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Tapage nocturne [Mission C - Ema]

Chôkoku Jurôjin
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Jeu 19 Mar 2020 - 22:23
Mission:
 

L’automne est déjà là. Les feuilles rouges se glissent sur les pavés de la rue, emporté par le vent, de là où se trouve maintenant des arbres dénudés. Une image bien triste, accompagnant pourtant bien le retour peu joyeux de la guerre contre Tetsu. On pourrait presque croire que la teinte provient de la tragique perte d’une des Amazone, figure importante d’Iwa. Toutes ces nouvelles auraient pu rendre le village pitoyable, se lamentant sur son sort, perdant l’envie de se battre. Pourtant, la vie continue et plutôt fièrement, surtout après le discours important de la récente Intendante, Hyûga Toph. Elle a su dire les mots qu’il fallait pour relever les têtes, montrant des visages se tournant vers l’avenir à présent. Jurôjin fait partie de ces gens fiers, satisfait du remplacement temporaire de l’ombre et de ses décisions. Si ses blessures ne sont pas totalement guéries, il a fait le choix de repartir dès maintenant en mission. Il ne voulait pas rester les bras croisés alors que les choses vont prochainement bouger pour l’armée. L’activité est plus qu’importante pour espérer une future promotion en ces temps. Naturellement, c’est ce que vise le Genin.

Il ne fallut pas longtemps pour recevoir un ordre d’action. Le jeune homme ne souhaitait pas un rang trop haut, pour ne pas être handicapé par son corps encore légèrement diminué. A cela, il a précisé vouloir l’aide d’un compère, afin de bien mener sa tâche à l’aide d’un soutien. Oui, il a choisi de faire confiance à une tierce personne. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut voir ça. Enfin, une raison se cache derrière. Découvrir le reste des troupes fait parti de ses objectifs. Il a côtoyé certaines personnes, mais encore trop peu pour se dire connaître les effectifs. A cela s’ajoute le prochain tournoi qui devrait se lancer, nécessitant de se faire une idée des autres Genins encore inconnu. Le rang relativement faible de la mission ne devrait normalement pas attirer ou demander un gradé. Il espère donc bel et bien être en équipe avec un sortant récent de l’académie.

Le problème posé est bien particulier à gérer. Réussir à trouver la source de ce trouble nocturne puis de le régler sans causer soi-même de nuisances sonores, une tâche ardue, surtout quand nous sommes avant tout un combattant explosif. L’utilisation du Suiton peut pallier ce problème, mais sera-t-il suffisant ? La maîtrise de l’élément est encore trop incomplète, manquant d’un panel de techniques riche. Finalement, une aide est vraiment bienvenue. Le duo d’enquêteurs se voit donner un point de rendez-vous, en début de soirée, avant que les ténèbres emportent intégralement les rayons de lumière. Le lieu de rassemblement se trouve dans le quartier résidentiel, devant l’échoppe des Chôkoku qui plus est. Une chance pour Jurôjin, lui évitant de trop se déplacer, au vu de la proximité avec le complexe de son clan. Arrivant largement en avance, il attend, tout en prenant le temps d’observer les sculptures d’argile dans la vitrine. Il ne sait pas qui l’accompagnera dans la mission, il espère simplement tomber sur un Genin débrouillard.

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Dernière édition par Chôkoku Jurôjin le Lun 23 Mar 2020 - 10:45, édité 1 fois
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Nagareboshi Ema
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Lun 23 Mar 2020 - 5:02
tapage nocturne;


Une mission de tapage. Ah, les missives qui remplissent sa boîte aux lettres ne sont pas les plus réjouissantes. Revenir à Iwa, faire ses preuves, travailler dur. Voilà une bien belle histoire.
Ses yeux parcourent la lettre à plusieurs reprises, pour s’assurer de ne manquer aucun détail. Aujourd’hui, Ema est un garde-fou, un enquêteur un peu particulier qui va protéger le sommeil de ses comparses. Y a pas à dire, les Genin sont vraiment les avortons du tas. Ils récupèrent toutes les missions les moins intéressantes, avec des contraintes parfois étonnantes.

Non mais, vraiment, comment arrêter un type qui fait du bruit ? Enfin, s’il s’agit bien d’un type. Si c’est autre chose, quelle méthode adopter ?
Elle soupire. Que ne faut-il pas faire pour retrouver sa place, hein ?

