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[Mission A] Pour quelques flammèches... Ft Yuki Shinichi

Gozan Arukisa
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Mer 9 Aoû 2017 - 22:00
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Sacrée promotion. A peine venait-elle d’enfiler son nouveau costume de chûnin qu’Arukisa était affectée à une mission de rang A. Et pas des moindres. Un certain Sarutobi Netero l’avait contacté afin de lui expliquer les enjeux qui attendaient le village de Kiri. Maintenant que des élections avaient eu lieu, il fallait s’ouvrir sur le monde. Explorer les frontières et mettre en place les bases d’une politique extérieure. Néanmoins, on pouvait se demander pourquoi Aru’ était chargée de cette tâche ? Ce n’était pas ses qualités de diplomates qui l’avaient mises en avant, ni même sa grande expérience en tant que ninja. Non. C’était le lieu. Hi no Kuni. Les autorités savaient qu’elle était originaire du pays du Feu et qu’elle ne serait pas insensible à la quête qui était désormais la sienne. Elle ferait tout pour réussir. L’objectif de la mission était de venir en aide à la population locale. La sabreuse connaissait très bien la situation là-bas, les clans menaient une guerre entre eux et tout le territoire était un lieu de conflit. Une guerre civile, il n’y avait pas d’autres mots. Seuls quelques villages isolés, comme le sien, ou des monastères constituaient encore des lieux sûrs. C’est d’ailleurs cela que Kiri ciblait. Les victimes étaient nombreuses et par conséquent, des dizaines d’orphelins sans repères, sans défense vagabondaient dans le pays à la recherche d’un peu de sécurité. Les monastères en accueillaient autant qu’ils pouvaient mais le flux était trop important. Si bien que souvent ils étaient bondés et dépassés. Kiri voulait venir en aide à ces enfants en proposant un accord visant à accueillir un groupe d’orphelins, à l’essai, dans le but de créer un véritable lien entre les deux pays.
La première chose à penser était de les convaincre de laisser leurs flammèches quitter leur sol pour le pays de l’Eau. La tâche ne serait pas simple. Kiri avait avant tout une réputation guerrière. Les rumeurs allaient vite et tous savaient que le village avait été bâti dans le sang. Même si aujourd’hui une autorité stable régnait, il fallait en informer leurs futurs interlocuteurs et leur démontrer que les enfants auraient un avenir s’ils venaient. Car c’était la véritable question à laquelle il fallait trouver tous les arguments, auraient-ils un meilleur avenir en venant à Kiri ?

Pour cette mission, Shinichi accompagnait la jeune sabreuse. C’était une bonne chose qu’un coéquipier qu’elle connaisse soit avec elle pour cette première. En effet, elle avait un peu la pression. Les enjeux étaient importants et il fallait prouver qu’elle avait les épaules pour cela. D’autant plus que les récents évènements entre sa confrérie et la Mizukage avaient semé le doute quant à sa vision des projets du village. Néanmoins, l’idée de poser à nouveau le pied sur sa terre natale l’avait un peu éloignée de cette ambiance tendue et c’était mieux ainsi, il fallait qu’elle ait les idées claires. Pour cette mission de premier plan, on lui avait affecté un bateau plutôt luxueux afin de traverser les eaux menant à Hi no Kuni. Les mers n’étaient pas encore entièrement sécurisés et il fallait se méfier. Bien qu’ils soient partis de nuit pour ne pas attirer l’attention.
Ainsi, Arukisa s’était levée tôt, ils allaient bientôt accoster. On lui avait attribué la plus grande cabine en tant que chef d’équipe. Assise sur un siège en bois, elle regardait par une grande fenêtre. Le soleil se levait et elle trépidait d’impatience en imaginant les forêts verdoyantes qu’elle allait de nouveau parcourir. Dans ses mains, elle tenait un dossier regroupant les principales informations concernant sa mission. En temps normal, elle n’était pas aussi organisée et appliquée, mais là elle devait montrer l’exemple. C’était un peu contre nature mais elle s’y ferait. La sabreuse attendait son coéquipier afin de mettre en place les derniers réglages, celui-ci ne tarda pas à la rejoindre.

- Tu as bien lu le dossier que je t’ai passé ? J’espère que oui. Elle n’attendit pas de réponses et enchaîna. Les éclaireurs ont dit dans leurs rapports que le premier monastère se trouvait à plusieurs heures de marches de la plage. On va devoir être discret. Le pays est encore en conflit interne et on ne sait pas sur qui on peut tomber. On communique avec la population, on se renseigne, mais on évite de rester trop longtemps au même endroit. Elle parlait plus sérieusement qu’en temps normal. Puis se mit à souffler. Pffiou ! Il faut que je me détende, cette mission est importante mais il faut que je lâche la pression là, t’as pas une blague ? C’est ton rayon non ?

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"Un autre jour, une autre aventure !"

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Yuki Shinichi
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Jeu 10 Aoû 2017 - 11:18
Youhou. Enfin on me confie une tâche à la hauteur de mon talent. Je savais qu’ils finiraient par comprendre quel génie je suis. Ces gueux de bureaucrates m’ont attribué une mission de rang A. depuis le temps que j’attendais ce moment. C’est non sans une certaine fierté que je montre – à qui veut bien le voir – mon ordre de mission. Étant d’humeur taquine, je vais même rendre visite à certains de mes collègues genins afin de les narguer. Ils se sont moqués de moi, c’est maintenant à moi de me payer leur tête :
▬ LALALALALA. Regarde une mission de rang A. Et toi ? Elle est où ta mission de rang A ? Ah bah oui. J’avais oublié. T’en as toujours pas reçu ! Allez bye, tu penseras à moi quand tu nettoieras le caca du lac. LALALALA.
Et c’est après m’être moqué d’une dizaine d’enfants que je regagne mon domicile afin de me préparer pour l’évènement. Certes fanfaronner est plaisant toutefois il est utile de travailler par moment histoire de ne pas être totalement ridicule. En l’occurrence, je n’ai toujours pas lu le fameux « ordre de rang A » et m’attelle donc à la tâche avant d’hurler :
▬ QUOI !?

Je fais équipe avec Arukisa. Rien de surprenant me direz-vous mais le fait d’être sous ses ordres me donne la nausée. Pour le coup, j’ai presque envie de refourguer ma place à quelqu’un d’autre. Il est hors de question que je suive les instructions de la rouquine ! Aussi étrange que cela puisse paraître, j’ai un semblant de fierté et n’ai pas envie de me faire commander par celle qui est sensée être ma partenaire. La vie est vraiment trop injuste.

Le lendemain matin, je quitte mon domicile et me rends au point de rendez-vous. Notre voyage sera long jusqu’au pays du Feu mais je me suis convenablement préparé pour l’occasion. Nous montons tous les deux sur le bateau censé nous emmener jusqu'au pays du feu et me voilà bientôt l'invitée de ma supérieure hiérarchique, à savoir Arukisa. Cette dernière n'est pas là pour blaguer et me demande sans plus attendre si j'ai bien lu le dossier qu'elle m'a transmis … Non mais quel irrespect ! Depuis qu’elle est passée chûnin, cette fille me parle comme si j’étais un chien ! Certes je suis un piètre shinobi et quelqu’un de peu enclin à travailler toutefois je n’aurais pas omis de lire le doss- … Attendez. De quel dossier elle parle là ? Ah oui. Celui que j’ai reçu dans ma boîte aux lettres et que je me suis empressé de brûler en voyant le sceau d’Arukisa … Eh bah merde alors. Si seulement j’avais su que c’était pour la mission, j’aurais peut-être songé à le lire. Quoiqu’il en soit, ce n’est qu’un détail. Je peux tout à fait improviser sans avoir lu ledit dossier. Je sais de quoi la mission parle et c’est le plus important. Enfin je crois.

La rouquine paraît stressé. Ceci-étant et après avoir été quelque peu autoritaire, elle souhaite que je lui fasse une blague.
▬ Ah bah j’en ai plein. En plus ça tombe bien, j’en ai une tripotée qui collent au thème. Écoute celle-là : C’est un orphelin qui toque à la porte d’une bourgeoise obèse. Avant de lui demander l’aumône, le gosse tente d’attendrir la dame et lui lance : « Ça fait trois jours que je n’ai rien mangé ». Et là tu sais quoi ? La vieille lui répond : « Eh bah. Si seulement je pouvais avoir votre volonté, j’aurais déjà réussi mon régime. » et claque la porte. Bouhahahaha.

Hilare, je me mets à pleurer de rire en pensant à la tête que le moine tirerait si d’aventure je venais à lui raconter cette blague – chose qui évidemment n’arrivera pas.
▬ Bref, une autre demande ?
J'ose espérer que non. Le bateau poursuit son bonhomme de chemin, direction le pays du Feu.

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Narrateur
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Dim 13 Aoû 2017 - 20:35
Afin de dissimuler ses intentions aux yeux des puissances étrangères, le palais du Mizukage n’a pas mis à votre disposition un navire officiel et battant pavillon du village ou du Daimyô. Vous êtes véhiculé sur un vaisseau neutre, affecté par une petite société familiale qui ne possède qu’une modeste ligne de transport entre les deux étapes et quelques embarcations moyennes.

Le père, « Tanô Pavillon », est né bête, d'où son surnom. Il n’a rien appris, depuis sa que sa tête a tapé le sol à la naissance, que la rame et la direction d’une voile dans le sens du vent. Pour le reste – même lire la carte qu'il possède dans un meuble – il ne sait que faire, suivant le même trajet de Hi à Mizu depuis maintenant 30 ans. C’est lui qui vous conduit.

Il y a, sinon, des tonneaux d’huile de lampe (possédés par un autre client de Tanô Pavillon) et des paquets de biscuits (on peut lire sur l’emballage qu’ils sont produits et acheminés vers Hi par les « Frères de la secte Hatori pour la Fraternité » ; un monastère qui vit de ses mets artisanaux, semble-t-il). Ces deux commerçants ont profité, comme nous, de la confidentialité et des bas-coûts de Tanô Pavillon pour leurs affaires.

Vous n’êtes que trois à bord. Le père Tanô, amoindri des neurones, n’a plus l'usage de la zone cérébrale qui gère la compassion et les affects moraux. Le père Tanô n’a retenu qu’une leçon dans les méandres de sa bêtise : famille manger ; pour que famille manger, argent rentrer ; pour que argent rentrer, Tanô ramer.

Mais voilà le problème.
Tanô Pavillon faisait de bonnes affaires du temps des bandits ; car leurs réseaux ignoraient les frontières et allaient bien au-delà de l’Archipel. Mizu était comme l’entrepôt mondial des productions illicites (demandez à votre Mizukage qui dominait le commerce des herbes…) où étaient entassés les butins ou productions des bandits. Et vers quel autre territoire faire fructifier un marché noir, sinon un autre pays en guerre civile ? Vous l’avez deviné : Tanô Pavillon ne transportait pas que des biscuits de moines ou des tonneaux d’huile sous l’ancien temps ; mais au moins, il transportait souvent et beaucoup !

Tanô a donc trouvé un nouveau moyen de « rentrer argent ».
Vous vendre comme otages.

Vous n’avez pas eu la discrétion de dissimuler votre identité de shinobi, alors même que vous n’êtes plus en territoire kirijin. Grave erreur. Inexcusable même pour un ninja (cf. les nombreux indices qui révèlent votre appartenance au village dans vos récits). Tanô Pavillon dirige donc actuellement son petit navire vers d’anciennes connaissances : les bandits qui dirigent l’une des plages où il a l’habitude de déposer ses marchandises. Pour passer cette douane informelle, Tanô les laisse saisir une ou deux caisses de ce qu’il détient, lorsqu'il ne va pas mouiller au port de Hi, rare lieu à ne pas subir la guerre civile (là où l'argent règne, les armes se taisent).

Aujourd’hui, il leur amène deux ninjas de Kiri. Inutile de préciser que certains bandits de la plage de Hi y ont trouvé refuge après avoir fui Mizu et la grande répression : si vous tombez entre leurs mains...

