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Lave, où es-tu ? | Ashitaka

Amiko
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Jeu 12 Mar 2020 - 1:19
Lave, où es-tu ? | Ashitaka Yjon

Lave, où es-tu ?



Automne 203 – soir

Il n’y avait rien de plus beau qu’un ciel sombre, arboré d’étoiles scintillantes qui tentaient de se faire une place au travers des nuages dissimulés par la nuit. L’air était frais, mais rien d’insupportable pour Amiko depuis qu’elle possédait ce nouveau don. Les heures défilaient vite, rendant le temps si précieux qu’on voudrait en profiter comme si c’était le dernier instant. La genin avait l’impression de ne pas avoir profité de cette vie qu’on lui avait arrachée de force. C’était maintenant, qu’elle pouvait le faire et un immense travail pour elle était à faire. Mais elle sentait que les choses s’amélioraient. Il y a peu, l’assimilatrice avait rencontré des personnes comme elle, qui partageait un don intriguant et instable lorsque l’on ne pouvait le maîtriser. Cette rencontre lui avait permis de voir de l’espoir là où elle avait l’impression qu’elle ne s’en sortirait jamais. Une fois de plus, Iwa lui faisait comprendre qu’elle n’était définitivement pas seule et très bien entourée.

En parlant d’être entouré, il y avait toutefois quelque chose qui n’allait pas. Il lui manquait quelque chose, cette absence qui avait créé un vide en elle. Cela faisait maintenant une semaine qu’il était en mission dans le pays du Fer. Il était parti, lui laissant un mot et une adresse et une tristesse certaine. Alors, une ou deux fois, la jeune femme profitait de la tranquillité du soir pour se rendre dans le domaine des Borukan. La première fois, malgré sa discrétion et sa petite silhouette, elle avait été aperçue par l’un des membres, qui l’avaient stoppée. En montrant le mot réalisé par son cher rouquin, celui-ci l’avait laissée passer. Depuis, Amiko passait de temps en temps pour vérifier si le jônin était de retour. L’inquiétude était présente et ne pas savoir où il était et s’il était sain et sauf lui faisait s’imaginer les pires scénarios.

Ce soir aussi, après être passée dans son coin pour se sustenter, elle tenta sans réelle certitude de passer voir s’il était de retour. Le rassemblement dirigé par Toph avait montré la fin de cette quête mystérieuse, mais toujours pas de signe de lui. Sa cage thoracique tambourinait, s’imaginant le pire, ce qui lui fendait le cœur. Elle avait besoin de le voir, de le sentir contre elle, de ses caresses et de sa tendresse. Arrivée devant la maison, celle-ci ne semblait pas très vivante, pourtant, elle eut un espoir en voyant une lueur de lumière par la fenêtre. L’habitation était simple, mais chaleureuse, suffisante pour quelqu’un qui y vivait seul. Tadam, tadam. Timidement, elle se rapprocha de celle-ci, ses deux mains rapprochées l’une contre l’autre. Il était là ? Vraiment ? Ses pupilles rosées brillaient d’émotion, tandis que sa main hésitait à toquer. Tadam, Tadam, Tadam, le coeur continue de battre à tout rompre. Puis les trois coups résonnèrent timidement contre la porte.

Les secondes se firent éternelles, tandis qu’elle commençait à ne plus y croire. Puis, la porte s’ouvrit alors, doucement, lentement, mais sûrement. Son visage se leva alors, tandis que la Sakki n’y croyait plus. Leurs regards se croisèrent ; invraisemblable ce qu’il se passait à ce moment même. Ashitaka était là, vivant, en forme. Ses cheveux orangés, ses pupilles volcaniques et ce teint hâlé, ce torse chaud et confortable. La tension redescendit si vite que des larmes vinrent habiller ses orbes saumon. Ni une, ni deux, la jeune femme laissa son cœur dicter ses actes, et elle s’élança simplement dans sa direction, sautant à son cou, lui faisant perdre l’équilibre sous la surprise.Au sol, la femme de lave, allongée sur lui, sans aucune gêne, lui offrait un regard plus que pétillant, mélangé à des larmes de joie, tandis qu’une sourire s’étirait sur ses lèvres.




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Jeu 12 Mar 2020 - 18:08
Ashitaka était rentré assez tard de l'entretient avec Toph. Ils avait fait leur rapport oral, rassurant Toph sur la mort définitive du Shogun. L'échange n'avait pas été particulièrement long, mais la traque les avait fait rentré assez tard au final. Poussant la porte de sa maison du quartier Borukan, le guerrier avait aussi fait un détour pour voir Rakka. Elle allait bien mais elle était blessée et épuisée. Sa vie n'était pas en danger, elle devait se reposer. Rassuré de l'avoir vu, Ashitaka était rentré chez lui, la laissant dormir. Il irait la voir le lendemain, lui demander comment elle se sentait. De ce qu'il avait entendu, elle avait fait de son mieux, mais elle n'était pas prête. La laisser y aller à cet âge... C'était irresponsable. Mais il se voyait aussi mal le lui interdire alors qu'elle avait déjà combattu plusieurs fois. Sans doute était-ce parce qu'elle avait besoin d'un peu plus de temps pour se réadapter suite à la Résonnance ? Il aurait tout le temps de lui en parler plus tard. Pour l'instant l'essentiel était là, elle était saine et sauve, elle n'aurait aucune séquelle à ses blessures. Elle était partie à temps, avant la dernière attaque du Shogun qui avait été dévastatrice.

Enfin chez lui après plus d'une semaine d'absence, le jeune homme avait laissé ses pensées dériver vers Amiko, qui devait être chez elle en train de dormir. Il n'avait pas osé la suivre quand elle rentrait chez elle, il avait accepté de la laisser être mystérieuse sur ce point. Bien qu'il mourrait d'envie de le savoir pour pouvoir aller la prendre dans ses bras quand il avait besoin d'énergie, de motivation. Il secoua un peu la tête. Il était un jônin expérimenté, il pouvait aussi agir seul. Il fallait qu'il arrête de se laisser aller à ces rêveries s'il ne voulait pas qu'elles lui coûtent trop cher un jour.

Malgré ses efforts, il ne parvenait pas à penser à autre chose qu'à elle. Se délestant de sa veste, il alluma quelques bougies pour y voir afin d'y voir pour se préparer un repas chaud avant d'aller se coucher. Préparant une sauce avec du fond de viande, il faisait chauffer du riz en même temps. Lorsque finalement il entendit trois coups timides à la porte, il fronça les sourcils. Est-ce que c'était Rakka qui n'en faisait qu'à sa tête et s'était levée en dépit du bon sens ? La jeune fille était diablement têtue et elle avait très bien pu se mettre en tête de venir le voir à cette heure, quittant l'hôpital en toute discrétion malgré les infirmiers de garde.

Sortant le bouillon du feu, il s'essuya les mains et alla ouvrir la porte rapidement, s'attendant à devoir lui faire des remontrances et la raccompagner à l'hôpital, mais la surprise fut toute autre. Devant lui, c'était Amiko qui se tenait. Comme paralysé pendant quelques instants, il n'eut que le temps de cligner des yeux alors qu'elle se jetait sur lui et le faisait basculer en arrière sur le dos. La tenant par la taille par réflexe, Ashitaka rougit un peu à la voir ainsi sur lui, puis il remonta l'une de ses mains jusquà ses joues pour essuyer les larmes qui coulaient.

« Tadaima, Amiko. »

Souriant à la jeune femme, il resta immobile, attendant qu'elle souhaite bouger d'elle-même, continuant de lui caresser la joue et la hanche.

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Dim 15 Mar 2020 - 23:35
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Automne 203 – soir

Tous les mauvais sentiments s’étaient dissipés à l’instant où son regard saumon s’était posé sur celui orangé de son vis-à-vis. Son cœur battait si fort, son sang fusait dans ses veines et montait au cerveau si vite qu’elle ne pouvait réfléchir. Sa première pensée fut de l’avoir tout près de lui, si proche qu’elle se dirait que ce n’était pas un rêve. Alors, Amiko s’avança, ses pieds décolèrent légèrement tandis qu’elle lui tombait littéralement dans les bras. Si heureuse de le voir, la peur de le perdre s’était dissipée avec toute la tension sur ses épaules. Les larmes de joie coulaient toutes seules. Voir son visage rougir la fit sourire, tandis qu’il posait une main sur sa joue pour essuyer ses larmes. Le contact de sa paume fit comme un cadeau du ciel, dans lequel elle s’y nicha amoureusement. Oui, il était de retour, là avec elle. Ses caresses et ses attentions, elles lui avaient tellement manqué qu’elle n’allait pas pouvoir s’en passer. Avant de se séparer de lui, la jeune femme alla mettre son visage dans son cou, respirant son odeur et sa chaleur si agréable. La douce se redressa et le regarda avec des sentiments plus que profonds, son regard se dirigea sur ses lèvres, elle n'osait pas, mais en mourrait d'envie. Elle murmura doucement.

« Tu es là… Tu es enfin là... »

Quelques instants plus tard, la genin se releva à l’aide du Borukan, tandis qu’ils se tenaient par la main, se regardant quelques secondes de plus dans les yeux. Le rouge aux joues, le sourire aux lèvres, elle était comblée. À son plus grand étonnement, Ashitaka lui proposa de manger avec elle. Elle hocha de la tête, prenant un petit air gêné, n’étant jamais conviée où que ce soit. Il referma la porte et l’emmena dans son cocon tamisé par les bougies et chaleureux. Une main contre sa poitrine, la kunoichi se rapprocha doucement, observant tout ce qu’il y avait sur le passage. N’osant faire quoi que ce soit, la Sakki se contenta de quitter son haori sombre et de le poser, offrant une vue sur un kimono léger et aussi rose que ses pupilles. Sa longue chevelure tombait sur ses épaules, dont les mèches orangées se reflétaient à la flamme des bougies.

L’odeur de la viande vint lui chatouiller le nez, ainsi que celle du riz qui venait d’être cuit. L’assimilatrice était une cuisinière dans l’âme et adorait préparer des plats à la maison. Curieuse, pendant que le jonin ajoutait un couvert, elle observa la cuisine, tandis qu’elle avait déjà hâte de pouvoir goûter à son plat. Son regard cristallin se posa sur le jeune homme, s’adossant contre un mur. C’était étrange comme situation, mais cette atmosphère et la présence de son tendre Boruka, tout lui donnait la possibilité d’être à l’aise. Par contre, son coeur n’avait pas cessé de battre à tout rompre, ses sentiments pour lui, plus forts que jamais. Amiko regarda ses mains, tandis qu’il l’invitait à s’installer face à lui.


« Merci, Ashitaka… Tout a l’air très bon. »

Timidement, toujours sur la réserve, impressionnée par tout ceci, la sanguine s’installa et posa ses mains sur ses genoux. Visage empourpré, elle plongea ses pupilles dans les siennes, elle avait tant à lui demander.

« Est-ce que tu voudras me raconter tout ce qu’il s’est passé ? Je préfère le savoir de ta propre voix. Tu m’as manqué, Ashitaka… J’étais inquiète... »

La genin détourna le regard, se triturant les doigts, peu habituée à ce genre de déclaration. Les mots étaient difficiles à sortir, surtout lorsqu’il fallait les présenter. Actuellement, elle voulait juste savoir ce qui était arrivé et comprendre, parce que Fuyumi lui avait narré de sombres faits sur une présence mystérieuse et qu’elle s’inquiétait pour le village. Si en plus, ce qu’ils avaient fait dans le pays voisin a un impacte ici...




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Mar 17 Mar 2020 - 13:59
Elle semblait assez perdue, comme paniquée. C'est vrai que la semaine avait été longue... Non pas qu'elle ait été très risquée pour lui, mais il avait eu le temps de se languir de la présence de la belle. Et il semblait qu'elle avait eu cette même sensation de manque. Heureux de voir qu'elle tenait véritablement à lui et que ça n'avait pas été simplement l'histoire d'une soirée, une étoile filante qui se serait éteinte aussi vite qu'elle était apparut. C'était plus que ça. Leur chûte pourrait durer longtemps.