Ema se rend au point de rendez-vous, dans le quartier résidentiel. Là-bas, elle doit y rencontrer son binôme. Enquêter à deux, c’est pratique, certes, mais est-ce réellement adapté dans leur cas ?
La Rose met un grand coup dans les côtes de ses doutes, pour les faire taire définitivement. Râler ne la mène à rien. Ce n’est pas parce qu’elle dort peu la nuit qu’il faut que tout le monde soit dans son cas. Ce n’est pas parce que sa réintégration prend du temps et n’est pas simple qu’il faut grogner sur tout ce qui bouge. En bref, faut qu’elle arrête de se plaindre et de polluer son esprit de pensées négatives.

Bon, elle ne va pas sourire pour autant, mais elle va cesser de broyer du noir. Essayer, du moins.

Ema arrive devant l’échoppe des Chôkoku, les maîtres de l’argile explosive. Un art aussi prestigieux que la joaillerie, qui l’intéresse grandement. Les sculptures lui réchauffent le cœur. Ça va un peu mieux. Et c’est quand même pas mal.

Ses prunelles se déposent sur le grand brun qui attend là. Leurs regards ne se sont jamais croisés, ou peut-être rapidement, il y a longtemps. Pas assez pour que ça puisse la marquer. Elle fait un discret signe de main.

« Bonsoir. »

Sa voix ne s’élève pas trop, pour éviter de perturber le voisinage. Tout de même, ce serait un comble.

« Ema. Je suis là pour faire cesser le tapage nocturne. »

Elle se tourne en direction de la rue, l’observe. Pour le moment, il ne se passe pas grand chose, c’est même drôlement calme. Beaucoup trop calme pour que ce soit normal. Rapidement, elle remarque qu’il n’y a aucun animal sauvage, pas un seul rat qui s’aventure par ici. Les rues sont peut-être propres, n’y croiser aucune forme de vie est inquiétant. Elle arque un sourcil.

« Y a pas un chat, ici. C’est pas normal. Peut-être que quelque chose leur fait peur ? »

Peut-être, peut-être que c’est autre chose. Mais dans ce cas, la question est relativement simple. Qu’est-ce qui fait cesser la vie animale, mais parvient à perturber le sommeil de tous ?
Ema reste perplexe. Ça risque d’être une longue nuit.

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Jeu 26 Mar 2020 - 13:34
Le jeune homme n’a pas a patienté bien longtemps. Une fine silhouette se dévoile par une salutation très courte, suivi d’une présentation tout aussi brève. Jurôjin ne peut s’empêcher de prendre un temps avant de lui répondre, essayant de comprendre à qui il avait à faire. Une femme notamment, avec des cheveux rosés et de petits yeux bleus. Un regard qui semble particulier, ou du moins différent des autres shinobi. Il semble manquer un élément, un signe généralement visible dans la prunelle des yeux. Concernant le comportement presque glacial, il sent un certain frein à la communication, comme si elle ne voulait pas plus participer avec son partenaire. Peut-être est-ce la mission en général qui ne lui plaît pas ? Enfin bon, loin de vouloir la critiquer et dévisager, il lui répond.

« Bonjour Ema. Je suis Chôkoku Jurôjin, ton partenaire pour la mission. »

Le regard de la demoiselle ne perd pas de temps pour se balader tout autour d’eux. Découvrait-elle les lieux ? Ou bien encore une preuve qu’elle se fiche de savoir avec qui elle collaborera ? Non, il se trompe dans sa réflexion, découvrant que celle-ci est déjà à l’affût, trouvant l’atmosphère anormale. Sa remarque fait immédiatement revenir à l’élément du jour, le fait de cesser le tapage nocturne. En faisant également attention à son environnement, il trouve en effet louche qu’aucun signe de vie, surtout animalier, ne semble se montrer. Lui qui est habitué à faire régner la tranquillité dans les différents quartiers du village, n’avait même pas remarqué cela. Si sa façon d’être montre un certain désintérêt, elle est finalement plus appliquée dans sa tâche qu’on ne peut le penser. Le Chôkoku doit suivre l’exemple et s’investir lui aussi dans l’enquête.

