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Badinage sous l'augure bourbeuse

Shinrin Shinpachi
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Sam 29 Fév 2020 - 13:43
Badinage sous l'augure bourbeuse Uvun
Urahi | Le malheur des puissants


Une double nature luciférienne. La chose était l’héritage du pouvoir conquis par le brave Shinpachi. Alors que la pluie inondait le ciel d’un gris presque noir et fumant, secouait la terre dans un déluge qui paraissait presque être de glace et de ténèbres tant le diluvien châtiment atmosphérique pouvait être insidieux, traversant toutes les couches de tissus que les vagabonds avaient pu mettre sur eux, il restait dehors, seul sur un cheval courbé par la fatigue. Monument humain du Teikoku. Lieutenant sinistre guettant la ville. Sentinelle de toutes les circonstances.

Depuis son retour à Urahi, il n’avait eu de cesse en l’espace d’à peine quelques jours de se sublimer dans une forme plus caricaturale de sa personne. Aussi, traînant un enthousiasme un peu trop lâche au bord du vide que guettait son âme, sans doute trop attaché aux valeurs et à la façon dont il pourrait rendre à son clan sa dignité perdue, il avait eu le désespoir d’assister avec une épouvantable impuissance à la parfaite négligence de sa personne, en dépit de tout ce qu’il avait pu faire pour reconstruire le bastion perdu du prestige familial dont était autrefois cacheté le clan Shinrin. Aussi avait-il appris, pendu à un rêve dépecé que son père avait achevé de détruire en ne lui offrant qu’une reconnaissance laconique trop maigre pour ses besoins d’estime, qu’il ne valait rien. Plus rien pour personne. Telle était la leçon de l’éphèbe bouleversé par la réalité des dogmes de son peuple : rien ne valait la peine de les honorer, s’il fallait qu’il soit considéré, à certains égards, comme un étranger dans sa propre maison ; et s’il fallait par ailleurs qu’il ne soit ni félicité, ni récompensé pour les exploits qu’il avait accompli en leur nom. La solitude était donc le lot des puissants. Alors, si elle était soudainement sa compagne la plus fidèle, il décida d’en faire quelque chose.

Nourrir l’instinct. Faire battre ses pulsions les plus sauvages. Donner vie à sa part d’ombre. Se servir de la colère et de l’amertume comme autant de fleuves de sang se déversant avec furie dans les autoroutes d’artère d’un être, pour le sublimer dans l’élégance du mal.

Il était là. Dévot des ombres ne craignant ni la faim, ni le froid. La fatigue pesait sur lui et sur la pauvre monture qu’il avait choisi pour amie de sa métamorphose inquiétante. Il attendait. Il guettait. Sans se soucier de ce que pouvait implorer la bête par sa cambrure douloureuse. D’entre toutes les choses qui l’avaient bousculé dans ses convictions, il avait choisi de s’assimiler aux plus noires et impitoyables. C’était un peu de cette manière qu’on devenait…

… un monstre.

« Mmh ? »

La curiosité fit sortir un son grave et bref de sa gorge, comme un écho de son intérêt soudain pour quelque chose qui sortait du décor de chakra qui se tapissait autour de lui comme s’il habitait un monde spirituel. Il pouvait ressentir, entre toutes les fluctuations d’énergie qui baignaient autour de lui, une aura des plus étranges. Quelque chose de relativement puissant, sans être humain. Il frappa d’un petit coup de talon les hanches de son cheval, qui avança par obéissance, le museau pendu vers le sol. Les sabots s’enfonçaient dans le sol avec le bruit caractéristique d’un « toc » contre la boue, à répétition. Cela donnait une sorte de : « pouic ».

Pouic, pouic. Pouic, pouic. Pouic, pouic…


HRP:
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Hokazuka Minoru
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Jeu 5 Mar 2020 - 3:30
Une sale tempête s’abattait sur le corps à moitié nu de Minoru. Les gouttelettes ruisselaient entre ses jeunes muscles abdominaux et pectoraux bien développés tandis qu’il marchait à travers le torrent s’abattant du domaine des dieux. Il accueillait le vent et l’eau comme un cadeau, nettoyant la surface de sa peau des impuretés salés qu’il avait déversé au cours de son entraînement avec son ami de toujours. Ami qui marchait tranquillement à ses côtés, son magnifique pelage détrempée par l’effort et la météo, créant une odeur que personne n’aurait jamais pu décrire comme étant agréable.

Les compagnons venaient de s’entraîner à maintenir toujours un peu mieux et longtemps leur forme combiné dans les forêts à l’orée de la capitale de l’empire du feu, Urahi. Depuis leur retour de Kaminari, le désir brûlant de devenir plus puissant avait commencé à consumé le soldat Hokazuka au plus profond de son être, le poussant à surpasser chaque jour ses limites pour atteindre une condition supérieur à celle qu’il avait auparavant. L’humiliation qui avait accompagné sa victoire à Kumo lui avait laissé un goût en bouche qu’il ne désirait jamais regoûté, l’amertume du moment l’ayant fortement déprimé.