Alors qu'elle était sur lui, il l'aida à se relever pour qu'ils puissent s'installer à table.

« Tu as faim ? Je faisais à manger. Du riz et une sauce à base de viande de boeuf, ça te dit ? »

L'invitant d'un geste de la main à s'installer à table, il ferma la porte avant de l'accompagner, prenant son vêtement pour l'alléger. Il le plia avec soin et le posa près de l'entrée pour ne pas qu'elle l'oublie puis la rejoint à table où il lui tira la chaise pour qu'elle puisse s'installer sans froisser son kimono. Lui souriant, il ne put s'empêcher de dire ses pensées.

« Ce kimono te va très bien, tu es sublime... »

Sortant avec adresse et vitesse des baguettes, restant également plein de délicatesse, le Jônin les déposa devant sa belle qui avait accepté sa proposition. Lorsqu'il eut finit, une petite sonnerie lui indiqua que le riz était prêt et il alla l'égoûter immédiatement. Attrapant deux assiettes, il les remplit avec modération avant d'attraper une louche pour ajouter de la sauce. Dessinant une spirale avec pour base le centre du petit dôme de riz, il espérait que la petite présentation conviendrait à la demoiselle.

« Si tu as encore faim, n'hésite pas. Je n'avais pas très faim donc j'ai juste préparé quelque chose de léger. »

Lui souriant en posant l'assiette devant la Sakki, il s'installa face à elle et écouta avec attention sa question.

« Maintenant que le problème est normalement réglé, je peux en parler oui. Nous sommes allés à Tetsu no Kuni pour trouver et tuer le Shogun qui avait massacré plusieurs iwajins dont le Sandaime. On a commencé par une attaque plutôt... ratée disons. Ils nous attendaient, ils étaient prêts. Mais on a eu une seule perte, malheureusement la plus grave, Nagamasa Hisa, la princesse héritière. Le Shogun l'a tué. Le groupe est rentré sauf deux autres shinobis et moi. Le Shogun avait réussi à s'enfuir lors du premier assaut, donc on est restés à trois pour le traquer et le tuer. On l'a trouvé en quelques heures, caché dans le cadavre d'un ours. On l'a tué et on a ramené son cadavre, nos morts sont vengés mais je t'avoue qu'on garde un goût plutôt amer de cette sortie. Je ne sais pas ce que compte faire Toph, mais je suis certain qu'elle souhaite continuer cette histoire avec Tetsu. »

Il soupira un peu, étant un peu las et déçu de cette histoire qui n'avait apporté que des morts au final.

« Tu as fait quelque chose toi cette semaine ? Tu as eu une mission ? »

Essayant de changer un peu de cette conversation qui baissait son moral et plombait l'ambiance, Ashitaka lui fit un sourire puisque malgré tout, sa présence réchauffait son coeur.

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Jeu 19 Mar 2020 - 21:35
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Lave, où es-tu ?



Automne 203 – soir

Ce n’était que le début du commencement, d’une longue histoire parsemée d’embûches qui s’ouvrait devant eux. Amiko avait quelques craintes, des hantises internes qu’elle ne pourrait évincer, c’était impossible. Mais elle se sentait en confiance avec le Borukan, il lui avait dit qu’il serait là, qu’il l’aiderait et la soutiendrait ; alors la jeune femme lui offrait une confiance solide. Rien qu’à l’idée de manger à ses côtés, la Sakki en était très heureuse. C’était le moment qu’elle préférait dans la journée et ce n’était pas pour rien. Pour compenser sa soif, la brune cuisinait et mangeait beaucoup, c’était une manière de supporter, en plus de prendre plaisir à mettre la main à la pâte. Timidement, elle le laissa la débarrasser et patientait, intimidée. Avec une galanterie qu’elle n’avait jamais connue, Ashitaka l’invita à s’asseoir, lui tirant sa chaise. Amiko le dévisagea quelques secondes, surprise tandis que ses joues se coloraient face au compliment qui s’en suivit. Elle regarda son vêtement qui était pourtant banal et s’installa délicatement. De ses pupilles rosées, elle le contemplait préparer ses couverts, en profitant pour analyser tous les traits qui le définissaient, en descendant sur ce kimono entrouvert qui le rendait si... Son regard se détourna légèrement.

« Merci… Toi aussi, tu es vraiment… très… beau... »

Pour calmer son embarras, la demoiselle s’attarda sur les assiettes qui étaient soigneusement remplies. Le riz semblait délicat et bien cuit, tandis que cette sauce… Cette odeur alléchante chatouillait ses narines, la faisant saliver d’avance. Ses petits yeux brillaient d’envie, mais ce n’était pas encore le moment de se jeter sur l’assiette, un peu de bienséance quand même !

« C’est… parfait ! Ne t’inquiète pas pour moi, j’ai déjà… mangé… Et j’adore la viande… rouge… alors la sauce doit être très bonne ! J’adore cuisiner aussi. »

La genin se détendit doucement, la pression sur ses épaules se faisant moins lourde, elle pouvait enfin s’ouvrir à celui qu’elle affectionnait tant, sans hésiter. Avant d’aller plus loin dans le repas, Amiko lui posa tout de même cette question qui lui trottait dans la tête. L’amejin voulait comprendre, savoir ce qu’il s’était passé. C’était important pour ôter toute inquiétude et aussi parce qu’elle souhaitait qu’il partage cette expérience avec elle. La sanguine avait entendu parler de cet assaut raté à Tetsu, elle en était bien désolée et si elle avait pu, elle serait venue les aider. Nagamasa Hisa… Amiko ne connaissait que de nom cette kunoichi, faisant partie des Amazones qui avaient sauvé le village. Elle s’envoyait très triste d’une telle perte, mais même à un si jeune elle, elle n’était pas vraiment surprise. On envoyait les shinobis si tôt de nos jours, tous savaient qu’ils couraient un risque en allant sur le champ de bataille. Alors c’était pour ça qu’il n’était pas rentré avec les autres. Ils avaient réussi à arrêter cet homme, mais cela ne semblait pas le satisfaire pour autant. Amiko hocha de la tête, oui cette situation nécessitait qu’on y garde un œil. La jeune femme n’aimait pas le voir aussi triste. Elle tenta d’attraper le bout de ses doigts de sa fine main et le regarda en souriant tristement.

« Je sens que cela doit être très éprouvant et que ça n’a pas été facile. Vous avez vengé nos morts, mais c’est normal d’en sortir amer, on se pose des questions, on remet en doute les choses. Mais ce que tu as fait, ce que vous avez fait, va soulager le cœur de beaucoup de personnes. Il faut penser aux pertes et prier pour elles, et avancer en devenant encore plus fort. Je suis fière de toi en tout cas, Ashitaka. »

La douce serra un peu plus ses doigts, avant de quitter sa main et de se repositionner. Ses deux mains sur la table, elle réfléchissait à sa question.

« Et bien, j’ai rencontré des assimilateurs, qui ont des pouvoirs différents des miens. Ils sont gentils et veulent qu’on se rassemble et qu’on se soutienne. Ca va peut-être m’aider à mieux gérer mon assimilation. Je me suis entraînée un peu et je sais me transformer partiellement en tenant un peu. Ensuite, j’ai fait une mission avec Fuyumi à Hayashi et c’était bien, tendu, mais bien, pour les relations entre les deux pays. Pour le sang… c’est toujours difficile, mais je fais de mon mieux. »

Ses poings se serraient doucement. Amiko était fière des efforts qu’elle faisait. Si tout n’était pas parfait, le fait qu’elle essaie de toutes ses forces suffisait à la réconforter dans ce mal-être toujours présent. L’odeur continuant de lui chatouiller le nez, elle porta son attention sur l’assiette qui lui faisait de l’oeil.

« Et si nous… mangions ? Je ne voudrais pas que ça refroidisse, nous aurons tout le temps pour discuter. »

La femme de lave ne cacha pas son enthousiasme de goûter à son plat. Elle attendit tout de même une réponse de la part de son tendre Borukan avant d’attraper les baguettes et de les placer entre ses mains.

« Itadakimasu ! »

Avec l’accord du manipulateur de lave, les deux iwajins commencèrent alors à manger. Le mélange de la sauce avec le riz cuit à souhait fit exploser le palais de l’assimilatrice. C’était léger, mais si délicieux qu’elle pourrait en manger infiniment. Son regard s’écarquilla tandis que ses yeux brillaient et que ses joues rougissaient. La genin avala sa bouchée avant de poser une main devant sa bouche.

« C’est vraiment très bon Ashitaka, tu es doué ! »

Amiko continuait alors à manger, proprement mais avec engouement, comme si elle mourrait de faim. Il allait sûrement être surpris, mais son organisme avait vraiment besoin de se sustenter pour pouvoir tenir le coup et ne pas perdre contrôle.



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Lun 23 Mar 2020 - 13:15
Un peu gêné par la réponse de la demoiselle, le guerrier détourna les yeux quelques instants pour retrouver une certaine contenance. Il s'agissait de garder une certaine façade même s'il fondait totalement face au Soleil qu'elle était pour lui. La servant avec attention, il s'installa à son tour face à elle, l'observant avec attention bien qu'il se perdit rapidement dans une rêverie. Elle le fascinait.

Lorsqu'elle le rassura sur son appétit, il lui fit un doux sourire, amusé par ses hésitations. Peu étonnant qu'elle apprécie la viande rouge, sa préparation avait dû attirer ses sens. Il était facile de faire mouche avec un tel plat même s'il ne s'attendait pas à ce que l'utilisation du fond de boeuf suffise en odeur.

« Tu as des recettes favorites ? Des recettes que tu maîtrises particulièrement bien ? Je ne suis pas un expert mais il m'arrive de prendre un peu de temps pour faire des plats simples. Je n'aime pas y passer trop de temps ou devoir surveiller longtemps un plat sur le feu. »

L'échange était agréable mais sa curiosité sur ce qu'il avait pu se passer à Tetsu mina un peu le moral du Borukan qui s'efforçait malgré tout de ne pas trop le montrer. Elle le perçu cependant, évidemment. Il faut dire que ses mots ne laissaient que peu de place au doute.

« Je l'espère. J'espère aussi que des mesures seront prises par rapport à Tetsu. Je ne voudrais pas que l'on finisse comme Kumo, même si je doute qu'un deuxième Rei patiente dans la nature pour soutenir le pays du Fer. Cela dit, Tetsu pourrait se retourner vers eux et esemble ils seraient un grand danger pour Iwa. On ne peut pas attendre et juste espérer. »

Laissant la belle jouer avec ses doigts, il lui sourit à nouveau, lui montrant qu'il était plus fort que cela. Non, il ne cèderait pas aux idées noires qui pouvaient se développer en cet instant dans son esprit. Écoutant alors la réponse de la douce à sa question, le jeune homme aux yeux ambrés sourit un peu à la mention des assimilateurs, la laissant finir d'abord avant de rebondir.

« Tu as dû rencontrer Tenzin et Yanosa alors, ils sont tous les deux assimilateurs. C'était eux qui étaient avoir moi pour traquer le Shogun. Ils sont doués tous les deux. Avec leur aide je ne doute pas que tu parviennes rapidement à comprendre et maîtriser ton assimilation, ils seront de bon conseil. »

Caressant l'un des poings serrés d'Amiko pour lui montrer qu'il était là aussi, il lui sourit tendrement.

