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Van Hellsing [Aditya]

Ketsueki La
Ketsueki La

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Mar 11 Fév 2020 - 14:14
-Capitaine, c'est un honneur d'avoir à mon humble côté, l'un des héros de Mizu. Je ferai en sorte de ne pas être uniquement l'insolent ayant quémander un supérieur pour m'accompagner en ce jour.

Un salut militaire, la tête se baissant vers l'avant, une main contre sa poitrine, ses yeux carmins ne croisant jamais ceux de son supérieur. Pour sortir hors du village il fallait être accompagné, les simples soldats n'avaient guère le droit de vadrouiller et vagabonder, que cela semble juste ou non n'était pas dans l'esprit de la Ketsueki. Obéir aveuglément aux ordres de Mizu et se plier à sa hiérarchie et ses règles, voilà comment on lui avait apprit à procéder depuis sa venue et celle de son clan au sein des murs de la brume. S'éloignant de quelques pas avant de poliment montrer le chemin vers la sortie des murs à son accompagnateur. Pourquoi expliciter sa présence, elle avait dû le faire aux autorités compétentes. Justifiant le besoin de sortir des murs du village cachés même pour une journée ou deux, selon la tournure des événements. Un pèlerinage au temple Ketsueki, néanmoins selon la plupart des Ketsueki et surtout parce que la vanité et l’oisiveté avait envahi le manoir ou séjournaient les siens, aucun d'entre eux ne s'était récemment rendu pour rendre grâce aux divinités claniques. L'automate sans émotions qu'était La s'était sentie néanmoins étrangement obligé d'y aller, pour implorer le pardon d'Izanami et dévouer à la Déesse l'entièreté de son corps si besoin, si Kiri et ses institutions étaient tout en haut des représentations sacrés dans son esprit le clan ou de manière plus précise, les êtres célestes le bénissant résidaient côte à côte avec la personnification de la brume. Si personne ne prenait soin du temple, le laissant à l'abandon ce qui était la première théorie de La. Alors elle y laisserait volontiers sa vie, si tel était le châtiment réservé aux siens. Allumant une cigarette, marchant légèrement au devant du gradé, laissant le silence faire place de discours, elle n'avait nul besoin de questionner son supérieur sur ses hauts faits ou de faire un échange relativement ennuyant sur ses motivations. Elle était un soldat, ne parlant que quand on l'autorisait à le faire et préférant la réussite aux monologues. Ses sens en éveil, laissant l'odeur du sang la guider sur les pas de ses prédécesseurs.

C'était justement ça le problème, la piste était bien trop fine, des dizaines d'odeurs différentes, de sang s’entremêlaient, des animaux aux morts. Néanmoins, et il était bien facile pour un Ketsueki de faire la distinction entre le sang vicié des siens et celui du reste des êtres vivants en ce monde, s'accroupissant de temps à autre pour être sur d'être sur la bonne piste. Le liquide rouge parfait, le met le plus exquis aux yeux des dégénérés se laissant submerger par la Soif, par le désire toujours plus fort de prendre la vie et d'ouvrir des artères. Les plaisirs, les émotions et le manque d'autodiscipline menaient vers un chemin dangereux, et vers la remise en question des véritables importances dans la vie d'un Kirijin. Craquant ses articulations, se retournant vers le héros de Mizu, baissant de nouveau la tête, la femme-soldat pointa au delà de la végétation vers sa droite. Les restes ensanglantés s'y trouvaient, et avec eux l'entrée dans le temple que beaucoup jugeraient barbare et primitif. Mais les jugements n'atteignaient guère la Genin, ce qui importait c'était d'y rentrer, faire un état lieu et voir si la divinité était en colère ou au contraire si les Dieux avaient quittés les lieux par manque d'offrandes régulières. S'ouvrant les deux mains, laissant le sang couler au sol pour une nouvelle trace plus fraîche, elle avança les bras en croix fermant son regard. Et à mesure qu'elle franchissait les dernières barrières et les feuillages de Mizu quelque chose montait en son fort intérieur, un appel? Une excitation ou la Soif, un étrange mélange qui fut aussitôt réprimé.

Et les deux Kirijins se trouvèrent devant l'entrée, enfin du moins une fois que La déblaya, repoussant plantes et feuilles, repoussant un paysage plutôt accueillant pour y révéler les piliers et quelque chose de beaucoup charmants. Des piliers sculptés en forme d'ossements, dévoilant en leur milieu une entrée dans ce qui semblait être autrefois une grotte, de chaque côté de la roche s'y trouvait un passage étroit et balayé par un vent n'apportant qu'une odeur de mort et de chair pourrie. Aucun doute, sauf si un nécromant y avait installé son antre, c'était bien là le lieu sacré des siens, chaque demi-douzaine de mètres parcouru un crane ou des ossements installés parallèlement dans des petits autels. Les mains ensanglantés de Jun s'écorchant sur les murs abruptes et tranchant, là ou autrefois des dizaines de fidèles Ketsuekis avaient fait de même. Elle ne faisait que rafraîchir la piste de ses ancêtres, Ketsueki La mettant les pieds dans un endroit la dépassant. Elle s'arrêta néanmoins net avant la sortie de ce 'couloir', tournant de trois quart sa tête.

