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Not quite my tempo (ft. Sabikō Tsubaki & Fuyumi)

Kimura Masato
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Ven 7 Fév 2020 - 18:13
Comme chaque fois que Masato était forcé de sortir de chez lui, il avançait à reculons, se demandant un peu plus à chaque pas pourquoi il n’avait pas trouvé une excuse bidon. Cette fois-ci, l’origine de ses tourments n’était autre que Sabikō Tsubaki, une fille de son âge dont les demandes se faisaient de plus en plus insistantes. Il ne la connaissait pas très bien, mais déjà à l’académie il l’avait jugée fatigante à toujours faire preuve de trop d’entrain. Pour une raison qu’il ignorait, elle avait envie de s’entraîner avec lui depuis des semaines. Qu’est-ce qu’il avait de si particulier ?

Depuis son enfance, on lui avait continuellement répété qu’il avait des aptitudes très rares qui faisaient de lui un individu unique. « Mais d’abord, n’est-ce pas le propre de tout individu d’être unique ? » s’était-il interrogé à plusieurs reprises. Une réflexion qui tirait bien trop sur la philosophie et la psychologie pour ne pas lui donner mal au crâne. Il s’en était donc tenu là, incapable de contredire ceux qui sans cesse vantaient son caractère exceptionnel. Mais à ses yeux, la seule chose qu’il avait d’extraordinaire, c’était sa bêtise. À l’académie déjà son retard l’avait mis en difficulté dans son curriculum, si bien que certains s’étaient moqués de lui et de ses multiples redoublements. Rien ne lui garantissait que cette Tsubaki n’était pas de ceux-là.

La première fois qu’elle lui avait proposé un combat amical, il avait prétendu qu’il avait déjà promis à quelqu’un d’autre de s’entraîner. La deuxième fois, il avait mystérieusement eu 39 de fièvre après s’être collé le front à un radiateur. Il s’était contenté de faire le mort à son troisième essai. La plupart des personnes auraient abandonné, se seraient dit que ce fainéant n’en valait pas la peine. Mais pas elle. Alors pour lui accorder le bénéfice du doute, ou peut-être parce que son répertoire d’excuses avait fondu comme neige au soleil, il accepta au bout du quatrième rendez-vous.

Le simple fait de quitter ses pénates l’avait démoralisé pour la journée — il n’a pas l’air commode d’habitude, alors imaginez donc sa tête lorsqu’un enfant maladroit le bouscula devant sa résidence… Il passa son chemin, enterra ses mains au plus profond de ses poches et commença à sillonner les allées du village de la roche en pestant envers et contre tous. Même si la tentation fut grande à chaque croisement, il ne céda pas à la facilité de faire marche arrière. Tsubaki lui avait proposé de se rejoindre au terrain d’entraînement de l’académie alors inoccupé en cette fin de semaine. La route fut longue — non pas parce qu’elle l’était d’ordinaire, mais car il fit plusieurs détours. D’abord au coiffeur pour arranger les cheveux qu’il avait refusé de dompter avant de sortir, ensuite au détaillant du quartier pour se consoler en croquant dans un fruit juteux, enfin à l'armurerie où il en profita pour refaire son stock d'armes de jet.