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Gozan Arukisa
Gozan Arukisa

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Mar 15 Aoû 2017 - 15:12
Arukisa resta un instant sans voix. Elle ne savait pas s’il fallait s’inquiéter de l’étrangeté de la blague de son coéquipier ou alors de sa réaction démesurée. Néanmoins, elle décrocha un petit sourire en le voyant se bidonner fier de sa trouvaille. Ce n’était pas le plus rusé des shinobis qu’elle connaissait mais il avait un certain détachement qu’elle appréciait.

Sur le pont du vaisseau, la sabreuse surveillait les alentours. Cela faisait maintenant plus jours qu’ils naviguaient. Sur leur route, ils avaient croisés d’autres embarcations, pour la plupart des marchands également. D’ailleurs, le bateau qui les transportait appartenait à une petite société de transport. Probablement avait-il ses passes-droits pour voguer sur ces eaux risqués sans craindre le danger. En effet, il ne faisait aucun doute que dans le tas de voiles que la kirijin avait vu passer, certaines devaient appartenir à des bandits. L’île principal du pays de l’Eau était sécurisée en partie, mais les flots restaient le territoire des acteurs du crime. C’est pour cette raison que le duo avait décidé de se relayer pour surveiller l’horizon. La discrétion était de mise. Leur mission devait être exécuté rapidement. Pour le moment, les vents étaient favorables et leur capitaine, un vieux marin du nom de Tanô semblaient maîtriser son sujet. Il faut dire que vu son expérience, ces voies maritimes ne devaient avoir aucun secret pour lui. Le seul soucis, c’est qu’il n’était pas très bavard et n’avait pas l’air très futé. Il était même benêt pour être clair. La plupart du temps il faisait des gestes ou pousser des grognements accompagnés de quelques mots pour s’exprimer. Si bien qu’Arukisa avait abandonné l’idée de discuter et se laissait guider. Les instructions qu’elle avait données étaient simples : leur destination c’était le port de Hi. La Rose Rouge connaissait ce lieu car c’était là qu’elle avait embarqué pour Kiri lorsqu’elle prit la décision de quitter son pays natal. Le port était un lieu sûr, une trêve non officielle contenait les ardeurs des partisans de la guerre civile. Les enjeux financiers étaient trop important pour mettre à feu cet endroit clé.

Pour voir le plus loin possible, la jeune fille était montée sur le haut du mât afin d’apercevoir leur point d’arrivée. La terre étaient en vue. Tâno avait mis le bon cap. Cependant, Arukisa avait une mauvaise impression. La plage vers laquelle ils se dirigeaient, elle ne la reconnaissait pas. Ce n’était pas ce qu’ils avaient demandé. La sabreuse avait expressément expliqué qu’ils voulaient se rendre au port de Hi, car là au moins ils auraient été en lieu sûr. C’était peut-être une escale ? Non, c’était bien le continent, aucun doute. Elle descendit de son perchoir et s’approcha de Shinichi afin de lui glisser quelques mots.

- On est pas au bon endroit. Je suis parti du port de Hi pour venir à Kiri, et cette plage, ce n’est pas le port Hi. Lui glissa-t-elle doucement. Je crois qu’il a mal compris, il a l’air un peu… Elle fit tourner son doigt près de sa tête, faisant comprendre qu’il était complètement stupide. Je vais voir.

A dire vrai, elle ne savait pas réellement l’accueil qu’ils pouvaient avoir en ces lieux. Bien que son bandeau de kirijin soit nouée autour de sa cuisse et donc cachée par sa robe, les étrangers pouvaient être mal vu par les locaux. Il ne fallait pas prendre le risque d’accoster dans un endroit totalement inconnu. Même si le voyage se prolongeait un peu, ce n’était pas grave. Il valait mieux ne pas prendre de risque. Arukisa s’avança vers Tanô et l’accosta.

- Excusez-moi, je crois qu’on s’est mal compris, on veut aller directement au port de Hi. Pas d’escale, pas de détour, on a pas le temps. Je connais bien ce pays, croyez-moi. Elle avait accentué sa dernière phrase pour affirmer son sérieux. Cette plage, ce n’est pas le port de Hi. Elle hochait la tête pour montrer son mécontentement. Menez-nous à destination.

Elle espérait que ce ne soit qu’un oubli, dû à son intelligence de bulot. S’il s’avérait qu’il s’entête à mouiller sur cette plage, le duo allait devoir se montrer plus persuasif.

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Yuki Shinichi
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Mar 15 Aoû 2017 - 16:38
Cet idiot de Tano s’est paumé. Allez savoir pourquoi, cela ne me surprend même pas. Sans rire, regardez moi cet abruti. La nature ne l’a pas gâté celui-là. Fort heureusement pour lui, les éléments lui ont confié des bras et une robustesse lui permettant de naviguer convenablement. Arukisa voit bien que la plage en vue n’est pas la bonne et me glisse quelques mots à l’oreille de façon discrète. Comme pour justifier la méprise de notre hôte, la rouquine affirme qu’il a l’air un peu « ... » En ce qui me concerne la discrétion n’est pas mon fort et je lâche donc un :
▬ Con ? Oui oui, tu peux le dire. Il est con comme un manche à balai, c’est sûr. Et encore. Respectons les manches à balai.

Je sais d’expérience que les manches à balai sont respectables et remplissent leur fonction, aussi modeste soit-elle. Ce gars là en revanche sabote – de façon non volontaire j’en conviens – notre mission sans sourciller. Je ne suis pas marin, j’ai ai le sens de l’orientation d’une huître toutefois je ne pense pas qu’il soit si difficile que ça de nous mener d’un point A à un point B. D’autant que le « Père Tano » a vraisemblablement fait le trajet à de nombreuses reprises, en témoignent les paquets de biscuits à l’arrière du bateau. Tiens d’ailleurs ça me fait penser que j’ai la dalle. Ça fait plusieurs jours qu’on navigue et la pêche est médiocre depuis notre départ. La bouffe servie par notre hôte craint un max et même si je suis au régime, un ou deux gâteaux ne me tueront pas. Enfin je crois. Arukisa tente d’expliquer à ce navigateur idiot ce qui apparaît pour elle comme une évidence – à savoir que cette plage n’est pas la bonne – tandis que je m’en vais faire un tour à l’arrière du rafiot. Avant de prendre congé de ces deux énergumènes, je lâche d’un ton nonchalant :
▬ Essaie de lui expliquer, personnellement je ne suis pas très diplomate.

En effet si c’est moi qui lui demande de faire demi-tour ou de rebrousser chemin, ça risque de mal finir. À tous les coups je vais l’insulter, me moquer de lui et de son hérédité douteuse et finalement lui expliquer que s’il est aussi idiot c’est sans nul doute parce que son papa et son tonton sont en fait la même personne. Bref, je fais un signe de main à Arukisa et m’en vais bouffer des biscuits. En soi, un ou deux paquets en moins … Je suis certain que personne ne verra la différence. Ni ma partenaire, ni le navigateur – qui de toute façon à la QI d'une chèvre et ne verra rien, j'en suis persuadé – ni les clients de notre homme.

La plage est en vue, nous nous approchons d’elle tandis que ma partenaire sabreuse parle au navigateur. De mon côté je fredonne un petit air :
▬ Petits biscuits, où êtes-vous ? Petits biscuits ?

Face à moi, plusieurs tonneaux contenant vraisemblablement de l’huile de lampe. Je ne suis pas certain que ça se mange mais bon. Qui sait … Avec les biscuits, c’est peut-être pas mauvais. On raconte que l’huile d’olive et d’argan sont très bonnes pour la santé alors pourquoi pas l’huile de lampe ? Je trifouille un peu les tonneaux et les paquets de gâteaux en attendant qu’Arukisa règle ce léger contre-temps avec notre ami à l’intellect sous développé.

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Gozan Arukisa
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Mer 16 Aoû 2017 - 0:42
Le jeune Yuki semblait plus préoccupé par son estomac que par la situation. Si bien qu’il préféra enfiler le costume de goutteur plutôt que de diplomate. C’était un peu fâcheux. Sur le moment, Arukisa se demanda s’il allait être à la hauteur quand ils feraient faces aux moines. Sa propre capacité à mener un argumentaire et à négocier était très perfectible, et elle comptait tout de même sur lui pour l’épauler efficacement. Il avait la langue bien pendue comme elle mais il avait un point de vue différent sur les choses, c’est pour cela qu’il pouvait être utile. Deux cerveaux valent mieux qu’un. Et en parlant de cerveau, le dénommé Tanô était vraiment limité sur ce point. Quand il entendit les propos de la sabreuse, ses yeux de merlus s’écarquillèrent et il poussa un grognement semblant traduire son mécontentement. A première vue, Aru’ avait mis le doigt sur quelque chose. Peut-être n’était-il pas si bête qu’il en avait l’air ? Et si ce détour était voulu ? Il marmonna dans sa barbe, il était contrarié. La kirijin regarda de nouveau l’horizon et vit du mouvement sur la plage. Elle ne distinguait pas ce qui se passait mais peu importe ce que c’était, il ne fallait pas prendre de risque inutile. D’autant plus que le capitaine semblait ne pas comprendre, ou plutôt faire mine de pas comprendre. Elle décrocha Mikazuki de son dos et la pointa sur le vieux marin.

- Amène nous au port de Hi, et sans détour. La Rose rouge n’arborait plus son sourire habituel. Je n’en ai pas l’envie mais je pourrais très bien te montrer que ce n’est pas une suggestion. Elle lui montra son arme.

Tanô grommela à nouveau, mais le son était différent cette fois. C’était comme si Arukisa commençait à comprendre son langage. Là, ça ressemblait un peu à de la résignation, il baissa d’ailleurs la tête en se dirigeant vers le gouvernail. L’embarcation changea de cap. On ne pouvait finalement se fier à personne. A peine étaient-ils parti de Kiri que déjà le duo devait se méfier de tout ce qui les entourait. Elle souffla, un peu désespérée de devoir menacer ce benêt pour obtenir ce qu’ils avaient demandé. Puis, tout en gardant un oeil sur Tanô, elle se dirigea vers son acolyte glouton. Celui-ci semblait profiter de sa trouvaille à en croire les miettes qui jonchaient le sol à ses pieds.

- C’est mal parti j’ai l’impression, il va falloir le surveiller. Elle désigna l’idiot. On ne devrait plus être loin du port principal. S’il refait des siennes, on sera obligé de rejoindre la plage et d’accoster en lieu risqué. Il faut qu’on évite ça.

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Dernière édition par Gozan Arukisa le Mer 16 Aoû 2017 - 21:36, édité 1 fois
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Yuki Shinichi
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Mer 16 Aoû 2017 - 19:07
Ils sont là. Je les ai trouvés ! Ces biscuits me font face, de même que les tonneaux d'huile de lampe. Je goûte le liquide sombre et m'aperçois bien vite qu'il n'est pas comestible. Ceci-étant, je me tourne vers les caisses de gâteaux. Les cartons sont entreposés les uns sur les autres et contiennent chacun plusieurs petits paquets à l'emballage sobre mais élégant. Les paquets du haut ont été mouilés par l'humidité, la pluie et je ne sais trop quoi encore. De fait, je les déplace et me saisis d'un sachet de biscuit n'ayant pas été exposé à l'air et à l'environnement.

▬ C'est pas mauvais.
Et en un rien de temps, le paquet est fini. Il faut dire qu'il n'y a que six biscuits dans un sachet. C'est trop peu. Je trifouille la caisse et me saisis dun second paquet puis d'un troisième et bientôt - allez savoir comment - d'un neuvième.
▬ Bon. Allez, un dernier pour la route, après j'arrête.

