’il n’avait pas l’habitude de ce genre de mission. Les rues n’étant pas bondées de monde, on parvint à se hisser sur le toit de l’auberge sans trop attirer l’attention. J’exécutai alors mon multicolonnage, créant ainsi un clone qui se déguisa dans la foulée en une femme ordinaire, qui n’avait rien d’attrayant ni de repoussant. De quoi passer parfaitement inaperçu.

« Pourquoi est-ce que tu me regardes comme ça ? Ne me dit pas que c’est ton genre de femme ? » Lâcha le clone, à l’égard du samouraï, histoire de le taquiner un peu. « Bon allez, je file. Vous recevrez le signal sous peu… » Poursuivit-il, avant de partir.

Cependant, à peine arriva -t-il dans le hall d’entrée qu’Hideaki et ses hommes firent leur apparition, se dirigeant manifestement vers la sortie. Surpris par le timing, le clone se retrouva figé sur le moment, mais fort heureusement l’attention était ailleurs, sur Hideaki, suivi par des groupies… Le clone se reprit rapidement et poursuivit son chemin, cherchant la chambre du marchand, même si en réalité sa mission n’avait plus lieu d’être, puisque nous nous rendîmes rapidement compte de la présence d’Hideaki à l’extérieur de l’auberge.

« Quel timing… » Fis-je, en m’abaissant légèrement, priant mon camarade de faire de même, au cas où le marchand tournerait, par le plus grand des hasards, sa tête vers le toit.

Mon double fit le tour des étages et trouva l’appartement d’Hideaki. Bonne nouvelle, il n’y avait aucun garde à l’entrée. Il frappa à la porte et se présenta comme la concierge, mais n’eut aucune réponse. Il poussa son improvisation plus loin en tournant la poignée de la porte, et, aussi étrange que cela puisse paraître, la porte s’ouvrit. Cependant, lorsqu’il tenta de pénétrer à l’intérieur, le clone éclata, exactement au moment où je me mis à tousser, ressentant le désagréable gout de fer dans la bouche. Quoi qu’il en fût, l’expérience du clone m’était revenue, je pouvais donc informer mon collège de la situation.

« Aucun garde et porte non fermée à clé, c’est étrange. En tout cas, la voie est ouverte. Allons-y, mais tâchons quand même de rester sur nos gardes. » Lançai-je, avant de nous guider jusqu’à la chambre du marchand.


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Sam 7 Mar 2020 - 1:43
Malheureusement pour moi, Musashi n’avait pas dans l’immédiat un plan mais ce n’était pas totalement grave non plus. Après tout, nous avions toujours encore un peu de temps pour y réfléchir sur l’approche que nous allions avoir. Finalement il me proposait un plan, je l’écoutais tranquillement, finissant le thé qu’il me restait avant de hocher la tête. Le plan ne me semblait pas mauvais, risqué mais tout l’était, n’est-ce pas ?

L’idée me semble bien, nous aviserons le reste sur le terrain. On ne peut pas tout prévoir non plus.

Il fallait admettre que je n’avais aucune idée de ce que je pouvais faire, mais j’allais bien avoir une idée le moment venu. Je me changeais pour une tenue civile classique avec un kimono dans lequel je cachais ma petite lame pour des précautions. Musashi également se déguisait pour passer inaperçu, ce qui m’amenait à me demander s’il ne pouvait pas se déguiser naturellement en femme ?

Bref ! L’objectif n’était pas ici de fantasmer sur Musashi déguisé en femme, mais de mener à bien la mission. Je suivais mon chef à travers la ville jusqu’au toit où il créa son petit clone qui lui, par contre, se transforma en une femme ordinaire. Elle n’avait rien de particulier et au moins n’allait elle pas attirer le regard, que se soit à cause de sa beauté éblouissante ou de par sa laideur légendaire. Je regardais le clone suite à sa remarque avant de rétorquer.


Non, tu manques de formes pour ça…


Disais-je d’un ton amusé avant de le laisser filer faire sa petite opération de prostitution.. euh… infiltration ! L Musashette fut surprise par la sortie du marchand en question avec ces hommes. La chance nous avait souris puisque son clone avait réussi, malgré la situation dangereuse, de s’infiltrer dans le bâtiment. Le reste n’était pas de notre ressort et il fallait attendre sagement jusqu’à ce que mon voisin se mette à tousser. Je l’observais.

Tout va bien ?

