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[MISSION/A/KIRI] NOS AMIES LES BÊTES

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Yasei Reikan
Yasei Reikan

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Dim 15 Mar 2020 - 15:57
MISSION:
 

Hiver de l'An 204, Côtes du Pays du Vent

Enfin. Un soupir intérieur souleva en chœur les bronches de la Tigresse blanche, qui se trouvait au bout du pont d'un monstre de bois chevauchant les vagues et arborant les fiers emblèmes de la Cité Brumeuse. À l'horizon se distinguait le corps côtier de Kaze no Kuni, alors même que le soleil encore naissant de ce jour charnier commençait d'ores et déjà à établir un règne des plus torrides. Mais pour Yasei Reikan, cela ne constituait qu'une pauvre gêne et n'importait que bien trop peu comparé à la nostalgie et à la volonté de réussir grignotant petit à petit son âme. Entre les fins doigts de ses mains trônait en reine une missive des plus importantes, dont elle semblait désormais être pleinement responsable. Entre les fins doigts de ses mains tenait un de ses plus grands espoirs qu'elle n'avait jamais abandonné ; retrouver et réunir les siens pour redonner au Clan Yasei toute la valeur que les Hommes avaient piétiné, au fur et à mesure du temps. Jamais la jolie brune n'avait cessé de nourrir ce rêve que ses parents lui avaient transmis. Elle avait même été contrainte d'abandonner ses frères et ses cousins pour être en mesure de pouvoir se battre afin de protéger ses pairs ainsi que sa vision la plus pure de la Justice. Et aujourd'hui, elle revenait aux portes du Pays du Vent pour réunifier les métamorphes et les guider d'une poigne des plus bestiales.

Les brillants reflets envoyés par les dunes au loin firent exploser la lueur d'éther dans laquelle baignaient les yeux de la Fille du Lion de l'Atlas. Et quand le vent porteur de sel marin eut vivement caressé sa longue et épaisse chevelure bestiale, Reikan tourna son visage sur le côté pour adresser un regard plein de confiance et gorgé d'excitation à Gine et Zeref, deux combattants en qui elle voyait des soutiens plus que solides et qui avaient encore tout à découvrir de leurs racines au cours de cette quête.

« Voici le Pays du Vent. Préparez-vous à retrouver la terre ferme et à prendre la route vers Taiyō. »

Les traits du minois de la Fille du Désert gagnèrent en sérieux, pendant que le vaisseau de bois accostait à une des rares et modestes structures portuaires. Yasei Reikan laissa l'équipage amarrer et échangea une discussion avec celui qui était à sa tête, avant de descendre la rampe de bois qui venait de sortir des entrailles du navire et de fouler, à nouveau depuis bien longtemps, la terre qui l'avait vu naître. L'astre solaire fut la première chose qui l'interpella, dans la mesure où, de ce trio, elle était certainement la seule à savoir à quel point il pouvait être menaçant sur ces terres. La matinée ne fait que commencer, et pourtant... Elle prit une profonde inspiration puis raffermit sa poigne sur l'épaulière de son sac qui ne contenait que le strict nécessaire, afin de voyager le plus léger possible.

Reikan prit la décision de s'éloigner de l'embarcation et de marcher plusieurs minutes afin de guider ses camarades sur la courbe d'une des premières dunes. Tous les trois se confrontèrent alors à une infinie mer de sable, source de bien des angoisses pour les étrangers et même pour les clans les plus ancestraux du Désert. Cette vue l'obligea à ravaler son inquiétude à l'égard de ses coéquipiers, en forgeant sur son faciès dans le marbre d'une volonté sans faille. Tournée vers eux, l'enfant des Bêtes vêtue de légers tissus et de voiles orientaux se mit à déballer une très vieille carte abîmée par le temps. Une carte qu'elle ne tenait en aucun cas de la Brume, mais bien de sa propre famille qui connaissait le Pays du Vent comme sa poche. Une carte qui avait tendance à effrayer ceux qui n'étaient pas natifs du Désert, en ce qu'elle n'incarnait... qu'un territoire couvert de sable et seulement ponctué, en son centre, d'une forme de civilisation active. Pour autant, grâce à celle-ci, la féline fut en mesure de faire état, au ténébreux et à la chevelure dorée, du trajet sur lequel elle avait jeté son dévolu, du bout de son index.

« Nous nous trouvons actuellement au Sud-Est de Kaze no Kuni, c'est-à-dire bien loin de la Banque Sabaku et plus encore de la Capitale. La marche ne sera pas faite de jour mais de nuit, alors prenez garde aux températures et ne vous méprenez pas. Ce n'est pas parce que nous nous trouvons dans un Désert que nous échapperons à l'Hiver ; parce que sur ces terres, les nuits sont aussi arides que froides. Maintenant, il est temps de se mettre en route. »

***
Désert aride[invisible_edit]

Si pour Reikan, elle qui avait été élevée au creux des dunes, cette marche s'était annoncée plutôt aisée, il ne pouvait forcément pas en être de même pour ceux qui l'accompagnaient. Pour n'importe qui faisant tout juste connaissance avec l'hostilité du Désert, la sécheresse, la rareté de la faune et de la flore ainsi que le manque d'eau étaient capables de faire tourner la tête jusqu'à vous rendre fou. Mais heureusement, la Fille du Désert n'était pas du genre à faire bande à part ; elle prenait même la peine d'aider ses coéquipiers, de rationner son eau et de leur donner les meilleurs des conseils pour tenir face à ces conditions. C'était d'ailleurs elle qui, du fait de son vécu et de ses lointaines connaissances du Désert, avait été la plus prévoyante en se prodiguant les provisions et les outils les plus adaptés. Parce que si Reikan était aussi exigeante avec les autres qu'avec elle-même, cette jeune femme avait tout de même la tête sur les épaules et avait le sens du devoir à l'égard de ses pairs, si bien qu'elle donnait terriblement du sien pour aider les autres à se relever s'il le fallait.

Peut-être était-ce cela, avoir l'étoffe d'un chef?

La traversée de la moitié du Désert s'avéra particulièrement rude, mais l'Héroïne de l'Eau avait fait en sorte que le trio ne manque de rien, en choisissant un trajet parsemé des principaux points d'eau pouvant être à leur portée. La jolie brune avait eu l'audace d'envisager le moins d'encombres possibles, en essayant de s'éloigner au mieux des foyers de bandits connus de ses proches depuis une dizaine d'années. Elle avait même prévu de ne voyager que de nuit, pour ménager Zeref et Gine qui auraient sûrement plus de difficulté qu'elle à affronter la lourde chaleur des terres arides. Et du début à la fin, la métamorphe ne cessa de faire appel à sa mémoire pour ne pas perdre le cap de la Capitale, ce qui engendra inévitablement la remontée de souvenirs d'enfance enfouis sous cette couverture de grains, dans la voûte de ses pensées. Elle arriva même à avoir une pensée pour Sendai Hanae, sa mère, son frère et surtout, son père qu'elle n'avait pas revu depuis son arrivée à Kiri. En somme, cette première partie du voyage incarnait un redoutable obstacle physique, mais également psychique pour la Fille du Vent. Mais rien n'était en mesure de terrasser et de faire reculer Yasei Reikan de son objectif, quand bien même il pouvait être ambitieux. Pas même les conditions extrêmes de l'aride Désert du Pays du Vent.

***
Portes de Taiyō

Sept jours étouffants et sept nuits presque frigorifiques furent nécessaires aux missionnaires pour parcourir les vallons de grains, avant d'espérer apercevoir l'ombre des remparts de Taiyō au loin. Un soleil en fin de vie s'échouait sur les éphélides de Reikan, pendant qu'elle descendait l'une des dernières dunes du Désert. Les vêtements remplis de grains et ternis par la poussière, seules ses parures exotiques et sa dague de cristal savaient encore briller sur son corps. Ainsi, la Tigresse blanche se mit en route vers la Porte Sud, afin d'enchaîner sans attendre et d'emprunter le chemin sous terre malgré la fatigue grandissante de son enveloppe charnelle.

Mais qu'en était-il de ses coéquipiers, pour qui elle avait tout fait afin que cette arrivée au Pays du Vent ne soit pas un effroyable souvenir?


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Dernière édition par Yasei Reikan le Mar 17 Mar 2020 - 16:38, édité 1 fois
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Yasei Zeref
Yasei Zeref

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Mar 17 Mar 2020 - 12:22
Mon regard se pose sur les flots m’entourant, sur ce navire que nous ne pourrons quitter durant les quelques heures que durera la traversée. Je me suis isolé, comme souvent, du reste de l’équipage. Cette mission est importante, pour moi, car elle représente à la fois un moyen de découvrir mes origines, autrement que par les mots de Reikan, mais aussi de pouvoir quitter ce pays pour la première fois de mon existence, alors même qu’à une époque, c’était mon rêve le plus cher. Désormais, je sais que ceci ne sera pas un aller sans retour – à moins que les aléas du désert n’aient raison de moi – et le village caché dans la brume sera ma destination après cette épopée, qui je l’espère, me donnera l’occasion d’en apprendre plus sur les miens. Au fond de moi, un petit espoir se forme que je puisse entrer en contact avec mes vrais géniteurs, mais ils peuvent très bien être morts depuis des années.

Si j’ai choisi de me tenir éloigné de Gine et de ma cousine, ce n’est pas par manque d’intérêt ou d’affection pour l’une ou l’autre, mais pour recentrer mes pensées. Avant de partir, j’ai bien entendu fait beaucoup de recherches complémentaires sur le pays du vent, bien que je me sois renseignée sur lui avant de savoir que je pourrais m’y rendre pour une mission d’importance cruciale. J’ai donc prévu en conséquence des vêtements assez légers, mais aussi un manteau, pour survivre aux nuits glaciales. Je n’ai pas manqué d’apporter de l’eau, mais j’ai vite compris dans les écrits que cela ne sera pas suffisant : il nous faudra trouver de quoi s’hydrater sur place, ce qui ne sera pas aisé. Je jette un regard vers la brune, et me dis que, de toute façon, elle saura nous préserver au mieux. Elle a ce don de protéger les autres que peu possède. Beaucoup s’y essaient, mais chez la féline, c’est quelque chose de si naturel qu’on croirait qu’elle est née pour protéger.

***

Une fois mes pensées remises en ordre, je rejoins mes alliées pour cette mission pour rejoindre la terre ferme. Nous voici enfin dans les terres Kazejines, ce lieu que j’aspire à voir depuis que j’ai rencontré Yasei Reikan, depuis que je sais où sont mes racines. La chaleur est déjà insoutenable, mais cela ne m’empêche pas de savourer le moment. De manière plutôt exceptionnelle, je porte des habits clairs, et j’ai enroulé une sorte de voile léger autour de mon visage pour me protéger des rayons agressifs du soleil. Peu m’importe d’avoir l’air ridicule – même si je ne pense pas que cela le soit tant que ça – tant que je peux survivre à la traversée du désert. A mesure que nous avançons, je me rends compte que sans l’aide de la Chûnin, j’aurais péri avant la fin du premier jour. Son aide, à chaque instant, est primordiale et sa présence des plus utiles. Le voyage est long, le désert est aride, et je manque plusieurs fois de mourir de déshydratation, les interventions salvatrices de la brune me sortant de là bien plus d’une fois.

***

L’arrivée aux portes de Taiyô sonne comme une bénédiction pour moi. Si j’ai tenté de cacher au mieux mon état, surtout aux yeux de Gine que je ne connais qu’à peine, je me doute que cela n’a pas échappé à Reikan. On pourrait croire qu’après ces quelques jours dans le désert, je me serais habitué à la chaleur omniprésente, mais ce n’est pas du tout le cas, chaque jour a été une torture que la vision du tunnel a permis de faire oublier, très légèrement. Je suis la cheffe d’équipe dans le passage sous-terrain pour échapper aux assauts de l’astre solaire, et je peux enfin commencer à me demander ce qui nous attend dans cette aventure…



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Merci Mappy pour le kit <3
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Suzurane Gine
Suzurane Gine

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Mar 17 Mar 2020 - 15:56
Kaze no Kuni


Navire, hiver de l’An 204,

Pour la première fois de sa vie, Gine va sortir de Mizu no Kuni, elle allait explorer le continent et plus précisément, le pays du Vent. Ses parents venaient de là-bas, selon eux, mais elle n’a jamais eu de détail par rapport à ce pays. Du coup, avant de partir, elle a fait quelques recherches et elle s’était bien préparée. Son côté assimilateur Katon allait l’aider un peu face à la chaleur des déserts du pays. Or, lorsqu’elle a appris l’ordre de mission et son contenu, la blonde l’a annoncé à ses parents et cela ne leur avait pas trop plu, sans en dire les raisons de leur mécontentement. Or, ils ne pouvaient pas forcer leur fille à refuser la mission ni lui dire la vérité. À croire que le destin voulait que la Genin découvre leur origine et leur lien avec le clan Yasei, malgré leur façon de le cacher. Sa mère voulait le lui dire avant son départ, mais le père avait décidé que leur fille aînée devait l’apprendre d’elle-même et qu’elle comprendra leur geste. Naoko donne à Gine de quoi bien s’hydrater et lui donne un dernier câlin avant son départ. Sur le navire, il ne fallait pas être aveugle pour faire une tête blonde en train de courir partout et être excité à l’idée de se rendre à Kaze no Kuni et de voyager sur un navire. Elle posait pas mal de questions aux matelots comme au capitaine, elle se montrait plutôt très curieuse. Or, ça n’avait pas duré deux heures avant qu’elle ne tombe malade et vomit. Les civils l’avaient placé dans une cabine pour qu’elle se repose. Excité, mais la blondie n’avait pas l’habitude de la mer donc la voici avec le mal de mer. « Je…je vais…mourir…» Dit-elle allongé sur un lit avec un seau juste à côté d’elle.

Côtes de Kaze no Kuni,

Les côtes du pays du Vent étaient visibles, ils n’allaient pas tarder à accoster sur un port. Gine était blotti sur une rambarde du navire, en regardant la mer, se sentant encore un peu nauséeuse. Son excitation et sa joie de vivre semblaient s’être envolé, mais reviendront quand elle posera le pied sur le sable de Kaze. La blonde écoute Reikan leur présenter le Pays du Vent, elle semblait vraiment déterminer et contente d’y être. Il en était de même pour Gine, qui ne se sentira plus malade, enfin elle l’espérait. En descendant du navire, sur une planche de bois, elle essayait de marcher droit, mais tombe sur le sable. La blonde se relève et sourit bêtement. « Je n’ai rien, ça ira ! » Dit-elle avant de rejoindre les deux Yasei. La kunoichi portait une tenue légère, un sac à dos avec le strict nécessaire ainsi qu’un voile à la tête et direction le désert. Une première dune, la blonde respirait l’air et pouvait sentir la chaleur, ça lui plaisait comme pays. En plus, elle se sentait déjà mieux et là revoilà avec un regain d’énergie. La blonde écoute bien les directives de Reikan tout comme son avertissement sur la météo de la région. « Je ferai attention, Reikan-sensei ! » Dit-elle, en plus, elle faisait aussi partie de la Kenpei, tout comme eux, elle se sentait intégrée à l’équipe. Zeref semblait avoir un peu de mal avec la chaleur, faut dire, ça changeait de Mizu no Kuni, même pour l’assimilatrice Katon, elle ressentait un peu la chaleur du désert.

Désert Aride,

Le trajet dans le désert aride du pays du vent n’était pas du tout repos, malgré son lien avec l’affinité Katon, Gine avait un peu de mal. En effet, elle n’était pas habituée à une telle chaleur et elle ne pensait pas que la chaleur pouvait l’atteindre, un jour. La blonde qui est si fière de sa maîtrise du feu, la voilà confronter à un élément qu’elle pensait maîtriser. Heureusement, Reikan semblait très bien connaître le pays, ses régions ainsi que la lutte contre la température élevée du désert, même basse avec la nuit. Franchement, sans l’aide et les conseils de la brune, il aurait été difficile pour la Suzurane et le Yasei de traverser ces dunes sans y mourir. Par chance, Rei-Chan connaissait des points d’eau pour leur permettre de se ravitailler en eau pour leur gourde. Sakura, sa mère, lui avait donné des conseils et son père, Byakuya lui avait donné de quoi tenir durant sa traversée. Or, trop de fierté dans son pouvoir pour avoir tenu compte de leur avertissement et conseil. Maintenant, la fille aux cheveux dorés regrette amèrement son comportement stupide. Cela dit, même si elle avait du mal au début, sa capacité l’aidait à s’habituer petit à petit à la température du désert et à ne pas mourir de froid, une fois la nuit tombée. La jeune kunoichi aidait parfois Zeref et posait des questions à Reikan sur le pays, sans trop en poser pour garder des forces. Mais, il fallait bien communiquer de temps en temps pour faire passer le temps.

Le voyage à travers le désert de Kaze no Kuni allait bientôt arriver à son terme et honnêtement, la blonde avait vraiment envie de se reposer. Au loin, elle pouvait apercevoir un village, ça sonnait la fin de ce voyage afin de souffler et de rencontrer ses fameux Yasei. Reikan et Zeref allaient rencontrer des membres de leur famille et ça la rendait plutôt heureuse malgré la difficulté du trajet. Maintenant, il fallait tenir encore plusieurs minutes avant d’arriver à destination.