« C'est très bien. Et si je peux t'aider pour ça, si tu as besoin d'informations à chercher, je pourrais te les trouver. Tu as tout mon soutien, sois-en certaine. »

Amusé face à son envie pressante de se lancer dans la dégustation, Ashitaka lui confirma qu'elle pouvait commencer sans plus tarder. Il répondit de la même façon, lui souhaitant un bon repas, lorsqu'elle se lança sur cette modeste assiette qu'il avait préparé pour elle. Goûtant aussi à son propre plat, il en était plutôt satisfait, même s'il pensa qu'avec quelques herbes en plus il aurait pu donner un peu plus de gout à la sauce. Après, il se doutait également que la demoiselle aimait sans doute plus une viande plus naturelle dans son goût, à cause de son addiction. Il aurait tout le temps de creuser la question et de découvrir ce qu'elle préférait au fur et à mesure des essais avec elle. Il comptait bien recuisiner pour elle, et d'une manière un peu plus travaillée la prochaine fois.

« Merci, je suis content que ça te plaise. »

L'observant à nouveau un peu rêveur, prêtant attention à chacune de ses mimiques, il sourit quand il vit un grain de riz se perdre aux comissures de ses lèvres mais choisit de ne rien dire pour l'instant. Il mangeait lui aussi, mais bien plus lentement, trop occupé à l'admirer. Lorsqu'ils eurent terminés, il regarda si la demoiselle semblait perdre son regard vers le plat, auquel cas il lui proposerait de se resservir, ou si elle était rassasiée, le Borukan lui proposerait de prendre un fruit dans la corbeille qui trônait sur le petit plan de travail surélevé qui jouait le rôle de bar entre la petite cuisine et le salon.

« Toph m'a parlé des unités spéciales tout à l'heure, quand on faisait notre rapport sur la traque dans son bureau. Je n'ai pas spécialement envie d'en rejoindre une pour l'instant. Mais du coup je me demandais, il y en a une qui t'intéresse toi ? Que tu voudrais intégrer ? »

Curieux, le Loup s'était un peu penché en avant sur la table pour mieux l'écouter. Mais aussi pour mieux glisser à nouveau ses doigts entre ceux de la belle aux yeux rosés.

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Ven 27 Mar 2020 - 17:17
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Lave, où es-tu ?



Automne 203 – soir

Tout ceci était si nouveau pour elle, Amiko n’avait clairement pas l’habitude et ses hésitations le prouvaient. Elle espérait qu’il ne lui en voudrait pas, mais la jeune femme était peu habituée à ce genre de geste et de relation. Ce n’était pas désagréable, bien au contraire. Mais comme tout, il fallait du temps, de l’adaptation, l’acceptation de soi et donner sa confiance. Et même si elle était déjà très attachée à lui et irrémédiablement liée à lui et qu’il savait la rassurer Amiko accordait une grande importance dans ce processus.

Bon, il n’était pas très difficile de l’avoir avec de si bons plats. La jeune femme ne put s’empêcher de rire légèrement, elle appréciait vraiment pouvoir discuter de choses banales, sans penser aux tracas qui tournaient autour de ses épaules.


« J’aime beaucoup le Bonduri de bœuf. Cela se cuisine avec un bouillon très aromatisé et de l’entrecôte de boeuf. Cuisiner me permet de me concentrer sur quelque chose de précis, et manger me permet aussi de mieux supporter… »

La genin n’était d’autant plus, pas très à l’aise de parler si naturellement de ce qui rongeait ses entrailles, ce qui vivait avec elle au quotidien, et ce, à quoi elle devait faire attention. Une main passa nerveusement dans sa chevelure aux mèches volcaniques, avant de lui offrir un petit sourire pour le rassurer. Pour aller sur une touche qu’elle n’aurait pas pensé aussi morne, l’assimilatrice le questionna sur sa mission à Tetsu. Elle comprit très vite au gré de ses explications qu’elle n’avait pas fait mouche en changeant de sujet… Alors la sanguine tenta de le réconfortait comme elle le pouvait, se mettant à sa place et comprenant.

« Je ne connais pas assez cet empire pour savoir ce qu’ils recherchent. Mais nous ferons tout pour que ça ne se produise pas, nous avons le village et ses habitants à protéger de tout ce qui le menace... »

Un frisson la parcourut en se rappelant du secret que Fuyumi lui avait confié. Elle se demandait si elle n’aurait préféré rien savoir. Ashitaka, le savait-il ? Sûrement, si l’albinos le savait, lui aussi devait être au courant. Qu’est-ce que le village allait-il bien pouvoir faire ? Elle s’était posé la question et aucune réponse n’était agréable. Amiko commençait à bien s’y plaire ici. Fuir, elle l’avait assez fait et si elle devait le faire, elle le referait, mais ça serait si dommage !

Heureusement, le Borukan la tira de ses pensées, tandis qu’elle se triturait les doigts. Ravie de cette question, la femme de lave lui répondit avec fierté et enthousiasme, changeant complètement d’humeur. Le jeune homme lui répondit en mentionnant Tenzin et Yanosa. Le second prénom lui parlait totalement, c’était cet écarlate qui les avait tous invités, elle ne pouvait l’oublier ni effacer ce discours de son esprit. C’étaient ses mots qui avaient donné espoir et foi en ce village, cette lumière qui la poussait à se battre. En quelques années qu’elle était à Iwa, c’était la première fois qu’elle se sentait acceptée des habitants, en dehors de Fuyumi, Taiyo et Oshio et d’Ashitaka. Amiko hocha de la tête et sourit en écoutant sa dernière phrase.

Sa main vint caresser le poing serré de la genin, ce qui la détendit automatiquement, créant un frisson sur son bras qu’elle ne pouvait négliger. Son visage s’empourpra aussitôt. Ce sourire sur son visage hâlé la faisait complètement fondre, détruisant ces barrières qu’elle se mettait à chaque fois, comme pour se protéger. Ce Borukan avait tant de force sur elle, s’en était déconcertant.


« Merci Ashitaka… »

En pensant à cette soif de sang, l’envie de goûter au plat domina ses pensées. Ce fut donc empressée, qu’elle se lança dans la dégustation. C’était parfait, rien à redire. Le jus lui rappelait la tendresse de cette chair qui lui plaisait tant. Rien qu’en y pensant, les poils de ses bras se hérissèrent et un frisson parcouru son dos. Non, ce n’était pas le moment. Pour oublier ce petit dérapage interne, la brune prit la parole pour le couvrir de compliments. Elle en profita pour manger avec joie, sans faire attention à la vivacité de ses gestes. Une fois terminé, Amiko était satisfaite et ne disait pas non aux fruits qu’il lui proposait. Timidement, elle accepta et attrape ce qui semblait être une pêche blanche. Elle aimait beaucoup ce genre de fruit juteux et n’hésita pas à planter ses canines dedans, lui offrant une vue sur sa dentition anormale. Pendant qu’elle se régalait, le jonin l'interpella sur un sujet intriguant. Les unités spéciales du village. Elle les connaissait bien étant donné que Fuyumi en faisait partie. Bien évidemment qu’elle s’était posée la question, mais hésitait beaucoup à cause de ses “problèmes”... Sa question la surprit alors, même, c’était normal qu’il s’y intéresse en soi.

Pendant qu’il lui demandait, il attrapa sa main libre pour y lier ses doigts entre les siens. Ses pupilles saumon voyageaient entre son regard braisé et ses deux mains, alors qu’elle terminait sa dernière bouchée. Le silence dura de longues secondes, tandis qu’elle s’amusait à caresser ses doigts avec les siens, curieuse de la sensation de ce contact agréable.


« Pourquoi ne souhaites-tu pas en rejoindre une ? J’ai cru comprendre au discours de Toph-sama qu’il y avait besoin de mains. Pour ma part, j’ai déjà eu un aperçu du côté diplomatique, par le biais de la mission à Hayashi, et ça me plaît. Aider ces blessés, donner de moi pour les aider, j’ai beaucoup aimé cela. J’ai l’impression que c’est ma manière d’atteindre l’absolution pour mes actes, justifiables ou pas. Peut-être que c’est ce pour quoi je suis faite, ma vie se résout-elle au sacrifice de soi pour expier mes péchés ? »

Encore une fois, Amiko se perdit dans ses sombres pensées. S'interrogeant ce sur sa place au sein du village, sur ce qu’elle pouvait faire pour combler ses démons. Concernant les unités spéciales, Amiko ne savait pas trop… Tout lui plaisait, mais qu’est-ce qui pourrait lui correspondre ? Elle n’avait pas la tchatche des diplomates, elle était timide, et même si elle appréciait d'aider son prochain, sa nature la freinait beaucoup.

« Je ne sais pas… J’ai l’habitude de voyager, mais cela fait-il de moi une diplomate ? J’aime ma liberté, alors si je devais me pencher sur des branches, ce serait tout sauf le Shishiza. Mais avant, je vais devoir apprendre à maîtriser parfaitement mon pouvoir et… le reste. »

Un brouillard passa dans le reflet de ses iris rosés, empli de doute et d’espoir, son cœur vacillait très rapidement. Mais la présence du rouquin avec elle l’aidait à se sentir sereine, à ne pas craquer dans une démence qu’elle connaissait bien. Il était là, de retour, et elle ne voulait pas qu’il reparte.

« Tu… m’as manqué... »

Un petit sourire gêné se dessina sur le contour de son minois au teint de porcelaine. Ses doigts continuaient de glisser contre les siens, lui offrant une sensation très agréable qu’elle ne saurait exprimer. "Reste Ashitaka, aide moi, car j'ai besoin de toi. En te liant à moi, tu as pris la responsabilité de tous mes maux, seras-tu assez fort pour endosser tout cela ?" Ses doigts terminèrent par se refermer contre sa main, scellant les deux définitivement.



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Borukan Ashitaka
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Dim 29 Mar 2020 - 0:38
Souriant et attentif aux réponses de la demoiselle aux yeux envoûtants, le guerrier roux hocha la tête, retenant le nom de la recette qu'elle appréciait plus que tout. De quoi lui donner des idées pour lorsqu'elle reviendrait le voir. Non pas qu'il était un grand cuisinier, mais faire ce qu'il pouvait pour elle, se surpasser, il en avait envie. Si elle en avait envie, il prendrait le temps nécessaire pour lui offrir ce plaisir.

Le sujet plus sombre passant, il fit un sourire nouveau à la belle. Oui, il ferait tout ce qu'il pourrait pour protéger le village. Et pour la protéger elle, la protéger de tout ce qui pourrait vouloir lui faire du mal. Il ne laisserait rien passer, rien la blesser. Il s'en faisait le serment en cet instant, les yeux rêveurs face à ceux de la jeune assimilatrice.

Profitant de la soirée plutôt douce qui leur était offerte, Ashitaka tenta à nouveau de la rassurer lorsqu'elle se tendit. La sentant plus apaisée après seulement quelques secondes de ce traitement, il le prolongea plus qu'il ne l'avait prévu, profitant du contact de la peau chaleureuse de la brune. Mourant d'envie de continuer sa caresse, il lui laissa malgré cela un peu de répis pour qu'elle puisse profiter de son assiette. Mangeant avec elle, il sourit face à son naturel. Elle profitait simplement du repas offert, un grain de riz venant se loger aux comissures de ses lèvres, sur sa joue droite. Amusé, le Borukan souriant décida de la laisser un peu ainsi, tant qu'il n'était pas assez proche d'elle.

« D'ailleurs, à propos de Tenzin, tu as entendu le discours de Toph ? Pour devenir Tsuchikage, il faut l'affronter lui ou l'Intendante. Je compte les affronter tous les deux bientôt. Toph a à faire sous peu, mais Tenzin va rester encore un peu à Iwa avant sa prochaine mission. Je compte en profiter pour l'affronter. Dans trois jours, sur les Hauts plateaux. Ce sera en fin de matinée. Tu viendras ?.. »

Continuant leur échange, le Borukan prit à nouveau sa main, jouant avec les doigts de la demoiselle qu'il caressait avec tendresse. Le sujet des unités spéciales vint alors et Ashitaka se gratta la tête de sa main libre, une moue un peu gênée sur le visage.

