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l'amour du désert (Keiji)

Uzumaki Ko
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Jeu 26 Mar 2020 - 22:06
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Kaze ne changeait jamais, alors que ses habitants si. Peu importe les folies de la paix et de la guerre, ce bac à sable restait sous un soleil brûlant et cachait de nombreux secrets dans l’infini de ses dunes. Un charmant paysage qui amenait les visiteurs à se perdre, pour toujours. Même pour un Kazejin banal, ce chemin ne promettait pas la lumière. La médecin du désert possédait possiblement la chance au creux de ses mains, ou peut-être une orientation très fière, mais la vérité était beaucoup plus simple : les étoiles. Il était plus facile de se perdre à la lueur du jour que sous une lune souriante. Habituée de marcher la nuit, elle ne se souciait pas de rencontrer un danger, mais plutôt quelqu’un en danger.

Ses pieds nus profitaient de la liberté, s’enfonçaient dans le sable encore chaud et ne se souciait pas des bêtes venimeuses. Un simple scorpion n’allait pas l’anéantir. Ko s’éloignait du manoir Asaara, loin des trois autres membres, loin de ce qui devenait sa nouvelle vie. Entre sa dernière mission, les blessures imposantes et les rencontres, Ko ne se permettait plus de vaguer seule. Cette nuit était une exception. Malheureusement, la température embêtait les plans prévus, mais la médecin continuait d’avancer dans les rafales de vent. Étrangement têtue pour une rare fois, elle continuait, continuait et continuait, toujours plus à l’écart de ses proches. C’était le pouvoir de Kaze, une étrange fascination à avancer en se disant : un peu plus loin et il y aura de quoi me sauver.

Sans surprise, le souffle de Kaze vint fouetter la jeune femme. Elle se protégea en croisant ses bras devant son visage, les pieds qui tentaient de rester stables. Les nombreux plis et tissus de sa robe se soulevèrent, dévoilant ses jambes et ses muscles qui résistaient. C’était digne d’une tempête cette condition, et ce ne serait pas étonnant que ce soit le cas. Le pied gauche toucha soudainement un objet froid, petit. Distraite, Ko se pencha pour récolter ce qui semblait être un briquet argenté, très joli, très brillant. Mais le vent la rattrapait et la repoussait sur le sol. Les grains de sable devenaient douloureux, mais la médecin restait calme. Elle tenait fermement le briquet dans sa paume droite, celui-ci reflétait la lumière de la lune. Elle était seule et pourtant, le briquet n’était pas très enfoncé dans le sable, c’était étrange.

Impossible de réfléchir plus longtemps, Ko, toujours au sol, réceptionna le bas de sa robe en pleine gueule, complètement aveuglée. Utiliser son doton aurait été une bonne solution.



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Asaara Keiji
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Ven 27 Mar 2020 - 16:10

Il avait fait chaud aujourd’hui, comme d’habitude à vrai dire. Kaze no Kuni n’était pas une des terres les plus accueillantes, il fallait s’y habituer, la vivre et Keiji s’en était plutôt bien acclimaté.
Après tout, le jeune Asaara pouvait paraître lui-même comme étant fait de sable, pour de simples néophytes, mais cela était tout simplement plus beau que ça. Il contrôlait le sable, faisant de ces derniers petits grains de sable tout ce qu’il voulait.

L’errant l’avait d’ailleurs prouvé aujourd’hui, sa mission avait été simple et il fallait bien remplir son porte-monnaie et aussi son ventre. Pour ça, on lui avait promis un lit pour la nuit, un repas bien fourni et des pièces sonnantes et trébuchantes, et le but n’était pas bien compliqué. Même pas besoin de tuer ici.

Un marchand plus ou moins bourgeois selon l’endroit où il se situait avait demandé les services de Keiji pour une mission assez particulière. Au fil de sa journée, il avait dû suivre la femme du marchand que ce dernier soupçonnait de le tromper, afin de faire valider ou non cette hypothèse.

Rien de plus simple, il était facile de suivre une femme dans ces ruelles quant au moindre danger l’on pouvait se cacher dans le sable. Mais cela n’avait rien eu de bien excitant, la marchande avait passé sa journée a traiter avec différents artisans ci et là dans la ville, récupérant ici du vin qu’elle échangeait là contre de la soie. L’intérêt ici était simple, faire monter la valeur de ces marchandises et ainsi obtenir un bon ratio vente profit en fin de journée.