J’espérais qu’il n’était pas malade et était en train de me partager si généreusement ses microbes. Même si je n’avais pas une peur de ses saloperies, je n’étais pas pour autant un grand fan de cela. Il me signala que la voie était libre, étrange mais pourquoi pas après tout. Nous n’allions pas nous plaindre que la chance nous souriait et on pouvait considérer que l’homme était très confiant que personne n’allait le voler.

Ainsi donc nous descendions du toit dans une ruelle à l’abri des regards car il fallait admettre que cela n’allait pas le faire si nous sautions au sol devant tout le monde comme des acrobates dans un cirque… On se rapprochait l’air de rien du bâtiment jusqu’à rejoindre la porte de la chambre, je suivais Musashi puisque c’était bien lui qui connaissait le chemin. La chose était étrange, personne n’était réellement présent, un piège ? Peut-être mais il fallait bien y aller là.

Nous entrions dans la pièce, refermant discrètement la porte derrière nous pour ne pas attirer inutilement l’attention. L’heure était maintenant à la fouille de la pièce.


Je vais regarder le bureau.

Disais-je en me dirigeant tout aussi tôt vers le meuble sur lequel était posé tout un tas de papiers. Je commençais à les prendre en mains, les feuilletant et en les lisant rapidement, mais il n’avait rien d’intéressant. Ces morceaux de papiers n’étaient que des lettres en tout genre, entre les déclarations d’amour de fan, les insultes de femmes délaissées, d’échanges avec un autre marchand pour négocier la taille des concombres… Quoi… La taille des concombres ? Bizarre… mais qu’importe, on n’était pas là pour ça.

Je redéposais les papiers sur le bureau, commençant à fouiller les tiroirs. Je tombais finalement sur un livre, en l’ouvrant je pouvais m’apercevoir que c’était un simple livre de comptabilités. Il recensait minutieusement toute ses ventes, achats et autres activités. Dans tout les détails de ses comptes, beaucoup de rouleaux n’avaient que peu d’informations comme leur provenance n’était guère marquée dessus. Une chose étonnante quand il prenait soin de notifier de qui il avait acheté ses marchandises, mais cela ne suffisait pas non plus à avoir une preuve compromettante.

Je déposais le livre sur le bureau pour plus tard, continuant de fouiller le tiroir avant de m’apercevoir qu’il avait un faux sol dans le tiroir. Je fronçais les sourcils à la découverte avant d’afficher un large sourire en réalisant ce que cela signifiait. Il y cachait sûrement ses culottes sales… Enfin… Façon de parler hein ! Je retirais le faux sol du tiroir pour trouver un petit cahier que je pris pour le consulter.

C’était là une vraie mine d’or, il avait recensé l’ensemble de ses activités illégales.. En particulier le vol de rouleaux. Il embauchait visiblement des mercenaires et autres criminels pour voler des marchands ou particuliers en possessions de parchemins qu’il voulait. On pouvait y trouver le nom des gens, les rouleaux volés….


Vient voir ça, j’ai quelque chose.

Disais-je à mon collègue, lui montrant ma trouvaille qui était certainement ce que l’on recherchait. Nous allions bien pouvoir le contraindre d’abandonner le commerce de rouleaux avec la menace de le dénoncer s’il ne le faisait pas. Ou nous pourrions le dénoncer pour le couler et récupérer son commerce. D’autant plus qu’il allait même être possible de voler les rouleaux qu’il a volé… Mais je laissais ce choix à Musashi ou à Oden.

Après cette trouvaille, je rangeais de nouveau le bureau pour essayer de le laisser paraître comme je l’avais trouvé, à quelques détails prêt hein ! Mais s’il n’était pas attentif à ce genre de détails, il n’allait pas remarqué que quelqu’un était venu. Soudainement, on pouvait entendre notre marchand entrer dans le bâtiment et discuter au rez-de-chaussée… Je grimaçais légèrement, il était important de sortir rapidement.


Je regardais autour de moi avant de poser mon regard sur la fenêtre, soufflant à Musashi.

La fenêtre ?

Une sortie par la fenêtre pouvait s’avérer sympathique et la solution la plus simple...
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Sam 7 Mar 2020 - 19:43
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Mon plan semblait visiblement convenir au samouraï. Voilà qui allait nous faire gagner pas mal du temps, puisque nous pouvions désormais nous mettre en route pour l’auberge du marchand. Je gardais cependant à l’esprit les failles de cette stratégie improvisée sur le tas et qui n’était pas exempt de défauts, restant ainsi à l’affût pour faire face aux éventuelles surprises et autres dangers qu’on pourraient rencontrer.