« À vrai dire, elles ne m'ont pas intéressé jusque là. Et maintenant, si j'en rejoignais une, je ne voudrais pas que cela soit prit comme une utilisation de ces dernières comme tremplin pour mieux me faire connaître. Non. Je veux me forger une renommée sans avoir à les "utiliser". Je ne voudrais pas donner cette image d'elles ni faire croire que je les prend comme telles. J'ai dit à Toph que si elle le souhaitait, je pouvais en rejoindre une, mais je n'y voyais pas grand intérêt. Je ne suis pas et je ne prétends pas être un élément capital pour le bon fonctionnement de ces dernières dans l'état des choses. Je suis content que tu trouves ta voie, je ne connais pas grand monde du Manazuru, je sais simplement que Teruyo, un de mes deux camarades d'équipe, veut le rejoindre. Mais s'il te plait, ne pense pas ça. Tu n'as pas à te reprocher quoi que ce soit du passé. Regarde l'avenir et ne pense plus autant au passé. Concentre toi sur tes faiblesses et travailles les pour en faire des forces. Et si tu te sens flancher... »

Il se releva et fit le tour de la table, se mettant à la hauteur de sa belle, lui caressant la joue d'une main douce, son pouce enlevant le grain de riz qui s'y était discrètement niché avant de manger ce dernier.

« Viens me voir, je dévorerais tous tes soucis. »

Sourire un peu amusé, enjoleur, le jeune homme se pencha en avant pour l'embrasser tendrement.

« Aies confiance en toi, ce que tu ne sais pas encore sur la diplomatie, tu pourras l'apprendre avec le Manazuru. »

Gardant la main de sa belle dans la sienne, il serra lui aussi ses doigts, posant son front contre celui d'Amiko.

« Toi aussi tu m'as manquée. Plus que jamais personne ne m'a manqué. Reste avec moi... »

Lui volant un nouveau baiser, il se releva et présenta son autre main ouverte, paume vers le haut, pour l'aider à se relever, lui tenant toujours l'autre main avec tendresse et fermeté. Il ne la laisserait pas s'échapper.

« Je te fais visiter ma modeste demeure ? »

Souriant à nouveau tendrement, le Jônin pencha un peu la tête sur le côté, interrogateur. Plongé dans les yeux de la sirène, il y était absorbé. Il s'y serait noyé.

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Dim 29 Mar 2020 - 1:44
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Lave, où es-tu ?



Automne 203 – soir

Le sourire accroché sur ses lèvres faisait fondre la jeune femme qui ne savait pas où poser son regard. Décontenancée et déstabilisée, ce fut son assiette prise pour cible de son regard saumon. Au milieu de son chaleureux salon, la lumière tamisée rendait le tout très cosy et agréable. La dernière fois qu’elle avait eu une discussion aussi simple et naturelle, c’était quand ? La jeune femme l’avait oublié et cela en était très triste. Heureusement, la Sakki n’avait pas le temps de se morfondre, que la chaleur bienfaisante de la main du jonin retirait tous les maux qui pesaient sur elle.

La brune avait remarqué qu’il était amusé par son comportement, n’avait-il jamais vu quelqu’un aussi content de manger ? Ou peut-être qu’il se moquait d’elle ? Non, il n'oserait pas. Et elle n’avait pas le temps d’y penser, qu’il mentionna le discours de leur intendante. Intriguée, l’air embarrassé disparu un moment faisant place à l’intérêt qui se reflétait dans ses pupilles rosées. En effet, elle avait tout entendu, dans son petit coin, pour se tenir au courant des faits, car le rouquin était parti et qu’elle n’avait pas de nouvelle. Amiko savait qu’il souhaitait être kage, alors elle ne fut pas surprise de l’entendre lui confier qu’il comptait affronter les deux têtes du village. L’assimilateur aux pouvoirs particuliers et cette princesse du Byakugan dont elle ignorait les talents, mais qui ne devait pas être au sommet pour rien.

C’était bientôt, trois jours. Et il voulait qu’elle soit là ? L’amejin rougit légèrement et sourit avant de hocher de la tête.


« Bien sûr que je serai là Ashitaka, je crois en toi et te soutiendrai dans tes rêves. »

La femme de lave restait concentrée sur son interlocuteur, mais n’oubliait pas les caresses entre leurs doigts, elle sentait ces petits papillons, mais essayait de garder contenance. En écoutant ses explications, la genin comprenait mieux sa façon de voir son rôle dans le village, et c’était très louable de sa part. Sa tête faisait des mouvements de haut en bas, doucement, à chaque fin de phrase, dans un silence respectueux. Le Manazuru, était-ce vraiment ce à quoi, elle aspirait ? Encore devant les doutes de la douce, Ashitaka tenta de la rassurer et de lui rappeler qu’elle ne devait pas reculer, mais avancer vers un avenir plus sain. La brune savait qu’il faudra beaucoup de travail pour accepter ces ombres qui font d’elle ce qu’elle est.

Le Borukan ne termina pas sa phrase, qu’il se relevait et qu’il s’approchait d’elle. Son visage pâle le suivit dans son mouvement, la faisant se tourner vers lui, toujours assise. Surprise, elle releva son regard pour l’observer tandis qu’il se rapprochait et tendait une main vers sa joue. Hypnotisée, la jeune femme le laissa retirer ce petit grain de riz qui s’était posé sur sa peau lors de son repas. Ses joues se coloraient automatiquement, alors qu’il lui promettait d’être là pour annihiler sa souffrance et ces ombres. Touchée d’entendre encore une fois ces paroles, les prunelles de la genin brillaient intensément, sous l’émotion. La jeune femme eut envie de rire, parce que c’était elle qui avait envie de dévorer en général… Mais lorsqu’il l’embrassa tendrement, elle se coupa du monde et oublia tout, profitant de cet instant qui lui avait tant manqué.

Ce regain de confiance en elle lui fit reprendre des couleurs, elle hocha de la tête et lui était très reconnaissante pour ce soutien qu’il lui offrait. Tout cela lui avait tellement manqué, qu’elle ne pouvait se retenir de lui dire. Son cœur bondit de nouveau lorsqu’il lui répondit réciproquement, plus profondément même, avec une requête qui la fit chavirer. Comme manipulée, par les liens qu’ils avaient tissés, Amiko se laissa embrasser de nouveau et fut attirée par cette paume tendue, qu’elle accepta bien évidemment. Leurs mains en contact, la jeune femme les attira autour de sa taille pour qu’ils se rapprochent tandis qu’elle passait les siennes autour de sa nuque. Doucement, délicatement, la douce vint déposer ses lèvres sur les siennes, appuyant passionnément, avant d’aller déposer son front contre le sien.


« Je suis là, je reste… Fais moi découvrir ton monde, Ashitaka. »

Un timide sourire accompagna sa requête, l’œillade qu’elle lui offrait traduisait de tout ce qu’elle ressentait en cet instant. Elle ne voulait que pour rien au monde cela ne cesse. Amiko recula alors doucement et attrapa de nouveau sa main, qu’elle vint poser contre sa joue, comme elle aimait tant le faire.

« Je te suis, fais moi voir cette charmante maison. »






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Borukan Ashitaka
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Mar 31 Mar 2020 - 1:17
Heureux d'entendre une réponse positive à sa requête venant des lèvres brillantes et soyeuses de la jeune femme de ses rêves, le Borukan aux yeux ambrés lui fit le plus beau sourire dont il était capable.

« Merci, je me sens déjà plus serein rien que de savoir que tu seras là. Il y aura sans doute du monde, je compte faire une demande en duel officielle. Je n'ai pas vraiment besoin de gagner cette fois-ci, mais il faut que je prouve que j'ai de la valeur. Et j'ai besoin d'être plus connu, d'avoir une image. Seul mon clan sait qui je suis pour l'instant. Et si je veux qu'Iwa me fasse confiance pour la protéger, elle doit d'abord apprendre à me connaître. Et découvrir qu'elle peut véritablement me faire confiance, que ce ne soit pas juste des mots sur des rapports. Ils doivent pouvoir le voir. »

Il eut un petit sourire avant de reprendre.

« Et puis ce serait un peu trop facile si je le prenais si vite. J'ai déjà eu énormément de chance en te rencontrant, je doute d'en avoir encore assez pour gagner en plus du premier coup contre un adversaire si redoutable que Tenzin. Il est très doué et il sait ce dont je suis capable contrairement à moi. J'espère que tu ne m'en voudras pas si je perds... Que tu voudras toujours bien de moi... »

Il n'avait aucune crainte à ce sujet à vrai dire, mais l'idée de l'entendre dire qu'elle l'aimait et qu'elle ne l'abandonnerait sous aucun prétexte le faisait rêver. Alors si elle le disait véritablement... Il serait comblé. Il en jouait un peu, mais dans un sens, il voulait aussi qu'elle sache. Qu'elle ne soit pas trop déçue. Pour lui, c'était une victoire que l'on parle de lui dans toute la cité. Et c'est certainement ce qui arriverait lorsque le mot se propagerait qu'enfin, quelqu'un osait relever le défi de Toph.

Prolongeant la discussion avec sa belle autant que possible pour entendre sa voix autant qu'il le pouvait, l'ambitieux guerrier se rapprocha d'elle pour jouer un peu, lui voir de plus près, la faire rougir et l'embrasser. Il voulait profiter de ce moment de pur bonheur près d'elle. Ce moment inattendu et pourtant si précieux.

Suivant les mouvements de la demoiselle, il finit par glisser ses mains autour de la taille de cette dernière comme elle le lui demandait silencieusement, se penchant pour mieux se rapprocher d'elle tandis qu'elle glissait ses mains derrière sa nuque. Il frissonna à son contact chaud et enivrant. Un baiser plus tard, il l'écouta, envouté. Elle acceptait de le laisser lui faire découvrir sa modeste demeure, il s'y appliquerait donc avec soin.

Bien que son absence avait accumulé quelques petites poussières, ces dernières étaient négligeables et il espérait qu'elle ne lui en tienne rigueur. Lui faisant d'abord découvrir le petit salon qui comportait simplement un kotatsu et un divan qui pouvait aussi éventuellement servir de lit, une cheminée faisant le coin de la pièce en surplus pendant les hivers froids de la cité montagneuse, Ashitaka l'invita ensuite à monter pour lui montrer sa chambre. Très simple, elle ne comportait qu'un lit, quelques armoires, une table de travail et une lampe à huile était posée sur cette dernière, accompagnée de quelques feuilles sorties. Il avait tout juste commencé son rapport écrit, il le finirait bien le lendemain.

Lui dévoilant finalement une petite salle d'eau modeste mais propre, il l'invita à redescendre pour profiter du kotatsu, la chambre étant plutôt fraîche en cette saison, la cheminée n'ayant pas été allumée depuis presque dix jours déjà. S'installant avec elle sous ce dernier qu'il avait lancé dès qu'il était rentré, face à face, une panière d'oranges et de clémantines étant traditionnellement posée au milieu de la table basse chauffante, il l'interrogea sur ses pensées.

« Alors ? Que penses-tu de ma demeure ? Je n'y passe pas énormément de temps, c'est pour ça, le manque de décorations. Mais... Si jamais il te prenait l'envie de rester plus longtemps, je serai ravi de prendre tes conseils pour la rendre un peu plus vivante. »

Souriant, se montrant aussi charmeur qu'il pouvait l'être, il espérait ne pas l'effrayer, ne pas griller les étapes. Mais il aurait tant voulu qu'elle accepte de rester le plus longtemps et le plus souvent possible auprès de lui...

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Mar 31 Mar 2020 - 2:13
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Lave, où es-tu ?



Automne 203 – soir

Ce fut naturellement, qu’Amiko accepta la demande du rouquin. Pourquoi en serait-il autrement d’ailleurs ? C’était impensable de ne pas pouvoir être à ses côtés lors d’un moment aussi important pour lui, qui pourrait le devenir pour bien des gens. Voir qu’il était heureux de sa réponse la fit sourire doucement, gardant ses lèvres fermées. Son visage rougit par l’effet que cette esquisse avait sur elle, n’était plus un secret. Savoir que cela le rassurait d’avoir sa présence lui suffisait, c’était ce qui comptait.

