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E koro makiri [PV Imekanu]

Kaguya Shitekka
Kaguya ShitekkaEn ligne

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Dim 29 Mar 2020 - 17:09
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L'exploration de Wasure approchait bientôt. Ce n'était qu'une question de jours. Ce n'était plus un projet quasi-illusoire auquel s'attachait l'enfant de Saroruncasi depuis des semaines. La fin de l'Agni-Kai lui avait permis de mettre en action son plan sans risquer de se faire repérer.

Malgré cette réjouissance, l'angoisse ne cessait de le dévorer. Qu'allait-il trouver sur place ? Serait-ce suffisant pour sauver les siens ? Pire encore, la crainte de ne pas revenir vivant de ce pays l'effrayait au plus haut point. De multiples prisonniers, tous aussi dangereux les uns que les autres s'étaient évadés de cet archipel effacé de l'Histoire. Rien n'excluait que quelques évadés se soient installés sur place. Par conséquent, le danger était à son paroxysme pour cette mission clandestine. Les deux Kaguya ne pouvaient pas non plus compter sur le soutien de Kiri, au risque de compromettre tout ce pour quoi ils tentaient de percer le secret de leur clan.

Les jours et les nuits passèrent, et Shitekka approchait bientôt du grand départ.

L'enquête sur le Pays Oublié occupait entièrement l'esprit du jeune homme. Ça… et elle. Conscient du risque qu'il encourait en infiltrant l'île, ses pensées convergèrent davantage vers cette personne qu'il avait rencontré quelques mois plus tôt. Si sa présence au prime abord fut une agréable surprise, il ne cessa d'apprécier de plus en plus sa compagnie.

Shitekka se rendait compte au gré des courtes nuits le séparant de son expédition des moments passés aux côtés de ce rayon de soleil. Un remède pour la solitude et la vie en ville. Ses récentes interactions lui firent réaliser à quel point il l'appréciait et combien il tenait à elle. Il ne jurait que par sa mère et parfois son peuple depuis son arrivée dans la Brume. Mais au gré des rencontres et du temps, il avait appris à apprécier Kiri ainsi que la Nation toute entière. Cette personne, elle, se plaçait au-dessus de tout cela. Elle était le lien tangible entre deux mondes, deux mondes qu'il tentait désespérément de relier.

Deux nuits avant le saut vers l'inconnu.
Il se rappelait du festival. De leurs entrainements. Du moment où ils échangèrent symboliquement leurs marques. Des souvenirs passés avec elle. A l'issue d'une journée chargée, le Kaguya réalisait à quel point il tenait à elle. Combien il se voilait la face lorsqu'il ignorait ce qu'il vivait en lui. Et, en croisant cette pensée à l'angoisse permanente de disparaître sur Wasure, à quel point sa présence lui manquerait.

Alors le Chūnin décida de passer à l'action. La nuit était tombée depuis un moment sur l'Archipel. Mais cela n'empêchait pas le jeune homme de lutter contre le sommeil, pourtant précieux pour se préparer. Assis en tailleur sur le rebord de sa fenêtre, le ninja s'appliquait ardemment à poursuivre son œuvre. Avec un kunai, il donnait forme à ce morceau de bouleau d'un blanc symbolique. Ses mains souffraient de l'usure à force de répéter ce même geste inlassablement depuis la fin de la journée. Mais il s'appliqua à continuer jusqu'à terminer son travail.

Une fois le bois travaillé, le Kaguya inséra avec précaution une lame en acier neuve dans ce qui ressemblait à un manche. Son œuvre achevée, l'Urumi défia la fraîcheur nocturne pour mettre les pieds au sein du temple du bronze oxydé. Là-bas, le murmure des kamuys continuait de veiller sur Shitekka. Ainsi accompagné de la brise agitant les feuillages, il s'enfonça dans la forêt du temple à pas de loup. Le balafré s'appliqua à ne pas être repéré, avec autant d'application qu'il s'était en mission. C'était presque un entrainement à ce qui l'attendait sur Wasure. Minute après minute, le Kaguya se rapprocha bientôt de sa destination finale : une petite cabane, à proximité d'un ensemble de statuettes en bois.

