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Le sexagénaire rejeté du quartier ∥ Ami

Ji-ongu Atorasu
Ji-ongu Atorasu

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Ven 27 Mar 2020 - 16:34
C’était au beau milieu de la matiné qu’Atorasu flânait dans le quartier Est de Kumo, l’endroit où devait C’était au beau milieu de la mâtiné qu’Atorasu flânait dans le quartier Est de Kumo, l’endroit où devait se dérouler sa mission, il avait donné rendez-vous à son coéquipier dans ces eaux-là. Rien de précis, juste une approximation. C’était l’heure parfaite, alors que chaque commerçant avait déjà reçu quelques clients, ils avaient les méninges prêtes à recevoir deux enquêteurs. Atorasu était, comme à son habitude habillé d’un manteau noir qui recouvrait la totalité de son corps, de gants cachant ses mains ainsi que d’une capuche cachant son visage.

La mission du jour allait demander une personne sachant communiquer et à qui on pouvait avoir confiance. Atorasu savait communiquer, mais en aucun cas, un adulte avait envie de lui accorder sa confiance, alors il pria pour que son coéquipier ne soit pas atteint d’une infirmité oratoire et physique. En réalité, il pensait même légèrement se la couler douce durant cette mission, dans l’unique cas où son second ébranlerait et surpasserait la capacité à persuader du Ji-Ongu ayant pour défaut son long et ample manteau qui avait la phobie de la confiance d'autrui.

Après un long moment à vaguer de boutique en boutique, Atorasu se retrouva devant le magasin vandalisé. Il resta devant un long moment avant d’y entrer, en faisant attention à ne pas bouger certaines choses. Des cartons et des pots de peinture renversés, une porte cassée au fond du magasin, des objets en forme de cylindre, des fouets, des sous-vêtements et des… Oui, le Hijins qui a été vandalisé ouvraient un magasin à vue de pratique purement… Intime. Au vu de tous ces objets et matériaux Atorasu sourit et se retint même de rire. Il fit donc un tour dans le magasin en attendant son acolyte.
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Ami
Ami

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Ven 3 Avr 2020 - 18:39
« C'est là un bien triste spectacle que voilà. »

Les mains croisées dans le dos, l'orateur débarqua à l'entrée de la boutique vandalisée. Son visage n'affichait aucune expression, si ce n'était celle de l'amitié incarnée sur sa face en noir et blanc. En sa qualité de médiateur, Ami avait été mandaté par l'Empire pour œuvrer au sein de Kumo.

Cette rue commerçante était adjacente au quartier où opérait habituellement l'anonyme. Ami n'eut aucun mal à s'y rendre. On l'informa qu'il ne serait pas seul sur le coup. Un représentant de Kumo travaillerait directement à ses côtés. Ce même soldat des Nuages se tenait à côté. Ami se tourna vers lui, puis se dirigea vers ce dernier pour l'aborder.

« Bonjour. Je serai votre associé pour cette mission. Je répond au nom d'Ami. »

L'orateur tendit une main gantée à son homologue Kumojin. Il était important de prendre le temps de faire connaissance avec le dit associé.

« Nous devons apaiser ce conflit qui n'a pas lieu d'être au plus vite, souligna Ami. Qu'importe son commerce, cet homme est un citoyen de l'Empire. Au même titre que l'Empire doit traiter avec respect les Kaminarijins, les Kumojins doivent traiter en égaux les enfants du Feu. »

Ami invita son acolyte à sortir de cette boutique. Devant eux se tenait la rue où diverses boutiques de Kumojins continuaient leur vie sans se soucier de celle du Hijin.