Quelques temps plus tard, nous nous mimes en marche et primes rapidement position au-dessus du toit de l’auberge. Puis, comme convenu, un de mes clones pris l’apparence d’une femme, prêt à s’infiltrer et tâter le terrain pour nous. Cependant, juste avant de s’éclipser, mon double ne se priva pas de taquiner le samouraï, qui semblait le dévisager, provoquant ainsi immédiatement la réaction de ce dernier. Amusé, je ne manquais pas de lâcher un petit rire avant de me reprendre et de presser mon clone de se concentrer sur sa tâche.

Il ne fallut longtemps au clone pour s’exécuter, évitant de justesse sa première obstacle, qui n'était autre que le marchand en question, quittant visiblement l’auberge, accompagné de ses hommes de main. Ne rencontrant curieusement pas d’autres difficultés, mon double put trouver assez rapidement la chambre qu’on recherchait, jusqu’à ouvrir la porte qui n’était étrangement pas fermé à clé. Puis, lorsque je me mis à tousser, du haut de notre cachette, le clone disparut, comme si le toux provoquait une altération dans mon chakra. C’était étrange, mais pas la première fois que cela se produisait. Devrais-je penser à consulter un médecin ? Peut-être bien, mais pour l’heure on devait se concentrer sur notre mission.

« Ne t’en fais pas, j’ai dormi la fenêtre ouverte… » Lâchai-je, d’un léger sourire à mon partenaire, qui se posait naturellement des questions.

Ce n’était certes pas très convaincant, mais j’osais espérer que cela ferait l’affaire, on avait plus urgent.

Quoi qu’il en fût, je me servis de toutes les informations récoltées par mon clone pour nous guider et nous conduire jusqu’au chambre d’Hideaki. On se fit très discret et on ne rencontra aucun obstacle en particulier, étrangement. Et si tout ceci était un piège ? Ce serait un véritable coup de maître de la part du marchand, mais quelques faits étaient là pour prouver le contraire. Ainsi donc, serait-il juste quelqu’un de négligeant, d’imprudent ? Ce n’était pas l’image qu’il renvoyait, du moins en me basant sur notre rencontre, datant d'hier soir. Peut-être n’avait-il simplement rien à cacher ? Peut-être bien. Mais on devait s’en assurer.

Ainsi donc, on s’engouffra dans la pièce, fermant immédiatement la porte derrière nous. Shingen s’empressa de fouiller vers le bureau, tandis que je prenais toute la zone autour du lit. Tout était méticuleusement bien rangé. Ainsi, je mémorisais la place des choses que je touchais, histoire de pouvoir bien les remettre à leur place, à défaut de quoi on risquait clairement d’éveiller les soupçons.

Après deux-trois minutes de recherches, je ne trouvais pas grand-chose, mais je persistais, en fouillant notamment sous le lit. Mais malheureusement toujours rien d’intéressant à se mettre sous la dent. Alors que je commençais à me faire à l’idée qu’on ne trouverait rien de compromettant, mon collègue m’interpellait, me pressant de venir jeter un coup d’œil à sa trouvaille.
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque mon regard se posa sur le cahier qu'il dénicha... Une véritable mine d’or, c’était exactement ce qu’il nous fallait. Je le feuilletais rapidement, tandis que le locataire des lieux semblait déjà revenir de son excursion.

« Il nous le faut, on ne peut pas partir sans ce cahier, Shingen ! » Lâchai-je, tandis que mes doigts commençaient à exécuter des mudras.

Je fis un clone qui se déguisa immédiatement en femme. Le leurre quitta l’appartement pour tenter d’occuper Hideaki, ne serait-ce que quelques petites minutes, le temps qu’on fasse une copie de ce cahier.

« Ouvre la fenêtre et surveille la porte. Je vais nous copier tout ça... » Repris-je, tandis que je réalisai d’autres mudras.

Je matérialisai une petite tablette en cristal, que je m’empressai de déposer sur les pages du cahier du marchand. Je maintenais un mudra, reproduisant ainsi toutes les inscriptions du carnet sur mon support cristallin. Pendant ce temps, mon clone tentait de charmer Hideaki, qui était déjà bien occupé par les groupies qui lui tournaient autour. Soudain, j’eus une forte envie de tousser, mais je me retins, de peur que cela altère une fois de plus mon chakra, ce qui annulerait le processus des copies mais ferait aussi disparaître mon clone, qui faisait office de diversion. Je ne pouvais me le permettre, car notre mission en dépendait.