C’est alors que la dame fit étape dans une maison, vérifiant prudemment que personne ne la suivait avant de toquer plusieurs fois pour entrer. Malheureusement, Keiji n’était pas derrière elle à ce moment mais bien au-dessus (vous ne connaissiez pas les nuages de sable?).  Après des vérifications à travers les fenêtres de l’habitation, il apparaissait que la dame n’allait pas retrouver un amant à la fin de sa journée mais bien une amante.

Quelques minutes plus tard, Keiji partait en direction d’une taverne pour y passer la nuit, la poche bien remplie par des pièces toutes neuves que le marchand lui avait remises en apprenant que sa femme ne fréquentait pas un autre homme. Il n’avait pas besoin d’en apprendre plus sur ce que faisait sa femme et ce n’était pas les affaires de notre errant il avait rempli sa part de marché.

Le repos était bien mérité en quelque sorte et puisque la fin de journée approchait, un godet ou deux ou plus d’une bonne bière allait lui permettre de faire des beaux rêves jusqu’au lendemain, en espérant que sa bourse de monnaie tienne la route.

Mais alors que le kazejin approchait de l’endroit visé afin de répondre à cette envie plus que spontanée, le vent se leva et avec lui le sable à son tour. Cela ne gênait pas trop Keiji  qui était habitué à la sensation du sable chaud contre sa peau mais cette fois il ne s’agissait pas d’une simple bourrasque mais plutôt d’une tempête.


- Merde…

L’errant remit la cigarette qu’il avait sorti sa poche sur le torse à sa place, il s’en grillerait une plus tard mais il n’eut pas le temps de ranger son briquet qui prit le vent et roula sur le sol. Une bourrasque lui fit remonter un bout de son manteau devant les yeux ce qui l’empêcha de voir la trajectoire que prenait son briquet.

Mais il ne pouvait pas perdre cet objet, pas comme ça néanmoins, il faudrait lui passer sur le corps pour lui enlever ce souvenir qu’il tient de son ancienne vie en tant que protecteur de la caravane de sa famille.

Mais alors qu’il entrait dans une autre ruelle sur sa droite, il aperçut devant lui une ombre qui se pencha sur le sol vers ce qu’il crut voir être son briquet, mais une bourrasque fit tomber cette ombre sur le sol et une seconde lui envoya un bout de son vêtement dans la figure.

Keiji ne rigola pas, il venait tout juste d’être victime des caprices venteux mais il s’approcha de l’individu devant lui et ramassant son briquet au passage proposa son aide à l’inconnu en lui tendant la main :


- Je peux peut- être vous aider, j’ai vu que vous êtes tombé à cause de mon briquet, il ne fallait pas se donner tout ce mal.

Protégeant alors sa tête du sable qui tournoyait encore à cause des vents qui devenaient de plus en plus mordants, grâce à un infime barrière de sable devant son visage, il rajouta :


- Peut – être pourrions nous commencer les présentations à l’abri du vent ? Je paye la première tournée, naturellement.
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Uzumaki Ko
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Sam 28 Mar 2020 - 17:13
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Le drap de tissu sombre se frottait aux courbes de ses joues et de son nez. Elle ne souffrait pas moins du sable qui se collaient à la peau de ses jambes comme des morceaux de verres. Une drôle de comparaison qui, habituellement, la ferait sourire, mais la température ne lui accordait pas ce petit plaisir. Elle se demandait si la tempête allait la dévorer comme les pyramides sous terre ou si son corps allait se motiver à bouger. Le questionnement la poussait à rester au sol, inerte, sans défense et la robe toujours au vent. Celle-ci bougeait d’un sens à un autre, permettant parfois de voir au loin.

Elle se voyait.

Une ombre dans le désert, peut-être sans visage, qui offrait sa main aux blessés. Ce serait étrange de rencontrer son reflet humain, mais plus la silhouette approchait, plus elle perdait espoir de rencontrer sa propre personne du passé ou du futur. Une figure masculine se dévoilait, élancée et confiante. Celle-ci capturait le briquet comme s’il était sien. Une réplique serait inutile puisque Ko devinait que l’objet venait de retrouver son maître. Le maître en question lui offrit sa main, et elle ne refusa pas.

