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Au cœur des dunes (Midori)

Endo Hoshiyo
Endo Hoshiyo

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Lun 13 Jan 2020 - 19:57

Au cœur des Dunes

Dans le désert de Kaze - printemps 197





Ce fut en rentrant de l'école du quartier où elle vivait dans la ville de Yugure qu'Hoshiyo apprit de la bouche de son père la nouvelle. Une fois par an, la petite famille composée des deux parents, de leur fille de quatorze et de leur fils de trois ans; se rendait au pays du vent. Un voyage qui réjouissait à chaque fois la rouquine, elle aimait beaucoup voir cette partie de sa famille, dans le désert. C'était un peu comme des vacances...

La semaine qui suivit, les quatre Hijin de nationalité quittèrent le confort de leur petite mais coquette maison de la grande cité du feu pour gagner les routes. Avec les années, le père de famille avait appris à prendre les bons itinéraires et éviter les lieux dangereux, car même si à cette époque le pays du feu était plutôt tranquille, la criminalité y sévissait, comme partout ailleurs dans le Yuukan; et il n'était pas rare que des attaques de bandits se produisent.

Mais avec son expérience, l'homme lui aussi rouquin parvenait toujours à faire passer un agréable voyage à sa famille, bien qu'un peu plus long que s'ils avaient emprunté la route la plus directe. Et ce fut après pas moins de quatre jours que les Hijin passèrent la frontière du pays du vent sans avoir sur leur route connu le moindre contre-temps. Au fur et à mesure qu'ils progressaient sur le territoire du vent, plus sauvage que celui du feu; ils voyaient naître dans le paysage les dunes de sable doré, et le désert s'étendre à perte de vue.

Originaire de ce pays, le père de famille; Hoshiro, ne rencontrait que peu de difficultés à s'orienter au milieu de l'étendue aride; s'aidant des étoiles et gardant toujours le même cap. Sans compter, bien entendu, sur sa faculté à manier la chaleur dont il usait le plus discrètement possible. Et, enfin, après deux autres jours; la petite famille arriva à destination. Un petit village composé de nombreuses maisonnettes, un peu comme celles que l'on retrouvait sur Tatooine, et qui s'étendaient sous la surface du désert, pour préserver leurs occupants de la chaleur.

C'est ainsi que débuta la réunion de famille des Endo. De chaleureuses retrouvailles entre plusieurs individus, pour la plupart roux, comme Hoshiyo et son petit frère. Un peuple des sables auquel elle se fondait parfaitement, bien que, parfois; ses habitudes citadines refaisaient surface. A chaque foid, le premier jour; Hoshiyo se retrouvait avec ses cousins, tandis que ses parents, et son père surtout; s'entretenaient avec les anciens, et les adultes de la famille. Elle s'était toujours demandée de quoi pouvaient-ils bien parler... Cela ne la concernait pas, pas encore. Alors elle se contentait de retrouver les autres enfants...

Mais, cette fois-ci, elle ne les retrouva pas; tous étaient à "l'école d'Hodari". Hodari était une vielle femme, érudite, qui passait ses journées à partager son savoir avec les plus ou moins jeunes, à les former, à leur enseigner... Alors, et comme Hoshiyo n'était pas la plus patiente des filles, et dotée d'une curiosité maladive, elle préféra se lancer dans une aventure montée de toute pièce par son imagination des plus fertiles.

Une heure après environ, elle se retrouva, à quelques lieux du village des sables; nez-à-nez avec un serpent. Et pas n'importe lequel, un crotale doré des Dunes, l'une des espèces les plus mortelles que comptait dans son bestiaire Kaze no Kuni. Un serpent vif, rapide et excessivement agressif qui se jetait sur ceux l'importunant -entendons par là ceux qui respiraient son air- au moindre mouvement.

Ce fut la première fois qu'Hoshiyo en "rencontrait" un après en avoir tant entendu parler. Heureusement pour elle, sa peur l'avait tétanisée; ainsi elle resta complétement immobile. Seule ses lèvres continuaient de se mouvoir et laissaient sa voix fluette bien que tremblante formuler quelques mots...

-Tout doux... tout doux...
Tentait-elle de charmer son nouvel ami...