Ensuite, Ashitaka expliqua comment cela se déroulera. Elle l’écoutait attentivement, comprenant que ce défi n’était pas rien, qu’il voyait au-delà qu’un simple combat, qu’il y avait des enjeux très précieux, victoire ou non. La Sakki comprenait alors son désir de ne pas voler ce poste sans obtenir la confiance et le mérite pour cela, et c’était très honorable de sa part, et c’était ce qui faisait qu’elle y était autant attachée. L’assimilatrice hocha de la tête, le laissant continuant ce qu’il avait à dire. Trop facile de le prendre si vite… La genin se disait plutôt qu’il allait en falloir beaucoup pour cela, ce n’était pas qu’un groupe de spectateurs qu’il fallait comprendre, mais bien un village et les hautes sphères. Mais le Borukan le savait très bien.

La suite fut sur une touche plus douce et surprenante, ne s’attendant pas à entendre qu’elle était une chance pour lui. Une fois de plus, le manipulateur de lave savait comment la déstabiliser et faire battre son cœur à la chamade. Ce jeune homme, Tenzin, semblait vraiment fort et c’était peut-être pour cela qu’il avait été choisi auprès de Toph. Alors ce n’était pas plus mal. Mais une chose était certaine…


« C’est en gagnant la confiance et le cœur des gens que tu arriveras à te faire ta place, je n’en doute pas. Et oui, cela serait trop facile si ce défi n’était pas difficile ou que tes souhaits ne dépendaient pas de tellement de personnes. » Un petit sourire se dessina sur son visage de porcelaine. « Mais s’il y a bien une chose dont je suis certaine, c’est que je serai là, à tes côtés. Peu importe ce qu’il arrive, peu importe si tu perds dix fois, que tu échoues, que je dois venir te relever moi-même. Tu continueras à te battre et à te relever, pour le bien du village. Et je ne peux qu’être fière de pouvoir être à te côtés pour t’encourager dans cette voie. »

L’oeillade déterminée et sincère lui étant adressée, la brune lui promettait quelque chose qui semblait normal, mais pas pour elle. C’était une promesse, un engagement, à sa manière, une sorte de déclaration. Sincèrement, l’assimilatrice espérait qu’il entende ses mots, que son cœur les écoutera de la manière dont elle souhaitait le faire paraître. Maladroite, mais certaine de ce qu’elle éprouvait, y aller tranquillement, laisser l’aiguille qui dirigeait sa vie les lier davantage à chaque seconde. Pour le lui prouver, bien qu’elle ne fut pas indifférente par ce petit jeu et ce regard qui la faisait fondre, Amiko n’avait pas hésité à lui dire qu’elle souhaitait rester avec lui avant de lui offrir cet intense baiser qui lui avait manqué.

La visite pouvait alors commencer, entrant dans l’intimité du jeune homme, son petit cocon, son chez lui. C’était… étrange, intimidant mais à la fois intriguant, de voir comment il vivait ici, seul. On voyait que son absence avait fait naître de la poussière, mais rien de méchant. Innocemment, Amiko le suivit, ne lâchant pas sa main, et observait en silence les lieux très sobres qui se présentaient à elle. Débordant d’humilité, Amiko appréciait l’endroit et s’y sentait bien, bien que ce soit tout nouveau, de pouvoir se retrouver chez un jeune homme qu’elle affectionnait sincèrement. La petite cheminée était parfaite pour les rudes hivers, même pour Amiko, ce n’était pas vraiment nécessaire.

La jeune femme rencontra sa chambre alors, simple et suffisante pour quelqu’un qui vivait seul . C’était d’ailleurs beaucoup plus que ce qu’elle avait pu connaître. S’il faisait froid, la kunoichi ne le sentait pas plus que ça et la chaleur de sa main sur la sienne devait le lui prouver. Sous le kotatsu, Amiko prit un peu son aise et se colla au jeune homme, sans pour autant oser plus, le laissant prendre la parole. Sans grand étonnement, le Borukan la questionna sur sa demeure. La Sakki sourit, simplement avant de contempler le tout, un brin de nostalgie dans les yeux. Le fond de ses paroles soulignait d’ailleurs un désir de la voir plus longtemps, et même de lui proposer de venir plus souvent. Ces mots firent rebondir sa poitrine, tandis qu’elle rougissait instinctivement. Cela semblait autant enivrant qu’effrayant.


« Le domaine dans lequel j’ai vécu enfant n’avait pas d’âme. J’ai vécu dans des lieux lugubres pendant des années, et ce fut les endroits les plus précieux pour moi, aux côtés de Fuyumi. Ta maison représente ton âme, et je l’aime pour cela. Par contre, je suis plus douée en cuisine qu’en décoration… Mais je pense qu’un peu de plante donnera une touche plus fraîche, tout en gardant ce côté chaleureux qui te ressemble, et moins de poussières, ce n’est pas bon pour les poumons... Peut-être que j'emmènerai la prochaine fois ma petite touche personnelle... »

La genin avait terminé sa phrase, en posant son regard rosé sur celui volcanique de son cher Ashitaka. La jeune femme, laissa son cœur dicter ses gestes et ses paroles, appréciant ce moment entre eux. Elle se posa contre lui, se tourna face à lui, de manière à se blottir contre lui, sans lâcher ses pupilles saumon de son océan de lave tandis que sa main posée sur le sol la maintenait.

« Qu’en dis-tu, Ashitaka ? Tu aimerais ? »

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Ven 3 Avr 2020 - 16:49
Être avec elle était si enivrant qu'il en oubliait tout le reste. C'en était mis de côté tant elle l'éblouissait. Incapable de ressentir autre chose que du bonheur lorsqu'elle lui promit de venir, il avait préféré l'avertir de ce qu'il risquait de se passer. Lui qui perdait. Mais elle ne semblait pas en être le moins du monde gênée. Personne n'était invincible, et surtout pas lui. Il préférait qu'elle le sache. Proche d'elle, il l'écouta avec la plus grande attention alors qu'elle développait ses pensées.

« Alors je compte sur toi. »

Souriant à la demoiselle qui lui faisait face, le jeune homme ne pouvait plus s'en détacher. Totalement envouté, il sentait une chaleur l'envahir, une chaleur qui venait d'Amiko. Pas physique, mais interne. Ses paroles lui avaient fait le plus grand bien, lui qui ne voulait pas la décevoir.

Passant à la visite de la maisonnette ensemble, Ashitaka lui fit faire un tour assez rapide des lieux avant de l'inviter à se glisser sous le kotatsu qu'il avait lancé en arrivant pour qu'il soit chaud après son repas. Les joues légèrement rouges lorsqu'il remarqua que la sorcière qui l'envoutait se glissait contre lui, le Borukan glissa son bras dans le dos de la belle pour la serrer doucement contre lui, main sur sa hanche opposée. Il la laissa s'appuyer sur lui, partagé entre une certaine gêne et une envie brûlante de la serrer plus encore et de l'embrasser à nouveau. L'écoutant avec la plus grande attention, il se gratta un peu la tête de sa main libre lorsqu'elle aborda le sujet de la poussière, un peu gêné.

« Désolé pour la poussière... Je n'ai pas eu le courage juste en rentrant. Mais ne t'en fais pas, il n'y en aura plus dès demain. Pour les plantes, d'accord, mais je t'avoue ne rien y connaître. J'aurais bien besoin de tes conseils pour cela... »

Il lui fit un nouveau sourire avant de continuer.

« N'hésite pas si tu as envie de ramener quelque chose, tu peux faire comme chez toi. »

Alors qu'elle lui fit face, il ne put plus s'en empêcher et se pencha sur elle, l'embrassant à nouveau avant de reprendre un peu de distance, tournant les yeux vers la corbeille. Il attrapa une orange qui y patientait et commença à la peler, comme fuyant cette envie pressante de la serrer plus fort encore dans ses bras. Il ne voulait pas l'effrayer, et savoir se contrôler était donc crucial en ce moment.

« J'aimerais beaucoup oui. »

Gardant un peu le silence là, contre elle, il lui proposa finalement un quartier d'orange, un petit tas sur le bord de la table rassemblant la peau du fruit. Se perdant à nouveau dans les yeux d'Amiko alors qu'il se retournait vers elle, Ashitaka sentait son coeur s'emballer, le frapper encore et encore jusqu'à lui en faire mal de l'intérieur.

« J'aimerais surtout te garder dans mes bras ce soir, tu veux bien ?.. »

Soutenant cette fois-ci son regard malgré ses joues rougissantes, lui, le grand guerrier viril, sa réponse en devenait alors capitale. Si capitale qu'il aurait pu en pleurer si jamais elle venait à refuser simplement parce qu'elle en avait peur. Parce qu'il lui faisait peur. Plus que tout, il avait peur que cet aveu ne se retourne contre lui et la fasse le détester.

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Mer 8 Avr 2020 - 22:35
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Lave, où es-tu ?



Automne 203 – soir

Compter sur elle… C’était bien la première fois qu’on lui disait une telle chose. En disant cela, il lui accordait sa confiance et Amiko devait tenir parole. Cela ne sera bien évidemment pas difficile pour elle d’être présente, mais savoir qu’il comptait sur elle, lui faisait chaud au cœur. La jeune femme ne pouvait que sourire et incliner sa tête pour lui montrer sa reconnaissance. Si en plus, par ses simples mots, l’assimilatrice avait motivé le Borukan dans ses projets, elle en serait plus que ravie.

La visite fut agréable, tout était simple et humble et cela suffisait grandement. La Sakki avait connu la luxure et la richesse, bien qu’elle fût traitée comme une moins que rien. Elle donnerait tout pour être née dans un milieu différent. Une fois installée sous le kotatsu, la genin constata que la température était différente du reste de la maison. C’était plus chaud, cela faisait monter le rouge aux joues. Amiko se laissa même aller par cette ambiance et se posa contre Ashitaka, elle n’avait pas envie d’être loin de lui. La douce fut rassurée de voir qu’il n’était pas contre cette proximité, et le fait de sentir son bras autour d’elle créait un cocon réconfortant et rassurant. Alors, la sanguine s’exprima sur la maison et lui confia qu’elle préférait nettement un endroit comme ici. Elle se laissa aller à imaginer des décorations, bien que ça ne soit pas son genre et qu’elle préférait la cuisine, pour bien des raisons.

Le jonin s’excuse tout d’abord sur la poussière. Amiko ne put s’empêcher de rire légèrement ; s’il savait combien elle avait vécu dans des endroits délabrés et insalubres. C’était surtout pour lui qu’elle pensait.


« J’essaierai de t’aider, mais je ne suis pas douée pour ça. Depuis mes dix ans, j’ai toujours vécu dans la poussière, alors ça ne me dérange pas, tu sais. Mais depuis quelques années, j’ai envie un quelque part où je me sens bien, et c’est pareil ici, avec toi. »

Un doux sourire sur ses lèvres se dessina sur son visage, contemplant les joyaux orangés du jeune homme. Le chaste baiser éveilla la kunoichi suffisamment pour faire battre son cœur à la chamade. La jeune femme sourit et recula un peu pour le laisser se concentrer sur son orange, cela leur permettait de remettre les idées au clair. Savoir qu’il aimerait beaucoup la toucha. Elle ne répondit pas, mais ses yeux brillants pleins d’émotion le faisaient pour elle. Le morceau d’orange termina dans sa bouche, tandis que le jus s’écoula dans sa gorge, rafraîchissant la kunoichi. Ses joues gonflées mâchaient, appréciant le fruit. Finissant sa bouchée, la jeune femme fut témoin de son désir de la garder dans ses bras ce soir. Celle-ci, surprise, s’arrêta de manger, le regardant interdite durant quelques secondes.