« Bien vu, je n’avais pas réellement fait attention à ce détail. Comme tu dis, ce manque de présence est signe qu’il y a un problème. La peur peut être l’une des raisons en effet. Après tout, qui aime les nuisances, même dans les animaux ? Je vois deux possibilités de recherche pour le moment. L’une est de faire un tour de ronde dans le quartier, l’autre est d’interroger la localité sur le type de tapage et de la localisation. »

Il se tourne vers l’enquêtrice, afin de voir si elle a une préférence, lui demandant même directement.

« Quel choix te plaît ? On peut bien sûr travailler tous le deux dans notre coin pour couvrir le plus de terrain. Je connais assez bien le voisinage étant donné mon appartenance au clan Chôkoku, je peux donc m’occuper des témoignages. Sinon, as-tu d’autres propositions ? »

Se séparer ne paraît pas idiot. Il semble que les deux aient leurs méthodes personnelles, puis le danger est minime sur cette mission. Le principal est d’éviter d’ajouter davantage de bruit, tout en arrêtant les principaux responsables. Il espère donc pouvoir compter sur son compagnon en ayant son accord, ou alors il veillera à écouter son plan d’action et avisera sur comment agir. Mais le temps passe, alors que la nuit s’apprête déjà à noircir intégralement le ciel…

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Dim 29 Mar 2020 - 1:32
tapage nocturne;


Chôkoku Jurôjin. Au moins, il est du quartier. C’est un premier point intéressant pour la suite de cette mission. Il aura des automatismes qu’Ema ne peut pas avoir. Un avantage non-négligeable, en somme. La Rose hoche doucement la tête : elle prend connaissance de l’information, mais n’estime pas nécessaire de lui répondre.

Néanmoins, le brun se fait une petite place dans son cœur. Il ne pose pas de questions. Il doit comprendre qu’elle ne veut pas spécialement sympathiser, ou parler, puisqu’il enchaîne directement lui aussi. Ils rentrent rapidement dans le vif du sujet, exactement comme Ema le souhaite.

En effet, ici, il n’y a pas d’animal, pas de bruit. Il n’y a aucune vie qui les entoure. Les habitants sont cloîtrés dans leurs maisons, personne ne se balade. Ce ne serait pas un problème, s’il ne faisait pas encore jour. Habituellement, les gens continuent de circuler à cette heure. Là, il n’y a absolument personne. Le moindre cheveu sur le sol perturberait le silence environnant.

Ema observe Jurôjin. Sa piste est intéressante. Se séparer permettrait de ratisser davantage de terrain, en plus de leur permettre d’obtenir beaucoup d’informations en un temps limité. L’art d’être efficace.

Décidément, elle aime bien ce type.

La Tsuchijin hoche doucement la tête. Lui laisser toute la partie discussion présente un intérêt certain : pas besoin de se mêler à la foule, pas besoin de sortir ses plus doux sourires. Elle se contentera de regrouper tous les indices qui lui tomberont sous la main. Un travail solitaire, qui ne nécessite aucune intervention extérieure. Elle, rien qu’elle, coincée avec elle-même. Une perspective réjouissante. Au moins plus réjouissante que le contact humain.

Ema sourit, assez naturellement.

« Faisons comme ça. Je te laisse le voisinage, je vais faire un tour du quartier. »

Ses prunelles balaient les alentours.

« Vu la taille de l’endroit, je dirais … Rendez-vous ici dans une heure ? La nuit sera probablement tombée d’ici-là, ce qui nous donnera un peu de temps pour échanger avant de nous pencher sur les nuisances en tant que telles. »

La Rose hausse les épaules. Cette solution lui paraît être la meilleure, mais son partenaire a peut-être une autre idée ? Pour ne pas avoir l’impression de le forcer, Ema décide de modifier un peu le tir. On ne sait jamais.

« Si ça te semble bien, on peut y aller dès maintenant, je pense. »

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Jeu 2 Avr 2020 - 20:41
Pas besoin de débattre inutilement, les deux cerveaux semblent être sur la même longueur d’onde. Idéal pour collaborer sur la mission. Finalement, un sourire se dessine, changeant son visage de marbre en un minois plein de vie. Un changement brutal pour le cœur et l’esprit de Jurôjin. Il ne pouvait cacher son air surpris. Reprenant sa concentration pendant que celle-ci déplace son regard sur les alentours, fixant par la même occasion une réunion après l’heure passée, il fait un signe de tête approuvant ce qui se transforme en suggestion.