Sa vision, bien qu’aiguisé par des années à chasser et survivre dans la gigantesque forêt d’Hayashi, se trouvait fortement handicapé par le climat qui faisait rage devant ses yeux, l’empêchant de voir plus qu’à quelques dizaines de mètres devant lui, le reste étant un amas de brouillard flou et humide. Étant encore à plusieurs longs moments de marche des portes de la capitale impériale, le dresseur de panda se devait de veiller à ce que rien de dangereux ne tombe sur lui et Tsuki, la tempête étant la parfaite couverture pour une potentielle embuscade de mécréants.

Et sa présence était facilement remarquable, étant donné que ses pieds nus faisaient un bruit audible en se collant et se décollant de la terre boueuse et humide de par le torrent céleste. N’importe qui avec une ouïe un minimum développé l’entendrait d’assez proche, malgré le son catastrophique qui englobait les environs de par le fracassement des grosses masses d’eau sur le sol, plongeant tels des nageurs professionnels de la tour qu’était leurs nuages. En plus de cela, l’effort nécessaire pour faire un pas était conséquemment plus grand que dans une température calme, ce qui satisfaisant Minoru, qui voyait cela comme une opportunité de s’entraîner plus.

Et soudain, à travers le rideau de pluie, un son se fit retentir. Pouic. Pouic. Pouic.

Et plus ce son se rapprochait des oreilles du soldat dresseur de panda, plus une forme étrange se démarquait à travers la vague d’eau des cieux en face de lui. Un cavalier, à ce qu’il put remarquer en s’en rapprochant. Il tenta de prononcer des mots mais se rendit compte de la futilité de par sa distance. Il choisit donc se rapprocher, dans une posture laissant supposer qu’il ne voulait aucun danger, un souris blanc brillant à travers le torrent.
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Shinrin Shinpachi
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Dim 8 Mar 2020 - 14:16
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Urahi | Le malheur des puissants


… pouic, pouic, pouic… pouic.

Il se figea devant l’homme et son compagnon, ses yeux érubescents se posant tantôt sur l’un, tantôt sur l’autre ; comme s’il jonglait avec ses rétines. Son cheval fit un mouvement de tête spontané vers le sol, comme s’il voulait lécher la boue dans laquelle il était empêtré, puis il la releva pour se dresser tel un seigneur équidé et, en gagnant de la hauteur, il tenta d’intimider le panda qui avançait aux côtés de Minoru ; l’instinct du gibier face à un possible prédateur. Mais pour si grand qu’il fut, le cabri ne pouvait guère se défaire de l’emprise de son maître et, en appuyant sur sa nuque avec sa paume, Shinpachi fit redescendre sa tête pour pouvoir être bien visible du ninja qui semblait avoir profité des conditions plutôt hostiles pour s’aguerrir davantage.

Un long silence. Il toisa ce protagoniste en tentant de se faire une idée, alors même que sa façon de se tenir face à l’Hokazuka ne semblait guère permettre le débat. Enfin, au bout de quelques secondes d’un silence pesant qui en disait long sur la méfiance qu’il pouvait avoir vis-à-vis des inconnus, il fit bouger sa monture pour que celle-ci se mette de côté et dès lors, il s’ouvrit un peu plus à l’échange.

Pour autant, son faciès était toujours autant habillé de ténèbres. Shinpachi avait bonne réputation auprès de ses hommes ; mais depuis qu’il avait été victime d’un certain manque de considération de la part des siens, quelque chose avait changé en lui. Il avait acquis un air plus paternaliste, moins espiègle. Sans doute que sa prise de fonction lui avait-elle permis de gagner en maturité, du reste suffisamment qu’il ne tentasse plus d’être le brave jeune homme que tout le monde voulait voir, mais qu’il devienne bel et bien un de ces impérialistes zélés guettant les ombres depuis les ombres elles-mêmes.

C’était un peu ça, être Lieutenant de l’Unité Impériale. Se mettre dans la peau de l’ennemi pour incarner cet ennemi ; et pouvoir le détruire de l’intérieur. De toute évidence, s’il ne paraissait en rien hostile à présent, le Shinrin était tout de même l’autel d’une bien étrange aura de malfaisance. Minoru n’avait pas le droit à l’erreur. La sentinelle utiliserait la moindre faille.