Pendant une semaine, Amiko s’était inquiétée et avait souhaité le revoir par-dessus tout. Alors la question ne se posait pas et pourtant… elle ne pouvait s’empêcher de rougir. Profiter du présent, profiter de celui pour qui elle ressentait de fortes choses, être avec lui. La Sakki avala son quartier d’orange et le regarda timidement. Elle hocha de la tête doucement, une esquisse à ses lèvres rosées.


« D’accord, je resterai autant de temps que tu voudras de moi, Ashitaka. »

À son tour, elle lui tendit un morceau d’orange, pour qu’il y goûte aussi. Puis, elle eut une petite idée.

« Je voudrais te montrer quelque chose que j’ai appris ! »

Aussi fière qu’une petite fille, la jeune femme se positionna alors devant lui et plaça ses paumes devant lui, vers le plafond. Elle ferma ses yeux, habillés par de longs cils et se concentra. Cette chaleur en elle, qui auparavant effrayante, qu’elle domptait petit à petit, montait jusqu’à ses mains. Non pas pour faire parvenir la lave, mais juste pour réchauffer ses mains. Elle pouvait augmenter sa température corporelle, encore plus que normalement. À un point où cela pouvait devenir aussi douloureux que la lave même. Mais avec le Borukan, la jeune femme ne sera pas aussi extrême.

Ensuite, elle rouvrit les yeux et se rapprocha alors, à genoux puis déposa ses mains sur ses deux joues. Cela ne sera pas douloureux, mais il sentira nettement la différence. Ensuite, ses paumes continuèrent le cheminement, jusqu’à sa nuque avant de se rapprocher doucement.


« J’en découvre chaque jour sur ce pouvoir. Ceux qui croient en moi me donnent la force, tu me donnes la force aussi. Merci de croire en moi. »

La brune resta penchée au-dessus de lui, tandis que son front se collait au sien. Elle était fière de pouvoir montrer son assimilation sans blesser. La route était longue, mais cela restait un grand pas pour un futur plus apaisé et tout ce qu'elle apprenait, elle comptait bien le montrer fièrement.



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Borukan Ashitaka
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Lun 20 Avr 2020 - 1:58
Un peu gêné pour le manque de soins que montrait sa demeure, Ashitaka se grattait la tête de sa main libre, l'autre autour de la taille de sa belle.

« Je ferai en sorte que tu t'y sentes le mieux possible pour que tu restes alors... »

Reprenant un sourire charmeur, il la tint à nouveau quelques instants dans ses bras, fermant les yeux pour profiter de sa chaleur, de sa présence. Il n'avait pas vraiment besoin de plus, la savoir à ses côtés, proche de lui, était déjà si grand. Si parfait. il en perdait ses esprits, comme l'homme aux ailes de cire, il s'était approché si près du Soleil qu'il l'avait enivré une fois de plus. Par sa beauté, son parfum, sa chaleur. Ses rayons qui le frappaient de leur éclat chaque seconde.

Se détachant doucement, il échangea avec elle quelques morceaux d'une orange qu'il pela, la regardant déguster l'agrume avec amusement. Elle était mignone dans chaque instant, à croquer. Il lui caressa la joue alors qu'elle lui répondait à sa question risquée, celle qu'il avait à peine osé demandé d'une voix à la fois incertaine et pleine d'espoir. Elle acceptait. Il sentait alors une bouffée de bonheur l'emplir, et accepta à son tour le quartier qu'elle lui offrait. Profitant du fruit quelques instants en fermant les yeux, il les rouvrit lorsqu'elle enchaîna. Lui montrer quelque chose ?

« Tu me vois le plus heureux des hommes... Et je te regarde, montre-moi. »

Attentif à ce qu'elle souhaitait lui faire découvrir, il fut à nouveau fasciné par cette capacité qu'elle lui dévoilait. Sentant déjà la vague de chaleur arriver, il frissonna alors qu'elle se rapprochait de lui mais resta immobile. Il avait parfaitement confiance en elle, quand bien même il ne la connaissait que depuis peu. C'était si particulier comme sensation. Il aurait pu la connaître depuis l'enfance, ses sentiments en seraient inchangés. Seule une frustration, celle de ne pas avoir pu être avec elle jusque là, l'habitait. Tout le reste n'était que bonheur en sa présence. Frissonant en sentant les mains de sa belle sur ses joues puis dans son cou, il la prit dans ses bras, la serrant contre lui.

« Je te donnerais toute la force que je peux te donner, n'en doute pas. »

Les yeux fermés, il eut soudain l'envie de l'embrasser à nouveau, ce qu'il fit sans plus d'hésitation. Les lèvres au parfum désormais orangé le firent frémir. Il s'en décolla difficilement après quelques instants, plongeant à nouveau son regard dans les iris rosés de l'amejine.

« Je sais si peu de choses sur toi... Dis moi tout. Je veux tout savoir. Le moment de la journée que tu préfères, la technique qui t'amuse le plus... Tout... »

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Dim 3 Mai 2020 - 15:23
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Automne 203 – soir

Amiko se contenta de sourire. Il ne fallait vraiment pas se sentir gêné pour cela. Déjà, il s’était absenté et la poussière n’attendait pas son retour pour trouver logis, mais pour la Sakki, ce n’était absolument rien. Au contraire, tout ce qui venait d’Ashitaka, ce qui émanait de lui, ce qu’il représentait de par sa personne lui suffisait amplement pour savoir qu’elle lui vouait un attachement. Ce sourire tout à fait charmant qu’il lui adressait faisait complètement fondre son coeur pourtant si solide. Cette sensation la força à détourner le regard tandis que ses joues se coloraient par automatisme. Cette proximité la ramenait à une réalité certaine, il était là avec elle, plus vivant que jamais. Même si sa peau était naturellement à une température élevée, elle pouvait ressentir la chaleur de son corps et tout ce qu’il pouvait ressentir pour elle à cet instant.

Plus que troublée, la jeune femme préféra s’occuper de l’orange qu’il lui pela. Sachant qu’il la regardait faire, elle souriait timidement et fit comme si elle ne l’avait pas remarqué. Pourtant, la question qui s’échappa de ses lèvres, incertaine et pleine de désir de la garder à ses côtés, la prit au dépourvu. Au point que l’assimilatrice arrêta de manger et tourna son visage vers le sien. Ses pupilles magmatiques luisaient d’une certaine émotion qui touchait la kunoichi. Comment pourrait-elle le lui refuser de toute façon ? Il lui était simplement impossible de s’imaginer loin de lui maintenant qu’elle l’avait retrouvée. Amiko accepta alors, lui offrant un joli sourire. Son cœur s’allégea en même temps que le sien, et cette chaleur qu’elle ressentait, elle voulait le lui partager. La genin lui confia alors vouloir lui montrer ce qu’elle avait appris.

La jeune femme souhaitait lui montrer un aspect de ses pouvoirs qui était tout à fait différent de ce qu’elle avait pu découvrir. Au lieu de faire apparaître de la lave, ce qui était dangereux et douloureux, elle utilisait un côté de l’assimilation bien plus passif et utilitaire. Ses mains se réchauffèrent graduellement, elle se rapprocha de lui pour les déposer sur ses joues avant de les glisser sur sa nuque. Un fier sourire arborait son doux visage, plus que ravie de pouvoir utiliser ses dons d’une manière différente. Là serrée contre lui, Amiko n’avait besoin de rien de plus que sa présence, que ses mots réconfortants et de son soutien. Le baiser qui s’en suivit eut une saveur fruitée qui enivra les deux iwajins, ses joues se réchauffèrent sous ce contact délicieux. Complètement décontenancée, la sanguine buvait ses paroles. La Borukan semblait vouloir en savoir davantage sur elle que tout ce qu’il savait déjà.

Si c’était son désir… La jeune femme resta collée à lui, bras autour de son cou, un petit sourire amusé à ses lèvres rosées. Elle fit mine de réfléchir en regardant en l’air.


« Tout savoir hein… Le moment de la journée que je préfère ? Je pense que c’est lorsque je rentre chez moi pour retrouver Fuyumi et Taiyo, je leur raconte ce que j’ai appris et ils sont fiers de moi. Mais je pense que maintenant, j’aurais un autre moment de la journée préféré, c’est celui où je serai avec toi. » La jeune femme lui offrit un sourire plus que sincère avant de reprendre la parole. « La technique qui m’amuse le plus… Je crois que c’est quand j’essaie de transformer n’importe quelle partie de mon corps en lave… C’est tellement étonnant de pouvoir faire cela, que je m’entraîne souvent et des fois, je m’amuse à transformer juste mon genou, ou mon orteil... »Un petit rire s’échappa de sa bouche, c’était peut-être anodin, mais pour la brune, pouvoir découvrir ce qu’elle était devenue était important. « J’aime la pluie. Pourtant, elle me rappelle ce pays que j’ai fui, mais je ne sais pas pourquoi elle me permet de me laver de tout ce que j’ai pu faire de mauvais, je pense. Hmm quoi d’autre… Je dors très peu, quasiment pas… Bien sûr, parfois si, mais j’ai tellement peur de me transformer dans mon sommeil ou de perdre le contrôle que j’ai sur moi, que chaque moment où je me perds dans mon subconscient m’horrifie. J’ai attaqué Taiyo une fois, j’ai voulu… le mordre, j’étais tellement aveuglée par la soif que je ne faisais plus la distinction... Et toi ? Dis moi des choses sur toi ! »

Son emprise sur sa nuque se resserra tandis que son regard perdit de sa vigueur, elle ne savait pas pourquoi elle lui confiait tout cela. Mais le manipulateur de lave lui avait promis être là pour elle, peu importe ce qu’elle avait pu faire par le passé. Comme tous ceux qui croyaient en elle, la jeune femme voulait faire son possible pour combattre ses démons et Ashitaka lui en donnait la force. Pour apporter une teinte bien plus douce et agréable, la kunoichi, peu habituée des mots voyait sa langue bien démêlée ce soir. Pourtant, il y avait bien quelque chose qu’Amiko aimerait lui dire, elle ouvrit la bouche, mais aucun son n’en sortit. La refermant, elle cherchait à comprendre pourquoi, était-ce si difficile… Pourquoi se confier ce qu’elle ressentait lui faisait-il si peur ? Peut-être ne saurait-elle que lui montrer plutôt que lui dire ? La jeune femme posa son regard rosé sur ses billes magmatiques, il était intense et brillant et laissait transparaître une hésitation. Comment lui expliquer une chose qu’elle ne maîtrisait pas, qu’elle n’avait jamais connue avant lui, qu’elle ne comprenait pas ? Est-ce que lui-même le savait ? Comment appeler ce genre de sentiment ?


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Borukan Ashitaka
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Ven 15 Mai 2020 - 0:18
Profitant de leur soirée ensemble, Ashitaka se mit à questionner sa belle qui l'avait sous son charme, attentif à chacune de ses réponses. Même les choses les plus banales, les plus ridicules, lui paraissaient capitales. Il avait besoin de mieux la connaître. Il le sentait en lui, aussi fort que le froid qui lui mordait le coeur. Comme une chaleur réconfortante, les mots de l'assimilatrice le comblaient.

La première réponse le fit sourire tout autant qu'elle l'enchantait. la gardant contre lui, il tenait à ce qu'elle ne change pas d'avis, que cette vision du futur devienne réalité. Pour lui aussi, la réponse aurait été celle-ci. La suite le fit sourire, amusé. Un bonheur l'emplissait en entendant le doux rire de la jeune brune. C'était sans doute impression pour quelqu'un né avec un autre pouvoir de soudainement se changer en élément. Une transformation qui devait être hautement déroutante pour quiconque avait été touché par celle-ci, bien plus que pour ceux qui étaient nés ainsi.