Portes de Taiyo,

Cela faisait sept jours et sept nuits que le groupe voyageait, Gine était marqué par la chaleur du désert et parfois l’impression que ça durait une éternité de marcher d’un point à un autre. Or, en voyant les remparts de Taiyô, elle était heureuse de connaître enfin un point final à ce voyage. Ceci dit, ils allaient devoir refaire le même trajet lorsqu’ils auraient récupéré voire convaincu les Yasei de les suivre jusqu’à Mizu. Les vêtements étaient plutôt sales, avec des grains de sables et de la poussière comme la chevelure de la blonde. La kunoichi rêvait de prendre une douche, bien fraiche. Porte un short, un maillot, des bottines, un gilet léger avec un voile à la tête, la Suzurane pouvait sentir que la peau nue sans tissu était sale de grain de sable. Il ne faut pas se mentir, pour la première fois de sa vie, Gine se sentait épuisée, fatiguée, mais il fallait tenir le coup jusqu’à atteindre leur destination. Arrivant aux Portes Sud, la Soldate de la Kenpei suit ses supérieurs dans un passage souterrain. « Enfin…»


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Asaara Fuu
Asaara Fuu

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Jeu 19 Mar 2020 - 21:07
Cela faisait un moment que Fuu devait attendre de trouver un kirijin qui acceptait de l'accompagner, mais Fuu finit par entendre parler d'un groupe iwajin qui veule se rendre à Kaze, et donc la responsable de la banque en profita pour passer un mot au Mizukage, une demande de pouvoir les rejoindre pour se retrouver sur sa terre natale. Pendant ce temps, les deux employés vont restés ici, ils vont s'occuper de commencer à concevoir les bases d'une filiale pendant que Fuu compte parler de l'arrangement passer avec le Kage du pays de l'Eau. Heureusement, il obtient son accord, et la blanche au teint mât embarque à bord du navire mizujin où se trouvait Reikan et Zeref, plus une femme qu'elle ne connait pas, une bimbo aux cheveux blonds, du moins, c'est comme ça que les autres marins l'appelaient, à croire que, malgré sa maladie à bord, certains voudraient bien l'avoir comme bouillotte dans leur lit. Enfin, Fuu la trouvait en effet très jolie, mais sans plus, comparé aux beautés qu'on pouvait trouvé dans le pays du vent, comme Reikan, sa beauté n'était pas à la hauteur.

Enfin, Fuu attendait discrètement et sans trop attiré l'attention, ils étaient en mission, se dire qu'une employée de banque en profite pour se servir d'eux comme un moyen de transport, ça ne doit être agréable à entendre, donc Fuu décide de rester dans son coin, ne rien dire, ne pas les embêter. Elle se contente de profiter du voyage de son côté, sans trop poser de questions indélicates aux mizujins. Elle ignore pourquoi ils veulent se rendre à Kaze, mais la présence de deux métamorphes lui met la puce à l'oreille. Certainement est-ce pour le clan Yasei qu'ils sont ici, quand à cette femme, cela doit être une élève d'un des deux kirijins, ce qui explique sa présence ici.

Fuu suivit le groupe ensuite, pourquoi ? Eh bien, la banque se trouvait à Taiyo, donc en attendant, l'assimilatrice les suis, ne serait-ce que pour voir si les deux mizujins s'en sort bien, heureusement que Reikan connaissait les points d'eau, preuve que sa mémoire du désert n'est pas si lointaine qu'elle le pensait. En tout cas, l'Asaara reconnaissait à l'avance où ils se dirigeaient : vers le fameux tunnel sous-terrain.

- Si j'étais vous, je resterais sur mes gardes, le tunnel est souvent fréquenter par de nombreux escrocs et bandits transportant des marchandises illégales. Ils empruntent ce tunnel pour éviter que le sable abîme l'état de cette marchandise et rester à l'écart, tout en restant à l'écart de la vue des protecteurs de Kaze. Quand aux gardes, la plupart ferme les yeux pour une poignée de ryos bien généreux, donc pas la peine de tenter de dénoncer des activités illégales.

Dit-elle, avant de s'arrêter alors qu'ils s'apprêtent à entrer dans le fameux tunnel.

- Notre route actuel se sépare ici, je me rend à la banque Sabaku par ma propre voie désormais, je vous remercie de m'avoir guidé ici, pussiez-vous marcher sur des sables chauds.

Elle fait une révérence, puis commence à s'en aller, elle va se rendre à la banque par son propre moyen, et ensuite, elle repartira probablement à Kiri avec les autres employés, en espérant qu'ils feront une bonne route de leur côté.

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Merci à mouton pour le kit o/
♫ Thème ♫
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Narrateur
Narrateur

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Ven 20 Mar 2020 - 0:29
Sur ses mots avisés témoignant de sa connaissance de la cité de Taiyô - même ses détails les plus officieux, vous voyez la représentante de la Banque Sabaku emprunter le tunnel sous-terrain et se faufiler comme un poisson dans l’eau dans la marée humaine qui suit le courant des entrailles sablonneuses pour ensuite remonter à la surface et se jeter dans l’intérieur de la ville. Vous distinguez à la fois des hommes et des femmes de tout âge, des enfants serrant fort la main de leur mère pour ne pas se perdre au milieu de ce sous-terrain infesté par les odeurs d’épices et de sueurs des personnes resserrées en son sein, mêlés à des animaux de bât qu’il s’agisse de dromadaires auxquels sont accrochées des piles marchandises se balançant au rythme des pas, des tapisseries, des parfums et autres biens locaux qui font le commerce du Pays du Vent, ou des résidents de la ville portant des turbans et des robes amples avec capuchon en laine sur lesquels sont dessinés des motifs aussi élégants que colorés, reflétant le savoir-faire des tisserands de Kaze.

Il vous faudra marcher quelques minutes dans l’obscurité oppressante du corridor tout en jouant des coudes au milieu de la nuée humaine pour distinguer enfin le bout du tunnel laissant filtrer les rayons chauds du soleil, la lueur d’espoir qu’il vous faut pour faire les derniers pas et enfin rejoindre l’enceinte de la capitale. En dépit de vos habits pour mieux vous fondre dans la masse et du tohu-bohu qui pourrait vous aider à passer inaperçus, vous sentez quelques oeillades indiscrètes, parfois insistantes abonder dans votre direction. Qu’ils soient intrigués par la beauté des kunoichis de Kiri ou de l’éphèbe homme-loup, ou des traits physiques de certains d’entre vous qui contrastent avec le teint plus hâlé et l'apparence type des habitants de Kaze, certains des Kazejins se mettent à murmurer entre eux. Une petite fille demande d’ailleurs à haute voix à sa mère “pourquoi le monsieur a pas l’air d’aller bien”, pointant du doigt en direction de Zeref au milieu d’une queue qui semble interminable en raison de ce climat social inconfortable.

La file continue à avancer, et vous pouvez distinguer depuis votre position une rangée de gardes armés de lances ou de khépesh portant des coiffes faites de coton et un demi-masque par-dessus la bouche, se chargeant du contrôle de sécurité. Vous remarquez d’une part des civils qui entrent sans problème, d’autre part des étrangers ou contrebandiers qu’ils arrêtent sur-le-champ et qu’ils emmènent en prison, voire qu’ils reconduisent à la sortie. La mélodie d’un petit oiseau au plumage châtain volant au-dessus de vous vous fait lever le menton et contempler les toits aux formes rotondes, des remparts, des jardins de palmeraies, des édifices religieux qui frappent votre regard par leur gigantisme et la particularité de leur architecture basée sur un modèle hypostyle, des maisons aux formes géométriques particulières telles que vous n’en voyez jamais dans l’Archipel.

Vous profitez de cette place de choix à l’entrée pour admirer la façade de la vieille ville, la partie historique de Taiyô à partir de laquelle elle s’est plus tard développée. Toutefois, vous risquez de ne pas en profiter bien longtemps si vous choisissez mal vos mots face à l’un des soldats qui vous hèle pour vous faire signe d’approcher. Après vous avoir tous les trois détaillé du regard de façon méthodique, des pieds jusqu’à la tête, il vous interroge derrière son demi-masque, le regard trahissant un brin de défiance.

Quelle est la raison de votre visite à Taiyô?
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Yasei Reikan
Yasei Reikan

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Ven 20 Mar 2020 - 16:59
Cela faisait fort longtemps que Reikan n'était pas revenue entre ces murs. Mais heureusement, Fuu eut la bienveillance de lui rappeler que le Désert n'était pas la seule et unique menace sur ces terres meurtries par un astre solaire si cruel. La féline courba l'échine pour rendre la pareille à sa consœur aux cheveux nivéens et ainsi la remercier. La voir s'enfoncer dans cette nuée humaine la poussa à songer aux possibilités qui s'offraient à elle pour retrouver les siens et les convaincre de se réunir. Entre temps, ses pupilles éthérées et prédatrices se baladaient parmi les visages, les marchandises, les outils jusqu'à retomber sur ceux retenus par les mains d'une poignée de gardes postés à l'entrée du souterrain ; des armes au style bien exotique, toutes plus acérées les unes que les autres. Elles étaient fièrement sorties, comme étant les griffes et les crocs de cette digne cité des sables.[invisible_edit]

Voilà pourquoi Reikan préféra se retourner vers ses camarades, eux qui n'avaient connu que la Brume jusqu'à lors, avant de s'engager dans le tunnel. D'un vif coup d’œil, elle inspecta sans gêne leur tenue en vue de déceler le moindre signe d'appartenance à Kiri, déposant en ce sens son regard myosotis sur le bandeau qui pendait au cou de Gine.

« Vous l'avez compris, c'est au bout de ce souterrain que se trouve Taiyō. Mais c'est aussi en son sein que les choses vont se compliquer. Gine, retire ton bandeau et tâche de ne pas l'afficher au grand jour, car la politique menée par la Capitale me semble aussi stricte avec les étrangers qu'à l'époque. Surtout, suivez-moi de près et veillez à ce qu'aucun de vous ne s'égare. Pour le reste, faites-moi confiance. »

La Fille du Lion de l'Atlas prit une profonde inspiration, avant de gonfler le buste et de se redresser. Elle accorda à ses compagnons de route un sourire confiant et tourna les talons pour rejoindre la foule qui pénétrait dans le tunnel. Bien assez vite, les missionnaires quittèrent la lumière du jour pour rejoindre les traces du chemin souterrain, dont les murs étaient parsemés de lanternes à l'aspect antique. Et e toute logique, Reikan avait donc pris la décision d'être en première ligne pour guider au mieux ses coéquipiers et veiller à ce qu'aucun ne soit dérangé par un éventuel acte de banditisme. D'ailleurs, cela l'obligea à rester attentive et à remarquer les regards indiscrets sur sa route. Celle qui n'essayait pas de se faire petite avança au rythme de la file sans même se faire bousculer – peut-être grâce à ses imposantes épaulières dorées, en forme de gueules de lions.

Ses yeux céruléens et intimidants, qui contrastaient avec son teint hâlé, se déposèrent sur la petite qui ne voulait pas en démordre avec le Loup noir. Et sa réaction d'enfant ne se fit pas attendre, puisqu'elle se blottissait déjà contre sa mère pour ne plus mettre mal à l'aise son cousin. Dès lors que la lueur au bout du tunnel s'était rendue plus intense, son attention se détacha des gens de la file. La Tigresse blanche promena son regard d'abord sur les gardes, bien plus nombreux, puis sur le petit oiseau qui lui fit entrevoir le splendide paysage de la Capitale du Vent. Au milieu du Désert, Taiyō était cet énorme oasis, puits de bien des richesses mais également de bien d'inégalités au sein de sa population. Mais cette vue, aussi époustouflante pouvait-elle être, n'était pas en mesure de détourner l'enfant des Bêtes de sa route en mettant sur son chemin des artifices trop pompeux.

Elle fut la première à s'approcher du garde qui lui faisait signe, entraînant Zeref et Gine sur ses pas. Le sublime visage de la Fille du Vent demeura fermé, rigide comme si forgé dans le marbre, alors même que son vis-à-vis les épiait du regard, ses camarades et elle. Mais parmi le trio, la changeforme était la plus à même de lui faire ressentir un sentiment familier et à faire taire toute méfiance, rien que par sa couleur de peau, son aspect bestial ou son accoutrement. De surcroît, celle qui avait l'habitude d'analyser le monde rien que par un sens poussé de l'observation ne pouvait finir impressionnée par la défiance qui régnait dans les yeux d'autrui. Ainsi, la féline soutint le contact visuel avec le garde et troqua son titre d'Héroïne de l'Eau, encore inconnu sur les dunes, contre un autre qui lui avait toujours collé à la peau.

« Je suis Yasei Reikan et eux, mes pairs. Nous revenons à Taiyō en cette saison pour des affaires familiales, après plusieurs pérégrinations. »

Des plis de ses longs tissus orientaux, Reikan prit les devants et sortit un document en papier aussi ancien que précieux et facilement reconnaissable comme ayant été produit au Pays du Vent ; son acte de naissance, qui datait d'une vingtaine d'années. Peut-être espérait-elle qu'une preuve si irrévocable de son appartenance au Désert allait suffire pour noyer tout soupçon à leur égard, afin qu'ils puissent rejoindre au plus vite le berceau sédentaire des métamorphes?

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Yasei Zeref
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Ven 20 Mar 2020 - 17:43
L’excitation du moment, ou peut-être la précipitation qui en a suivi, m’ont fait oublier la présence d’une personne sur ce bateau. Asaara Fuu, la jeune fille que j’ai rencontré dès son arrivée à Mizu no kuni, nous a accompagné jusqu’à Taiyô, dans la plus grande discrétion, pour retourner auprès des siens. Je la salue lorsqu’elle s’éloigne de nous, malgré mon état proche de la mort – en exagérant à peine – puis me concentre sur les mots de Reikan. Nous y sommes, et il est maintenant temps de prendre des précautions. Ici, ce n’est pas Kiri, ni Mizu, et nous ne sommes pas chez nous. J’écoute avec attention les mots de notre cheffe, qui sont en général pleins de sagesse, et qui permettront à notre petit groupe de ne pas mourir, et me rends compte d’un fait un peu gênant. La précipitation était de mise, et en pensant à prendre de quoi survivre à la traversée de cet enfer de chaleur, je n’ai pas songé à un élément indispensable de tout bon shinobi. Pour faire simple, j’ai littéralement oublié mon bandeau de protection, marqué aux couleurs de Kiri, chez moi. Cela simplifie néanmoins les consignes qui ne s’adressent donc qu’à Gine. Pour ma part, je me fais discret pour qu’à aucun moment ne soit cité mon propre bandeau, durant le reste de la mission…

Lorsque nous commençons la traversée du tunnel, je me tiens juste derrière la brune, et en tant que second plus gradé de la mission, je m’assure à la fois que je ne perds pas de vue ma cousine, tout en gardant un œil sur la jeune recrue de la Kenpei, et en observant l’architecture plutôt originale nous entourant. Avec l’état dans lequel la chaleur m’a placé, ce seul effort me demande beaucoup d’énergie, et je ne remarque pas les regards sur nous, ni les mots prononcés à notre égard. Nous finissons donc par arriver devant un garde qui nous arrête net. Pas question d’aller plus loin sans une bonne raison ? Je ne saurais que dire, en pareille situation. Je m’assure une nouvelle fois que la blonde ne se soit pas égarée, et reprends un peu plus de concentration, du fait de l’absence momentanée de soleil : j’ai un peu récupéré, mais il me faudra au moins dormir une bonne nuit pour pouvoir posséder mes pleines capacités.

La question du garde est simple, et si la féline donne l’air d’être une locale, ce n’est pas mon cas, ni celui de la Suzurane. Malgré mes origines, j’ai toujours vécu à Kiri – au moins depuis mes cinq ans – et je n’ai donc pas un teint qui laisse croire que j’appartienne à ce pays-là. Je ne me permets pas d’intervenir, la brune étant la mieux placée pour prendre la parole, sans même parler de son rôle dans cette mission. Elle ne s’étend pas en de longues paraphes, et se contente de la stricte vérité, sans pour autant mentionner le village caché dans la brume ni la mission de manière concrète. Je n’ai pas à intervenir, alors j’observe simplement les environs, des fois qu’une personne mal intentionnée s’approche de nous. Par ailleurs, je me permets d’activer un jutsu pour éventuellement grapiller quelques informations dans les discussions alentours, espérant que l’on puisse ensuite rapidement trouver le quartier des Yasei. Après tout, ce clan est composé de nomades, et il n’est pas évident que la Chûnin sache où se trouve ce quartier qui va plutôt à l’encontre de l’idée qu’on peut se faire d’un clan de nomades…





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Suzurane Gine
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Sam 21 Mar 2020 - 13:14
Devant les portes


Devant le tunnel, une femme semblait les avoir suivis et la blonde ne l’avait pas remarqué. En tout cas, elle semblait connaître les lieux et les mettait en garde sur certains aspects de ce lieu, comme la mentalité des civils et des gardes. Seuls à présent, voyant la femme partir dans le tunnel, se mêlant aux autres. Cet endroit ne semble pas être un endroit joyeux ni bon d’y vivre. La jeune blonde se grattait la tête, attendant la décision que Reikan allait prendre avant de s’enfoncer dedans. Justement, la brune se retourne vers son équipe actuelle afin de préciser certaines choses. Tout d’abord, Gine devait retirer son bandeau et le cacher afin que personne ne puisse le voir. Apparemment, les Shinobi étrangers ne semblaient pas trop être appréciés à Taiyo. La Suzurane s’exécute rapidement en retirant son bandeau et en la rangeant dans son sac à dos, le cachant au mieux. Ensuite, il fallait la suivre et faire attention à ce que personne ne s’égare et pour ce qui est de la suite, la cheffe d’équipe leur demande de lui faire confiance. « C’est fait, Sensei ! Et je vous fais confiance ! » Dit-elle avec le sourire. Après cela, le trio se met en route dans le tunnel souterrain pour se diriger vers l’entrée de la cité. Gine reste près d’eux, étant derrière les deux hauts gradés. La kunoichi tient timidement le pull de Zeref pour ne pas se perdre et être sûr de bien les suivre parmi toutes ces personnes. Un tunnel éclairé que par des lanternes. Elle se rapproche un peu de l’homme, cherchant à ne pas croiser le regard des autres.

