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La recrue à la chevelure dorée

Yasei Reikan
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Jeu 13 Fév 2020 - 11:49
Automne de l'An 203, Village de Kiri, Seidou no Shinden

Au Nord de la Cité Brumeuse, non loin de la demeure de la Tigresse blanche, se dressait un abri spirituel à la modeste mais solide renommée purificatrice. Malgré l'architecture singulière de son imposante bâtisse, le Temple du bronze oxydé était d'une discrétion sans pareille, entretenant ainsi la symbolique du mystère religieux. Mais la maison divine avait su faire foi de sa bienveillance, notamment depuis l'étrange phénomène universel de la Résonance, en ouvrant timidement les portes de son jardin secret à quiconque cherchait le repos de l'esprit et celui du corps. Dès lors, les proches amis de ce repaire d'ascètes n'étaient plus les seuls à avoir l'honneur de pouvoir fouler le centre du sanctuaire floral. Et Yasei Reikan, qui faisait partie de ce cercle si restreint, avait pris l'habitude de s'y rendre quotidiennement pour profiter de l'accalmie du lieu.

Chacune des visites de la métamorphe avait été ponctuée par des échanges avec les moines en charge de cet énigmatique bercail. Et cette fois-ci ne fut pas une exception. Dès son arrivée, l'enfant des bêtes prit le temps d'écouter sagement les paroles des enfants du culte, qui étaient toujours réjouis d'accueillir la Fille du Vent, elle qu'ils respectaient pour être une Héroïne de l'Eau, malgré le fait qu'elle n'ait pas été une enfant du pays. Mais si certains d'entre eux se livraient à la discussion pour délier les langues, d'autres ne s'autorisaient pas une telle entorse à leur profession de foi. Il fallait dire que le Temple du bronze oxydé regorgeait de tâches à accomplir, rien que par l'entretien des statues des divinités guerrières et pacifistes qui se dressaient à l'intérieur. Ce refuge de piété ne tenait pas son nom du hasard, mais bel et bien de l'état de son mobilier et du squelette du bâtiment, tous deux lentement consumés par l'humidité et le temps. Une abondante végétation exotique, typique de la flore de la Brume, avait investi les lieux jusqu'à devenir une gangrène naturelle, attaquant sols et murs sans faire de jaloux. Pourtant, l'ambiance archaïque que dégageait le gîte des déités n'avait rien de repoussant ; bien au contraire.

Aux yeux de la Fille du Vent, cette particularité le rendait même captivant, à tel point qu'il avait la force de tempérer son âme d'éternelle nomade, à chaque fois qu'elle s'y rendait.

Reikan passa d'ailleurs son début d'après-midi dans la cour intérieure, bien à l'écart des passages plus assumés que d'habitude. Pendant que de rares citoyens de l'Eau s'évertuèrent à délaisser des offrandes au Temple pour honorer l'ère nouvelle de paix et d'unité dans laquelle venait d'entrer Kiri, la jeune femme profitait de son temps libre, devenu si rare à présent, pour s'adonner à l'écriture de parchemins et de lettres qui n'attendaient qu'une chose ; épouser l'encre de son pinceau. Celle qui portait sur ses épaules des responsabilités de plus en plus lourdes ne pouvait nier le fait qu'elle peinait à trouver du temps pour toutes les activités qui la harcelaient. Rien qu'à voir les bandages qui entouraient sa dextre, il était aisé d'en conclure que le repos était quelque chose que la Fille du Désert avait presque oublié. Et même en cet instant charnier, assise au milieu du jardin ouvert des moines qu'un cours d'eau circulaire ne cessait d'animer, la féline avait dû mal à fixer sa concentration. Non pas que la fraîcheur du coin la dérangeait, loin de là ; mais plutôt qu'une petite pointe d'inquiétude commençait à naître en son sein. Néanmoins, ce sentiment fut aussitôt étouffé par l'entente de râles et de chamailleries familiers entre deux lionceaux proches, qui revenaient au pas de course de leur vadrouille au-delà du Temple.

La jolie brune détacha ses pupilles éthérées du parchemin qu'elle ne tenait plus que d'une main, pour les planter sur le duo de félins amusés, comme s'ils venaient de semer quelque chose ou quelqu'un. Reikan plissa les paupières sans défaire sa position en tailleur sur le roc humide, avant de se mettre à parler à ces malicieux fauves qui se rapprochaient d'elle sans la moindre méfiance. Visiblement, aussi petites ces boules de poils pouvaient-elles être, ces petites graines de courage n'avaient pas froid aux yeux ; ils semblaient même connaître par cœur la célèbre Tigresse blanche. En assistant à une telle scène, d'aucuns auraient pris l'enfant des bêtes pour une folle à lier ou une envoyée des démons, en la voyant s'adresser à ces carnassiers en devenir comme s'ils étaient en mesure de lui répondre ; ce qu'ils firent sans se faire prier, au grand dam des civils allergiques à l'inconnu et à cette idée que les bêtes puissent être dotées d'une forme d'intelligence aussi véritable que leur ignorance.[invisible_edit]

« Où étiez-vous passés, jusqu'à maintenant?
Si tu savais, Reikan-nēsan! On a échappé à une femme qui ne nous lâchait plus!
Gaha! Tu aurais dû voir sa tête, on était bien trop vifs pour elle. »