« Je suis heureux que tu le prennes ainsi. Ça a du être dur, effrayant de soudainement sentir son corps changer. C'est bien que tu aies pu échangé avec d'autres assimilateurs pour mieux le comprendre. »

Ils avaient sans doute réussi à la rassurer en partie sur ce point si ce pouvoir effrayant était devenu source d'amusement pour elle. Le Loup ne demandait pas mieux pour sa belle, lui-même plutôt impuissant à l'aider sur ce terrain.Il hocha un peu la tête à la suite des réponses, buvant ses paroles. Il fut un peu peiné de voir que malgré ce qu'elle avait dit juste avant, sa transformation reste une forme de peur qui l'empêchait de dormir. Il aurait voulu pouvoir lui offrir la certitude que tout irait bien pour elle, qu'elle pouvait fermer les yeux et se laisser aller, qu'elle serait en sécurité. Mais c'était un pouvoir qui lui était inconnu. Cependant... Il avait une idée.

« Il y a quelques Borukan qui sont aussi devenus des assimilateurs de lave, si tu veux, je pourrais te présenter à eux. Vous pourriez partager vos expériences et vos découvertes. Enfin, c'est comme tu veux. Et pour ta soif... Je te promets d'être là, de t'aider autant que je le peux. Et de faire des recherches pour toi si tu l'acceptes, pour trouver des solutions à ça. »

Alors qu'elle lui posait une question similaire à son tour, elle aussi curieuse, il la sentit s'arrêter, chercher ses mots sans parler. Ashitaka lui sourit alors, plongeant son regard dans le sien. Il lui caressa la joue avec tendresse avant de glisser sa main libre dans le dos de la belle pour la ramener un peu plus contre lui. Qu'elle puisse le sentir contre elle, qu'elle lui accorde sa confiance totale. Il voulait qu'elle sente qu'elle pouvait se confier totalement à lui, qu'il ne la jugerait pas et qu'il l'aiderait autant qu'il en était capable et plus encore.

« Tu peux tout me dire tu sais ?.. Et pour ta question... Je peux te dire que j'aime surtout les moments où je peux être avec les gens que j'aime, même s'ils sont peu nombreux. Avec toi je ne doute pas qu'ils vont affluer beaucoup plus tant j'ai du mal à écarter mes yeux des tiens... J'aime aussi beaucoup ce moment où le soleil révelle le village, depuis les hauts plateaux c'est toujours magnifique... »

Il réfléchit alors à quoi lui dire ensuite, cherchant des choses sur lui-même.

« Hmmm... Je peux aussi te dire que j'adore le poisson blanc, avec de la coriandre et des herbes, accompagné de légumes comme des tomates, des poivrons. Je pourrais t'en faire la prochaine fois si tu veux goûter. J'aimerais beaucoup apprendre à danser avec toi, si ça te dit, je suis sûr que tu serais sublime en robe. »

Bon. Quand est-ce qu'elle ne l'était pas aussi ? Mais ça, c'était peut-être son esprit qui lui jouait des tours, ébloui par elle, par chacun de ses gestes, de ses attitudes. Ses petites moues, ses sourires, ses rires. Glissant sa main dans les cheveux d'Amiko, il la caressait avec tendresse, cherchant toujours.

« Ma couleur préféré c'est le vert que prennent les sapins sous le soleil couchant, j'adore passer du temps sur les hauts plateaux mais plus généralement dans les montagnes. J'adore voler sur le dos d'Idoku, mon kuchiyose... Pour ce que j'aime pas... Je n'aime pas les gens qui abandonnent avant même d'avoir essayé, ceux qui se laissent aller à la première difficulté, ceux qui font preuve de faiblesse d'esprit. Je n'aime pas les navets, le fenouil, le céléri, je n'aime pas les viandes fortes, je n'aime pas la nuit parce qu'elle m'empêche de toi voir, je n'aime pas ces règles qui me limitent et ces enchevêtrements politiques qui m'empêchent souvent de faire ce que j'estime juste. Je n'aime pas ceux qui tuent par plaisir, ceux qui tuent pour l'argent, ceux qui tuent par mépris. »

S'arrêtant à nouveau, le jônin prit le temps de la regarder, avant à nouveau de la serrer contre lui puis de l'embrasser après quelques instants.

« Et toi ? Qu'est-ce que tu n'aimes pas ? Est-ce qu'il y a des choses qui te mettent mal à l'aise à Iwa actuellement ? Est-ce qu'il y a des choses qui te font peur ? Ou des choses qui te font rêver ? »

Souriant à nouveau à sa belle, il posa cette fois sa tête contre l'épaule de la douce genin, fermant les yeux et profitant de sa présence. Il commençait à fatiguer, encore éreinté de sa mission.

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Mar 26 Mai 2020 - 10:16
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Automne 203 – soir

C’était bien la première fois que l’enfant du sang s’ouvrait autant à quelqu’un. Elle ne savait pas si c’était un pouvoir d’influence, ou parce que son cœur sentait qu’elle pouvait tout lui confier, mais c’était à la fois agréable et déstabilisant. Ashitaka savait comment lui parler et se comporter avec elle, il était toujours dans la douceur, faisait attention et prenait soin d’elle. La genin se confia alors sur des choses banales, comme importantes dans sa vie, celles qui avaient impacté énormément la Sakki comme amusé. Elle hocha de la tête à sa première remarque, concernant sa première assimilation. Rien qu’à s’y souvenir, des frissons parcouraient ses bras. La peur avait été réelle et plus forte que jamais et c’était difficile à oublier.

« La première fois a été horrible, vraiment. Mais grâce aux camarades, je maîtrise mieux mon assimilation oui. »

La brune écouta le Borukan mentionner son clan et la possible aide qu’elle pourrait obtenir en partageant avec ceux qui se sont transformé aussi. Touchée par cette proposition, la jeune femme rougit légèrement avant de se blottir contre lui plus fortement. Comme toujours, il comptait la souvenir bien que ses sombres démons la hantaient toujours. Pour le remercier, Amiko releva son visage et lui déposa un bisou sur le coin de la bouche. Si elle l’avait directement embrassé, elle n’aurait pas eu la force de le relâcher pour le laisser parler et elle voulait l’écouter.

Voyant son hésitation et sa déstabilisation, la kunoichi scella ses lèvres dans un doute certain. Pas qu’elle remettait en question ses sentiments, mais ne pas savoir comment les exprimer était difficile. Le roux se montra très tendre avec elle, faisant une fois de plus chavirer son cœur. Tout lui dire ? Etait-ce si facile que cela ?

Ce fut à son tour de partager ce qu’il aimait. L’assimilatrice sourit en l’écoutant et rougit légèrement à ses paroles. C’était intriguant d’en apprendre plus et elle se montrait très attentive. Amiko était bien plus viandarde que poisson, mais à l’entendre, son plat semblait très appétissant. Le fait qu’il lui propose d’en faire la fit sourire de nouveau tandis qu’elle hochait de la tête pour accepter. Danser ? La femme de lave écarquilla les yeux, elle était très maladroite et pas à l’aise avec ce genre de choses.


« Euh je… suis très maladroite… »

Ce n’était pas une vraie peur qui l’envahissait, mais l’embarras de se retrouver à danser et à faire pleins d’erreurs, elle n’avait pas envie qu’il se moque ou la trouve nulle. Lorsque ses doigts passèrent dans sa longue chevelure, elle ferma les yeux pour profiter de ce doux moment et continua de l’écouter. Celui-ci semblait en avoir beaucoup à dire, rendant l’assimilation des choses assez difficile. Mais elle sourit, parce qu’elle aimait l’entendre et apprendre à le connaître. Ce fut intense, passant d’une simple couleur à des visions politiques ou de mort. Ses lèvres sur les siennes lui firent oublier quelques instants tout ce qu’il lui avait narré. Avant de la questionner de nouveau, la Sakki le laissa se poser sur son épaule et posa sa tête contre la sienne avant de parler doucement.

« Les gens qui se moquent de moi et qui me voient comme une bizarrerie, je ne les aime pas et ils me mettent à l’aise. J’ai peur de moi-même, de ce que je peux faire si je ne me maîtrise pas. Je rêve de rencontrer la neige, parce qu’elle est belle et pure et froide. Des choses que j’aime ? La viande, le blanc de la neige, écouter Fuyumi jouer de son instrument, toi... »

Son visage s’empourpra tandis qu’elle glissait une main sur sa joue et qu’elle lui fit redresser son faciès pour le contempler. Son petit cœur battait à la chamade et ses pupilles saumon brillaient intensément. Ce qu’elle venait de dire était beaucoup pour elle, alors elle voulait lire sa réaction pour être certaine qu’elle n’avait pas fait de bêtise. Pour sceller ses dernières paroles, la brune se rapprocha de lui et avec une assurance qui lui était inconnue, elle plaqua ses lèvres rosées contre les siennes tandis qu’elle sentait son coeur qui allait exploser.




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Dim 7 Juin 2020 - 1:28
À l'écoute de la jeune femme, il lui caressa tendrement les cheveux pour la rassurer, faisant de son mieux pour lui montrer qu'elle ne serait plus seule désormais. La peur, elle pouvait la surmonter avec de l'aide si nécessaire, et il serait cette épaule sur laquelle elle pourrait s'appuyer en tout temps.

« Je comprends... Si tu as des peurs ou des incompréhensions à l'avenir, n'hésite pas à m'en parler. Quoi qu'il se passe, je serai là, je te le jure. »

Et même s'il était à l'autre bout du monde, à l'instant où il le saurait, il la retrouverait le plus vite possible, qu'importe les obstacles et ce qui le retiendrait loin d'elle. Cela, il se le jurait autant à elle qu'à lui. L'idée même qu'elle puisse souffrir sans qu'il ne soit là pour l'aider lui était déjà insoutenable, rien qu'à l'imaginer.

Continuant leur échange, il ne put s'empêcher d'avoir un sourire amusé lorsqu'elle lui confia être maladroite. C'était bien la dernière chose dont il avait peur, la dernière qui aurait pu l'arrêter.

« C'est juste une question de connaissances, je suis certain que tu seras très douée avec un peu d'entraînement. Et moi aussi, je ne pense pas être très fort. J'espère que tu me pardonneras mes maladresses aussi. Ça t'intéresserait alors ? Mais... Si jamais tu ne veux pas... Je comprendrais. Tu peux tout à fait refuser... »

La regardant avec un certain espoir dans les yeux, mourrant d'envie de contempler sa belle et de partager avec elle ce genre de moments qui nécessitaient tant d'entraînement mais qui pouvaient en devenir sublimes, où la musique et la danse devenaient les seules préoccupations de leurs esprits. Cette idée même le ravissait. Mais au grand jamais il n'aurait voulu qu'elle s'y sente forcée.

Continuant un peu ses questions autour de sa belle, il écouta avec attention ses réponses, absorbant chaque information et la considérant comme extrêmement précieuse. D'abord un peu renfrogné lorsqu'elle parla de gens qui l'embêtaient,ayant déjà envie d'aller leur expliquer ce qui signifiait le respect et qu'il était dû à tous, il eut un léger sourire lorsqu'elle parla de neige, ne faisant aucune réflexion à ce sujet pour l'instant. Il faudrait qu'il prépare quelque chose. Mais la dernière réponse le désarçonna, absolument pas préparé à une telle parole. La jeune femme à ses côtés rougit également, et alors qu'elle plongeait son regard dans le sien, il ne parvenait plus à s'en décoller. Envouté, il ne pouvait plus que se perdre dans ses yeux. Un peu étonné par sa soudaine audace, il ne fit cependant aucun mouvement de recul, savourant simplement ce moment qu'elle lui offrait, le rouge aux joues tout comme sa douce. Lorsqu'elle se détacha, il la retint contre lui, la gardant dans ses bras, l'admirant à nouveau.

« Il est déjà tard, tu souhaites aller dormir ?.. »

Il savait bien que lui-même n'en serait pas capable, trop perturbé par sa présence, trop appeuré à l'idée de se réveiller et de ne pas la voir au réveil. Trop effrayé à l'idée que tout ceci ne puisse t'être qu'un rêve. Et s'il ne dormait pas, alors peut-être resterait-il plus longtemps dans ce dernier pour en profiter.

