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Homme en cavale - Mission rang B - Pv Han Musashi

Miyamoto Teruyo
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Dim 12 Jan 2020 - 14:55
Attablé dans cette petite taverne d’Iwa, j’attendais mon compagnon d’arme pour ma prochaine mission. Depuis que j’avais repris du service, j’étais toujours fasciné par cette volonté de mettre en place des équipes pour la gouverne d’un plus haut gradé, des équipes composées de genins, mais des équipes que l’on scindaient aussi parfois pour le bien d’une mission comme celle d’aujourd’hui. Entraîner les uns et les autres à la collaboration était une très bonne chose, mais ne pas profiter des connaissances des uns sur les autres et des automatismes acquis était fort dommage. Je n’étais bien pas en train de critiquer le travail réalisé par nos dirigeants. Si les affectations étaient réalisées de cette manière, c’est qu’ils jugeaient nos capacités adaptées pour la situation.

Buvant une gorgée de mon thé chaud avant d’avaler d’un seul coup deux boulettes de dangos sur leur brochette, je relisais en détail le contenu de notre mission du jour. Kawami Shiyashi, un nom bien connu de tous les Iwajins et qui avait acquis une réputation des plus exécrable suite à ses actions marchandes et surtout suite à sa fuite du village peu de temps après son procès. Rien n’est moins sur, mais l’une des rumeurs voudrait qu’il ait organisé une fête lors de son dernier jour de liberté et qu’il ait fait venir bon nombre de musiciens. Ces mêmes rumeurs racontent que notre homme se serait caché dans l’une des malles devant normalement contenir un instrument et qu’il serait sorti du village sans qu’il ne soit découvert à l’aide de ces fameux musiciens. Vrai ou pas, l’enquête avait démontrer que la troupe d’artistes n’était en rien coupable et qu’ils avaient été leurrés par le fuyard.

Mais aujourd’hui Kawami était une épine dans le pied du pays, un voleur qui faisait des pieds de nez aux autorités. Ces dernières ne pouvaient rester davantage sans rien faire pour éviter de perdre la face. Notre mission était donc double. Retrouver le fuyard et montrer à chacun que la Justice sait se montrer efficace. Musashi et moi n’avions donc pas de marge de manœuvre. Il nous fallait à tout prix réussir.

Musashi oui, le jeune blondinet qui avait offert à Saya son tournesol cristallin et qui m’avait enseigné un tour de fuinjutsu que je ne maîtrisais pas, le même jeune homme avec qui je m’étais entraîné. Un combat mémorable durant lequel j’avais beaucoup appris et qui m’avais aidé pour développer mon panel technique.

Les yeux posés sur le parchemin, je réfléchissais à la manière dont nous pourrions entamer nos recherches. Les lèvres posées sur mon gobelet de terre cuite, elles ne rencontrèrent que le vide. Saluant la jeune serveuse des lieux, elle remplie à nouveau ma tasse, laissant vide celle de mon partenaire absent. Nous avions convenu de nous retrouver en amont pour discuter de la marche à suivre. Saluant la jeune serveuse des lieux, elle remplie à nouveau ma tasse, laissant vide celle de mon partenaire absent.

Je venais d’identifier deux pistes potentielles lorsque je vis entrer notre homme dans la salle où étaient disposées bon nombre de tables. Saluant chaleureusement le jeune homme de la main, je l’invitais à partager un moment de détente studieuse avant de se lancer à corps perdu dans notre mission.

« Ravi de te revoir Musashi. Tu prendras du thé ? Des dangos ? »

@Han Musashi

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Dim 19 Jan 2020 - 15:27
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Ce Kawami était quand même un sacré personnage. Relire les chefs d’accusations qui étaient retenus contre lui me refit d’ailleurs immédiatement songer à cette fameuse rumeur qui courrait au sujet de sa mystérieuse disparition. Si cette rumeur s’avérait être vraie, on pouvait alors clairement dire que cet homme était un génie, comme certains semblaient déjà le penser. Ceci dit, tout le monde n’était bien entendu pas de cet avis, puisque les victimes et les autorités le voyaient plus comme un « criminel », un délinquant et surtout un escroc. Rien d’étonnant, en somme.

Quoi qu’il en fût, je refermai le parchemin que je tenais entre les mains, tout en poursuivant tranquillement mon chemin pour retrouver mon partenaire de mission. Il s’agissait de Teruyo, le paternel de l’adorable et magnifique Saya. Étrangement, dès que je pensais à lui, je ne pouvais m’empêcher de repenser au calvaire qu’il m’avait fait vivre durant notre dernier entraînement. Si son pouvoir n’était certes pas le plus destructeur qui pouvait exister, il n’en restait pas moins redoutable et extrêmement pénible, surtout pour un ninja qui ne disposait d’aucune prédispositions sensorielles.

J’agitai légèrement la tête pour ne plus repenser à ce cauchemar, cherchant ainsi à me refocaliser sur notre mission. Je tentais de réfléchir à quelques pistes susceptibles de nous aider à mettre la main sur Kawami. Si le fugitif se terrait bel et bien à Tsuchi comme l’indiquait l’ordre de mission, je me disais qu’il serait peut-être opportun de rendre une petite visite à sa famille. On pourrait examiner les lettres qu’il envoyait régulièrement et ainsi peut-être trouver des indices sur le lieu où il se cachait. Ce n’était certes pas l’idée du siècle, mais il fallait bien commencer quelque part. Car, vous en conviendrez que partir à sa recherche comme ça, sans aucune indice, reviendrait ni plus ni moins qu’à devoir ratisser tout le territoire de Tsuchi pour le retrouver. Autant vous dire qu’il serait plus aisé de chercher une aiguille dans une botte de foin que de lui mettre la main dessus.

Quelques instants plus tard, j’arrivai devant la petite taverne où mon aîné m’attendait. Je franchissais le seuil de la porte sans perdre plus de temps, en espérant ne pas être trop pas en retard. Il ne me fallut pas longtemps pour identifier le trentenaire avec qui j’avais, étonnement, beaucoup plus de points en commun que je ne l’imaginais. Je le gratifiai immédiatement d’un sourire amical avant de le saluer chaleureusement et de prendre place en face de lui. Son parchemin se trouvait déjà sur la table, ce qui voulait dire qu’il était présent depuis un petit moment et qu’il avait commencé à examiner la mission de plus près. Ce n’était pas plus mal, puisque cela nous fera probablement gagner un peu de temps, même si je regrettai un peu de l’avoir fait attendre.

« Ravi de te revoir également, Teruyo-san. Je n’imaginais pas que réfléchir à la mission en cours de route me ferait autant ralentir, je m’excuse pour le retard. » Fis-je, dans un premier temps. « Non merci, mais je prendrai volontiers une tasse de café. » Poursuivis-je, avant d’appeler la serveuse qui n’était pas très loin de nous.

Prenant note de ma demande, elle s’empressa pour aller le préparer et me l’apporter.

« Visiblement tu as aussi commencé à examiner la mission. » Fis-je, en observant son parchemin. « Alors tu en penses quoi ? Tu as quelques pistes à étudier ? » Conclus-je, par curiosité.



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Lun 20 Jan 2020 - 19:34
Sans perdre de temps, Musashi s’installa devant moi, refusant mon invitation à partager un thé, préférant l’amertume et le corsé d’un café bien chaud. Quel dommage que cette jeunesse n’apprécie pas les choses simples et raffinées, préférant se tourner vers les boissons à la mode. Mais cela ne changeait absolument rien au fait que j’appréciais le jeune homme à sa juste valeur, surtout depuis nos derniers échanges. Bien que notre entraînement fut intense et le vainqueur incertain malgré les apparences, j’avais d’autant plus apprécié que le chunin accepte de m’enseigner certaines de ses connaissances, à moi, un ainé, qui aurait presque pu être son père. Comme quoi, la jeunesse a aussi à enseigner. Tout ceci prouve bien qu’il ne faut pas se fier aux apparences et surtout ne pas hésiter à demander par peur du ridicule. Dans ce cas de figure, le pire qui puisse arriver est un simple « non ».

Mais le sujet du jour n’était pas là. À peine installé, le blondinet tourna ses yeux vers le parchemin déroulé devant moi et s’enquit de mes impressions suite à l’étude de notre mission. Il est vrai que j’avais eu le temps de bien appréhender la chose, faute à ma manie d’être toujours en avance, parfois beaucoup trop, mais il est aussi vrai que plusieurs idées me venaient en tête.

« Alors, j’ai pensé à plusieurs choses. Tu me diras ce que tu en penses. Ah, et au passage, ne t’excuses pas, tu n’es pas en retard, c’est moi qui suis venu en avance. Bref. »

Décalant le rouleau sur le côté gauche de la table, reculant ma tasse vers Musashi et mon assiette de dangos sur ma droite, je sortais un parchemin vierge et commençais à prendre quelques notes.

« Alors, qu’est-ce que l’on sait ? Notre homme s’est vanté d’être dans une zone introuvable d’Iwa. C’est peut-être un leurre, alors soyons prudent avec cette information. Gardons là en mémoire pour l’utiliser le moment venu. Du coup, nous savons qu’il communique via deux biais. Le premier par pigeons voyageurs, le deuxième via des messagers choisis au hasard. Alors comment procéder ? »

Le crayon à papier glissait sur le vélin au fur et à mesure que mes idées se développaient jusqu’à finir par former un tableau récapitulatif de l’ensemble des options envisagées ou à envisager.

« Premièrement. Nous pouvons attendre le passage d’un pigeon voyageur et le pister par la suite afin de voir où il nous mène. Deuxièmement, nous pouvons tenter de dresser un de nos pigeons pour faire le voyage. Troisièmement, nous pouvons intercepter le messager qui apportera un message à la famille et le questionner pour savoir d’où il vient. Quatrièmement, nous pouvons faire de même avec un messager qui retournerai apporter des nouvelles à notre fugitif. Cinquièmement, nous pouvons intercepter un messager et nous faire passer pour lui afin de récupérer les informations. En enfin sixièmement, nous pouvons songer à interroger directement la famille pour savoir ce qu’ils savent de notre fuyard et espérer le trouver. »

Cela en faisait des points à étudier, mais à mon sens, il ne fallait laisser aucune possibilité de côté.

« Penses-tu à d’autres choses ? De plus, pour chacun des points, il faudrait que l’on fasse le pour et le contre afin d’identifier une ou deux solutions qui nous paraissent les meilleurs. Et puis, je ne sais pas si l’on t'a précisé quelque chose en recevant ton parchemin, mais pour ma part, on ne m’a pas dit si c’était urgent ou non. J’ai le sentiment que compte tenu de la situation, et vu depuis combien de temps ce Kawami cavale, on attend de nous un résultat certes, mais sans non plus qu’il arrive demain. Je pense donc qu’il vaut mieux que l’on prenne le temps d’étudier la question et de se préparer au mieux avant de commencer à agir. Bref, qu’en penses-tu ? »


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Jeu 23 Jan 2020 - 0:37
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Je me débarrassai rapidement de ma veste avant de me placer en face de mon camarade, qui semblait visiblement très organisé. En effet, une fois en face de lui, je le vis décaler le parchemin de la mission sur le côté et ainsi dérouler dans la foulée un rouleau vierge sur lequel il comptait visiblement prendre des notes pour faciliter notre mission. Attentif, je l’écoutais me partager ses réflexions sur la mission tout regardant de temps à autre ses notes, de manière instinctive.

Son introduction fut courte et brève mais pas moins pertinente. J’acquiesçai ainsi d’un léger signe de tête, ne serait-ce que pour signifier que je le suivais, tout en attendant patiemment la suite de son exposé. Sa première proposition quant à la méthode à suivre pour retrouver le fugitif me parut être compliquée, ce n’était donc pas celle que je retiendrais personnellement, mais il n’était pas moins important de l’envisager, au contraire. La deuxième proposition était tout aussi compliquée, avec beaucoup moins de chance de réussite, du moins de mon point de vue. Cependant, je continuai de hocher naturellement la tête, écoutant ainsi attentivement la suite de son monologue.

La troisième proposition me paraissait bien meilleure mais exigeait une condition qui pourrait ne pas se présenter dans l’immédiat, cela restait à vérifier. Dans tous les cas, c’était une excellente idée qu’il fallait garder de côté. La quatrième était à peu près similaire à la précédente. La cinquième était tout aussi pertinente, on devait donc la garder de côté, chose que Teruyo ne manqua pas de faire en le notifiant sur le parchemin vierge, qui énumérait peu à peu nos différentes pistes. Enfin, la dernière option me parut être la plus pertinente, celle qui était disons la plus simple et beaucoup plus à notre portée. Elle pourrait ne rien donner, mais il était important de l’exploiter malgré tout. On n’avait après tout rien à perdre. Ainsi, j’attendis que mon compagnon aille jusqu’au bout de son monologue avant de réagir.

« Eh bien tu as fait tout le travail hein. » Lâchai-je, pour commencer, d’un léger sourire. « Non, on ne m’a rien indiqué à ce sujet aussi. Ce n’est pas étonnant vu la nature de la mission. Ce n’est pas une mission dont on peut prétendre résoudre en deux-trois jours, à moins d’avoir un sacré coup de bol, bien sûr… et encore. Bref, tout ça pour dire que je suis d’accord avec toi, prenons notre temps pour bien la préparer et mettre toutes les chances de notre côté. » Repris-je, avant de jeter un bref coup d’œil à ses notes.