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Hideaki Midori
Hideaki Midori

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Mer 15 Jan 2020 - 23:38
au cœur des dunes;


Les printemps, dans le désert. Si certains aiment cette saison pour son impact sur la faune et la flore, les habitants du désert savent que rien ne change dans leur contrée. Ici, printemps, été, automne ou hiver, rien ne change. Les animaux sont les même, les habitants aussi. Seules les températures se modifient, mais, pour les étrangers, ça ne change jamais rien. On dirait toujours qu’ils vont crever quand ils s’aventurent jusque-là. Ah, la flore ? Mais, dans le désert, la flore ça n’existe pas ! Et puis, ce sont pas les cactus qui vont perdre leurs épines, ce serait le pompon. Ils bourgeonnent, parfois, donnent de belles fleurs, roses, blanches, mais qui se soucie de regarder la floraison des cactus ? Quand on sait que le désert, c’est une faune dangereuse qui veut bouffer tout ce qu’elle peut, la flore, on s’en tamponne un peu le coquillard !

L’avantage, n’empêche, c’est que les étrangers sont très faciles à reconnaître dans ces situations. Parce que si les habitants du désert maîtrisent toutes les subtilités du sable, toutes ses bêtes féroces et ses tempêtes, les étrangers, eux, ont toujours cet air pathétique sur la figure. Mais oui, cet air qui donne envie de compatir, de les prendre en pitié. Ils ont l’air désemparés, aux portes de la mort, comme s’ils n’attendaient plus que leur heure de fin. Cette fameuse heure, signalée par le glas, où tout s’arrête. Celle après laquelle il n’y a plus rien. Mais ils oublient que ce n’est qu’une heure artificielle, qu’on peut la retarder encore et encore.

Pour ça, il suffit d’un bâton.
Oui, oui, un bâton. Ni plus, ni moins.

« HIYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! »

Et d’un hurlement.
Pour se donner du courage.

La crinière blanche traverse à toute vitesse les quelques mètres qui la séparent du grand méchant serpent, avant qu’il ne s’attaque à la demoiselle aux cheveux rouges. Une inconnue, mais, surtout, une étrangère. Une fois arrivée à la hauteur du reptile, Midori lui assène un coup de pied aussi fort que possible pour le faire voler dans les airs, puis en profite pour le reprendre avec un giga coup de bâton bien senti qui le propulse sur plusieurs mètres. La bestiole a l’air plus mécontente que jamais : son règne animal vient de se faire chier dessus de la pire des manières. Par une gamine, déjà. Mais en plus, son déjeuner, goûter et dîner pour les sept prochains jours s’efface doucement de son esprit. Elle s’évade, sauvée par une cinglée albinos.

Midori tourne la tête vers l’inconnue. Si on s’attend normalement à un sourire et de la gentillesse, dans ce genre de cas, c’est qu’on ne connaît pas Mido’. C’est une erreur d’espérer quoi que ce soit de doux de sa part, surtout envers une étrangère. Elle croise les bras sur sa poitrine.

« Rester inactive ne te sauvera jamais des bêtes du désert. Au contraire. »

Une réprimande ? Non, plutôt une manière de la mettre en garde.

« Toutes les bestioles ici n’attendent que de tomber sur un gibier faible, qu’elles pourront dévorer à loisir. Là, tu étais la proie parfaite. »

Midori hausse doucement les épaules. Elle s’approche lentement de la rouquine, avant de lui tendre la main, en guise de présentation.

« Midori, joaillière du désert. Qui es-tu ? »
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Endo Hoshiyo
Endo Hoshiyo

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Sam 18 Jan 2020 - 2:08




Une rencontre avec sûrement l'animal le plus venimeux de Kaze, ou tout au moins celui dont avait le plus entendu parler Hoshiyo. On l'avait souvent mise en garde d'ailleurs contre sa présence fréquente dans les environs du village; sans doute qu'un nids était présent, quelque part... Et l'adolescente avait d'ailleurs une fois, peut-être deux ans plus tôt, demandé pourquoi ils ne les éliminaient pas comme on éliminait les rats de la Cité du feu.

On lui avait répondu : l'écosystème. Elle n'avait pas compris, cela dit elle avait retenu qu'elle pouvait se défendre si jamais elle était menacée de trop prés. Et, c'était exactement la situation qu'elle vivait. Ce Crotale était prêt à la mordre, et elle même était prête à se défendre. Elle n'en avait pas l'air comme ça, mais son père lui avait appris... deux ou trois choses.