Moi qui envisageais à la base de ne prendre qu'un ou deux paquets, j'en suis à mon neuvième. A tous les coups le client de Tano et le navigateur en personne vont remarquer qu'il y a eu vol. Je plonge ma main dans la caisse afin d'en retirer un sachet et tâte bientôt une surface anormalement plane tant la caisse me semble grande en hauteur.
▬ Je touche sérieusement le fond du truc là ?
Arukisa arrive et me fait un rapide topo de la situation. Il est vrai qu'il faut surveiller le père Tano. Cet idiot risque de nous perdre et ce quand bien même il réalise le même chemin de Hi jusqu'au pays de l'Eau depuis des années.
▬ M'ouais.
Bon, c'est pas tout mais l'arrivée de la rouquine m'a donné faim. Je plonge à nouveau ma main de sorte à prendre un onzième et dernier paquet de biscuit quand, à nouveau, je touche ce qui semble être le fond de la caisse.
▬ Vas-y là c'est compliqué à prendre ces trucs.
Je suis plutôt petit et mon bras a du mal à se saisir d'un paquet restant. A la place, je parviens un morceau de bois rectangulaire faisant office de second fond. J'imagine que cette structure permet de protéger plus efficacement les sachets.
▬ Ah.
Et merde. C'est pas des biscuits que je touche mes un truc pointu qui ressemble fortement à une épée. Je sors l'arme de la caisse et une grimace se dessine sur mon visage.
▬ C'est pas normal, ça on est d'accord ?
Non, ça ne l'est pas. Notre allure non plus n'est pas normale. J'ai comme qui dirait l'impression que nous n'avançons plus. Je tourne machinalement la tête de droite à gauche et constate que des barques arrivent en notre direction. Par ailleurs quelqu'un sur l'île nous observe. Ce que nous pensions être de la bêtise s'avère en réalité être un piège. Le Père Tano refourgue en douce des armes à des criminels et nous a vendu à je ne sais trop quelle branche de la pègre.
▬ On est attaqués.

Je crois qu'elle s'en était rendu compte. La question qu'il faut se poser dorénavant est plutôt : Qu'allons-nous faire ? Et soudain un éclair de génie.
▬ Tu as du feu ?
Moi j'ai de l'huile. Et leurs embarcations de nos poursuivants sont en bois.



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Gozan Arukisa
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Sam 19 Aoû 2017 - 15:09
La trouvaille de Shinichi ne présageait rien de bon. Si Tanô prenait le risque de transporter des armes dans ses caisses c’est qu’il avait sûrement plus de méninges qu’il ne voulait le faire croire. C’était évidemment strictement interdit et malgré cela, et la présence d’inconnus sur son bateau, il contribuait à alimenter ce marché noir. Tout à coup, Arukisa s’aperçoit d’une nouvelle anomalie dans leur traversée : leur embarcation n’avance plus. Le capitaine est une tête de mule. S’il lui fallait plus que des menaces pour qu’il se mette au pli, elle était prête à le faire. Néanmoins, au moment où elle s'apprêtait à retourner à montrer les dents une bonne fois pour toute, le Yuki l’interpella. Plusieurs chaloupes avaient quitté la plage et se dirigeaient vers eux, à première vue il y en avait une demi-douzaine. Vite, il fallait agir, prendre les bonnes décisions. C’était la première situation difficile en tant que chef d’équipe pour la kunoichi. Un premier test. Si elle menait bien les opérations, son capital confiance serait au maximum pour la suite de la mission. La sabreuse dégaina Mizuki et mit en joue les assaillants. Ce n’était pas avec ses balles qu’elle ferait couler quoi que ce soit. Ni la coque, ni les voiles n’étaient assez endommagés pour les arrêter. Elle réussit à toucher un des bandits mais à cette distance elle n’effleura que son épaule. Celui-ci serra les dents et reprit son avancée avec ses acolytes. Il fallait trouver une autre solution. Et c’est son coéquipier qui la lui apporta. Dans les caisses, il y avait des armes, des biscuits, mais surtout de l’huile de lampe. Du bois, de l’huile hautement inflammable, leur porte de sortie était toute trouvée.

- Bien vu ! Occupe toi de l’autre idiot et de nous faire repartir, je vais essayer de les ralentir avec ça. L’indication était claire, précise.

Les agresseurs étaient plus nombreux qu’eux et en mer ils n’auraient pas l’avantage de la mobilité. Il fallait absolument fuir avec le bateau. Ce benêt de capitaine n’entendrait peut-être pas raison mais peu importe, c’était un pion dans la mission, s’il fallait employer la manière forte et se débarrasser de lui, elle espérait que le blondinet ait le courage de le faire.
Dans le même temps, la kirijin approcha les caisses de contrebande près du rebord du bateau. Il y en avait une dizaine en tout, c’était bien assez pour leur donner un laps de temps nécessaire pour fuir. Elle concentra toute sa force pour ne pas perdre de temps. Les assaillants gagnaient du terrain à chaque seconde. Sur les deux dernières caisses, elle colla deux notes explosives : la clé de leur échappatoire. L’adrénaline de l’action emplissait le corps frêle d’Arukisa. Leur plan était bon, mais pour cela il fallait que leur propre bateau avance à nouveau pour ne pas se retrouver au milieu du feu quand celui-ci se propagera. A nouveau, elle se mit à balancer des rafales de balles. Sa part du travail était faite. C’était à cet instant que la confiance envers un coéquipier faisait son apparition. Elle allait voir s’il était à la hauteur et si elle pouvait réellement compter sur lui. Plus qu’une cinquantaine de mètres les séparaient de leurs agresseurs et leur transport ne bougeait pas d’un poil. Le regard vers ses cibles, elle continuait son travail de découragement mais en vain.

- Shiniiii fais vite ! Cria-t-elle. C’était la première fois qu’elle l’appelait ainsi. Qu’elle lui donnait un surnom, un diminutif amical. Une marque de confiance ?

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Lun 21 Aoû 2017 - 18:50
Arukisa se charge de ralentir nos poursuivants et me confie la tâche de faire fonctionner ce bateau. Afin de nous faire gagner du temps, la sabreuse utilise les tonneaux d’huile, conformément à ma recommandation implicite. A défaut d’avoir du feu, la chûnin utilise plusieurs parchemins explosifs … Comme quoi … Ces saletés sont parfois plus utiles qu’elles n’y paraissent. Bref, pas le temps de contempler le spectacle, je cours vers Tano et le somme de reprendre son gouvernail afin de nous faire avancer. Courtois de nature, je m’emploie à lui faire comprendre avec des mots simples ma requête :
▬ Magne tes fesses sinon elles nourriront les requins !
Il semblerait que cette image n’ait pas permis à notre ami au QI très nettement inférieur à la moyenne de saisir la portée de mes propos. Ainsi j’entrevois une alternative moins littéraire. Je me saisis de la première chose pouvant faire office d’arme dans le but de le menacer :
▬ Allez, mène nous au port. Ou je ne sais trop où, je rigole pas !
Dans l’histoire du grand banditisme, on aura vu mieux en matière de méthodes d’intimidation. En effet j’ai entre mes mains une sorte de poutre en bois à peine plus longue qu’un avant bras adulte. Voyant que Tano ne daigne faire avancer le bateau et défie mes ordres, je mets à exécution ma menace et lui assène un grand coup sur la tête. L’idiot est KO. C'est à ce moment là qu'Arukisa me somme de faire vite. Sauf que le capitaine est dans le coma et que le bateau n’avance toujours pas.
▬ Et merde … OUAIS OUAIS. Ça arrive, t'inquiète !
C'est vrai quoi. Ce n’est qu’un rafiot comme un autre. S’il arrive à le faire avancer, je ne vois pas pourquoi je n’y arriverai pas. Vous l’avez bien vu ? Sans rire, suis-je moins intelligent que lui ? … Ahah. Bien sûr que non. Je vais réussir à faire avancer cet engin de bois, croyez-moi.
Je tourne avec fougue le gouvernail, appuie sur à peu près tout ce qui me semble correspondre à une manivelle et finis par déverrouiller ce qui s’apparente à un frein à main. Je pousse un ouf de soulagement en voyant qu’enfin nous avançons.
▬ Merci mon dieu …
Le soulagement est de courte durée. Certes nous nous sommes débarrassés des poursuivants toutefois ces derniers sont parvenus à percer la coque de notre bateau. En outre, nous n’avons pas brûlé toutes les barques. Certaines ont pris la fuite et nul doute qu’elles reviendront nous pourchasser. Notre navire est lent et commence à prendre l’eau. Dans ces circonstances j’ai bien peur qu’il nous faille trouver un plan. Je ne suis pas marin et je ne risque pas de nous mener en un seul morceau à bon port. Après avoir fait le ménage sur le pont – car certains bandits ont réussi à monter jusqu’ici – Arukisa arrive. Dans le même temps, le benêt se réveille.
▬ Ah formidable, tu t’es réveillé. C’est bien. Ça veut dire que tu vas pouvoir nous aider ! Bon. J’ai quelques mauvaises nouvelles. La coque a été percée. On est un peu lent à mon goût. Tu sais pas où on peut accoster ? Non parce que je ne nous donne pas plus de deux heures avec ce bateau et je crois que …
Ok. Il ne m’écoute pas. Super. Ce mec ne sert définitivement à rien. Pire, il me gène en parlant. A défaut de l’assommer à nouveau, je le bâillonne. Le silence c’est important mine de rien !

***

Le bateau de Tano se dirige on ne sait trop où, laissant derrière lui des caisses d’armes et de l’huile. Des barques viennent à nouveau accoster l’embarcation et cette fois aucune résistance ne leur est proposée. Les bandits montent à bord et constatent que … Il n’y a personne. Personne à part un grand homme attaché à un mât et bâillonné. Cette personne n’est autre que le capitaine de l’embarcation en péril.
Dans le même temps, Arukisa et moi foulons le sable de la plage, la même que celle sur laquelle cet idiot de Tano a voulu poser l’ancre.
▬ Heureusement que je sais nager quoi. Et rester sous l’eau comme ça. C’est méga risqué. Et aller sur cette île. Ça aussi c’est risqué. Bon, à part ça, c’était bien pensé.
J’ai bon espoir que le gros des troupes soient partis en mer à notre recherche. Ceci-étant, la plage est probablement vide – ou en tout cas dépourvu de bandits belliqueux. Quitter le navire pendant qu’il était encore temps était certainement la meilleure chose à faire.
Après avoir foulé le sol de la plage, nous avançons. Il nous faut maintenant trouver le monastère. Pour ce faire et afin d’éviter toute mauvaise surprise, je me concentre et tente de repérer les sources de chakra environnantes.

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Gozan Arukisa
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Dim 27 Aoû 2017 - 23:02
Shinichi avait fait sa part du travail, et de bien belle manière. Par un ingénieux stratagème, les deux compères avaient réussi à fuir leurs assaillants. Tandis que les bandits les cherchaient sur le pavillon du vieux Tanô, ils arrivaient sur la plage du continent. L’effort avait été brutal. Nager aussi longtemps et surtout sous l’eau n’était pas une mince affaire. Quand elle arriva sur le sable, Arukisa se mit à genoux et reprit son souffle. Malheureusement, ils n’avaient que quelques instants pour se remettre de leurs émotions. Elle se releva et regarda son acolyte qui venait de lui indiquer qu’il ne détectait aucune présence humaine sur la plage.

- C’était parfait même, bien joué ! Elle lui sourit. Mais on ne doit pas rester là, ils vont sûrement revenir. Elle se tourna vers la forêt verdoyante qui se tenait maintenant devant eux. On a pas le choix, on va s’enfoncer là-dedans et tenter de trouver les monastères par nous-même. On devait rejoindre un informateur au port de Hi mais on change de plan.

La kunoichi rinça ses cheveux et jeta un coup d’oeil vers la mer. En effet, les bandits commençaient à retourner vers la terre. Elle aurait bien fouillé le camp pour tenter de trouver une piste ou quelque chose d’utile mais le temps leur était compté.

- Ne perdons plus de temps, on y va !