Au même moment, la serveuse m’apporta ma tasse de café. Je ne manquais pas de la remercier, avant de prendre une petite gorgée et de revenir sur notre mission.

« Pour en revenir à tes propositions, je trouve que la première et la deuxième sont beaucoup trop compliquées pour un résultat très incertain. La troisième c’est à envisager mais ça ne dépend malheureusement pas de nous. Et quand bien même on mettrait la main sur ce messager, rien ne nous dit pas que Kawami ne change pas de lieu pour éviter justement qu’on le retrouve à cause d’un de ses messagers qui n’a pas su tenir sa langue. La quatrième me paraît plus jouable, même s’il se pourrait bien que Kawami prenne ses dispositions pour éviter qu’on puisse le retrouver ainsi. En tout cas je pense que ces deux dernières options sont à garder. Mettons les donc de côté, on reviendra peut-être dessus. Mais nous devons garder à l'esprit que les messagers n’apparaîtront peut-être pas avant un certain moment.

Quoi qu’il en soit, pour commencer, je pense que je retiendrai surtout tes deux dernières propositions. D'ailleurs, avant d’établir une vraie stratégie, il me paraît opportun de commencer par la dernière, en rendant une petite visite à la famille de Kawami. On pourrait les questionner et les jauger. Peut-être aussi examiner ses lettres : peut-être qu’elles dégagent une odeur particulière ou quelque chose d’autre susceptible de nous donner ne serait-ce qu’une petite indice.
» Repris-je, en haussant les épaules. C’était peu probable, mais ne sait-on jamais. « Je reste persuadé que sa maison et sa famille pourraient nous apprendre bien plus sur sa personne qu’on pourrait le croire.

Et sinon, personnellement je ne serais pas contre le fait « d’utiliser » sa famille pour le retrouver. On est capable de prendre leur apparence. Nous pouvons lui écrire une lettre et mettre en place tout un scénario pour le piéger.
» Conclus-je, en haussant légèrement les épaules. Pourquoi pas après tout ? Même s’il était vrai que cette option dépendrait en grande partie de son messager, qui pouvait apparaître demain comme malheureusement dans trois mois.




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Dim 26 Jan 2020 - 11:30
Si comme je l’avais moi-même pensé, certaine de mes propositions n’étaient pas nécessairement les plus viables, d’autres en revanche, méritaient qu’on les explore pour voir où elles pouvaient nous mener. J’écoutais avec attention mon jeune camarade quant à ses propres réflexions. Malheureusement, certaines d’entre elles me semblaient toutes aussi difficile à concrétiser que certaine que j’avais exprimé moi aussi quelques instants plus tôt. Ce fond de pensée, soit dit en passant, n’était absolument pas lié à notre différence d’âge, Musashi étant lui aussi un chunin du village et donc reconnu apte en tant que tel. Quoi qu’il en soit, une bonne préparation était nécessaire. Si certaines personnes auraient tendance à vouloir foncer bille en tête, le nom d’une certaine jeune fille me venant tout de suite en tête, pour ma part, vu la compléxité de nos objectifs, « perdre » du temps à réfléchir, c’était surtout en gagner sur le long terme en évitant d’explorer de fausses pistes. Avant de reprendre la parole, je terminais ma tasse de thé, laissant quelques brisures de feuilles dans le fond, espérant ne pas en avoir sur les dents.

« Eh bien, je suis d’accord avec toi sur certains points, moins sur d’autres. En effet, les premières et deuxièmes propositions en l’état actuel des choses sont trop complexes à mettre en œuvre. Comme tu le sais, la sensorialité fait partie de mon bagage technique, mais rien aujourd’hui qui me permette de traquer un seul et unique pigeon à travers Iwa. À y réfléchir, ma cinquième proposition est un mélange des deux précédentes en quelque sorte, et en substance, moins efficace à mon sens. »

Secouant la petite théière individuelle qui m’avait été donnée, je la secouais légèrement, évaluant la quantité restante à l’intérieur avant de me servir une nouvelle tasse, au trois-quart cette fois, avant que le petit pot en terre cuite ne soit vide. Regardant la vapeur s’échapper du gobelet assorti, je reprenais mes paroles en attendant que le thé refroidisse quelque peu, m’évitant ainsi de me brûler la langue inutilement.

« Pour ma part, j’ai ma préférence pour ma troisième et quatrième proposition. Je ne suis pas certain qu’à l’heure actuelle, ma sixième idée, soit judicieuse. Si les autorités savent que la famille communique avec Kawami, cette dernière n’en a fait part à personne. Ce qui veut dire qu’ils ne veulent pas en parler et son donc des complices de son échappatoire. Les interroger dans ces conditions ça implique de les enfermer pour trahison ou autre. Sans nouvelle de sa famille, j’ai peur que notre homme s’isole encore plus. Autre possibilité, si jamais nous venions à interroger sa famille, elle pourrait vouloir le prévenir si nous les laissions libres. Pour le coup, cette hypothèse pourrait nous être favorable, mais elle pourrait également signifier que la famille décide de couper les ponts avec Kawami qui décide là aussi de s’isoler. »

Bien que la tasse encore chaude, et le thé légèrement fumant, en soufflant un peu dessus, les premières gorgées étaient parfaitement buvables avant de devenir une nouvelle fois trop chaude pour mon palais délicat.

« Il y a une autre chose qu’on n'a pas explorée. Si nos responsables savent pour les communications, il y a fort à parier qu’il y a des enregistrements de surveillance. Cela pourrait nous aider pour savoir à quelle fréquence ils s’envoient chacun des messages. Autre chose que nous pourrions faire en attendant, c’est effectivement fouiller la maison en quête d’indices. Si cela est assez facile pour moi de m’infiltrer, il n’en est pas la même chose pour toi. En revanche, pour cette option, pour me faciliter la tâche, nous pourrions mettre en place une diversion pertinente, efficace et crédible qui puisse détourner la famille ou une partie d’elle de ses occupations habituelles à ton profit. »

Grignotant mon dernier dango, c’est la bouche légèrement pâteuse que je terminais mes longues élucubrations.

« Ton verdict ? »


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Oterashi Yanosa
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Ven 6 Mar 2020 - 18:08
Yanosa n’appréciait pas énormément être appelé en renfort sur une mission au dernier moment pour palier une lacune administrative. Mais, comme bien des choses indésirables dans une vie de shinobi, celle-ci se produisit malgré tout, et c’était bon gré mal gré qu’il allait devoir se plier aux ordres. Le guerrier rouge ne se montrait toutefois pas ingrat pour autant : partir en mission était l’un de ses leitmotiv principaux, et même si les formes n’y étaient pas et que bien d’autres sujets plus importants que cette histoire d’escroc en cavale lui trottaient quotidiennement dans la tête, il se ferait un devoir, et sans doute en passant même un plaisir de mener à bien cette opération. Le tout était, cependant, de prendre le train en marche en allant porter la nouvelle à Musashi, son partenaire d’entraînement historique, selon laquelle il avait été demandé en urgence sur un autre front. Lui et Teruyo, qu’il avait rencontré au réfectoire des moines quelques temps plus tôt, avaient initialement été affectés à cette tâche de traque particulièrement politisée : heureusement, l’Oterashi connaissait bien le chakra du bretteur aux cheveux blonds, ce qui allait lui éviter un jeu de piste chronophage et agaçant.

Il se posta au centre du village, non loin de l’Académie, et se fondit avec le sol. De là, il laissa ses sens telluriques se propager dans toutes les directions, la chaleur et le chakra de tous les habitants entrant en résonance avec le sien tandis que ses perceptions galopaient sans effort à travers toutes les structures et strates en pierre et en roches composites qui composaient Iwa. Après un petit moment, il finit par le trouver, qui se dirigeait vers un établissement du quartier commerçant : sans hésiter une seconde, il se déplaça rapidement dans le sol même dans sa direction, faisant fi des obstacles de la surface pour ne pas perdre un instant. Pendant son bref trajet, il fit travailler ses méninges sur cette affaire de truand fiscal en cavale. Sa famille était son point faible, c’était assez évident, et Yanosa était dors et déjà bien décidé à faire jouer cela dans la balance. Telle une apparition spectrale qui avait pour elle d’être parfaitement tangible, il fit alors irruption au beau milieu de la taverne dans laquelle s’étaient vraisemblablement installés Teruyo et Musashi, sa silhouette de roche éructant du sol et révélant rapidement ses traits et sa forme humaine. La décoration était spartiate, mais respectueuse d’un certain art de vivre, nota l’Oterashi, qui balaya la salle pour repérer les deux hommes et rassurer du regard les quelques clients un peu abasourdis qui avaient été témoins de son arrivée.

« Ah, vous voilà. Musashi. Le Commandement a besoin de toi ailleurs, je vais prendre ta place sur cette opération. Tiens, le parchemin qui détaille tout ça. » dit-il en lui tendant ledit parchemin, qu’on lui avait demandé de transmettre au plus vite pour opérer la transition.

« C’est urgent, à ta place je traînerais pas. »

Musashi, soldat appliqué et ordonné qu’il était, se hâta de s’emparer du petit rouleau pour en prendre connaissance et de partir rejoindre sa nouvelle affectation, laissant Yanosa seul avec Teruyo. Le Tellurique s’assit sans grand soin à la place où se trouvait Musashi et détailla un bref instant le contenu de la tasse qu’il avait laissé.

« ...C’est quoi ça, du café… ? Hmph, tant pis. Shiyashi… Kawami… Pas exactement le genre de proie que j’aime le plus traquer. Et on va sans doute devoir se salir un peu les mains en plus de ça, mais ce qui doit être fait… sera fait.

Je sais pas à quelles conclusions vous en étiez arrivez avant que j’arrive, mais une chose est sûre, on va devoir utiliser sa famille. C’est son point faible : si il pouvait se passer de contact avec eux, il le ferait pour garantir sa place au soleil. On pourrait aborder ça sur le long terme… empêcher les messages de repartir dans l’autre sens, pour qu’il se demande ce qui a pu arriver à ses proches et commette une erreur en sortant de son trou, mais les gens à la morale aussi flexible peuvent mettre longtemps à réagir à ce genre de petit jeu. Donc on ne fera pas ça. Je veux qu’on sache où il a pu se cacher tout ce temps sans être inquiété : hors de question de l’attraper sans obtenir cette information. Si un foutu marchand est capable de se terrer à cet endroit, qui sait quel genre de dangereux nukenin pourrait aussi s’y installer. Ça implique… qu’on devra faire bouger la famille.

Et pour arriver à ce résultat, la solution est très simple. 
»

Il fixa Teruyo dans les yeux avec une intensité renouvelée, tâchant de sonder ses sentiments et son raisonnement pour voir si il était capable de se montrer assez impitoyable pour comprendre exactement où il voulait en venir.

« Les Kawami vont rencontrer sous peu quelques menus problèmes administratifs. Nous nous assurerons… qu’ils manquent très vite d’argent. Et surtout… nous les expulserons de chez eux. »
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Miyamoto Teruyo
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Dim 15 Mar 2020 - 17:03

Alors que Musashi et moi réfléchissions ensemble à la meilleure manière de traiter cette mission, quelque chose fit son apparition depuis le sol en terre de la petite échoppe où nous prenions une collation. Oterashi Yanosa, chunin du village. Ma première rencontre au temple n’était pas nécessairement une bonne base pour juger du personnage, mais je dois avouer que dans un contexte où le village avait été attaqué à de nombreuses reprises, les villageois soumis à des tensions qu’ils n’avaient pas l’habitude de vivre, surgir ainsi du sol sans prévenir, dans un espace privé de surcroît démontrait là un manque de savoir vivre indéniable.

Sans plus attendre, le colosse ordonna à mon partenaire de se mettre en route, une nouvelle mission lui ayant été affectée en urgence. Quelle pouvait donc être cette si importante mission pour qu’elle surpasse celle que nous préparions avec les répercussions médiatiques que l’on connaissait. Si la question traînerait sûrement dans un espace de ma mémoire un temps, pour l’heure, il était surtout temps d’échanger avec ce shinobi manquant cruellement de manières et de savoir vivre.

Alors que l’homme s’installait à table et commençait son discours, je me contentais de l’écoutais en silence, ma tasse de thé à la main, sirotant mon breuvage de temps en temps jusqu’à ce que le rubicon ait enfin terminé son flot de parole ininterrompu sans prendre en considération une seule fois les plus simples éléments de politesse en ne saluant personne, sans prendre en considération le travail préalablement accomplis par le Han et moi et sans prendre en considération ma simple présence.

Laissant volontairement un blanc de quelques secondes après les paroles affirmées du chunin, je buvais une nouvelle gorgée avant de regarder l’homme en question, un léger sourire compatissant sur les lèvres et un regard calme dans les yeux.

« Non. »

C’était simple. C’était clair. Buvant une nouvelle gorgée, terminant mon thé, je saluais la serveuse pour qu’elle me remette la même, levant deux doigts pour que Yanosa soit lui aussi servi en même temps.