Pas de doute, ces lionceaux porteur du don de parole étaient bien des bêtes dotées de chakra. Une chose qui aurait pu effrayer plus d'un, mais certainement pas la Fille du Lion. Décidément, Reikan regorgeait de bien des mystères. Sûrement par sa nature tout aussi malicieuse que ces petites bêtes, elle ne put d'ailleurs s'empêcher de décrocher un faible sourire, au coin de ses lèvres charnues. La métamorphe ne savait que trop bien l'énergie que ces deux-là avaient à dépenser et tout ce qu'ils avaient à découvrir en ce monde, raison pour laquelle elle ne put leur tenir rigueur d'avoir disparu sans prévenir. Malgré tout, la féline aurait pu les réprimander à ce sujet si elle s'était rendue compte qu'ils avaient été suivis, avant l'apparition d'une silhouette inconnue à l'entrée du jardin sacré.

Sans a priori et sans même afficher la moindre surprise, Reikan posa ses yeux sur la chevelure dorée qui venait de pointer le bout de son nez. Elle se redressa pour se mettre debout, laissant sa longue chevelure d'ébène retomber en cascade sur ses épaules, les parures dorées et exotiques qui l'habillaient se permettant même de rougir et de briller à la lueur du jour. Ses boucles d'oreilles griffues, d'un myosotis aussi profond que celui de ses yeux, cliquetèrent l'espace d'un instant, portées par les mouvements de son corps qui vint à s'immobiliser une fois debout. Les deux jeunes fauves en profitèrent d'ailleurs pour dégonfler le torse et presque se blottir à ses chevilles, abandonnant instinctivement le courage dont ils avaient pu faire preuve tantôt. À première vue, le minois de cette jeune fille ne lui était pas familier. Mais la changeforme était bien loin de se douter de l'identité et des motivations de cette jeune recrue, elle qui détenait tant de points communs à développer en sa compagnie.

« Si ce sont eux qui t'ont mené ici, ces lionceaux ne sont pas perdus, mais avec moi. Qui es-tu? »


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Suzurane Gine
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Lun 17 Fév 2020 - 6:02
Entre Tigre et flamme !


Après une journée de repos à cause d’une gueule de bois, Gine avait décidé de passer sa journée à l’extérieur de la maison familiale. En effet, habituée à être instable ou plutôt hyperactif, incapable de tenir en place et de rester dans sa chambre plus de trois minutes. La kunoichi voulait marcher dans Kirigakure, mais elle n’avait pas trop d’idées de l’endroit où se rendre. La jeune femme avait tendance à se promener au même endroit et pour une fois, la blonde voulait changer ses habitudes. Pas de terrain d’entraînement, pas d’espionnage d’Hotaru ni aller dans un bar pour éviter d’être à nouveau ivre et de croiser par hasard, Zeref. Il fallait trouver un moyen de se distraire pour la journée, bien sûr, elle ira tout de même s’entraîner un peu pour garder la forme et ne pas rouiller. Car les ennemis les plus forts du monde ne vont pas l’attendre et il faut qu’elle devienne encore plus fort pour protéger tout le monde. Enfin tout ceci est bien, mais la Suzurane ne sait pas quoi faire ni où aller. Peut-être demander conseil à sa sœur cadette . D’ailleurs, la spécialiste du Katon se demandait où pouvait bien se trouver Naoko à cette heure-ci. La blonde était son dos adossé contre un mur en regardant les gens se promenaient qu’ils soient seuls, en couple, avec leur enfant. La kunoichi pouvait espérer que cette ambiance pouvait continuer ainsi. Au loin, elle voit sa cadette, quelle coïncidence vu qu’elle allait se rendre soit à la maison ou dans le restaurant pour la chercher. Gine va la voir en lui faisant de grands signes de la main. « Naoko-nee ! » Crie-t-elle.

Naoko est sa petite sœur et elles ont tendance à se taquiner l’une et l’autres, voire à se chamailler, mais au fond, elles tiennent l’une et l’autres. Nao soupire en la voyant arrivée sans retenue et sourit en étant un peu embarrassé à cause du regard des autres. « Gine-nee…je ne pensais pas te croiser ici. Que veux-tu ? Si c’est pour t’acheter des gâteaux ou une bouteille de saké, c’est non ! » Réplique-t-elle aussitôt avant même que l’aînée ne puisse dire quoi ce soit. Avec un léger sourire, la blonde caresse le haut de la tête de sa cadette. « Mais non, mais non, il m’en reste à la maison. Je voulais savoir si tu connaissais un endroit où je pourrais me rendre. Un lieu où on serait surpris de m’y voir ! » Demande-t-elle. La Yasei réfléchit et semble avoir trouvé un endroit, par avance, elle s’excuse dans sa tête, les moines. « Il y a le Seidou no Shinden dans la périphérie du centre. C’est beau et c’est un lieu agréable. On raconte même qu’il y a des lionceaux par moments. » Dit-elle avant de voir des étoiles dans le regard de sa grande sœur. « Gine…c’est une rumeur…je ne les ai jamais vu moi…hein…Gine ? Gine !!!! Reviens !!! » Dit-elle en voyant la grande blonde partir en courant sans remerciement ni rien en direction du temps. « JE VEUX LES VOIR !!!!!! » Tout en courant comme une enfant. Naoko est un peu désespérée et se met à repartir en direction de la maison avec les courses. « Ah… Faut qu’elle grandisse encore peu… Elle ne sera jamais prise au sérieux et elle ne trouvera jamais un copain ou une copine comme ça. » Finit-elle.