Lorsqu’il gagna enfin l’enceinte de l’école, il fut étonné de constater que personne ne l’attendait sur le terrain. Avait-elle connu une quelconque mésaventure susceptible de la retarder à ce point ? Oublié leur rendez-vous ? Ou avait-elle délibérément décidé de lui poser un lapin pour lui rendre la pareille ? Quoi qu’il en soit, c’était pour Masato l’occasion rêvée de regagner ses occupations néantesques. Il décida de se cacher dans un buisson touffu qui bordait les limites de la zone de combat et d’y attendre quelques temps. Si personne ne se montrait, il pourrait repartir le coeur léger. Il s’allongea alors dans ce dense feuillage, coupa d’un coup de kunai les branches qui rendaient sa position inconfortable, mais ne prit pas la peine de vérifier que ses jambes ne dépassaient pas. Il aurait dû.
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Sabikō Tsubaki
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Sam 8 Fév 2020 - 14:43
Le soleil avait déjà bien entamé sa course, le brouhaha des rues alentours était, depuis quelques heures déjà une némésis contre laquelle Tsubaki ne pouvait lutter, la lumière filtrant au travers de ses rideaux lui semblait irritante, alors qu'elle entrouvrait péniblement les yeux, les cliquetis de son horloge résonnaient en elle, entamant petit à petit sa patience. Elle se demanda quelle heure pouvait-il bien être, jetant un bref regard sur le cadran, avant de se rallonger. Après tout, quelle importance pour elle, elle pouvait bien se permettre de rester alitée pour le reste de la journée. A moins que ... se redressant brusquement pour s'arracher avec hâte de son lit, la demoiselle se rua vers sa salle de bain. Elle devait faire vite, Masato avait enfin accepté de la rencontrer et enfin, elle pourrait lui déclarer ses sentiments. Elle le lui annoncerait, emplie d'émotions, qu'ils seraient dorénavant rivaux, afin de progresser sainement dans l'adversité. Pourquoi lui ? Parce qu'il incarnait le parfait rival, son magnétisme s'opposant à son sabre ! Elle brûlait d'une ardeur guerrière, mais l'heure n'était pas encore à la confrontation, elle devait d'abord se préparer, et en vitesse.

Ce qui devait être rapide dura, encore, et encore ... Jusqu'à ce que finalement, elle émerge de la salle d'eau, vêtue de son plus simple appareil, prenant un instant pour s'admirer devant sa glace, puis pour poser, soufflant un baiser au miroir, avant d'adresser un clin d'œil à son reflet. Se précipitant vers sa penderie, pour y soustraire une tenue des plus légères, lui paressant l'uniforme le plus adéquat à une déclaration de guerre, elle se sentait prête, ou presque ... Elle aurait aimée manger un morceau avant de le rejoindre, et après tout, était déjà en retard, sans doute le Shinobi ne ferait pas la différence entre cinq minutes de plus, ou de moins. Saisissant son matériel, ainsi que sa bourse, elle quitta son nid en hâte, pour se retrouver au cœur des rues animées d'Iwa. L'heure était désormais venue de se sustenter, il lui fallait trouver une échoppe où elle pourrait mettre la main sur de succulents mets. Optant ce jour si pour des brochettes de bœuf, et peut-être Masato serait-il ravi d'en recevoir aussi ? C'est en fantasmant de cette glorieuse amitié, et stimulante rivalité, qu'elle prit la route vers l'académie, se goinfrant maladroitement, afin de pouvoir profiter au mieux de ce déjeuner en solitaire, avant de ne se voir contrainte de le partager.

D'une façon ou d'une autre, le trajet pour rejoindre le terrain fut deux fois plus long qu'il n'était censé l'être. Nul ne savait si la Kunoichi c'était perdue en route, ou si elle avait tout simplement oubliée l'objectif de cette balade sur le chemin, mais toujours était-il qu'elle était enfin arrivée. A son grand désarroi, personne ne l'y attendait. Son camarade lui avait-il posé un lapin ? L'idée que le garçon puisse se montrer si cruel avec une innocente jeune femme pourtant animée d'intentions plus que légitime là choqua ! N'étaient-ils pas les "meilleurs rivaux" ? L'idée de verser des larmes lui traversa l'esprit, mais fut vite supplantée par une question. Quels étaient donc ces pieds dépassant du buisson ? Était-ce lui ? Avait-il grandit au point de ne plus pouvoir se camoufler dans des buissons ? Pourquoi diable se cachait-il dans un buisson ? Préparait-il une attaque surprise ? Était-ce un test pour juger de sa capacité à le débusquer ? Voyait-il lui aussi cette noble rivalité qui les opposait, au point de vouloir en découdre sans échanger un mot ? De qu'elle manière pourrait-elle l'attaquer en première, sans exhiber ses dessous à l'homme allongé ? Un sentiment d'euphorie la submergea, ils étaient officiellement meilleurs ennemis, ou du moins elle l'espérait ! S'avançant doucement vers lui, elle songeait déjà à première attaque, devait-elle rester sobre, en gardant le silence avec stoïcisme, ou peut-être trouver un super nom pour son premier coup de sabre serait plus adapté ? Mais quand enfin elle se trouva à portée ...