« Je vous propose dans un premier temps d'aller à la rencontre des commerçants de cette rue pour prendre la température au sujet de cette affaire. Comprendre leur ressenti, leurs motivations, leur opinion. Le but n'est pas de trouver un coupable, mais bien de trouver un terrain d'entente entre notre homme et le reste du quartier afin que nous n'ayons plus besoin de trouver un ou des coupables de vandalisme. Je suis convaincu qu'il existe un moyen de concilier la présence de cet établissement avec l'harmonie de ce quartier. Qu'en dites-vous ? »
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Ji-ongu Atorasu
Ji-ongu Atorasu

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Dim 5 Avr 2020 - 11:45
Alors qu’il allait passer dans l’arrière-boutique, une voix dont on ne pouvait pas ignorer fit son apparition juste derrière Atorasu. Il se retourna, toujours encapuchonné, ne voyant pas le visage de son compagnon, mais entendant son élocution qui était à la limite du divin. Ça allait bien être sa première mission dans le domaine de la diplomatie où il ne serait pas seul à discuter avec les principaux sujets. La dernière mission qu’il avait faite, le second était très loin d’être bavard, transformant une mission à deux à une mission solo.

Ji-Ongu Atorasu.” Après lui avoir rapidement serré la main, l’homme qui l’attira dehors, continua de faire un parfait topo de la situation et de comment s’y prendre durant tout le long de la mission. Un ”Parfait” sortit de la bouche du Ji-Ongu faisant totalement confiance à cet homme qui avait l’air de savoir de quoi il parlait. Il lui fit signe de lui suivre, Atorasu avait une idée de par où ils pouvaient commencer. Se balader de boutique en boutique n’était pas anodin. Finalement, ils avaient tous les deux le même plan dans un certain sens, à l’exception qu’Atorasu qui voulait trouver un coupable, mais en prenant un certain recule, balancer cet homme qui aurait vandalisé la boutique serait considérée comme de la haute trahison dans ce quartier.

Atorasu se dirigea vers une boutique, mais vu comment ils s’éloigner de la boutique de base, il savait pertinemment dans quelle boutique il voulait amener son coéquipier. Une boutique où la gérante avait l’air très ouverte, le genre de vieille femme qui faisait rire ses clients et leur racontait des sermons pour sociabiliser avec eux. Ce genre de femme devait forcément avoir les oreilles partout.

- Je ne t'amène pas dans n’importe quel magasin. Bizarrement, tout à l’heure avant de me rendre sur les lieux du désastre, j’ai surpris une gérante en train de susurrer certaines choses avec un autre gérant mais le voir lui serait une mauvaise idée pour l’instant. En tout cas, elle, sera parfaite pour un premier contact.

Et Atorasu avait l’air d’avoir vu juste, à peine arriver devant le magasin, la vieille femme rigolait avec des passants et disait bonjour à toutes les personnes qui passaient. Ce genre de femme inspirait la confiance et la bonne humeur. Le parfait type de personne qui était la confidente de bon nombre de personnes.


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Ami
Ami

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Dim 12 Avr 2020 - 10:05
Le masqué ne tenait pas compte de l'apparence de son partenaire de mission, le dénommé Ji-ongu Atorasu. Il se contenta de lui adresser une modeste poignée de main avant que la mission ne suive son cours. Puis le duo quitta la boutique saccagée pour se diriger vers un autre commerce. Avant de partir, Ami observa l'enseigne suggestive du triste établissement, dorénavant déserté : chez le Sexagénaire.

Après quelques minutes de marche à travers la rue commerçante, le tandem s'arrêta devant une nouvelle boutique. L'ambiance morose du premier commerce fut vite remplacée par l'entrain de cette femme présentée par Atorasu. Tandis que le Kumojin terminait ses explications, Ami jeta un premier coup d’œil à la bâtisse : il s'agissait d'une épicerie, tout ce qu'il y avait de banal. Et cette banalité était indéniablement une force : un tel commerce de proximité rassemblait la population locale autour des produits de première nécessité. Ce faisant, l'épicière constituait une cible idéale pour prendre la température au sujet épineux de "Chez le Sexagénaire".

« Je vous remercie de cette information, Ji-ongu-san. Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je vais aller m'entretenir avec cette dame pour comprendre la situation. »


Il tira sa révérence simplement, puis se dirigea vers la sus-mentionnée épicière. Poliment, il attendit qu'elle ne soit plus occupée avec deux de ses clients avant de s'adresser à elle. L'épicière travaillait seule dans une petite boutique, pourtant sa clientèle lui était fidèle et très présente. Elle arborait un large sourire, qui s'apaisa cependant à la vue de l'homme au masque singulier. Plutôt menue, elle prenait soin de ses apparences, bien qu'habillée modestement. Ses cheveux trahissaient sa quarantaine.