-Aditya-dono, d'avance si des coutumes ou des règles de mon clan vous dérange capitaine, je présente ici et avant d'entrée dans le Temple, mes profondes excuses. Je vous prie de les accepter, comme je dois accepter de payer le prix du sang. Pour la gloire de Kiri et de Mizu je tâcherai de pas vous importuner, ma seule requête est-que vous ne soyez jamais devant moi. Si des risques doivent être prit, un Ketsueki doit s'en charger. Merci Capitaine.
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Aditya
Aditya

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Jeu 5 Mar 2020 - 14:07
Van Hellsing

ft. Ketsueki La


Automne 203, Temple Ketsueki, pays de l’Eau.


Du coin de l’œil, l’ascèse gardait son attention attachée aux reliques d’émotions passagères qui se muaient sur le visage de sa comparse du jour, une jeune représentante de la Brume dont les lois l’avaient nouée entre les murs de la cité, indubitablement. Sous le coup d’une demande importune qui mènerait ses pas dans les recoins sauvages de l’Eau, le blond avait accepté de l’accompagner sous conseil de ses supérieurs, poussé par une profonde curiosité dédiée à ce culte qui demeurait inconnu à ses yeux d’observateur du monde. Si la droiture de la jeune femme l’avait quelque peu surpris au premier abord, cela et l’expert respect qu’elle portait à la hiérarchie et ses codes, sa compagnie était, elle, loin d’être désagréable. Une âme entichée du silence, dépourvue de l’amour de mots ou de discussions inutiles, stériles. D’une voix posée, il tâcha cependant de répondre aux paroles qu’elle lui avait adressé plus tôt alors que l’ombre des remparts en reconstruction se prolongeait dans leurs dos, de toute leur hauteur majestueuse.

« Il n’y a rien d’insolent à cela, ne t’en fais pas. Je n’aurais pas accepté de t’accompagner si cela me dérangeait d’une quelconque façon ; tu n’as aucune remontrance à craindre de ma part. »

Tandis que la fine fumée qui s’échappait de la cigarette de la jeune femme retraçait le chemin éthéré des multiples directions que ces deux âmes avaient pris tout au long de leur voyage, le regard de l’ascèse se laissait aller parfois à l’observation de ce paysage presque inconnu, que quelques escapades hors des murs avaient tâchés d’ancrer maladroitement dans son esprit. Il n’avait reçu que peu d’informations au sujet de la quête de la jeune femme, si bien que le seul souvenir d’un culte dédié au sang, force vitale, demeurait ouvert à ses pensées ; et lorsqu’il la vit s’accroupir bon nombre de fois au sol, afin de juger de la tournure que prendrait leur épopée sylvestre, il ne put qu’être intéressé par la manière dont elle percevait l’odeur de ce liquide carmin. En ce qui le concernait, elle ne lui parvenait qu’en vague éparses lorsqu’ils demeuraient assez proche d’une source directe, qu’elle soit issue d’un cadavre animalier ou d’un sacrifice. D’un simple geste affirmatif, il confirma les gestes de la kunoichi qui, déjà, se redressait pour à nouveau laisser ses pas la guider.

Bien assez tôt, tous deux parvinrent à l’orée d’une construction arborée, où racines, arbustes, branches et feuillages se mêlaient dans une danse abstraite afin de recouvrir des fondations de pierre. Dissimulée sous cette égide forestière, elle ne s’était presque pas révélée aux yeux du blond, à l’exception près de l’entrée qui était demeurée aussi ferme dans le temps qu’elle ne l’avait sûrement été à sa construction. Peut-être était-ce du à des visites passagères, entre lesquelles les mois s’écoulaient anonymement, peut-être même les années : mais en ce jour, c’était le passage de La qui dominerait ces bois éventrés par les plaines. Ses mains s’affairaient au déblayage des marques laissées par la forêt avec une fougue si volontaire qu’Aditya n’osa pas lui porter concours, conscient qu’il s‘agissait là d’une certaine fierté envers sa foi. Et bien qu’il ne la partage pas, cela ne l’empêchait pas de lui porter le respect qui était dû à toute forme d’adoration, comme il l’avait fait dans le passé au culte des Kamuys qu’un enfant de l’os, désormais devenu camarade, lui avait offert à l’ombre du temple Seidou.

Alors, lorsqu’elle lui adressa quelques mots pour aborder ce sujet poignant, l’ascèse ne put lui répondre que par une voix avenante, bien que toujours teintée de cette retenue particulière qui s’imposait sur chacun de ses échanges entre figures inconnues.

« Je ne suis pas de ceux qui croient que la foi des hommes est réduite à un seul Dieu, tout comme il n’y a pas qu’une seule manière de les honorer. Pour tout te dire, je suis assez curieux à l’idée de connaître le culte de ton clan, si je ne me trompe pas. Quant à ta demande, je n’y vois pas d’inconvénients. Tu connais assurément mieux les lieux plus que je ne pourrais le faire, après tout. »


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