- "Yo !"

Peut-être son esprit avait-il eu du mal à s'accorder avec lui-même. Mais toujours était-il que Tsubaki était persuadé que ce "Yo" n'était en rien une attaque avec un nom stylé, et le fait de tendre une brochette au garçon, ne l'était pas plus. Mais elle saurait s'en satisfaire, après tout, lui non plus ne pourrait sans doute pas devenir son meilleur ennemi, et se déchaîner dans de titanesques affrontements, le ventre vide. Son regard semblait illuminé d'une excitation insoutenable, et elle attendait avec impatience d'entendre sa réponse, quelle qu'elle soit, par rapport à ce "Yo". Pour un premier rancard avec son nouveau "meilleur ennemi", elle se sentait déjà aux anges.
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Fuyumi
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Dim 9 Fév 2020 - 8:27
Plongée dans le calme et l’obscurité, Fuyumi écoutait avec la plus soignée des attentions une bibliothécaire au bord de l’effondrement. Son charme avait convaincu la malheureuse à l'assister dans ses recherches. Pensant être limitée dans cette tâche à la recherche d'ouvrages, elle comprit bien rapidement que la Jonin n’avait aucunement l'intention de les lire elle-même. La pauvre fonctionnaire n'arrivait même plus à se souvenir de ce qui l'avait poussée à accepter une requête si peu commune. Elle savait cependant très bien que cette décision aurait été tout autre en connaissance du temps nécessaire. Pour Fuyumi, la douce voix de cette inconnue berçant son esprit des connaissances qu'elle convoitait ne pouvait que la regarder en éveil. Elle eut cependant pitié de la jeune fille lorsque celle-ci eut fini la lecture de son cinquième ouvrage, après une nuit complète à son chevet. S'apercevant de la fatigue prononcée de sa nouvelle assistante, elle se leva finalement du siège confortable qu’elle s’était installé dans une petite salle de lecture. Elle attrapa alors la jeune fille par les hanches avant de la faire glisser jusqu’au siège sans se faire opposer la moindre résistance. Déposant un léger baiser de remerciement sur un visage qui commençait déjà à s'affaisser sous l'effet d'un sommeil approchant, elle s’éclipsa de la bibliothèque en prenant avec elle le dernier livre qui l’intéressait.

Ne manquant pas de réveiller au passage Taiyo qui dormait paisiblement dans son armure. Posé sur banc à la taille dérisoire comparée à la sienne, le géant n'inspirait confiance ni aux jeunes académiciens ni aux professeurs, mais chacun fut assez perspicace pour ne pas le déranger. Sans un mot, il se contenta de se lever pour suivre Fuyumi à l’extérieur du bâtiment. Celle-ci le conduisit aux terrains extérieur de l'Académie, prendre l'air et se détendre pour l'une et se réveiller au Soleil pour l'autre. Elle n’avait toutefois pas l'intention de s’entraîner, préférant dévier sa route pour s'installer avec son ami sur le toit d'une des salles du bâtiment, surplombant les terrains. Les jambes se balançant dans le vide, Fuyumi s'installant à nouveau confortablement, s'adossant sans gêne à Taiyo qui soupira en observant les jeux des gamins en contrebas.

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Dim 9 Fév 2020 - 14:13
Quand bien même l’attente ne fut pas si longue, Masato faillit bien s’endormir. Le confort des gravillons et les caresses des branches pointues rendaient cet environnement idéal pour un paresseux comme lui. Malheureusement, une petite voix à la fois toute en retenue et imbibée d’excitation le dérangea.

« Yo ! cria-t-elle simplement à l’adresse des deux panards qui flirtaient avec le soleil tombant du pays de la Terre.

Débusqué de son bosquet, il s’avoua vaincu en pivotant sur lui-même, sortant quelques instants plus tard sa tête du même endroit où dépassaient jusqu'alors ses membres inférieurs. Instinctivement, il posa ses coudes sur le sol rocailleux et sa tête dans ses paumes. Une posture bien trop habituelle pour le jeune ninja qui adorait flâner sur le ventre. Levant progressivement ses yeux rosés le long de la silhouette, il avisa que Tsubaki serrait ses jambes de manière à ne rien en révéler. Cette pensée le mit mal à l’aise, rendant soudainement sa position favorite bien désagréable.