Quelques minutes plus tard, Gine se trouve en face du Seidou no Shinden, un temple plutôt grand et qui semble un peu vieux, ça pouvait se voir depuis les statuts de divinité dont la blonde ne connaissait pas trop. Or, elle n’était pas venue pour connaître les dieux ou autres, elle était intéressée par cette histoire de lionceaux. Étrange, elle qui n’est pas trop intéressé par certains animaux, elle a toujours été attiré par les félins surtout les lions dont elle aime lire des livres sur eux. Une préférence comme une autre selon elle. La blonde marche dans le temple, en regardant autour d’elle, malgré tout, cette bâtisse était impressionnante et méritée d’être regardé un peu plus près. Soudain, elle voit deux billes de poils en train de jouer ensemble. Ses yeux ne les quittent plus, remplis de joie, de fascination et d’excitation, elle voulait les caresser, les câliner, jouer avec eux comme une enfant qui découvre un jouet ou son nouvel animal de compagnie. Or, il y avait un sentiment étrange dans son cœur, dans son être, une volonté de les protéger, un instinct inconnu pour elle. Elle arrive devant eux avec le sourire, les lionceaux la regardent d’un air curieux et elle leur adresse la parole. « Coucou !!!! Vous êtes trop gnon tous les deux ! Câlins ! » Elle essaye d’en attraper un pour le câlin, mais les petits sont rapides et ils sont de bons réflexes. Or, la kunoichi leur court après pour les câliner. « Maieuh…J’veux juste vous faire un câlin ! » Dit-elle en prenant une voix enfantine.

Gine pourchasse les lionceaux dans l’enceinte du temps, les moines se demandaient pourquoi les animaux étaient agités et maintenant, ils comprenaient mieux. Les félins avaient pris pas mal d’avance, mais la kunoichi n’allait pas les laisser s’échapper aussi facilement. Tournant vers une salle, elle pouvait voir une femme, magnifique et en compagnie des deux félins. À les voir, ils semblaient plutôt proches et elle enviait vraiment cette dame à avoir cette chance. La femme prend la parole disant que les lionceaux n’étaient pas perdus en l’ayant emmené ici, mais qu’ils étaient à elle. De plus, la brune voulait connaître l’identité de la Suzurane. « Oh désolée ! Je ne savais pas que c’était tes lionceaux. » Dit-elle en souriant avant de reprendre la parole. « Je voulais juste les câliner, car ils sont mignons, mais ils se sauvent à chaque fois que je m’approche d’eux, hé hé. » Rigole-t-elle avant de devoir se présenter. « Je m’appelle Suzurane Gine, je suis une Genin de Kiri, enchantée ! » Dit-elle en se rapprochant de la femme et lui tendant la main avec le sourire. « Et vous, vous êtes ? Et ils ont un prénom des deux petits félins ? » Demande-t-elle en baissant les yeux vers eux avant de porter à nouveau son regard vers la magnifique brune en face d’elle. « Finalement, la rumeur était donc vraie, il y avait bien des lionceaux dans ce temple. »


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Yasei Reikan
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Dim 23 Fév 2020 - 14:29
Suzurane... Gine. La méfiance naturelle de Yasei Reikan fut délibérément défiée par l'audace de la jeune blonde, qui lui avoua sans détour le fond de sa pensée. Si ses sourcils avaient pu se froncer lors de la venue de cette inconnue qui n'en était désormais plus une, le visage harmonieux de la féline se libéra de ses tourments et se détendit au grand jour. Ses yeux, véritables flammes d'éther dansantes, sautillèrent sur le côté puis se posèrent sur les deux faces des lionceaux à ses pieds, trahissant l'hésitation qui avait pointé le bout de son nez en son sein. L'enfant des bêtes connaissait l'affection que certains Hommes portaient à l'égard des animaux, domestiques ou bien sauvages ; pourtant, un tel entrain ne cessait jamais de surprendre à chaque fois celle qui était à moitié femme et à moitié bête. Ma foi, si elle ne voulait que les caresser... La métamorphe plissa les paupières en adressant un dernier regard malicieux à ses petits compagnons, avant de relever son faciès en direction de la Genin.

« Mon nom est Yasei Reikan, Chūnin de la Brume, Capitaine de la Main de la Justice et Cheffe de l'Équipe n°7. Et ces deux-là se nomment Kohaku* et Hisui*. Ils sont à ma charge, c'est pourquoi je ne peux que les féliciter pour t'avoir donné du fil à retordre. »

Pour la première fois, la Tigresse blanche esquissa un sourire assez franc au coin de ses lèvres charnues, à l'égard de la blondinette pleine d'énergie. Son visage se pencha sur le côté comme l'aurait fait un félin, dans une mimique plutôt bestiale, laissant ainsi ses boucles d'oreilles griffues cliqueter sous le joug de la brise habituelle qui traversait le Temple Seidou. Reikan réfléchissait, obéissant à son instinct qui ne la trahissait presque jamais. Cette jeune Genin était certes de nature expansive, cela n'empêchait en rien qu'il y avait quelque chose en elle qui avait éveillé l'intérêt de la jolie brune. Peut-être qu'après tout, l'amour que cette enfant du pays surexcitée portait pour la race animale ne laissait pas notre chère Yasei indifférente. Mais savait-elle au moins ce que signifiait ce nom?