« Hokuzaka Minoru… »

Il avait déjà croisé cet homme par le passé. Les deux guerriers, autrefois soldats, avaient passé le même examen. S’ils n’avaient pas eu l’occasion à cet égard de travailler ensemble ou de se mesurer l’un à l’autre, Shinpachi n’en avait pas moins analysé ce protagoniste qui sortait de la banalité, du fait notamment de l’animal qui lui tenait compagnie. Difficile d’ignorer un tel binôme. Il avait pris soin par ailleurs, en rentrant de son voyage de Kaminari, de bien étudier les dossiers de tous ceux qui avaient été promus au même titre que lui, de sorte à se faire une idée des forces vives du Teikoku : celui-là en faisait partie.

Un éclair fendît le ciel. Le cheval du Shinrin cabra en hennissant, terrifié par l’orage. Son maître, quant à lui, ne daigna pas montrer la moindre sensibilité à tout cela : il était tout accaparé par cette rencontre.

« Je vois que vous ne vous reposez pas sur vos lauriers. Bien rares sont les valeureux à sortir sous un temps pareil. Nous n’avons pas eu l’occasion d’être présentés l’un à l’autre au cours des récents évènements. Je suis Shinpachi, du clan Shinrin, Lieutenant de l’Unité Impériale. Permettez que je vous tienne compagnie sur le chemin du retour. »

Déclara-t-il sans que cela ne soit vraiment une proposition.
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Hokazuka Minoru
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Jeu 19 Mar 2020 - 7:17
Le cavalier lui faisant face, le toisant de la hauteur de sa glorieuse monture équine, l’observa pendant un très long moment, lui laissant aisément le temps de faire vagabonder son esprit friant d’adolescent et a ses propres yeux de vagabonder sur l’individu solitaire qui le dévisageait. Si sa mémoire était correct, et elle l’était souvent, le soldat monté était Shinrin Shinpachi, un nouvellement promu lieutenant du Teikoku, tout comme lui. Ils avaient passé leurs examens côte à côte sans jamais être placé dans une même équipe, ce que Minoru avait bien apprécié de par l’incroyable puissance dont semblait posséder le membre du clan originaire de la grande forêt.

Le manipulateur de bois finit par tourner sa monture, permettant à l’Hokazuka de mieux de mieux observer la mine sombre du lieutenant face à lui. Bien qu’il ne le connaissait pas, il avait cru détecter plus de… lumière et de joie de vivre dans le faciès de son interlocuteur il y a quelques semaines, dans le village caché des nuages. Mais bon, peut-être que c’était simplement la pluie qui avait dévasté son moral. A ses côtés, Tsuki avait emprisonné son regard dans les yeux défiants du cheval, dans un duel de regard digne des plus grandes épopées… mais pas de celle-ci.

Néanmoins, malgré la mine dépité et beaucoup plus âgé que celle d’un homme de son âge, le Shinrin semblait toujours aussi puissant. L’aura qu’il dégageait donnait des frissons encore plus intenses à son corps que ceux que la pluie qui s’abattait sur son torse découvert face à la puissante tempête lui infligeait. Il se rendait en même temps compte d’à quel point il devait avoir l’air ridicule face à l’individu habillé adéquatement pour faire face au déluge, mais ses brefs soucis de pudeur furent rapidement dissipé quand le lieutenant dit son nom, indiquant qu’il le connaissait autant que lui en avait entendu parler.

Puis, son compatriote se présenta de manière plus détaillé et respectueusement que de simplement s’attendre à ce que Minoru en sache beaucoup sur lui. Il se rapprocha un peu plus pour faciliter le dialogue, voyant que son camarade n’avait aucune intention maligne. Il était donc membre de l’unité Impériale… Après tout, certain membres du Teikoku avait pour cause la protection directe des territoires et non pas l’exploration des lieux extra-impériaux.

« Comme tu l’as si bien dit, je suis Hokazuka Minoru, Lieutenant de l’Unité Coloniale de l’Empire du Feu. Je suis vraiment content de finalement faire ta connaissance, surtout après ce que j’ai entendu de tes capacités à l’examen. Ça m’ferait plaisir de marcher le chemin du retour avec toi. »

Et d’un coup, avec une certaine fierté infantile, l’Hokazuka se dit qu’il venait d’établir un lien chaleureux entre les deux en amenant leurs contacts à la deuxième personne immédiatement, refusant de vouvoyer quelqu’un du même grade malgré sa puissance supérieur. Il commença a marche, Tsuki sur un côté et la monture de Shinpachi sur laquelle il était monté de l’autre. Mais une pensée, assez évidente mais qui lui avait échappé durant toutes ces longues secondes lui vint alors.

« Mais dis-moi, Shinpachi, qu’est-ce que tu faisais en plein milieu d’une tempête, seul? »
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Jeu 19 Mar 2020 - 22:52
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Urahi | Le malheur des puissants


De lourdes gouttes de pluie continuaient de faire sangloter les cieux et, sous la diluvienne doléance de ce jour gris, le chapardeur grisé par un étrange sentiment de rancune semblait inébranlable. Insidieuse, l’humidité avait traversé les mailles de ses vêtements pour venir mordre sa chair et si d’aventures cela aurait dû lui arracher une grimace de douleur, il ne laissa rien transparaître de cet inconfort ; impassible, jusque dans le fond de l’âme, il s’harmonisait avec une sorte de néant et rien qu’avec cette allure il s’était mis, métaphoriquement parlant, à des kilomètres de distance de son interlocuteur.