« Je suis à mon tour d’accord avec ton idée. Je te fais confiance pour étudier les lieux. Sur ce, à tout à l’heure Ema. »

Pas besoin de dire le classique « Fait attention à toi ». Il ne la connait pas, puis s’il devait la juger, il dirait qu’elle doit suffisamment connaître ses forces et faiblesses. Elle ne paraît pas si désintéresser, sans quoi elle n’aurait pas remarqué directement le manque de vie autour. Plutôt que la tâche ne doit pas correspondre à elle. Il fait donc un demi-tour et se dirige déjà vers l’une des habitations. Sa connaissance du voisinage est certainement un plus pour lui, ayant déjà une petite idée de qui interroger. De tous les gens vivant dans le quartier, une citadine est bien connue de tous pour se plaindre souvent, de tout et de rien, mais toujours bien informer sur ce qui passe dans le coin. Il ne peut pas ignorer celle-ci en tant que potentiel témoin.

« C’est infernal ! Je ne peux plus dormir tranquillement ! Puis mon doudou, le pauvre… Il ne veut même plus sortir ! Comment vous expliquez ça hein ?! Comment se fait-il qu’après plusieurs jours, nous sommes toujours dérangés dans notre sommeil ? Oui oui doudou calme toi pardon si j’ai crié. Mais sérieusement, faites votre travail bon sens. Je n’en peux plus de cette situation et doudou non plus. Oui câlin, caaalin… »

Une Iwajin de corpulence un peu forte, avec une voix assez aiguë pour vous percer le tympan si elle vous crie dessus. Dans ses bras, un chat gris, tout aussi imposant, semblant paresseux. Néanmoins, ses miaulements et son état montrent qu’il y a en effet quelque chose qui le dérange à l’extérieur de chez lui, tremblant pendant que sa maîtresse parle à la porte de chez elle.

« Ne vous en faites pas, les unités sont sur le coup. C’est bien pour cela que je me trouve ici. Bien que vous dites ne pas pouvoir dormir, qu’est-ce qui vous dérange précisément ? Un bruit particulier ?

- Vous êtes un Chôkoku ! Vous devriez l’entendre aussi bien que moi vu que vous n’habitez pas si loin ! Vous vivez vraiment ici ? Tous s’en plaignent et pas vous ?

- Il semble que mon habitude d’entendre des explosions a fini par limiter mon écoute. On peut dire que je suis assez chanceux.

- Bien mais ça ne règle pas le problème pour nous ! Ces cris d’animaux, c’est insupportable ! Surtout pour doudou, il ne veut plus sortir. Un mon petit… Cessez donc ces aboiements ou hurlements s’il vous plaît !

- Bien entendu madame. Nous sommes sur l’affaire et nous allons agir rapidement. Portez-vous bien. »


Si elle est de nature agacé, son inquiétude quant à la résolution de l’affaire est problématique. Le village vient tout juste de rentrer de guerre, mais voilà qu’elle serait capable de faire une comédie au bureau de l’Intendante pour se faire entendre. De plus, si son influence s’étend autour, ce n’est pas une personne, mais une foule qui débarquerait dans le bureau. Une situation à éviter absolument. Toujours dans sa récolte d’information, il passe dans d’autres logements, où il peut voir des personnes fatiguées, devant travailler le jour et se reposer la nuit, du moins, ils essaient de trouver le repos nécessaire. Ils évoquent à leur tour des cris d’origines animales, mais ne parviennent pas vraiment à définir un lieu précis où cela se produit. Des bêtes sauvages dans les rues ? Serait-ce la raison de la peur des animaux domestiques ? Mais d’où viendrait-elle ? Au moins il y a une piste, que le Genin ne va pas hésiter à partager. Sa collaboratrice doit sûrement avoir trouvé quelques éléments, appuyant les faits récoltés. L’heure approchant et ne gagnant guère plus en information, il se dirige vers le point de rendez-vous, avec l’espoir d’avancer dans l’enquête.