Ils étaient parfois regardés avec plusieurs types de regards, méfiance, curiosité et étrangeté. Cependant, une petite fille réussit à faire légèrement Gine lorsqu’elle demandait à sa mère pourquoi Zeref n’allait pas bien. Elle ne le connaissait pas, le qualifiant de monsieur, mais c’était amusant. À la sortie, elle pouvait voir la queue et le monde qu’il y avait devant les gardes. La blonde pouvait voir l’architecture, c’était vraiment magnifique. Cela pouvait être plaisant à vivre à Taiyo avec un tel décor, mais l’ambiance ne doit pas être la même. Surtout si à l’intérieur, ça risque d’être compliqué pour eux. En tout cas, la Suzurane se tenait correctement et reste tout de même sur ses gardes. Toujours accrochée à Zeref, elle se sentait un peu en sécurité à ses côtés. Après quelques minutes d’attente, le trio arrive devant un garde qui leur pose alors une question, plutôt simple. Or, il fallait mentir ou jouer la comédie pour pouvoir passer. Là-dessus, la kunoichi laisse Reikan s’en charger, étant tout de même à la tête de l’équipe. Une réunion familiale ? Intéressant comme raison, même si Gine n’est pas une Yasei, enfin selon elle, car en réalité, c’est une autre histoire qu’elle devra découvrir en rencontrant la famille de ses deux coéquipiers. Gine pouvait sentir qu’ils se sentaient observés depuis derrière, par les marchands ambulants et autres individus. Elle y revoit la petite fille qui avait dit que Zeref ne semblait pas aller bien et lui adresse un tendre sourire amical.

Instinctivement, en voyant tout ce monde les observait, Gine donne la main à Zeref et se blottit légèrement contre lui. Elle lui murmure. « Je me sens un peu mal à l’aise avec tout ce monde qui nous observe. » Dit-elle. La blonde aime croquer la vie à pleine dent, sourire, rigoler et s’amuser avec tout le monde. Cependant, l’ambiance de cet endroit ne lui plaisait pas trop et tout le monde patientait pour entrée et certains attendent depuis un moment déjà ou d’autres se sont fait recalés ou envoyer en prison. En tout cas, les gardes ne semblaient pas plaisanter sur le droit d’entrée et l’illégalité des marchandises. En tout cas, la blonde espérait que tout se passait bien pour Reikan afin qu’ils puissent passer sans trop de souci afin de pouvoir retrouver le clan Yasei. Or, Gine aimerait bien avoir l’opportunité de manger un truc, de se laver et de dormir un peu avant de pouvoir retourner à Mizu no Kuni.


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Narrateur
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Ven 27 Mar 2020 - 3:09
Un rideau de lumière vient éblouir vos visages alors que devant vous se dresse une cohorte de soldats drapés d’une armure légère couvrant un habit de tissu, le garde qui vous précédemment adressé la parole concentre son attention sur Reikan qui s’avance et présente la raison de sa venue ici, sur la terre de ses ancêtres. En jouant sur la transparence tout en omettant intentionnellement les détails qui auraient pu compliquer le bref interrogatoire du garde, celui-ci ne dit rien l’espace de quelques instants, se contentant de vous regarder dans le blanc des yeux et vous détailler une nouvelle fois, à commencer par la chuunin dont l’apparence lui permet de se fondre sans difficulté parmi les siens.

Alors que les gardes de la rangée laissent passer les personnes des autres files avec une certaine fluidité, la vôtre marque un temps d’arrêt, pendant lequel le garde reçoit le document prodigué par la Kazejine et qu’il lit pendant des secondes qui vous paraissent des minutes voire des heures. Lecture pendant laquelle il lève momentanément les yeux pour croiser les pupilles de la brune, avant de revenir sur le papier. Finissant sa lecture, il rend l’acte de naissance à son propriétaire et lui fait signe du bras de circuler. Alors que votre groupe s’exécute et dépasse l’épaule du garde, vous n’avez le temps de faire que quelques pas avant que dans votre dos vous n’entendiez de nouveau la voix autoritaire du soldat derrière son masque.

Attendez.

Il se retourne après cette interpellation soudaine après qu’il ait possiblement relevé quelque chose… sans que vous ne puissiez être sûr de ce qu’il a remarqué. Un signe de votre part qui vous aurait trahi et qui vous vaudrait peut-être de fournir une explication. Faisant quelques pas dans votre direction afin de vous rattraper, il s’arrête à votre hauteur et fixe son oeil sur la dague de cristal de Reikan et les bijoux ornant sa peau qu’il avait aperçu plus tôt. Cet objet lui évoque peut-être quelque chose? C’est alors qu’il pointe du doigt une ruelle sombre et étroite qui vous séduit, à l’écart de la population animant les artères plus larges de la cité, ponctuées de commerces et d’artistes de rue.

Le quartier des Yasei est dans cette direction. Faites attention à vos poches, et à vos objets précieux...

La ruelle menant au quartier Yasei est au contraire bien plus silencieuse et torturée, et semble descendre dans une partie plus basse du plateau de la Cité de Taiyô. En faisant vos premiers pas, vous descendez l’escalier, vos épaules frôlent presque les murs dont vous constatez qu’elles s’effritent au simple contact. Il suffit d’un simple balayage du regard pour s’apercevoir de la médiocrité des habitations, et la pauvreté de cette partie de la ville par rapport aux autres quartiers. Seules les cordes à linge surplombant vos têtes ajoutent le peu de couleur à cet endroit cafardeux. Des chicotements attirent votre attention à vos pieds, quand soudain un rat émerge de l’ombre et se glisse entre les pieds de Gine, puis s’éclipse dans une fissure d’une maison à l’opposé.

L’odeur ambiante également laisse un parfum désagréable, un mélange d’urine et d’excrément séché, sur laquelle vous n’insistez pas pour trouver la localisation tant vos sens sont mis à l’épreuve… Vous arrivez jusqu’à une place centrale, vous donnant une vue relativement dégagée sur la façade des bâtiments. Des personnes circulent ici et là, vaquant à leurs occupations. Il y a bien quelques stands de marchands, mais loin encore d’égaler l’opulence de ceux des hauts-quartiers. En faisant le constat de la situation des vôtres à Taiyô, il vous faudrait trouver comment réaliser la mission pour laquelle vous êtes venus à Kaze. Mais déjà, des regards se déposent dans votre direction, ajoutant au malaise qui se dégage de ce bas-quartier d'une ville qui est pourtant réputée la plus riche du pays...
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Yasei Reikan
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Ven 27 Mar 2020 - 20:15
La tension était à son comble. Or, la rigidité du visage de marbre de la Yasei témoignait de son sang-froid dans ce si brûlant pays, à la place des mots. Maintes fois, ses pupilles céruléennes s'échouèrent sur la presque divine rangée de gardes, tant le soleil tapait sur leurs armures pour les faire briller. Mais pas à un seul moment elle chercha à fuir du regard celui qui était le décisionnaire de son entrée à la Capitale du Vent ; au contraire, elle le soutint sans pour autant paraître défiante, seulement confiante. Ses paupières vinrent à se plisser puis son acte de naissance retourna enfin entre les fins doigts de ses mains, avant de se retrouver plié et de retourner entre ses tissus orientaux. Ce ne fut qu'au moment où le garde en question lui fit signe de passer outre le barrage humain qu'elle s'attela à la tâche, reprenant la marche afin de sortir pour de bon de cet angoissant tunnel et de baigner dans la lumière de la Cité des dunes.[invisible_edit]

Toutefois, la Tigresse blanche n'eut pas le temps d'avancer plus pour rejoindre les entrailles de la ville que le soldat du Vent l'interpellait déjà, la poussant à s'arrêter. Reikan ne fit que tourner les talons à moitié, pour jeter un regard à celui qui s'approchait aux arrières du trio missionnaire. À tout moment, elle s'était faite à l'idée de ne pas être convenablement reçue par le peuple de sa terre natale, qui était plus hostile qu'aucune autre en ce monde. À tout instant, la féline s'était préparée à se battre pour faire valoir son droit de retrouver les siens. Mais ses mains restèrent délibérément paumes ouvertes dans le vide aux côtés de ses courbes, sans afficher une once d'appréhension à l'égard de cette soudaine interpellation. Le garde la reluqua donc elle, ses bijoux, ses ornements précieux et surtout... sa dague de cristal, qui trônait comme toujours en reine au bas de son cou.

Un moment de flottement s'installa entre l'Héroïne de l'Eau et le soldat masqué parmi ses pairs, alors même qu'il décidait d'indiquer à la jolie brune et ses compagnons un chemin en particulier ; celle d'une étroite veine parmi les larges artères de Taiyō. Un couloir parmi les bâtisses, qui permit à un sentiment de vide de se nicher dans le cœur de l'enfant des Bêtes. Cette appréhension, mêlée à la curiosité, ne fit que s'amplifier dès l'instant où il essaya de les mettre en garde vis-à-vis des préciosités portées par la native du Vent.

« ...Je vous remercie. Bon courage pour le reste de cette journée. »

Sûre d'elle, la changeforme releva sa capuche et accorda un dernier regard au soldat après l'avoir remercié sans en dire plus, même si l'attention trop intense à son goût portée sur le trésor de son clan ne lui avait pas échappé. Ses yeux myosotis jonglèrent entre Zeref et Gine, avant que ses pas ne l'enfouissent aux côtés de la foule civile. Une fois à proximité de la sombre ruelle que leur avait été indiquée, Reikan marqua un temps d'arrêt. Les parures d'or qui arpentaient ses mèches bestiales profitèrent peut-être pour la dernière fois du soleil qui agressaient la grande rue de passage, pendant que les fins doigts de sa dextre étaient venus se réfugier autour de sa dague. Aussitôt, elle prit la peine de recouvrir celle-ci de ses sombres tissus, avant de relever le visage vers l'obscurité de la venelle.

« Vous l'avez entendu, il faut faire attention à vous et vos biens alors soutenons-nous les uns les autres. Le repos ne sera mérité que lorsque nous aurons trouvé le quartier des métamorphes. Mais tout comme dans le Désert, ne perdez pas de vue l'objectif de cette mission et les impératifs à remplir pour y survivre. Il ne faut jamais vous égarer loin de moi. »

La Fille du Lion de l'Atlas plongea ses pupilles éthérées dans celles de ses camarades, comme pour appuyer ses derniers propos et leur partager sa naturelle confiance, avant de quitter la lumière pour descendre les escaliers. Parce que si eux ne connaissaient rien du Pays du Vent, même elle, qui y avait vécu ses premières années, appréhendait les retrouvailles avec une partie de sa chair, de son existence. À vrai dire, la métamorphe ne disposait que de peu de souvenirs vis-à-vis de sa famille restée sédentaire, qui avait toujours tranché avec les coutumes nomades de son paternel. Voilà la raison pour laquelle une pointe d'inquiétude avait su piquer si aisément cet amour pour les siens, lui qui rythmait sa descente vers les bas quartiers de la Capitale.

Une descente qui, au fil des secondes, poussait la Tigresse blanche à affronter la cruelle réalité des choses. Reikan en était allée jusqu'à se laisser obnubilée par ce qui allait se trouver à la sortie de cette ruelle, si bien qu'elle ne ralentit même pas la cadence de sa marche lorsqu'un rat s'eut glissé entre les pieds de Gine. Pas même quand la désagréable odeur ambiante et l'extrême pauvreté de ce passage venaient fouetter son nez et ses yeux. Après tout, elle avait prévenu son cousin et son élève qu'ils se devaient de la suivre coûte que coûte, sans jamais la lâcher. Elle espérait donc que ceux-ci suivent ses dires à la lettre, alors que son psyché peinait à refouler les réminiscences qui s'y écoulaient telles des rivières. Tu as pris de l'avance, Reikan... Et alors que la voix de son père résonnait en écho dans son esprit, la fin de cette ruelle pentue s'annonça, recrachant sans attendre le trio missionnaire sur une place centrale. L'obstination de la Fille du Désert venait de l'abandonner pour la laisser se cogner de plein fouet à la pauvreté qui avait été mise sa route et à la modestie qui imprégnait ce lieu presque caché.

Autour d'eux, un lourd silence avait su se frayer un chemin dès leur arrivée. Ce bas quartier n'avait absolument rien à voir avec les hauts plateaux de Taiyō qui, rien que par leurs monumentales façades, savaient faire rayonner une richesse des plus luxuriantes. Néanmoins, une telle prospérité au milieu de cette mer de sable n'était réservée qu'aux plus chanceux, car juste en bas régnait en tyran la misère ; une des nombreuses calamités du Désert, que ses proches avaient cherché à fuir en partant sur les itinéraires du Yuukan.

Mais Yasei Reikan, elle, était bel et bien décidée à surpasser la tristesse naissante en son sein et à affronter une telle calamité pour le bien de son clan.

La changeforme à la peau dorée par le soleil de Kaze balada son regard éveillé sur les silhouettes et prit une légère inspiration qui fit hausser ses épaulières de lions dorées. Il était temps de sortir de l'ombre de cette si petite ruelle et de se révéler à une douce lumière, en avançant entre les stands et les personnes pour s'imposer d'une voix claire et forte. Et, par la même occasion, se présenter en toute honnêteté en espérant que son identité, dont celle de sa lignée, soit en mesure d'alerter des esprits marqués par la réputation du Lion de l'Atlas. Pourvu que, parmi ces gens en détresse, des frères, des sœurs ou d'autres parents répondent à son audacieux appel.

« Je suis Reikan, du clan Yasei. Je me permets de vous déranger, car je suis venue à la rencontre des miens, depuis un endroit très lointain. Suis-je bien au quartier des Yasei, maison des métamorphes sédentaires du Vent? »

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Dernière édition par Yasei Reikan le Jeu 2 Avr 2020 - 15:00, édité 1 fois
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Yasei Zeref
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Sam 28 Mar 2020 - 14:30
La halte est obligatoire, face aux gardes, ce qui n’étonne en rien étant donné qu’il s’agit de la plus grande ville du pays. Les contrôles à Kiri sont aussi systématiques et pointus, et je suis bien placé pour le savoir. Je ne réagis pas au fait que Gine se soit tenue à mon pull, ce qui me rassure au contraire, car dans cette foule, elle aurait pu disparaître bien loin si elle n’avait pas été attentive. Cependant, alors que Reikan gère la discussion pour nous permettre d’entrer, je suis un peu perturbé par le mouvement soudain de la Suzurane. Je recouvre rapidement mes esprits, ne voulant pas me déconcentrer en pleine mission, et lui lance un regard se voulant aussi rassurant que possible. D’une voix ne pouvant être entendue que d’elle, je lui réponds calmement, laissant ma froideur habituelle de côté pour un peu de chaleur à son égard – la température du désert ayant peut-être joué sur cela, qui sait ?

« Tu n’as rien à craindre, je veillerai sur toi tout au long de la mission. »

La Yasei est largement apte à gérer sa propre protection, et je n’ai pas besoin de lui demander pour savoir qu’elle s’assurera que nous irons tous deux bien. De mon côté, j’estime que c’est la moindre des choses de me porte garant de la sécurité de la moins gradée du groupe. J’espère simplement que cela ne me coûtera pas trop cher, car Saeko aura besoin de moi, lorsqu’elle sortira de son coma, à Kiri. Lorsque le garde nous laisse passer, j’avance tout en entraînant Gine avec moi. Tant que nous ne serons pas libérés de la foule, je préfère garder sa main dans la mienne, pour éviter tout problème, malgré la gêne que j’en ressens. Le garde nous interpelle, et je me demande bien ce qu’il peut nous vouloir. Attendre encore un peu d’être sortis de cette foule me dérange au plus haut point, mais dans un territoire étranger, il est bien venu de ne pas se faire remarquer en agissant mal, je reste donc silencieux.

Après avoir écouté sa mise en garde, je laisse encore une fois la cheffe lui répondre, et nous pouvons commencer notre aventure au sein des rues de Taiyô. Lorsque la foule est enfin derrière nous, je finis par libérer la main de la blonde, qui n’aura sans doute plus vraiment besoin de mon aide, maintenant qu’il n’y a plus que nous trois. La brune donne alors des consignes, et j’inspecte mon allure d’une façon rapide. Les objets précieux ne font pas partie de ma panoplie, comme toujours.