Alors elle s'était rapidement reprise.

Mais alors qu'elle s'était préparée à exécuter les plus rapides mûdras de toute son existence, une furie blanche s'était jetée sur l'adversaire de la rouquine. Et le serpent ne fut qu'un lointain souvenir s'étant envolé vers d'autres cieux; ou une dune plus loin... Et cette même fille qui pensait avoir agi en sauveuse, ce qui était vrai en l'état; lui fit la morale.

-Hum... Enchantée, joaillère du désert. Se mordit-elle l'intérieur de la lèvre pour s'empêcher de rire. Et merci. Mais j'avais la situation... sous contrôle ! Hoshiyo n'argua pas d'avantage à ce sujet avant de reprendre. Je m'appelle Endo Hoshiyo ! Et alors ça fait quoi une joaillère dans le désert ? Demanda-t-elle, se retenant de nouveau de s'esclaffer. Enfin, non c'est gentil tout ça, mon père m'a dit de ne pas parler aux étrangers, même les enfants. Avait-elle rétorqué en la fixant d'un regard suspicieux.




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Hideaki Midori
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Dim 19 Jan 2020 - 20:04
au cœur des dunes;


Elle a l’air bien idiote, la Midori. Elle aurait pu entrer tranquillement, préserver son intégrité, faire les choses bien, mais non. Il a fallu que ce soit un patatras, un fracas sans nom qui lui fout bien la honte. Parce que là, maintenant, comment elle répare cet excès de zèle ? Des excuses ? Un grand sourire ? Rien de tout ça ne fonctionne, jamais. Il faut avancer, prendre le taureau par les cornes et progresser en faisant fi de cette première erreur. La première, oui, parce qu’il peut y en avoir d’autres. Elle soupire. L’inconnue a l’air bien amusée, en tout cas. C’est peut-être une bonne chose, au fond. Le ridicule ne tue pas.

Apparemment, elle avait la situation sous contrôle. Midori arque un sourcil, peu convaincue. Dans son monde, quelqu’un qui gère, c’est quelqu’un qui agit. Pas quelqu’un qui s’apprête à se faire bouffer tout cru par un serpent. Elle hausse les épaules. Si l’albinos était rancunière, elle aurait sorti une phrase bien sentie, avec une moue boudeuse et son air pas content. Heureusement, la crinière blanche décide de ne pas rebondir, de laisser la rouquine faire ce qu’elle a à faire, dire ce qu’elle a à dire.

Endo Hoshiyo, une fille pas d’ici, qui questionne Midori sur le rôle d’une joaillière, dans le désert. Mais elle hésite. Parce que, quand même, la grande particularité d’Hoshiyo, c’est de ne pas devoir parler aux étrangers. La situation devient de plus en plus cocasse. Un grand sourire étire les lèvres de l’albinos, qui ne peut s’empêcher de sauter sur l’occasion.

« Ah … Et ça aussi, c’est une situation sous contrôle ? »

La demoiselle hausse les épaules. Il faut enchaîner, trouver un moyen d’asseoir sa crédibilité et ne pas s’écrouler lamentablement. Ne pas passer pour une dinde quand elle pourrait briller. Inspirer, expirer. Réfléchir.

« Je fais des bijoux. Je dis ça parce que notre famille est assez connue par ici. Mais peu importe. Plus tard, je veux être chasseuse de trésors, autant dire que c’est pas vraiment pareil. »

C’est peut-être rattrapé, peut-être pas, peu importe. Midori penche la tête.

« J’imagine que tu n’es pas d’ici, si ton père ne veut pas que tu parles aux étrangers. Pourtant, tu m’as donné ton nom sans te poser de questions. »

Bras croisés sur la poitrine, l’albinos jauge son interlocutrice du regard. Elle est paradoxale. Adorable, probablement, peut-être très gentille, aussi, mais paradoxale. Comment faire pour que le doute s’en aille ? Pour que tout ça ait un sens ? Midori hésite.