« Bonjour madame, je travaille pour l'Empire. Je tenais à m'assurer que tout allait bien par ici. »

À la vue du masque, l'épicière resta sceptique. La mention de l'Empire acheva de la renfermer sur elle-même. Elle hésita, observa son interlocuteur, avant de se lancer.

« Euh… tout va bien, merci. Vos gars sont un peu lourds, des fois, mais ils se tiennent à carreau la plupart du temps.
Je vous remercie pour votre retour, madame. Je tâcherai d'en parler avec les soldats pour s'assurer que leur comportement soit le plus civil possible. »

L'épicière se détendit légèrement, mais resta sur ses gardes. Alors Ami commença à lui parler de la pluie et du beau temps, en s'intéressant à son commerce. La passion prit le pas, et les craintes formulées à l'encontre de l'orateur s'envolèrent. Finalement la dame devint plus bavarde. Elle n'hésitait pas à fournir à Ami de précieuses informations, tout comme des détails insignifiants. Au final, Ami revint vers Atorasu, l'épicière le saluant chaleureusement. Les deux se trouvaient en retrait dans l'allée, afin de discuter au calme.

« Cette charmante dame en sait effectivement un rayon sur la situation. Vous avez touché dans la mille, Ji-ongu-san. »

L'orateur marqua une pause, avant d'accompagner ses explications de sa gestuelle caractéristique.

« La situation est plus complexe que prévue, Ji-ongu-san. En discutant avec l'épicière, il s'avère que j'ai pu comprendre le centre du problème. Il existe un commerce similaire au Sexagénaire, établi depuis des années dans cette allée. Son gérant tient d'autres boutiques dans le quartier et est assez connu auprès des autres marchands. À cause du conflit, il a été obligé de revoir ses activités à la baisse pour se concentrer sur ses boutiques-clés. La présence de ce nouveau commerce invite donc à une sérieuse concurrence. Et l'origine Hijine du sexagénaire qui tient ce commerce ne fait qu'envenimer la situation. »

Quelques civils passèrent à proximité d'Atorasu et d'Ami. L'orateur en profita pour les saluer tandis qu'il se faisait dévisager. Cette courte pause improvisée faite, il reprit.

« Le marchand en charge de ces multiples boutiques s'appelle Gozaemon Chikara. Aller le voir serait une première étape pour comprendre comment résoudre ce conflit. Ji-ongu-san, je m'en remet à vous à ce sujet. Bien que j'ai à cœur de pouvoir dialoguer avec les citoyens de Kumo, mon statut de représentant de l'Empire risque de compromettre les pourparlers. Au vu de l'état de la boutique de notre client, ce Gozaemon doit encore nourrir de forts ressentiments envers le Pays du Feu ; mon intervention sera par conséquent limitée pour ouvrir la voie de la diplomatie. Puis-je compter sur votre aide à cet égard ? »

Ami en profita pour glisser l'adresse de monsieur Chikara dans la conversation, celle de sa boutique principale où, selon les dires de l'épicière, les deux hommes seraient certains de le trouver.
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Ji-ongu Atorasu
Ji-ongu Atorasu

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Jeu 16 Avr 2020 - 3:05
Incroyable. L’homme avec qui travaillait Atorasu avait l’air d’être une personne sachant dire les bons mots. Ji-Ongu pensait durant l’espace d’un instant que regardait aller être la seule activité de sa mâtiné. Cet homme qui avait aussi peu rassurant qu’Atorasu avait l’air de parler de manière divine pour que cette dame lui dit tant de chose en si peu de temps. Après qu’elle est finie, Ami s’approcha du garçon encapuchonné puis continua son chemin et le Ji-Ongu le suivit.. L’homme qu’il avait vu tout en début d’après-midi avec l’épicière, sortie d’un magasin pour la rejoindre une nouvelle fois. Les deux silhouettes au loin regardaient les deux coéquipiers s’en aller en direction du magasin d’un prénommé Gozaemon Chikara d’après les dires de l’Ami.