Ainsi, je tenais bon, tandis que le marchand s’approchait de plus en plus de sa chambre. Les efforts que je déployais pour lutter contre le toux provoquaient une soudaine migraine, qui n’était pas une première, tandis que mon nez se mit à saigner. Une goutte s’échappa pour atterrir sur ma création cristalline, heureusement pour nous.

Enfin, lorsque j’eus le signal du samouraï, je m’empressais immédiatement de ranger le cahier à sa place, refermant bien derrière le tiroir avant de nous échapper par la fenêtre. En quelques bonds, on se retrouva au-dessus du toit, exténué par cette infiltration, du moins personnellement. Je tenais alors de récupérer mon souffle, levant légèrement une main vers mon partenaire, pour le prier de ne pas dire un mot. Il n’était pas dupe, je me doutais qu’il avait compris que quelque chose n’allait pas, mais j’osais espérer qu’il comprenait ma volonté de ne pas vouloir en parler. C’était déjà assez dur à vivre comme ça.

« J’espère qu’il ne se rendra compte de rien. Allons rapporter tout ça à Oden. Je pense que grâce à ta découverte on a de quoi faire pencher la balance en notre faveur. Beau boulot, samouraï. » Lâchai-je, d’un sourire satisfait.


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Dim 15 Mar 2020 - 12:27
Je regardais Musashi qui voulait faire une copie du cahier, nous pouvions le prendre avec nous mais pourquoi pas. Je n’allais guère le questionner sur le question, je me contentais de hocher la tête pour ouvrir la fenêtre silencieusement afin d’éviter d’attirer inutilement l’attention d’Hideaki. Fort heureusement la fenêtre menait directement dans une ruelle dans laquelle peu de monde s’y aventurait en général.

Je me tournais ensuite vers la porte, laissant mon regard observer tantôt le morceau de bois tantôt mon partenaire de fortune dont sa mine n’était clairement pas la meilleure. Je ne savais pas quel soucis il avait précisément, mais l’heure n’était clairement pas aux questionnements et tant qu’il savait gérer la situation, c’était tout bénéfice pour nous.

Après de longues minutes qui me semblaient interminables, il avait enfin fini de recopier le cahier en question sur une tablette de cristal. Quelques rangements plus tard, on quittait tout aussi vite la chambre pour un toit. On avait réussi à s’en sortir, bien que nous avions chaud aux fesses. Je posais mon regard sur mon coéquipier qui donnait l’impression d’avoir fait un marathon à travers tout le Yuukan et pourtant… Je ne disais rien, le laissant avec son mal. De toute façon, la meilleure chose que je pouvais faire était de le tuer alors autant dire que je n’y pouvais pas grand-chose… Et tuer n’était pas une solution à tout, malheureusement bien sûr !


Merci, j’espère qu’Oden saura bien exploiter la chose.

Disais-je, mais on ne pouvait pas tout faire pour lui non plus. S’il voulait son commerce, il allait devoir y bosser également et s’en donner les moyens également ! Dans tout les cas, nous prenions la route pour rejoindre Oden afin de lui faire part de nos trouvailles et pour que nous puissions décider de la suite en toute tranquillité. Au fond de moi, j’espérais que cela allait largement lui suffire, non pas que je ne voulais pas l’aider mais jouer à l’espion ou au fouineur n’était pas la grande passion de ma vie.

Nous prenions le temps nécessaire pour rentrer, il ne fallait pas trop brusquer notre blond pervers qui devait très certainement penser à quelques petites choses très coquines… Cela expliquerait certainement le sang qui coulait de son nez. Je n’étais pas là pour le juger, tant que cela ne mettait pas à mal notre mission, il pouvait penser et baver de choses coquines autant qu’il le voulait ! Mais visiblement les pensées avaient été sacrément torrides pour le mettre dans un tel état…

En tout cas, nous avions finis par retrouver notre très cher Oden, le marchand en détresse d’Iwa. On pouvait enfin lui faire part de nos trouvailles en la présentant sur une belle plaque de cristal, quel luxe ! Après une brève salutation, je pris la parole.


Nous avons trouvés quelque chose qui pourrait t’intéresser, Musashi en a fait une copie sur une plaque de cristal… Je pense qu’il te chouchoute un peu trop !