Debout, elle remarquait le sable se mouvoir au désir de l’homme. Un Asaara, bien sûr. Un membre de la famille de Kuuli, probablement envoyé pour suivre ses pas. Elle s’était éloignée du manoir dans l’espoir de ne pas être suivi et là voilà rattraper comme un petit chien. Grogner et mordre ne lui ressemblait pas, alors elle restait muette pour l’instant. En signe de soumission, elle s’accrocha au bras de l’homme et le laissa entamer une marche jusqu’à un abri.

Et bon sang, elle ne se sentait pas à l’aise. Le décor n’était pas le sien. De l’odeur à l’apparence, Ko devinait qu’elle entrait dans une taverne. Si elle se fiait à sa mémoire, c’était peut-être la troisième fois qu’elle se trouvait dans un lieu bourré d’alcool, de fumée et de personnages tout aussi différent les uns des autres. La médecin ricanait doucement : elle était aussi unique visuellement. Oh oui, n’oublions pas le sauveur.

« Sans votre présence, la colère du désert m’aurait effacé de son territoire. En cette journée, vous êtes un héros, le mien. » elle s’inclina doucement avant de se remettre droite. « S’il vous plaît, laissez-moi prendre soin de vous, je payerai tout ce que vous désirez. » elle marqua une pause et fronça des sourcils, réaction qui était impossible à voir. « Vous êtes différents de vos frères et sœurs.. »

La masquée tenait encore le bras du jeune homme. Ce visage ne sonnait aucune cloche dans le creux de son cerveau, elle cherchait à coller les morceaux, mais non, elle n’était pas familière avec ce Asaara. Sa chevelure ne correspondait pas à la typique teinte blonde du clan, c’était un trait intéressant. Même si Ko se sentait punie, sans posséder la raison du pourquoi, elle souriait. Peu à peu, elle délaissait le bras pour se séparer complètement de son interlocuteur. Peu importe où il décidait de s’installer, elle n’avait pas le choix de le suivre.

« Maître Asaara, le rideau est déjà tombé, vous n’avez pas à vous cacher ou mentir. Je présume que Kuuli a de bonnes raisons pour vous envoyer me traquer dans une telle condition. Je ne vous aurais jamais mis dans une telle situation. Pardonnez-moi. »

Avec son ancien masque, elle se serait permis de mordre sa lèvre et cacher sa tristesse, mais sous cette nouvelle apparence, elle se forçait à ne pas craquer. Ses mots étaient sincères, mais son visage était.. froid.


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Asaara Keiji
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Sam 28 Mar 2020 - 19:32

L’inconnue accepta la main que lui avait tendue le jeune asaara et se remit debout alors que le vent commençait à se lever encore plus. Keiji put alors voir un peu la personne qu’il venait de rencontrer, l’inconnue allait le rester puisque cachée derrière un masque, intéressant et intriguant à la fois. Il n’avait jamais, dans sa vie d’errance, rencontré de personne masquée ainsi et ne voyait pas là de signes d’appartenance à tel ou tel clan de Kaze qu’il avait pu croiser dans sa vie.

Malgré tout et alors que les présentations n’avaient pas encore faites, ce que Keiji devinait être une demoiselle s’agrippa à son bras, acceptant sa proposition de se rendre à l’abri. Bon gré mal grès, le duo esquiva tant bien que mal la tempête, le jeune Asaara y veillant en protégeant leurs yeux des grains de sable et réussit à pénétrer dans la première taverne qui se trouvait là.

Enfin la chaleur et la clarté des bougies éclairant l’ensemble du rez-de-chaussée, sur les tables et sur les bars permirent à Keiji d’enfin pouvoir respirer alors que la jeune inconnue ne lui avait toujours pas lâché le bras même à l’intérieur. Mais bien qu’elle ne prononçât point un mot, le shinobi sentit une sorte de tressaillement venant de sa cavalière, comme si cette dernière n’était pas totalement à sa place. Il fallait dire que la tempête avait crée cet imprévu et peut-être troublé les plans de la dame.