« La seule chose précieuse que je porte est ma propre vie, du reste, il n’y a rien que l’on puisse me voler. »

Suite aux quelques mots de Reikan, qui a souhaité rappelé les consignes de base d’une mission, nous pouvons donc avancer dans cette ruelle. J’étais parti dans l’optique d’activer l’un de mes sens animaux, mais l’odeur omniprésente m’en empêche tout bonnement, cela reviendrait à m’infliger des dégâts inutiles. Un rat assez imposant passe à proximité de moi et se dirige vers Gine, chose à laquelle je ne prête pas vraiment attention, mais qui fera probablement sursauter la Genin. Lorsque nous parvenons enfin au quartier des Yasei, je suis littéralement choqué de son état. La pauvreté y est omniprésente, et ce n’est définitivement pas ce à quoi je m’attendais. Je reste muet devant un tel spectacle, et en retrait par rapport à Reikan, je la laisse encore et toujours prendre les devants. Cela sera souvent le cas, au cours de la mission, non seulement parce qu’elle est la meneuse, mais aussi la seule à connaître les lieux, et enfin parce que parler n’est pas une chose que j’affectionne particulièrement en présence d’inconnus, toute famille éloignée soit-ce. La situation des Yasei dans cette ville me laisse à penser que les rapatrier à Kiri ne sera pas si difficile… Quoi que certains peuples préfèrent leur terre natale même si cela les fait vivre dans une situation précaire.




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Suzurane Gine
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Sam 28 Mar 2020 - 16:48
Triste vue !


Gine attendait patiemment que Reikan ait fini de régler la situation avec le garde pour passer à la suite. L’attente se fait un peu longue, la blonde n’appréciait pas de rester trop longtemps, au même endroit sans rien faire. Cependant, elle ne pouvait pas faire autrement, l’endroit ne la rassurait pas trop pour voyager seule. Au début, elle s’était tenue au pull de Zeref avant de glisser sa main dans la sienne, pour se sentir en sécurité. Faisant cela, elle avait un peu rougi, car elle n’avait pas l’habitude d’agir de cette manière avec un homme. Parlant de lui, elle avait exprimé son inquiétude, mais le Yasei avait eu des mots rassurant pour qu’elle n’ait pas peur. Cela avait bien fonctionné, la blondie se sentait en sécurité en sa compagnie et avec la brune, c’était aussi le cas. D’un coup, il était temps d’avancer vers la cité de Taiyo. Or, le garde se décide à les stopper dans leur lancée afin de les guider vers le quartier du clan Yasei. Il leur avait indiqué le chemin à prendre avant de retourner à son poste c’était gentil de sa part. Le trio se dirige alors en direction de la sombre ruelle, qui leur avait été indiqué par le garde de la porte. Ce passage n’était pas du tout rassurant, à croire qu’il pourrait y avoir un guet-apens ou un truc de ce genre. La cheffe d’équipe prend la parole en leur conseillant de cacher tout ce qu’il y a de précieux sur eux. Il est vrai que cet endroit ne respire pas la joie de vivre, la sécurité ni l’honnêteté. Restez souder et grouper, surtout, ne pas la perdre de vue. « Entendu, Reikan-san. En tout cas, ce passage n’est pas rassurant. » Finit-elle avant de cacher son collier dans sa poche. La blonde n’était pas du genre à porter de bijou hormis ce collier porte chance.

Marchant à l’arrière, ça faisait un moment qu’elle ne tenait plus la main de l’homme. Cependant, elle restait concentrée, à l’affut et près de ses coéquipiers. Après tout, Gine était en mission et ce n’était pas une petite mission. Si elle parvient à le réussir, ça lui fera un bon point dans son dossier Kirijin. L’endroit ne semble pas en bon état et les odeurs sont horribles, comment peut-on vivre dans un tel endroit ? Ce n’était pas humain de laisser des personnes vivre dans un lieu si délabrer. Franchement, les dirigeants de Taiyo devraient avoir honte de ne rien faire pour que tout le monde puisse vivre dans de bonnes conditions. Soudain, un rat passe entre ses jambes et le shoot d’un coup de pied par réflexe. Ce n’est pas parce que c’est une fille qu’elle doit forcément avoir peur, au contraire, la seule chose qui lui font peur, ce sont les trucs gluants telles les limaces. Arrivant à destination, le quartier des Yasei était d’une pauvreté affligeante et elle n’était pas surprise, même si ça la rendait triste de voir une telle chose. En passant par ce passage horrible, le trio ne pouvait pas arriver dans un quartier chic après avoir affronté l’odeur de caca et autres. Cela dit, la blonde était triste que les deux Yasei découvrent un tel spectacle, eux qui voulaient rencontrer leur famille. La kunoichi aurait espéré autre chose que cela. En tout cas, elle espérait que la plupart du clan de Reikan et Zeref allait bien et qu’ils allaient accepter de les suivre pour vivre dans de meilleures circonstances que ce taudis enclin à amener de graves maladies.

Reikan prend la parole, espérant être au bon endroit, apparemment, elle ne semble pas convaincue d’être dans le quartier Yasei. Il faut dire que si elle avait connu un quartier moins pauvre, ça devait se comprendre. La blonde se rapproche de Reikan et pose sa main sur son épaule, question de la soutenir moralement. Il ne manquait plus qu’à attendre une réponse. « J’espère qu’ils vont bien. Il faut les sortir de cette situation rapidement. » Dit-elle avant de s’écarter de deux pas d’eux et de regarder autour d’elle. Ce genre de lieu n’était pas rassurant, du coup, la Genin s’assurait à surveiller la zone en attendant que quelqu’un se manifeste.


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Mer 1 Avr 2020 - 23:19
Les relents de la ruelle torturée ne vous empêchent guère de progresser jusqu’à la place publique, et les regards de gens curieux se poser sur vous dès lors que votre trio décide enfin d’affronter la foule circulant ici et là. Déjà, les nouveaux visages des Kirijins, plus délicats et rayonnants que les habitants du quartier se démarquent comme une lumière dans l’obscurité, contrastant par leurs traits physiques autant que par leur apparition impromptue au milieu d’un quartier isolé situé dans les bas plateaux de la cité. Pour commencer, un silence suit les paroles déclamées par la fille du désert, les interlocuteurs déviant le regard en l’ignorant… par peur ou par mépris? Les premiers efforts sont voués à l’échec, mais avec la persévérance de la brune, une personne accepte enfin de lui adresser la parole, un homme aux traits émaciés et vêtu d’une simple tunique, seulement pour lui demander de partir.

Allez-vous-en. Laissez-nous en paix.”

Il retourne à ses affaires, sans fournir davantage d’explication. Ce n’est pas tant la pauvreté de l’endroit que le manque d’entretien qui donne cet impression de décrépitude, car pour celle qui y a passé une grande partie de sa vie, elle pouvait reconnaître à son grand désarroi certaines rues plus familières et une pointe de nostalgie lorsqu’elle s’aperçoit de l’architecture des maisons, et qu’elle se rappelle encore que certaines d’entre elles appartenaient (ou appartiennent toujours?) à des personnes de l’entourage de son père. Alors justement. Comment se faisait-il que personne ne la reconnaissait? Des années ont passé depuis qu’elle est partie, des événements marquants ayant profondément remodelé le pays dans son ensemble, Taiyô ne fit pas exception. Dans quelle mesure cependant cela a-t-il affecté les Yasei? Vous avez beau en voir le résultat, personne ne semble enclin à satisfaire votre curiosité.

Alors que la voix de Reikan semble presque faire écho tant ses efforts pour dialoguer semblent voués à l’échec, un mouvement s’imprime autour de vous et la curiosité guide naturellement les pas de quelques personnes ayant eu vent des propos de la brune. Des yeux fixés sur elles, mais aussi sur les deux genins l’accompagnant, des hommes et des femmes modestement habillés vous dévisagent sans devenir loquaces pour autant. Une vieille dame parmi la foule regarde plus attentivement le visage de Reikan, semblant un instant la reconnaître.

Reikan? C’est bien toi?” Demande-t-elle alors.

Non ce n’est pas elle. C’est impossible.” Répond une autre personne.

Des murmures puis des conversations s’échangent entre les personnes qui marchent timidement dans la direction de la princesse Yasei. Tandis qu’un attroupement commence à se créer face à vous, vous pouvez sentir une brise vous caresser le dos l’espace d’un instant, une petite silhouette encapuchonnée profitant de la distraction de la foule pour approcher par derrière, arracher le sac de Zeref… avant de faire pousser des ailes dans son dos et s’enfuir à grands battements d’ailes et si rapide que le voleur se trouve déjà à une grande distance de votre position. A en juger par la rapidité de l'exécution, le pickpocket a visiblement l’habitude du vol à l’arraché, vous avez certainement affaire à un professionnel doué d’une grande dextérité.

A ce même moment, vous pouvez voir du coin de l’œil une colombe se déposer au sommet de la fontaine, visiblement attirée par tout ce tintamarre sur la place marchande. Elle observe ce qui est en train de se passer.
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Yasei Reikan
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Jeu 2 Avr 2020 - 16:29
Ce silence fut une torture pour Reikan. Aussi agressif que des paroles, il s'appropria une place de choix autour d'elle, telle une bulle d'inquiétude menaçant de rompre le lien de la métamorphe avec cette si dure réalité. Cela faisait bien une bonne quinzaine d'années qu'elle n'avait pas foulé les pavés de Taiyō en préférant ceux du monde entier, pour suivre les pas de sa plus proche famille. Le Désert, du haut de ses dunes et de ses brises, avait été le premier à supporter et à entendre les petits pas et souffles de la Tigresse blanche. Or, la féline ne s'était jamais sentie aussi étrangère à autrui qu'aujourd'hui. Et sa peine ne fit que monter en flèche, dès lors que la taciturne sphère se laissa percer par une lance acérée de rejet. Pour l'une des rares fois de son existence, la jolie brune laissa grandir sur elle l'ombre de la tristesse qui avait tout juste forcé les portes de son cœur, une douleur de l'esprit que même la main réconfortante de Gine n'avait pas su chasser.

L'attroupement se rendit plus dense, sans qu'elle ne daigne réagir pour autant. Immobile et le dos tourné à ses compagnons, Reikan avait peint un tableau de rigidité exemplaire sur son faciès, le temps d'accuser le coup. Bien des visages se tenaient devant elle, mais tous se révélaient être animés par le doute. Après avoir affronté la pauvreté des siens, la jeune femme rattrapée par les affres du temps perdu devait tenir tête à leurs plus brisantes suspicions. Combien de nuits déjà avait-elle passer, si loin de ses racines, à rêver de ce jour de retrouvailles? Des dizaines, voire des centaines. Assez pour forger l'implacable combattante et étoile d'espoirs qu'elle était devenue au fil du temps. Quand bien même la lutte s'annonçait rude, l'enfant des Bêtes, fierté de Yasei Ragna, se trouvait à l'aurore d'un tournant pour son clan. Un tournant qu'elle s'empêcha strictement de rater.

Une brise inattendue avait décidée de se lever en son dos, caressant ses voiles orientaux et même l'arrière de sa capuche. Son ouïe et sa vue ne laissèrent s'échapper ni le bruit à l'arraché ni l'envol de l'individu ailé, qui s'était fait un plaisir de dépouiller son cousin d'un sac de voyage pauvrement rempli. Une situation délicate se présentait à l'Héroïne de l'Eau, elle qui cherchait un moyen de prolonger sa patience à l'aube d'un conflit naissant qu'elle se devait d'enterrer. Car derrière elle se tenaient les élèves qu'elle devait protéger et devant, les ignorants et méfiants changeurs de peau à qui elle avait encore tout à dévoiler. Mais au moins, elle était fixée ; ils se trouvaient bien dans le quartier des Yasei. Alors que les murmures suspicieux prenaient de l'ampleur, l'attention de Reikan fut happée par l'apparition de la blanche colombe sur la cime de la fontaine. Était-ce là le signe d'un déluge qui allait s'abattre sur elle ou bien celui d'un retour de l'espérance?

Au lieu d'attendre son destin, Reikan décida d'aller au devant. Après tout, elle était convaincue que même la plus petite personne pouvait changer le cours de l'avenir.

Avec lenteur et grâce, la Yasei leva ses mains pour se saisir des côtés de sa capuche et l'enlever, la dissimulation partielle de son visage n'étant plus qu'un lointain souvenir, car il était dorénavant intégralement révélé. Au passage, elle retira la broche de l'un de ses voiles pour se défaire de ce sombre chaperon, libérant sa bestiale chevelure de jais et laissant briller au grand jour la forte lumière, presque mystique, qui était propre à la dague de cristal pendant à son cou. C'était là un trésor unique de son clan, si bien qu'il n'y en avait pas deux comme elle en ce monde et que la plupart des métamorphes pouvaient reconnaître d'un simple coup d’œil la lueur qu'elle émettait. Pure et éthérée, à la hauteur de la grandeur d'âme de Yasei Reikan.[invisible_edit]

À cela, la digne combattante mi-humaine mi-animale soutint de ses yeux myosotis les regards qui l'épiaient et garda levé son bras droit vers eux, non sans arborer cette dure expression sur son minois qui pouvait rappeler celle de son père. D'un coup, l'épiderme de son avant-bras droit se laissa grignoter par la survenance d'une épaisse fourrure de noir et de blanc. Sa dextre avait perdu toute trace de son humanité, se substituant à une imposante patte de Tigre blanc. Reikan venait de s'adonner à une pertinente démonstration probante, qui visait aussi bien à écraser tout scepticisme qu'à dissuader toute mauvaise intention à leur égard. Nul doute que la féline venait certainement de déchirer l'incertitude ambiante que ceux qui l'avaient connu dans son enfance ou fréquenté son paternel laissaient peser sur elle.

« Il est bien des choses que vous ignorez encore de ce monde, sang de mon sang, chair de ma chair. Mais n'essayez ni d'ignorer ni de fuir l'implacable vérité. Vous avez devant vous la Fille de Ragna, le Lion de l'Atlas. Yasei Reikan, la Tigresse blanche. Me reconnaissez-vous, désormais? »

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Dernière édition par Yasei Reikan le Sam 4 Avr 2020 - 16:23, édité 2 fois
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Yasei Zeref
Yasei Zeref

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Ven 3 Avr 2020 - 11:54
La pauvreté ambiante est un véritable calvaire à affronter. Je doute de pouvoir comprendre la douleur que doit ressentir Reikan à cet instant, et me contente de surveiller les alentours. L’odeur est une véritable agression pour mon odorat, et cela me coupe littéralement la possibilité et l’envie d’user de quelconques capacités sensorielles liées à ma nature de loup pour éventuellement remarquer une présence hostile ou mauvaise. Au fond, je me rends compte qu’ils nous sont tous hostiles, ou indifférents au mieux, et je ne sais pas du tout si les Kazejins, et les Yasei de manière générale, ont pour habitude d’attaquer les étrangers. Je reste sur mes gardes, prêt à protéger les deux jeunes femmes de toute attaque mal venue. Mon air indifférent pourrait me permettre de me fondre dans la masse, si mon teint n’était pas aussi pâle.

Je laisse la brune parler, mais personne ne répond, à l’exception d’un homme qui nous demande de partir. Ils ne savent pas pourquoi nous sommes ici, mais déjà veulent nous chasser. Je peine à comprendre les raisons, car nous ne pouvons les rendre plus pauvres ou malheureux qu’ils ne le sont, même si le contraire est peu probable également. Si les Yasei venaient vivre à Kiri, nous pourrions sans doute leur offrir un cadre de vie moins « puant », moins pitoyable, mais seraient-ils heureux ? C’est décidément la question qui me taraude à cette heure, et je ne sais y trouver réponse adéquate. Je baisse ma garde un instant, lorsqu’une femme âgée mentionne reconnaître Reikan. Cette inattention m’est d’ailleurs fort préjudiciable, et en y réfléchissant, il s’agit évidemment d’une ruse : la Chûnin a donné son nom en arrivant, rien n’indique qu’elle ait pu la reconnaître, tout ceci est sans doute un mensonge pour attirer notre attention.

Ce faible instant permet à un métamorphe de m’ôter mon paquetage avec une dextérité impressionnante. Avant même que je puisse le saisir pour reprendre ma possession, il se transforme et s’envole, me laissant pantois. Je ne me permets aucune invective à son égard, ni geste ou mimique hostile à son encontre, pour deux raisons. La première est que ce sac ne contient plus grand-chose d’utile, et cela lui sera probablement plus utile qu’à moi de toute façon. La seconde est que je me dis que ceci est une façon de nous tester, même si la probabilité que je me trompe est haute. S’ils nous testent, c’est pour voir nos façons d’agir, voir si nous sommes des gens bons, ou des gens mauvais. Je m’adresse alors à l’oiseau, peu importe qu’il m’entende ou non :

« Tu peux garder ce sac, son contenu ne t’apportera malheureusement pas grand-chose, mais si tu y vois un gain, alors tu m’en vois ravi. »

Cela aurait pu être perçu comme une provocation ou une moquerie, mais mon visage ne trahit aucune émotion. Je pense chaque mot prononcé, et finalement, il m’a plus débarrassé qu’autre chose… Encore une fois, je laisse Reikan s’occuper de la discussion. La langue que nous parlons est la même, mais le bagage de la Yasei est plus important et sans doute plus parlant pour ses congénères. De mon côté, je ne pourrais me permettre de me considérer des leurs alors que je n’ai jamais mis les pieds dans ce désert auparavant.