- Euh. Salut. prononça-t-il d’une voix peu échauffée en se relevant péniblement.

Ce ne fut que lorsqu’il lui fit face de toute sa hauteur qu’il se rendit compte qu’elle lui tendait un yakitori. Sans trop réfléchir, il attrapa machinalement la brochette et l’engloutit d’une traite, se retrouvant bien penaud maintenant qu’il devait tenir la pique en bois dégoulinante de jus de cuisson. Que ce soit en matière de nourriture ou de cadeau, Masato n’était pas bien compliqué : il acceptait tout ce qu’on lui proposait. À quoi bon tergiverser ? Ce court instant de dégustation lui permit aussi d’éluder la question du retard de sa partenaire du jour : elle avait ses raisons, et il s’en fichait royalement.

- On devrait peut-être s’y mettre ? demanda-t-il d’un ton las en cherchant une poubelle d’un regard fuyant.

Il était rare de le voir prendre des initiatives. Généralement, ça signifiait soit que celles-ci avaient un lien avec un de ses passe-temps saugrenus, soit qu’il était pressé de se défaire d’un moment un peu gênant. Sans vraiment attendre la réponse de la kunoichi, il se mit en marche vers une benne de recyclage accolée à l’enceinte de l’académie dans laquelle il jeta son fardeau. Il se dirigea ensuite vers l’aire de combat et se plaça tout juste en face de Tsubaki à l’autre bout du terrain.

Il ouvrit son étui à shuriken et en posa un parterre. Il ne connaissait pas beaucoup de techniques offensives, mais il se souvenait de celle que l’instructeur qui avait repéré son don lui avait enseignée. Effectivement, il n’aurait jamais eu une idée aussi astucieuse de lui-même. Sans crier gare, il forma quelques signes incantatoires de manière à manipuler le champ électromagnétique autour du projectile. Après avoir chargé ce dernier négativement, il le piégea dans un champ positif qu’il rompit partiellement quelques instants plus tard dans la direction de l’hyperactive. Chargée d’un important momentum, l’arme en étoile fendit les airs à grande vitesse vers son adversaire occasionnelle. Plus vite ils s’y mettaient, plus vite il rentrerait chez lui.

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Sabikō Tsubaki
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Mer 12 Fév 2020 - 14:36
- "Euh, salut."

Lui adressa-t-il d'un calme olympien, alors même que son regard glissait lentement le long de ses cuisses, qu'elle resserra aussitôt. Comment pouvait-il rester si lent, si mou, comment ses yeux pouvaient briller par leur absence d'entrain ? La kunoichi se retrouvait soudainement plus mal à l'aise de le laisser indifférent, que de le savoir les yeux rivés sur ses dessous. S'en était même vexant, au point qu'elle resta sans voix quand le garçon s'accapara la brochette. Masato lui semblait si désintéressé de la situation, n'étaient pourtant pas les meilleurs rivaux qui soient, elle ne se souvenait pas l'avoir vu si amorphe, à vrai dire, elle ne se souvenait pas vraiment de lui, mais des rumeurs concernant sa capacité unique à manipuler le magnétisme. Peut-être était-il tout simplement stressé à la vue d'une si jolie jeune fille, ou peut-être se savoir considéré en si haute estime par cette dernière l'intimidait-il.

- "On devrait peut-être s’y mettre ?"

Lui annonça-t'il enfin. Là, la situation commençait à lui plaire, il faisait preuve d'initiative, peut-être s'était-il accommodé de sa nouvelle situation, en tant que meilleur ennemi. Hochant la tête avec impatience, elle jeta le sac vide non loin, prêt d'un arbre, ôta avec aisance la manche droite de son haori, déposant lentement la main sur le manche de son Katana, la gauche venant se saisir du fourreau pour le maintenir en place. La scène lui sembla alors d'une vive intensité, comme un véritable duel aux allures des plus épiques. Une légère brise vint caresser ses cheveux ce qui ne fit qu'attiser ce sentiment, là ou en vérité, ses mèches virevoltèrent anarchiquement, non sans un certain ridicule. La tension était à son comble, elle cherchait alors comment réagir quand il lui tirerait son shuriken, "Ah ah ah ! Nous ne sommes plus des enfants voyons !" ou peut-être "Je me suis bien entraînée depuis l'académie, ce genre de technique ne m'affectent plus !" non plus ... puis soudain, alors qu'elle se perdait dans ses pensées à la recherche d'une phrase cool à lui envoyer, le projectile fusa vers elle, bien plus vite qu'elle ne l'aurait imaginée.