Pourtant, le danger était bien là. Plus proche que jamais. Plus palpable que jamais.

Minoru n’était toutefois pas si facilement impressionnable. Bien accompagné malgré la teneur maussade d’un climat inhospitalier, il ne semblait pas être plus dérangé que cela par cette atmosphère qui avait presque évincé toute trace de vie des rues d’Urahi. En le regardant de haut en bas, Shinpachi se figura que son interlocuteur n’était pas beaucoup plus vieux que Hiko, et cela le fit réaliser qu’il avait peut-être lui-même pris du retard dans son évolution au sein du Teikoku. Fatalement, il avait envie de s’en mordre les doigts. Comment ces jeunes hommes pouvaient-ils progresser aussi vite quand lui-même, ayant passé toute sa vie à s’entraîner, stagnait au même rang ? Cette évidence le consterna : il se reposait peut-être un peu trop sur ses lauriers. Il se promit de ne plus perdre de temps. En tirant sur les rennes de son canasson, il se mit dans le même sens de circulation que Minoru, qui incarnait assez fidèlement la force montante de l’Empire.

Il l’écouta avec une attention religieuse. Puis vint sa réponse.

« Tout l’honneur est pour moi. »

Asséna-t-il sur un ton qui, malgré la cordialité de la phrase, se voulait encore assez expéditif, et ne laissait guère entrevoir de soleil sur son visage gris.

« Depuis ma prise de fonction, je ne trouve pas vraiment le repos. En réalité, je suis sujet à une sorte d’acquis de conscience. En dépit de ma position, je n’aime pas l’idée de devoir me reposer sur les soldats, aussi ai-je décidé de participer à la surveillance de la cité. De surcroit, cela me permet d’en découvrir un peu plus sur Urahi. Je dois encore apprendre à faire confiance aux autres ; au sein de mon clan, un malheureux scepticisme de circonstance s’est installé dans les liens familiaux, et j’ose envisager que je ne suis pas le seul Shinrin à souffrir de cette nature plutôt individualiste. J’ai au moins la chance de connaître mes failles. »

Transparent, il paraissait impitoyable avec lui-même. Le pire ennemi de Shinpachi… c’était lui-même.

« Et toi ? Comment s’est passée ta prise de fonction ? Tu ne regrettes pas de ne plus être soldat ? Je vois que le climat n’a pas freiné tes ardeurs, »
ajouta-t-il enfin pour lui renvoyer la balle.
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Hokazuka Minoru
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Lun 30 Mar 2020 - 5:55
Hmmmm… Les soldats de l’empire constituaient la chair et les os des forces du Teikoku mais pour cette raison, c’était là que tous les gens faibles incapables de se surpasser se retrouvaient, certains utilisant leur vie entière dans le bas de la hiérarchie de leur unité respective, n’ayant jamais la lueur d’espoir leur permettant de grimper au poste pas tant si prestigieux que ça de lieutenant, ne pouvant jamais goûter les accolades et les étoiles qu’apportaient un grade d’officier. Alors l’Hokazuka comprenait très bien le cynisme du Shinrin sur le fait que sa position consistait à gérer des gens de ce calibre.

Une volonté de mieux connaître Urahi… démontrait une certaine noblesse, ou enfin, c’était ainsi que Minoru le voyait. Lui qui avait encore de la difficulté à passer plus de quelques heures à l’intérieur de l’enceinte des murs, ayant été habitué aux campements aux milieux d’arbres gigantesques, préférait dormir dans une tente quand il le pouvait, sentant l’air frais du monde et expérimentant les changements de températures avec sa peau. Il trouvait impressionnant qu’un membre d’un clan originaire d’Hayashi soit aussi à l’aise de s’apprivoiser avec une cité d’une telle ampleur par sa propre initiative. Il aurait cru qu’un homme comme lui se serait simplement isolé en méditation dans une cabane qu’il aurait créé.

Quand Shinpachi se confia sur le manque de confiance au sein de son propre clan, structure qui se devait de ressembler à celle d’une grande famille, le cœur du dresseur de panda fendit un peu. Dans son clan, il avait toujours pu faire confiance aux autres, et même les Inuzuka lui avaient montré un grand esprit d’amour et de camaraderie lui ayant réchauffé le cœur et l’ayant motivé envers le potentiel que retenait le futur. De savoir que les autres clans étaient problématiques dans leur contacts et approches familiales lui glaçait tout simplement le sang, étant donné que c’était pour lui le seul endroit où il se sentait protégé et en confiance.