Malheureusement, Ami lui demanda de s’occuper de cette affaire pour des raisons purement techniques et qu’il approuvait avec une touche d’amertume. Ils arrivèrent assez rapidement devant un magasin où l'intérieur n’était pas visible suite à un rideau mi-rose et mi-violet qui faisait office de porte d’entrée. “ Tu peux me faire confiance sur ce point-là. Je te laisse ici un petit temps.

Suite à ces mots, Atorasu entra dans le magasin qui était étrangement petit, bien plus que celui qui a été saccagé au fond du magasin, contenant plusieurs “magazines” contrairement à l’autre où plusieurs objets du sexagénaire étaient présent, se trouvait un étrange bonhomme entre deux âges, à l’allure chétive.; souriant d’une drôle manière en voyant l'insigne de Kumo ; il salua le visiteur d’une voix voluptueuse en restant derrière son comptoir où se trouvait une autre porte derrière lui. Atorasu enleva sa capuche délivrant de cette prison ses cheveux mi- blanc et noir, mais gardant un anonymat avec son masque qui couvrait la totalité de son visage. “ Voyons mon garçon… tu ne vas pas rester caché”. Une fois devant le comptoir Atorasu raconta qu’il était allergique au type d’éclairage dans cette salle. L’homme présentait une petite étiquette sur son torse où le nom de “Gozaemon Chikara” suivit d’un cœur y était écrit. Bingo. Dès lors la personne identifiée, Atorasu commença à demander des renseignements sur certains catalogues. Il avait l’air heureux de renseigner un jeune homme. Il parlait, énormément, peut-être trop même et en réalité toutes les histoires qu’il racontait intéresser guère l’homme masqué qui se contenait d'acquiescer et cela suffisait pour laisser un grand sourire apparaître sur les lèvres de l’homme.

Mais cela commençait à être beaucoup trop et le jeune homme commençait à comprendre que le vendeur pouvait tenir comme ça tout une journée, alors il décida de le couper dans son élan.

- Je comprend bien mieux mais… Mais le quartier se passe très bien comme vous le dites pourtant un scandale c’est passé, il y a très peu de temps, non ?!

- AH ! C’est marrant que vous me racontiez ça ! Ce vieu bougre n’avait cas nous rejoindre !