Mais alors que d’un œil planant sur l’ensemble des tables afin de déceler possible endroit où s’asseoir, elle prit la parole en remerciant Keiji de lui avoir sauvé la vie, enchaînant sur une courbette avant lui proposer de lui payer ce qu’il désirait. Il devait y avoir méprise, Keiji ne comprit pas tout de suite pourquoi, surtout quand cette dernière ajouta qu’il était différent de ces frères et sœurs.

Oh, ainsi il comprit d’où pouvait venir le quiproquo, il savait de par ces balades dans la ville qu’un quartier Asaara existait, il avait déjà pu croiser d’autres personnes maîtrisant son pouvoir si particulier mais il n’y avait encore jamais séjourné.  

Elle lâchait son bras tandis que sous l’indication du barman présent derrière le bar, Keiji s’avançait vers une table un peu à l’écart au fond de la large pièce, il se prononça de lui tirer sa chaise avant de  prendre place lui aussi dos au mur, son invitée du jour en face d’elle et surtout la porte de la taverne. Après tout on n’est jamais trop prudent.

Et c’est quand il allait rompre le mystère en se présentant sérieusement pour dévoiler son identité et ainsi pouvoir commander quelconque remontant que la masquée prit la parole. Maître ? De quel maître voulait elle bien parler ? Et surtout qui pouvait bien être ce dénommée Kuuli qui aurait voulu qu’il la traque et pourquoi demandé pardon.

D’abord surpris Keiji rigola doucement et prit la parole :

- Je ne crains qu’il n’y a méprise, je ne suis le maître de personne ici ou nulle part ailleurs.

Avait-il vraiment une tête à diriger des gens et surtout à se faire appeler maître, ici il n’était même personne, rien qu’un simple vagabond qui se débrouillait assez bien pour remplir ses poches.

- Je connais pas ce Kuuli dont tu me parles, on peut se tutoyer d’accord ? Et surtout pas la peine de t’excuser, c’est à cause de mon briquet que tu as failli finir dans un château de sable quelque peu ennuyeux.

Il tapa sur la table et sortit quelques pièces de sa poche.

- Et d’ailleurs permet moi de me présenter, Asaara Keiji enchanté, c’est à moi de te remercier, commandes ce que tu veux je te l’offre.


Il tenait plus que tout à ce briquet, d’ailleurs il pourrait peut-être demander s’il était possible de fumer en intérieur, il n’avait pas pu en allumer une tout à l’heure et le temps n’était pas très clément pour sortir.

- Et toi, qui es-tu ? Et qui est ce Kuuli, quelqu’un de qui on doit se méfier ?
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Uzumaki Ko
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Lun 30 Mar 2020 - 4:51
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La politesse du jeune homme marquait un point positif dans le coeur de la médecin. Elle scrutait le mouvement de la chaise et la main qui l’invitait à s’installer. L’occasion de sourire se présentait, elle en profitait pendant quelques secondes, jusqu’à ce que son expression disparaisse. Face au chevalier du désert, elle se sentait en position de faiblesse, ne voulant pas offenser le clan qui la nourrissait. Enfin, elle se débrouillait très bien en loup solitaire, mais Kuuli l’avait capturé dans son propre jeu. La médecin libre et ouverte possédait maintenant une famille qui lui réduisait ses mouvements, alors ce fut une surprise de savoir que son interlocuteur ne soit pas un « maître ».

« Oh.. »

Sa tête s’inclina légèrement vers la gauche, intriguée et à l’écoute. Ko tentait de détecter le moindre signe de mensonge, que ce soit une pupille indécise ou un mouvement répétitif, elle ne voyait rien qui le trahissait. Jusqu’à maintenant, sa confiance était sans faille. Mais, l’idée de tutoyer son sauveur ne lui plaisait pas. Ce Asaara lui avait sauvé la vie, alors elle lui accordait cette demande et se pliait ainsi à un dialogue plus familier, moins professionnel.

« Je préfère dire que c’est le briquet qui m’a trouvé. » elle marquait une pause pour écouter le jeune homme. « Keiji, un prénom digne de mon héros, et de son clan. Unique et simple, j’aime beaucoup. »

De la bouche de Ko, les flatteries étaient toujours honnête. Elle ne le voyait pas cela comme une forme de charme, mais plutôt comme des faits qui se doivent d’être dit.