« Navré, mais non. Comme tu l’as si bien dit, tu ne sais rien de nos conclusions. À partir de là, il est totalement inepte d’affirmer quelque chose comme étant une vérité absolue sans prendre le temps d’écouter ou d’échanger sur ce qui a été dit ou fait précédemment. Outre le bon sens, ça s’appelle également le respect. Que Musashi soit appelé à d’autres tâches, c’est une chose, que tu le remplaces en est une autre, et à cet effet, avant d’affirmer quoi que ce soit, prends donc le temps de te renseigner. L’empressement mène souvent à l’échec, pas à la réussite. »

La jeune fille revenant à nouveau, je la remerciais en souriant, glissant ma tasse fumante vers l’Oterashi avant de prendre ma propre coupelle de terre cuite, soufflant doucement dessus.

« Je te pose la question, mais je pense déjà avoir la réponse. As-tu une famille ? Une femme ? Des enfants ? Je ne pense pas. C’est mon cas. Une fille de bientôt onze ans, mes parents, et mes beaux-parents. Nous vivons tous en ville dans une petite maison agréable. Mais vois-tu, je ne me vois pas fuir sans prendre soin des miens, sans tout faire pour les amener avec moi. Et si cela m’est impossible, tout faire pour qu’ils me rejoignent. Or, dans notre cas de figure, ce n’est pas le cas. Alors oui, notre homme communique encore avec ses proches, mais jamais ils n’ont cherché à voyager. Je pense que l’intérêt de cette communication est toute autre. »

Prenant un mochi sur la petite assiette devant moi, je l’enfournais en deux bouchées, prenant le temps de la déguster avant de poursuivre ma longue tirade sur un ton tout aussi calme et neutre, malgré l’antipathie certaine que mon nouveau partenaire me provoquait.

« Sans pour autant partir de zéro, je vais te dire ce que nous avions retenu globalement. À moins que tu n’ais une idée lumineuse, en l’état actuel des choses, la famille de notre homme n’a jamais indiqué discuter avec leur patriarche. Ils sont tout aussi complices que lui. Vouloir s’attaquer à eux d’une quelconque manière dans ces conditions, c’est prendre le risque de braquer Shiyashi et de le voir disparaître pour de bons. Ce que nous imaginions, c’était avant tout d’intervenir le moins possible et de se contenter de suivre et regarder. Ne pas laisser la famille ou le fuyard penser que nous sommes proches. Pour cela deux potentielles solutions.

Premièrement, intercepter le messager quand il arrive pour le questionner et savoir d’où il vient, prendre sa place et récupérer la réponse. Le problème serait de reconnaître ce messager. L’autre option serait de laisser le messager délivrer son courrier et de l’intercepter au retour pour savoir où il compte se rendre et ainsi remonter la piste. Dans cette affaire, l’aspect médiatique risque d’être important si on se rate. Agir discrètement me semble primordial. De fait, il faut que notre cible sache que l’on est là quand il n’aura plus aucune échappatoire, pas avant. »


Après tant de parole, la bouche desséchée, je la réhydratais, une sourire serein cette fois accroché aux lèvres.

« Maintenant que tu as un résumé de la situation et un avis détaillé, tu peux faire tes remarques et propositions. Je t’écoute. »

Il ne me faisait nul doute que mon intervention ne serait pas du goût du colosse, mais pour autant, c’était important qu’il sache que la clef de la réussite, c’était l’échange et la discussion avant tout.


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Dim 15 Mar 2020 - 23:22
Sans se départir une seule seconde du regard du Miyamoto, Yanosa attendit un bref instant sa réponse, sa réaction, sondant la moindre trace d’émotivité ou d’outrage dans sa gestuelle et sur son visage. Il n’en décela aucune. A la place, un calme olympien, à peine ombragé par une posture volontairement droite et maîtrisée qui laissait entrevoir l’avis que le Chûnin aux cheveux blonds avait sur les idées de son nouvel interlocuteur. Non. Telle fut sa réponse, on ne peut plus transparente. Et en l’entendant, l’Oterashi ne put s’empêcher d’écarquiller légèrement les yeux : il déporta son corps vers l’arrière, s’adossant pour la première fois pleinement sur son assise, comme il l’aurait fait pour encaisser une nouvelle extrêmement surprenante. Mais au-delà de la surprise, ce qui venait de s’embraser en son for intérieur, c’était un vif intérêt. Un intérêt pour ce qui allait suivre, inévitablement, lorsque Teruyo tâcherait de lui expliquer pourquoi sa proposition ne pouvait pas décemment être retenue, et qu’elle ne méritait, apparemment, même pas une vague considération. Jamais auparavant, que ce fut lors de ses quelques semaines en tant que Chûnin avant son coma ou lors de ces derniers longs mois passés à partir en mission en tant que Genin, un individu qui lui était égal ou inférieur dans la hiérarchie n’avait eu le cran de lui répondre de cette façon. Mais plutôt que de faire enrager le Tellurique, comme bien des choses pouvaient aisément le faire, cela le captiva au plus haut point.

Aussi, il ne l’interrompit pas. Pas une seule fois. Yanosa écouta Teruyo, lorsqu’il remit en question la façon qu’il avait eu de s’imposer sans le moindre tact, et sans prendre le temps d’écouter le moindre ersatz de la teneur des échanges du Miyamoto et de Musashi avant son arrivée. Il étouffa un rire qui aurait facilement pu sembler cynique et malvenu, lorsque son coéquipier questionna l’existence de ses liens familiaux, leur importance à ses yeux et ce que cela pouvait signifier quant à la nature des échanges entretenus entre Shiyashi et les siens. Pour camoufler la légère ironie qui le frappait à l’écoute de cette partie du discours du père de famille, il porta à ses lèvres la tasse de thé que lui avait fait apporter son collègue, humectant et s’imprégnant de ses arômes subtiles et fleuris avant d’en goûter la saveur. Mieux, bien mieux que du café.

Sans condescendance aucune, il fronça alors légèrement les sourcils à l’écoute du briefing que lui fit Teruyo des réflexions déjà menées sur le cas qui les avait réuni, forçant son attention sur le fond plutôt que la forme, détaillant mentalement les raisons qui lui étaient données qui invalidaient supposément la pertinence de sa proposition. Des raisonnements justes, dans le sens où ils n’étaient ni biaisés ni mal formés, mais qui étaient d’après lui le reflet d’une façon de faire qui comportait trop de failles, trop de passivité, et qui donc lorgnait plus souvent vers l’échec ou une maigre victoire plutôt qu’un franc succès. Prenant une autre pleine gorgée de son thé en la laissant imprégner tout son gosier avec ses arômes riches, Yanosa regarda un instant vers la table pour rassembler les éléments de réponse de Teruyo et les siens propres, rompant pour la première fois le contact visuel depuis le début de l’échange. Puis, exultant ostensiblement en ouvrant la bouche pour terminer sa dégustation, il reposa la tasse sur la table, maintenant trois doigts tendus refermés autours d’elle.

« … Tu es décidément quelqu’un de très intéressant, Teruyo. Comme notre première rencontre me l’avait laissé supposer. Et avant de te répondre, je te redirai ceci : notre objectif est le même. Et pas seulement dans le cadre de cette mission en particulier.

Cela étant dit… Et même si je perçois très bien les avantages et la pertinence des solutions que toi et Musashi aviez retenu… Je dois dire que je les trouve… superficielles. Car si l’objectif est de se faire le plus discret possible… pourquoi prendre le risque d’intercepter qui que ce soit ?
 »

Yanosa laissa sa question flotter un instant dans l’air, reprenant dans le même temps une petite gorgée de son thé en fixant à nouveau sans défaillir le regard de Teruyo.

« Si nous en venions à retenir cette idée que le prochain messager devrait être notre point d’entrée, je suis d’avis qu’il vaudrait mieux le pister jusqu’à son nid. Peu probable que « son » nid soit le même que celui de Shiyashi : il sera sûrement téléguidé par un ou plusieurs intermédiaires, qu’il faudra alors remonter un par un, jusqu’à être sûr de mettre la main sur celui qui pourra, pour de bon, nous donner la planque de celui qu’on cherche. Pas impossible, bien sûr, mais c’est un plan qui dispose de nombreux embranchements friables. Et je déteste les incertitudes.

Ce qui est certain, en revanche, c’est que Shiyashi préfère pour l’instant que sa famille reste là où elle est, dans le confort et le luxe payés par ses anciennes magouilles, et il ne peut y avoir que deux raisons à cela : soit ils s’acquittent d’un rôle particulièrement important dans la dissimulation de sa retraite ou d’autres richesses qui auraient échappé aux autorités, soit, tout aussi probable, l’endroit où il se cache serait impropre à une quelconque vie de famille. Sauf en cas de force majeur, un cas que je suggère que nous présentions nous-mêmes. Une raison qui devrait te parler, toi qui est père. 
»

Le regard de l’Oterashi se durcit un moment, presque pensif. Il hésita une fraction de seconde, ne sachant trop si étayer leur discussion de son propre contexte familiale pourrait aider Teruyo à comprendre ce qu’il voulait dire.

« … A ce propos. Je ne me permettrai pas de te dire… qu'avoir vécu un drame dans ta famille à priori soudée te disqualifie d’office pour savoir ce qui se trame chez les Kawami. Mais par pitié, ne présume plus jamais des relations qu’une proie peut avoir avec sa famille en te basant sur ta propre expérience. Ma sœur… est prête à m’engager en tant qu’assassin pour se débarrasser de nos parents et mettre la main sur la direction de leur entreprise. Et pour ce qu’ils m’avaient fait endurer… j’aurais accepté avec joie, si mes devoirs auprès d'Iwa ne passaient pas avant. »

Toujours ce regard, teinté de ressentiments passés mais possédé par la même détermination qu’auparavant, braqué dans celui de Teruyo.

« Enfin, je pense qu’il est clair que nous serons d’accord… sur notre désaccord. Jusqu’à ce que nous ayons d’autres éléments avec lesquels travailler, en tout cas. Voilà donc ce que je te propose pour commencer : nous allons nous rendre dans la discrétion la plus absolue chez les Kawami, et allons y chercher toute preuve ou début de piste qui pourrait étayer l’une de nos hypothèses. Je serai transparent avec toi : j’emporterai avec moi des documents qui permettront, si besoin, de recourir à mon plan d’action.

On est au clair, Teruyo ? 
»
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Miyamoto Teruyo
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Mer 25 Mar 2020 - 10:50

Il est souvent dit qu’il ne faut jamais juger un livre à sa couverture. Il est également souvent dit que la première impression est toujours la bonne. Les expressions ont cela de bien au final que l’on peut y trouver ce que l’on cherche à dire dans n’importe quelle circonstance. Dire le blanc et le noir et inversement devient ainsi aisé. Et dans le cas de figure présent, c’était tout aussi vrai.

Si la première impression que j’avais eue de Yanosa était quelque chose qui ressemblait à de l’antipathie de par rapport à son comportement initial au moment du banquet, je m’étais alors dis sur l’instant que ce côté déplaisant du personnage était sûrement lié à la mission qui était la sienne ce jour-là. Pour autant, malgré les circonstances atténuantes que je lui avais trouvé, son comportement pendant le repas me prouvait que mes premières impressions étaient pertinentes.

Tout cela pour dire quoi ? Tout cela pour dire qu’aujourd’hui encore, l’Oterashi venait confirmer les impressions que j’avais de lui. Certains pourraient me dire, et sûrement à juste titre, que Masami était dans le même genre, mais la différence entre les deux était de taille. La jeune fille avait un passé lourd que je ne souhaiterais à personne, pas même à mon ennemi. La différence était que la genin au contact d’autres personnes, d’Aimi ou de moi par exemple évoluait petit à petit, doucement, mais sûrement, vers quelque chose de plus diligent là où le colosse semblait ancré dans une certaine mentalité et une certaine vision des choses.

De la même manière qu’il m’avait écoutait sagement, je lui rendais la pareille, attendant qu’il m’expose sont point de vue et ses explications sur la situation qui semblait désormais bien plus compliquée à démêlée que si Musashi et moi étions restés tous deux en mission ensemble.

À la fin de nos premiers échanges, je reposais ma tasse sur la table et m’adossais au dossier de ma chaise en soufflant légèrement, quelque peu agacé ou désespéré par cette situation.

« Eh bien, je crois que nous sommes d’accord sur une chose. Comme tu le dis toi-même si bien, nous sommes d’accord sur notre désaccord. Pour autant, il nous faut avancer et accomplir ce qui nous a été demandé. Si Musashi et moi partagions nos points de vue, il n’en est rien pour nous deux et en l’absence d’une personne en mesure de trancher compte tenu de nos grades respectifs, il ne nous reste à tous les deux qu’une seule option pour réussir nos objectifs. »

Les doigts croisés sur mon petit bidon, je réfléchissais quelques instants en regardant le plafond de l’auberge, un plafond classique avec ses poutrelles de bois, sa poussière sur les luminaires et ses toiles d’araignées dans les coins, quelques mouches mortes empaquetées dans leur cocon de soie, destinées à servir de repas lorsque la famine arachnoïde se ferait sentir. Revenant au chunin musculeux et d’une voix plus calme et moi enclin à l’animosité envers mon interlocuteur, je le regardais droit dans les yeux, plein de conviction.

« Je pense que la seule solution pour avancer, c’est de couper la poire en deux. Je peux te proposer les deux choses suivantes. Premièrement, nous infiltrons la maison de notre cible et récupérons des informations sur leurs affaires commerciales. Suite à cela, ces informations, nous les faisons parvenir à ses concurrents directs. De cette manière, rien ne nous mettra en avant dans la mesure où nous n’aurons pas pris de contact avec la famille. Notre cible devra sûrement agir, mais surtout d’un point de vue commercial, se méfiant sûrement moins que si nous étions allés directement interroger sa femme ou ses enfants.