- Vous rejoindre ?
~~~~~

C'est après une bonne demie-heure de discussion qu’Atorasu sortit du magasin. Il s'excusa et fit signe à Ami de venir.

- C’est bien plus compliqué que ce que l’on croyait. Ce qu’on cherche à faire a déjà été fait précédemment. Certains passants, les regardaient de travers, ne sachant pas si c’était suite au village dans lequel appartenait Ami ou le sujet de discussion. Méfiant, il décida de parler moins fort. Tu ne t'es pas demandé pourquoi tous ces marchands s’entendent si bien entre eux . Il attendit une fraction de seconde, sans vraiment attendre la réponse de son compagnon, pour se répondre. Une sorte de groupe se rejoint une fois par semaine où la totalité des marchands que tu vois autour de nous se rejoignent... Et je ne pense pas qu’il parle de la pluie et du beau temps. Je n’ai pas pu en savoir plus. Tout ça pour te dire qu’ils avaient déjà proposé un terrain d’entente, mais qu’il avait totalement refusé.

Il dit en plus son point de vue, que finalement le problème n’était pas tant que ça la provenance du village, mais surtout le désaccord sur lequel se trouvait le groupe et le sexagénaire. La discussion finit. Ils se trouvèrent rapidement devant le magasin ravageait, mais cette fois-ci, il y avait quelqu’un dedans...
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Ami
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Sam 25 Avr 2020 - 10:06
Tour à tour, les deux envoyés de l'Empire allèrent au contact des commerçants pour glaner de précieuses informations sur cette affaire. Pour discuter avec l'un des grands noms du quartier, Gozaemon Chikara, ce fut au tour de Ji-ongu Atorasu de s'y coller. Ami l'attendit patiemment à proximité de l'entrée sans dire mot. Un long moment s'écoula. Puis enfin, le rideau indigo se leva, et Atorasu fit la lumière sur la situation du quartier marchand. La voie diplomatique avait été apparemment déjà envisagée parmi les commerçants de l'allée. Cela n'avait pas suffi à faire changer d'avis le propriétaire du Sexagénaire. Ce fut donc un retour à la case départ pour l'orateur et son acolyte, bien qu'ils purent apprendre que quelques réunions s'organisaient entre les marchands du coin chaque semaine.

Le duo dépêché par le Teikoku décida de revenir sur ses pas. Mais lorsqu'ils arrivèrent face à l'entrée de la boutique pour adultes, une présence était présente à l'intérieur du magasin dévasté. Prudemment, Ami s'approcha de l'intérieur pour détailler la silhouette agenouillée parmi les décombres. Il discerna les formes d'un homme âgé, trapu par le poids du temps. En s'approchant de plus près, il distingua quelques lamentations, alors que le vieil homme tenait entre ses mains quelques curieux objets…

« Ma turbobergine… noooon… ah… tu allais si bien te vendre ! Surtout auprès des ménagères… Ah, et mon Dragon noir aux yeux rouges… que dire de toi ? Tu avais fait tabac quand j'étais à Hi. Quelle erreur j'ai fait de venir ici… »

Par mégarde, Ami piétina un autre objet de plaisir solitaire, dont le couinement alerta le vieillard. Celui-ci se retourna immédiatement vers la provenance du bruit, effrayé et totalement désemparé. L’homme au masque à l’œil invita de la main le sexagénaire de se calmer en réaction.

« Ne vous inquiétez pas. Mon camarade et moi sommes mandatés par le Protectorat pour vous aider. Vous n'avez rien à craindre de nous. »

Ami avait reconnu le propriétaire des lieux. À cet égard, il porta la plus grande attention à son sujet pour tenter de le rassurer. Il lui expliqua la situation, et le peu d'informations qu'Atorasu et lui-même avaient rassemblé. Le vendeur se releva, dorénavant calme, et se montra plus ouvert à la discussion.

« Pouvez-vous nous en dire plus sur ces négociations qui ont eu lieu entre vous et les différents marchands du quartier ?
Oui… ça fait un mois que je suis ici. Il y a deux semaines, ils sont venus me proposer de discuter. J'ai… j'ai accepté. Ça n'a pas marché comme ils voulaient, alors ils sont revenus me voir la semaine d'après. À chaque fois, ils me proposaient de quitter cet endroit contre une offre. J'ai refusé. Je … je ne comprenais pas. Les autorités du Teikoku m'avaient pourtant assuré quand j'ai acheté cette boutique qu'elle était bien à moi !»