Disais-je d’un ton amusé avant de reprendre.

Cela vient d’un cahier caché dans lequel il gardait des comptes sur sa petite activité illégale de vol de rouleaux…

Si cela ne lui suffisait pas alors je ne savais pas ce qu’il voulait de plus ! On n’allait pas lui ramener tout le lingue sale de l’autre bouffon ou encore ses lettres d’amour qu’il recevait ! Mais fort heureusement pour nous, Oden semblait plus que ravis de cette découverte, visiblement il allait pouvoir bosser sur la chose pour pouvoir mettre en place un plan de négociation pour le mettre en échec et mat directement.

Merci à vous ! Ses trouvailles sont vraiment géniales, je vais pouvoir tourner les négociations en ma faveur avec.

Quand je réfléchissais à cette mission, je me rendais compte que nous étions en train d’aider pour favoriser un marchand plutôt qu’un autre. Était-ce vraiment la meilleure méthode à avoir dans un village et un pays spécialisé dans le commerce ? Pouvait-on dire que c’était réellement une bonne chose à faire ? Moralement j’entends ? Allez savoir, peut-être ou peut-être pas, mais je ne savais pas si prendre ainsi position en faveur d’un marchand plutôt qu’un autre était réellement la meilleure chose. Enfin bon, finalement on était payé à le faire alors.. Qu’importe ? Je me penchais vers Musashi, lui soufflant l’air de rien à l’oreille, sans qu’Oden ne puisse nous entendre et dans un ton légèrement amusé.

Il paraît que trop penser à certaines choses fait saigner le nez….


Avec ces mots, je lâchais un petit rire en le regardant, ben quoi ? Il le cherchait bien aussi !
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Dim 15 Mar 2020 - 18:05
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Je hochai légèrement la tête face à la remarque de Shingen. Je restais confiant sur le fait qu’Oden allait mener cette mission à bien, d’une façon ou d’une autre. Ce qui me préoccupait en revanche c’était de savoir si on devait l’accompagner ou non. Compte tenu de notre petite « altercation » avec la bande du marchand, j’estimais personnellement qu’on ne devrait pas se montrer officiellement à lui. Car, cela pourrait tout à fait se retourner contre Oden, surtout au vu du caractère de ce marchand aussi fourbe qu’ambitieux. Quoi qu’il en soit, c’était à Oden d'en décider, il était d'une certaine façon le chef, l’initiateur de cette mission, et c’était avec son argent qu’on allait être payer, même si je me moquais un peu de cet aspect de la mission.

Quoi qu’il en soit, nous primes tout notre temps pour rentrer, notamment à cause des récents désagréments qui révélèrent une certaine anomalie dans mon état de santé. J’appréhendais au fond les conséquences de cette « maladie » dont j’ignorais tout, mais sur le moment, et principalement en apparence, je restais pour ainsi dire serein et concentré sur notre mission.

Pour des novices en infiltration, il y avait quand même de quoi se réjouir de l’issu de notre petit excursion chez Oden, qui nous permirent incontestablement de fournir à Oden de quoi prendre le dessus sur son concurrent. Si moralement cette mission, ou du moins la façon dont on l’avait abordé était plus que discutable, personnellement je me tenais aux ordres sans être envahi par un quelconque sentiment de culpabilité, sans doute bien aidé par le fait qu’Oden soit mon camarade. En tout cas, si Oden venait à faire plier Hideaki, ce dernier ne pourrait que s’en prendre à lui-même, puisque son arrogance et orgueil pour le moins démesuré le poussèrent à ne pas intégrer l’association des marchands de la cité d’Iwa. En intégrant cette association, il aurait pu bénéficier de la protection d’Iwa, ainsi que des lois contre les pratiques anticoncurrentielles protégeant les membres de cette association.

Ainsi donc s’il perdait son commerce, ou du moins cette partie de son commerce, Hideaki réfléchirait peut-être plusieurs fois la prochaine fois avant de venir frimer, tel un seigneur, dans ce coin perdu de Tsuchi.

Bref, quelques temps plus tard, nous finîmes par rentrer, retrouvant ainsi Oden qui nous attendait impatiemment. Il semblait s’être préparé à toutes les éventualités, mais paraissait malgré tout inquiet. Il tenait visiblement plus que je ne le pensais à ce commerce de rouleau.