A l’aveuglette, le duo s’enfonça dans la densité des branches de cette forêt immense. L’odeur des feuilles, le chant des oiseaux et cette ambiance si particulière remémoraient de nombreux souvenirs à la kunoichi. Cela faisait quelques temps qu’elle n’avait pas foulé ses terres. Dans un coin de sa tête, elle espérait pouvoir rendre visite à sa famille si elle terminait la mission assez rapidement. Sans carte, sans aide, il était difficile de se diriger mais elle se souvenait que son village natale se trouvait au nord du pays. D’après leur itinéraire marin, les kirijins devaient actuellement se trouver plutôt au sud, c’était à cet endroit que Hi avait accès à la mer.

/////

Bondissant d’arbres en arbres, pendant plusieurs heures ils progressèrent sans croiser le moindre individu, ni même un chemin. La situation de guerre civile avait fait fuir une majeure partie de la population. Et pour ceux qui avaient choisi de résister, ils restaient en communauté et ne s’éloignaient que rarement des habitations. La fatigue commençait à se faire ressentir. D’autant plus que les habits de la sabreuse n’avait pas réellement séché et le froid pénétrait sa peau juvénile. La nuit allait bientôt tomber et ils allaient devoir trouver un refuge ou monter leur propre camp. Cependant, dormir en plein air n’était pas la première option, trop risqué. Au loin, Aru’ aperçut de la fumée s’élever dans le ciel. Probablement une auberge. En tout cas c’était le premier signe de vie humaine qu’ils apercevaient.

- Il faut qu’on trouve un endroit pour la nuit. On reprendra nos recherches demain. Elle tendit son doigt vers la fumée. On va voir ce que c’est, peut-être qu’on pourra trouver de quoi s’abr… La jeune fille aperçut une lueur percer la pénombre de la forêt et se diriger vers son coéquipier. Baisse toi ! Sans perdre une seconde, elle balança sa faux au-dessus de la tête de Shinichi. Un bruit métallique se fit entendre et un kunaï tomba au sol.

Elle s’arrêta sur une branche. Ils étaient de nouveau attaqués. Comme prévu, cet endroit était dangereux et il ne fallait pas qu’il relâchent leur concentration.

- C’était moins une ! Je crois que ça venait de par là. Elle pointa du doigt un immense arbre épineux dont le tronc était hors-norme.

L’adrénaline montait à nouveau. Décidément, leurs capacités de shinobis étaient mises à l’épreuve durant cette mission.
Soudain, cinq hommes sortirent d’un trou immense dans le conifère, fonçant vers les kirijins avec la ferme intention de leur nuire. Aru’ n’avait aucune idée de qui ils étaient, ni de ce qu’ils voulaient. En tout cas, leur petite embuscade était préparé. Et les jeunes ninjas n’avaient pas le choix que de les affronter.

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"Un autre jour, une autre aventure !"

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Yuki Shinichi
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Lun 28 Aoû 2017 - 16:21
Il n’y a personne. Les bandits ont tous rejoint la mer et délaissés leurs terres. Par conséquent nous sommes tranquilles et pouvons avancer à découvert sans craindre de nous faire attaquer. Une fois sur le continent – que je croyais à tort être une île en arrivant –, nous entamons les recherches. Les monastères sont censés être cachés et je ne doute pas un seul instant qu’il sera difficile pour nous de les trouver. Nous prenons de la hauteur afin d’avoir une meilleure vue et sautons d’arbres en arbres pendant un bon moment. Alors que les rayons du soleil faiblissent et laissent place à l’obscurité, des bandits nous prennent d’assaut notre duo. Grace à l’aide d’Arukisa, j’évite un projectile métallique – il est plus exact de dire qu’elle le pare pour moi mais peu importe. Je l’ai échappé belle.
▬ …
Je déglutis difficilement et vois cinq bandits en contrebas nous foncer dessus. Je prends mes distances, compose quelques signes incantatoires et lance une boule de glace sur un de nos assaillants. Ladite technique n’empêche pas ce dernier de s’approcher dangereusement et de m’asséner un coup d’épée que je parviens à esquiver de justesse. N’étant pas très doué au corps à corps, je saute d’arbres en arbres, m’éloigne des bandits – et d’Arukisa – et lance par moment quelques boules de glace sur mes adversaires afin de les faire tomber.

Par chance, je réussis à mettre KO un bandit qui me poursuis. Un second s’approche dangereusement de moi, massue en main. Après avoir exécuté un saut défiant les lois de la gravité, le bandit frappe la branche sur laquelle je suis et me fais ainsi perdre l’équilibre. Étant dans les airs, je sors un kunai, l’envoie sur mon adversaire et tente de retomber sur mes pattes une fois au sol. Je lève les yeux au ciel et constate que mon poursuivant est toujours là. Il se laisse tomber de l’arbre sur lequel nous étions et m’attaque à nouveau. De mon côté, j’esquive comme je peux en attendant qu’Arukisa vienne m’aider. Seul problème, elle ne risque pas de se pointer avant un bon moment. Pour cause, je me suis un peu trop éloigné d’elle et la chûnin a aussi des affaires à régler. Si mes calculs sont bons, ils sont cinq. Deux sont face à moi – celui là et celui que j’ai assommé un peu plus tôt. Ceci-étant la rouquine doit gérer trois gus. Après avoir évité à nouveau un coup de massue, je décide de passer à l’attaque. Pour ce faire, je plonge ma main dans ma pochette ninja et me saisis d’un nouveau kunai que je lance sur mon adversaire. Celui-ci le pare en mettant sa massue en opposition et me perd temporairement de vue – sa massue étant en train de masquer ses yeux.

Je profite de cet instant pour foncer sur mon adversaire, glisser fesses les premières sur le sol que j’ai partiellement gelé pour l’occasion, lui passer entre les jambes – comme quoi être petit peut avoir du bon –, me retrouver derrière lui et lui asséner un coup de poing dans le dos. Ma frappe touche mon vis à vis qui recule de quelques centimètres mais ne tarde pas à répliquer en exécutant à son tour un mouvement offensif. En effet mon adversaire fait volte-face et frappe circulairement avec sa massue. L’arme – qui pour le coup a été utilisée comme une vulgaire batte – me touche et me projette quelques mètres plus loin. Je finis ma course, stoppé par un arbre. Son coup m’a fait mal au bide et le choc avec le tronc a mis mon dos en compote. Ayant l’endurance et la résistance d’un chèvre prématurée, je commence à voir trouble. Je crois cependant apercevoir le bandit s’approcher de moi. Il marche lentement et doit me penser KO. Je n’arrive pas à décoller mon dos du tronc et suis bien mal en point.

Bien que je ne sois pas en mesure de voir clairement ce que je fais, je sors discrètement un nouveau kunai de ma poche, ferme les yeux et me concentre afin de sentir l’aura de mon adversaire. Ce dernier s’approche, convaincu de m’avoir terrassé. Il a baissé sa garde et je profite de cet instant pour le planter. Le sang gicle, je crois que je suis tiré d’affaire même si j’ai utilisé mes dernières forces pour exécuter cette attaque sournoise. Je perds rapidement le peu de lucidité qu’il me restait.

***

J’ouvre difficilement les yeux et sens la brise matinale caresser mon front. Je suis sur un lit et il n’y a personne autour de moi. Après m’être levé, j’observe la pièce et comprends rapidement où je suis … Pour cause, je vois sur la table basse de la chambre une assiette. Dans cette assiette se trouvent des mets qui me sont familiers.
▬ Les biscuits des moines …
Je suis dans un monastère.

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Dernière édition par Yuki Shinichi le Mar 29 Aoû 2017 - 18:19, édité 1 fois
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Gozan Arukisa
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Lun 28 Aoû 2017 - 23:24
Trois des agresseurs se jetèrent sur Arukisa. Instinctivement, elle jeta un regard vers son équipier qui par conséquent allait devoir faire face à deux ennemis. Il fallait lui faire confiance. Même s’il était moins gradé qu’elle, il était avant tout un shinobi et savait se défendre. Néanmoins, ils ne disposaient d’aucune informations sur les assaillants. Il ne fallait pas se fier aux apparences mais leur accoutrement et la façon dont ils se déplaçaient pouvait laisser présager que ce n’était que des bandits de grands chemins qui profitaient de la guerre civile pour terroriser les passants. La vision de ces hommes remémora à Aru’ la nuit sanglante où elle décida de partir à l’aventure. C’était le même genre de vermine qui avait attaqué son village et assassiné son grand-père. Elle avait quitté Hi pour aider les kirijins à sécuriser leur bel archipel, mais le pays du Feu avait véritablement besoin d’aide aussi. La kunoichi ne pouvait être sur tous les fronts. Au fond d’elle, elle espérait qu’un jour cette nation qui autrefois brillait par sa grandeur allait un jour renaître de ses cendres.

La Rose Rouge se mit en action. Tandis qu’elle apercevait son coéquipier s’éloigner d’elle sans pouvoir agir, elle devait d’abord faire face au trio qui la menaçait. Comme souvent, elle comptait sur l’effet de surprise pour entamer son combat. Sans hésiter, elle prit Mikazuki à deux mains et ouvrit le feu en rafale tout en reculant. Le but était de les disperser. Evidemment, voyant la kunoichi manier une faux, ils n’avaient pas réfléchi et lui foncèrent dessus prêt à en découdre. Pris au piège, le premier se prit un tir en plein thorax et tomba au sol. La balle l’avait frappé de plein fouet et il fracassa une branche avant de s’échouer sur la terre. Un de moins. Décontenancés mais pas découragés, les deux autres ne purent que constater les dégâts de leur impatience. L’une des règles majeures d’un combat et de ne pas sous-estimer leur adversaire. Arukisa avait un physique frêle et un air enfantin, mais elle savait se défendre. D’ailleurs, elle espérait que son équipier réussisse à temporiser le temps qu’elle arrive. Elle ne connaissait pas complètement ses points forts et points faibles mais elle savait très bien que les escarmouches n’étaient pas sa tasse de thé.

Néanmoins, il fallait d’abord qu’elle se concentre sur son objectif premier : éliminer ses deux cibles. C’est à l’aide d’un katana que l’un d'eux vint l’agresser. Profitant des branches, elle pouvait utiliser sa petite taille et son agilité pour parer et esquiver les attaques. Le bandit n’était pas un expert en kenjutsu comme elle et Aru’ parvenait à contenir ses assauts. Cependant, elle avait perdu de vue son acolyte. Peut-être avait-il fui ? C’était peu probable. Il devait certainement se planquer pour l’attaquer dans un moment de faiblesse. Les frappes du katana de son adversaire la menèrent au sol. Les sons métalliques des lames s’entrechoquant rythmaient le duel. Soudain, un bruit venant d’un buisson l’alerta. Poing en avant, le dernier bandit en sortit et tenta de porter un coup violent à la kirijin. Ils étaient malins, ce n’était pas par hasard que le conflit avait été mené à cet endroit. Sans perdre une seconde, elle envoya une détonation avec Mikazuki vers l’arrière afin de se sortir de cette mauvaise position. Dans le même temps, elle en profita pour cracher un jet de boue aux visages de ses ennemis. Ceux-ci n’étaient pas dangereux, ils ne servaient qu’à les aveugler et les gêner quelques secondes. La mixture gluante les surprit et ils ne virent pas la sabreuse s’enfoncer à son tour dans un fourré. Une fois planquée, elle s’aperçut que la lame de son adversaire l’avait entaillé au niveau de la hanche. C’était léger mais cela sonnait comme un réel avertissement. Il fallait passer à la vitesse supérieure et trouver un plan. Le terrain feuillu de Hi était idéal pour ce genre de stratagème. Il fallait prendre en compte les caractéristiques du paysage qui l’entouraient. Pendant ce temps, elle ne savait toujours pas où Shinichi se trouvait et s’il avait réussi à s’en sortir. Il fallait mettre un terme à ce conflit rapidement avant qu’elle ne découvre une mauvaise nouvelle. Aru’ composa plusieurs mudras et fit apparaître deux clones de terre. Les copies sortirent du buisson et se positionnèrent devant le duo qui s’étaient débarrassés de la boue. Les agresseurs se jetèrent sur eux, pensant probablement que la vraie se trouvaient parmi eux. Le premier fut détruit en un coup de katana et explosa laissant un simple amas de terre. Devant le regard stupéfait du malfaiteur, le second clone bloqua le poing de celui-ci dans sa main. Il semblait disposer d’une résistance supérieure et l’attrapa par le poignet. Durant ce laps de seconde, Aru’ sortit de son buisson, bondit par-dessus son double et frappa le prisonnier au niveau de la tête, l’assommant sur le coup. Plus qu’un. Et le dernier semblait complètement perdu. Comment était-ce possible qu’un clone ait retenu un coup ? La kunoichi avait ses secrets. Envahi par le doute, elle n’avait plus qu’à le cueillir. Elle se jeta sur lui avec son clone. Sa copie s’effondra au contact du katana mais elle en profita pour l’entailler au niveau de la cuisse avec son arme. Le bandit s’écroula à terre. La Rose Rouge n’était pas une tueuse, elle n’avait aucune intention de les éliminer. Par conséquent, elle le laissa en vie et partit à la recherche de Shinichi.