De sa propre volonté, la Fille du Lion de l'Atlas, Yasei Ragna, se décala sans même prévenir sur le côté, pour éviter que les lionceaux ne continuent à trouver un abri au creux de ses chevilles. Cette fameuse Gine ne constituait finalement en aucun cas une menace pour leur vie, d'autant plus qu'il fallait qu'ils apprennent, un peu plus chaque jour sur le tas, à se débrouiller par eux-mêmes en ce monde. Alors, les deux petits, aux yeux respectivement verts et dorés, restèrent à leur place et se chamaillèrent entre eux, par pur ennui. Restant silencieuse sur la nature du lien qui l'unissait à ces petites bêtes, la changeforme croisa les bras, pendant que les longs voiles de sa tenue exotique voltigeaient avec délicatesse au gré du vent. Un seul de ses sourcils seulement eut finit par se hausser, témoignant de son attitude qui était dorénavant plutôt décontractée.[invisible_edit]

« Tu peux venir les caresser, si tu le souhaites. Mais je ne serai pas responsable des lacérations, s'il y en a. »

L'Héroïne de l'Eau ne put retenir un rictus sur son minois, traître de son humour plutôt taquin et de sa nature particulièrement malicieuse, qui collaient parfaitement à la personne unique en son genre qu'était Yasei Reikan ; une enfant des bêtes pleine de mystères et de promesses, qui ne cessait jamais d'étonner. Un rire étouffé traversa les frontières de muscles et de peau de sa gorge, intimant à la Suzurane qu'il n'y avait finalement rien à craindre. Pourtant, l'espièglerie de la féline fut rapidement dépassée par la curiosité grandissante d'en savoir un peu plus sur cette adoratrice des félins.[invisible_edit]

« Se pourrait-il que tu sois une enfant de la Brume? Ou bien viendrais-tu, comme moi, d'au-delà des mers? »

*Kohaku 琥珀, litt: Ambre)
*Hisui (翡翠, litt: Jade)

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Dernière édition par Yasei Reikan le Lun 16 Mar 2020 - 11:31, édité 2 fois
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Suzurane Gine
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Mer 26 Fév 2020 - 10:18
Connaissance


Pourchasser des lionceaux dans un temple, il n’y avait que Gine qui pouvait faire cela. Dès que Naoko lui avait parlé de cette rumeur, elle avait directement filé jusqu’à la bâtisse sacrée. Cependant, la kunoichi ne s’attendait pas que les petits félins aient une maîtresse et qui iraient se cacher derrière elle pour chercher de la sécurité face à la blonde. En tout cas, la jeune Suzurane reste naturelle face à cette femme, plutôt jolie et mystérieuse. On peut dire aussi qu’elle semble observatrice, ça se voyait dans son regard, ses yeux allaient un peu partout entre la Genin et les lionceaux. Difficile de savoir ce qu’elle pensait et si la brune allait bien prendait le fait que la blonde ait poursuivi ses petits, juste pour les câliner. Depuis petite, Gine rêvait de pouvoir approcher des lions et aujourd’hui, elle en avait la possibilité même si ce sont juste des petits. L’assimilatrice du Katon se présente tout de même à la dame et souhaitait connaître son identité, en plus de ceux des félins. Si elle était venue, c’était pour eux, mais autant en profiter pour apprendre à connaître certaines personnes. La brune ne semble pas méchante ni hostile, en tout cas, elle est intéressante. La blondie allait tout de même la laisser parler. Yasei Reikan et Chûnin, mais pas que, elle semble être Capitaine de la Kenpei et cheffe d’une équipe. La Suzurane est surprise de voir quelqu’un avec tant de responsabilité surtout que Reikan semble jeune. Elle devait sans doute connaître Zeref, lui aussi est un membre de la Main de la Justice. Les prénoms des félins étaient beaux, Kohaku et Hisui. Et elle était ravie de savoir qu’ils ont donné du mal à l'aspirant ninja.

« Enchantée, Reikan-sempai ! Et aussi enchantée, Kohaku et Hisui ! Et je dois dire qu’ils m’ont tout de même fait courir, les chenapans ! » Dit-elle en ricanant. Cela ne dérange pas Gine d’avoir eu du mal à les rattraper, ça l’aidait à se dépenser un peu. La blonde avait fait son sport de l’après-midi et elle avait trouvé cette course-poursuite plutôt amusante. Après n’importe qui n’aurait pas eu sa patiente ni sa joie de vivre qu’il aurait déjà abandonné de suivre les deux félins. La jeune Suzurane est joueuse et ça pouvait se voir quand elle s’intéresse à quelque chose. Croisant les bras sous sa poitrine, elle pouvait voir que la Yasei la regardait en penchant sa tête sur le côté, au point de pouvoir, voire ses boucles d’oreilles qui lui allaient très bien. Yasei, ce nom ne lui disait franchement rien en matière de clan, mais elle connaissait quelqu’un qui portait le même nom. Zeref devait être son frère ou son cousin, peut-être, elle demandera ça, plus tard. Ceci dit, Gine regarde parfois les lionceaux avec une envie de les caresser. Au moment où Reikan lui disait qu’elle pouvait les caresser, la blonde avance sa main vers eux, mais la seconde partie de la phrase où il y a lacération, avait fait douter la blonde en hésitant. « Mais… C’est si tentant de poser ma main sur leur petite tête. » Dit-elle en la regardant avec un léger sourire et une tête digne d’une enfant voulant absolument jouer. En tout cas, son rire semblait dire que c’était une blague et qu’elle pouvait y aller. La Genin vient leur caresser la tête avec ses mains, c’était si doux et agréable. « Merci…Ils sont si doux, je les aime déjà ! » S’exprime-t-elle avec tant de joie avant de les câliner dans ses bras. « J’en veux aussi à la maison ! » Ricane-t-elle comme un enfant.