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Mar 23 Juin 2020 - 23:27
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Automne 203 – soir

Dans cette pièce chaleureuse, innocemment, elle laissa le Borukan lui offrir toute la tendresse qu’elle n’avait jamais eue dans son enfance. Elle appréciait les caresses sur ses cheveux, ce geste la rassurait et la faisait se sentir en sécurité. Amiko se contenta de hocher de la tête et resta blottie contre lui tout en l’écoutant et discutant avec lui. Les minutes passaient, les yeux se fatiguaient, mais l’esprit était toujours là, près de lui. Le sujet de la danse n’était pas celui qui l’inspirait le plus, elle était trop maladroite et gênée pour se permettre ce type d’activité, surtout avec quelqu’un. Mais en voyant les paroles du rouquin et ses yeux pleins d’espoir, la Sakki ne saurait refuser sa requête. Elle glissa une main sur sa joue et hocha de la tête doucement, avant de lui sourire.

« Bon d’accord… Je ferai un effort pour toi ! »

Rougissant légèrement à l’idée d’échanger une danse avec Ashitaka, la jeune femme s’imaginer le faire et se voyait plutôt embarrassée, c’était quelque chose qu’elle n’avait jamais eu envie de faire et qu’elle trouvait trop gênant. Mais peut-être qu’à ses côtés, la donne serait différente ? Puis elle était ravie de pouvoir partager des moments avec le manipulateur de la lave, alors comment pourrait-elle refuser ? L’assimilatrice finit par répondre aux curiosités du jônin et fit par de ses craintes, et de ce qu’elle aimait ou pas, ou qui. Lorsqu’elle déclara la fin de ses mots alors que ses pupilles rosées croisaient les siennes. Il semblait très surpris, au point de ne pas savoir quoi en dire. Son regard finit alors par se détourner, de peur d’avoir dit quelque chose de mal. Cependant, elle initia un baiser passionné pour renforcer ses paroles et lui faire comprendre qu’elle était sérieuse. S’il n’était pas d’accord, il n’aurait qu’à la repousser. Cependant, il accepta son geste et le renforça même à son plus grand bonheur. Dormir ? C’était une requête bien normale en cette heure tardive, mais y arriverait-elle ? Déjà qu’en temps normal, c’était compliqué, mais avec lui à ses côtés… La peur de perdre son contrôle dans le sommeil ou de ne pas pouvoir dormir car elle voudrait le regarder durant des heures allait sûrement l’en empêcher. Mais elle finit par hocher de la tête en souriant.

« Je ne te promets pas d’y arriver, mais on peut au moins aller se coucher. Promis, je te suis et ne te lâche pas. »

La Sakki sourit timidement avant de se redresser et de se séparer à contrecœur de l’iwajin. Une main lui fut tendue alors, qu’il attraperait sûrement rapidement avant de l’emmener à destination.




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Ven 3 Juil 2020 - 16:53
Heureux de la réponse positive de sa belle à sa demande, le jeune homme au regard ambré l'embrassa à nouveau avec un peu plus d'assurance, gagnant en sûreté dans ses gestes. Il se sentait si bien avec elle qu'il ne voulait pas que cette proximité s'arrête. Il voulait l'approfondir, la conserver, la détailler pour mieux l'aimer. Dans tous ses détails, toutes ses qualités, tous les points où elle se sentait moins confiante, il serait là pour qu'elle les surmonte et qu'elle puisse mieux vivre avec. Et surtout pour qu'il puisse vivre avec elle.

La danse, au final, n'était qu'un prétexte pour passer plus de temps avec elle. Et aussi pour la voix dans une belle tenue, les robes traditionnelles qui permettaient les mouvements nécessaires pour danser étaient bien souvent sublimes. Et il ne doutait pas un instant qu'elles le seraient encore plus sur Amiko. Et l'envie de pouvoir la garder dans ses bras le long d'une musique entière sans avoir à rougir puisqu'il ne s'agissait là que d'une danse lui plaisait aussi beaucoup. Un acte à deux, un acte qui pouvait marquer les yeux. C'était quelque chose de magnifique, quand bien même ce n'était encore qu'un espoir à venir.

Le reste de la soirée passa alors doucement, alors qu'ils étaient dans les bras l'un de l'autre. Un rêve éveillé, un rêve qu'il ne voulait pas terminer. À son grand plaisir, elle accepta de rester dormir. La voir les yeux fermés, respirant paisiblement, il était impatient de pouvoir avoir cette chance. Le bonheur de l'admirer. Il en frémissait. Alors qu'elle se détacha de lui, le jeune homme sortit de sous le kotatsu pour lui offrir sa main en guise d'aide pour se relever, puis il la guida tranquillement jusqu'à sa chambre. Ouvrant un placard, il en sortit deux futons et deux couvertures, la laissant choisir où elle voulait se mettre.

« Si tu veux... Je peux te passer des habits plus amples pour dormir. Tu peux te servir dans cette armoire. Tu peux aller te laver dans la salle d'eau avant si tu en as envie aussi... »

Bien plus gêné qu'il ne l'aurait pensé, il ne put s'empêcher de rougir et détourna un peu les yeux vers le haut et le côté, comme si cela allait prévenir du fait qu'elle le remarque. Il se racla un peu la gorge puis se prit lui-même ses habits pour la nuit, la laissant choisir les siens et aller se rafraîchir dans l'eau si elle le souhaitait avant de dormir.

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Amiko
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Dim 9 Aoû 2020 - 23:24
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Automne 203 – soir

Entrer dans la vie d’Ashitaka était quelque chose de très déstabilisant. Ce n’était pas forcément une mauvaise chose, mais elle n’avait jamais vécu cela, avec qui que ce soit. Premièrement, sa rencontre avec lui, quelques jours auparavant avait changé sa vie, mais en plus, pas de la moindre des manières. Son cœur s’y était attaché, irrémédiablement. Au delà de ces sentiments qu’elle ne comprenait pas, il y avait aussi cette peur en elle qu’elle ne pouvait omettre. Amiko était une femme qui n’avait pas grandi comme les autres, elle avait encore cet air d’enfant alors qu’elle n’en était pas une et son enfance et son innocence avaient été bafouées. Devoir offrir son affection à quelqu’un ainsi que sa confiance était quelque chose de difficile. C’était en cela qu’elle était vraiment chamboulée. Pour autant, être à ses côtés lui faisait un bien fou, mais la torturait presque aussi. L’assimilatrice était attirée par lui, mais sa soif était aussi présente, elle le savait et bien qu’elle faisait tout pour l’ignorer, c’était impossible.

Lorsqu’elle accepta de dormir à ses côtés, la Sakki ne savait pas encore si elle avait fait le bon choix. Il lui serait même presque inconcevable de pouvoir fermer l’oeil à ses côtés, de peur de perdre le contrôle pendant son sommeil. Mais l’idée d’être dans ses bras était aussi agréable. Une fois de plus, elle était tiraillée entre ce qui lui faisait se sentir bien et inversement, ce qui la mettait mal à l’aise. Encore dans les nuages, la jeune femme se laissa emmener pour son tendre Borukan jusqu’à sa chambre. Timidement, elle n’osait pas se prononcer ou prendre une quelconque initiative. Elle laissa le jonin la guider tandis qu’il mettait en place le matériel pour dormir. Il lui proposa ensuite de se servir dans ses vêtements pour mettre quelque chose de plus adéquat pour dormir. Elle hocha de la tête en rougissant et se dirigea vers le meuble, attrapant le haut le plus ample qu’elle trouvait et se dirigea vers la salle de bain.

Inspirant profondément, la douce quitta son kimono et se retrouva presque en tenue d’Eve. Son regard rosé se posa sur son triste corps, marqué par les sévices subis qui lui rappelaient son douloureux passé. Une mine peinée domina le minois d’Amiko qui posa des doigts sur les cicatrices et les brûlures du fer infligées par son paternel sur son ventre. Cela faisait partie d’elle après tout, Ashitaka ne dira rien, elle en était certaine. Ses jambes en étaient aussi marquées et elle ne pourrait pas les cacher aux yeux du Borukan. De toute façon, elle n’en avait pas envie. Elle enfila alors le vêtement noir qui couvrait son bassin et le haut de ses cuisses, comme si elle était une enfant puis le rejoignit. Ses mains se rencontrèrent, jouant nerveusement avec les doigts qui se tapotaient les uns contre les autres. Ses petits pas, pressés se rapprochèrent tandis qu’elle baissait les yeux, n’osant lui faire face.


« Je... N’aie pas peur en voyant les marques s’il te plaît… Je suis prête à essayer de dormir... »

La genin s’installa sur le futon de droit et s’assit sans se recouvrir pour autant. Très embarrassée de se dévoiler autant, et surtout par rapport à ses cicatrices, elle n’osait pas le regarder en face et préférait l’attendre sur leur lit commun. Qui sait, peut-être qu’avec lui, elle arrivera à trouver le sommeil sans craindre de se réveiller brutalement et peut-être même qu’il veillera sur elle. En tout cas, c'était ce pourquoi elle lui avait accordé sa confiance.





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Mer 16 Sep 2020 - 11:27
S'il ne dit rien comme la demoiselle s'y attendait, son visage était expressif quant à lui. Rapidement dévoré par une haine intense qu'il tentait de maîtriser, il se demandait comment des parents pouvaient en venir à ainsi traiter leur enfant. Il ne parvenait pas à comprendre et encore moins à excuser ce que celle qu'il aimait avait pu subir. Hésitant quant à l'endroit où porter son regard, il respira un grand coup et décida de ne fixer que les yeux de sa belle. Le temps la soignerait, c'était certain. Et il ferait en sorte que rien ni personne ne puisse plus jamais lui fairer subir de tels sévices. Quiconque oserait essayer disparaîtrait dans la lave s'il a de la chance.

Mais au milieu de sa rage contenue, il y avait aussi une grande peine, atteint lui aussi par cette douleur qui avait dû l'assaillir. Il aurait donné beaucoup pour pouvoir la prendre à sa place, la lui retirer. Mais il n'en était pas capable. Il le savait. Alors il fallait apprendre à vivre avec et surtout faire en sorte qu'elle aille bien et qu'elle puisser aller au delà, qu'elle puisse laisser derrière ces souvenirs cruels pour se concentrer sur leur avenir.

S'approchant d'elle, il la prit dans ses bras et la serra contre lui un long moment comme première réponse à la requête craintive d'Amiko, lui ayant bien sûr laisser le temps de revêtir le kimono pour ne pas trop la bousculer. Il ne pouvait qu'imaginer les efforts qu'elle faisait, aussi essayait-il de son mieux de l'aider et de ne pas la mettre plus mal à l'aise qu'elle ne devait déjà l'être. Se détachant doucement d'elle après un long moment, il lui sourit et l'embrassa tendrement sur le front avant de lui remonter le menton délicatement de la main pour partager un baiser.

« Je n'ai pas peur, ne t'en fais pas. Je suis là pour toi. »

Lui souriant à nouveau avec autant de tendresse qu'il en était capable le guerrier roux aux yeux mordorés la laissa s'installer en première, déjà changé lui aussi puisqu'il avait profité de son départ pour mettre un simple bas ample qui lui arrivait en dessous des genoux. Torse nu, il avait lui aussi de nombreuses cicatrices bien qu'elles étaient plus éparses sur son corps et espacées dans le temps les unes des autres, marquant des blessures de combat et non de cruauté. La rejoignant rapidement en essayant de ne pas non plus se montrer trop pressé pour ne pas être invasif ou gênant, il s'allongea et se tourna face à elle, souriant et prenant les mains de sa douce dans les siennes, déposant quelques légers baisers dessus.

« Repose-toi, je suis là pour veiller sur toi. »

Patient et attentif à la moindre requête de la jeune femme, il attendrait qu'elle s'endorme pour se laisser aller à son tour.

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