« Mais pourtant, même si tu manques de confiance envers les autres, ta famille et toi-même, tu es un puissant combattant. Tu ne devrais jamais oublier ton rôle clé auprès de l’Empire. »

Et une question vint. S’il regrettait son ancienne position? Si sa fonction l’inquiétait?

« Je ne mérite en aucun point le titre de lieutenant… Enfin, c’est ce que je me suis dit le premier jour du retour de Kumo. Je n’ai gagné aucun combat durant l’entièreté de l’examen. Je me suis fait entraîner par Hiko avant, il m’a balayé au sol. Je me suis fait sauter dessus par deux Kumojin et même en fusion je n’ai pas réussi à gagner. En situation réel, ils m’auraient tués. La deuxième épreuve? J’ai à peine réussi à vaincre un ennemi que je me faisais menacer de perdre mon compagnon par un mec caché sous terre. Tout ce temps, tout ce qui me venait à la tête était que je serais mort en temps normal. Alors je regrette un peu de ne pas avoir me fais mes preuves correctement en tant que soldat, mais si l’Empire a besoin de moi en tant que lieutenant, alors j’assumerais le rôle. Même si j’aurais préféré souffrir comme un soldat. »

La pluie couvrant son corps et la crinière de la monture équine, mouillant le blanc, noir et brun de Tsuki, créant de véritables rivières dans les rues d’Urahi, ponctuait les phrases de Minoru. Tels le déluge céleste, un véritable déluge de parole s’était libéré des cordes vocales du nouvellement appointé lieutenant.
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Ven 3 Avr 2020 - 21:06
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Le canasson sur le dos duquel était monté le sinistre lieutenant semblait presque comprendre l’Hokazuka car, sans même que Shinpachi le lui impose, il décida d’avancer son museau vers le combattant au sol. Ses nasaux couverts d’humidité gonflèrent en le flairant, une façon pour lui de s’imprégner de l’odeur de cet individu et de lui donner une identité olfactive. Particulièrement docile, il baissa la tête pour chercher quelques brins d’herbes au sol. Malheureusement, il n’y avait rien sinon une épaisse boue dont ses sabots s’étaient remplis durant ces quelques heures de guet.

Son cavalier, silencieux, écouta avec une attention religieuse la réponse de Minoru. Les paroles de l’Hokazuka lui révélèrent qu’il n’était le seul dans son cas : une fois catapultés au rang de lieutenant, les soldats devaient apprendre à endosser leur nouveau rôle. Sans doute pouvait-il remettre la faute à ces promotions précoces sur le dos de tous ceux qui, après avoir réalisé leur mission de mercenaire au service de Rei, avaient décidé de poursuivre leur service ailleurs, dans d’autres contrées, pour d’autres employeurs. Ces renforts avaient permis un véritable coup d’éclat de l’Empereur ; mais avaient aussi considérablement désorganisé son armée au sortir du conflit. Les propos de Minoru confirmaient cette hypothèse.

Alors, l’ordre devait revenir équilibrer les choses. Les paroles du Capitaine de l’Unité Impériale lui revinrent en tête, avec ce fameux proverbe lancinant qui désormais ne semblait plus vouloir quitter son esprit. L’homme est fait pour l’ordre… Que pouvait-il bien répondre à cette fatalité qui reposait désormais sur leurs épaules ? Rien qui ne fusse verbal, en tout cas. Des actes. Il fallait des actes. Des actes qui permettraient de réorganiser cette armée décousue, de recoudre les failles, de donner des vertèbres au squelette de l’Empire. Une moëlle épinière pour relayer ce que le cerveau avait pensé.

Une moëlle épinière pour relayer ce que le cerveau avait pensé…

Ses yeux s’écarquillèrent. Il scruta Minoru comme si la lumière lui apparaissait enfin. La vérité. La vérité était enfin là. Avait-il fallu qu’il assiste au désespoir des autres pour que son ambition se révèle ? L’homme est fait pour l’ordre…

… quand il l’oublie, l’ordre se venge.


« Minoru ! L’Empereur lui-même n’a-t-il pas failli périr lors du massacre de Yugure ?! »

Il ne sut si toutefois ces seules paroles suffisaient à traduire ce qui avait germé au sein de son esprit. Quelque chose de plus grand s’était éveillé en lui. Une ambition dévorante qui s’était répandu tout à coup comme s’il avait enfin mis la main sur quelque chose de réel. Comme si tous les mystères s’étaient dévoilés, désarticulant tout ce qu’il y avait d’énigmatique dans cette formule de promotion qui lui semblait mathématiquement inconcevable. Alors, motivé par cette nouvelle ardeur, il poursuivit son discours.