Pendant qu’elle s’amusait avec les lionceaux, Reikan se met à lui poser une drôle de question sur ses origines. Était-elle une native de Mizu no Kuni ? Ou était-elle née dans un autre pays ? C’était bien la première fois qu’on lui pose cette question. La blonde s’assoit à terre et caresse les petits en regardant la Yasei en levant son faciès vers le sien. « Hum… Je suis née à Mizu no Kuni, dans un petit village, non loin où se trouvait le clan Yuki à l’époque, euh…avant la création de Kiri. » Dit-elle avant de penser à un truc, peut-être sans importance. « Ceci dit, mes parents viennent de Kaze no kuni, c’était des vagabonds, mais ils ne me parlent jamais de leur passé ni même de leur origine, de ma famille, genre oncle, tante, tout ça quoi. Et toi, tu viens d’où ? » Demande-t-elle à la jeune brune. D’ailleurs, il y a quelque chose qui la tracasse depuis qu’elle connaît l’identité de la maman des lionceaux et vu que c’est l’heure des questions. « Je suis juste curieuse, mais… Es-tu un membre de la famille de Zeref ? Ou…euh…est-ce votre mari ? » Dit-elle en rougissant avant de reprendre la parole. « Car c’est un sergent de la Kenpei et vous avez le même nom de famille. Vous êtes d’un clan mineur de Kiri ou pas du tout ? Ça m’intrigue. » Au moins, elle sera fixée et ça permettra de la connaître un petit peu mieux. C’était amusant de faire de nouvelles rencontres et Reikan ne semblait pas être une mauvaise personne, Gine l’appréciait déjà bien.



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Yasei Reikan
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Lun 2 Mar 2020 - 9:09
Quoi de plus réconfortant pour la Tigresse blanche que d'admirer, au sein même du Temple du bronze oxydé, une enfant de la civilisation s'éprendre d'affection pour ces petits lionceaux? Peu de choses pouvaient satisfaire les exigences parfois trop sévères de la métamorphe, mais celles qui étaient en mesure de le faire étaient particulièrement symboliques à ses yeux. Dans les rangs de son clan, Yasei Reikan savait mieux que quiconque les malheurs et les peines qui avaient cette fâcheuse tendance de faire souffrir ses pères et ses frères. Depuis qu'elle avait vu le jour au cœur du Désert et bien avant encore, la Fille du Lion de l'Atlas s'était confrontée à une réalité des moins tendres. Celle d'un monde où les Hommes étaient en conflit permanent avec les Bêtes. Celle d'un monde où les fières et rares personnes douées de métamorphose, en qui coulait le même sang bestial et qui pourtant étaient répartis aux quatre coins du globe, avaient été proies à bien des vices de l'être humain.

C'était devant des moments aussi précieux, où l'amour gagnait du terrain sur la haine, que la Fille du Vent avait appris à chérir l'instant présent. Le visage anodin et les séquelles physiques de Yasei Zoku, le raton-laveur, lui traversèrent l'esprit durant une poignée de secondes, avant de finir balayé par un retour spontané au réel, pour revoir la jeune Gine réaliser l'un de ses rêves les plus chers, aux côtés de si petites bestioles. La façon que la blonde avait de se comporter avec ces animaux avait le don d'intriguer la changeforme, qui avait plus pris l'habitude de tarter des bourreaux des bêtes qu'autre chose. Si elle semblait particulièrement taquine, Gine était également d'une grande innocence, que ce soit dans sa gestuelle ou encore sa parole.

La féline avait fini par plisser les paupières, du fait de la réponse de son interlocutrice sur ses origines. La Suzurane était née sur les terres de l'Eau, pourtant, ceux qui l'avaient fait naître venaient d'un horizon tout autre que celui des marécages typiques de l'Archipel. Des vagabonds, du Pays du Vent... Pendant un court instant, Reikan se surprit à s'imaginer une possibilité parmi une large panoplie de tant d'entre elles, certes maigre, mais qui n'était pas des moins agréables. La pertinence brillante de la féline, qui faisait attention au plus petit et discret des détails dans le flot de paroles et d'actes d'autrui, n'avait décidément pas perdu de son éclat. Se pouvait-il que Gine ne soit pas une Suzurane comme elle croyait l'être, au final?