/////

La sabreuse parcourait à nouveau la forêt. Elle n’avait pas retrouvé son équipier depuis la veille. Le code ninja lui indiquait de continuer la mission mais il était hors de question de laisser le Yuki derrière elle. Dans le monde des ninjas, ceux qui ne respectent pas les règles et transgressent les lois sont considérés comme des moins que rien. Mais ceux qui abandonnent leurs compagnons sont encore pires. Elle était inquiète et s’en voulait de l’avoir laisser seul. Autour d’elle, elle avait trouvé des traces de combats. Des entailles dans les arbres, un tronc cassé, des tâches de sang, plusieurs preuves que le duel ne s’était pas déroulé aisément pour le Yuki. Il était sous sa responsabilité, elle aurait dû prendre soin de lui. Arukisa se ressassait son erreur mais il ne fallait pas perdre espoir. Les seuls indices qu’elle avait trouvé sur place étaient des traces de pas. Elles étaient nombreuses, ça ne pouvait être les deux bandits qui l’avaient poursuivi. Elles semblaient partir vers l’ouest. Mais c’était une faible piste. En tout cas, elle n’avait pas retrouvé son corps donc il y avait une chance pour qu’il soit encore en vie. Hors, le temps jouait contre elle. Plus les minutes coulaient et moins elle avait de chance de le retrouver en revanche. D’autant plus, que seuls, ils étaient chacun exposés à une nouvelle attaque inattendue.

Aru’, au cours de sa recherche, tomba par hasard sur ce qui semblait être la description qu’on leur avait donné d’un monastère. Plusieurs enfants jouaient autour et devaient être les orphelins recueillis. La kunoichi put également apercevoir plusieurs hommes les surveiller et circuler dans le bâtiment, sûrement les moines. C’était bien sa mission. Mais il fallait d’abord trouver Shinichi. Hors, peut-être pourraient-ils l’aider ? Même si elle venait de Kiri et qu’elle leur annonçait, ils étaient normalement pacifiques. Son bandeau n’était pas visible mais tant pis, elle allait se présenter ainsi. Après tout, la guerre civile est menée par les clans de Hi, elle ne devait pas représenter une menace pour eux. Ainsi, elle sortit de la forêt et s’avança, arme dans le dos pour montrer patte blanche. Elle se tenait sur le chemin qui menait à l’entrée et son arrivée fut remarquée. Sa robe était entaillée à l’endroit de sa blessure, elle posa sa main dessus et tira le tissu pour tenter de cacher les traces de son combat, elle ne voulait pas les effrayer. Comme elle s’y attendait, si ces monastères tenaient, c’est parce que les moines, bien que paisibles, n’étaient pas inoffensifs. En conséquence, une dizaine de gardes se positionnèrent autour d’elle tandis qu’elle continuait d’avancer. Elle leva les mains vers le haut.

- Je m’appelle Gozan Arukisa. Je viens de Kiri, le village du pays de l’Eau. Je ne vous veux aucun mal. Dit-elle avec sa douce voix.

C’était une première amorce, il fallait détendre l’atmosphère. Mais elle avait un avantage, son jeune âge jouait en sa faveur. Après tout, ce n'était encore qu'une adolescente et ce lieu accueillait des enfants avant tout.

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Mer 30 Aoû 2017 - 5:29
Je suis en robe de chambre. Mes affaires sont posées sur une chaise à ma gauche tandis que les sucreries sont plus à ma droite. J’ai faim et goûte le biscuit histoire de m’assurer qu’il s’agisse bien de la même friandise que celle transportée par Tano. Mes papilles ne me trompent jamais, je confirme : Ce sont bien les mêmes gâteaux. Je regarde autour de moi quand un homme toque à la porte. Un individu habillé en robe beige entre, un sourire aux lèvres :
▬ Bien dormi ? Je m’appelle Akio. Comment vous appelez-vous ?
Je déglutis lentement et décline mon identité sans trop en dire sur mes origines ou les raisons de ma venue :
▬ Shinichi.
▬ Eh bien Shinichi, Je suis l’homme qui vous a trouvé et soigné. Vous pouvez rester jusqu’à rétablissement total. Après cela, il vous faudra libérer la chambre. Les alentours sont à votre disposition. Si vous le voulez vous pouvez vous promener, visiter les alentours. Nos jardins sont modestes mais agréables à contempler.
Un peu sonné, je me frotte les yeux et tente d’assimiler toutes les informations données par ce Akio. Ces moines ont l’air gentil. En tout cas j’imagine que s’ils avaient voulu me faire du mal, ils auraient largement été mesure de le faire. Au lieu de cela, ils m’ont recueillis puis soigné.
▬ Mes excuses. Je parle beaucoup. C’est une de mes plus grandes tare. Je vais vous laisser vous reposer. Vous ne devez pas être totalement lucide. Si vous avez besoin de me parler, je suis dans la pièce d’à côté.

« Pas totalement lucide », c’est peu de le dire. Akio s’en va et je profite de cette tranquillité retrouvée pour me changer. Mes affaires ont été lavées, mon bandeau lustré, rien ne manque ; Rien si ce n’est ma pochette ninja. Je quitte ma chambre, essaie de me repérer comme je peux et arrive dans ce qu’Akio avait décrit comme « la pièce d’à côté ». Il s’agit d’une salle de travail où plusieurs moines s’évertuent à emballer des paquets et bouchonner des bouteilles. Quelques enfants aident les hommes dans leur besogne et je dérange tout ce beau monde en toussotant puis en demandant :
▬ Excusez-moi, Akio ? Je peux vous parler ?
L’homme cesse son travail, donne quelques instructions à un adolescent d’une à deux années mon cadet me rejoint.
▬ Je voulais vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi, les soins, le fait de m’avoir recueilli ici, d’avoir lavé mes affaires. Mais justement, je crois qu’il y a euh … Disons quelque chose qui a disparu.
▬ Vos armes ? S’il est possible qu’à Kiri transporter des lames et des projectiles soit quelque chose d’anodin, il n’en est rien ici. Nous vous les rendrons quand vous partirez mais rien ne presse. Ne vous en faites pas. Vous n’en aurez pas besoin ici. Regardez-nous.
M’ouais. Je ne suis pas spécialement convaincu par ses dires et me sentirais bien mieux si j’avais quelque chose de pointu à ma disposition mais je préfère ne pas contrarier mes hôtes. Ainsi j’esquisse un sourire et acquiesce de la tête. Je retourne ensuite dans ma chambre afin de me reposer à nouveau.

***

Allongé sur mon lit, j’observe les mouches voler et songe à ce que je pourrais faire une fois totalement guéri. Je me gratte le dos et
▬ C’est l’ennui total ici.
J’ai un peu mal à la tête et suis encore très faible mais me lève à nouveau afin d’aller faire un tour. Cette fois, je vais plus loin que « la pièce d’à côté » et quitte le bâtiment afin de voir les fameux jardins du monastère. Je ne suis pas un amoureux de la nature mais qui sait … Je m’ennuierais peut-être un peu moins là-bas. Sur ma route, je vois des enfants jouer et d’autres – un peu plus âgés – cueillir des pommes, des pêches et autres fruits poussant dans les arbres du jardin. Alors que je m’assieds près d’un banc, un garçon un poil plus jeune que moi s’approche et me demande :
▬ Toi, tu es nouveau ici. T’es là depuis longtemps ? Et ta façon de marcher … Il t’est arrivé un truc ?
J’ai laissé mon bandeau frontal dans ma chambre. Il doit me prendre pour un orphelin.
▬ Euh … On peut dire ça, oui. Et toi tu es là depuis longtemps ?
▬ Deux mois et demi. Je suis le plus vieux ici, le vétéran en quelque sorte. C’est pas évident au début mais on s’y fait, tu vas voir. Les moines sont gentils. Et c’est le dernier endroit sûr dans la région.
Je repense à ma petite rencontre avec les bandits et soupire en ironisant :
▬ … Tu m’étonnes.
Nous échangeons quelques banalités et faisons connaissance Kinari et moi. De nous deux, il est clairement celui qui parle le plus – et ce bien que j’ai une grande propension à raconter ma vie. Soit dit en passant, je ne fais pas mention de mon appartenance au village caché de la brume et l’écoute me parler de son passé et de sa vie au monastère. Tous les enfants présents ici sont là à cause de la guerre civile. Ils jouent et travaillent de temps en temps afin d’aider ceux qui les hébergent à poursuivre leurs bonnes œuvres.
Pas très joyeux tout ça.

Les minutes puis les heures passent et vient l’heure de dîner. Les moines servent le repas aux enfants tandis que je retourne dans ma chambre afin de manger une bouillie verte à l’allure étrange. Suite à quoi, fatigué, je retourne dormir. Encore.
***

Le lendemain matin, je sors de ma chambre plus en forme que la veille. Je pense être totalement rétabli et suis donc en mesure de quitter le monastère. J’y pense un peu tard mais je devrais peut-être parler à Akio et à ses collègues des raisons de ma venue ici. Ils ne sont pas nés de la dernière pluie, savent que je suis Kirijin et doivent donc savoir que je ne suis pas arrivé à Hi no Kuni sans raison. D’ailleurs en parlant du moine, le voilà qui arrive :
▬ Vous avez l’air en forme. Je pense que vous pourrez bientôt nous quitter.
▬ Eh bien …
Je me sens un peu bloqué et ai du mal à lui dire que je suis ici pour négocier avec eux l’envoi d’orphelins. Les mots sont tous bien ordonnés dans ma tête mais ils ne veulent pas sortir.
Soudain, du bruit se fait entendre à l’extérieur. Quelqu’un arrive et a rameuté les gardes. Akio et moi sortons du bâtiment afin de voir ce qu’il en est ; C’est Arukisa.

▬ Owh. Tu es là, toi.
Je l’avais presque oublié. Je me tourne vers le moine qui m’a soigné et affirme :
▬ C’est une amie à moi. Elle ne vous fera rien.
Le moine et ses confrères observent tour à tour Arukisa puis ma personne. Je crois qu’il est temps pour nous de leur expliquer la raison de notre venue ici. Enfin. Je crois qu’il est temps pour Arukisa de leur expliquer. Moi je passe mon tour !

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Dernière édition par Yuki Shinichi le Jeu 31 Aoû 2017 - 3:38, édité 1 fois
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Gozan Arukisa
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Mer 30 Aoû 2017 - 14:04
Quand elle aperçut Shinichi, Aru’ se retint lui manifester son soulagement. Elle se contenta de souffler pour évacuer son apaisement. Toujours encerclée par les moines, elle n’osait pas bouger pour ne pas créer la panique et se mettre en mauvaise posture. Mais évidemment elle s’interrogeait.

- Shini ?!? Mais qu’est-ce tu fais ici ? Comment… Elle s’arrêta. Savoir comment il était arrivé n’était pas le principal au final. Il était en vie et c’était le plus important. Je suis contente de te voir. Elle esquissa un sourire gênée. Elle s’en voulait encore de l’avoir laissé.