« Avant de me présenter, je précise que je ne bois pas d’alcool, ni sucre ou substance qui touche les nerfs. De l’eau me suffit. » Pour son titre de médecin, cette information lui semblait normale et logique, mais pour plusieurs, c’était un peu étrange et décevant. Que dire, Ko savait se montrer peu intéressante parfois. « Je m’appelle Ko, je suis médecin et habitante de Kaze depuis de nombreuses années. J’aimerais ajouter une anecdote ou un autre détail sur ma personne, mais je crains qu’il n’y est rien d’intéressant à prononcer de plus. »

Maintenant, Kuuli. Comment d’écrire une telle jeune femme sans se perdre dans ses mots. Cette Asaara était tout et rien, le jour et la nuit, le calme et la destruction. Ko avait beaucoup plus de choses à dire sur la leader de son équipe. Il était visible qu’elle réfléchissait et tentait de trouver les bonnes paroles. La médecin allait même jusqu’à se mordre doucement sa lèvre inférieure et jouer avec ses doigts sur ses genoux.

« Asaara Kuuli est une puissante guerrière. » Un bon début. « Je suis étonnée que son identité ne te soit pas connue. Après tout, elle est en ascension vers le rang le plus important du clan Asaara. Je devine que tu es un vagabond et non un membre de sa vision, son projet. »

Ainsi, elle déposait pour la première fois le sujet de l’organisation devant un inconnu. Ko ne souhaitait pas l’amadouer, le forcer ou l’enfermer dans une cage. Au contraire, elle se préparait mentalement à expliquer le but de sa cheffe et en discuter sans aucune pression.

« Je ne suis pas une manipulatrice du sable, une enfant du désert ou même une mariée du clan Asaara. Lorsque j’ai déposé mes bagages ici, dans mes années d’innocences, j’ai décidé de me convertir à ce magnifique pays. Depuis, je n’ai jamais quitté la terre chaude. Naturellement, les histoires de Kaze sont venues me border vers un monde vaste et sans limite. Or, au fil des années et des événements, cette réalité de puissance infinie est tombée. Ce désert n’est plus le même. Le clan, ton clan, qui possédait la fierté et le pouvoir, a abandonné. Je sais que tu es assez vieux pour avoir vécu dans une période où le nom Asaara était craint et respecté. Ce n’est plus le cas. Entre les marchands, les agriculteurs et tout simplement ceux qui ignorent, le clan Asaara perd sa valeur et risque de s’éteindre. Pas maintenant, mais dans un avenir où les générations s’épuiseront et se laisseront dominer par les envahisseurs, si. »

Ko prit une grande respiration. C’était une étrange sensation de parler pour la première fois du but de Kuuli. Peut-être même le sien.

« Les trois grandes nations prennent possession de tout ce qui les entourent. Kaze est sur la liste. Et qui sera là pour le défendre ? Personne. Ce désert a donné naissance à ses protecteurs, les Asaara, et ils ont perdu la foi. Lorsque Kiri, Iwa ou même Kumo décideront de venir, il sera trop tard. Toi qui n’est qu’un vagabond, que feras-tu quand l’eau, le vent et la terre viendront prendre ton sable? Détruirons possiblement nos villages et nos légendes pour imposer les leurs ? »

Ses mains se déposèrent sur la table et elle s’inclina un peu plus vers son interlocuteur pour lui confier sa conclusion. Sa voix était calme, mais puissante et sincère.

« Tes yeux ne trahissent pas le potentiel que tu as. Tu possèdes la plus belle capacité, tout comme tes frères et sœurs. Les Asaara sont faits pour diriger notre Kaze, Keiji, tu es fait pour être l’un des gardiens du désert. »


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Lun 30 Mar 2020 - 18:16

Alors que la discussion allait enfin pouvoir commencer, à l’abri des vents qui menaçaient au-dehors mais aussi des oreilles indiscrètes qui pouvaient traîner en ces lieux, le jeune Asaara fut surpris par son interlocutrice, elle ne consommait rien.
Très bien soit, après avoir commandé d’un signe de main une bière pour lui et de l’eau pour son accompagnatrice, il se concentra sur ce qu’elle avait à dire. Il avait beaucoup parlé sans l’avoir laissé respirer, ce qui n’était pas très gentleman mais tout de même, il attendait beaucoup de savoir qui pouvait être ce dénommé kuuli et surtout qui était son interlocutrice.