« J’imagine que je dois pas te faire peur. Plutôt … » Elle soupire. « Plutôt te faire rire, en fait. »

Cruelle réalité que celle-ci. Mais la réalité, c’est douloureux, il paraît.
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Endo Hoshiyo
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Lun 20 Jan 2020 - 2:39




L'Endo s'attendait toujours à tomber sur des surprises, qu'importe l'endroit; sauf dans le désert. Y rencontrer un serpent ça paraissait plutôt logique, mais une personne, et une fille; ça dépassait l'entendement tel qu'elle le concevait. Tout comme il était plutôt que les tendances caractérielles adolescentes d'Hoshiyo produisent aussi peu d'effets négatifs. D'habitude, dans la grande cité du feu, on tentait de l'attraper pour, sans doute, lui infliger une correction; sans jamais y parvenir. Alors voir cette fille si... calme; la choqua.

-Euh... Ouais. Avait-elle répondu, un peu sceptique quant au retour de la "joaillière" et observant autour d'elle pour voir s'il n'y avait quelqu'un d'autre. Je ne suis pas habituée à ce que des inconnus soient aussi familiers. Haussait-elle les épaules en l'observant. Elle trouvait étrange que des adultes laissent une enfant se promener seule au milieu du désert... Même si c'était plus ou moins son cas, seulement Hoshiyo ne se considérait pas comme tel; à l'instar sûrement de la dénommée Midori.

Elle avait raison, elle avait donné son nom à l'enfant du désert, c'était... une grosse bêtise. La rouquine soupira, comme pour admettre son indicible faute.

-Mais c'était courageux, alors merci ! S'était-elle exclamée juste après, spontanément et fort enthousiaste. Hoshiyo était un peu rebelle, normal probablement pour son âge; un peu énervante aussi selon certaines personnes; mais elle n'était pas une sale teigne avec un mauvais fond, loin de là. Elle ne voyait pas vraiment le mal chez les autres ou seulement après qu'elle en ait subis les frais; c'était souvent comme ça avec elle... Elle guérissait avant de prévenir. Et par chance, il ne lui était jamais rien arrivé de trop grave jusqu'aujourd'hui. Bah... mon père a pas la sainte parole non plus, puis je reste pas longtemps alors que tu connaisses mon nom... S'esclaffa-t-elle, pensant simplement qu'elle avait affaire à une enfant.

Sa connaissance des us et coutumes du pays du vent se limitaient à ce que les gens de sa famille lui avaient dit... Peut-être que c'était normal que les enfants se promènent seuls dans le désert, et qu'on l'avait laissé elle même toute seule; ouais ça ne pouvait être que ça, évidemment. Une tradition, de laisser l'avenir du monde vagabonder dans les dunes, avec les serpents. Sacré Kaze no Kuni, va.

-C'est cool la chasse aux trésors ! Moi... réfléchit-elle un moment. Huuum... je serai boulangère ou quelque chose comme ça. En fait, elle n'en savait rien, chauffeuse de bain lui irait tout aussi bien. En réalité, elle n'avait pas de grandes passions, alors décider d'un avenir professionnel... elle pourrait être tout et n'importe qu'elle s'en ficherait. Ou alors comme mon père ou ma mère... hum... Sensei ou fleuriste. Avait-elle souris. Cela n'avait définitivement aucune espèce d'importance pour elle. Mais c'est un métier ça ? Demanda-t-elle subitement en guettant l'éventuelle retour du serpent.




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Hideaki Midori
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Mar 21 Jan 2020 - 18:49
au cœur des dunes;


Pas habituée à ce que les gens soient aussi familiers ? Midori arque un sourcil. L’albinos ne connaît que Kaze. Ses coutumes, ses méchants, ses gentils. Elle n’a jamais rien vu d’autre que le désert et ses habitants. Autant dire que, pour elle, la familiarité est un peu comme une seconde nature. Peut-être aussi est-ce une question de cran, ou d’habitude. La crinière blanche n’est pas du style à se défiler, ou à craindre quoi que ce soit. Dès lors, parler à n’importe qui, dans n’importe quelle circonstance ne lui paraît pas particulièrement choquant. Mais peut-être que les autres pays fonctionnent différemment ? Au fond, d’où vient Hoshiyo ? Qu’a-t-elle appris dans son enfance ? Comment a-t-elle été élevée ? Pour la première fois de sa vie, Midori se heurte au choc des cultures et, à vrai dire, elle ne sait pas comment l’interpréter. En posant davantage de questions, peut-être.