Les moines n’accueillaient en général que des enfants abandonnés. Le lien se fit dans son esprit. Il y avait des chances pour qu’il soit sorti vainqueur de son combat mais non pas sans conséquence. C’est certainement à ce moment que ces bonnes âmes étaient venus à son secours. Mais trêve de dispersion, elle aurait des explications plus tard. A première vue, il avait l’air en pleine santé et aucun danger ne le guettait. C’était ce qui comptait.
Le moine qui se tenait près de son équipier s’avançait et fit signe de la main aux gardes de lui frayer un chemin. Il se tint en face de la kunoichi. Son visage semblait amical, du moins il n’inspirait pas la crainte chez la jeune fille.

- Désolé pour ces dispositions un peu agressive, mais le pays est en guerre. Nous devons nous montrer prudent. Mon nom est Akio et je serais votre guide ici. Il jeta un regard vers le Yuki. Il semble dire que vous êtes du même côté. Il tendit sa main vers le bâtiment derrière lui. Je vous invite donc à l’intérieur. Profitez de notre hospitalité quelques heures, le temps de vous revigorer et de soigner cette blessure.

Arukisa tira de nouveau sur le tissu de sa robe. Il avait immédiatement remarqué sa blessure. Cet homme n’était pas comme les autres. C’était probablement le responsable des lieux, en tout cas il avait l’air expérimenté et respecté. La sabreuse échangea un regard avec son équipier pour tenter de trouver son approbation. Elle comprit que le lieu était pacifique, elle pouvait le suivre.

- Je vous remercie pour votre hospitalité. Notre venue à Hi était justement dans le but de vous rencontrer.

La phrase était lâchée. Les discussions allaient débuter. La Rose Rouge venait de dévoiler la raison de leur présence si loin du pays de l’Eau. Akio semblait ouvert et de bonne volonté, elle avait décidé de jouer carte sur table dès les premiers instants. De toute manière, pour arriver à leur objectif final, le duo allait devoir se montrer convainquant et sincère. Akio acquiesça ces paroles, il ne semblait pas surpris en revanche. Nul doute que c’était un esprit malin qui avait déduit par lui-même que Shinichi ne s’était pas perdu seul. La jeune femme commença à le suivre, mais elle fut directement arrêté par la main du guide.

- Les armes sont interdites dans le monastère. Vous devez laisser vos armes à la garde si vous voulez poursuivre. Simple mesure de sécurité, nous n’acceptons aucune violence ici. Le ton n’était pas virulent mais assez soutenu pour qu’Arukisa comprenne qu’elle n’avait pas le choix.

Décision qui s’avérait problématique. Un sabreur ne laissait pas son arme comme ça. Bien que l’endroit donnait une sensation de paix et de calme, c’était presque un déchirement pour la chûnin. Comment pouvait-elle être certaine de la retrouver ? Avait-elle vraiment son mot à dire sans mettre en péril la suite de la mission ? En réalité, pas vraiment. Une nouvelle fois, elle regarda Shinichi qui lui fit comprendre que c’était inévitable. A contre-coeur, Arukisa détacha Mikazuki de son dos et la donna à un des gardes.

- Prends en soin. Elle lui jeta un regard sévère avant de porter à nouveau son attention sur Akio. Nous pouvons y aller maintenant.

Le guide les mena vers l’intérieur. Aru’ se sentait un peu nue sans son arme. D’ailleurs elle ne lâcha pas des yeux le garde à qui elle l’avait confié, se détournant presque de son chemin, jusqu’à ce que celui-ci parte trop loin l’entreposer quelque part. Autour d’elle, plusieurs moines s’adonnaient à différentes activités. Tandis que certains cultivaient des terres, d’autres fabriquaient des objets, faisaient des rondes ou jouaient avec les orphelins. Toute cette organisation semblait bien huilée et chacun avait sa tâche. Cela donnait une ambiance paisible, saine. Pendant quelques secondes, on pouvait oublier qu’ils vivaient dans une zone de guerre. Akio les fit entrer dans une immense pièce. Celle-ci contenait une table longue avec une dizaine de chaises en bois autour. Une cheminée ornait le fond du lieu, le feu était allumé. Les kirijins furent invitées à s’asseoir tandis qu’on leur apporta de quoi se désaltérer. La plupart des hommes quittèrent la pièce. Seuls Akio, Shinichi, Arukisa et deux autres hommes d’un certain âge mais qui était resté muet jusqu’à maintenant restèrent. La sabreuse remercia leur hôte pour le verre et le but d’un trait.

- Alors, que font deux jeunes kirijins si loin de leur île ? C’est la première fois que nous accueillons des shinobis du pays de l’Eau. On entend beaucoup de choses depuis la création de votre village.

C’était justement le point que la kunoichi voulait éviter : les rumeurs. Les récentes tensions entre son clan et la Mizukage n’étaient probablement pas sortis du cadre du village, mais il fallait savoir de quoi il parle. Parlait-il de la lutte contre la criminalité ? De l’élection douteuse de Benten ? C’était un sujet à éclaircir. La venue du duo avait pour but d’obtenir un accord en vue d’accueillir des orphelins à Kiri et ainsi de montrer leur ouverture politique à Hi. Si les moines ressentaient le moindre accroc, avaient le moindre doute, leur mission pouvait s’écrouler. Arukisa se racla un peu la gorge et prit la parole. En tant que responsable des opérations, elle devait mener les échanges.

- Nous ne sommes pas là ici par hasard comme vous vous en doutez. C’est le Shodaime Mizukage qui nous envoie. Mon ami et moi-même sommes ici pour porter la voix de notre nation. Elle commençait par des banalités portant à éclaircir la situation et à leur donner de la légitimité quant à leur demande. Mizu no Kuni veut devenir un pays ouvert sur le monde. Bien que notre position géographique nous éloigne du continent et des problèmes que vous rencontrez, nous ne sommes pas insensibles à votre situation. Et pour montrer notre soutien et dans le futur établir des rapports sains avec vous, nous sommes ici pour vous proposer d'accueillir chez nous, à Kiri, des orphelins victimes de la guerre. Ce sera, dans un premier temps, une façon de vous aider. Si vous acceptez, ce premier accord pourrait certainement être le début d’une longue entente entre nos deux nations.

Arukisa se surprenait elle-même. Jamais elle n’avait eu autant de responsabilités qu’à cet instant. L’avenir géopolitique de son pays se jouaient peut-être en ce moment, autour de cette table. Elle n’avait pas encore jugé bon de parler de sa propre expérience en tant qu’enfant de Hi. Elle attendait la réaction d’Akio. Les dés étaient jetés.

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Yuki Shinichi
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Mer 30 Aoû 2017 - 19:51
Arukisa est blessé. Akio le remarque alors que même moi qui suis shinobi n’avait pas noté ce détail. J’imagine qu’elle s’est fait ça lors de son combat contre les bandits. S’il est vrai que j’ai dû affronter deux criminels et que cela n’a pas été évident pour moi, il est faux de croire que ma partenaire a été épargné. Elle aussi s’est battue et l’expérience n’a pas dû être simple à gérer pour elle aussi. Le moine nous invite à rejoindre l’intérieur mais somme à Arukisa de laisser son sabre à l’entrée. Les règles sont les règles et elles s’appliquent à tout le monde, simple shinobi comme sabreur. J’imagine que ce n’est pas simple pour la rouquine de laisser son arme à autrui mais je lui fais comprendre d’un signe de tête qu’elle doit se conformer aux exigences de notre hôte.

Nous arrivons bientôt dans la salle de réunion et prenons place. On nous apporte des verres d’eau et ma collègue boit aussitôt le sien. Après avoir énoncé quelques banalités, Arukisa entre dans le vif du sujet et dévoile les raisons de notre venue. Pour le moment, je laisse ma collègue parler – d’autant qu’elle fait ça très bien – et me contente d’observer les réactions de chaque protagoniste. Akio ne montre rien. Les faciès des deux autres moines sont quant-à eux plus expressifs. N’étant pas expert en lecture des mimiques faciales, ce que je vois – ou crois voir – peut être erroné mais le premier semble intrigué, positivement intrigué. Le second quant à lui a des appréhensions évidentes.

▬ Nous notons l’intérêt que vous nous portez, à nous et à nos résidents mais je ne pense pas que cela sera possible. Je suis navré d’apprendre que vous ayez eu à faire une aussi longue et périlleuse route pour obtenir une réponse négative de notre part mais votre offre ne nous apparaît pas crédible. Votre village est éloigné. Les routes sont dangereuses. Votre ami ici présent a failli y rester. Si vous n’êtes pas capables de vous protéger vous-même, je vous vois mal protéger des enfants jusqu’à ce que ces derniers rejoignent vos côtes.
Ouch. Mon incompétence a été remarquée et fait pas bonne promotion au village de la brume. Je m’apprête à répondre quand un second individu – un autre moine – prend la parole :
▬ Et si d’aventure, vous arriviez à rejoindre le pays de l’Eau en un seul morceau, qu’adviendrait-il des enfants ? À quel futur pourront-ils prétendre ? On raconte que les îles de l’Eau ne sont pas toutes pacifiées, que le seigneur du pays n’est pas un homme sage et nous ne savons presque rien de votre village.

Ils n’ont pas totalement tort. Pas totalement tort mais je pense avoir quelques arguments à faire valoir. En tout cas je suis persuadé de pouvoir répondre à certaines de leurs craintes. Évidemment rien ne dit que cela fonctionnera mais je peux toujours essayer d’atténuer leurs appréhensions. Qui sait, ils changeront peut-être d’avis.
▬ Si je peux me permettre … Euh … Votre pays est en guerre.
Gros blanc. L’homme me regarde, étonné. Histoire de ne pas passer pour un petit impertinent, je me reprends et développe mon propos :
▬ Ce que je veux dire par là c’est que tout n’est pas rose au Pays de l’Eau, c’est certain. Mais les opportunités sont probablement plus présentes qu’ici. Vous m’avez accueilli et soigné, je vous en remercie mais le fait est que vous ne pourrez pas accorder le même traitement à tout le monde. Les blessés et orphelins vont se ruer à vos portes et à celles de vos voisins, c’est déjà le cas maintenant mais cela ne va pas s’améliorer avec le temps. Vous faites de votre mieux et les enfants vous aident comme ils le peuvent mais ces solutions ne sont que temporaires. Tôt ou tard, vous serez débordés. Ceux que vous ne pourrez recueillir ou que vous ne trouverez pas par manque de temps vont eux-même quitter le continent ou errer. Que va-t-il arriver à ceux là ? Ils auront quoiqu’il en soit plus de chance chez nous.
Je n’ai pas totalement convaincu l’homme réticent et laisse à Arukisa le soin de développer mon propos. La rouquine saura certainement trouver les mots pour mieux expliciter le fond de ma pensée et se mettre dans la poche le moine.
La conversation se poursuit et je me permets de reprendre la parole :
▬ Soit dit en passant, concernant l’itinéraire … Il est vrai que vous m’avez trouvé blessé, et dans un sale état. Je sais bien que ce n’est pas rassurant de savoir que un de ceux qui est censé escorter vos protégés n’est pas capable de se défendre convenablement toutefois, pour notre défense, nous avons eu quelques … Imprévus. Là encore, le fait qu’on vous dise ça ne doit pas vous rassurer et je ne cherche pas d’excuses mais ce que je veux dire c’est que nous pensons avoir un itinéraire fiable désormais. Les enfants seront à l’abri des regards et des bandits.