« Ce qui a permis de nourrir sa vengeance et de lever une armée si redoutable est la même chose qui lui a dérobé sa sœur et tous ses espoirs. Et s’il fallait avoir été affligé par sa défaite pour pouvoir s’élever et se mettre en quête de grandeur ? Minoru… Nos Capitaines ne misent pas sur notre expérience, mais sur notre évolution ! »

La pluie continuait de tomber à tambours battant autour d’eux.
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Sam 11 Avr 2020 - 3:12
Le sérieux et impressionnant membre du clan Shinrin l’écouta avec une attention particulière pendant qu’il partageait ses multiples troubles et doutes en rapport à sa promotion suit à l’examen Impériale. L’utilisateur de bois ne l’interrompu pas une seule fois, le laissant discuter à sa guise en réponse au fait que l’Hokazuka avait démontré une attention réciproque envers le cavalier. La pluie, le tonnerre et le vent hurlaient toujours, allant frapper les tympans des deux officiers impériaux de toutes leurs forces, rendant la conversation assez difficile mais pas du tout moins touchante.

En regardant le visage neutre et légèrement déprimé de Shinpachi, obscurci par ses troubles familiaux, Minoru ne pouvait que sa rappeler les craintes et pleurs qu’il avait vécu après le massacre d’il y a plusieurs années. Il comprenait parfaitement son compatriote de ressentir un poignard dans son cœur face à une déchirure familial telle qu’il le décrivait. La trahison d’un proche ne frappait peut-être pas aussi violement que la mort d’un parent, mais l’impact émotionnelle pouvait s’y apparenter sans comparaison de taille.

Et soudain, juste avant que le manipulateur de bois ouvre la bouche, il sembla voir la vérité. Ses yeux s’illuminèrent dans la brume humide de la tempête, fixant le dresseur de panda. Et il répondit.

La première réponse du cavalier au monologue de doute de Minoru fut de mentionner le passé de l’empereur, passé que, franchement, l’Hokazuka n’avait jamais réellement étudié, étant seulement sorti d’Hayashi pour devenir plus fort et l’Empire lui avait fourni ce moyen. Bien qu’aujourd’hui il avait évolué plus loin que le simple désir d’être fort, désirant prouver a certaines personnes en particulier qu’il avait une excellente résilience physique et mentale, il n’avait toujours pas pris la peine d’ouvrir un livre sur l’empereur Yamanaka Rei. Il était par-contre vrai qu’avec sa nouvelle position de gradé impérial, il serait intéressant pour lui de commencer à s’informer pour le bien de ses soldats.

Mais la réelle pièce de substance du discours de l’officier assis sur sa glorieuse monture mouillé venait ensuite. Les mots de l’homme plus âgé et puissant vinrent le frapper directement dans son muscle pompant l’hémoglobine à travers ses membres musclés, lui décrivant les défaites et tourments de l’empereur du Teikoku et lui offrant une possible hypothèse qui vint symboliquement illuminer sa vision qui était obscurci, non pas seulement par la pluie, mais par ses sentiments de regrets qu’il avait rapporté du village des nuages. Et si toutes ses défaites ne devaient pas être vu comme des embuches, mais comme des morceaux de l’échelle qui constituait le chemin vers le sommet?


Minoru essuya, sans que cela soit très utile, la couche de pluie qui couvrait son visage et l’envoya éclabousser dans une flaque d’eau voisine d’un mouvement rapide du poignet. Il leva la tête vers l’homme sur son destrier et souris.

« Merci. J’suis pas quelqu’un avec un esprit très rapide, alors ce genre de conclusion ne me vient pas facilement en temps normaux. »

Il se gratta ensuite le menton. Shinpachi l’avait aidé, lui avait remonté le moral, même si juste un peu. Il se devait de faire la même chose, ou d’essayer.

« Mais, j’y pense. Si les gens dans ton clan ont des problèmes entre eux, que tu as l’impression que les Shinrin sont individualiste et tout ça… Pourquoi tu ne prends pas les rênes pour essayer de les mettre sur un chemin plus clément? Plus à ton image? »
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Shinrin Shinpachi
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Sam 18 Avr 2020 - 18:48
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Urahi | Le malheur des puissants


Son manteau de ténèbres était si humide qu’il avait l’impression de patauger dans ses propres vêtements. La longue cape descendait raide en obéissant à peine aux contours galbés de la constitution musculo-tendineuse de Shinpachi ; un physique assez maigre, mais nerveux et agile, comme pouvaient en témoigner sous la toile de son costume la saillance de ses fibres et la protubérance non harmonieuse de ses veines bleuies qui serpentaient le long de ses membres, en particulier de ses bras. Sa rétine, dont le ton rubicond rappelait sans équivoque les litres d’hémoglobine qu’il était capable d’ôter de plusieurs ennemis, scrutait le maître animalier ; et pourtant, elle semblait paradoxalement se perdre vers d’autres univers invisibles. Sa vision n’était en fait pas dans le monde du vivant ; il contemplait, résolu et confiant, le paysage de ses propres rêves.