La conversation avec la rouquine se poursuit, sur une note beaucoup plus agréable. Du ridicule au courage, il semblerait que la route ne soit pas si longue. L’albinos s’est enlevé une colossale épine du pied, n’empêche. Hoshiyo va probablement mieux la regarder, maintenant. Un sourire étire ses lèvres. Remerciée pour être passée pour une quiche, c’est plutôt pas mal. Au moins, le serpent a voltigé jusqu’au bout du désert, voire plus loin encore. Il ne reviendra pas les embêter de si tôt, en théorie.

La rouquine reprend, remettant en cause la parole de son père. Cette demoiselle est … changeante. Peut-être qu’elle s’affranchit, d’une certaine manière, mais qu’elle n’est pas certaine de pouvoir le faire. Midori se demande quand les étrangers considèrent que leurs enfants sont suffisamment grands pour penser par eux-mêmes. Ici, il n’y a pas de règle véritablement établie : chacun décide du moment opportun pour émanciper son enfant, en quelque sorte. L’albinos, toute jeune qu’elle est, fait pourtant partie de ces personnes indépendantes, qui n’ont plus besoin de papa ou de maman pour leur dire ce qu’il faut faire. Peut-être que c’est parce qu’elle est marchande, ceci dit. Leurs instincts diffèrent, ou quelque chose comme ça. À vrai dire, Midori n’en sait rien : pour réellement comprendre ces questions, il faudrait se rendre dans chaque pays et observer chaque famille. Une bien trop longue étude, en somme. Pour un résultat à peine intéressant.

L’albinos croise les bras sur sa poitrine. Hoshiyo n’a pas l’air d’être une passionnée, quelqu’un qui a des idéaux ou des objectifs pour l’avenir. Elle se contentera du minimum, de pas grand chose. C’est intéressant. Triste, un peu, aussi. Au fond, le bonheur ne s’exprime pas de la même manière pour chacun. Si la rousse se plaît dans son cocon, c’est qu’il lui convient. Les projecteurs reviennent sur la crinière blanche : est-ce que la chasse aux trésors est un réel métier ? Un sourire étire ses lèvres.

« Oh. Non, je pense pas. Enfin, on gagne quand même beaucoup d’argent, en le faisant. Et de beaux trésors. »

Midori croise les bras sur sa poitrine, pensive.

« Au fond, les métiers, c’est pas juste une manière de se faire de l’argent ? »

Une vision très simple, très basique du monde. Peut-être un peu idiote aussi. Fermée autour d’un principe simple, basique : celui d’engranger une folle quantité de monnaie pour subsister. Mais il y a sûrement autre chose, que Midori ne peut pas voir.

« Et puis, être chasseuse de trésors, ça me demande aussi d’être une ninja, quand même. Parce que les pillards sont nombreux, surtout ici. Si je ne peux pas me défendre contre eux, autant ne pas partir à l’aventure. Du coup, est-ce qu’on peut dire que c’est un métier ? Je n’en suis pas sûre, mais c’est ce que je veux faire. »

Elle hausse les épaules. Si Hoshiyo se contente de peu, Midori aussi, en un sens. Elle sourit.

« Au fait, tu m’as dit que ça te surprend que les inconnus soient familiers … ça se passe comment, dans ton pays ? »

L’albinos penche la tête, sans se rendre compte qu’au loin, des sillons déforment le sable. Une longue traînée plus sombre, qui creuse l’étendue dorée, s’approche lentement mais sûrement. Un danger qui rôde, qu’elle pense avoir anéanti, mais qui fait preuve d’une rancune inhabituelle.

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Endo Hoshiyo
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Ven 24 Jan 2020 - 17:11




Elle prit le temps de la réflexion, remarquant que celle de l'enfant du désert était plutôt véridique. Du haut de ses quinze ans, Hoshiyo n'aimait pas l'idée du travail en réalité; elle trouvait ça ennuyeux. Et comme l'avait souligné Midori; c'était surtout pour gagner de l'argent. Quelle autre raison pouvait-il bien y avoir pour ce lever tôt et se coucher tard ?

Mais son père, et sa mère; ne semblaient pas tristes de travailler, au contraire... Ils étaient toujours très souriants, gentils et attentionnés. Ils devaient avoir un secret qu'ils n'avaient encore partagé avec leur ainée; il n'y avait pas d'autres explication.