Arukisa ne doit pas totalement voir là où je veux en venir mais je ne bluff pas. Je suis très sérieux. Ça m’est venu tout de suite et m’apparaît comme une bonne idée que je m’empresse de dévoiler aux moines :
▬ A la base, nous étions censés rejoindre un port réputé « sûr ». Port que nous n’avons pas pu rejoindre pour des raisons diverses. Au final nous avons accostés malgré nous sur une petite plage. Cette plage n’avait rien de « sûr », autant vous le dire. Des bandits s’y trouvaient. Cependant nous avons fait brûler leurs bateaux et les avons combattus. Bien sûr nous n’avons pas totalement éradiqués la menace mais avons fait le gros du boulot. Si nous envoyons quelques shinobis faire le ménage, je pense que l’endroit sera totalement fiable et peu surveillé. Car c’est bien là l’important à mon sens. Certains ports de Hi sont en effet sécurisés mais cela implique qu’ils soient surveillés. De plus, ils sont souvent attaqués par des bandits en quête de richesses. Si nous accostons là-bas et escortons les enfants jusqu’à cet endroit, ils seront vus par tout le monde ; les marchands peu scrupuleux, les gardes côtes douteux … Je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée en temps de guerre où tout le monde cherche esclave et marchandise humaine. Si vous avez une carte, je pense que ma collègue pourra vous tracer l’itinéraire que nous avons emprunté pour rejoindre votre monastère. Cette voie est un peu plus longue mais elle est désormais à peu près sûre et nous ferons ce qu’il faut pour nous assurer de sa totale fiabilité.
Et bim bam boom ! C’est ce que j’appelle un coup critique dans les dents du moine ! J’ai été assez convaincant sur la partie « Comment allons-nous faire ». Je laisse à Arukisa le soin de leur expliquer le « Pourquoi faut-il nous laisser faire » car j’ai quelque peu échoué sur cette partie tout à l’heure.

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Gozan Arukisa
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Mer 30 Aoû 2017 - 22:59
La sagesse d’Akio était évidente. De ce fait, les négociations n’étaient pas aisés. Conscient de l’enjeu qui se déroulait, il avait posé les bonnes questions. La première était de savoir comment ils allaient procéder pour acheminer les enfants en sécurité jusqu’à Kiri. Sachant les péripéties qu’avaient enduré les deux kirijins, il avait raison d’être méfiant. Les habitants du pays de l’Eau avaient une certaine connaissance de la mer et le chemin semblait déblayé de tout danger, mais la forêt de Hi était encore un lieu inexploré pour eux. Sauf pour les deux chunins. C’est sur ce point que Shinichi répondu avec justesse. Si à deux ils avaient pu faire faire à l’imprévu, car il faut souligner qu’hormis la rencontre des bandits embusqués ils n’avaient rencontré personne, une escorte digne de ce nom n’aurait aucun mal à garantir la survie de tous. Kiri comptait dans ses rangs de nombreux shinobis expérimentés qui sauraient certainement accomplir cette tâche avec brio. S’ils avaient réussi à vaincre les bandits sur leur propre île, ils n’auraient aucun mal à écraser quelques malfaiteurs de bas étage ailleurs. Akio acquiesça la réponse de Shinichi.

- Vos propos sont justes. Nous atteignons notre capacité maximale et tous les monastères sont débordés. Néanmoins, ce n’est pas une raison pour négliger ceux que nous ne pourrons accueillir. Notre conseil menait justement une réflexion afin de trouver une solution à ce problème. Je ne doute pas des compétences de vos hommes et je suis certain que la sécurité du chemin emprunté ne serait pas un soucis. Nous pourrions éventuellement vous accompagner jusqu’à la plage car cette forêt est notre quotidien avant tout.

Il semblait un peu plus ouvert au dialogue. Arukisa sentit l’atmosphère se détendre légèrement après son premier refus. Le moine avait conscience que s’ils avaient été attaqué c’était avant tout parce qu’ils voyageaient en terre inconnue. Une étude du terrain au préalable leur aurait certainement évité cette déconvenue.
L’un des deux hommes, gardant toujours son air renfrogné, reprit la parole.

- Si le chemin sera sécurisé jusqu’à Kiri, comment pouvez-vous nous garantir qu’une fois là-bas ils seront comme chez eux ? Ces enfants sont les enfants du pays du Feu, et nous les traitons comme si c’était les nôtres. Etes-vous sûr qu’ils seront sous bonne protection avec vous ? Nous avons des moyens modestes ici mais regardez autour de vous, les enfants se sentent en sécurité. Nous ne pouvons pas vous les confier sans avoir des garanties sur leur avenir.

C’était la seconde question. Les accueillir, mais pour faire quoi ? Le monde entier était au courant de la période noire marquant l’avènement des bandits dans l’archipel de Mizu no Kuni. En revanche, peu connaissait les détails de la naissance de Kiri. Son élan pour reconquérir ses terres avaient permis la venue de nombreux shinobis arrivant de divers endroits et cela peu le savait.

- Je viens de Hi. Arukisa surprit tout le monde. Elle marqua une courte pause. Je ne suis pas une orpheline de la guerre civile mais je l’ai vu et je l’ai subi aussi. Mon village a été attaqué par des bandits. J’ai perdu des amis, des membres de ma famille et j’ai vu mes proches vivre dans la peur. On sentait la conviction dans ses mots. Son air souvent joyeux et mignon avait disparu. Je n’ai rien pu faire quand j’ai vu mon grand-père se faire assassiner devant moi. Je n’étais pas prête à cela, alors que la guerre se tenait à notre porte chaque jour. Elle posa ses yeux sur Shinichi. Mais j’ai décidé de partir et de devenir plus forte, pour un jour revenir et aider Hi. Et c’est Kiri qui m’a accueilli. Je n’avais rien à leur proposer, hormis ma motivation et mon envie de m’en sortir. Elle se leva et regarda par une fenêtre qui donnait sur les enfants qui jouaient à l’extérieur. Je regarde, comme vous me l’avez demandé, et je vois ces enfants. Ils sont en sécurité, oui. Mais pour combien de temps ? Que peuvent-ils faire contre la guerre ? Elle retourna vers le trio de moine et se tint devant eux, droite. Maintenant regardez-moi. Cela ne fait que quelques mois que je suis parti, et me voilà à la tête de la première mission géopolitique de ma nation. En quelques temps, Kiri m’a renforcé et m’a donné les moyens de mener mes combats. Il y a un avenir pour tous ceux qui le veulent là-bas.

Arukisa laissa quelques secondes aux groupes de négociateurs pour qu’ils prennent conscience que son expérience est la preuve qu’il y a une réelle chance pour les orphelins ce monastère.

- Quant au danger concernant nos propres bandits. Je ne vous mentirai pas en disant que la menace est totalement annihilé. Il reste encore quelques groupuscules dans certains îlots. Mais soyez sûr que nous travaillons chaque jour pour les éradiquer. L’île principale est sécurisée et les habitants de Kiri vivent en paix depuis plusieurs mois. Le pays de l’Eau est à l’aube d’un long règne pacifique. Le Daimyô a oeuvré pour que la situation en soit ainsi. Nul n’est parfait mais mettre en doute son envie de protéger son peuple est impossible pour une personne censée. Si je suis ici en ce moment, c’est grâce à lui et aux nobles clans fondateurs de Mizu no Kuni. Après avoir balayé devant notre porte, il est temps pour nous de l’ouvrir aux autres nations.

Son discours semblait convaincant, du moins elle croyait en ses mots.

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Yuki Shinichi
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Jeu 31 Aoû 2017 - 15:42
J’ai manifestement fait mouche avec mes explications. Il apparaît évident pour mon auditoire qu’une route sécurisée a été – ou pourra être – trouvée. Ainsi la question n’est plus de savoir si, en pratique, nous pouvons expatrier les orphelins mais s’ils acceptent de nous confier ceux qu’ils considèrent désormais comme leurs propres enfants. Le moine réticent émet ses doutes, doutes qu’Arukisa atténue en mentionnant sa propre expérience. Comme tous ceux autour de la table, je suis surpris d’apprendre que la rouquine est originaire du pays du Feu. Entre nous nous n’avions jamais abordés le sujet de notre enfance mais j’imaginais la sabreuse être une enfant du pays de l’Eau. Je la voyais vivre avec ses deux parents, ses cousins, oncles et grands parents dans une maison paisible. Je me suis visiblement trompé. C’est assez gênant d’avoir à entendre ce genre de choses dans ce contexte et suis assez mal à l’aise.

Arukisa conclut sa tirade d’une bien belle façon et fait forte impression. Les moines n’ont pas l’air pleinement convaincu mais tous sont réceptif à son message et à son histoire tant cette dernière paraît vraie. Et pour cause … Elle l’est. Certes c’est un stratagème plutôt commun de mentir à ses interlocuteurs en racontant une histoire bidon afin d’attiser chez eux un sentiment de pitié mais je ne crois pas ma partenaire capable d’une telle manipulation. … Ce serait plutôt mon genre de faire ça …
▬ C’est … Hum. Il faut que nous réfléchissions plus longuement à votre proposition.
On avance. Ce qui était autrefois un refus catégorique devient soudainement un « Hum, réfléchissons un instant ». Et cela vient du renfrogné et non d’Akio, c’est dire s’il y a du progrès. C’est positif pour nous. À ce train là, ils vont finir par accepter. Je songe à rebalancer quelques arguments afin de leur asséner ce que certains auraient appelés : « Le coup de grâce » mais me ravise rapidement. Ce n’est pas judicieux à mon sens de trop forcer la chose. Laissons leur du temps. Nous ne sommes pas pressés après tout.
▬ Nous pouvons quitter la pièce et vous laisser en parler entre vous si vous le souhaitez ?
▬ Nous allons la quitter aussi. Ce n’est pas une décision que nous pouvons prendre seuls. Il nous faut parler avec nos confrères et avec les enfants. Après tout, ce sont eux les principaux concernés. S’ils veulent rester, ils resteront.
Ils ne le disent qu’à demi-mot afin d’éventuellement pouvoir se rétracter par la suite mais il semblerait que nous ayons réussi à convaincre les moines. Ils sont prêts à tenter l’expérience mais ne veulent pas léser leurs locataires. Ces orphelins sont comme leurs enfants et ils ne les céderont pas si ces derniers ne sont pas prêts à partir d’eux-même. Ça se comprend. Ceci-dit et bien que je ne le connaisse pas tous, je vois mal des enfants ayant fui la guerre et retrouvés un havre de paix il y a peu accepter soudainement ce gigantesque saut dans l’inconnu que représente un transfert vers Kiri. Quoiqu’il en soit, le troisième moine – le moins bavard – nous raccompagne vers la sortie. Akio et ses collègues restent un petit moment dans la pièce afin de converser entre eux tandis qu’Arukisa et moi regagnons l’extérieur. Je regarde Arukisa, gêné et mal à l’aise. Je crois que je vais avoir du mal à lui parler normalement maintenant que je sais toutes ces choses sur elle.

Les moine sortent du bâtiment et ordonnent aux enfants présents de les rejoindre afin d’avoir, je cite : « une petite conversation ».
▬ Ils vont leur demander leur avis et tu vas voir ; Ils ne viendront pas. Enfin moi si j’étais eux, je ne viendrais pas. Ils sont tous moins âgés que moi et ont fui pendant des semaines avant de trouver cet endroit. Leur demander de le quitter, c’est du délire … Enfin bon. Personne ne va accepter. Personne n’est assez fou pour ça. On prend les paris si tu veux !
Comme souvent, ma positive attitude transparaît dans mes propos. Malheureusement je suis quasi sûr de moi quant au fait que personne n’acceptera de nous suivre. Si eux aussi ont entendu les rumeurs sur le pays de l’Eau et son seigneur, ils prendront peur et refuseront aussitôt. Et je suis prêt à parier que les rumeurs leurs ont été transmises. Tout compte-fait convaincre les moines n’était peut-être pas la partie la plus difficile du boulot. Alors qu’Arukisa et moi marchons dans les jardins, je m’arrête. Je viens d’avoir un éclair de génie :
▬ Quoique j’en connais peut-être un qui accepterait de nous suivre.
Kinari … Notre « vétéran ». C’est lui que nous devons convaincre de venir. Je ne suis pas resté longtemps dans ce monastère mais j’ai bien vu qu’il était plutôt populaire ici. En outre il m’a l’air d’être le moins couard – et le moins raisonnable – de tous les enfants.