Dans un second temps, face à ces problèmes commerciaux, nous attendons le messager, et au lieu de l’intercepter comme je le proposais, nous le suivons et remontons la piste jusqu’à notre fugitif. Jusqu’à présent, les messagers n’étaient pas des ninjas, cela ne devrait pas être trop difficile de les suivre. »


M’avançant à nouveau sur la table, je me délectais une nouvelle fois de mon thé, attendant la réaction de Yanosa.

« Nous sommes d’accord cette fois ? »



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Oterashi Yanosa
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Mer 25 Mar 2020 - 22:22
Il était désormais clair comme de l’eau de roche que les deux Chûnin ne partageaient pas la même vision de leur travail. L’un était plein d’empathie, très soucieux des éventuelles retombées que leurs agissements pourraient provoquer et prêt à prendre des risques pour les minimiser. L’autre, son total opposé, n’était intéressé que par l’atteinte de l’objectif visé et ce, dans les délais les plus brefs possibles. Cette situation n’amusait pas foncièrement Yanosa, le moins sympathique des deux hommes, mais il aurait menti si il avait déclaré ne pas la trouver intéressante. Iwa regorgeait d’une multitude de talents et de personnalités dont faisait évidemment partie Teruyo, et apprendre à le connaître, dans toute sa complexité et ses à priori, c’était un peu comme apprendre à se connaître lui-même. Car le village était, dans un coin de son esprit, une extension de lui-même, et c’était en ne négligeant aucun de ses appendices qu’il pouvait espérer le préserver au mieux.

Il vit en tout cas venir le Miyamoto à l’avance, lorsque celui-ci en déduisit la même chose que lui quant à leur façon d’opérer. Les deux hommes, que cela leur plaise ou non et toujours dans l’intérêt de leur mission, allaient devoir faire des compromis à un niveau ou à un autre. Yanosa s’y était préparé, au cours des dernières minutes, et attendit patiemment que son collègue formule sa contre-proposition après qu’il ait passé quelques instants à observer le plafond de façon contemplative. Il l’irritait, cela se voyait. Teruyo avait beau faire montre d’un self control remarquable, il ne pouvait pas cacher la nature de ses sentiments à l’égard du Tellurique, en dépit et même parfois à cause de toutes ses longues expirations. En ce qui le concernait, cela ne faisait rien, mais si il voulait éviter de faire capoter leur opération avant même qu’elle n’ait commencé, il avait malgré tout tout intérêt à mettre de l’eau dans son vin, au moins en apparences.

Il écouta donc, un air patient sur le visage, et afficha finalement une moue à demi satisfaite lorsque son coéquipier eut fini. Un plan en deux étapes, et surtout d’après lui en demi-teinte, qui allait les contraindre à beaucoup de patience, ainsi qu’à une longue collaboration. Ainsi soit-il, songea le guerrier rouge.

« Soit. Pour proposer un plan qui nous fera collaborer sur une période de temps potentiellement si longue, tu es sans l’ombre d’un doute convaincu de son efficacité. Je dis ça… car je n’ignore pas ce que tu dois certainement penser de moi. Côtoyer ce qui nous est difficilement supportable.. est rarement source de plaisir. »

Il se leva soudainement, son corps naturellement raide tranchant net avec le relâchement corporel de Teruyo, puis se déplaça sur le côté pour signifier son intention de sortir de l’établissement.

« Mais, ça a malgré tout un avantage. Ça nous renforce. Rendez-vous aux Crocs rocheux d’ici… quinze minutes ? Je dois aller chercher quelques rouleaux. »

L’accord sur l’heure du rendez-vous passé, Yanosa tourna les talons pour sortir, évitant de justesse une jeune serveuse qui faillit le percuter en se contorsionnant. L’influx nerveux provoqué par la douleur qui irradia tout son flanc gauche se lit alors une fraction de seconde sur son visage avant de disparaître, puis ce fut lui qui disparut dans l’ouverture du salon. Un crochet par les baraquements, où il alla quérir quelques petits parchemins vierges qu’il sangla à son ceinturon, et le voilà qui repartait en direction des Crocs rocheux, où l’attendait certainement déjà le Miyamoto qui, jusqu’à preuve du contraire, était quant à lui déjà prêt à partir lors de leur entrevue autours de leur tasse de thé respective.

« Voilà, désolé pour le contre-temps. A propos de l’approche du domaine des Kawami, je suis un Assimilateur Doton : je pourrais à priori facilement mapper leurs sous-sol et dénicher leurs caches. Si tu as d’autres idées, on pourra en parler en chemin. »
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Miyamoto Teruyo
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Mar 31 Mar 2020 - 13:32

Si mes propositions ne semblaient pas satisfaire pleinement mon pair, il ne le montrait guère. Et pour cause, lui comme moi savions que le compromis était la seule manière de réussir la tache qui nous incombait et que les deux propositions que je venais de faire étaient ce compromis que l’on recherchait. Je dirais même que la balance était du côté de Yanosa dans la mesure où la poursuite du messager n’était pas un compromis sur la manière d’agir, mais une méthode qui à la réflexion était bien meilleure que celles que Musashi et moi avions envisagé. Ainsi, seule notre action, visant à saper commercialement le fugitif et sa famille, nous dissociait. Avant que le colosse ne se lève pour quitter les lieux, je prenais quelques secondes pour répondre aux remarques de celui qui serait mon partenaire malgré nos différences notables.

« Personne ne pourrait être réellement convaincu de l’efficacité de nos plans. Nous ne pouvons que faire des hypothèses et nous baser sur nos talents et nos expériences pour mener à bien nos objectifs. »

Quittant les lieux, l’Oterashi failli percuter une jeune serveuse, esquivant la demoiselle d’une manière quasi-artistique.

« Attenti… »

Le drame était évité, les petites brioches à la viande n’étaient pas tombées par terre. C’est qu’elles faisaient envie ces petites douceurs savoureuses et bien chaudes. Restant quelques instants de plus sur place, attendant une commande imprévue de ces grosses boulettes, je me disais que finalement, cela ne s’était pas si mal passé et que nos échanges auraient pus être bien pires que cela.

C’est mon petit sac en papier à la main, une brioche à la viande dans l’autre que j’attendais l’arrivée du colosse qui ne tarda pas à faire son apparition, à peine quelques minutes après moi. Comme quoi, bien qu’hésitant au départ, j’avais eu raison de prendre le temps d’attendre une nouvelle fournée de nikuman. J’aurais sûrement était mal vu si j’étais arrivé en retard, mais j’aurais également trouvé cela dommage de ne pas avoir pu tester ces boulettes après les avoir vues et surtout les avoir senties. Avalant une bouchée, je tendais mon sachet vers l’arrivant, lui proposant de se servir.

« Pas de soucis, j’ai fait quelques courses en attendant. »

Prenant le temps de terminer ma brioche, deux grosses bouchées qui me gonflèrent les joues, je rangeais le reste dans mon sac et m’attelais à quelque chose de plus sérieux. Le ton de ma voix en était d’ailleurs le témoin.

« Je m’en suis douté à la manière dont tu es sorti du sol à ton arrivée. Je côtoie fréquemment Tenzin qui m’a expliqué être un assimilateur d’air. Si tu peux effectivement te rendre sous leur domaine et voir s'il n’y a pas quelques caches, compte tenu de la richesse de la famille, il y a fort à parier qu’ils ne vivent pas dans une demeure au sol en pierre. Notre type était le genre à vouloir vivre dans une certaine opulence et de faire, je parierais que le sol est ce qu’il se fait de mieux en matière de plancher en bois. Si tu vas pouvoir explorer le sous-sol, je pense que c’est à moi d’enquêter dans la maison. J’ai ce qu’il faut pour cela. »

Posant mon sac sur le bord du chemin qui nous menait au domaine des Kawami, comme avec Tsuyoshi et Kenzo, je passais derrière un arbre et devenais invisible avant de me mettre dans le dos de Yanosa, à une distance raisonnable d’un coup réflexe.

« Je suis là. » en réapparaissant.
« L’art de la dissimulation est ma force, je ne doute pas de pouvoir explorer les lieux sans être dérangé. »

Reprenant mes affaires, époussetant la terre sous mon sac, je me retournais vers mon pair.

« On fait cela ? À toi le sous-sol et à moi la maison ? »

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Oterashi Yanosa
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Mar 31 Mar 2020 - 16:37
Lorsqu’il avait retrouvé Teruyo aux Crocs rocheux, le guerrier rouge avait été quelque peu surpris de le voir avec un sachet de nourriture à la main. Ne venait-il pas déjà de manger au salon de thé ? A mesure que Yanosa côtoyait le Chûnin, il se rendait compte de plus en plus de son penchant très prononcé pour la bonne chère, trait de caractère appuyé par leur première rencontre en personne au temple des moines, où le blond avait organisé la tenue d’un repas pour le moins copieux et festif. En y regardant de plus près, ce goût très affirmé pour la nourriture se lisait d’ailleurs même sur sa silhouette, bombée au-delà d’un simple petit excès et tirant plus du côté d’un début d’embonpoint. Malgré tout, sans juger ses pratiques nutritionnelles, l’Oterashi s’était servi bien volontiers dans le sachet de boulette que lui avait tendu Teruyo et de là, le duo avait rapidement mis les voiles.

En chemin, les remarques faites par son collègue firent sens aux oreilles du Tellurique : les sous-sol lui seraient très certainement accessibles, mais il ne pourrait certainement pas utiliser ses talents pour explorer les étages supérieurs. La confiance en lui que matérialisa alors le père de famille quant à sa capacité de se charger des étages en question fit alors tiqué Yanosa, qui ne se rua pas sur l’occasion de lui demander comment il comptait faire mais ne s’en interrogea pas moins sur ses capacités. S’infiltrer, avec sa corpulence pas vraiment longiligne, dans les parties les plus peuplées de la maisonnée ? Sans connaître ses facultés, il ne pouvait pas vraiment le juger, mais cela semblait être un pari risqué de prime abord.

Lorsque le duo arriva sur zone, une distance raisonnable avant d’atteindre la maison et son domaine, il ralentirent l’allure et se firent plus discret. C’est à ce moment là, après que Teruyo ait laissé son sac sur le bord du chemin en prenant les devants… que Yanosa le perdit totalement de vue. Forçant la foulée sans pour autant prendre le risque de faire trop de bruit, il observa dans toutes les directions, cédant à la nécessité en propageant ses sens dans la terre à ses pieds pour repérer les vibrations forcément engendrées par son coéquipier. Ses sens l’avertirent alors de la présence d’un individu derrière lui, au même moment où Teruyo lui adressait la parole de cette même position.

« … ! Oh. Oh ! Je vois. Très joli tour Teruyo », dit-il en se retournant vivement vers la voix en tentant de ne pas paraître trop ridicule en parlant dans la mauvaise direction.

C’était ainsi cette faculté sur laquelle il allait miser. Très intéressant, songea l’Oterashi. Pour se rendre invisible de cette façon, il extrapola immédiatement quel pouvoir ou quelles affinités son collègue pouvait maîtriser, et une hypothèse très sensée lui vint rapidement en tête.

« C’est donc la Lumière, ton truc… c’est ça ? Quoi qu’il en soit… ton approche est bonne, allons-y. Rendez-vous ici dans vingt minutes pour faire le point. »

Faisant montre de ses propres talents, Yanosa fusionna alors avec le sol et commença son approche de la maison dans le silence absolu des couches inférieures du sol, envoyant de petites ondes de chakra sensoriel à intervalles réguliers pour repérer précisément ce qui l’attendait. Quelques minutes plus tard, le retour qui lui arriva établit clairement la position des fondations… mais pas que. Comme ils l’avaient tout deux pré-supposé, étant donnée la richesse des Kawami et le luxe de dans lequel ils vivaient, la demeure comportait bien plus qu’un simple sellier où aurait été entreposées quelques bouteilles de liqueur hors de prix. C’était en effet presque tout un complexe qui se trouvait là devant l’Oterashi, qui se détaillait en un long couloir taillé dans la roche et à l’extrémité indéfinie ainsi que plusieurs petites salles dont l’organisation rappelait celle de bureaux classiques.

Sondant cette fois la présence de chakra dans cet espace souterrain, le guerrier rouge n’eut aucun retour : il pouvait donc faire irruption sans peine et explorer ces sous-sol très développés, ce qu’il fit. Sans surprise, les lieux étaient plongés dans l’obscurité, et seules quelques filets de lumière très ténue provenaient des stries au plafond et dans la structure de la trappe qu’il apercevait un peu plus loin. Utilisant ses dons sensoriels pour se repérer grossièrement et ne pas chuter bêtement ou se cogner, Yanosa évolua dans le hall souterrain et aperçut après un instant une lueur au fond de la pièce. Le long couloir qu’il avait repéré, et qui était apparemment entretenu en lanternes à huile longue durée pour rester praticable en tout temps. S’y engouffrant à pas de loup, il y fit quelques dizaines de mètre avant de se rendre à l’évidence : il s’agissait d’un sauf-conduit, destiné à la fuite en catastrophe de la famille Kawami. Poussant son investigation jusqu’au bout, il arriva au terme du long couloir, qui n’était sur la fin même plus éclairé, et refit surface avec un peu d’huile de coude sous une trappe de roche savamment dissimulée, à priori à plusieurs centaines de mètres de la maison au nord-est de leur position.

