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Nous étions soldats [PV Miyuki]

Nō

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Sam 21 Mar 2020 - 14:51
C'était le lendemain du concours. La Kenpei avait, la veille, ouvert ses portes à quelques trente nouveaux shinobis qui viendraient grossir ses rangs. "La main de la justice", c'était le nom donné à l'unité spéciale de ninjas qui assurait, à Kirigakure no Sato, le rôle d'une police militaire. Les membres de cette unité se devaient d'être irréprochables, des modèles de conduite pour le Village… Non seulement sur le plan légal du terme, mais aussi, théoriquement, sur l'aspect moral et philosophique. Pour ces raisons, l'examen d'entrée avait à la fois consisté en un test écrit visant à évaluer la culture de chacun quant à des trivialités sur le village et le pays de l'eau en général, ainsi qu'en un interrogatoire dirigé par le taciturne Yamanaka Tazô. Les questions qu'on leur avait posées étaient aussi diverses qu'intéressantes : elles allaient de leur vision de la justice à leur avis sur les supérieurs hiérarchiques absolus des brigadiers de la justice. À savoir le Mizukage et le Lieutenant-Général. Nō était très loin d'idéaliser le système politique en place à la Brume, mais pouvait se targuer d'avoir rapidement compris que d'autres personnes au tempérament différent du sien ne rentraient carrément pas dans certaines bonnes cases requises à l'intégration chez les "flics". Lui-même pensait au départ ne pas être forcément taillé pour ce rôle. Mais si les examinateurs en avaient décidé ainsi, c'est sans aucune impression d'usurper sa place qu'il arborait le brassard de la police militaire, au retour du discours laconique adressé par Yasei Reikan aux autres recrues.

Parmi les candidats, il avait reconnu deux de ses camarades épéistes. C'était intéressant de voir que les membres de ce groupe si restreint s'étaient massivement inscrits pour concourir à la fonction de gardiens de l'ordre. Sur cinq épéistes, dont le chef de clan et Mizukage, trois avaient participé à l'épreuve de sélection. Jiro Ikaku, Miyuki Mawehara, et lui-même. Mais sur ces trois Sabreurs, seuls deux portaient désormais le brassard. Nō soupçonnait que c'était pour critères psychologiques que le second parmi les membres du Conseil n'avait pas eu droit à l'honneur de rejoindre la Kenpei. En effet, il avait beau être un combattant de talent, affublé du sobriquet de "Sanguinaire", son tempérament était aussi chaud que sa lame. Difficile de l'imaginer répondre à des ordres donnés dans un cadre aussi strict que celui de la police… Du moins, de ce que pensait savoir Narotama de son coéquipier. Ce n'était d'ailleurs pas plus mal, sans doute, si Miyuki et lui ne se retrouvaient pas au sein d'un groupe de cette nature. Leur relation avait su se montrer électrique, et la différence de tempérament entre Jiro et la propriétaire de Senritsu faisait douter Nō quant à la possibilité pour ces deux-là de travailler en équipe. Ça s'était vu que ce soit lors de l'épreuve de cohésion organisée par Saji ou encore pendant le premier Conseil, où Jiro n'avait pas hésité à relever le manque d'expérience de ses camarades.