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Merci Mappy pour le kit <3
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Suzurane Gine
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Sam 4 Avr 2020 - 16:05
Shirahito


Arrivant sur la place publique de ce quartier pauvre, il y avait de la circulation. Bien sûr, leur arrivée ne passe pas inaperçu et ça se voyait dans le regard de certains Taiyojin. Gine regarde autour d’elle avant de soutenir Reikan d’une main sur son épaule avant de s’écarter un peu et après l’avoir laissé parler. Le message était clair, ils étaient là pour rencontrer le clan Yasei, mais un silence se fut autour d’eux. La jeune Suzurane c'était un peu mise à l’écart pour surveiller ses supérieurs et que rien de bizarre ne leur arrive. Or, aucune réponse malgré la détermination de sa sensei. D’un coup, le calme se brise depuis la prise de parole d’un homme, leur demandant de partir. Il semblerait que les Kirijin n’étaient pas les bienvenues. Cela dit, l’inconnu ne rajoute rien à sa demande avant de retourner à sa routine. Drôle d’individu selon la blonde, il avait juste pris la parole, mais son envie de les partir n’était pas si forte que cela. Quand on veut que quelqu’un parte, on se montre plus féroce et déterminé, mais là, rien. La kunoichi ne comprend pas le comportement des civils, c’était la première fois qu’elle voyait cela. Son regard se porte sur Reikan, une femme qui semble forte, mais qui semble triste de la situation de ce quartier. Gine ne connaissait pas sa sensei, mais au vu de sa connaissance du trajet à travers le désert et où se rendre, elle semblait avoir vécu ici, autrefois. Peut-être qu’à son époque, la vie était différente. Difficile, elle ne préférait pas embêter la brune.

Quelques secondes plus tard, un regroupement est en train de se créer près des Kirijins. Gine ne se sent pas trop rassuré par cela et se demande quoi faire. En tout cas, la kunoichi reste sur ses gardes et attend patiemment ce qui va se passer. Elle ne montre aucun signe de violence envers eux, ils ne semblent pas en montrer non plus. C’était un peu rassurant dans un sens, mais tout ce monde, ça peut impressionner. En regardant bien la foule, une vieille dame semble se rapprocher de Reikan, elle semble la reconnaître en l’examinant de bas en haut. Suite à cela, un autre intervient en disant que cela ne pouvait pas être possible. Décidément, il va peut-être avoir une chance pour que quelqu’un puisse reconnaître la Yasei et que cette mission avance. De plus, la blonde aimerait tellement se reposer, voire même se laver un peu pour se rafraichir. Au vu de l’état des maisons et des gens, difficile à savoir s’ils ont des bains ou autres ici. La Suzurane allait devoir se contenter du strict minimum. En tout cas, la conversation entre les deux sur le fait de reconnaître le Tigresse Blanche ou pas semble donner naissance à des discussions un peu partout dans la foule. Cela semblait prometteur pour l’instant. Malgré l’attroupement, tout semblait bien se passer jusqu’à ce qu’un gosse Yasei, de type oiseau vole la sacoche de Zeref et s’envole avec ce dernier. L’homme ne semble pas perturber ni en colère. « Étrange réaction. En tout cas, il maîtrise son pouvoir pour savoir voler, j’aimerais tellement en faire autant ! » Dit-elle en souriant.

Reikan semble reprendre la parole pour se présenter à nouveau, affirmant qui elle est et qui est son père. Apparemment, la famille de sa sensei semble être connue dans ce village. Au loin, elle pouvait y voir une colombe descendre et atterri sur le haut d’une fontaine. La blonde n’est pas experte en oiseau, mais elle doute de la présence d’un tel oiseau dans une région comme celui-ci. Après tout, la nature réserve bien des surprises. La Genin est curieuse quand même, elle s’avance dans la foule, les gens la laissent passer. Cela dit, Gine ne se montre pas violente, elle passe sans chercher à les pousser. Devant fontaine, elle lève les yeux et sourit à la Colombe. « Coucou beauté ! Que tu es magnifique. » Dit-elle et se met à monter sur la fontaine, restant sur le rebord. « Je ne te veux aucun mal, puis-je te caresser ? S’il te plaît. » Demande-t-elle en avançant lentement sa main droite vers la colombe avec un tendre sourire.


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Mer 8 Avr 2020 - 19:41
Le larcin avait lieu en pleine place publique, l’homme-loup n’eut aucune réaction hostile envers le petit voleur qui prit rapidement son envol et s’en aller avec sa prise, ne contenant que très peu de choses de valeur (des vivres), heureusement pour lui. Contre toute attente, il se retourna vers le brigand qui était déjà au loin pour lui déclarer qu’il lui faisait don de son sac de voyage, un geste altruiste qui intrigua les gens qui assistèrent à la scène. Peut-être un geste d’empathie envers la pauvre condition de ses confrères dans ce bas quartier de Taiyô. Cela suscita inévitablement quelques chuchotements à travers la foule rassemblée devant la Fille du Vent qui, retirant tout à fait sa capuche de voyage, découvrit sa longue chevelure ténébreuse, et révéla son visage au grand jour. Pour s’assurer qu’ils la reconnaissent, elle portait autour de son cou la fameuse dague de cristal à l’éclat mystique l’identifiant comme celle qui selon la prophétie réunirait un jour les membres de son clan. Suite à quoi elle montre patte blanche pour prouver sa bonne foi, et convaincre une bonne fois pour toutes le clan qu’il s’agissait bien d’elle.

De belles paroles, quand on ignore tout soi-même de la condition de son clan et qu’on s’en est éloigné tout ce temps.

Le groupe se tait soudainement lorsqu’une voix féminine se met à transcender le murmure ambiant, les gens s’écartent alors pour laisser passer une femme portant une robe rouge élégante, parée de bijoux en or et au regard de serpent. Elle toise la fille de Ragna avec un air légèrement dédaigneux, et en même temps curieuse du beau spécimen face à elle.

Yasei Mizuchi


Pourquoi es-tu de retour petite tigresse? Où est ta famille et qui sont ces personnes qui t’accompagnent à présent?

Il y avait comme une certaine amertume dans sa voix, comme une envie de libérer quelque chose sur son coeur et qu’elle se trouvait enfin face à celle qui pourrait répondre des actes du Lion de l’Atlas qui est parti avec sa famille, pour laisser derrière lui sa plus grande famille du Désert. A ce moment, la colombe vole au-dessus de la tête de Gine pour aller se déposer majestueusement près de la brune en robe rouge, alors qu’elle atterrit, son corps tout entier se transforme pour prendre immédiatement forme humaine, passant de colombe à femme en l’espace d’un instant. Devant le trio apparaît une dame d’un certain âge et au binocle doré, une chevelure d’argent et une tunique bleu-vert en écho avec la couleur de ses pupilles, son apparence dégage une certaine sérénité confortée par la sagesse de ses mots.

Yasei Aguni

Du calme Mizuchi, il n’est pas nécessaire de se montrer aussi froide. La jeune Reikan n’a rien à se reprocher, et nous sommes tous reconnaissants de ce que son père avait apporté à la communauté. Nous devrions l’accueillir comme il se doit, avec respect. J’ai comme le sentiment que leur venue ici est un signe, oui. La dague de cristal qu’elle porte autour du cou et qui lui a été léguée par Ragna.

Tout a changé pour le pire depuis qu’il est parti, Aguni. Il faut tourner la page.

Les deux femmes croisèrent le regard, l’une plus tempérée, l’autre plus spontanée. La doyenne soupire avec le vague sentiment d’impuissance face à une situation à laquelle ils ont été condamnés.

Nous avons traversé des épreuves terribles certes, mais nous avons fait un choix dont nous avons eu à pâtir des conséquences depuis presque deux ans. Tadao n’est pas un homme de miséricorde, il avait une haine profonde pour le Premier Cercle et leurs sympathisants...

Un voile d’abattement se reflète dans le visage de la femme à l’âge mûr, une réminiscence d’un passé peu glorieux qui les ont obligé à choisir entre sécurité et liberté. Si Mizuchi semblait bien plus déterminée à vivre avec sa décision, Aguni paraît moins convaincue, sans pour autant s’interrompre dans son récit des faits qui permettrait aux trois arrivants de situer le contexte de leur isolation.

... et encore plus pour ceux qui n’ont pas pris part à la rébellion pour défendre sa grande cause. Voyant que nous ne voulions pas prendre part à une lutte qui se finirait dans le sang, puisque sous l’Impératrice Shima nous vivions dans la paix et la sécurité, Tadao s’est probablement senti vexé que nous ne participions pas au renversement du Premier Cercle. Il nous a humilié en public, dénoncé aux yeux de tous comme des traîtres, convaincu le Yoake de remplacer nos membres haut placés dans le gouvernement. Il a quitté les murs de la ville avec ses meilleurs guerriers pour devenir gouverneur de la Porte du Vent de l’Est, où il jouit des fruits de sa victoire.

Suite à la grande fracture liée à la migration des espèces ne pouvant vivre dans le désert, une autre séparation eut lieu, politique cette fois, une conséquence directe du renversement du Premier Cercle: entre les Yasei de Taiyô et les Yasei de Tadao.

Nous devrions nous battre pour mériter notre liberté, qu’il disait... en nous abandonnant à notre sort. Ce lâche n’avait rien d’un chef de clan, ni d’un héros de Kaze. Je ne regrette pas mon choix, il n’y avait aucun doute que l’Impératrice Shima était le seul gage de stabilité dans le pays… nous vivions la belle vie, aujourd’hui regardez le Yoake qui se vante d’avoir renversé la tyrannie! Et quand le Yoake...

La montée de ton de Mizuchi inquiéta la doyenne qui l’interrompit, de peur qu’elle ne s’emporte comme elle a l’habitude de le faire, quand il est question de politique.

Ne raconte pas ce genre de chose à haute voix, Mizuchi. Tu vas tous nous mettre en danger.

Elle tourne ensuite son regard vers Reikan et ses deux associés.

Qu’en pensez-vous? Avons-nous eu tort de nous désolidariser de la cause de Tadao? Avait-il raison de nous réduire à cette condition?



Spoiler:
 




Il fallait participer à la rébellion Rejoindre l’avis des Yasei de Tadao

Il ne fallait pas participer la rébellionRejoindre l’avis des Yasei de Taiyô

Je ne sais pas Ne pas se positionner


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Yasei Reikan
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Jeu 9 Avr 2020 - 19:46
Montrer patte blanche forgea, dans le cœur de ses frères et de ses sœurs du Désert, la certitude quant à sa véritable identité. Mais au milieu des enfants des Bêtes de Taiyō, le nom porté par la Tigresse blanche et le sang qui coulait dans ses veines ne semblaient, ni l'un ni l'autre, empreints d'une admiration unanime, portée et nourrie par tous. Parce qu'aussi grande et respectable était la figure de son père, elle n'en restait pas moins gorgée de torts depuis son départ sur les chemins du monde, acte incompris pour la plupart de ceux qu'il avait laissé délibérément derrière lui, ceux de qui il s'était détourné sans même imaginer les tourments qui les guettaient dans les chaudes terres du Pays du Vent. Et les échos de cet éloignement, dans lequel certains avaient perçu un abandon, criaient encore leurs regrets à travers une silhouette à peine détachée de la marée humaine. Le corps rubescent et le village habillé d'acrimonie, la femme à l'allure serpentine ne perdit pas plus de temps pour essayer de mettre Reikan en porte-à-faux.

Face à l'animosité émanant de son vis-à-vis, qui ne cherchait qu'à alourdir ses épaules d'injustes remords, ses sourcils se froncèrent. Rien que par l'arrivée de cette cruelle vipère, la situation était devenue plus tendue et plus délicate pour ceux qui venaient de très loin. Mais la féline ne comptait pas se laisser abattre et son joli minois ne pouvait qu'en témoigner, en déterrant de ses traits toute la fierté et toute la confiance endossées par son âme. D'un geste du bras droit, les denses poils qui vêtaient jusqu'à lors son épiderme s'envolèrent, dévoilant ainsi sa main ouverte qui se dressait déjà doucement à côté d'elle pour prévenir, aussi bien à l'égard de Zeref que de Gine, toute intervention qui ne ferait qu'envenimer les choses. Fort heureusement pour eux, Aguni, la discrète et blanche colombe qui les avait observés, entra en scène comme une bénédiction pour tempérer les ardeurs de la dénommée Mizuchi.

Si d'un côté, une créature rongée par la rancœur se donnait en spectacle, d'un autre, une bordée par la sagesse lui parlait plus. Instinctivement, Reikan demeura muette et essuya de son faciès la moindre trace de véhémence, le livrant entièrement aux dernières lueurs d'un jour en fin de vie. Enfin... Un discret soupir intérieur manqua de bouleverser ses poumons, alors même que l'une de ses aînés la reconnut à sa juste valeur. Parce qu'en partant, jamais son paternel n'avait cherché à causer du mal aux siens ; bien au contraire, à cette époque, tout l'avait poussé à décamper des dunes pour déterrer la gloire des métamorphes et assurer leur survie, loin de ce qui sommeillait sous leurs pieds. Seuls ses proches avaient conscience de ces détails, dont sa chère fille. Pour une raison ou pour une autre, Yasei Ragna n'était pas parvenu au bout de ses espérances au cours de son interminable voyage, celui qui avait coûté la vie de sa bien-aimée. Mais ses rêves et ses idées n'étaient pas tombés dans l'oubli, puisque intégralement adoptés par sa protégée. Armée de son enseignement, Yasei Reikan était ainsi devenue l'étoile qu'il avait toujours cherché à atteindre, démarquée de toutes ses sœurs puisque porteuse d'espoirs et vouée à revenir sur ses pas pour ne plus laisser quiconque sur le côté. Ceux qui se repaissaient de l'échec de Ragna, en ce qu'il n'avait pas su réunir et guider son clan tout entier, pouvaient déjà se mordre les doigts au vu des intentions de la prunelle de ses yeux.

Lever le voile sur les enfants des Bêtes et réduire en poussière le carcan de peur auquel ils étaient enchaînés, voilà quelle était l'une des nombreuses ambitions de la Tigresse blanche. Mais saura-t-elle le faire accepter?

Plus la vérité s'écoulait de la bouche d'Aguni, moins Reikan parvenait à refréner la boule de colère qui gonflait en son sein. Après la découverte de la misère de ses pairs, elle se laissa frappée par la fatalité à laquelle ils n'avaient pas su échapper, tels des laissés-pour-compte. Tadao et son égo a priori surdimensionné ne s'étaient pas faits priés pour punir les divergents, eux qui n'avaient vu que la mort dans son appel pour la rébellion. Et puisque les poignarder d'humiliations et les dépouiller de tout honneur ne lui avait visiblement pas suffi, il lui était apparu nécessaire de les plonger dans l'ombre de la Capitale du Vent pour les mettre à l'écart de toute main tendue. Comme si le sang des métamorphes n'était pas déjà assez appauvri par les guerres meurtrières et les vices du genre humain. Sans s'en cacher, Reikan avait rabaissé son bras dominant le long de ses courbes, pour fermer son poing jusqu'à en faire pâlir ses phalanges.

La discussion avait des airs de vallée, mettant en lumière deux versants de montagne radicalement opposés ; l'un fulminant encore de haine et l'autre plus raisonnable, comme si déjà dévasté et couvert de cendres. L'Héroïne de l'Eau ne savait presque rien de la situation politique interne qui régnait entre les murs de la Cité des dunes. Mais elle était sûre et certaine d'une chose ; personne n'avait le droit de pulvériser la dignité des siens à ce point en leur faisant subir une telle déchéance. Yasei Reikan releva le visage, à l'instant même où Aguni lui demanda son avis. Ce Tadao avait beau avoir eu l'intelligence de mettre de côté ceux qu'il estimait comme des nuisibles ou des vauriens, cela n'avait pas empêché la Fille du Vent d'aller à leur rencontre et de ne plus être une pauvre et frêle main simplement tendue, mais une solide main présente en tout temps. Désormais, nul ne se mettrait entre elle et les siens.

Pas même Tadao, au risque de voir Reikan devenir sa bête noire.

« J'ai passé toute mon enfance à suivre mes parents aux quatre coins du globe, sans jamais cesser de nourrir l'espoir de réunifier le clan que je m'étais jurée de retrouver, un jour. Mais puisqu'il me fallait devenir plus forte, j'ai pris la décision de rejoindre les forces du Village caché de la Brume, le seul d'entre tous qui me semblait être le plus prometteur. Je suis devenue une Héroïne de l'Eau et une combattante reconnue par ce pays, qui m'a accueillie et dans lequel j'ai trouvé un refuge ainsi que d'autres enfants des Bêtes. Si je suis de retour aujourd'hui, c'est pour vous. Tout ce que je souhaite, c'est protéger les métamorphes des cataclysmes de ce monde, coûte que coûte. Peu importe l'animal qui vous habite, que vous soyez prêts ou non à mourir pour une grande cause comme celle de Tadao, car moi je compte bien donner ma vie pour la vôtre si cela signifie que le clan Yasei puisse perdurer, quand bien même... vous doutiez de moi, de ma sincérité ou de ma capacité à assurer vos vies. Je suis prête à tout pour que les miens se trouvent à l'abri de la folie de l'Humanité. »

Reikan marqua un temps de pause, silence qu'elle jugea nécessaire avant de reprendre, les yeux tour à tour plantés dans ceux des deux femmes.