À vrai dire, tout poussait notre chère Reikan à penser que la pétillante chevelure dorée pouvait en effet faire partie de ces nombreux enfants des bêtes égarés à travers le monde, tant son affect envers Kohaku et Hisui n'était pas à négliger. Mais l'une des remarques de son vis-à-vis souffla sans retenue sur le sérieux qui s'était installé sur le sublime minois de la Fille du Désert. D'abord ses sourcils se haussèrent, puis sa bouche charnue s'étira dans un franc sourire ; deux réactions en chaîne qui ne manquèrent pas de trahir sa surprise et l'amusement qui en découlait. La féline alla même jusqu'à retenir un rire, qui eut vite fait de finir étouffé entre les parois de sa gorge. Ses éphélides se débarrassèrent instinctivement de la teinte braisée qui avait essayé de s'emparer d'elles, alors que la jolie brune plantait son regard de saphir dans celui d'améthyste de Gine.

« Je suis née au fin fond du Pays du Vent, dans le Désert. Là où ton corps se fait brûler par son soleil et ton esprit ne cesse jamais de se laisser envoûter par sa brise. Depuis que je suis petite, j'ai grandi aux côtés de mes parents vagabonds et au fil de leurs pérégrinations, qui sont devenues les miennes avec le temps. J'ai parcouru bien des monts et vogué sur bien des mers auprès de ma famille, jusqu'à tomber dans les bras de la Brume il y a presque une année, désormais. »

Voilà des réponses qui réglaient déjà bien des énigmes pesant sur la figure qu'était Yasei Reikan, sans toutefois les résoudre toutes. Son teint hâlé, ses éphélides, sa longue chevelure bestiale, ses pupilles aussi intenses que le fond d'un océan ou encore son accoutrement des plus distingués et atypiques ; tout chez la Tigresse blanche inspirait l'inconnu, l'au-delà d'un horizon source de bien des peurs chez les plus casaniers. Les dunes du Désert avaient contemplé le premier souffle et supporté les premiers pas de la métamorphe, qui était destinée à réaliser de grandes choses. Pourtant, son âme avait été bigornée par bien des expériences en dehors de ses frontières, à travers les incessantes foulées du périple qu'avait décidé de mener sa horde à travers le monde entier.

Les yeux d'éther de l'Héritière du Tigre blanc se perdirent dans le décor automnal du jardin du Temple, comme si elle souhaitait y abandonner de vieux démons.

« Yasei Zeref n'est pas mon mari, mais bien un lointain cousin et un très grand ami. C'était aussi l'un de mes anciens élèves, au sein de l'Équipe n°7. Pour répondre franchement à ta question, Kiri a beau compter une bonne poignée de métamorphes dans ses rangs, il n'empêche que le clan Yasei n'a pour l'instant pas le moindre lien avec la Cité Brumeuse. Si ce n'est celui que j'incarne à moi seule et que j'espère consolider, à l'avenir. »

Sans éprouver la moindre méfiance et sans nourrir la moindre arrière-pensée, l'Héroïne de l'Eau resta debout et retourna son visage vers Gine, baissant son regard pour le plonger à nouveau dans le sien. Elle venait de dévoiler là l'un de ses objectifs les plus chers et les plus lourds de sacrifices. Reikan se démenait depuis bien des nuits déjà pour trouver le moyen de réunifier les siens et peut-être, comme l'avaient désiré ses proches, prendre la tête du clan. Une tonne de responsabilités et d'engagements semblaient peser sur les épaules de la féline, déjà bien alourdies par les têtes de lions dorées qui les habillaient. Pourtant, sa posture anoblie par le temps n'avait jamais cessé d'être aussi droite qu'un piquet, depuis l'arrivée de la Suzurane en ces lieux. Tant d'indices, tant de pointilleux détails qui faisaient de la Tigresse blanche une remarquable et inspirante combattante. Mais également une imprévisible jeune femme, qui se laissait par moments guidée par son instinct.

« Tu m'intéresses, Suzurane Gine, Genin de Kiri. Que dirais-tu de protéger un peu plus encore le peuple de la Brume, en rejoignant l'Équipe n°7 et en devenant mon apprentie? »

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Suzurane Gine
Suzurane Gine

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Jeu 5 Mar 2020 - 6:29
Future sensei !


Cette femme voulait apprendre à connaître Gine et disons que c’est bien la première fois qu’on s’intéresse à elle en premier. En effet, d’habitude, c’est la blonde qui lançait les questions afin de mieux connaître son interlocuteur. Or, cette fois-ci, c’est l’inverse et cela lui faisait plaisir. Reikan voulait savoir si elle était originaire de Mizu no kuni ou d’une autre contrée. Une question intéressante et facile à répondre, d’habitude, les gens ne s’embêtent jamais à connaître le pays natal d’une personne. En général, on souhaite connaître son passé, ce qu’il a enduré et bien des choses. On peut dire que ça changeait des conversations habituelles. La jeune Suzurane répond à sa question disait qu’elle est née dans le pays de l’eau, dans un petit village sur une île où était situé le clan Yuki. En y repensant, elle avait eu beaucoup de chance d’avoir eu ce clan, non loin de son village sinon elle n’aurait jamais connu Kaname ni avoir son aide pour une vie presque normale. De plus, elle ajoute le fait que ses parents venaient du continent, plus précisément, de Kaze no Kuni, mais elle ne savait rien de plus hormis que c’étaient des vagabonds avant de s’installer à Mizu. La blonde en profite pour retourner la question à la magnifique brune, tout en jouant avec les lionceaux. Apparemment, les questions de la blonde l’amusaient, ce qui prouvait qu’il y avait la possibilité de bien s’entendre selon ce que pensait la Genin.