La lourde Hiramekarei trônait sur son dos, momifiée qu'elle était sous les bandages blancs signifiant que son pouvoir était inactif. Elle semblait peser lourd, et le bon sens questionnait légitimement l'utilité de créer une arme aussi grande. C'était comme si elle avait été forgée pour un géant, et l'entraînement quotidien auquel s'adonnait le soldat prenait ce paramètre en considération. La plupart des épéistes étaient plus rapides que lui à cause du poids de son épée. Aussi, bien que Jiro ait relevé un manque d'expérience dont il conviendrait aisément, il pouvait en revanche affirmer tout faire pour combler ce retard de puissance. La réunion de briefing des nouveaux tōrikushi avait commencé aux premières lueurs du jour, et s'était achevée bien vite. S'il devait prêter un adjectif pour décrire le discours de Reikan, ç'aurait été : concis. Tout avait été dit, sans faire de fioritures, on était loin des grands discours sans aucun sens que certains pouvaient servir. Alors qu'il appréhendait son nouveau rôle, Narotama vit non loin l'autre blonde de son groupe d'épéistes. Elle était évidemment aussi venue assister au discours de la Féline. Des pas mesurés menèrent rapidement Nō à la rejoindre, serpentant au milieu de la brume qui envahissait les alentours du QG à cette heure matinale. Taciturne comme il avait l'habitude de l'être, Nō ne connaissait encore pas bien ses camarades épéistes malgré les événements récents. Mais il se devait de faire un effort, n'est ce pas ? C'est pourquoi le Xanthe approcha et, s'éclaircissant la voix, il lâcha d'un ton monocorde :

" Salutations Mawehara-san. Bravo pour ton intégration au sein de la Kenpei ", fit-il très simplement. C'était une bonne façon de lancer la conversation. Du moins, il le croyait.

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Mawehara Miyuki
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Dim 29 Mar 2020 - 20:17
Miyuki sortit de chez elle très tôt. La veille avait eu lieu un concours. Un concours d'entrée à la Kenpei, la police de Kirigakure no Sato. Et comme elle l'avait souhaité, la jeune femme blonde y avait participé, et elle était parvenu à être retenue dans les nouveaux officiers de l'organisme de protection du village de la Brume. Satisfaite, elle marchait désormais rapidement à travers les rues de la cité vers le poste de police, là où ils avaient tous eu rendez-vous en cette matinée pour recevoir uniformes et entendre un discours d'un gradé. Quelqu'un qui leur expliquerait ce qu'allait être leur futur ici même.

Découvrant la Capitaine Yasei Reikan, une femme magnifique et puissante à en croire les rumeurs, la Mawehara l'avait écouté avec la plus grande attention. Elle était une preuve supplémentaire que les femmes avaient parfaitement leur place dans les hauts grades, ce dont certains hommes s'amusaient à douter depuis que Watanabe Shiori n'était plus. La Mizukage avait laissé un vide en la matière, certains s'étaient empressés de remettre la faute sur son statut de femme. Des imbéciles comme il y en avait souvent. Mais à chaque nouveau signe de victoire de la gente féminine, Miyuki ne pouvait s'empêcher d'avoir un petit sourire. Si c'était possible, alors elle ferait de même.

Ressortant de la bâtisse après le discours efficace de la jeune Capitaine, Miyuki entendit des pas rapides derrière elle qui la rejoignirent. Ne se retournant pas pour éviter de vivre le malaise de "Je croyais que tu voulais me parler mais en fait tu marches juste plus vite que moi et du coup je suis nez-à-nez avec toi alors que je te connais pas.", la jeune femme patienta jusqu'à ce que la voix l'interpelle explicitement, après quoi elle tourna enfin la tête vers l'homme dont elle avait reconnu le timbre. C'était un sabreur lui aussi. Nô. Le porteur d'Hiramekarei. Une arme réputée pour sa violence parmi les lames du clan.

« Ohayo gozaimasu. Félicitations à toi aussi. C'est quoi, ta motivation pour l'avoir rejoint ? »

Lançant directement un sujet plutôt que de rester silencieuse alors qu'un vent léger venait les pousser dans le dos vers le Grand Dojo, la blonde aux yeux gris-bleu avait planté ses pupilles dans celles de l'homme qui marchait à ses côtés. Elle ne le connaissait que très peu, n'avait pas véritablement apprécié le peu de soutient qu'il avait apporté à l'Ikaku lors du Conseil, confortant le bourrin dans sa position alors qu'il ne faisait que se comporter en imbécile heureux.