« Le combat pour la liberté est certainement celui qui demande le plus de sacrifices, Mizuchi. Parfois même, il n'hésite pas à nous envoyer chez les morts. Et cela, je le sais mieux que quiconque puisque le départ de mon père et la lutte acharnée qu'il a souhaité mener, pour protéger la liberté de sa famille, nous ont coûté la vie de ma mère, Shizuka. Pour autant, l'idée de blâmer quelqu'un parce qu'il a peur de perdre la vie, une chose tout à fait humaine, me débecte au plus au point. Je n'ai jamais eu l'occasion de rencontrer Tadao, d'aussi loin que je me souvienne, mais... »

Le regard rivé au sol, la féline plissa les paupières après avoir remis sur la table un sujet encore poignant pour elle et qui manquait de tacher son esprit de sang, à nouveau. Malgré tout, ses traits restèrent de marbre, convaincue que le chemin qu'elle avait emprunté était le bon. En évoquant la mort de sa mère, qui avait été tout aussi connue et appréciée que son père dans le passé, Reikan prenait l'audacieux risque de ternir l'image que se faisaient les plus frileux des siens de la liberté. Mais elle comptait surtout sur sa terrible franchise pour se glisser telle une puissante rivière et laver les métamorphes de toutes leurs angoisses, entre les deux montagnes d'opinions dressées au devant. Ses yeux éthérés se relevèrent pour zieuter les alentours avant de se planter dans ceux d'Aguni, laissant entrevoir cette flamme de convictions qui dansait dans ses pupilles.

« ...à mes yeux, ceux qui font passer les intérêts des leurs et la vie des autres après leur propre honneur sont des moins-que-rien. »

Toute la rancune qui avait tambouriné contre ses veines à la place de son sang cessa peu à peu de maltraiter les fins doigts de la jolie brune, qui desserra sa poigne et brisa la forme de son poing pour laisser sa main se faire bercer par le vide. Après s'être dévoilée entièrement et avoir fait foi d'un état d'esprit raisonnable mais juste selon elle, le minois de Reikan se rendit moins rigide, plus chaleureux. Celle qui n'avait pas peur de partager ses pensées espérait chasser cette désagréable méfiance, qui n'avait pas sa place entre elle et sa famille. Sa tête tourna légèrement sur le côté, comme pour intimer à Zeref et à Gine de se présenter tout en donnant leur avis.

Avis de Yasei Reikan:
 

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Ven 10 Avr 2020 - 15:22
Notre arrivée est tumultueuse, il est difficile de dire le contraire. Le contrôle à l’entrée de la ville a été une première étape que nous n’aurions pu franchir sans Reikan, puis il y a eu ce passage dans une ruelle aussi odorante que la gueule d’un phacochère après son repas, et désormais nous voici en présence de Yasei, indéniablement. Ce qui m’a mis la puce à l’oreille, c’est ce gamin qui m’a volé mon sac à dos avant de se transformer en oiseau. Bon, il est assez normal de penser qu’il s’agisse d’un métamorphe, du fait de sa … métamorphose. Je reste spectateur de la situation, après mes quelques mots se voulant généreux à l’égard du garçon. J’observe en silence Gine se diriger vers la colombe qui vient de se poser non loin de nous, et je suis intrigué par sa présence que j’avais plutôt ignorée jusqu’alors. Que fait un tel oiseau en ces lieux ? Il ne me semble pas qu’il s’agisse d’une créature du désert. Si c’est aussi un Yasei, alors la Suzurane a sans doute eu tort de se déplacer pour la caresser. Ce ne sont pas mes affaires, et je n’ai rien à dire, laissant à la cheffe d’équipe le soin de la rappeler à l’ordre si nécessaire. Peut-être que les miséreux demanderont à la dévorer pour nous faire pardonner, et si cela nous permet de gagner leur confiance, je n’y vois aucun inconvénient.

Je souris à cette dernière pensée, discrètement, puis reprends mon sérieux en remarquant l’arrivée d’une femme qui semble dégager plus de prestance que la plupart des personnes présentes, nous trois y compris. Je reste concentré sur ses propos, qui deviennent vite un échange avec la colombe qui n’en était donc pas totalement une. Je lance un regard accusateur à Gine, puis observe encore ce qu’il se passe. Un conflit interne ? Non, les deux femmes semblent du même côté, et ceci n’est qu’un désaccord sur la façon dont ils doivent nous traiter. Néanmoins, tout ceci débouche sur une histoire qui me captive, et dans laquelle j’arrive parfaitement à me retrouver. Une décision à prendre pouvant impliquer les vies de tous les membres de leur « famille », leur clan. Oui, j’ai eu des décisions à prendre par le passé, et vouloir me battre sans posséder suffisamment de convictions a mené les miens à leur perte. Qu’aurais-je fait à leur place ? Je me le demande. Mais la brune prend les devants et donne son avis, qui correspond bien à la personne qu’elle est. Sa fierté est grande, pourtant jamais elle ne la ferait passer avant le bien des siens, c’est indéniable.

Je fais un pas en avant lorsque Reikan m’y autorise, et m’incline légèrement. Je ne suis qu’une brebis égarée au milieu de tous ces Yasei conscients de leurs origines, il est normal de faire preuve de respect à leur égard. Ceci est la première raison de ma façon d’agir, et la seconde est la mission en elle-même. Il est hors de question de paraître prétentieux ou agressif et de rebuter la cible même de notre mission à nous suivre. Je dois donc me présenter, et répondre également à cette question, je suppose…

« Je me nomme Zeref. Nul besoin de rajouter mon nom de famille, nous possédons le même, Reikan et moi. Pour être plus précis, je suis un métamorphe de la famille des canidés. Contrairement à mon amie ici présente, je n’ai pas eu la chance de grandir près des miens, mais je partage bon nombre de ses objectifs et desseins concernant notre clan, et c’est la raison pour laquelle un Mizujin comme moi se trouve aujourd’hui devant vous. »

Je n’en rajoute pas plus, ne dévoilant pas non plus le caractère particulier de ma transformation. Un canidé peut être chien, loup, chacal, hyène… Rester vague n’est pas une mauvaise chose étant donné qu’ils pourraient très bien nous attaquer selon l’évolution du dialogue.

« Votre situation actuelle est douloureuse à observer pour moi, je ne m’attendais pas à un tel spectacle en venant ici, mais en entendre les raisons m’affecte encore plus. Ce Tadao a fait des choix qui, à mon sens, ne sont pas tolérables. Inciter les siens à prendre les armes pour son propre orgueil, répandre le sang de son peuple pour des raisons personnelles… Et pourtant, ce qui en a résulté est peut-être pire, pour vous. »

Mes pensées se mélangent, la décision est vraiment difficile à prendre, et même donner un avis après coup est complexe.

« Et pourtant, à votre place, j’aurais fait la même chose. Ce qui a résulté n’est pas une conséquence de votre choix, mais de la façon de penser tordue d’un homme déviant, qui n’a fait que se venger, mais se venger de quoi exactement ? Se venger parce que vous avez refusé de sacrifier les membres de votre famille pour une guerre que vous estimiez inutile ? S’il se trouvait face à moi, croyez bien que je lui rendrais au centuple la souffrance que vous avez pu ressentir suite à ses agissements. »

Je n’en rajoute pas plus, ayant déjà bien trop parlé à mon goût. Ce Tadao est un être abject, sans aucun doute, et le Yoake, quoi que ce soit, ne vaut pas mieux. Je recule d’un pas, jetant un coup d’œil vers Gine. A-t-elle le même ressenti que Reikan et moi, sur cette histoire ?



Spoiler:
 

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Merci Mappy pour le kit <3
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Suzurane Gine
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Sam 11 Avr 2020 - 13:31
Les grosses têtes !


Pendant que Reikan prenait la parole, Gine avait décidé de se déplacer en dehors du groupe Kirijin. La blonde avait été attiré par l’apparition d’une colombe, oiseau qu’elle n’a jamais pu voir dans Mizu no Kuni. En même temps, elle passait la plupart de son enfance, enfermé pour éviter de faire brûler une maison, le restaurant vagabond ou un village par manque de contrôle de son pouvoir. Elle a pu découvrir un peu plus le monde extérieur de sa cabane grâce à l’aide de Yuki Kaname, mais elle restait limiter dans ses déplacements. Depuis qu’elle a appris à contrôler son pouvoir, la Suzurane profitait bien de la vie à sa manière, croquant le tout à pleine dent. Là, elle était dans Kaze no Kuni, à Taiyo plus précisément. La blonde n’aurait jamais cru quitter sa terre natale pour le pays originaire de ses parents. En dehors de cela, elle ne pouvait pas passer devant l’occasion de caresser une colombe, voire s’en approcher, au mieux pour tenter de la toucher. Cela dit, ça changeait du gros rat de tout à l’heure, le volatile blanc était plus charmant à regarder et à toucher. Or, une voix féminine semble se faire entendre, près de Reikan. Une femme, plutôt belle, cherche à discuter avec la brune, mais le ton qu’elle emploie, cherche plutôt à la confronter. La kunoichi n’aimait pas trop cela, comme si quelque chose de mal allait se produire si personne n’intervient. Or, sa chef est là pour aider le clan Yasei en les amenant à Kiri pour rassembler tous les Yasei en un clan majeur où tous seront en sécurité.

D’un coup, la Colombe vole au-dessus de la tête de Gine, cela surprend la blonde. Peut-être que la prise de parole de l’inconnue l’avait fait peur. Mais non, la Colombe arrive au côté de la femme et de Reikan avant de prendre forme humaine. Une femme à la chevelure argentée et avec une tenue incroyable, les femmes Yasei sont tout belles ou quoi ? Gine va se sentir petite devant tant de belles dames alors qu’elle n’est pas belle de base. Son corps ressemble surtout à celui d’un homme qu’à une femme, aucune grâce. Mise à part cela, la Suzurane se disait qu’elle devrait faire attention à chaque animal dans Taiyo qu’elle voudrait caresser, la plupart sont tous des métamorphes, qui sait. Maintenant qu’elle y pense, peut-être que le gros rat était un Yasei. Le pauvre, si c’est le cas, elle s’excusera poliment. La blonde décide de retourner auprès de Zeref et de Reikan, il fallait bien écouter leur conversation et intervenir en cas de problème. Cela dit, la Hito semble plus sage et calme que Mizuchi, après l’avoir écouté parler. Se remettant aux côtés de ses camarades Kirijins, la blonde reste attentivement à tout ce qui pouvait se dire. Aguni et Mizuchi semblent avoir une grande importance dans ce clan, ainsi que des avis différents concernant le choix du père de Reikan, par le passé. Cela dit, Gine ne connaît rien à l’histoire de la grande famille de sa Sensei. C’était le moment d’en savoir un peu plus.

Aguni se met à expliquer le contexte par rapport à leurs conditions de vie. La blonde écoute attentivement tout comme ses camarades. Ce Tadao avait agi égoïstement et par haine, voulant se révolter contre un groupe d’individus qu’il n’aimait pas, aux détriments d’une liberté et paix. Le groupe d’Aguni et de Mizuchi ne voulait pas rejoindre la rébellion, car ils vivaient déjà bien et qu’ils étaient satisfaits de leurs conditions de vie, à cette époque-là. Tout cela par jalousie ou autres, cet homme a conduit la plupart des Yasei non réceptif à ses désirs à la pauvreté et à la souffrance. Dénoncer, humilié et bien d’autres choses, ce n’était pas humain d’agir de cette manière. Enfin les Yasei ont une part humaine et animale, mais tous ont un cœur et meilleur que des humains ordinaires, mais pas ce type. Cela mettait en colère la blonde, plonger sa propre famille dans les ténèbres et dans un tel état. Cela dit, les autres Yasei l’ayant suivi ne valaient pas mieux pour n’avoir rien fait ou tenter de le stopper dans son délire. Tout le monde avait le choix de choisir son destin, son choix, sa décision, sa vie et sans être contraint à subir de terribles conséquences. Les Yasei de Taiyo ne voulaient pas verser le sang ni mourir pour une cause qui n’était pas la leur ni pour une avidité quelconque. Ils étaient sages et ça forçait le respect. Depuis deux ans, ils vivaient de cette manière. Cela aidait à mieux comprendre l’état du quartier et du fait que Reikan avait eu du mal à reconnaître les lieux.

Mizuchi est certes belle et forte, mais elle semble toucher par cette situation et rempli de colère. Cette situation ne semblait pas lui plaire et pour se sentir mieux, elle devait chercher un coupable en pensant à Ragna. C’était un moyen de soulager sa peine, mais au fond, peut-être qu’elle ne le pensait pas, selon les pensées de Gine. En tout cas, Aguni leur pose des questions, elle voulait connaître leur avis. Gine les avait écoutés, mais elle laisse les deux Yasei Kirijin prendre la parole en premier, étant mieux placé qu’elle. La première à prendre la parole dans leur groupe, ce fut Reikan. La brune explique son passé et ses motivations. Il fallait un peu de chance et la blonde sortit le porte-bonheur que sa mère lui avait offert en le mettant autour de son cou, tel un collier. L’accessoire est cousu avec le symbole du clan Yasei et avec un croc au milieu, représentant la famille des félins. Symbole que Gine ne connaît pas du tout, pensant que sa mère avait une préférence comme elle pour les félins. La jeune femme le mettait à l’évident, espérant que ça pouvait leur apporter de la chance. La tigresse semble réellement déterminer dans son but de réunir les métamorphes en un seul clan et dans Kiri afin de les protéger de la folie de l’humanité. En réalité, ils étaient déjà victime de l’une des folies et ça pouvait se voir à leurs conditions de vie actuelle. Les paroles de Reikan sont sages, remplies de motivation et promesse, mais aussi, de souffrance à ce qui a pu arriver à sa famille à Taiyo.

Reikan avait vraiment une grande colère envers ce Tadao et ça se comprend parfaitement, car la blonde l’était aussi. Dès qu’elle finit de prendre la parole, Zeref la prend à son tour pour s’exprimer. D’ailleurs, Zeref est plutôt beau et à la fois, mystérieux, les Yasei sont spéciales. L’homme se présente et exprime le fait qu’il n’a pas vécu auprès des siens, cela dit, il partage les mêmes objectifs et desseins que Reikan. Il se met à parler par rapport aux conditions de vie des Yasei de Taiyo, il semble révolter et ça se comprenait parfaitement. Ce Tadao avait très mal agi envers les siens et peu importe le Yasei et d’où ils venaient, voyant sa famille dans un tel état, ça pouvait le mettre en colère. Finalement, Zerefu a un côté rebelle qu’elle n’avait pas vu depuis qu’elle le connaît et ça lui allait bien. Toute personne sensée et raisonnable aurait fait le même choix que les métamorphoses de Taiyo ou Zeref. Combattre alors qu’on vit plutôt bien ? Ou suivre un homme empli de colère et d’orgueil pour mourir bêtement ? Le choix est vite fait. Et à présent, c’était à elle de parler, Suzurane Gine, elle qui n’est ni un Yasei ni concerné par leur souci enfin un peu, car elle ne supporte pas de telle chose. Mais, peut-être qu’ils n’aimeraient pas qu’une étrangère hors du clan parle par rapport à leur problème. La blonde fait un pas en avant. Normalement, elle aurait commencé sa petite danse en se présentant, mais la situation ne s’y prêtait pas du tout. « Euh… Je m’appelle Suzurane Gine, enchantée ! Je… Je ne suis pas une Yasei comme mes camarades, mais je trouve votre pouvoir magnifique ! » Dit-elle avec un léger sourire. « Je suis une assimilatrice de feu et je suis l’élève de Reikan-sensei, envers qui j’ai beaucoup de respect. » Dit-elle.

Elle regarde les deux femmes et reprend la parole. « Votre situation m’attriste, moi qui suis une étrangère de Kaze et du clan Yasei, personne ne mérite cela. Vous avez fait un choix qui vous paraissez judicieux par le passé afin de préserver votre clan ou plutôt votre famille face à la démence d’un homme cherchant haine et jalousie à cause de ses désirs personnels. À cause de ce Tadao, vous avez vécu des choses terribles, difficilement imaginable. Il vous a tourné le dos, car vous avez décidé de ne pas rejoindre sa rébellion. En vous écoutant, Dame Aguni, j’aurais réagi comme vous, je n’aurais pas participé à ce mouvement si auparavant, vous aviez une bonne condition de vie et que toute ma famille était en sécurité. Ce mouvement n’avait pas lieu d’être et à cause de cela, vous avez été humilié, dénoncé et mis plus bas que terre. Cet homme ne mérite pas de respect ni…ni de pitié pour ce qu’il vous a fait. » Dit-elle en étant à la fois triste et en colère. Elle caresse son porte-bonheur et prend une légère pause. « Vivre dans la souffrance, la peur ou encore, se sentir comme abandonner, je peux que vous comprendre. Petite, je ne contrôlais pas mon pouvoir, au point de brûler ou de blesser mon entourage. J’en ai souffert pendant longtemps. J’ai blâmé pendant un temps mes parents et les dieux pour m’avoir offert un pouvoir maudit avant de me blâmer moi-même d’être incapable de me contrôler. » Elle regarde Mizuchi. « Dame Mizuchi, je comprends votre colère, le fait d’avoir tant perdu, mais ne blâmait pas le père de Reikan, s’il vous plaît. Ce genre d’action ingrate qu’à mener Tadao, personne n’aurait pu l’imaginer. Je pense que même Dame Aguni n’aurait jamais cru qu’une telle chose puisse arriver à vous tous. Je vous trouve forte à rester debout, malgré toute cette souffrance en vous et parmi les vôtres. Cela dit, je sais que je ne suis pas à même de vous dire quoi faire, je ne suis pas une Yasei et bien des choses me dépasse, ma situation passée n’est peut-être la même que la vôtre. » Finit-elle en regardant au final, les deux femmes. En temps normal, elle les aurait prise dans ses bras pour les rassurer, mais là, ce n’était pas le moment d’agir de la sorte. Peur qu’elles réagissent mal.