Bien qu’étant sujet à certaines réflexions sur son propre avenir au sein de l’Empire et sur la tâche, ardue, qui lui incombait, l’esprit du Shinrin demeurait encore perméable aux propos du Hokazuka. Son cheval continuait de trotter près du dompteur de panda, balançait parfois sa tête d’avant en arrière comme pour chercher le jeu avec son cavalier, qui ne se formalisait pas sur cette tendance assez puérile de son animal néanmoins ; naturellement, après avoir été si longtemps dehors et surtout sous l’oppression d’un climat aussi tempétueux, son impatience ne pouvait être que légitime. Cependant pour celui qui veillait sur Urahi en sentinelle des ombres, cette impatience venait d’être récompensée par son échange avec Minoru. Les doutes qu’il avait pu avoir sur lui-même n’appartenaient pas qu’à sa personne ; c’était à fortiori le lot de tous ceux occupant des postes à responsabilités. Un sort qui, parce qu’il s’agissait vraisemblablement d’un tourment commun à tous ceux de son grade, le réconfortait finalement. Il s'agissait en conclusion de la norme des puissants. Un doute finalement exquis. Etait-ce là le premier symptôme de la maladie du pouvoir ?

Intrigante hypothèse. Sous le ciel damné toutefois, les aspirations de chacun sortaient des enfers pour se montrer au grand jour et, avisant que l’heure était aux confidences, Minoru se risqua enfin à mettre le doigt sur un point sensible, tout proche du cœur. Le lien familial. Le clan.

Dire que Shinpachi était insatisfait de l’implication de son peuple au sein des affaires du Teikoku était un euphémisme. Il avait somme toute parfaitement conscience que Kanshisha, le chef du clan, avait dans son attitude quelque chose d'équivoque qui dérogeait aux règles d’enrôlement dans le Teikoku. Comme si le pouvoir lui avait offert des privilèges. Comme s’il n’avait pas directement juré allégeance à l’Empereur. Etait-ce une façon de reprocher à ce dernier sa vision de la puissance des shinobis ? Shinpachi n’était pas en mesure de le déterminer. Il avait l’étrange sentiment que Kanshisha n’était en fait qu’un parfait étranger, même pour l’un des plus illustres Shinrin.

Il aurait bien voulu réfléchir à tout cela plus en profondeur. Mais Minoru attendait une réponse.

« Défier mon chef de clan ne serait à l’heure actuelle que pure hérésie. Tu n’oses pas imaginer à quel point notre patriarche peut être dangereux. »


Il avait ralenti ses paroles sur les derniers mots, comme pour lui confirmer qu’il ne plaisantait pas. On disait de Kanshisha qu’il avait poussé l’art Shinrin jusqu’à des sommets que peu d’êtres avaient pu maîtriser. Il était, ou du moins paraissait tout à fait inaccessible pour la portée de Shinpachi.

« Ce n’est par ailleurs pas mon intention. Je t’ai déjà dit trop de choses au sujet des Shinrin, et les affaires de mon clan ne concernent que ses héritiers. J’ai d’autres projets à présent, qui n’ont rien à voir avec mes origines claniques. Nous sommes les futurs acteurs de l’unification de ce monde, Minoru. Pourquoi se focaliser sur une flaque d’eau quand on a tout l’océan devant soi ? »


L’ambition. Rien d’autre que l’ambition.
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Hokazuka Minoru
Hokazuka Minoru

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Lun 20 Avr 2020 - 18:00
De belles paroles à travers une température qui ne pouvait être que considéré comme terrible. Un contraste agréable a l’oreille et a l’œil, la motivation et le calme se dégageant du cavalier semblant briser la monotonie harcelante de la tempête tombant des cieux. Quand le Lieutenant de l’Unité Impériale parlait, il brisait le rideau formé par les milliards de gouttelettes gigantesque qui étaient propulsé du sommet de la planète comme des torpilles. Tsuki semblait aussi captivé par la monture que par le destrier, observant l’autre duo tandis qu’il avançait tranquillement sur ses quatre pattes boueuses.

D’un métaphorique coup de poignet, le Shinrin informa l’Hokazuka que, même s’il le désirait, il n’avait pas grandes choses par rapport à son chef de clan, qui était apparemment un colosse de puissance qui dépassait l’entendement. Pour un clan aussi énigmatique et essentiel à l’Empire, Minoru n’avait pas de difficulté à imaginer que leur patriarche ait une raison de se situer au sommet, bien qu’il trouvait assez dommage que Shinpachi n’ait même pas une once de motivation de dépasser son maître dans un futur proche ou lointain, témoignant un manque d’intérêt pour les affaires familiales.