-Hom... Oui, c'est pas bête du tout ça... Avait-elle répondu les yeux s'écarquillant. Y a des ninjas qui sont payés. Reprit-elle en levant le doigt. Son père l'était, en tant que Sensei il apprenait certains arts à de jeunes ninjas... Chez moi... Dit-elle en soupirant. Mon père dit toujours qu'on se méfier des gens qu'on ne connait pas, surtout à Yugure. Ajoutait elle, un sourire crispé, car elle, elle avait la fâcheuse de faire facilement confiance aux autres; à être très avenante...

Elle la regarda, émettant un son amusant ressemblant à "hiiii", avec son sourire cette fois détendu. Hoshiyo avait bon cœur malgré ses facéties. Et elle se faisait assez facilement des amis en général...

-On est en... un genre de pèlerinage. C'est ce que dit ma mère... Oui, car elle, elle ne savait pas ce que voulait dire ce mot... Si tu veux je te montre le village de ma famille ? Avait-elle repris naïvement et plutôt excitée. Bien sûr, dans ce village il n'y avait pas que des Endo, mais, il y en avait beaucoup; assez pour qu'on considère le lieu comme "le village des Endo". Tu pourras me parler des trésors que tu peux trouver ? Finit-elle animée d'un intérêt réel.




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Hideaki Midori
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Lun 27 Jan 2020 - 2:19
au cœur des dunes;


Des ninjas, payés ? Payés pour être ninjas ? Midori écarquille les yeux, sans trop comprendre. Ici, les ninjas sont encore mal vus, seuls sont appréciés les marchands et ceux qui participent à la vie en général. Ils n’aiment pas trop les institutions qui vont avec, alors que ça n’a pas l’air si terrible, au contraire. Alors, comme ça, dans d’autres pays, les gens sont payés pour enseigner les arts ninjas aux autres. Être payé pour instruire, ça, ce n’est pas rare, au contraire ; mais c’est tout de même particulier de se dire que certains êtres reçoivent un salaire parce qu’ils apprennent aux autres à se battre. La loi de la jungle, ce n’est pas partout pareil, apparemment.

« Ce n’est pas ici qu’on trouvera des gens qui font un tel métier. »

Elle porte un doigt sur sa joue, pensive. C’est dommage, vraiment dommage. Les brigands cesseraient sûrement de sévir si une vraie milice ninja s’en mêlait. Si tous ceux qui pensent que leur monde est sans foi ni loi se faisaient rappeler à l’autre. Kaze serait peut-être un pays moins dangereux, pour sa propre population, puis sûrement pour les étrangers, aussi. Tout aurait bien plus de sens. Midori hausse les épaules quant aux explications de l’Endo.

« Ton père a raison, je pense. Je veux dire, quand il dit qu’il faut se méfier des gens. Je ne sais pas comment ça se passe à Yugure, ni comment c’est réellement, mais je sais qu’ici, il faut faire attention à soi. Tout le monde dit que Kaze, c’est dangereux … Malheureusement, c’est vrai. » Elle soupire. « On a beaucoup de brigands. Généralement des petites frappes, ils sont pas très forts quand ils sont isolés. Mais ils se regroupent, puis ils attaquent les gens. Riches ou pauvres, ils s’en fichent, tant qu’ils peuvent voler quelque chose. Les gens apprennent de plus en plus à se défendre, mais ce n’est pas pareil pour tout le monde, et puis, certains ne peuvent pas non plus devenir des colosses. Après tout, ma grand-mère, par exemple, pourrait pas devenir une ninja. »

Elle finit par lâcher un « Meh. » significatif, qui montre toute sa peine par rapport à cette réalité. Kaze, le dangereux Kaze. Il pourrait être si beau, avec son désert et ses trésors merveilleux, si les gens se donnaient la peine d’y faire attention. Il suffirait d’un peu de travail commun, qu’ils se tiennent tous la main pour en faire un endroit agréable pour tous. Mais non, c’est plus facile de se voler les uns les autres en attendant que le monde aille mieux par lui-même. Quelle belle bêtise que voilà, tout de même.

Son flot de pensées s’interrompt brusquement quand l’adolescente pousse un petit cri. Midori la regarde, perplexe. Puis elle se met à rire quand elle remarque le large sourire sur ses lèvres. Voilà une bien étrange demoiselle, tout de même. Mais elle a l’air gentille, vraiment gentille. Une étrangère au grand cœur, probablement.