"Hoy hoy ... Rapide !"

Pensa-t'elle, paniquant un instant, avant de dégainer son arme, l'infusant pour qu'une légère aura bleutée ne l'enveloppe élégamment.

- "Ce genre de techniques ne m'impres..."

N'avait-elle même pas eue le temps de finir sa phrase que le shuriken percuta son sabre, si vite, qu'elle n'eue besoin d'y mettre de force pour le sectionner d'une incroyable netteté, les deux parties rebondissants contre la lame pour que l'une viennent s'incruster dans son épaulière, tandis que le second éclat rasa sa joue de s'y prêt qu'il y laissa une fine entaille, avant de lui déchirer légèrement le pavillon de l'oreille. Elle s'arrêta un instant, portant sa main gauche sur son oreille endolorie, son pied tapant au sol frénétiquement alors qu'elle se cambrait maladroitement en avant. Sa voix se fit un brièvement tremblotante, avant de s'élever un peu plus haut dans les aigus.

- "Put... nom de dieu ! Ça fait super mal ..! T'as même pas idée ! Ok ... ok ... c'est bon !"

Annonça-t'elle fièrement, reprenant position avec confiance, malgré tout trahie par la légère grimace ornant de temps à autre son visage, ainsi que ses yeux humides. Essayant de se montrer sérieuse un instant, tout en reprenant son calme, la petite kunoichi déposa le plat de lame avec précaution contre son épaule, déposant sa main gauche contre sa ceinture, alors qu'elle se penchait de nouveau en avant. Canalisant son chakra dans ses jambes, elle s'élança alors à vive allure, bien plus vite que ses mouvements habituels ne le laissaient imaginer. Bientôt à portée du genin, elle déploya son bras avec puissance, sur une trajectoire diagonale descendante , retournant son sabre au dernier instant pour tâcher de le frapper au trapèze du dos de sa lame ,en y mettant toute sa force. Son regard ce faisait bien plus ardent qu'à son habitude, peut-être se laissait-elle un peu trop happer par la frénésie d'un combat, mais au moins, son sourire sincère témoignait de son amusement.

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Mer 4 Mar 2020 - 16:09
La jeune femme en face de lui se donnait des airs de princesse guerrière avec ses cheveux au vent, un cliché qui ne fit que rappeler à Masato un des albums jeunesse qu’il consultait souvent : pourvu qu’il y ait des images, les contes de capes et d’épées lui inspiraient un certain entrain. Mais la Barbie qui lui faisait face était bien trop charnue pour être digne d’être représentée dans pareil ouvrage. Il crut l’entendre balbutier quelques mots motivants après qu’il eut lancé sa technique. Celle-ci prit Tsubaki de court qui eut à peine le temps d’aligner son katana pour la parer.

- Tiens, j’savais pas que ça marchait, ça. se dit-il à lui-même en constatant que son projectile avait été nettement tranché en deux.

N’ayant pas remarqué qu’elle avait infusé du chakra dans sa lame, il imputa cette nouvelle propriété à tous les sabres. Il en déduisit qu’il devrait la prendre par surprise s’il comptait la toucher pour de bon.

- Put... nom de dieu ! Ça fait super mal ..! T'as même pas idée ! Ok ... ok ... c'est bon !

Son offensive avait quelque peu esquinté son beau visage, et Masato n’y voyait rien de problématique : il ne s’entraînait pas souvent, mais lorsqu’il s’y mettait, il n’avait rien contre le fait de rentrer chez lui avec quelques nouvelles cicatrices. Pour autant, la Sabikō ne semblait pas être du même avis et il ne comprenait pas cette différence de point de vue, pas plus qu’il ne cherchait à l’appréhender. Il avait encore moins l’intention de s’excuser de quelque chose qui, d’après lui, allait de soi. Néanmoins, il retint de ce contingent malentendu que la kunoichi semblait plus combative qu’auparavant, affichant un regard de braise signalant qu’elle était passée aux choses sérieuses.