Le Tellurique prit bonne note de l’environnement et de l’emplacement de la trappe et la referma en repartant dans l’autre sens. De retour dans le hall plongé dans le noir, il se mit patiemment à la recherche de quoi que ce soit qui pourrait leur être utile à lui et Teruyo. Les espaces étaient majoritairement vides, les tables non occupées, et ce ne fut qu’après un moment qu’il parvint à trouver un renfoncement où se trouvait vraisemblablement un petit cabinet qui, à tâtons, recelait apparemment papier et matériel d’écriture. Un sceau en fer forgé était également présent. Si des documents importants et compromettants se trouvaient dans la maisonnée, il y avait des chances qu’ils se trouvent là, mais sans moyen pour les lire et en connaître le contenu, impossible de dire si ils pouvaient leur être utiles. Décidant de ne laisser aucune piste à la légère, et promouvant une approche qui pourrait mettre le raisonnement de Teruyo à profit sans le mettre devant le fait accompli, Yanosa scella donc une grande brassées de parchemins et rouleaux dans un sceau de son cru et fusionna à nouveau avec la paroi en pierre du sous-sol pour regagner le point de rendez-vous convenu avec son partenaire.

Un peu avant les vingt minutes qu’ils s’étaient donnés, il reparut donc à cet endroit, prêt à desceller et examiner les documents qu’il avait prélevé avec Teruyo pour se mettre d’accord sur la prochaine étape.
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Dim 5 Avr 2020 - 12:36

Si je ne cherchais pas à ce que mes aptitudes fassent leur petit effet tant attendu, c’est pourtant ce qui arrivait la première fois que l’on y était confronté en général. Et comme avec Tsuyoshi et Kenzo quelque temps avant, la réaction de Yanosa fut sensiblement la même, la tentative de me frapper en moins. Cependant, si à ma connaissance, mon don bien peu rependu à Iwa, j’étais étonnement surpris que tant de monde soit au courant de ce que c’était exactement. Cela me laissait donc supposer que d’autres avant moi, extérieurs au village, sûrement, s’étaient vus affublés d’une capacité identique. Alors que l’Oterashi me gratifiait d’un compliment, je le remerciais d’un mouvement de tête avant de prendre la parole à mon tour.

« Merci. En effet, c’est bien de la lumière. Je suis étonné que tant de monde soit au courant de ce que c’est. Le village a-t-il eu à faire face à quelqu’un ayant des pouvoirs similaires aux miens ? Pas que cela change grand-chose en soit, juste de curiosité. En tout cas, il est temps d’y aller. Ca me va. À dans vingt minutes. »

Alors que mon partenaire s’enfonçait dans les méandres des fondations rocailleuses de la maisonnée, pour ma part, vêtu de mon manteau d’ignorance, je rejoignais sans mal et en toute discrétion des jardins de la demeure, passant par-dessus les palissades bordant le domaine. Bien que d’inspiration Iwajine avec bon nombre d’aspects « jardin sec », la présence de végétation et de fleurs démontrait là un entretien régulier de ce lieu de paix et une certaine aisance financière. Par chance, en cette journée agréable, le chemin de maison extérieur en bois brut était ouvert et les panonceaux enlevés, laissant libre accès à l’intérieur.

Usant de mes talents de détection, je pouvais aisément déterminer la présence approximative du nombre de personnes en ces lieux et ainsi m’assurer une recherche tranquille. C’est en déambulant de longues minutes, évitant de croiser les habitants, que je tombais sur ce qui ressemblait à un bureau, plusieurs chaises disposées pour les invités, je suppose. Tranquillement, je fouillais les lieux, récupérant quelques notes dans les tiroirs.

C’est au moment où j’allais quitter les lieux que la porte s’ouvrit. Par chance, aucun risque pour moi de me faire repérer. Pour autant, j’étais curieux de ce qui allait se passer. Une discussion importante semblait se tramer entre le fils ainé de notre fugitif et sa mère. Et de surprises en surprises, cela concernait tout particulièrement notre affaire.

« Il faut que l’on prépare des fonds, père aura besoin d’argent pour continuer ses projets. »
« Je suis bien d’accord, mais nous ne pouvons pas prendre le risque de lui amener. Nous allons devoir faire confiance au messager. Mais pour l’heure nous ne sommes pas obligés de lui fournir toute la somme. Une partie seulement, pour voir si nous pouvons lui faire confiance. Après seulement nous pourrons envisager une somme plus importante. »


Sur ces mots, déplaçant sans mal une étagère qui devait être sur pivot, un coffre de bonne facture fit son apparition. C’était pour moi l’occasion de glaner quelques informations de plus et me plaçant discrètement à côté de la mère de famille, je profitais de la vue pour mémoriser le code de déverrouillage. 6 9 12 27 8. Un code comme un autre, mais qui aurait son importance à n’en pas douter. Un bref coup d’œil dans le coffre m’indiqua de fortes sommes d’argent.

Le temps m’était compté, de par le délai que nous nous étions accordés, mais aussi à cause de mes dépenses de chakra pour furtiver comme je le faisais. Quittant les lieux sans attendre, je retournais à notre point de rendez-vous. Premier arrivé, Yanosa fit enfin son apparition quelques minutes après moi.

« Eh bien, je suppose que si tu es là, c’est que cela s’est bien passé ? De mon côté, j’ai découvert leur coffre avec tout ou partie de leurs économies, ainsi que le code du dit coffre. L’information pourrait fuiter. J’ai également assisté à une conversation entre la mère et le fils. Ils n’ont pas l’air de savoir où se situe notre homme, mais ils sont complices, c’est indéniable. Ils attendent le prochain messager pour faire parvenir quelques fonds à notre fuyard. Je pense qu’il faudra suivre cette piste. Et toi ? Tu as trouvé quoi ? »


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Oterashi Yanosa
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Dim 5 Avr 2020 - 22:05
« Tu aurais pas pu être plus proche de la réalité : j’ai combattu une Fanatique qui maîtrisait précisément ce pouvoir l’an dernier. Une vraie peste. »

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Lorsqu’il refit surface au point de rendez-vous fixé avec Teruyo, le Tellurique vit immédiatement ce dernier sur le côté, dissimulé de façon autrement plus classique qu’avec son camouflage Hikariton qui lui permettait, il l’imaginait, de rediriger toutes les sources de lumière à travers lui et autours de lui pour se soustraire totalement à la vue des autres. Yanosa n’eut pas le temps de regagner totalement sa forme humaine pour décrocher le sceau de sa ceinture que déjà, le Miyamoto lui exposait ses propres trouvailles, qui n’étaient pas des moindres et qui allaient même remettre en cause l’utilité même de ce que lui avait entrepris de son côté. La vie était ainsi faite, songea-t-il, et il pouvait difficilement en vouloir à Teruyo d’avoir mis précisément la main sur une information aussi importante et utile à leurs desseins.

« Hmm. Intéressant. Très intéressant, même. Je prenais pour acquis que les messagers qui arrivaient jusqu’ici étaient nécessairement téléguidés par plusieurs intermédiaires successifs, ce qui fait sens quand la confiance est toute relative, et que la seule contrainte est de brouiller les pistes. Mais cette histoire de transfert de fonds change la donne.

Car si les fonds dont tu parles ne sont pas des lettres de marque, alors le messager a la responsabilité de faire parvenir la somme exacte qu’on lui a confié d’un point A à un point B, et j’imagine mal des liasses de Ryos passer de main en main plusieurs fois en cours de route pour arriver à destination. Autrement dit, le risque que je percevais pour nous en choisissant cette approche, le risque de perdre le fil ou de se faire repérer, s’est transformé en risque pour Shiyashi de perdre de l’argent. Beaucoup d’argent. Ce messager qui va arriver… il y a donc de fortes chances… qu’il nous mène droit à notre proie.
 »

Le guerrier tellurique fit une pause, affichant une mine réjouie rien qu’à l’idée qu’une piste exploitable de façon efficace ait pu ainsi faire surface grâce aux dons de Teruyo.

« Cet argent, tu les as entendu parler de son utilisation ? Une piste quelconque ? Si on peut essayer d’anticiper ça, coffrer notre cible sera encore plus facile une fois sur place. Du très bon travail Teruyo, on aura pas besoin de plus. Pour la forme, jetons un œil à ce que j’ai récupéré. »

Dans une suite de mouvements vifs, l’Oterashi déploya son parchemin et descella son contenu, faisant apparaître une flanquée de documents qu’il n’avait pu que toucher dans l’obscurité dans le sous-sol de la maison. Sur les différents papiers, des informations complexes, en apparence mal organisées : Yanosa n’était cependant pas assez naïf pour croire qu’il s’agissait simplement de feuillets de brouillon laissés là par le petit dernier de la famille Kawami.

« C’est crypté. Ils tiennent vraiment à leurs petits secrets ceux-là… »

Le Chûnin aux cheveux rouges sortit de sa ceinture utilitaire deux rouleaux de parchemin et un morceau de minerai noir finement taillé, un outil qu’il emportait toujours sans vraiment penser qu’il pourrait lui être utile un jour. Plaquant un premier parchemin à plat sur le feuillet apparemment le plus riche en informations, il entama alors sa « copie » en frottant le charbon à plat sur son parchemin, retranscrivant dessus tous les idéogrammes et autres symboles.

« Je vais copier le maximum d’informations pendant qu’on attend ce fameux messager. Qui sait j’aurais peut-être même le temps de finir… En théorie, on pourra voir arriver notre client d’ici, mais si tu préfères qu’on se repositionne... »
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Miyamoto Teruyo
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Dim 12 Avr 2020 - 13:06

Yanosa fit son entrée en scène habituelle. Sa technique était bien pratique, que ce soit en terme de dissimulation, d’infiltration ou de déplacement. Cela me donnait quelques idées supplémentaires concernant mes capacités, mais cela devrait attendre. Je n’avais déjà pas le temps de m’occuper de toutes les idées que j’avais eu ces derniers temps, alors m’en ajouter de nouvelles n’était pas nécessairement une bonne idée. Pour l’heure, il me faudrait développer d’avantager mes techniques de fuinjutsu. Mais tout ceci était une autre affaire que celle qui nous occupait aujourd’hui.

Exposant mes trouvailles, l’Oterashi s’empressa d’émettre des hypothèses. Malheureusement, elles n’étaient que parcellaires et pas nécessairement fondées. S'il y avait sûrement un fond de vérité et des choses justes dans son analyse, il fallait également prendre des pincettes et voir ce qui nous était caché avant de faire fausse route.

« Ne t’avance pas trop vite concernant le messager. Rien ne nous dis qu’il n’y a pas d’intermédiaires comme tu le penses. Il serait même avisé qu’il y en ait comme tu le disais, et je trouverais encore plu avisé que notre fugitif passe par ce système sans en avertir ses proches au cas où il serait recherché. Le plus simple à mon avis, est de considérer le messager comme une pièce du rouage et voir où tous les engrenages nous mènerons à terme. Partons donc de ton hypothèse que la traque sera rendue complexe par la multitude de croisement de messager et autres intermédiaires et soyons agréablement surpris si ce n’est pas le cas. »

Me relevant de mon assise, m’étirant pour me dégourdir les bras et le dos, je reprenais la discussion.

« L’argent doit servir à un projet de notre homme. Quant à savoir ce qu’est ce dernier, impossible à dire. Cela pourrait être tout autant la préparation de sa fuite dans un pays étranger que la mise en place d’une société parallèle ou la corruption de quelques personnes hautes placées. Va savoir. On lui demandera quand nous aurons mis la main sur lui. Mais pour ça, il faut le retrouver. Et toi, qu’as-tu trouvé ? »

L’Oterashi n’avait pas chômé lui aussi, dévoilant une flopée de documents scellés dans un parchemin en sa possession. Malheureusement, les documents n’étaient pas lisibles en l’état, ceux qui nous confirmaient de l’importance de ces papiers.

« Non, attendons le messager ici si tu estimes que c’est le meilleur emplacement. C’est toi l’expert en traque de nous deux, sur ce domaine, je suivrais tes directives. »

Bien que chacun de nous ait le même grade et malgré l’antipathie que provoquait Yanosa à mon égard, le fait que chacun mette de l’eau dans son vin améliorait nettement nos relations. De plus, même si la logique voudrait qu’il n’y ait pas de chef sur cette mission, concernant la traque du messager, mes paroles étaient sincères, compte tenu des faits d’arme de mon compagnon. À lui la main pour la traque. Pour l’infiltration, cela ne serait peut-être pas la même chose.

Ramassant l’un des documents copié, je le regardais avec attention avant de me retourner vers le copiste.

« Tu as essayé de décoder cela ? Je ne sais pas de quel groupe tu fais partie, même si j’ai ma petite idée, mais au Manazuru, nous avons souvent à faire avec les documents codés, que ce soit les nôtres ou pas. Il y a d’ailleurs un code très simple qui pourrait être utilisé par des gens qui n’ont pas de notions de cryptage très développé. Il s’agit d’une méthode simple qui décale une lettre par une autre. Par exemple, une clef de codage en A5 remplace donc les lettres A par un E, les B par des F, ainsi de suite. Il n’y a pas besoin de faire tout le document pour savoir si cela fonctionne, il suffit de se baser sur un mot de quatre ou cinq lettres et devoir si cela donne quelque chose. On peut aussi regarder si dans les documents il n’y a pas un mot qui ressort, quelque chose qui sort de l’ordinaire, écrit en gras, souligné, ou autre. Cela pourrait être la clef de cryptage. Bref, il faut regarder. »

Document en main, je me penchais sur la question. Cela prendrait un peu de temps pour vérifier ne serait-ce que le premier document, mais c’était nécessaire, et surtout utile en attendant l’arrivée du messager.