Shingen fut le premier à prendre la parole, lui annonçant ainsi la bonne nouvelle, qui changea immédiatement son visage. Faisant preuve d’humour comme à son habitude, le samouraï était même parvenu à faire rire le commerçant, qui devait sans doute penser, quelques instants auparavant, que sa carrière de marchand pourrait bientôt prendre fin. Le voilà en train de revivre, même s’il contenait d’une certaine façon sa joie. Je restais content pour lui, laissant mon camarade poursuivre son monologue sans intervenir. Pas que je ne voulais pas, disons simplement que mon camarade faisait bien le travail à ma place, sans compter qu’il me faisait économiser le peu d’énergie qu’il me restait, donc merci à lui également.

Remettant tout ce qu’on avait récolté à notre cher marchand, Oden s’empressa d’y jeter un coup d’œil avant de nous remercier, visiblement beaucoup plus confiant sur l’issu des négociations qu’il allait entreprendre. Je lui souris naturellement tandis que Shingen, le fourbe, s’approcha légèrement de ma personne, me susurrant à l’oreille une phrase qui me fit immédiatement rougir et réagir de façon inhabituel.

« Mais non ce n’est pas ce que crois !! C’est juste que… Enfaite, c’est parce que… Rahhh samurai de mes deux ! » Lâchai-je, avant d’accompagner les rires du Nagamasa et d’Oden, tout en me grattant légèrement l’arrière du crâne.

Mon senseï disait qu'il était facile de me perturber, et il avait entièrement raison, la preuve, une fois de plus. Me voilà maintenant en train, à cause du samouraï, de penser à des choses que je ne devrais pas, et dont je n’avais pas spécialement l’habitude d’y penser. Le diable en personne, ce type.

« En tout cas, vous avez fait du beau boulot ! Sur ce je vais vous laisser, je dois aller voir deux types avant de retrouver Hideaki. Je pense pouvoir gérer ça seul, grâce à vous. Puis voir des shinobis débarquer risque de braquer Hideaki, qui de toute façon ne pourra rien tenter contre moi, avec ces informations. Profitez pour vous reposer, et à mon retour, si les choses tournent en ma faveur, on se fera un petit festin avant de retourner à Iwa. » Lâcha Oden, d’un léger sourire.

« Hum, entendu, mais ne soit pas aussi confiant, hein. Reste sur tes gardes. » Répliquai-je, avant d’aller m’affaler sur le canapé.

Était-ce une bonne idée de ne pas le suivre, ne serait-ce que pour garder un œil sur lui de loin ? A priori rien ne devrait lui arriver, surtout en cette ville, et encore moins avec ce qu’il avait comme dossier sur son concurrent, mais était-ce prudent pour des shinobis de suivre les instructions d’un marchand sans tenter de prévenir un éventuel danger ? Non, certainement pas… Paradoxalement, mon corps n’avait pas envie de quitter son confort, et je restais d’une certaine façon assez confiant sur l’issu des négociations. Pourvu que les choses finissent bien, peu importait que les négociations aillent dans notre sens ou non.

« Si tu n’as pas besoin de moi, je vais faire une petite somme. » Fis-je, à l’égard de mon camarade, qui trouvera surement de quoi s’occuper pour la journée.

Le connaissant, il ne serait pas étonnant de le voir sortir pour s’entraîner…


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Dim 15 Mar 2020 - 20:37
Ma taquinerie avait encore fait son effet contre Musashi et malgré son grade au sein du village, il n’était qu’un adolescent ! Bon, entre nous, j’étais à peine plus vieux que lui… Mais passons, chacun avait ses forces et ses faiblesses ! Il semblait plutôt gêné, peut-être trop enfantin ? Un manque d’expérience ? Allez savoir, peut-être n’avait-il qu’un cristal enfoncé au fond du cul pour l’occasion, mais si cela pouvait rassurer plus d’une personne : Je ne comptais pas aller vérifier la chose.

Il semblerait que j’ai touché un point sensible…

Disais-je pour en rajouter une petite couche question d’enfoncer définitivement le coup. Je reportais ensuite mon attention vers Oden qui souhaitait y aller seul pour négocier, chose qui semblait convenir à tout le monde. Dans tout les cas c’était la meilleure chose à faire dans une telle situation de toute façon et visiblement Musashi avait besoin d’un peu de repos ou de temps pour lui… Euhm… Passons. De toute façon, la chose m’arrangeait, je ne me voyais pas négocier pour du commerce pour Oden, autant que je pouvais l’apprécier. Je pouvais négocier en lui collant ma lame sous la gorge pour l’occasion, mais je n’étais pas sûr d’un résultat très pertinent sur la durée…

D’accord, tu ferais mieux de te reposer, on croirait que tu viens de revenir d’entre les morts.