Midori lui sourit à son tour, l’écoute parler de la raison de sa venue. Il s’agit d’un pèlerinage. Elle ne sait pas ce que ça veut dire. Peut-être un grand voyage ? Pour des informations, ou quelque chose ? L’albinos hausse les épaules. Hoshiyo, la fille du « pèlerinage ». Elle note de regarder ce que signifie ce mot une fois rentrée chez elle, pour ne rater aucune information. Pour apprendre quelque chose, aussi. Parce que c’est important d’apprendre.

L’attention de la Kazejin repart aussitôt sur la rouquine, qui l’intrigue d’autant plus. Le village de sa famille ? Avec plein d’autres gens qui viennent de Yugure ? Peut-être ont-ils d’autres coutumes, ou des comportements particuliers que Midori ne connaît pas ? Ou alors ils ont toujours vécu à Kaze, qui sait ? Peut-être ont-ils simplement adopté la culture du désert ? Avec un grand sourire, l’immaculée hoche vivement la tête.

« Oh, avec plaisir, oui ! Je te suis ! »

Midori lève les bras et agite les poings.

« Je te parlerai de tout ce qu’on peut trouver ici, oui ! Pour le reste du monde, je ne sais pas encore, mais je compte bien tout découvrir ! »

Enthousiaste, terriblement enthousiaste. Le monde est une vaste réserve de trésors qui n’attendent que d’être découverts et déplacés, non ? L’albinos impulse un premier mouvement, pour indiquer à la rouquine qu’elle peut y aller, Midori la suivra sans souci.

Dommage, dommage petit serpent, l’Homme est trop rapide pour son ascension. Alors, en voyant les deux demoiselles partir, il s’en va lui aussi, à la recherche d’une proie plus facile à attraper, sur laquelle passer son instinct de chasseur … Et oublier cette terrible humiliation.

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Endo Hoshiyo
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Mer 5 Fév 2020 - 1:34




Tout ce que disait la joaillère du désert paraissait logique à la rouquine. C'était pour ça qu'elle et sa famille n'allaient jamais plus que le village des Endo, probablement. Elle se demandait à chaque fois qu'ils venaient ce qu'il y avait d'autre à voir dans ce désert et c'était la première fois qu'elle voyait une autre personne, qui n'était pas de sa famille ou du village. C'était forcément mieux que les précédentes années de fait.

-Il apprend des arts martiaux à des jeunes de Yugure, en fait. Dit-elle alors que les deux jeunes femmes marchaient dans le sable en direction du village d'où elle avait dérivé. Sinon il est sensei de géographie. Ajoute-elle en jetant un regard amusé à l'Hideaki. Hoshiyo savait qu'il était aussi un "ninja", mais il ne l'était plus sur le papier, depuis qu'elle était née.

Les enfants avaient cette faculté, en transformant un homme en père, de lui inculquer sans le savoir de nouvelles valeurs, de lui donner une autre nouvelle conscience et de le responsabiliser. Son père avait été un guerrier, un soldat; et avait arrêté pour que les siens n'en pâtissent pas, pour qu'il ne perde ni sa femme, sa fille et plus tard son fils. Sans le savoir Hoshiyo lui avait offert beaucoup, dont la rédemption.

-Ah ! Regardes, on arrive, c'est là bas ! Dit-elle en pointant du doigt le bas de la dune où elles se trouvaient. Du sable dépassaient plusieurs toits arrondis, blancs. Un village encaissé entre deux grandes dunes, le protégeant des plus redoutables tempêtes mais aussi des yeux des pillards, car pour trouver cet endroit; il fallait avant tout en connaître la position... C'était un peu un village caché. Et alors qu'elles descendirent la dune; des cris retentirent, ceux d'enfants. Une troupe d'une dizaine de gamins leur déferlaient dessus.

-Yo ça va ?! Je vous présente Midori, la joaillière du désert ! Tous ces gamins étaient tous plus jeunes qu'Hoshiyo, et sans doute plus jeunes aussi que la Kazejine qui l'accompagnait.
-Elle est bizarre ! elle vient d'où ! lança un des gamins, d'environ une dizaine d'années.
-Hé ! Un peu de respect, elle m'a sauvé la vie ! Dit la rouquine avec un grand sourire et son regard brûlant se posant sur la fille aux cheveux blancs.
-C'est vraiiii ?! Oh racontes-nous Midori !