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Oterashi Yanosa
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Jeu 16 Avr 2020 - 14:05
Comme à son habitude, Teruyo prit sur lui d’endosser le rôle de la mesure et du modérateur, remettant en perspective les conclusions qu’il jugeait trop hâtives du guerrier tellurique. Ce qui, dans l’absolu, revenait à donner raison à ce dernier concernant ses hypothèses précédentes, formulées dans le café où les deux shinobis s’étaient retrouvés. Le Miyamoto en était certainement conscient, et cela prouvait une fois de plus aux yeux de l’Oterashi les qualités du Chûnin qui, si il suivait définitivement un code moral différent du sien, savait faire preuve d’objectivité et de pragmatisme quand c’était primordial. L’égo des deux gradés avait pu s’entrechoquer par le passé, mais sur le terrain, même en pareille situation où le danger semblait somme toute inexistant, ils savaient finalement tous les deux se focaliser sur ce qui était ou non important pour remplir leur mission.

« Je suppose qu’on verra bien. Mais, j’ai bon espoir que cette chasse s’avère plus directe que prévue. » répondit-il tout en continuant de gratter son parchemin avec son morceau de charbon pour copier celui qui se trouvait en dessous

Teruyo n’avait semblait-il pas pu glaner plus d’informations sur la destination des fonds qu’il avait vu à l’intérieur de la demeure, ce qui n’était pas très grave en soit. Yanosa devrait seulement se contenter de découvrir l’utilisation que Shiyashi voulait faire de tout cet argent une fois qu’ils l’auraient retrouvé, ce qui fermait potentiellement la porte à des approches plus efficaces pour le débusquer, mais le duo aurait bien d’autres moyens et solutions d’y parvenir. Lorsque le partenaire du Tellurique en vint à lui laisser la barre en ce qui concernait leur placement vis-à-vis de la bâtisse, l’Oterashi arqua un sourcil. Peu enclin à dénigrer les capacités de Teruyo en la matière, il était malgré tout surpris de tant d’objectivité de sa part sur le sujet. Oui, ils étaient effectivement déjà parfaitement placé pour observer au mieux les entrées et sorties du domaines, et son coéquipier devait certainement l’avoir vu lui aussi. La tournure de phrase employée, pour un peu, pouvait donc passer pour un compliment gratuit, auquel Yanosa se contenta de hocher la tête en signe d’approbation.

« Oui, je vois. C’est le genre de cryptage qu’on apprend à déchiffrer à l’Académie. On pourra essayer de se pencher dessus quand j’aurai terminé les copies. De deux choses l’une : soit les Kawami ont pensé au code tout seul et se seront contenté d’un algorithme simpliste, ou bien ils auront eu de l’aide pour le générer et dans ce cas… il faudra appliquer des raisonnements plus complexes. »

Tandis qu’il terminait sa phrase, toujours en train de copier le dernier feuillet en sa possession, de légères et distantes vibrations parvinrent jusqu’à ses sens toujours en éveil. Il releva soudainement la tête, son regard perçant dardant vers les reliefs au loin au devant du domaine.

« Quelqu’un arrive. À l’est du chemin principal, derrière le relief. Teruyo, je dois retourner mettre ça en place. Garde un œil sur notre client, je reviens vite. »

Scellant en un tour de main les parchemins qu’il avait temporairement subtilisé, Yanosa se fondit rapidement dans le sol et fonça à travers les strates souterraines pour rejoindre le sous-sol de la bâtisse. Là, à tâtons, il s’empressa de remettre les feuillets en place et de faire demi-tour par les mêmes moyens, ressurgissant là où il avait laissé son coéquipier moins d’une minutes plus tard.

« J’ai rien raté ? J’ai senti les vibrations se rapprocher sans repartir. C’est bien lui ? Le messager ? »

Attendant la réponse de son collègue, prêt à réagir au moindre besoin, Yanosa scruta les points d’entrée et sortie du domaine avec la plus grande acuité possible jusqu’à ce que, quelques instants plus tard, un individu chargé du minimum vital pour le voyage ressortit à leur vue. L’homme, qui mesurait moins d’un mètre quatre-vingt, regarda autours de lui d’un air naturellement soupçonneux, puis d’un bond se propulsa à travers les quelques roserais qui égayaient le domaine pour repartir parallèlement au chemin principal.

« Teruyo… il avait une besace déjà aussi remplie en arrivant, ce monsieur ? Si non… je pense qu’il est temps. »
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Sam 18 Avr 2020 - 18:22

Pour l’heure, les choses ne se passaient pas trop mal. Pour tout dire, elles se passaient même plutôt bien, presque trop bien. C’était presque à se demander pourquoi les autorités n’avaient pas décidé d’agir bien avant ce jour. Quelque chose me disait que le cœur du problème n’était pas la maison, ses habitants, leurs visiteurs et la surveillance de tout cela, mais bel et bien la suite, ce qui se tramait réellement à travers les actes de notre cible et surtout là où il gérait ses affaires. Cette supposition, cette intuition me laissait penser que nous n’étions pour l’heure qu’en train de gratter le sommet de l’iceberg et que la majorité des choses étaient encore invisibles à nos yeux. Écoutant attentivement l’Oterashi, sa manière de voir notre mission démontrait quelque peu de son tempérament, tout autant que ma vision des choses et mon propre tempérament.

Yanosa semblait être le genre de shinobi à agir de manière bien plus directe, brutale aussi sûrement, que moi. Là où j’avais tendance à prendre du recul, analyser en profondeur, explorer les possibilités et options qui s’offraient à moi, j’avais le sentiment que le colosse ne se préoccupait pas autant de toutes les hypothèses. Sa vision de la « chasse», comme il l’appelait, semblait me le prouver.

« Directe ou non, dans tous les cas, nous avons besoin de ce messager. Il suffira juste de le suivre. À nous deux, cela devrait pouvoir se faire sans trop de mal. »

Face aux documents en sa possession, concentré sur leurs copies, sans pouvoir les décrypter rapidement et sur-le-champs, nos investigations au sein de la demeure n’avaient porté que quelques fruits, et encore, pas bien mûrs. Pour autant, cela était peut-être suffisant pour nous permettre de poursuivre notre enquête et retrouver notre fuyard.

« Il serait idiot de leur part d’utiliser un codage d’une telle simplicité. Ce qu’on apprend à l’académie n’a pas vraiment vocation à être utilisé, c’est plus une découverte d’une méthodologie et d’un mode de réflexion. Mais bon. S'ils sont assez idiots pour faire cela, ça jouera en notre faveur. En revanche, s'ils sont partis sur quelque chose de plus compliqué, notamment avec une clef de codage, on ne pourra rien faire sans cette clef. »

Malheureusement, ou heureusement, seul l’avenir saurait nous le dire, l’arrivée de notre messager messianique vint interrompre mes tentatives de décryptage. Absorbé dans mes documents, je n’avais guère fait attention aux alentours et c’était la réponse physique du chunin à mes côtés qui m’indiqua qu’il se passait quelque chose.

« C’est lui tu penses ? On le saura rapidement de toute manière. »

Alors que Yanosa commençait à disparaître dans le sol, je rassurais mon partenaire sur la suite.

« Je vous garde tous à l’œil, je ne lâche personne, tu peux y aller tranquillement. »

Alors que mon partenaire voyageait sous terre, j’en profitais pour activer ma propre technique de détection. De cette manière, je pouvais aisément détecter l’ensemble des sources de chaleur présentes dans le domaine et ses environs. De cette manière, je pouvais suivre le trajet de l’Oterashi jusqu’à ce qu’il s’arrête dans ce qui devait être le bureau caché dont il m’avait parlé. Cependant, le plus intéressant n’était pas là, mais dans le propre bureau que j’avais visité, bureau dans lequel trois formes semblaient s’agiter. À leurs contours, deux d’entre elles m’étaient familières, représentant la famille de notre fugitif. Quant à la dernière, il s’agissait de notre messager inconnu. Quittant alors ses hôtes, à ma surprise, le porte-parole ne quitta pas la demeure, mais s’éclipsa de sa route initiale pour grimper dans les étages et se retrouver à genoux. Nul doute qu’il devait être dans une chambre, un bureau secondaire ou quelque chose de similaire et qu’il était en train de récupérer quelque chose d’autre. Une fois son forfait accompli, sans prendre plus de temps que nécessaire, et passa les portes du domaine. C’est à ce moment-là que le colosse fit son retour.

« On peut pas vraiment dire que tu ais raté des choses. Le messager a rencontré le fils et la mère. De ce que j’ai pu voir, je pense qu’ils lui ont remis quelque chose. En revanche, il y avait quelque chose de curieux en prime. Alors qu’ils avaient terminé leur discussion, je dirais, au lieu de partir tout de suite, notre messager s’est éclipsé dans les étages pour fouiller une salle, et sûrement récupérer quelque chose en plus. Je pense que le messager a eu des directives particulière de notre fuyard d’une manière ou d’une autre et qu’il devait agir sans que la famille de ce dernier ne soit au courant. Je trouve ça étrange. Il faudra garder ça à l’esprit quand on mettra la main sur lui. »

Sur ces paroles, le messager venait de se remettre en route, s’acquittant sûrement de la tâche qui lui incombait désormais. Cette situation ne me plaisait guère. Moi qui de base aimais avoir le contrôle sur les choses qui m’entourent, ou du moins un maximum, dans le cas présent, n’avoir comme unique piste la traque d’un potentiel messager ne me convenait pas. Qui était-il ? Où allait-il ? Comment ? Pourquoi ? Ainsi de suite.

« Il est temps d’y aller oui. À toi la main. Quant à son sac, on saura si on met la main dessus. »

Dans la foulée, nous nous mettions en route, à la poursuite de notre cible. À ma surprise, alors que je m’attendais à un homme de main classique, sa progression me paraissait trop rapide et trop aisée pour que ce ne soit pas quelqu’un qui soit un minimum entraîné aux arts ninjas. Un renégat ? Un mercenaire ? Qu’est-ce qui pouvait pousser notre commerçant à recruter ce genre d’homme pour ses affaires ?

Alternant la poursuite avec Yanosa, équilibrant ainsi nos consommations de chakra, quelque chose commença à m’intriguer.

« C’est bizarre. J’ai longuement étudié les cartes de la région, il y a peu de temps. Vois ça comme un hobby ou un projet de vie peu importe, mais je suis étonné d’une chose. Notre homme semble se diriger vers une zone reculée du pays. D’après les cartes que j’ai lues, la direction qu’il prend est une région sans rien. Qu’est-ce que notre homme viendrait faire dans un coin reculé, sans rien ni personne. C’est bizarre. »


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Lun 20 Avr 2020 - 14:52
Sitôt retourné à la surface prêt de la planque où il s’était installé avec Teruyo, Yanosa écouta attentivement le rapport de ce dernier sur ce qu’il avait pu observer à distance pendant son petit détour pour rapporter les documents empruntés. Hochant lentement la tête à l’écoute des explications du père de famille, le guerrier rouge accueillit l’idée qu’une strate supplémentaire de mystère venait de s’inviter dans cette intrigue familiale avec un brin d’enthousiasme mal placé. Sa curiosité maladive trouvait en effet de quoi se repaître goulûment lors de missions de ce genre, où le tout était de démêler tous les nœuds qui entravaient la découverte de la vérité avec le plus d’efficacité possible. Pour l’heure, impossible de déduire sur ces seules fondations ce que le « messager » était allé faire à l’étage de la bâtisse sans le consentement apparent des Kawami, mais savoir que cet homme transportait avec lui sans doute plus que de simples liasses de Ryos s’avérerait important par la suite à n’en pas douter.

« Plusieurs niveaux d’implication… Shiyashi aime décidément les cachotteries, même avec sa propre famille… » chuchota-t-il à l’abri de leur planque.

Le duo n’eut pas longtemps à attendre avant que l’homme habillé de drapés sombres et ajustés ne sorte de la maison et ne commence à s’éloigner à une vitesse qui semblait indiquer à minima une formation militaire poussée. Aucun doute sur la nécessité de le suivre, à présent, surtout avec ce que Teruyo avait glané comme informations : d’un signe de tête vif et décidé, Yanosa confirma qu’il se chargerait d’initier la traque. Rassemblant et concentrant ses perceptions sur l’individu qui commençait à s’éloigner en prenant de la vitesse, le Tellurique ferma un instant les yeux sans bouger, cherchant un chakra auquel se raccrocher pour entamer le pistage discret et silencieux de leur premier client. Ce qui, de façon presque peu surprenante, s’avéra impossible.