La réunion de moines se terminent et les conclusions de cette dernière n’ont rien d’inattendues. Akio et ses collègues sont prêts à nous faire confiance mais les enfants ne souhaitent pas quitter le monastère. Aucun n’est prêt à réaliser le grand saut. Il commence à se faire tard, la nuit va tomber et les moines nous offrent l’hospitalité pour la nuit. Avant de regagner ma chambre, je demande à Akio :
▬ J’aimerais savoir ; Vous m’autorisez à parler à vos pensionnaires, n’est-ce pas ? Je ne veux forcer la main de personne mais je pense pouvoir les faire changer d’avis.
Je préfère demander histoire de ne pas offenser les moines que nous avons eu bien du mal à convaincre. Akio est pensif mais acquiesce d’un signe de tête à ma demande. Super. Accompagné de ma partenaire, je m’en vais retrouver notre ami le vétéran afin de lui en toucher deux mots.

▬ Yo !
Le garçon range quelques outils de jardinage, se retourne et baisse la tête en me voyant.
▬ Bonsoir.
On aura vu plus chaleureux comme accueil. Nous entamons une conversation sur la pluie et le beau temps – c'est une façon de parler je vous rassure – quand vient le sujet de mon rétablissement et de mon départ du monastère. Je profite de cette ouverture pour aborder le thème que je souhaitais aborder depuis le départ et demande :
▬ Oui, nous partons bientôt. Demain après midi je pense. Certains d'entre vous devraient nous rejoindre je pense.
Kinari est pensif et ne dit mot. Je crois lire de la peur dans son regard et essaie de lui faire comprendre la situation :
▬ Vous ne pourrez pas tous restés ici indéfiniment. Vous pouvez travailler,
aider les moines, le fait est que ce ne sera pas possible. Tu es arrivé le premier ici mais après avoir tenté ta chance dans combien d'autres endroits ? Et depuis que tu es là, combien d'enfants sont arrivés et continuent de venir tout les jours ? Je pense que tu le sais aussi bien que moi.

L'adolescent d'une à deux années mon cadet me regarde, esquisse une moue gênée qui se transforme peu à peu en mimique d'agacement :
▬ Et toi, tu ferais quoi à notre place ? Tu nous dirais de partir peut-être ? Après tout ce qu'on a fait pour trouver cet endroit.
▬ Moi je resterais. Moi, j'aurais peur. J'ai tout le temps peur de tout de toute façon. Et je fais rarement passer le bien commun avant le mien. Je m'accrocherais le plus fort possible à cet endroit jusqu'à ce qu'il disparaisse en priant très fort pour qu'il s'écroule dans un an, deux ans, trois ans ou plus ... En tout cas suffisamment longtemps pour que je puisse en avoir profité et me débrouiller seul. Mais toi tu n'es pas comme moi. C'est pour ça que tu dois venir. Ton départ ne fera pas une grande différence dans un premier temps mais il enclenchera le processus. Si tu viens d'autres te suivront.
Pour être le vétéran de quelque chose, il y a deux façons de procéder : Ou bien attendre que tous les plus âgés meurent, ou bien être le premier à réaliser ce que tous les autres n'ont pas osés faire. Ce Kinari est le genre de personne à faire parti de la seconde tranche d'individus.

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Gozan Arukisa
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Ven 1 Sep 2017 - 14:47
Convaincre un enfant est-il plus simple que de convaincre un adulte ? La réponse n’était pas évidente. Un esprit juvénile est manipulable c’était certain. Mais ici, la fin ne justifiait pas les moyens. Et alors que le duo avait laissé les moines prendre du recul pour réfléchir à leur décision après avoir argumenté les bienfaits de l’opération, c’est finalement les orphelins qui semblaient les plus réticents. Mais il était hors de question de leur mentir ou de leur vendre du rêve. Ces enfants avaient trop soufferts pour cela, il ne méritait pas qu’on les traite ainsi. Après avoir échappé aux griffes de la guerre, ils ne voulaient pas se jeter dans la gueule du loup comme des moutons qui suivraient les ordres. Ils avaient aussi leur mot à dire. La moitié du chemin était réalisé pour les kirijins, il fallait un dernier effort pour atteindre leur objectif.

C’est Shinichi qui prit les devants. Il mena Arukisa à un des enfants qu’il avait rencontré avant qu’elle le retrouve. Celui-ci était le plus âgé de tous. C’était aussi le plus ancien pensionnaire du monastère. Aucun des deux ne savaient depuis combien de temps il patientait ici. Car en effet, l’endroit n’était qu’un lieu de transition pour les enfants, ils ne pourraient pas rester indéfiniment. Et c’est ce que le Yuki tentait de lui faire comprendre. En l’entendant, la kunoichi découvrit une facette différente de son équipier. Il lui parlait comme un grand frère conseillerait son petit frère. Les instants de maturité étaient rare et précieux chez lui, et là il semblait une autre personne. Jouait-il un jeu ? Etait-il en train de changer ? Aru’ ne savait pas vraiment, mais en quelques temps il avait évolué.
Kinari resta silencieux, il réfléchissait à ce que lui disait Shinichi. Sa mine inquiète était remplacé par un air différent. On pouvait clairement voir qu’il était un peu perdu. Les mots du Yuki l’avait touché et il n’était plus aussi fébrile à l’idée de franchir un nouveau cap dans sa vie. Le blondinet avait raison, s’il était le premier, il serait un exemple, un leader. Son geste et son courage pourraient être le début d’un nouvel avenir pour tous les orphelins du monastère. Arukisa tenta de l’aider elle aussi dans sa décision.

- Je peux t’assurer que vous serez traité comme des kirijins. Chaque enfant sera placé dans une famille d’accueil et on s’occupera de vous former à l’art ninja pour ceux qui le souhaitent. Pour les autres, la nation est en plein essor et chaque personne motivé trouvera sa place. Elle s’approcha de lui. Je comprends que ce soit une décision difficile et que la peur de l’inconnu puisse te pousser à rester au monastère. Mais nous vous offrons, à toi et aux autres orphelins, un avenir. Je t’en fais la promesse. Elle tendit sa main vers lui.

Kinari leva les yeux vers elle, et après quelques secondes de réflexion, esquissa un léger sourire en coin et lui serra la main. La kirijin sauta sur place en tapant dans sa main.

- Ta décision est la bonne. Elle lui sourit à son tour. Shini et moi on s’occupera de toi ! Tu seras comme notre petit frère ! Hein Shiniiiii ? Son caractère imprévisible et légèrement agaçant avait repris le dessus. C’était un peu son moyen de montrer son soulagement. Assez de sérieux, elle avait besoin de souffler.

Kinari semblait à la fois gêné et heureux de voir autant d’enthousiasme. Sûrement n’avait-il plus eu l’habitude qu’on lui porte autant d’attention. C’était cela la finalité de la mission, que ces enfants redeviennent des enfants heureux, et non plus des orphelins vivant dans la crainte.
Suite à sa décision, le trio se quitta, chacun partant pour une nuit de repos méritée après ces intenses négociations.

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Alors que le jour se levait à peine, Arukisa était déjà prête à conclure l’accord. Cet événement l’avait rendu si joyeuse qu’elle n’avait quasiment pas trouvé le sommeil. L’idée de pouvoir annoncer à Kiri le succès de leur première mission et la conclusion d’une entente entre deux nations la rendait encore plus agité qu’habituellement. Elle courait dans tous les sens, prit son déjeuner en un rien de temps. D’ailleurs, elle avait probablement agacé Shinichi depuis longtemps avec son bonne humeur envahissante.
Une ultime réunion regroupa le duo kirijin, les trois moines et Kinari qui était la clé de leur union. Celui-ci avait tellement été convaincu que durant la nuit, il avait réussi à convaincre deux autres orphelins de partir avec lui. D’après lui, c’était aussi des enfants habitant les lieux depuis un moment. Le vétéran agissait comme un leader et avait acquis la confiance de nombreux de ses semblables. La kunoichi prit la parole pour résumer leur accord.

- Le village de Kiri s’engage donc à accueillir et à traiter comme ses enfants les orphelins de ce monastère souhaitant le rejoindre. Elle se tourna vers le garçon. Kinari sera du premier voyage, ainsi que deux autres enfants. Nous allons au plus vite prévenir le Mizukage de notre accord. Dans un mois, une délégation viendra chercher les enfants afin de les escorter jusqu’à Mizu no Kuni. Après quelques temps, et au fil d’une correspondance régulière entre tous, nous conviendrons de poursuivre ou non l’expérience. Aru’ sortit un parchemin où elle avait prit le soin de noter tous les détails de l’entente. Je vous laisse lire et vérifier la mise à l’écrit de notre accord. Si cela vous convient, je vous invite à le signer.

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"Un autre jour, une autre aventure !"

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Yuki Shinichi
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Ven 1 Sep 2017 - 17:00
« Shini et moi on s’occupera de toi. Tu seras comme notre petit frère » ? What ? Elle est sérieuse là ? Eh j’ai pas signé pour ça moi. J’ai déjà fort à faire avec une grande sœur alors si en plus je me tape un petit frère – quand bien même il n’est pas de sang … Quoiqu’il en soit, je passe outre cette considération, lève les yeux au ciel et réponds :
▬ Oui oui. Pour sûr.
Je n’ai pas l’air convaincu mais Kinari semble avoir déjà compris quel genre de relation nous lie Arukisa et moi. C’est probablement dans l’espoir de forger lui aussi ce genre de lien qu’il accepte de rejoindre notre village suite au speech de la rousse. Suite à cet accord et après avoir échangé quelques banalités, nous regagnons nos chambres afin d’aller nous coucher. Arukisa – comme à son habitude – est insupportable et ne peut s’empêcher de fanfaronner. De mon côté, je ne cesse de me répéter que cette fille va me rendre chèvre et me demande bien comment a-t-elle fait pour devenir chûnin …

Bref. J’essaie d’ignorer la sabreuse et m’endors comme je peux. Le lendemain matin, nous faisons part aux moines des dernières nouvelles. Kinari souhaite nous rejoindre et a convaincu trois de ses collègues de venir avec lui au pays de l’Eau. Arukisa présente les termes du contrat, contrat sur lequel Akio appose son sceau après réflexion et conversation avec ses semblables. Kinari et ses deux camarades ne tardent pas à nous rejoindre tandis que les moines nous raccompagnent jusqu’à la plage. Nous saluons les différentes personnes et quittons les lieux à bord d’une barque trouvée – et sûrement volée à des brigands en vérité. Via ce moyen de locomotion peu fiable, nous gagnons un port réputé d’Hi no Kuni. Ce dernier est sécurisé et c’est normalement là-bas que nous aurions dû accoster si Tano n’avait pas tenté de nous entuber. Le voyage est long et Arukisa et moi décidons de nous reposer dans une auberge. Nous rédigeons un rapport de mission dans lequel nous présentons notre succès diplomatique et affirmons attendre un navire afin d’être rapatrié au pays de l’Eau. En attendant ledit bateau que doit nous envoyer Kiri – car je doute que nous puissions traverser un océan sur une barque – nous nous reposerons dans cette auberge.

Deux jours passent et la réponse du village se fait toujours attendre. Le troisième jour, nous descendons dejeûner quand le propriétaire des lieux nous arrête et – sûrement car nous correspondons à un signalement que le village de la brume lui a donné – nous demande si nous sommes bien « Aru et Shini ». Nous hochons la tête et l’homme nous tend alors une lettre.
Le sceau de la brume y est apposé.
▬ Ah non non non. Pas une nouvelle mission. Hors de question. Moi je rentre à Kiri maintenant.
Loin d’être une nouveau travail à effectuer, il s’agit d’une invitation à rejoindre Shito. Un village situé au pays du Feu où va se dérouler un examen de sélection des chûnins.
▬ Oh. Un examen, trop bien.
« Trop bien, oui. » Sauf que je n’aurais pas le loisir d’y participer. Pour cause, la lettre stipule que je viens d’être promu. La surprise se lit sur mon visage.

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