D’ailleurs pour en finir réellement, la blonde regarde Aguni. « Dame Aguni, je vous présente mes sincères excuses pour avoir tenté de vous caresser quand vous étiez en colombe. Cela était déplacé de ma part, j’ai agi comme un enfant qui découvre pour la première fois, le monde qui l’entoure. Je ne recommencerai plus ! » Finit-elle cette fois-ci de parler afin de les laisser prendre la parole.



Résumé:
 

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Narrateur
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Mar 14 Avr 2020 - 2:25
Vos avis étaient unanimes sur la question des Yasei de Taiyô, ils étaient dans leur droit de refuser de participer à la croisade de Tadao pour évincer le Premier Cercle, aussi légitime fût-il de défendre une cause juste pour le peuple du Désert. Une lueur d’espoir se lisait dans le regard des hommes et des femmes qui s’étaient rapproché de la scène pour mieux entendre les paroles des étrangers qui avaient troublé la paix du quartier Yasei par leur présence. Tous reconnurent la dague de cristal autour du cou de la descendante de Ragna, et ses paroles porteuses d’espoir étaient là pour mettre du baume au coeur de ces personnes dont la foi s’était délitée avec le temps.

Votre découverte du contexte dans lequel votre clan d’origine s’est déchiré vous laisse un goût amer quant aux actions du héros de Kaze. Il avait décidé de les punir pour leur neutralité dans la guerre civile, d’aucuns auraient parlé de lâcheté. Le clan des métamorphoses est traversé de fractures et de disparités ne laissant que très peu de place à une union durable sous l’égide d’une même entité, les circonstances politiques, les conditions de vie ainsi que les relations houleuses qu’il pouvait y avoir un Yasei et un autre rendaient la cohésion difficile. Si presque tous respectaient la branche du lion, d’autres n’y voyaient que peu de légitimité et ne se gênaient pas pour montrer leur désaccord. Ce fut le cas de Mizuchi.

Je ne vois pas en quoi Ragna est différent de Tadao, ils ont tous les deux abandonné leur peuple pour se livrer à leur propre aventure. Nous sommes des fardeaux pour eux, ne le voyez-vous pas? Le sang du lion coule dans les veines de la tigresse, une lignée qui se considère supérieure aux autres. Il suffit de l’écouter pour se rendre compte qu’elle est la suffisance incarnée!

Les murmures s’amplifiant dans la foule, certains acquiesçant de la tête et d’autres désapprouvant les paroles méprisantes de Mizuchi, les avis étaient relativement divisés quant aux intentions bienveillantes des trois shinobis.

Pourtant, Reikan propose de nous protéger, un nouveau lieu où habiter, un habitat où nous pourrions vivre en sécurité et nous épanouir. Nous avons été mis à l’écart par le Yoake car nous étions soupçonnés d’être en connivence avec le Premier Cercle, nous sommes éternellement marqués par le sceau de la traîtrise… Ceci est une occasion unique pour nous de commencer une nouvelle vie, peut-être que nous ne sommes pas destinés à vivre ici, mais ailleurs? Ils sont ceux qui nous sauveront de notre malédiction.

Les paroles pleines d’espérance de la femme colombe contrastaient avec le pragmatisme de son homologue vipère. Il était devenu difficile de se faire écouter ou de calmer la populace, chez laquelle tout une foule d’émotions refait surface. La colère, la peur, la tristesse… Il faudrait plus de temps pour les convaincre, et cela, Aguni l’avait compris, c’est pourquoi elle confia au trio kirijin de prendre congé, avant qu’ils se rassemblent tous pour un vote qui décidera du sort du clan.

Revenez-nous voir dans une semaine, quand nous y aurons bien réfléchi. Profitez-en pour visiter la capitale et vous reposer.

Le quartier se disperse, et tout le monde rentre chez soi. Ce n’était que partie remise pour les Kirijins qui venaient de se voir accorder une semaine de répit pendant laquelle ils pourraient en profiter pour rencontrer des marchands, visiter les rues et les édifices somptueux qui s’y trouvent… et pourquoi pas, trouver un moment pour échanger davantage avec les Yasei de Taiyô avant qu’ils ne finissent par se décider. Parmi les personnes les plus influentes, Aguni et Mizuchi étaient certainement capables de faire pencher les votes en votre faveur. Quant aux gens du quartier, il fallait faire montre d’un certain tact, ou du moins réussir à convaincre les personnes de vous donner leur confiance. Vos prochaines rencontres (qui auront lieu à des jours et à des lieux différents) seront déterminantes, sachant que vous serez chacun soumis à un choix crucial pouvant affecter positivement comme négativement votre relation avec les Yasei de Taiyô.


Rencontrer Aguni En train de prier seule à genoux dans un édifice religieux

Parler à Mizuchi Elle se rend dans un onsen pour s’y relaxer dans un bain chaud

Visiter le quartier Yasei Vous apercevez le petit voleur encapuchonné portant le sac de Zeref


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Yasei Reikan
Yasei Reikan

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Mar 14 Avr 2020 - 18:50
L'espace d'un instant, Yasei Reikan eut l'impression que la dague de la solitude dont elle avait si peur pouvait revenir poignarder son cœur sans prévenir, portée par la main délatrice de Mizuchi. Si elle était aussi fière et bombée de confiance en elle que son paternel, l'héritière du Lion de l'Atlas n'en était pas moins un être sensible dont la puissance n'était décuplée que par la foi de ceux qui la soutenaient, de près comme de loin. Voilà donc pourquoi la méfiance de l'ombrageuse serpentine parvenait à faire remonter si aisément en elle cette appréhension de se retrouver seule et contre tous, cette frayeur de ne pas être reconnue par les autres à sa juste valeur. Quand bien même la réaction indulgente d'Aguni put lui mettre du baume au cœur, l'éternelle perfectionniste qu'elle était fut incapable de se laisser happer par une ombre de satisfaction, si ce n'était celle d'avoir enfin retrouvé les siens après tout ce temps passé à traverser le monde. Plus qu'une discussion aussi infructueuse, il lui en fallait bien plus encore afin d'étancher la soif de ses ambitions vis-à-vis de la réunification de ses pairs. Et peu importe qui comptait se mettre encore sur son chemin, Tadao, Mizuchi ou même ses fervents adeptes, Reikan ne pouvait se résigner à n'emporter seulement avec elle qu'une poignée de métamorphes pour la simple et bonne raison que tous méritaient bien plus qu'une vie aussi pauvre et décourageante que celle offerte par Taiyō.

À ses yeux, nul ne pouvait se laisser condamner de la sorte sans réagir, à vivre dépouillé de sa liberté et enfermé dans une telle cage de honte. Encore moins un enfant des Bêtes.

La Tigresse blanche releva son regard éthéré sur l'attroupement face à elle, non sans manquer de le déposer sur Mizuchi et Aguni. D'un mouvement de tête vers l'avant, qui fit cliqueter ses boucles d'oreilles griffues, elle fit preuve de politesse et les remercia sans remords autant l'une que l'autre de s'être dévoilées à eux et de leur avoir proposé une nouvelle rencontre en vue de décider de l'avenir du clan, avec plus ou moins d'enthousiasme. Tout de suite après, ses pas la guidèrent pour se frayer un chemin à travers les personnes présentes et s'enfoncer avec ses coéquipiers dans le quartier, sur lequel le soleil mourant de Kaze peinait à déverser toute sa lumière. Plusieurs fois, Reikan se permit de se présenter aux portes ouvertes afin de dénicher un foyer temporaire. Si cela lui permit de tomber sur de modestes commerces et de se faire une première idée du berceau aride des métamorphes, le trio fut contraint de faire la rencontre de personnes aussi bien agréables que défiantes, à l'image de ces deux montagnes d'opinions qu'étaient Aguni et Mizuchi.

Par chance, alors que la nuit laissait peu à peu grandir son voile de satin sur un ciel orangé encore brûlant, ils finirent par enfin tomber sur une auberge certes humble, mais susceptible de fournir les besoins qui leur étaient nécessaires après ce pénible voyage à travers les dunes du Désert de Kaze. Aussitôt, Reikan prit les devants pour régler les conditions du séjour ainsi que le paiement auprès du gardien de cette maison, qui allait se charger de subvenir à leur sommeil et à leur faim. Puis, elle monta à l'étage et rejoignit l'unique chambre à leur disposition, qui présentait trois lits simples séparés. La jolie brune alluma la seule lampe à huile de la pièce et se présenta à la fenêtre pour constater la vue qui rendait sur une rue calme, avant d'aller déposer son sac sur le plumard qui allait être le sien pour les nuits à venir. Elle attendit que Zeref et Gine fassent de même, avant de se tourner vers eux et ainsi faire le point.

« Je suis désolée. Ce n'était pas de tout repos, comme vous avez pu le constater. Cela me troue le cœur, jamais je n'aurai douté trouver le quartier des métamorphes dans un tel état. J'ai l'impression que cette semaine va être longue, même si c'est une chance pour nous de pouvoir prendre du repos et de nous requinquer après une telle traversée. Toutefois, il va falloir en profiter pour leur montrer, à tous, le meilleur de nous-mêmes dans les jours à venir. Je compte sur vous pour continuer à leur tendre la main, comme j'essaye de le faire depuis le début. Faisons de notre mieux, à présent. »

***

Une bonne nuit de sommeil avait suffi à l'Héroïne de l'Eau pour se remettre les idées en place, réparant tant bien que mal le chamboulement qui y avait été perpétré. Et comme prévu, le trio de missionnaires se sépara pour la journée, chacun étant libre de vaquer à ses occupations, oscillant entre répit et découverte du quartier et de ses habitants. Pour sa part, Reikan allait finir par mêler les deux sans vraiment le vouloir, lorsque le crépuscule du soir pointait le bout de son nez. Rendue aux sources chaudes les plus proches de la tanière des changeurs de peaux, qu'elle ne fut pas sa surprise quand elle aperçut, au détour d'un lieu où elle ne l'attendait pas, celle qui avait essayé de la briser dès son arrivée. Or, cette nouvelle rencontre avec Mizuchi, qui profitait d'un bain chaud au déclin du jour, ne la rebutait pas vraiment ; après tout, elle était l'une de ses consœurs du Désert, une métamorphe comme elle qui ne souhaitait que se relaxer. Plus qu'autre chose, elle y décelait une opportunité pour tenter de lui montrer qui elle était réellement et la convaincre. C'était là une opportunité à double tranchant, en ce que si la féline échouait, elle pouvait faire une croix sur ceux que la vipère avait réussi à envoûter.

Mais Reikan, résolue et persévérante, n'avait pas froid aux yeux.

Dénuée de tous ses artifices, tels que les ornements d'or qui avaient pour habitude de parsemer sa chevelure ou la dague de cristal si chère à son cœur, la Tigresse blanche mise à nu s'avança dans le bain pour s'engouffrer dans la chaleur de l'eau. La Yasei avait fait l'effort de se défaire de ses biens les plus précieux le temps d'un simple bain, un détail que sa détractrice n'allait certainement pas laisser passer à la trappe. Mais après une bonne poignée de minutes à observer un ciel gorgé de froides et lointaines étoiles, la féline ne put se résoudre à rester davantage silencieuse. Parce qu'il était temps pour elle de prouver qu'elle n'était pas cet être soit disant supérieur et cette suffisance incarnée que la langue de serpent avait sournoisement décrit. Sans éprouver la moindre gêne vis-à-vis de leur nudité en tant que femmes, qui lui importait bien trop peu en comparaison de ce qu'elle attendait d'une éventuelle conversation, elle s'avança en confiance dans l'eau.

« Puis-je me joindre à toi, Mizuchi? J'aurai aimé que tu me révèles ce qui est en mon pouvoir pour te montrer ma bonne foi. Tu sembles être une femme d'action, aucun mot ni excuse ne saurait te convaincre. Je l'ai compris et le respecte, mais sache que je ne reculerai devant rien pour te prouver à quel point le clan des Bêtes est cher à mes yeux et combien je souhaite le préserver. »

Après avoir posé la première pierre d'un pont qui allait peut-être relier la Tigresse blanche et le Serpent, Reikan se figea et attendit une réponse pour savoir si son vis-à-vis accepterait ou non sa présence à ses côtés. Aussi difficile pouvait être la tâche de faire entendre raison à celle qui maudissait le Lion de l'Atlas et sa lignée, la féline ne put s'empêcher de continuer à aller de l'avant. Finalement, ces deux-là n'étaient pas si différentes l'une de l'autre malgré la divergence de leurs avis ; elles semblaient aussi entêtées l'une que l'autre. Mais si Mizuchi paraissait être une femme trahie qui ne se fiait plus aux paroles des autres, Reikan était elle une femme qui n'avait jamais transgressé ses promesses. Et pour parvenir à ses fins qui gravitaient autour du seul bien du clan plutôt que le sien, la changeforme s'était toujours préparée à transformer ses paroles en actes, même si ceux-ci sonnaient le glas de fin de sa vie.[invisible_edit]

Au beau milieu de ce bain, Reikan aura-t-elle la force de chasser la rancune qui aveuglait Mizuchi?

décision de Reikan:
 

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Dernière édition par Yasei Reikan le Mar 21 Avr 2020 - 3:40, édité 1 fois
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Yasei Zeref
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Jeu 16 Avr 2020 - 14:24
Après avoir achevé mon temps de parole, j’assiste au monologue de Gine, qui ne se permet pas l’une de ses facéties habituelles, pour une fois, et parle plutôt sérieusement. Cela me surprend, mais après tout, personne ne se permettrait d’agir inconsidérément en pleine mission, pas même cette jeune femme pleine de vie et de naïveté. La blonde n’est, en tout cas, pas moins choquée que Reikan et moi-même de voir la vie qui est celle de Yasei de Taiyô, et ne se prive pas de le dire. Je ne sais pas si nos propos seront pris comme une marque de sympathie ou pour de la pitié, mais je pense que nous avons tous trois fait le choix qu’il faut en agissant de la sorte. L’honnêteté se ressent facilement, en général, et est mieux accueillie que le mensonge. Voici donc que notre trio a fini de répondre à la question d’Aguni, et que Mizuchi reprend la parole. Je ne m’attendais pas à des mots empreints de bienveillance de la part de celle qui semble détester Reikan et sa famille assez fortement, mais j’aurais au moins espéré que nos convictions l’atteignent un tant soit peu. Ce n’est pas le cas, finalement.

Aguni, de nouveau, fait preuve de beaucoup de sagesse et tente de modérer les propos de son amie. Je tends à croire que celle-ci est bien plus encline à accepter nos propositions que sa consœur, et nous donne même une chance de convaincre ses pairs de notre bonne foi. Une semaine, c’est le temps que la colombe nous offre pour que son peuple ait le temps de réfléchir. Bien entendu, ses propos n’indiquent pas que nous pouvons tenter de convaincre les siens, ou Mizuchi, mais le contraire n’est pas non plus mentionné, et c’est ce qui retient mon attention, principalement. La population amassée se disperse ensuite, comme si les propos de cette seule Yasei suffisaient à les faire réagir. Il est évident que Mizuchi et Aguni ont une forte influence sur eux, et les convaincre devrait en grande partie suffire à convaincre le reste de la troupe. Il faudra aussi faire une bonne impression à la majorité, bien sûr, car certains ne doivent pas se laisser influencer si facilement, et le but n’est pas de rallier une partie des Yasei, mais bien le groupe entier.

La nuit arrive vite, et le froid remplace vite la chaleur. Ce changement brutal de température est surprenant, mais aussi revigorant. Ce n’est pas la première fois que nous le vivons depuis notre arrivée, mais cette fois, nous pourrons au moins dormir dans une auberge et non dans le désert. Dans la chambre, Reikan attend que nous nous soyons installés pour prendre la parole une dernière fois avant de nous laisser profiter d’un repos bien mérité. Pour ma part, je n’ai pas beaucoup de bagages étant donné le racket dont j’ai été victime, ce qui ne me demande donc pas tant de temps pour m’installer. Ses propos rejoignent mes pensées, cette semaine sera bien un défi pour les convaincre, c’est indéniable.

« Tu n’es pas la seule à être choquée et attristée par ce que nous avons vu. Nous devons les sortir de cette vie, notre arrivée pourrait être plus propice que je ne l’aurais pensé. Néanmoins, il faudra être prudents, rien ne dit que ce Tadao ne se montrera pas durant notre voyage. Les chances semblent infimes, mais s’il vient, il faudra être prêts à tout pour protéger les Yasei qui se tiennent devant nous. »

Je ne rajoute rien à cela. A mes yeux, cet homme n’est pas digne de la considération de Kiri, et ceux qui le sont, ce sont les Taiyojin, qui veulent voir la paix se présenter à eux. Je laisse ensuite le sommeil m’assaillir assez facilement, pour repartir de plus belle le lendemain.