J’affichais un petit sourire, le laissant partir se reposer pour l’occasion. J’espérais qu’il en avait les capacités sans se tuer ou se cacher quelque chose en route, ça serait quand même sacrément triste pour expliquer la chose. Vous imaginez devoir expliquer pourquoi votre chef est mort… « En fait.. il s’est cassé la gueule dans les escaliers et il s’est brisé la nuque »…. Personne n’allait réellement me croire sur ce plan là !

Alors que mon camarade allait faire ses rêves coquins dans sa chambre, je décidais de rejoindre l’extérieur de la ville pour trouver un peu de tranquillité et de pouvoir m’entraîner un peu à l’occasion. Après un bon moment de marche à travers la ville et l’extérieur, je trouvais enfin un petit coin sympathique. Il était isolé, bien qu’un sentier y menait mais qu’importe. Je doutais que beaucoup de monde s’y aventurait. Je me mis assis sur un rocher du coin, sortant un petit cahier qui avait vue de meilleurs jours.

Ce petit cahier appartenait à mon père, il y avait écrit bien des choses liés à des techniques et plus précisément au kenjutsu. Il s’était même pris la peine de faire une série de petits dessins pour illustrer certaines choses. Malgré sa nature brutale, il savait plutôt bien se débrouiller avec un pinceau ce vieux con.

Aujourd’hui je lisais sur une technique phare d’un samouraï : Le iai. Dans l’absolu, le Iai était un art à part entière et pouvait s’appliquer de bien des façons différentes pourvus que l’on pouvait s’en donner les moyens. Pour ma part j’y comptais bien, mais il me fallait maîtriser la base pour commencer.

Après une lecture sur les explications sur comment bien Iai une personne ou un objet. Je rangeais le cahier pour me relever. Je fis quelques étirement avant de me mettre en position. Je posais une main sur le fourreau de mon arme pour la mettre dans la bonne position alors que l’autre attrapais la poignet du katana. J’expirais et inspirais calmement, gardant ma concentration. Je concentrais mon regard sur un élément du décors devant moi afin de me servir de repaire pour la frappe. Bien entendu que je n’allais pas toucher directement ce point car après tout, il était trop éloigné mais ce n’était pas ici le but.

Lorsque je me sentais prêt, je dégainais rapidement l’arme pour faire une première frappe en direction du point, mais la frappe n’était pas vraiment propre. Entre le manque de rapidité, de précision et d’adresse… Bref… Je compris rapidement que l’entraînement n’allait certainement pas être simple, bien au contraire mais pour devenir le meilleur bretteur, je savais que cela allait réclamer beaucoup d’entraînement !

Je rengainais alors mon arme pour retenter cela encore et encore et encore… Je ne savais pas combien de temps je venais de passer à tenter de couper un point imaginaire devant moi avec une technique qui était tantôt potable, tantôt médiocre. La concentration se faisait dure avec le temps, e l’amélioration il en avait, même si cela n’était pas dans le sens que je le désirais. Je décidais d’arrêter pour aujourd’hui, la fatigue commençait à me rendre inattentif et m’empêchait d’aller de l’avant.

Je me pris le temps de souffler pendant quelques minutes, laissant mon corps retrouver quelques forces avant de reprendre la route pour retourner en ville et retrouver mon coéquipier. J’espérais juste qu’il n’avait pas remarqué, au cours de la journée que je n’étais plus là. M’enfin, je n’étais pas un gosse non plus sur qui il fallait continuellement garder un œil car il risquait de se tuer comme un débile… Si si je vous assure, je peux survivre seul au besoin !

Ma marche du retour était plutôt galère, la fatigue ne facilitait pas la chose mais au moins cela me forçait à bouger… Un bien comme un mal comme dirait certaines personnes et une fois de retour dans notre superbe QG secret, je me préparais un petit thé vert. Tout en sirotant ce breuvage magique, je continuais de feuilleter le cahier en question, ça m’occupait pendant que j’avais un pervers occupé à crever avec ses pensées perverses et…. L’autre qui se préparait à négocier pour récupérer un commerce auquel il tenait beaucoup.