« Je suis en train de me rendre compte que je ne sais même pas ce que tu sais faire à part manier ta lame. C'est quoi, tes autres domaines de prédilection ? »

Essayant d'enchaîner un peu une discussion pour ne pas s'ennuyer à mourir pendant la traversée de la ville, la demoiselle gardait une bonne allure pour limiter les chances qu'un blanc s'installe.
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Nō

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Jeu 2 Avr 2020 - 22:59
Clac, clac, clac


Le bruit de ses geta en bois contre le sol humide de la cité brumeuse faisait le métronome de leur conversation. Deux blonds marchant côte à côte, ça aurait pu être le début d'une blague. Mais la seule chose comique à ce moment-là, c'était la taille ridiculement grande de l'épée du blond, au masculin. Celui-là même qu'on appelait par le très original sobriquet " Le Xanthe ", et qui quand il ne répondait pas à ce surnom répondait à celui de " Nō ". En outre, il doutait que les autres sabreurs, qui constituaient ses principales fréquentations issues du monde shinobi, ne connaissent son véritable prénom. Chose qui ne le dérangeait pas au demeurant. Il le trouvait un peu prétentieux à porter. Et comme la vie était un mouvement circulaire sans fin, à l'instar des trois tomoes qui composaient le symbole de son clan, porter une épée telle qu'Hiramekarei était aussi un peu prétentieux, tout comme le fait de porter la réputation d'être par défaut un des meilleurs bretteurs de Kiri rien que par son titre. Être tōrikushi, en revanche, ça ne l'était pas. Ça voulait dire être au service de la Cité, être un simple pion de l'ordre et du bien commun. Si tant est que ces notions aient une réalité concrète. Les paroles de la Danseuse le ramenèrent vite à la réalité terre-à-terre.

" Ma motivation ? " répéta, psittacique, l'homme au galurin rayé. L'instant d'avant, il regardait la kunoichi dans les yeux pour l'écouter parler, mais manifestement sa question nécessitait une réponse qu'il devrait trouver autre part. Son regard se déplaça sur le brassard qu'il portait au bras droit, insigne de son statut de membre de l'unité spéciale baptisée " Main de la Justice ". Des histoires de justiciers, il en avait paradoxalement entendu beaucoup dans son avance. Et pourtant, la légalité n'était pas quelque chose que sa famille s'attachait, à l'époque, à scrupuleusement respecter. Être marchand d'armes à Ame no Kuni impliquait d'être à la base d'une chaîne de mort, un lien invisible de causalité menant au drame et dont les forgerons étaient l'événement initial. Dieu fit l'Homme, et les forgerons les mirent sur un pied d'égalité. Toujours était-il que, petit, Narotama rêvait de devenir un justicier.

" Hé bien ils font de jolis brassards, tu ne trouves pas ? J'en voulais un moi aussi ", finit-il par répondre après quelques secondes de flottement, ses yeux verts retrouvant ceux de son homologue féminine. Surréaliste, la phrase n'était pour autant pas accompagnée d'un changement de ton ou d'expression quelconque qui aurait pu donner un indice sur sa nature de plaisanterie… Le tempérament apathique du jeune homme rendait difficile de deviner les fois où il plaisantait ou non. Chose qui se confondait pour lui à l'évidence, bien sûr, mais qui se révélait être un facteur de disputes dans son entourage. Ça finissait par devenir désagréable, cet éternel sourire en coin et cette manie de ne prendre les choses au sérieux que si peu souvent qu'on en finissait par croire que rien ne comptait pour Nō. Bien sûr, il n'avait rien d'un insensible et bien au contraire, mais l'adjectif " expressif " n'était pas celui qui lui correspondait le mieux. Après cette réponse qui n'en n'était pas vraiment une, succédée par une question qui n'en était pas vraiment une autre, le jeune homme finit par reprendre la parole. Il en oubliait presque ses manières.