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Lun 27 Avr 2020 - 14:31
L’heure tourne, mais toujours aucune présence de sa partenaire du jour. Elle avait défini l’horaire, précisément parce que c’était le temps qu’il lui fallait pour faire le tour du quartier. Impatient, le colérique de nature se voit en charge de retrouver l’oiseau. Il pourrait continuer l’enquête seul, ignorer la collaboration de la kunoïchi, mais si vraiment elle avait juste eu besoin de plus de temps, il s’en voudrait. Ne préférant donc pas blâmer trop vite, il se met en marche, cherchant un indice sur la position de celle-ci. Puis, autant observer lui-même pendant qu’il y est. Les yeux ne peuvent pas tout voir. La demoiselle aurait pu louper des éléments sur son passage.

La luminosité perd en puissance, laissant les ombres se mélanger petit à petit avec l’obscurité. Heureusement, les lanternes prennent le relais, laissant la visibilité à tout vagabond des rues. Du moins, du seul pour le moment, toujours à la recherche d’Ema. Inquiétude et colère se mêlent. Que peut-elle faire alors que l’enquête doit être résolu rapidement ? La vérité se dévoile, en même que le regard du Genin se pose sur le corps au sol. Il s’empresse, prenant son pou afin de vérifier son souffle. La faucheuse n’est pas passé, heureusement. En revanche, des blessures sont bien visibles. Des griffures au niveau de son visage. De son diagnostic de combattant, le coup a sûrement projeté son corps au sol, subitement, provoquant un évanouissement. Sans attendre, il la transporte vers l’hôpital le plus proche. Ouvert à toute heure, l’établissement prend en charge la blessée et parvienne à émettre une hypothèse sur l’agresseur. Les marques semblent provenir d’un animal, des griffes se trouvant sur une des pattes précisément. Jurôjin repense donc au principal témoignage, lui affirmant que ce sont des hurlements de bêtes qui dérangent les alentours. Un animal sauvage serait à Iwa ? Comment pourrait-il bouger librement sans que les autorités ne le découvrent ? Au moins, il sait à peu prêt ce qu’il doit chercher…

Son travail continue, malgré l’abandon nécessaire de sa partenaire. L’enquêteur est donc maintenant seul, ayant comme seul indice, la présence d’une bête dans les environs. Cela expliquerait également pourquoi aucun animal domestique ne souhaite parcourir les rues. Pour ce qui est de l’homme, il faut croire que les bruits dérangeants leur sommeil font que le corps ne veut que du repos, repoussant à plus tard une promenade. Il faut donc en terminer aujourd’hui, afin que les troubles ne continuent pas plus longtemps, mais aussi éviter de futures victimes, comme Ema. Elle s’approchait sûrement de la cause, expliquant la raison de l’attaque. Si seulement il avait pu avoir quelques indices supplémentaires pour la suite…

La patrouille dure, encore et encore. La lune exerce son plein droit, brillante et ronde. Cela fait plusieurs nuits d’affilés qu’elles se montrent entièrement, sans cacher sa forme. Les étoiles l’accompagnent, pouvant laisser place à l’imagination, afin de découvrir différentes formes, comme on pourrait le faire avec des nuages. Jurôjin lui préfère fixer la belle, perdant son regard dedans, profitant du moment pour réfléchir à ce qui se passe. Bête sauvage, hurlement animalier, pleine lune… Il se croirait presque dans un contre enfantin. L’homme, se transformant en monstre, lorsque la pleine lune s’élève. Il secoue sa tête, se trouvant pathétique de penser à ce genre d’histoire. Pourtant, la réalité s’en approche… Un cri surgit. Un long son, ne pouvant pas tromper sur son origine.

« AHOUUUUUUUUUUUUUUUU »

Il semble que l’histoire ne paraisse pas si invraisemblable. Aucune preuve qu’un loup-garou se promène en plein Iwa, mais ne pas le penser serait assez déraisonnable. Pas un moment à perdre, le Genin se précipité une nouvelle fois, pour trouver sans perdre un instant le fauteur de trouble. Il s’approche, marchant dans les rues, afin de ne pas sauter de toit en toit et provoquer plus de bruits.