Et bien entendu, quelques heures après, Oden vint nous informer que les négociations avaient été un succès pour lui, pas tant pour son concurrent et probablement ennemi maintenant. Notre mission avait, pour ainsi dire, été un sacré succès et nous allions pouvoir nous reposer dignement… Ainsi que d’empocher notre salaire car il fallait admettre, nous n’étions pas la charité non plus ! Maintenant il ne restait plus qu’à rentrer et faire le rapport, mais pour la dernière partie, elle allait être le soucis de Musashi. Après tout, il était le chef de groupe, moi je n’étais rien de plus qu’un misérable genin dont son seul rôle était d’être con et inutile ! Bon d’accord, je n’étais pas doué pour ça mais je n’y étais pour rien...
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Lun 16 Mar 2020 - 15:54
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Bien que ce soit dit sur le ton de l’ironie, Shingen n’avait pas moins raison. J’avais mauvaise mine, c’était un fait. Ainsi, je le laissai donc vaguer à ses occupations, posant délicatement ma tête contre l’accoudoir du canapé, histoire de me reposer et de récupérer un peu de mon énergie.

Je ne mis pas longtemps à m’assoupir, mais on ne pouvait pas forcément dire que ce fut une bonne nouvelle. En effet, puisque je me vis confronter à un cauchemar des plus terrifiants, un cauchemar, comme je n’en avais rarement fait auparavant. Bien évidemment l’obsession que je nourrissais pour l’ancêtre y était grandement pour quelque chose. Une obsession qui, au départ, se manifesta sous la forme d’une crainte, puis à la suite des nombreuses rencontres que j’avais pu faire durant mon séjour au sein de la cité de la roche, se transforma à un dégoût, une aversion, une haine qui s’intensifiait de jour en jour.

Serait-ce peut-être la raison pour laquelle je courrais derrière le bushidô ? Ne serait-ce pas un moyen de faire taire définitivement ces conflits internes qui m’embrumaient l’esprit ? En tout cas, une marche arrière n’était plus possible, les dés étaient jetés dès l’instant où j’avais missionné Neiko de transmettre une missive à Ryuma.

Me réveillant un brusquement, je pris naturellement un verre d’eau, et m’adonnais à une séance de méditation pour apaiser tant mon esprit que mon corps. Le tumulte dans ma tête se tut. Ne voulant prendre aucun risque en m’en dormant de nouveau, je me contentais de dégainer quelques parchemins pour écrire des messages que j’allais transmettre à différentes personne, l’une d’entre elle se trouvant ici-même, à Valicca, et qui n’était autre que Nao. Il fallait multiplier mes chances en étendant mes recherches, tant aux quatre coins de Tsuchi qu’ailleurs.

Lorsque les messages furent entièrement rédigés, je rangeai la plupart de mes parchemins dans mon sac, confiant cependant l’un d’entre eux à un clone qui s’empressa de se diriger vers le centre-ville pour le remettre à Nao. C’était une femme de confiance, elle me l’avait prouvé à plusieurs reprises.

Enfin, je tentais de nouveau de m’assoupir, notamment parce que je n’avais rien à faire et que recourir à mon chakra risquait encore de me poser quelques désagréments dont je souhaitais éviter, du moins pour aujourd’hui.

Puis, quelques longues heures plus tard, Oden fit son grand retour, peu de temps avant mon réveil. Il nous conta les difficultés qu’il avait rencontré, mais aussi comment il s’y était pris pour faire plier Hideaki et le contraindre à céder son commerce de rouleau. Peu enjoué de devoir céder une part de ses futurs revenus au marchand fourbe, Oden ne manqua néanmoins pas de nous exposer son plan pour se débarrasser définitivement d’Hideaki. Ce n’était qu’une question de temps, le temps qu’il amasse suffisamment d’argent, chose dont il était convaincu de réussir à partir de maintenant. Bien heureux pour lui, mais aussi pour la réussite de notre mission, qui ne fut pour ainsi dire pas de tout repos, on attendit que tout le monde récupère de son énergie avant de partir pour le village.

Le trajet du retour se fit sans encombre. Une fois au sein de la cité, Shingen prit son chemin, tandis qu’Oden et moi nous nous rendîmes au bureau du Manazuru pour faire notre rapport. Oden ne cacha pas sa satisfaction quant à l’issu de la mission, ce qui devrait nous permettre d’empocher une certaine somme, même si l’argent n’était pas ce qui m’intéressait le plus….

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