Et puis l’utilisateur de Mokuton, digne de ce qu’il avait montré au dresseur de panda durant les dernières minutes, fit preuve d’une maturité témoignant de son âge plus élevé et de son expérience de ninja. Le clan n’était qu’une parcelle du continent, et en tant que jeunes shinobis, leur devoir n’était pas qu’envers leurs familles respectives mais envers leur nation et le monde. La métaphore employée finit de faire comprendre à l’Hokazuka. Une flaque d’eau versus l’océan. Pourquoi concentrer tous ses efforts sur une partie de l’univers quand on peut créer quelque chose englobant le monde entier?

Minoru était un idéaliste. Il croyait fermement que son clan et les Inuzuka avaient le potentiel de changer le monde. Mais est-ce que dédier toute ses pensées envers La Meute ne l’empêcherait pas de voir la plus grande vision du monde Shinobi? Ignorer les autres clans et villages pour se concentrer sur les dresseurs d’animaux serait sûrement néfaste non seulement pour lui dans sa poursuite de la puissance ultime mais aussi pour le développement de la structure clanique des combattants aider de leurs animaux plus ou moins exotiques. Après tout, comment un chef de clan pouvait en devenir un sans même connaître l’état de la politique et des gouvernements des autres nations du monde? Garder la tête dans le sable ne bénéficierait à personne.

« L’Océan, c’est ça? C’est vrai que j’ai au maximum considéré les ruisseaux, si on suit ton exemple. Quand j’t’ai dans la forêt, j’ai pas reçu d’infos sur les gouvernements ou la politique, c’est peut-être pour ça que ma vision est aussi concentrée sur mon clan et que je l’applique aux autres. »

Il sourit, tournant la tête vers Shinpachi.

« T’es un mec bien. »
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Shinrin Shinpachi
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Mer 22 Avr 2020 - 0:09
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Urahi | Le malheur des puissants


Les mots pour nourrir la conversation semblaient eux aussi devoir lutter contre les éléments en défaveur des deux protagonistes entretenant, malgré l’humidité ambiante, la flamme du Teikoku. L’un et l’autre s’étaient, en partageant leurs idéaux, ouverts les yeux. Force était de constater que leur seule personne, et le nombrilisme répugnant que l’on pouvait rencontrer dans certains clans, ne devaient pas être pris en compte : ils devaient, tout au contraire, se sacrifier pour des causes qui dépassaient le sens même de leur existence et de leur carcasse de mortel. Ils n’étaient que des choses insignifiantes et médiocres devant l’immensité des ambitions qu’il leur restait à accomplir.

Mais tout cela n’était qu’espoir et tant que ces objectifs n’étaient réalisés, l’utopie rêvée par Shinpachi n’était qu’une illusion. Sachant pertinemment cela, le Lieutenant ne pouvait que s’assurer d’une chose : d’autres guerres viendraient, aussi mortelles et sanglantes que toutes les précédentes ; et sûrement qu’ils seraient, en tant que pionniers de ce monde unifié, les guerriers dont les mains seraient les plus remplies de sang. Chose que tout teikokujin devait concevoir. A la remarque de l’Hokazuka disant que le Lieutenant était quelqu’un de bien, ce dernier ne put que répondre par l’affirmative.

« Toi aussi, Minoru. »

Toi aussi, Minoru. Toi aussi. Il disait cela sans conviction, et n’y croyait pas un instant pourtant. Minoru n’avait vu que la face positive de son camarade ; mais Shinpachi était un homme qui agirait dans l’ombre de l’Unité Impériale pour réaliser son ambition. L’Unité qui sans doute s’occuperait, pour que ce rêve devienne réel, des choses les moins orthodoxes.

« Tâchons maintenant d’élever les soldats au rang qu’ils méritent. Notre mission consiste à faire en sorte que nos troupes soient les meilleures, et que les océans ne connaissent pas meilleurs Empereurs que ceux que le Teikoku fera naître. Sans doute que nos eaux seront gorgées de sang dans un premier temps ; autant du nôtre que de celui de nos ennemis. Mais le temps effacera les vieilles cicatrices que nous sommes destinés à faire, nous, précurseurs de l’unification future, pour ne laisser que des eaux pures pour la prospérité. Vos chiens et vos… pandas, pourront courir sur des territoires infinis. Et surtout, aucun de ceux qui nous suivront n’auront à vivre la guerre. »

Il tira sur ses rennes, inclina sa tête pour saluer son interlocuteur, alors même qu’un courant d’air venait augmenter l’intensité de l’inconfort lié à l’averse qui battait toujours depuis le ciel gris. Il était temps de clore cette conversation, et d’avancer vers le futur.

« Au plaisir. Yah ! »

Fit-il en secouant les rennes de sa monture pour partir. Un mec bien, songea le Shinrin. Oui, Minoru. Mais le bien, dans la bouche de l’impitoyable sentinelle d’Urahi, avait une toute autre signification que ce que semblait s’imaginer Minoru.
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