« Grrrrrr… wa ! »

Il n’est pas le seul en mouvement, alors qu’il arrive sur place. Il a pu voir une ombre, pas plus grosse et haute que lui, s’échapper entre deux maisons. Aucun moyen de confirmer ce qu’est la chose aperçue brièvement. Il passe à sa poursuite, en faisant attention de ne pas déranger le voisinage. Une immobilisation va être importante. C’est là qu’il est satisfait d’avoir demandé à Ryoko de lui apprendre la prison aqueuse. Elle n’a pas encore eu l’occasion d’être utilisée, mais voilà que le moment est propice. Il rattrape le fuyard, voyant ses déplacements à quatre pattes. Une bête, sans en douter. Ce qui l’intrigue plus, c’est le manque de pilosité sur le corps de celle-ci. Un propriétaire qui l’aurait maltraité, jusqu’à la raser presque entière, puis abandonner dans Iwa ? Une hypothèse probable, plus que la présence d’un loup-garou. Pour en finir au plus vite, le Chôkoku se propulse grâce au Chakra, afin de réduire la distance, jusqu’à pouvoir placer son entrave. Un signe, main en avant, l’eau entour sans laisser une chance. Suspect arrêté. Tout peut enfin se dévoiler.

« Qu… Quoi ?!... »

Surprise. Ce n’est en rien un animal. C’est un enfant, ou un pré-ado. Le plus choquant, c’est son air, plus sauvage que certains animaux. Ses cheveux sont longs, ébouriffés, poussiéreux, gras, abîmé. Son corps est sale et parsemé de griffure, provoqué sans aucun doute par ses longs ongles. En bref, un être primaire, comme s’il n’avait jamais été pris en charge par une famille. Ce n’est peut-être pas un animal qui a été abandonné, mais un enfant. Alors que la surprise le frappe encore, il sent une ombre derrière lui. La présence est plus forte que celle de l’humain devant lui, comme une menace planant au-dessus de lui. Réflexe de combattant, il retire l’immobilisation et s’écarte du potentiel danger. Ses yeux le voient. La vraie bête se montre enfin à lui. Une panthère, aussi noire que les ténèbres.

« Grrrrr.
- Rya ! »


Un humain sauvage et le sauvage lui-même sont côte à côte. Un duo problématique pour le seul enquêteur encore debout. Comment s’en sortir dans un combat ? L’immobilisation est utile, mais inutile dans un échange contre plus d’un adversaire. Il faut donc la jouer fine, plus fine que jamais. Réfléchir. Vite. Pense. Trouve. Comment faire ? Un éclair le frappe, lui donnant peut-être la solution. Il se détend, ne voulant montrer aucune agressivité à l’encontre des animaux. Il se pose en seiza, calmement. Il s’incline devant les deux êtres, comme une invitation à discuter. Le combat n’est pas nécessaire. Seul un guerrier barbare force l’affrontement. Le vrai combattant va chercher la solution la plus pacifique, où le dialogue est préférable. Dans la situation, parler est problématique. Jurôjin prévoit donc de le faire d’une manière significative, où ses gestes devront être le moins agressif possible, pour comprendre qu’il ne souhaite encore mal. Mais là encore, la surprise est grande.

« Hum… Que veux-tu jeune homme ? Pourquoi perturbes-tu notre sortie nocturne, en attaquant mon enfant ? Surtout pour s’incliner devant nous, comme si de rien n’était. »

La panthère s’adresse à lui, comme s’il normal pour elle de communiquer avec elle. Il est stupéfait, encore plus que précédemment.

« Parle ! Sinon je t’arrache la gorge, humain.
- Ryarya ! Grr ! »


La grosse patte féline vient caresser la tête de la bestiole à ses pieds, comme pour signaler de se calmer un peu. Une grande respiration pour Jurôjin, puis le voilà entrer dans un échange original.

« Pardonnez ma précédente action. Il se trouve que je suis un enquêteur. Des bruits dérangent le quartier, je me devais donc de trouver et d’arrêter la cause. Une autre personne m’accompagnait mais je l’ai trouvé inconsciente un peu plus tôt. Pour éviter toute blessure, j’ai voulu agir rapidement pour arrêter ce que je pensais être l’agresseur. Puis j’ai vu que ce n’était qu’un enfant. La suite, vous la connaissez.

- Je vois. Cette fille était donc ta collègue hein ? Vous avez eu la même réaction, en attaquant mon enfant. Tu as été plus chanceux qu’elle, mais également moins agressif. Elle avait utilisé une sorte de corde étrange sur lui, tandis que toi tu l’as piégé dans une bulle inoffensive. Je t’en veux, mais moins qu’elle.