Elle venait de Kaze no kuni, tout comme les parents de Gine avant d’arriver dans le pays de l’Eau. Sa façon de parler, c’était vraiment très beau et ça faisait sourire la blonde. En réalité, ça faisait poétique même si Gine n’était pas une experte dans le domaine, mais c’était agréable à écouter. « J’aimerais pouvoir aller à Kaze no Kuni, un jour ! Et votre façon de parler, c’est si beau, j’en tomberai sous le charme. » Finit-elle en rire de ce qu’elle venait de dire. En tout cas, sa façon d’en parler, ça faisait vraiment envie à la Suzurane d’aller dans le pays du vent. Par la suite, elle répond à ses autres questions. Zeref n’était pas son mari, mais un lointain cousin et un très grand ami pour la brune. Maintenant, elle comprenait mieux leur lien par rapport à leur nom de famille. En plus de cela, il a été dans l’équipe de Reikan donc ça a dû forger un sacré lien entre les deux Yasei. Pour ce qui est du clan de la femme, il n’est pas originaire de Kiri, même s’il peut compter des métamorphes. Or, si Gine avait bien compris, Rei voulait former un clan à Kiri avec les autres Yasei pour être uni. La kunoichi la regarde en tenant un lionceau dans ses bras. « Je comprends mieux… N’empêche, si j’ai bien compris ce que tu viens de dire, tu souhaites réunir les Yasei de Kiri en un afin de former un clan comme les Yuki et les Kaguya ? Si c’est ça, c’est super intéressant et je souhaite que tu réussisses ! » Dit-elle avec le sourire.

Un lionceau saute sur Gine qui la fait tomber en arrière et la blonde s’amuse à lui tirer les joues. Elle appréciait de jouer avec eux, ils étaient joueurs et parfois, un peu sauvage dans leur manière de jouer. Heureusement, ils n’utilisaient pas leur griffe, comparer à certains chats qu’elle avait pu croiser. En réalité, s’amuser avec eux, c’était comme jouer avec des chatons, c’était drôle. Arrivant à se relever, la blonde pouvait voir que la brune la regardait, en tout cas, Reikan avait de jolis yeux. D’un coup, la Yasei reprend la parole, disant que la bonde l’intéressait et là, beaucoup d'idées lui venaient dans sa tête. Des arrière-pensées, un rencard ? Ou plus ? D’un coup, la Suzurane maudissait sa sœur cadette de lui mettre beaucoup de trucs dans la tête avec ses histoires d’amour et compagnies. Il faudrait qu’elle arrête de lui dire qu’elle devra se trouver un amoureux ou une amoureuse pour grandir par moments. Or, Reikan voulait juste que Gine rejoigne son équipe afin de mieux protéger Kiri en devenant son apprentie. La Genin soupire et se sent un peu bête sur le moment. « Ahahah !! Désolée, j’ai eu une arrière-pensée un peu stupide à cause de ma petite sœur, quand tu as dit que je t’intéressais. » Elle se sent un peu idiote, mais bon elle se devait d’être honnête avec la brune. « Je n’ai pas d’équipe, mais je t’apprécie déjà et si je peux jouer un peu avec tes lionceaux, je veux bien rejoindre ton équipe. Je m’ennuie un peu toute seule, je ne dis pas non pour m’entraîner avec d’autres personnes. » Dit-elle avant d’aller câliner Reikan. « Merci de me proposer d’être dans ton équipe ! Je t’adore ! » Finit-elle avec un léger rire.

Gine relâche Reikan de son étreinte amicale en souriant d’un air gêner. « Désolée, je me suis laissé emporter par mes émotions. » Avoue-t-elle en réfléchissant quelques instants. Étant donné qu’elle va faire partie de l’équipe de la brune, il fallait lui parler de ses capacités. C’était important de connaître les compétences et capacités des autres, au sein d’une équipe. « Il faut que tu saches, Reikan-sensei ! Que je suis une assimilatrice Katon, je peux transformer mon corps ou une partie de mon corps en feu. Je suis assez doué en Taijutsu et Ninjutsu. Cela dit, je suis un peu moyenne en détection de chakra. J’aime la bagarre ! » Finit-elle son monologue en croisant ses bras sous sa poitrine et prenant un air fier. « Mais faut que je me présente conformément comme mon sensei du feu m’a appris ! » La blonde recule et se met à faire une danse à la Jiraya dans Naruto et parle en même temps. « Tu as devant toi, une future puissante Shinobi dont la renommée s'étendra sur toutes les terres connues, des plaines glacées de l’Hyperboréen, aux déserts arides du sud, du lointain levant à l'Occident où se meurt le soleil... La femme à la toison dorée, future impératrice des flammes ! La Benzaiten dont la splendeur stupéfie le commun des mortels ! La noble Gine !!! YEAH ! » Regardant à la fin de tout ceci, Reikan avec un sourire et la fixant du regard.