Au réveil, nous nous séparons pour la journée. Diviser pour mieux régner est une bonne chose, en général, même si ma promesse à Gine de la protéger sera plus difficile compte tenu de cette séparation. N’ayant pas vraiment d’intérêt à chercher une personne en particulier, je décide de me promener dans le quartier, et de faire fureter mon ouïe par endroits, pour éventuellement recueillir des informations intéressantes pouvant nous permettre de les mettre dans notre poche. Au bout d’un certain temps à récolter au mieux des informations pour la mission, je remarque une présence qui ne m’est pas inconnue. Un enfant, que j’ai aperçu rapidement sous cette forme, la veille, avant qu’il ne se change en oiseau. Je m’approche de lui, les mains dans les poches, ne montrant aucune trace d’hostilité. Je ne sais pas comment l’aborder, alors j’y vais le plus naturellement possible.

« Bonjour, je m’appelle Zeref, même si tu dois déjà le savoir puisque je l’ai dit hier. Tu sais, pour mon sac, ça ne me dérange pas de t’en laisser le contenu, néanmoins, j’ai un peu de mal à tolérer le vol… Mais je peux laisser passer pour cette fois, j’avais qu’à être plus vigilant… »

Je marque une pause. En temps normal, j’aurais sans doute rossé le garnement, mais je suis un peu déphasé par la situation, et affecté par l’état de ce quartier, j’ai donc du mal à agir comme toujours. Peut-être est-ce une bonne chose ? D’un autre côté, je ne vais pas commencer à tabasser un gamin du groupe que nous cherchons à rapatrier à Kiri. J’attrape dans ma sacoche ninja une petite bourse, parmi les trois que j’ai apportées pour la mission, et la montre au garçon.

« Dans ce sac, il y a des vivres, mais aussi des affaires de rechange pour moi. J’aimerais au moins récupérer mes habits et le sac en lui-même, si ça ne te dérange pas. Je te les rachète pour dix-mille ryos. »

L’offre est volontairement élevée, pour qu’il ne puisse pas refuser, mais aussi parce que j’ai envie d’aider un minimum cet enfant réduit à voler pour survivre, et le présenter sous la forme d’un rachat peut passer pour autre chose que de la pitié ou de la charité. S’il refuse, je devrai utiliser cet argent pour me trouver des vêtements auprès de marchands de Taiyô…



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Suzurane Gine
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Ven 17 Avr 2020 - 16:17
Un autre jour !


Chacun avait pris la parole, exprimer leur avis, leur opinion sur la rébellion de Tadao et la décision des Yasei ayant suivi Aguni et Mizuchi dans l’envie de ne pas y participer. Gine n’était pas une Yasei, mais elle avait le sentiment qu’elle devait quand même donner son avis sur tout cela. C’était un peu gênant tout de même, dans le sens où elle avait peur qu’ils ne la prennent pas au sérieux. En effet, la Suzurane n’est pas l’un d’eux, mais une étrangère ne faisait pas partie du clan. Or, elle aimait Zeref et Reikan, par respect pour eux, elle ne devait pas passer à côté de cela. Ne rien dire, c’est ignoré la souffrance de la grande famille métamorphose de ses deux camarades Kirijins à ses côtés. Dans un sens, la blonde se sentait un peu rassurer d’avoir pris la parole en tant de comprendre les Yasei de Taiyo. De plus, elle a essayé de faire comprendre à Mizuchi que blâmer le père de Reikan n’était pas une solution pour aller de l’avant. Ceci dit, la blondie ne cherchait pas trop à la convaincre à cent pourcents, car ce n’était pas son rôle de le faire. À la suite de sa prise de parole, la vipère prend la parole et ne semble pas avoir compris en pointant du doigt Ragna. La brune n’était pas convaincue par le discours de la tigresse ni par ses camarades. Cela sème un peu le doute parmi le peuple les ayant écoutés avant qu’Aguni décide de tenter d’apaiser les tensions. Sur le coup, la soldate de la Kenpei ne disait rien et laisser la Colombe jouer son rôle d’aînée, elle est celle qui peut apporter une véritable aide pour calmer les doutes. D’ailleurs, selon la blanchâtre, il allait falloir attendre une semaine pour obtenir une réponse de leur part. Le trio pouvait découvrir la capitale, le quartier et bien d’autres choses en attendant. Une semaine pour se reposer, ça allait faire du bien à l’assimilatrice.

Après cette longue discussion et la demande d’attente pour une réponse, Reikan trouve une auberge pour passer la semaine. Il fallait bien se reposer et reprendre des forces. Après tout, la traverser du désert les avait épuisés, en plus de tenter de convaincre Mizuchi et quelques hésitants parmi le clan. Aguni ne sera plus celle à convaincre, elle était déjà de leur côté d’après ce que la blonde avait pu voir. Cela dit, Gine l’appréciait et aimerait avoir la possibilité de la revoir pour discuter un peu, voire apprendre à connaître l’histoire des Yasei auprès d’elle. Zeref n’a jamais connu les siens et doit disposer d’une faible connaissance et Reikan a peut-être quelques connaissances, mais comme Gine, elle est jeune et ne doit pas tout savoir. La cheffe d’équipe s’occupe du paiement de la chambre où ils y passeront les sept jours à venir. La suivant, la kunoichi ne dit rien, car elle avait hâte de tomber sur son lit et s’y endormir. Dans la chambre, il y a trois lits séparés, un chacun. Cela dit, c’est la première fois qu’elle va dormir dans la même chambre qu’un garçon. Rougissant un peu, elle n’était pas habituée, mais elle allait devoir faire avec cela. Déposant son sac à côté de son lit et allumant sa lampe à huile, la Suzurane retire ses chaussures et sa veste pour les mettre sur une chaise. Pendant ce temps-là, Reikan prend la parole disant qu’elle était triste de voir l’état du quartier des métamorphoses et que ça a été compliqué. En plus, elle leur demande de faire de leur mieux pour montrer le meilleur d’eux-mêmes en les aidant et tout. Il ne fallait pas le demander, Gine l’aurait quand même fait. Zeref lui répond qu’il avait le même sentiment qu’elle, mais préviens tout de même que Tadao pourrait être au courant pour n’importe quel moyen et qu’il fallait être prudent surtout sur le chemin du retour. Il faudrait tout donner pour les protéger si cela devait arriver.

« C’est sûr, j’étais tellement triste de voir leurs conditions de vie et des raisons qui les ont poussés à en arriver là, personne ne mérite cela. Il n’y a pas besoin de me le dire, Reikan-san. Je ferai tout pour me montrer respectueuse et aider les Yasei, si besoin. Pour ce qui est de ce Tadao, il ne faut pas le mettre de côté, mais pour l’instant, il n’est pas notre souci. Je pense que Mizuchi doit beaucoup souffrir et être en colère, je pense qu’il lui faut un peu de temps ou quelqu’un de capable de la toucher avec des mots. » Dit-elle en se changeant pour mieux dormir. La journée comme les jours qui vont suivre, risque d’être long et demander beaucoup d’efforts pour créer un lien de confiance entre Kirijins et Yasei de Taiyo. En tout cas, la blonde se laisse border par Morpheus.

Le lendemain, le trio décide de se séparer dès le matin afin de visiter le quartier des Yasei et la capitale dans son ensemble. Il faut dire que la blonde aimerait regarder plus attentivement la vie au sein des métamorphes que ceux qui se prélassent de leur bonne condition de vie. Ils semblent mener leur vie comme n’importe qui, mais avec des difficultés à subvenir à leurs besoins. Cela pouvait se voir à leur tenue, leur nourriture, ils ne mangeaient pas tous à leur faim. Il semblerait que chaque Yasei ait un animal différent et leur régime alimentaire était donc différent. C’était triste de voir leur situation si précaire alors qu’ils avaient juste évité une rébellion qui leur semblait inutile. Eux qui voulaient juste vivre en paix et en liberté, là, ils avaient juste du mal à cause de ce traître de Tadao. Se trouvant à l’extérieur du quartier, elle passe devant un édifice religieux. La blonde s’y arrête et regarde la bâtisse. Croisant les bras, la Suzurane observe le bâtiment et semble pensive. Elle a du mal à croire aux Dieux, surtout par rapport à son enfance. Cela dit, ça ne l’empêche pas de porter actuellement, le collier porte-bonheur que sa mère lui a donné. Parfois, elle se sent en contradiction avec ses propres pensées. Soupirant, elle décide d’y entrer et pourquoi pas, changer d’avis, qui sait. Y entrant, la blonde regarde la décoration et il y avait très peu de monde. L’intérieur était plutôt beau et il semble assez bien entretenu par quelques personnes. Au loin, elle voit Aguni, à genoux, en train de prier. Elle est toute seule, mais la blonde ne va pas aller la déranger, ça serait mal vu, peut-être et impoli de sa part.

La façon dont Aguni prie, les statues et décorations représentant la divinité du Désert semblent être différente que celui dont ses parents prient tous les jours, cela dit, elle ne leur a jamais posé la question. Au sein de sa famille, Gine est la seule qui a un peu de mal à croire en une entité supérieure et à être croyante. Cela dit, pensant à ce qu’elle a pu dire à Mizuchi, blâmer quelqu’un n’est pas une solution pour mieux vivre. Son pouvoir, à l’heure d’aujourd’hui, elle l’aime beaucoup et le maîtrise mieux, maintenant qu’elle est plus grande, elle sait que petite, elle aurait dû avoir quelqu’un pour l’aider à le maîtriser. Le Dieu du désert, la blonde en a entendu parler et lui, il existe comme tant d’autres de sa mythologie, du coup. Ses parents sont originaires de Kaze no Kuni, du coup, ils prient peut-être pour lui ou un autre Dieu ou Déesse de ce pays, qui sait. La blonde observe Aguni et caresse son porte-bonheur avant d’aller se mettre à genoux à côté de la Colombe, à trois mètres sur sa gauche. Ses parents sont croyants, elle l’est beaucoup moins. Cependant, elle est entrée dans un temple où les gens prient pour un Dieu. La moindre des choses, c’est de le prier par respect et ne pas venir en touriste, c’était malpoli.


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Mar 21 Avr 2020 - 15:35
La femme à la silhouette gracile prenait la direction de l’onsen non loin du quartier métamorphe, dans lequel elle pourrait se relaxer d’une longue journée épuisante, elle se libéra de ses habits de soie ainsi que de ses bijoux pour profiter de la chaleur ambiante d’un bain à l’écart des autres clientes qui soulagerait son corps des efforts qui lui avaient laissé quelques courbatures. Les coudes sur le rebord, la tête reposée en arrière, elle ferma les yeux en inspirant profondément. Ce n’est que quelques instants plus tard qu’elle sentit une présence perturber la quiétude de son repos, un visage qu’elle reconnut immédiatement. Elle ne l’accueillit ni avec agressivité ni avec mépris, elle était bien trop fatiguée pour s’adonner à ce genre de jeu quand elle n’était plus en public. C’était donc un autre visage qui se dévoilait à la kunoichi de la Brume qui s’approchait délicatement de sa consoeur afin de mieux comprendre l’animosité ou du moins la méfiance que la femme vipère nourrissait à son égard.

Petite tigresse, je ne te connais pas si ce n’est à travers ce qu’on sait de ta lignée. Ton père Ragna t’a préparé à devenir la dirigeante d’un clan, es-tu vraiment prête à endosser une telle tâche? Tu arrives et tu penses pouvoir nous gouverner? Comme tu as pu constater, nous ne sommes pas seulement divisés entre espèces mais également dans nos opinions politiques. Supposons que nous acceptons de partir avec toi, ton objectif est de réunir tout le clan Yasei n’est-ce pas? Comment convaincras-tu ce borné de Tadao et ses hommes de se rallier à nous? Par tes bonnes intentions? Laisse-moi rire. C’est un combat perdu d’avance…

Elle ouvrit les yeux regardant le plafond ouvert sur le plafond de sable, puis tourna ses pupilles de jade vers son interlocutrice.

Les promesses sont faciles à faire, bien plus difficiles à tenir quand on est face à la réalité. Alors dis-moi, petite tigresse, penses-tu vraiment pouvoir tenir la promesse de préserver le clan contre tous les dangers? Tous les membres du clan?

Faire la promesse

Ne pas faire la promesse



Dans le quartier des Yasei, Zeref avait décidé de se familiariser avec les petites gens de son clan qui grouillaient sur la place marchande, des gens circulaient devant les étals mais un détail n’échappa guère à l’oeil observateur de l’alpha canin, une personne de petite taille portant son sac à dos, il s’agissait du même enfant qui lui avait subtilisé son sac et qui s’était envolé aussitôt. Il n’y avait aucun doute, elle avait la même capuche qui lui donnait cette dégaine de voleur, “elle”, car en s’approchant davantage pour parler avec l’enfant, l’homme loup découvrit qu’il s’agissait d’une petite fille qui n’avait rien d’une petite fille dans son expression, elle fit un léger sursaut en pensant que Zeref allait revenir sur son choix de lui laisser son sac. Faisant quelques pas en arrière, elle se préparait à prendre son envol comme la dernière fois.

???


Tu veux quoi toi?

Elle reconnut son bienfaiteur qui confirmait ses intentions de ne pas la punir pour son vol, ce qui la mit un peu moins sur la défensive, mais elle restait prudent vis-à-vis de l’étranger.

J’ai tout vendu.

Ôtant le sac de son dos, elle l’ouvrit afin de prouver à Zeref qu’effectivement, il ne restait plus une miette ni la moindre pièce d’étoffe de ses vêtements. Il n’aurait donc d’autre choix que d’acheter des vêtements de rechange ici-même à Taiyô avant leur voyage retour. Quant au sac… elle hésite quelques instants avant de le lui rendre, et changea de sujet. Elle pointa du doigt un présentoir avec des peluches d’animaux: allant de l’éléphant au tigre, il existait aussi des exemplaires d’autruche, de lions et autres espèces animales. Toute excitée, l’enfant tourna son visage vers son bienfaiteur en lui faisant les yeux doux.

Je veux une peluche! Je veux une peluche! S'il vous plaît monsieur!

Sa voix avait complètement changé de registre, passant de la racaille des bas quartiers à la fillette cajolée. Zeref put se rendre compte du prix exorbitant demandé pour une simple peluche… et devait maintenant considérer si cela valait la peine de répondre au caprice de la petite fille ou non. Le prix exorbitant affiché pouvait en faire déglutir plus d’un, mais étant donné la foule de clients amassés près de l’étalage de peluches, il serait relativement facile d’en voler un sans se faire remarquer.

L'aider à acheter une peluche à 200 000 ryôs

L'aider à voler une peluche

Refuser de l'aider



La femme colombe s’était muré dans un silence spirituel, les yeux closes face à l’effigie de la divinité dont on découvrit plus tard l’existence sous le temple du Dieu du Désert, le lieu avait été non seulement déserté par les croyants qui voyaient en cette divinité une créature dont la puissance dépassait l’entendement - ce fut le cas mais ils étaient loin de s’imaginer qu’elle puisse être prisonnière des humains comme une bête vulgaire, mais aussi par les anciens serviteurs du Premier Cercle dont le régime avait été renversé. La foi n’était plus de mise à Taiyô et laissait davantage place au commerce, où circulaient des marchandises venus des quatre coins du pays. Contrastant avec le tumulte des rues, cette place de prière abandonnée faisait partie des lieux préférés de la doyenne Yasei qui s’adonnait à des méditations régulières afin de soulager son esprit.

Les bruits de pas de la Suzurane ne l'interrompirent pas dans sa concentration, cela la confortait même de savoir qu’une autre personne s’intéressait encore à ce genre d’activité sans que cela ne soit pointé du doigt comme une habitude de vieille personne, ou une coutume appartenant au passé. Quelques minutes passèrent jusqu’à ce qu’elle se lève et hoche de la tête avec un sourire en direction de la jeune blonde pour la remercier de son silence et pour avoir respecté ce moment de prière. Elle marcha lentement jusqu’à la porte du temple tout en parlant à la kunoichi de la Brume qui marchait à ses côtés.

Tu es Gine n’est-ce pas? C’est un plaisir d’échanger avec toi.

Sa voix faisait écho jusqu’au plafond de la structure où l’on pouvait apercevoir des motifs décoratifs illustrant le Désert Aride de Kaze, et des hommes portant des matériaux de construction, et au-dessus d’eux, le Dieu du désert qui les guidait dans la bonne direction.

Les Dieux sont tout ce qui nous rappelle à notre humble condition de mortels, ils représentent un pouvoir qui nous dépasse, qui nous inspire, et en même temps, qui nous terrifie. Ils sont nos tuteurs, ceux qui nous guident sur la bonne voie et nous donnent de l’espérance en l’avenir, car cela nous rassure de ne pas être les seuls responsables de notre destin. Les chefs de clan ne sont-ils finalement pas semblables? Des guides en même temps que des incarnations de l’autorité, ils peuvent aussi terrifier pour mieux régner. C’était le cas de l’Impératrice Shima, et ses sacrifices en public pour nous rappeler à quel point nous étions petits comparés à elle et à son Dieu.

Elle avait l’habitude des mots d’esprits de sa comparse Mizuchi qui lui aurait rétorqué dans ce genre de situation que désormais, le Yoake répétait les mêmes erreurs que leurs prédécesseurs mais en les justifiant par le châtiment vis-à-vis des traîtres et des ennemis du peuple.

Toi qui as côtoyé Reikan, quel genre de chef penses-tu qu’elle sera?

Un chef qui inspire la terreur

Un chef qui montre la voie

Un chef qui fait respecter l'ordre

Ces trois qualités à la fois

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