- Je comprends, mais comprenez aussi que nous ne faisions que notre travail. En aucun cas nous voulions le blesser, juste l’attraper. Mais maintenant que nous parlons ensemble, pouvez-vous m’expliquer qui vous êtes, vous et l’enfant ?

- Hmm… Compliqué… Je suis le gardien de l’enfant. Ma maîtresse est partie il y a longtemps, me laissant en charge son enfant. Cela devait être un voyage court, mais elle n’est jamais revenue. J’ai donc dû m’occuper de lui comme je pouvais. Au fur et à mesure, il s’est rapproché de moi, me mimant. Il est donc devenu une bête à proprement parlé. Cela a duré, encore et encore. Pour éviter les problèmes, nous sortions de nuit. Jusqu’à maintenant, tout allait bien. Puis, vous êtes arrivés.

- Vous sortiez que la nuit ? On n’a jamais eu vent de bruits gênants le voisinage. Est-ce que quelque chose a changé dernièrement ?

- Maintenant que tu le dis… Il semble plus agité. Pas de l’énervement, mais comme une envie de jouer constamment. Il est devenu assez bruyant c’est vrai, mais bon je suis une panthère, cela m’importe peu. Tant qu’il est content, tout va bien.

- Il est naturel de penser à son bien-être. Cependant, je suis navré de vous dire que cela nuit à notre communauté.

- Et alors ? »


La pression monte, tandis que les griffes effritent le sol et que les oreilles sont prêtes à entendre la moindre erreur. Comment lutter contre cette force de la nature ? Il faut manier correctement les mots, car la mort elle est proche…

« Je pense que ce lieu ne vous convient pas pour ça. La preuve, nous entravons votre liberté en ce moment même non ? Ne seriez-vous pas mieux dans un endroit plus vaste, plus naturel que la roche urbanisée ici ? »

La bête est songeuse. La proposition a l’air de remettre en doute leur façon de vivre. C’est le moment pour la dominer par la pensée.

« Nous pourrions vous aider à trouver un lieu meilleur. Si ce garçon est né ici, alors il a des droits. Nous pouvons lui donner un encadrement qui lui convient. Certes il a vécu en tant qu’animal, mais il peut encore vivre en tant qu’homme. Bien entendu, nous ne vous séparons pas. Tout comme vous, nous ne voudrons que son bien. Cependant, il va falloir collaborer. D’abord, en apprendre plus sur la mère de l’enfant. Puis, on veillera à lui trouver un petit paradis, hors du village s’il le faut, pour qu’il puisse vivre comme il le souhaite avec vous. Qu’en pensez-vous ? Ce ne serait pas mieux que sortir que la nuit, dérangé par des hommes tel que nous ? »

La bête, après un moment, soupire. Elle ne semble pas vouloir débattre, mais ne refuse pas pour autant. Elle acquiesce et tandis qu’elle lèche de sa grosse langue, puis le prenant dans sa gueule, fait signe de le suivre à Jurôjin. Sur le chemin, un brin de causette, comprenant un peu plus en détail la vie que le duo sauvage a vécu. Une vie hors du système, mais tout aussi bienveillante. Comme quoi, les liens d’une famille ne sont pas renforcés forcément par le sang, mais par la façon dont on peut vivre ensemble. Une belle histoire, bien que le Genin ne puisse avoir que de la pitié pour le jeune. Passant plusieurs journées ensemble, il n’est pas facile de faire tout ce qu’il faut pour donner la vraie liberté à ces deux animaux. Tâches administratives, explication aux autorités compétentes, rapport sur la situation… Au moins, la colère et peur des uns et des autres est lointaine. Jurôjin essaie même d’apprendre quelques manières à l’enfant, sans grand effet pour le moment. Après une semaine, tout semble correct. L’enquêteur peut enfin dire que la mission est bouclée. Une équipe prend la relève, s’occupant de la future nouvelle vie de la panthère et du garçon. Une drôle d’histoire dans laquelle s’est lancée le Chôkoku, sans oublier Ema. Il n’a pas manqué de lui rendre visite, lui expliquant ce qui s’est passé durant la mission. Il l’a quitté, en espérant la revoir plus tard, pour réaliser un meilleur duo la prochaine fois.

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