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Yasei Reikan
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Lun 16 Mar 2020 - 19:22
À l'entendre parler et à la voir user de son élégante gestuelle, l'on pouvait croire que Yasei Reikan venait peut-être d'une autre époque, d'un autre monde. Elle était de ces êtres qui, sans rien faire, savaient fasciner autrui et irriguer l'opinion populaire de mythes. Dès son arrivée au cœur du Pays de l'Eau, la métamorphe avait su imposer sa personnalité et ses coutumes, trop exotiques mais inévitablement attirantes aux yeux de la plupart. D'aucun ne pouvaient résister à un tel charme ; pour autant, la Fille du Vent ne semblait pas être portée par la moindre pointe de narcissisme. Si cette dernière disposait d'une large confiance en elle et en ses capacités, il était clair qu'elle n'était pas du genre à s’idolâtrer devant son reflet. Parce que même si la jolie brune pouvait paraître fermée au premier abord, elle était une jeune femme pleine de bonté, rongée par ses rêves et le bien de tous. Pour dire, la féline faisait même passer ses plus grands souhaits de paix avant sa propre vie, puisqu'elle n'envisageait pas encore de se livrer à la gestion d'une vie familiale, comme n'importe qui entendait le faire.

De tels compliments n'étaient pas en mesure de faire tourner la tête de Reikan. Malgré tout, la sincérité avec laquelle Gine fit part de son admiration pour elle, sans manquer de l'encourager dans sa quête de réunification, ne la laissa pas insensible. La Tigresse blanche était une forte figure à l'inébranlable volonté et aux mimiques parfois bestiales, un être atypique qui savait contrôler ses émotions pour faire marcher au mieux la machine d'efforts qu'elle était, mais elle n'en restait pas moins une humaine. Une humaine renforcée par le temps et les épreuves, mais une humaine dotée d'un affect particulièrement fort pour les individus bons. Et Suzurane Gine en faisait partie.

Mais la jeune Lionne à la chevelure dorée avait-elle conscience, à ce moment précis, de la véritable nature du lien qui l'unissait à Yasei Reikan?

Peut-être qu'inconsciemment elle l'était, dans la mesure où elle n'hésita pas à se blottir contre celle qui incarnait, en vérité, sa lointaine cousine. Surprise, la Fille du Lion de l'Atlas ne put se retenir de hausser les sourcils lorsque la blonde l'enlaça. Elle eut même un moment de flottement durant lequel ses mains n'eurent pas l'audace de faire comme les siennes, hésitante à l'idée de nier aussi vite des liens aussi forts. Mais la Genin avait réussi à lui réchauffer le cœur, rien que par son naturel attachant. Un détail qui obligea la jolie brune à esquisser un sourire en coin et à repeindre son minois d'une absolue sérénité. Parce que dorénavant, elle était la senseï d'un nouvel élément des plus atypiques...

...Suzurane Gine, la future Impératrice des flammes.

Un surnom tout feu tout flamme, à l'égard duquel Reikan ne put retenir un petit rire taquin. Un rouge chaleureux n'avait pas hésité à chauffer le teint hâlé couvrant les éphélides de son sublime visage, tant la changeforme semblait à l'aise en compagnie de celle qui, pourtant, n'avait été qu'une inconnue pour elle en débarquant dans le Temple Seidou. Ses yeux d'éther plongèrent dans ceux de l'enfant des flammes qui venait donc de se présenter, sous son plus beau jour. Ainsi, à son tour, l'enfant du Désert éleva l'un de ses pouces en direction de son propre bandeau frontal, tiraillant les gueules de lions d'or qui trônaient sur ses épaules. Elle décrocha également un grand sourire, parfaite occasion pour dévoiler sa blanche et harmonieuse dentition, toutefois marquée par la prédominance de ses canines de carnassier.

« Très bien, Suzurane Gine. Sache que tu as en face de toi une Héroïne de l'Eau qui a combattu la Déesse de l'Eau et le Démon à trois queues, Sanbi. La Fille du Lion de l'Atlas, la fameuse Tigresse blanche qui terrasse les véreux de cet Archipel et qui compte bien élargir cette réputation dans le monde entier, mais aussi ta nouvelle senseï. Et ce ne sera pas de tout repos, crois-moi. Alors, fais honneur à cette myriade de titres et montre-moi de quoi tu es capable, lorsque l'heure sera venue. »

Yasei Reikan était une joueuse espiègle dans l'âme, qui ne reculait jamais face à l'adversité. Bien plus encore, la membre du Shiden faisait partie de ces maîtres du combat, dont les élèves avaient toujours à apprendre. Et Suzurane Gine ne serait pas une exception, parce que la féline était prête à faire comme tous ses autres apprentis ; essayer de la modeler pour la rendre plus puissante et la pousser à devenir la meilleure version d'elle-même. Et à l'image de ses anciens camarades, la blonde n'allait pas échapper à la volonté et aux convictions poignantes de sa nouvelle supérieure d'équipe.

La métamorphe ferma les yeux et courba de peu l'échine, en guise de petite révérence à l'égard de son élève. Ce mouvement de tête eut raison du silence ambiant, puisque ses boucles d'oreilles griffues cliquetèrent sur l'instant. Enfin, elle tourna les talons pour s'éloigner du jardin du Temple du bronze oxydé, talons derrière lesquelles ne tardèrent pas à courir les deux petits lionceaux. Le corps de Reikan n'était désormais plus qu'un souvenir au sein de cet abri des dieux ; pourtant, ses paroles pleines de promesses étaient certainement encore en train de brûler dans le cœur de Gine.

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