Midori se trouvait à présent Au coeur des Dunes, le village des Endo.

Un des enfants était venu tirer la manche de l'Endo et lui chuchota quelques mots à l'oreille.

-Ton père te cherche Hoshiyo !
-Oh... hum...



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Hideaki Midori
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Lun 10 Fév 2020 - 2:33
au cœur des dunes;


Les arts martiaux ? Pour se défendre ? Parce que c’est joli ? Il y a probablement un peu des deux. Une balance intéressante, surtout pour une adolescente. Peut-on vraiment parler d’une belle manière de se battre ? Midori hésite. Est-ce qu’il est possible de faire quelque chose d’esthétique, quand on parle de bagarre ? N’est-ce pas un mythe qu’on entretient pour minimiser la brutalité de la réalité ? Pour la rendre plus douce ? Encore une fois, c’est l’hésitation. Des questions auxquelles l’albinos répondra peut-être un jour, plus tard, quand elle en comprendra tous les tenants et les aboutissants.

Ceci dit, son père est aussi professeur de géographie. Quelqu’un qui connaît bien le Yûkan, en somme. Quelqu’un qui pourrait en apprendre beaucoup à Midori. L’avantage de se rendre dans le village des Endo, c’est aussi de pouvoir se nourrir de connaissances auxquelles elle n’aurait pas accès.

Mais quand elles arrivent, c’est tout l’inverse qui se produit. L’albinos est au cœur des préoccupations, droit sous les projecteurs. Elle rougit brusquement. C’est étrange, cette sensation. Tous ces enfants autour d’elle, tout excités à l’idée d’entendre une aussi belle histoire. Midori rougit. Elle ne sait pas quoi dire, ni où se mettre. Habituellement, il lui suffit de raconter ses plus beaux contes de pierres précieuses et de joyaux, de vanter les bienfaits de l’une ou de l’autre, pour que tout le monde les achète sans se poser de questions. C’est beaucoup plus simple. Elle recule un peu, par réflexe.

« Eh bien, euh. »

Elle les considère tous un instant, prend le temps de tout leur raconter. Comme ce sont des enfants, Midori édulcore un peu son histoire, la rend plus attrayante. La princesse Hoshiyo, aux prises avec un gigantesque serpent. Un peu de folklore, des légendes, mais pas grand chose de bien méchant. Après un rire aux éclats, l’albinos rectifie un peu, leur explique que ce n’était rien, qu’elle n’est pas un héros. Mais qu’elle est contente que ça leur ait plus.

Midori, clown des plus petits, arnaqueuse des plus grands. Un équilibre étrange.

Un petit approche Hoshiyo, lui indique quelque chose au creux de l’oreille. Un sourire triste étire les lèvres de l’albinos. L’importance de sourire, toujours, même quand une situation est déplaisante. Une manière comme une autre de rassurer, réconforter.

« Tu dois partir, Hoshiyo ? »

Elle hausse les épaules.

« Ce n’est pas grave, tu sais. Maintenant que je sais où se trouve ton village, tu n’as qu’à me faire signe pour que je revienne te voir ! »

Son sourire s’affirme sur son visage, passe de la tristesse à la douceur. Une profonde bienveillance pour cette demoiselle qui est arrivée trop vite, partie trop tôt. L’espoir qu’elle revienne, un jour. Qu’elle illumine les journées du désert de son Soleil venu d’ailleurs.

« Je te laisse aller où tu dois aller, Hoshiyo ! J’en profite pour rentrer, il est tard de toute façon, mes parents vont s’inquiéter. »

Plus, toujours plus. Pour s’assurer qu’elle n’ait pas l’impression de l’abandonner.

« On se reverra bientôt, j’espère ! Prends soin de toi ! »

Il ne lui en faut pas beaucoup plus pour se remettre en route. Elle fait de grands signes aux enfants, puis à la rouquine, avant de se remettre en route.

C’est une histoire courte, de celles qu’on pense oublier, qui pourtant restent dans la mémoire. Et qui impactent une vie bien plus qu’on ne l’imagine.

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