L'émotion s'empara du vieillard. Son visage se crispa, et avant que ses yeux ne s'humidifient de trop, Ami apposa une main compatissante sur son épaule. Il le regarda avec compréhension, et le rassura de la main, avant de poursuivre.

« Qu'entendez-vous quand vous dites que le Teikoku vous a assuré que cette boutique était bien à vous ?
Eh bien… quand j'ai cherché à acheter cet endroit, il y avait un autre acheteur intéressé. Un Kumojin. Maintenant que j'y pense, il était là aussi… pendant les réunions. Mais les autorités de l'Empire ont préféré favoriser mon dossier. Brasser les cultures de Hi et de Kaminari, qu'ils disaient… »


La situation n'avançait pas réellement, mais Ami remercia malgré tout le sexagénaire pour son témoignage. L'orateur balaya la boutique dévastée du regard : il observa une grande pièce principale, où plusieurs étagères renversées décoraient à présent la dite boutique. L'obscurité régnait dans la pièce, faute de fenêtres ouvertes par précaution. Par curiosité, Ami demanda à pouvoir fouiller un peu dans les parages. Après l'accord tacite du gérant des lieux, l'orateur coula quelques foulées vers le fond de la pièce. Il distingua l'arrière-boutique, où étaient stockés quelques joyeusetés pour grands enfants dans un petit espace confiné.

En faisant plusieurs fois le tour de la grande salle, Ami s'arrêta finalement dans un des coins les plus intérieurs. Là, un tapis dont les motifs suggestifs se mariaient bien avec la nature de la boutique, attira son attention. La décoration était placée à un endroit quelconque, accolé à un des murs de la pièce. En marchant dessus, Ami avait eu le sentiment que ses pas résonnèrent plus qu'à l'accoutumée. Son visage masqué interpella le vendeur, avant de pointer du doigt l'objet.

« Ce tapis, ici, c'est à vous ?
Ça ? Oh non, c'était à l'ancien propriétaire ! Je le trouvais plutôt sympathique, héhé, alors j'ai décidé de ne pas y toucher quand j'ai aménagé la boutique. »


Ami acquiesça en réaction, et se pencha vers le tapis. Il recula, accroupi, et décida de retirer le tapis de sa place initiale. Un léger voile de poussière plus tard révéla une trappe. L'orateur tira la poignée qui dégagea à son tour un passage souterrain. À ce stade, Ami fut obligé de se relever pour faire signe à Atorasu de le rejoindre. Sans plus tarder, il attrapa un des lampes rouges au sol et emprunta les quelques marches dans cet étroit passage. Ami gratta une allumette, et alluma derechef le lampion dont les ouvertures dessinaient d'étranges motifs.

Puis la lumière fut. Et tandis que des motifs mettant en scène un homme et sa partenaire dans quelques exercices de gymnastique intime décoraient à présent la cave, l'orateur s'adressa à son acolyte.

« Je crois que nous avons trouvé la raison de toute cette affaire, Ji-ongu-san. Que faire, à présent ? »

A la lueur de cette lampe perverse, les deux hommes se tenaient maintenant face à ce qui apparaissait clairement comme une cache d'armes, et autres outils de guerre en tout genre.
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Ji-ongu Atorasu
Ji-ongu Atorasu

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Mer 6 Mai 2020 - 4:04
Alors qu'Ami discutait tranquillement, son second profita pour faire un petit tour dans la salle principale sans pour autant oublier la discussion qui se faisait à quelques pas de lui. Le magasin allait être acheté par quelqu’un d’autre qui se trouvait dans leurs fameuses réunions secrète, ça justifierait “pourquoi” des personnes se seraient attaqué à cette boutique. Le soldat de l’Empire avait l’air d’avoir arrêté la discussion avec le sexagénaire et commença à faire la même chose qu'Atorasu, chercher des indices.

- Ce fameux Kumojin, à quoi ressemblait il ?
- Un homme. Dans la trentaine je dirais. Plutôt fin, aux yeux bleu. Chatin aux cheveux court.

Ce portrait dressé par le gérant de la boutique pouvait être celui de n’importe qui, “ Pas d’autre détail ?” Demande le Jiongu et le sexagénaire répondit négativement de la tête. Il n'aidait pas et le Génin de Kumo voyait comme seule piste de retrouver cet homme pour l’interroger, il était forcément impliqué dans cette affaire. En était-il l’auteur ? Pas forcément, mais il devait savoir quelque chose.