Bien qu’elle l’ait cru qu’il était un maître et avait complimenté son prénom, nommant l’errant comme étant son héros du jour, Keiji n’arrivait pas à percer à jour cette jeune inconnue, elle n’avait rien d’une esclave, au dû moins n’avait pas de chaînes ni de boulet au pied.

Elle s’appelait Ko donc, intéressant pas de nom de famille peut-être le cachait-elle ou alors n’était elle simplement qu’une ombre qu’on pouvait croiser ci et là de part ces contrées à Kaze. La seule et unique chose qu’elle rajouta à cette migre présentation fût qu’elle était une médecin, ce qui piqua directement l’attention de Keiji comprenant directement l’utilité que pouvait la jeune fille. Mais était-ce pour cela qu’elle avait peur de ces soi-disant « maîtres » peut-être que ces derniers l’utilisaient uniquement pour ces dons.

- Ne soyez pas si cruelle envers vous, nous avons tous en nous quelque chose qui fait que nous sommes uniques, suffit-il encore de le découvrir.

Ajouta le shinobi très promptement, sans la couper mais pour continuer à agir diligemment et avec respect envers son invitée du jour. Il savait très bien que le plus important et intéressant arrivait, l’explication de l’identité derrière qui Ko l’avait craint.

Ko fut très explicite mais cela se sentait qu’elle choisissait très bien ces mots, comme si elle était sous une certaine réserve. Cette dénommée Kuuli était donc une puissance guerrière, quelqu’un doit il allait devoir se méfier à première vue. Mais c’est ce que rajouta la jeune kunoichi qui fit Keiji se questionner, cette guerrière tentait donc de prendre le contrôle de son clan afin de mener à bien un projet.

A première vue, Keiji n’avait pas d’intérêt personnel à prendre part à ce projet, il n’était aps concerné et surtout cela pourrait l’empêcher d’être libre, d’être comme cette jeune fille. Cette Kuuli paraissait quelque peu dictatrice sur les bords, mais pourtant…

Croissant les doigts devant lui après avoir fait couler un peu de breuvage dans son gosier, Keiji était parfaitement à l’écoute, peut-être qu’il trouverait là une façon de s’en mettre plein les poches et aussi plein l’estomac. En soi, il ne faut pas refuser les bonnes occasions, il faut simplement les saisir à temps et les utiliser à plein potentiel.

Ko commença alors son explication plus clairement et Keiji resta suspendu à ces mots, lui aussi était une enfant du désert à la différence qu’il possédait ce temps de contrôle du sable. Et il est vrai que les mots de la jeune fille faisaient leur petit effet, le désert est et était toujours aussi beau. Mais il avait perdu de son éclat, Keiji devait l’admettre, lui qui l’avait parcouru en long en large et en travers au fil de sa vie et des relations commerciales de la caravane que sa famille protégeait. Mais la donne avait bien changé, il est vrai que sur la fin son pouvoir ne faisait plus vraiment peur. Puis surtout le contexte politique avait changé, le premier cercle avait imposé la terreur et était parti dans le sang.

Reprenant sa respiration pour continuer son explication, Ko prit bien soin de développer le but ou du moins le rôle que devait jouer Kuuli dans sa vie. La menace des grandes nations étant grande et ça il le concevait, il avait entendu et vu de quoi étaient capables les ninjas d’autres contrées, les murmures dans le sable venaient parfois de loin, racontant des pratiques meurtrières.

Elle termina en s’approchant doucement de Keiji, ce dernier la regarda fixement tandis qu’elle concluait, voulant montrer au jeune Asaara la voie, celle de Kaze, celle pour Kaze. Intéressant, il se devait de le dire.

Reculant sur sa chaise pour s’étirer de tout son long, la tête en arrière et les pensées bourdonnant dans sa tête. Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités se dit-il et peut-être le temps de reprendre les siennes en main était arrivé.

Une clope, une flamme, une inspiration et il reprit la parole cognant ses mots au travers de sa fumée.

- C’est très intéressant et très intriguant à la fois ce que tu me présentes Ko.