« ...Il est doué dans son métier celui-là. Teruyo, il sait camoufler son chakra, on a affaire à un mercenaire entraîné. Mieux vaut dissimuler notre aura à nous aussi… et rester contre le vent. »

Laissant ses sens plus terrestres prendre le relais, Yanosa commença malgré tout à bouger en s’élançant en diagonal et entama la poursuite en suivant une trajectoire parallèle à celle empruntée par leur mystérieux messager. Le repérage par le chakra n’était pas sa spécialité, mais il était diablement plus simple à employer dans beaucoup de situations : en l’occurrence, pour ne pas perdre la trace du mercenaire, l’Oterashi dut s’en remettre aux vibrations propagées par les appuis vifs et rapides de leur proie qui, même lorsqu’il posait pied sur un conifère, provoquait malgré lui des secousses jusque dans les racines de ce dernier. La traque suivit donc son cours, mais de façon un peu plus compliquée que prévue, jusqu’à ce que, certainement jugeant qu’il était sorti de la zone critique de surveillance, le messager finisse par baisser sa garde. Lancé à sa poursuite sur un chemin tangent au sien, le duo put dès lors adapter la charge.

« Il a baissé sa garde. Je sens son chakra, on va pouvoir se passer le relais à tour de rôle. »

Ils n’étaient, finalement, pas trop de deux à disposer de facultés sensorielles pour cette mission en apparence peu gourmande en ressources humaines. Même si, dans un coin de sa tête, Yanosa ne pouvait oublier les plans qu’il avait initialement formulé et qui n’auraient pas nécessité autant d’efforts de terrain, mais il n’y avait de toute façon plus matière à revenir sur ce point. La traque était lancée et, comme le fit d’ailleurs remarquer Teruyo, elle semblait prendre une tournure d’aucun dirait très intéressante.

« Un désert humain… ? La différence entre la vacuité et l’inconnu est parfois ténue… Ce n’est pas parce que nous ignorons la présence de quelque chose que celle-ci n’existe pas. Employer un mercenaire aussi qualifié… Shiyashi sait visiblement ce qu’il fait, il faut lui accorder ça. Et si il a besoin d’argent, il y a nécessairement des biens ou services qu’il peut acheter avec, où qu’il se trouve…

Il faut se préparer à l’éventualité… que nous sommes peut-être sur le point de découvrir le nid douillet de toute une tripotée d’exilés et de malfrats en tout genre… où que nous mène cette traque. 
»
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Lun 4 Mai 2020 - 17:53

« Tu as raison, des cachotteries à sa propre famille, voilà qui est intéressant. Plusieurs explications possibles. Il pourrait ne pas vouloir les impliquer d’avantage, eux qui sont déjà coupables et donc en quelque sorte les protéger, ou au contraire, il pourrait ne pas avoir confiance en eux et agir discrètement à leur insu. »

Malgré ces quelques mots, une dernière idée me trotta dans la tête, mais elle me semblait bien trop étrange pour avoir du sens. La famille aurait pu être totalement au courant des agissements du messager, l’autorisant à agir ainsi. Cela impliquerait qu’ils sont parfaitement au courant de la situation du paternel. Mais dans ce cas, pourquoi laisser justement le messager en question agir à sa guise et ne pas préparer paquets et courriers dès son arrivée. Quoi qu’il en était réellement, notre enquête n’était pas terminée, et concernant la famille, une fois notre rapport rendu, ce serait au Shihsiza de venir les arrêter et les interroger en bonne et due forme.

Pour la suite, l’Oterashi prit le relais. Son surnom de « clairvoyant » n’était a priori pas usurpé et alors que notre cible reprenait la route d’un pas décidé, Yanosa se mit lui aussi en branle, cherchant à capter la cible de sa traque. Malheureusement pour nous, alors que nous aurions pu nous attendre à une filature relativement classique, selon les dires de mon partenaire, notre cible semblait être en mesure de dissimuler son chakra ce qui impliquait un minimum de connaissance dans les arts ninjas. Entamant notre course-poursuite, le colosse m’invita à dissimuler ma présence. Il me savait déjà invisible et présumait donc de ma capacité à cacher également mon énergie spirituelle. Alors si dans l’absolu, il avait raison, j’imaginais surtout qu’il présageait de mes capacités. Suivant mon pair, marchant dans ses pas pour ne laisser qu’une seule trace, notre course se faisait au rythme de l’avancée de notre ennemi qui gardait une vitesse constante jusqu’à ce que le rubicond baisse en intensité.

« Même s'il a baissé sa garde, de notre côté, ne changeons rien. Si il était si prudent jusque-là c’est qu’il est parfaitement conscient de la tâche qu’il a à accomplir pour notre cher fuyard. Repose-toi un peu, je prends le relais. »

Désormais, il pouvait cacher tout le chakra qu’il voulait, il ne pourrait échapper à mon regard. La lumière permettait quelques moyens de détection peu orthodoxe pour la peine qu’on se donne les moyens de pousser ses limites dans le domaine. Pour ce qui était la zone de fuite de notre homme, la destination choisie interloquait tout autant le membre supposé du Sazori que moi.

« Désert humain je ne sais pas, il y a peut être des peuples nomades, mais des cartes, certes pas toutes récentes que j’ai pu lire, il n’y a rien de particulier dans la région. »

Le messager venait de stopper sa route, me faisant stopper la mienne également dans la foulée, gardant une distance plus que raisonnable.

« Il me semble qu’il est en train de cacher son sac, c’est l’impression que cela me donne en tout cas. D’ici je ne pourrais rien affirmer de plus. Ah ! Il reprend la route, mais en marchand cette fois. Malgré le niveau du messager, je pense qu’on devrait rester ici et surveiller le colis. Si notre homme s’est arrêté là et y a caché son sac, c’est pour une bonne raison. Capturer le mercenaire me semble risqué. Il suffirait que ce dernier soit surveillé par Shiyashi ou quelqu’un d’autre et qu’il nous voit pour le faire fuir. Trouvons une zone d’observation adéquate et surveillons la zone, on va sûrement devoir suivre quelqu’un d’autre. Espérons que ce soit notre homme cette fois. »

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Oterashi Yanosa
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Mar 5 Mai 2020 - 12:48
La traque dura un bon moment, mais en joignant leurs forces, en l’occurrence leurs dons sensoriels développés, les deux Chûnin parvinrent sans se surmener à rester accrochés à leur cible et à priori, sans se faire eux-même détecter. Une performance propre et nette, d’aucun dirait particulièrement professionnelle, mais qui restait rien de plus que celle qui était attendue pour des shinobis de leur niveau. A mesure que leur pistage avait continué, le décor autours d’eux avait évolué, se faisant moins dense en végétation mais toujours aussi escarpé, si ce n’était plus durant les derniers kilomètres. Aucune trace de civilisation à l’horizon et pourtant, le messager bien entraîné engagé par Shiyashi sembla ralentir et stopper au milieu de nulle part, ce qui força Teruyo à faire de même en indiquant au guerrier tellurique de l’imiter.

A cette distance, Yanosa aurait été bien en peine de discerner visuellement ce qui se tramait, mais n’eut pas à demander à son coéquipier de plus amples explications avant que ce dernier lui en fournisse de lui-même. Maîtriser l’Hikariton, déduisit l’Oterashi, devait sans doute permettre au Miyamoto d’accroître son acuité visuelle d’une façon ou d’une autre, ce qui leur permit in fine à tous les deux de ne pas rester aveugle à la situation.

« Oui, aucun intérêt à le suivre lui… Déplaçons-nous sur cette crête à l’est, comme ça moi aussi je pourrai avoir une vue d’ensemble correcte. »

Initiant le mouvement, le Tellurique fureta au ras du sol, grimaçant par à-coups tandis que ses cicatrices, sous son uniforme rudimentaire, se tordaient et se tendaient en provoquant des pics nerveux intenses dans tout son corps. Pour les missions comme celle-ci, se disait-il sans arrêt, qui n’était pas destinées à mener à une quelconque confrontation directe, engranger cette énergie issue de ses souffrances devenait rapidement compliqué. Malgré tout, il se repositionna en compagnie de Teruyo, identifiant clairement avec lui l’endroit exact où la sacoche avait été cachée, et ils attendirent.

« ...La patience est une vertu… Indéniable, oui…. Mais ça commence à faire long. Si personne se pointe vite je te jure que je retourne cette montagne pour le retrouver ce margoulin. »

Ils attendirent, oui. Un certain temps. Jusqu’à ce que, alors que le guerrier de pierre semblait prêt à littéralement exploser, ses sens lui rapportèrent des vibrations en provenance du nord.

« Oooh, allez… montre-toi mon petit. Au nord Teruyo. »

Lorsqu’un visuel put être acquis, un large sourire éventra le visage de Yanosa. Cet homme, par sa corpulence, ne pouvait pas être un messager ou un mercenaire quel qu’il soit. Sa démarche, ses guenilles, ses traits indistincts mais relativement reconnaissables même à cette distance…

« Shiyashi… Petit enfoiré, te voilà... »

A grand peine, Yanosa se retint de bondir et de lui foncer dessus pour lui adresser un gnon cataclysmique qui saurait extérioriser et matérialiser sa frustration.

« ...Si cette vermine a des complices je les veux aussi. Attendons qu’il récupère son colis… et suivons-le jusqu’à son repaire. Il ne doit pas être loin, vue l’allure du bonhomme... »

Shiyashi, l’air las et dépité, récupéra la sacoche pleine d’argent et s’en alla, aisément pris en filature par les deux Chûnin qui, pour la bonne mesure, camouflèrent leur aura une fois de plus. Nul besoin de faire de gros efforts pour ne pas perdre le margoulin de vu, cependant, ce qui rendit cette dernière partie de leur traque on ne peut plus triviale. Finalement, Shiyashi rejoignit l’entrée d’une grotte particulièrement bien dissimulée à flanc de montagne, où il s’enfonça après un bref et mélancolique regard en arrière.

« C’est parfait… Je vais passer par derrière, sonder le fond de la grotte, voir si des surprises nous y attendent ou pas, lui couper la chique si il espère s’en aller par un tunnel dérobé. Toi ? »
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Ven 8 Mai 2020 - 11:47

Petit à petit, les choses semblaient s’éclaircir. Un ennemi potentiellement coriace si l’on jugeait sa capacité à se dissimuler, ou du moins à dissimuler son chakra n’était plus une menace pour l’heure et notre quête tendait à une prochaine résolution. Pour autant, si notre homme avait fait appel à un tel mercenaire pour être le simple messager de ses colis, nous aurions pu imaginer qu’il s’était adjoint les services de gardes du corps pour le protéger, notamment contre Iwa qui le recherchait. Cependant, je ne croyais pas à cette possibilité. Si notre fuyard s’était bel et bien entourés de personnes pour le protéger, il aurait été idiot de ne pas envoyer l’un d’eux et de faire appel à un messager en plus. Mais ce qui me faisait penser que Shiyashi était désormais le dernier maillon de la chaîne était justement sa volonté de discrétion. Payer des hommes pour veiller sur lui, c’était d’autant plus de risques d’être découverts, surtout dans une région où il n’y avait que peu de passage et d’activité à proximité. Sur les directives de Yanosa, notre nouvelle position surélevée qui lui offrait, nous offrait, une vue imprenable avait également le mérite de nous donner l’avantage de la hauteur en cas de nécessité.

Alors que les tours de garde s’enchaînaient, les remarques de mon compagnon de route sur la patience me dire doucement sourire.

« Tu sais, ma vie est une question de patience. J’ai une fille de dix ans, des parents et beaux-parents à la maison, je fais équipe avec Masami et j’ai un style de combat particulier qui en nécessite aussi. Alors autant te dire que la patience, c’est mon fort justement. Je me demande même si on ne pourrait pas me surnommer « Le Patient » presque. » finis-je en rigolant.

« Mais toi, dis-moi, à part « margoulin » qui sonne étrange dans ton discours, pourquoi autant de simagrées par moments ? On dirait que tu souffres. Tu es blessé ? Tu as besoin d’aide ? »

Malheureusement, ou par chance, je ne saurais trop dire ne connaissant pas suffisamment le colosse qui m’accompagnait, ce dernier m’indiqua du mouvement. Enfin, les choses semblaient se mettre en route pour une dernière balade. Acquiesçant quand l’assimilateur confirma la présence de notre homme, c’est avec la même assurance en terme de discrétion et de filature que notre père de famille presque honnête nous mena jusqu’à une petite grotte.

« Il semble bien plus amaigri que sur la photo de l’ordre de mission. Et puis cette grotte ne semble pas si grande que ça. Personne à l’entrée pour surveiller. Il y a fort à parier que notre homme était bel et bien en train de se terrer là. Je l’imagine mal vivre dans un certain confort en ce moment, lui qui devait être habitué aux matelas les plus moelleux, aux mets les plus savoureux et aux boissons les plus enivrantes. »

À une distance raisonnable de ce qui servait désormais de demeure, Yanosa exposa son plan. Simple. Efficace.

« Eh bien, si tu le prends à revers, je vais aller le chercher. Faut bien qu’on le récupère le bougre. »

Laissant à l’Oterashi le temps de rejoindre sa future position, quant à moi, je commençais par créer deux clones. En tant qu’original, je me positionnais en hauteur avec une vue imprenable sur l’entrée de la grotte et les alentours. Pendant ce temps, les deux clones entreraient, l’un d’eux étant invisible. Si l’entrée de la grotte ne payait pas de mine, quelques bricoles, ici et là, laissant penser qu’un ermite vivait sur place, l’intérieur était bien pire. Une odeur rance planait dans l’air. Les lieux, qui ne devaient pas dépasser la vingtaine de mètres de long se dévoilaient dès que mon clone entrait. Dans un coin, une vieille paillasse en paille avec un seau dont je vous laisse imaginer le contenu à ses pieds. À l’opposé, ce qui pourrait s’apparenter à un bureau sur lequel papiers et ouvrages, de qualité aussi surprenante soit-il traînaient. Et au milieu de tout cela, un petit feu qui crépitait avec du poisson en train de sécher à côté. Entrant doucement, notre homme m’offrait son profil pendant qu’il grattait sa plume sur son vélin. Pour un shinobi, c’était là une erreur que de ne pas avoir un œil sur ce qui semblait être la seule entrée et de fait, sortie de la zone. Laissant le temps à mon second clone de se mettre en position, à proximité du fuyard, le premier intervint rapidement d’une voix calme et pleine de douceur.