Lorsqu’elle se mit à charger, il eut à peine le temps de réagir à ses mouvements qu’elle se trouvait déjà à sa portée. Elle tenta alors de lui asséner au cou un coup du dos de sa lame. Bien qu’il peinait à suivre le rythme, le Kimura parvint à s’extraire de cette offensive de la guerrière qui demeurait bien plus lente que son approche : il s’abaissa pour esquiver et glissa sur quelques mètres de sa plus belle roulade pour fuir le corps-à-corps. Cet enchaînement, il l’avait travaillé bien malgré lui : il adorait rouler d’un bout à l’autre de son lit, une manière pour lui de s’endormir un peu plus vite en se fatiguant.

Une fois de nouveau hissé sur ses deux jambes, il se mit à courir vers le point d’où avait démarré son adversaire et laissa volontairement tomber un shuriken sur le sable de l’arène. Sans se retourner pour ne pas perdre en vitesse, il supposa que Tsubaki le suivait de près et commença donc à malaxer son chakra. Il ne se retournerait qu’au moment où il utiliserait de nouveau sa technique de propulsion : il avait l’intention de la surprendre en faisant partir l’arme de jet laissée au sol uniquement lorsqu’elle serait dans le dos de la samouraï.

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Fuyumi
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Jeu 5 Mar 2020 - 23:20
Après avoir retiré ses gantelets d'acier, Taiyo se mit à reprendre la lecture des ouvrages récupérés par la Jonin. Son mutisme et la cécité de son amie rendait la tâche complexe, mais la jeune femme avait développé un langage spécifique pour Amiko et lui. Basé sur des séries de signes de la main dans le creux de sa paume, son efficacité restait limitée, mais à défaut de solutions alternatives, cela demeurait bien pratique. Rien de ce qui se trouvait dans sa lecture ne pouvait attiser la curiosité du géant, plus concentré sur la jeune samouraï en contrebas. N'ayant aucun lien avec le clan Nagamasa, il n'en connaissait pas les membres, mais ne pouvait s'empêcher pour autant de prêter attention à ceux qui empruntaient la voie qui l'avait guidé pendant des années. Malgré l'apparence de son armure, typique de ces guerriers et de l'artisanat tetsujin, l'ancien samouraï ne suivait plus le Bushido depuis bien longtemps. Désormais, même les techniques les plus élémentaires de l’art du sabre demeuraient hors de sa portée. Entre frustration et désillusion, sa volonté se confrontait à la justice insondable des cieux.

Son appétence déplacée ne manqua pas d'attirer l'attention de Fuyumi qui s’enquit de cette distraction. Le lecture assistée s’arrêta donc, laissant place à une description sommaire de l'altercation amicale se déroulant en contrebas. Intriguée à son tour, la jeune succomba à son insatiable curiosité et affuta ses perceptions sensorielles. Incapable de visualiser l'affrontement, elle n’était pas sans reste pour autant, la détection de leurs chakras mêlée à son audition suffisaient amplement pour discerner ce qu'elle y cherchait.

Cela te rappelle ta jeunesse ? Questionna la Jonin d'un ton narquois. Tu veux parier sur le vainqueur ?

Le géant en armure soupira avant de répondre qu’il n'avait que faire de l'issue. Reprenant la lecture de l’ouvrage, il finit tout de même par ajouter peu après qu’il en avait marre de voir des jeunes gâcher leur potentiel.

La puissance ne fait pas l'homme, le chakra ne fait pas le soldat. Les gens changent et grandissent en leur temps. Je n’étais pas plus forte à leur âge et regarde où nous en sommes. Estropiés, libres, vivants. On ne peut en dire autant de ceux qui nous dirigeaient et nous oppressaient.

Compatissante au traumatisme de son ami durant la Résonance, elle ne pouvait le laisser se morfondre pour autant. Elle n'insista cependant pas plus lorsqu’il se décida à reprendre la lecture, étant déjà suffisamment occupée par le suivi de celle-ci et celui du combat.



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