Y aller pas à pas doucement.

- Je comprends totalement ton opinion, le partage même clairement. Même si je connaissais pas cette dénommée Kuuli et ces projets, j’ai vécu toute ma vie dans le désert, j’ai vu des gens mourir et d’autres naître en son sein et je connais sa véritable valeur.


Son existence même en un certain sens était une ode au désert et à sa puissance.

- Mais je ne sais pas comment comprendre tout ça, est-ce une invitation à vous rejoindre, être l’un de ces gardiens du désert ?


Il écrasa dans le fond de son verre, émettant un petit pschitt à l’impact entre le feu et l’eau. Être théâtrale était tout un art bien ridicule et rigolo à la fois.

- Personnellement, je suis partant, ne me reste plus qu’à rencontrer cette Kuuli j’imagine ? Mais toi qu’as tu comme rôle là dedans ?
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Uzumaki Ko
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Dim 12 Avr 2020 - 20:05
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Surprise par la réponse de son interlocuteur, Ko se permet de se rasseoir correctement sur son siège. Oui, elle s’est emportée dans un discours enflammé, le regret n’est pas présent sur son visage. Ses lèvres sont légèrement étirées, un sourire presque timide, mais surtout calme.

« Kuuli sait être discrète. » confirme-t-elle entre deux phrases.

Il suffit d’une seule rencontre avec cette Asaara pour réaliser qu’elle est partout. À cette même heure précise, les rangs de son armée s’agrandissent. La blonde est une araignée qui tisse sa toile, le désert lui appartient déjà en partie. Ko se le répète, mais ce n’est qu’une question de temps avant que Kuuli reçoive le grand titre qu’elle mérite. Une grande impératrice qu’elle fera.

Bien sûr, il y a un « mais. » Il y a toujours un « mais ».

« Libre est ton choix, je n’impose rien à ton destin. Je ne pouvais pas parler de la grande Asaara sans mentionner son ultime projet, mais le mensonge n’est pas ma tasse de thé. Alors voici ma pensée honnête concernant ta question: oui, c'est une invitation. »

Dans le cas d’un refus, Ko ne forcera pas le jeune homme. Elle lui tend une main qui possède une opportunité en or, alors libre est-il de décliner une telle offre. Dans le cas d’une acceptation, et bien, Ko n’aura qu’à partager sa joie avec le brun. Elle se doute déjà de la réponse qu’il va lui offrir, alors elle ne résiste pas à montrer ses dents, une expression faciale très chaleureuse et surtout ravie.

« Je suis enchantée par ta réponse. Je te guiderai jusqu’à Kuuli. Sache qu’il y a une grande possibilité que je ne puisse pas être présente à votre rencontre, mais ose lui glisser mon nom dans une conversation, elle t’écoutera. » dit-elle avec douceur. « Concernant mon rôle, et bien… »

La médecin bloque face à cette question. Elle ne s’attend pas à être vu comme un personnage important de l’organisation, mais en réalité, elle est l’un des quatre piliers. Keiji doit-il le savoir? En toute logique, il va l’apprendre tôt ou tard. Comme dit plus haut, mentir n’est pas une habitude chez Ko, alors un long combat s’enchaîne dans son esprit torturé. Ses yeux dérivent vers la cigarette mouillée, il y a encore un peu de fumée qui s’échappe, les derniers souffle de la toxine.

Ni un bras droit, ni un bras gauche, ni un cerveau.
Le coeur peut-être.
Le sang.

Une simple médecin.

« Les gardiens protègent le désert, mais qui s’occupe d’eux lorsqu’ils reviennent blessés ? Moi, je suis la médecin officielle de l’organisation. Mes fortes aptitudes en médecine me permettent d’éviter la mort de mes patients. Je prends soin des gardiens, je les garde en santé et je m’assure qu’ils se sentent bien sur un plan physique et mental. Mis à part mon titre de médecin, je participe aux missions comme tous guerriers. Je suis l’une des quatre fondateurs, si nous pouvons dire cela ainsi. »

Voilà une description qui semble suffisante pour décrire sa position et son rôle. Ko s’inquiète sur la possibilité que son interlocuteur la trouve un peu prétentieuse, mais son ton reste très positif, alors elle doit se faire confiance.