Machinalement il se rendit dehors, devant l’entrée principale, en espérant croiser quelques personnes dans l'espoir de voir l’homme en question. Sous son masque, il scruta le visage de chaque passant, ce qui provoqua sûrement une certaine forme de peur puisqu'ils accéléraient tous à la vue du genin qui les fixait. Des hommes châtains, fin et qui ont la trentaine y en avaient pleins. Ceux qui ont les yeux bleus en plus, il y en avait moins, mais il y en avait quand même. Atorasu passa sa main dans sa chevelure en soupirant, désemparé par la situation qui se présentait à lui et son coéquipier.

La voix d'Ami l’interpella en disant qu’il avait trouvé la raison de cette affaire. Il se retourna, mais ne voyait plus personne, ni le gérant, ni son coéquipier. Il s'avança dans la salle jusqu’à remarquer que son équipier était dans un angle mort par rapport à l'entrée principale. Il s’approcha de lui puis se pencha pour y découvrir une cave où des tonnes d’armes y étaient cachés.

- Bien joué l’Ami. Tu as trouvé l’origine même de tous ce raffut. Avance donc ! Tu bloques le passages.

Ils pénétrèrent dans cette cave où la poussière était en quantité égale aux armes, montrant que cela faisait un bout de temps que cette caverne restait plongée dans l’oubli de son possesseur. Arc, épée, lances et quelques bombes se retrouvaient empiler l’un sur les autres.

- Une révolution se prépare, ceci explique cela. Nous avons soit découvert une pièce qui armerait les villageois pour une future révolution, soit la contrebande d'arme. Avec la mentalité de tous les marchands dans cette rue, la réponse me semble évidente.

Étrangement, Atorasu, fervent protecteur de son pays fut déçu et atteint de la découverte de cette cachette, il aurait été lui même révolutionnaire s’il en avait eut l’occasion.

-Il nous reste plus qu’à trouv-

Des paroles apeurées du gérant vinrent interrompre les émotions et les paroles du genin. “ C’EST LUI !” Atorasu se précipita en dehors de la cave pour voir de ses yeux ce qui se passait. Sorti de l’angle mort il vit le gérant serrer amicalement la main d’une jeune femme somptueuse blonde aux yeux bleus. La pression redescendit en voyant cette femme. - Quel est le problème ? Demanda Atorasu. Suite à ces mots, la dame avait, tout d'abord, pas remarqué la présence du ninja qui s’approchait doucement des deux personnes avant de remarquer qu’il y avait une troisième personne, derrière la femme, le dos tourné, l’air pensif.

- Oh ! Vous avez de la compagnie ! fit elle la remarque d’un ton faussement surpris démasquant le dérangement que les deux ninjas posaient. Et vous êtes … un soldat, rajouta t’elle avec dégoût en voyant l’insigne qu’ils portaient.

Une fois assez proche, Atorasu demanda qui était cette mystérieuse femme et d’une furieuse gaieté, le sexagénaire commença à répondre, mais la femme l’interrompit pour dire qu’elle était une vieille connaissance avec son frère. Elle regarda droit dans les yeux Atorasu comme s’il n’avait pas de masque. Durant cet échange de regards qui durant une bonne minute, le silence régna dans la salle, mais l’homme se retourna brusquement en sortant de ses pensées, un document à la main. Un homme châtain aux cheveux courts, qui devait avoir la trentaine, plutôt fin et les yeux bleus. - Bon ! Alors ! Vous en pensez quoi . Vous nous le donnez ce vieux bâtiment !?

L’homme et la blonde, avaient bien vu Atorasu mais n’avaient pas l’air d’avoir remarqué son coéquipier qui était plus loin derrière, dans la pénombre. - Bien évidemment ! Répondit le gérant en allant chercher un stylo. - Vous avez bien raison mon vieil ami ! Ce vieux bâtiment n’est pas fait pour vous ! Rétorqua Atorasu envahi d’une gaieté fulgurante.

Il agissait de manière bizarre, cela faisait longtemps qu’il n’avait pas été frappé par une humeur aussi positive que celle-là. Le visage d’Atorasu était toujours couvert mais sa voix montrait qu’il disait des paroles sincère.
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Sam 6 Juin 2020 - 13:29
Le fin mot de l'histoire avait été trouvé par Ami, au détour d'une cave poussiéreuse. Les marchands de la ruelle commerçante avaient tenté, sans succès, de transférer la propriété d'un commerçant à un autre. Ce fut sans compter sur l'intervention du sexagénaire et des autorités de l'Empire qui interfèrent avec cette manœuvre. Bien qu'ayant la raison sous-jacente à cette mission, cela n'empêchait pas le tandem de soldats de devoir trouver un moyen de remédier à cette lutte entre l'immigré Hijin et ses adversaires de la Cité des Nuages. Pire encore, la situation venait de s'enflammer: comment apaiser de potentiels révolutionnaires ?