« Kawami Shiyashi je présume ? »

L’homme qui visiblement ne s’attendait pas à une visite sursauta avant de se lever de sa chaise branlante d’un bon, un coupe papier à la main.

« Je suis mandaté par les autorités d’Iwa pour vous ramener au village suite à votre fuite et suite à vos actions illégales dans la cité. Vous êtes affaibli, vous semblez quelque peu affamé et fatigué. Je vous invite donc à me suivre sans opposer de résistance. Je dis cela dans votre intérêt et en homme intelligent que vous êtes, vous savez que c’est la meilleure solution pour vous. Vous vous doutez bien que l’on a pas envoyé un jeune genin fraîchement sortie de l’académie pour venir vous chercher. »

Ramassant un sac en toile de jute, je le jetais au pied de l’ancien commerçant.

« Récupérer les quelques affaires qui vous appartiennent et suivez moi je vous prie. »

Qu’allait donc faire Shiyashi désormais ? Se savoir perdu et tenter le tout pour le tout ? Se savoir perdu et accepter la situation ou avait-il encore d’autres idées ou atouts dans sa manche. Par chance, mon second clone et Yanosa étaient également dans l’équation. Il ne le savait pas, mais s'il voulait jouait contre moi, les dés étaient pipés d’avance malheureusement.


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Oterashi Yanosa
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Ven 8 Mai 2020 - 22:23
Yanosa n’avait pas eu le luxe de répondre à la question de son partenaire avant l’entrée en scène de Shiyashi, mais c’était peut-être surtout cet événement particulièrement attendu par le guerrier tellurique qui lui avait permis d’avoir un prétexte pour ne pas le faire. Dans son état actuel d’agacement et d’irritation, et quand bien même ils étaient presque à coup sûr sur le point de mettre la main sur leur proie, aucun combat digne de ce nom n’était à l’horizon, aucun défouloir quel qu’il soit, et l’accumulation nerveuse dans le corps et l’esprit de l’Oterashi allait donc devoir se décharger autrement. C’est à dire, au prix d’une longue descente en tension, de beaucoup de patience et d’un peu de repos. Le duo arrivé aux alentours de la grotte où ils venaient de voir Shiyashi pénétrer, ils se mirent aisément d’accord sur la marche à suivre, et le reste n’allait à partir de là que se limiter à des formalités d’usage.

« Action, dans ce cas. »

Yanosa fusionna donc avec la montagne, sentant le soulagement de ses nerfs immédiatement sous cette forme décidément bien plus agréable pour lui quoi que toujours un minimum coûteuse en chakra. Évoluant dans les strates inférieures, il détailla rapidement les contours de la grotte et en rejoignit le point le plus profond, qui semblait ne pas réellement finir par un cul-de-sac comme toute bonne planque qui se respectait. Au lieu de ça, un étroit passage dans l’obscurité menait droit à un point de glissade le long d’une paroi qui menait directement sur un champ de rochers nombreux et imposants, lui-même bordant un petit coin de verdure saturé. Un sauf-conduit de dernier recourt, que Shiyashi n’aurait pas le loisir d’utiliser. L’Oterashi repartit dans l’autre sens pour regagner la cavité principale de la grotte où le marchand véreux s’était installé et entendit la fin du discours sans doute plein de bonne foi que lui avait servi Teruyo. Toujours caché dans une paroi toute proche, Yanosa attendit un instant…

« Bordel de.. ! Pas moyen, vous m’aurez pas, raclure ! »

Et bien sûr, comme tous les criminels de bas étage qui ne devaient leur condamnation qu’à des magouilles de chiffres, Shiyashi tenta de se soustraire à la main de la justice. Une dernière et ultime fois. Car lorsqu’il se leva d’un bond pour tenter de courir vers le fond de la grotte, où se trouvait un sauf-conduit qui ne lui aurait de toute façon jamais permis d’échapper à un shinobi, encore moins à Teruyo, un mur de roche le coupa net dans sa course. Ou, plutôt, un torse de roche, celui du guerrier tellurique qui venait de sortir de la paroi.

« Hooohou… !!!! »

La main en pierre de Yanosa se leva et frappa, droit dans le nerf de la mâchoire. Une simple claque, mais chargée à la fois du poids de la roche et de la frustration accumulée par l’Oterashi. Shiyashi tomba raide sur le sol, inconscient.

« … Bonne nuit. »

Sans ménagement, tout en regagnant sa forme humaine, Yanosa attrapa un avant-bras de leur colis et glissa son autre bras entre ses jambes, le soulevant sans peine pour le charger sur ses épaules.

« Tu me demandais… si j’étais blessé, tout à l’heure. Je l’ai été, assez gravement. Assez pour tomber dans le coma. Depuis que je me suis réveillé… continua-t-il en engageant le chemin qui allait les mener vers la sortie de la grotte et le chemin du retour, j’ai mal sans arrêt, sauf quand je suis assimilé. J’ai adopté des stratégies… pour utiliser cette souffrance à mon avantage. Mais aucune encore qui puisse se contenter de courir sur des dizaines et des dizaines de kilomètres sans pouvoir affronter qui que ce soit en cours de route, si tu vois ce que je veux dire. »

De nouveau à l’air libre à flanc de montagne, Yanosa prit une grande bouffée d’air frais.

« Moins compliquée que prévue, cette mission. Beaucoup de détours intellectuels.. pour une finalité très banale. »
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Miyamoto Teruyo
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Sam 9 Mai 2020 - 12:53

Comme il fallait s’y attendre de tout fuyard, Shiyashi tenta de se dérober à ma demande. Je dois avouer que j’aurais été grandement surpris si ce dernier, acculé dans cette grotte, avait reconnu sa défaite et aurait accepté de nous suivre sagement sans faire de vagues. Malheureusement, d’entrée de jeu, je savais que cela ne correspondait pas au personnage. Une personne recherchée par les autorités et qui fuit jusqu’ici n’est pas du genre à lâcher prise. Ainsi, après une insulte gratuite à mon encontre, l’homme chercha à partir vers le fond de la grotte. Yanosa devait avoir raison, une sortie de secours avait dû être prévu pour ce cas de figure. Malheureusement, Yanosa était également celui de nous deux qui sans aucun doute possible attendait sagement que notre marchand en fuite fasse l’erreur de passer par ce chemin. Et bien sûr, cette hypothèse s’avéra juste, le fuyard s’étalant au sol après avoir percuté Yanosa sous sa forme assimilée.

Après avoir maîtrisé notre cible, à sa manière, l’Oterashi de sa musculature imposante s’occupa de notre colis après que l’on se soit assuré de ses liens. Il ne restait désormais plus qu’à retourner à Iwa. Sortant de la grotte, son paquet entre les bras, je regardais le colosse en rigolant.

« Pour le retour, tu m’excuseras, mais je pense que tu seras le seul à porter notre ami vu mes facultés physiques. Ou alors on peut aussi attendre qu’il se réveille et marche tout seul, mais je suis pas certain de sa collaboration. »

Une main devant les yeux pour éviter d’être ébloui en sortant de la grotte, le rubicond profita de ce moment de répit pour finalement répondre à mes précédentes questions. Pris dans le feu de l’action, j’avais totalement oublié que je l’avais interrogé sur son état de santé.

« Hum … et personne n’a pu te soigner complètement ? On a pourtant d’excellents médecins dans le village. Et … tu as déjà fait appel à un herboriste ? J’ai cru comprendre que certaines plantes, préparées d’une certaine manière avaient la faculté d’effacer les douleurs, pendant un temps du moins. Enfin bon, j’y connais pas grand-chose, c’est ce que j’ai lu. »

Puis, observant notre homme assommé et son geôlier de fortune, j’interpellais à nouveau ce dernier.

« Je te laisse le soin de préparer notre homme pour notre retour. Je vais faire un dernier tour dans la grotte, histoire de m’assurer qu’on est pas passé à côté de quelque chose. »

Retournant sur mes pas, je commençais à fouiller minutieusement les lieux, surtout le bureau. Même si notre homme n’était qu’un simple fuyard, je trouvais étrange qu’il ait décidé de se terrer dans cette grotte dans ce coin reculé du pays. Avec les moyens à sa disposition, avec son système de messager, il aurait pu fuir dans n’importe quelle nation possédant un village shinobi voire même faire appel à une organisation criminelle. Pour autant, il avait opté pour cette cache au confort spartiate. Alors pourquoi ?

« Hum … »

Comme chez lui, un tas de papiers traînaient sur le bureau, et comme ceux que nous avions déjà récupérés, ils semblaient tout autant codés. Avec un peu de minutie, le double fond d’un tiroir se déroba, dévoilant ce qui semblait être un journal. Bien, entre ça et le reste de la documentation, nous en apprendrions sûrement d’avantage. Retournant auprès de mon compagnon de route, je lui montrais ma besace en tapotant légèrement dessus.

« Finalement, j’ai trouvé quelques documents codés et ce qui ressemble à un journal personnel. J’ai pris tout cela, ça sera peut-être utile. En route ? »

Si la poursuite du messager à l’aller n’était pas nécessairement passionnante, le retour l’était encore moins. Alors que le village était en vue, je m’arrêtais quelques instants, me tournant vers mon compagnon de route.

« Eh bien, je dois avouer que je ne m’attendais pas à tout cela. Je dois également avouer que si les débuts de notre collaboration ne se sont pas passés de la meilleure manière qu’il soit, la fin s’est considérablement améliorée. Je pense sincèrement que nous sommes partis sur de mauvaises bases tous les deux. »

Tendant ma main vers le colosse, je poursuivais mon laïus.

« Miyamoto Teruyo, enchanté ! Bien, maintenant que les présentations son faites, je te laisse amener notre homme en prison, je vais faire le rapport de notre mission et apporter ces documents pour qu’ils soient analysés. À bientôt. »

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Oterashi Yanosa
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Ven 19 Juin 2020 - 23:19
Il était vrai, l’Oterashi n’avait pas eu besoin de tergiverser très longtemps dans son esprit pour en arriver à la conclusion qu’il était le mieux placé pour se charger de la manutention de leur colis. Teruyo avait bien des qualités, mais sa corpulence pouvait laisser planer un doute raisonnable sur sa capacité même à porter un sac de riz industriel sur une longue distance, alors d’envisager de lui mettre un autre être humain sur le dos était automatiquement une idée recalée d’office.

« Oh, oui, d’excellents. Naari Etsuko elle-même… s’est penchée sur mon cas. Pas la moindre substance, pas la moindre cure, pas le moindre traitement de choc n’y a pu quoi que ce soit. Rien qui n’ait pu durer plus de quelques heures au mieux, en tout cas. Et c’était bien sûr au prix de ma capacité à être un shinobi à peine décent. Autrement dit, un cul-de-sac thérapeutique. Que j’ai heureusement pris sur moi de défoncer à mains nues, mais… c’est un remède qui se doit d’être distillé constamment, sans quoi... »

Un rictus fit clairement comprendre au Miyamoto que le seuil de tolérance du Tellurique à ses souffrances arrivait véritablement à sa limite, dans ce contexte de traque morose et sans aucune possibilité de déverser sur quelque chose ou quelqu’un cette énergie rageuse qu’il avait accumulé depuis leur départ. Teruyo le laissa avancer un peu seul le long de la colline, le temps sans doute pour lui de collecter les derniers indices et données intéressants dans la grotte, avant de le rejoindre pour entamer le voyage de retour vers le village. Yanosa, sans surprise, sua à grosses gouttes, mais devoir se concentrer sur l’effort intense de rapatrier ce gaillard qu’il se traînait comme un énorme sac de patates avait au moins cela de bien que cela déportait son attention des douleurs lancinantes qu’il avait éprouvé jusqu’alors, désormais rejointes par celles de ses muscles en plein travail. Les Crocs Rocheux, heureusement, furent finalement en vue au terme de leur périple, moment que choisit Teruyo pour tirer le bilan de sa coopération initialement très houleuse avec le guerrier aux cheveux rouges. Un mince sourire fatigué sur les lèvres, l’Oterashi largua sans aucun ménagement le corps toujours inerte de Shiyashi sur le sol afin de répondre comme il se devait à la poignée de main offerte par le manieur de lumière en la saisissant.

« Deux points de vue qui s’opposent intelligemment iront toujours plus loin que deux avis qui convergent dans la mauvaise direction. Reste comme tu es, Teruyo… mais, si un jour tu te décides à arranger ce physique, hésite pas à faire appel à moi. Ce n’est pas parce que tu peux te rendre invisible qu’on est tous obligé de subir ça quand tu n'es pas en mission» conclut-il avec une tape de sa main libre sur l’épaule du Chûnin pour marquer son ironie.

Leur poignée de main se conclut, et il en alla de même pour leur mission : Yanosa apporta Shiyashi au Commissariat du Shishiza… et s’en alla trouver un repos bien mérité.

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