« L’organisation est en phase de recrutement, à Taiyô si je ne dis pas de bêtises. »

Une femme de bonne carrure entre dans la taverne sans difficulté, sans vent qui pousse le bas de sa tunique. La tempête s’est donc calmée, cela annonce le départ de la médecin.

« Te rencontrer a été un réel plaisir. J’espère croiser ton visage à nouveau, tu es précieux dans ce désert. » elle marque une rapide pause pour ajuster ses manches. « Les tavernes ne sont pas mes endroits préférés, excuse moi de vouloir raccourcir notre conversation. »

Un petit rire s’échappe de sa bouche. Elle aurait pu continuer de parler à Keiji pendant des heures. Écouter sa voix captivante, répliquer un commentaire pour enchaîner sur de longues discussions intéressantes. Ko se croise les doigts. Kuuli doit absolument l’accepter.

« Est-ce que tu as des questions ? Je ne quitterai pas sans satisfaire ta curiosité. »


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Ven 24 Avr 2020 - 15:24

La discussion menait bon train et Keiji ne voyait pas le temps passé, il est quelque intrigué parce que lui racontait son interlocutrice, mais aussi par sa personne en elle même, sur ce que pouvait cacher ce masque et ces larges vêtements. Ko paraissait forte, il n’y avait aucun doute là dessus mais cela semblait caché autre chose, un mystère à la hauteur du personnage en quelque sorte.

Mais le jeune shinobi avait bien visé dans ces réponses qui semblait aller dans le sens de ce qu’attendait Ko, il comprenait et partageait les objectifs de ce grand projet dont elle semblait si attachée. Et jusque là Keiji avait visé juste puisque Ko rebondit directement sur sa question d’intégrer l’organisation ou non, elle lui tendait la perche.

Et au moins elle savait être honnete et aller droit au but, il s’agissait donc bien d’une invitation, Ko priait Keiji de se rendre auprès de cette dénommée Kuuli et l’accompagnerait même jusque là, précisant cependant qu’elle ne pourrait peut-être pas faire partie de la conversation. Très bien ce n’est pas un mal en soit, elle devait être suffisamment occupée après tout.

Enfin, elle précisa son rôle dans tout cela, elle n’était pas une tueuse ni une espionne (ou du moins elle le cachait) elle était simplement médecin, d’après elle cela semblait peu mais Keiji voyait bien l’importance de sa position. Elle était le cœur du système, sans elle des soldats pouvaient mourir pour rien.

- J’espère que je n’aurais pas à me retrouver sur quelconque table d’opération même si c’est un plaisir d’être avec toi.

Un brin d’humour cela ne faisait aucun mal après tout le courant semblait passé plutôt bien. Keiji savait que si il tentait de rentrer dans l’organisation Ko serait logiquement sa supérieure hiérarchique mais cela ne le dérangeait pas vraiment, elle paraissait sûre d’elle et pas du genre à envoyer des gens à la mort.

- Très bien, j’irais à Taiyo dès que possible alors

Keiji avait hâte de découvrir qui pouvait bien être cette Kuuli, s’il ne s’agissait pas là que d’un simple projet de fou menée par une gourou ou alors d’un projet construit pour l’avenir de ce pays. C’était comme jeter une pièce à pile ou face.

La tempête avait dû se calmer au-dehors car plusieurs clients passèrent rapidement le pas de la porte, n’emportant pas sur leur passage la moitié du sable du désert à travers la pièce, Keiji sentit alors que son interlocutrice désirait voguer ailleurs, il n’allait pas la retenir plus que ça après tout leur discussion avait été hautement intéressante et il devait se préparer à aller combattre.

Ko resta néanmoins très poli, peut être trop mais son rire ponctua ces mots, il était beau et clair comme sa personne et Keiji comprenait bien que c’était pas contre lui qu’elle partait. Il suivait alors la marche en enfila sa cape sur ces épaules et en aidant la demoiselle à faire de même en réajustant le bas de son manteau.

Cette dernière lui demanda alors si il avait encore une question, en soit non il savait ce qu’il voulait sur cette organisation, mais à la fois oui il en avait mais cette fois sur elle en tant que personne.

- Oui effectivement, je me demandais si je pouvais espérer te revoir bientôt ?
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