" Et toi ? Pourquoi entrer à la Kenpei ? " finit par demander Narotama alors que leur chemin vers le Grand Dojo continuait. Il avait au départ simplement décidé de suivre la jeune femme histoire de discuter un moment, mais le hasard avait fait qu'ils avaient tous deux manifestement prévu de se rendre dans le même lieu. S'il n'avait pas d'a priori particulier concernant la possesseuse de Senritsu, l'envoûtante et si dangereuse épée au pouvoir sonore, le membre de l'Onryô pensait savoir que celle-ci était femme à ne pas négliger son entraînement. Quelque chose qu'il respectait.

" Je ne suis même pas un grand épéiste tu sais. Je ne suis qu'un simple novice. Mais ce novice touche un peu au ninjutsu, Saji-sensei l'y ayant initié, ainsi qu'aux sceaux… En dilettante ", répondit-il quand aux dernières questions de la Mawehara. Mais l'assertion de la jeune femme le concernant était aussi vraie en inversant les rôles. Raison pour laquelle il lui demanda à son tour : " Et toi ? Je ne t'ai pas non plus vue faire étalage de tous tes talents " fit-il, son éternel rictus ornant le coin droit de ses lèvres.

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Ven 29 Mai 2020 - 2:12
Marchant aux côtés du Sabreur, Miyuki l'observait tout en lançant une première question, essayant d'en découvrir un peu plus sur son collègue qu'elle ne connaissait au final presque pas. Elle observait ses réactions, le mouvement des yeux de l'homme, détaillait sa posture. C'était flagrant qu'il était un combattant pour quiconque avait un oeil averti. Elle avait remarqué cette différence entre les adeptes des armes au corps à corps et les autres, ceux qui se fiaient surtout à leur ninjutsu. C'était infime, mais la blonde le captait à chaque fois qu'elle y prêtait attention. C'était quelque chose qui transparaissait aussi clairement que s'il l'avait crié pour elle, bien que c'était sans doute très différent pour la plupart des gens.

« Oui, ta motivation, qu'est-ce que c'est qui t'a poussé à rejoindre cette unité ? »

Réaffirmant sa demande comme pour lui assurer qu'elle n'aimait pas qu'on la laisse sans réponse, elle attendit à nouveau quelques instants et soupira lorsqu'il esquiva pour parler des brassard. Comme si elle en avait quelque chose à faire.

« Si tu veux pas en parler, dis le. Mais esquive pas comme ça, j'ai l'impression que tu me prends pour une conne et j'aime pas trop ça. »

Assez tranchante, elle enfonça ses mains dans ses poches et continua d'avancer un moment, jusqu'à ce qu'il ose lui poser la même question en retour. Elle soupira un peu avant de lui répondre.

« Tu manques pas d'air... Moi c'est pour rejoindre le Shiden. Je compte devenir la meilleure combattante mais je veux pas de poste à responsabilités. Du combat, de la protection, c'est tout ce qu'il me faut. C'est mon seul domaine de prédilection. »

Miyuki continua d'avancer, tranquillement, avant de réessayer de lancer une conversation. Avare en paroles, il n'était pas trop du genre à poser des questions, à s'intéresser aux autres en plus de jouer au mystérieux. Enfin, au moins avait-il réellement répondu cette fois-ci.

« Je vois. Moi aussi j'apprends les bases du Ninjutsu. Mais je suis nulle encore. Et je m'entraîne pour mieux me battre à mains nues. Je pars du principe que je n'aurais pas toujours Senritsu dans les mains, j'estime devoir être capable de continuer de me battre. Comme ça, même si je décide de donner la lame à mon disciple un jour, je pourrais toujours l'éclater en combat pour lui rappeler qui est le professeur. »

Un petit sourire aux lèvres, la Danseuse s'étira, alors que le Dojo apparaissait au loin. Ils avaient la journée de libre par rapport à la Kenpei, autant la mettre à profit en faisant travailler sa lame.

« Un petit entraînement, pour voir ce que ça donne en pratique, ça t'intéresse ? Maintenant qu'on y est, autant voir ce que ça donne en vrai au lieu de juste parler. Non ? »
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