L'idée était à réfléchir, mais les évènements en décidèrent autrement. Bientôt, un attroupement de personnes à l'entrée de l'échoppe précipitèrent l'issue de la mission. Atorasu observa la discussion, et assista à l'intervention de l'acheteur escompté de ce bâtiment, accompagné d'une jeune femme. Le magasin accueillait de potentiels révolutionnaires. Au même moment, Ami finissait de remonter au rez-de-chaussée. Par chance, la discussion occulta sa position. Si bien que lorsque le sexagénaire manqua de conclure l'accord, poussé aussi bien par la plastique généreuse de la jeune femme, l'accord alléchant du marchand, et l'opinion d'Atorasu, l'intervention d'Ami n'exposait en aucun cas sa visite de la cave.

« Un instant ! »

En interpellant le propriétaire de la boutique pour adultes, Ami s'approcha du petit groupe. Il détailla le visage des nouveaux arrivants, puis se tourna vers le dit contrat. Il l'inspecta, et le désigna auprès des potentiels acheteurs. L'offre semblait intéressante : l'acheteur s'engageait à fournir une nouvelle boutique, dans une ruelle adjacente à celle-ci, en échange de cette même boutique. La dite ruelle n'était pas sous l'influence des marchands de cette rue, ce qui rassurait le sexagénaire quant au sort de son établissement s'il venait à accepter les pressions du Kumojin.

« L'accord précédent a été réalisé avec l'accord des autorités du Teikoku. Vous comprendrez donc qu'il parait nécessaire de contacter ces dernières une fois de plus pour les prévenir de la transaction. Même si l'accord est conclu et qu'il n'y a aucun autre acheteur intéressé. »

Ami pouvait paraître intransigeant, mais il ne faisait que s'assurer que l'affaire se concluait dans les règles. Le Kumojin en face ne pouvait le nier. Lui-même avait dû se plier à l'intervention des autorités la première fois qu'il tenta d'acheter le bâtiment. Sans se douter de quoi que ce soit, il accepta sans broncher. La jeune femme lança des éclairs à Ami, qui jeta son dévolu vers le gérant de la boutique.

« Monsieur, laissez-moi faire. Je vous laisse faire l'inventaire de vos affaires et vous préparer à déménager. Pendant ce temps, je m'occuperai de prévenir l'administration de l'accord afin d'officialiser le tout. D'ici deux jours, considérez l'affaire réglée. Je reviendrai vers vous et auprès de monsieur… L’Œil consultait au même moment le bas de page du contrat pour obtenir de lui-même l'information Himura Naomichi pour valider l'opération. Cela vous convient-il ? »

Le vendeur et l'acheteur acquiescèrent de la tête tous deux. Naomichi échangea quelques mots avec la jeune femme, dont le physique ne cessait d'attirer le sexagénaire comme un insecte autour d'une lampe. Puis ils quittèrent les lieux, laissant Atorasu, Ami et le sexagénaire. Le vieil homme semblait à la fois soulagé et extatique suite à l'intervention de cette femme. Il abandonna alors les deux hommes pour commencer à rassembler ses précieuses marchandises avant de plier bagages dans cette ruelle.

« Ji-ongu-san, je crois que cette mission touche à son terme. Les deux parties ont chacun eu ce qu'ils voulaient, et nous avons évité que le conflit ne dégénère. Pour ma part, je vais m'en tenir à ce que j'ai dit auprès de cet homme. En ma qualité de représentant du Protectorat, je vais avertir les autorités de l'offre monsieur Himura Naomichi. Je m'occuperai ensuite de rédiger un rapport pour notre mission. »

Ami se tourna vers l'extérieur, et marqua une pause.

« Toutefois, Ji-ongu-san, je tiens à m'assurer que cette mission se termine en de bons termes. Je ne sais pas de quoi sont capables ces commerçants pendant ces deux jours… pendant que je m'entretiens avec les autorités, pourriez-vous les surveiller discrètement ? Précaution est mère de sûreté, après tout. »

L'orateur attendit la réponse de son partenaire de mission, puis indiqua quitter les lieux pour se diriger vers l’ambassade du Teikoku afin de faire sa part du travail.
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Le sexagénaire rejeté du quartier ∥ Ami

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