En cette nuit, l'éclat lunaire peinait à percer la nue. Quelques rares rais éclairaient les idoles animales de la grue et de l'ours. Mais sa vision, investie du don de Kotan-kor-kamuy lui permit de contempler pleinement ce sanctuaire urumi. L'atmosphère sacrée du lieu lui permettait d'accéder facilement à cette vision surnaturelle. Après un arrêt symbolique devant ces icônes de bois, il se tourna vers l'entrée occidentale de l'habitation. Là-bas résidait celle qui hantait ses pensées. Celle qui le déstabilisait comme il ne l'avait jamais été. Pour elle, il s'approcha doucement de l'entrée afin d'y déposer un couteau, finement décoré. On y distinguait le visage d'un ours, sculpté dans un bois dont la couleur rappelait l'hiver. Malgré la maigre solidité du bois de bouleau, Shitekka s'était appliqué à rendre hommage au lieu de naissance de la destinataire de ce don hautement symbolique : le Mata Kotan, le village de l'hiver.

Une légère gêne s'empara du guerrier. Alors que sa main tendue s'apprêtait à déposer le cadeau dans la cabane, il se figea. Quelques longues secondes s'écoulèrent, alors que son cœur battait dans le silence de la nuit. Il hésita vaguement, avant de se rappeler des souvenirs qui le conduisirent jusqu'ici. La pensée de Wasure le convainquit de terminer de déposer la lame dans la hutte, avant de disparaître comme une ombre.

Shitekka pouvait désormais partir l'esprit tranquille au Pays Oublié. S'il venait à disparaître, il avait au moins le soulagement d'avoir pu exprimer ce qu'il ressentait au travers de ce don nocturne.




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Jeu 16 Avr 2020 - 18:36

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Les rayons de soleil passèrent à travers la porte de fortune qui séparait le cocon d’Imekanu de l’extérieur végétal. Comme tous les matins, l’Urumie gigota sous sa fourrure réchauffante avant de se redresser. Peu vêtue pour dormir, celle-ci garda la haut de la couverture en peau animale contre elle et se frotta les yeux. Elle tendit sa main sur la gauche pour attraper son kimono. En tirant dessus, un léger son et lourd arriva à ses oreilles tandis que son visage peu réveillé tournait vers le bruit. Elle remarqua alors un objet par terre et se frotta les yeux pour mieux le voir. Penchée en avant, elle l’attrapa par le bout immaculé et l’approcha de son minois. Il lui fallut cligner des yeux plusieurs fois pour comprendre qu’il s’agissait là d’un couteau et pas n’importe lequel. Lorsque la brève pensée arriva à son esprit, Imekanu leva sa tête vers l’entrée de la cabane et puis observa autour d’elle, personne. 

Une analyse plus poussée, tournant l’objet dans sa main, commençait à faire colorer ses joues d’un rose léger. La gravure d’un ours sur ce bouleau lui rappelant l’hiver de son kotan fit et ce qu’elle avait appris à Saroruncasi auprès de ses aînés lui fit comprendre ce qu’il se passait. Son regard s'agrandit, ses prunelles océaniques brillaient d’une émotion soudaine alors que sa main se posa sur sa bouche, ne pouvant cacher sa surprise. Son cœur tambourinait dans sa poitrine. Il n’y avait qu’une personne sur les terres de Kiri pour pouvoir lui faire don de ce couteau qui avait une signification bien précise. Son minois se releva vers le ciel gris de l’automne. Pourtant, dans son être, c’était un feu d’artifice de sentiments qui explosaient. L’Urumie n’arrivait toujours pas à y croire et se demandait si elle rêvait. Shitekka… Il venait de lui confier ses sentiments et son coeur par cet échange et la douce en était touchée en plein cœur. 

Comment ne pourrait-elle pas ressentir la même chose ? Avec tout ce qu’ils avaient traversé, ce qu’ils avaient partagé, ou vécu ? Ils s’étaient bien trouvé ces deux-là. Leur destin était lié par leur peuple, mais aussi par une relation et un lien qui s’était construit petit à petit. Et les voilà maintenant à se déclarer ce qu’ils ressentaient l’un pour l’autre, comme un homme et une femme à Saroruncasi. C’était… désarçonnant… Mais le Kaguya n’en valait-il pas la peine ? Ne représentait-il pas ce rayon de soleil à travers les pluies de l’automne ? Ce Kotan au sein de la brume qui lui rappelait les siens ? Il l’avait rendue forte, il lui avait donné confiance, l’avait soutenue dans son combat contre ses peurs et ses doutes. Il avait tellement fait pour elle, plus que quiconque dans toute sa vie. Elle lui devait tout, et elle souhaitait lui offrir son cœur aussi, en retour de son don. 

D’un simple geste, elle retira la fourrure qui la recouvrait et se leva d’un coup. La genin s’attarda sur le couteau et vint poser le magnifique bois contre ses lèvres et ferma les yeux. Elle le déposa en sûreté et enfila son kimono avant de se jeter dans son tas d’affaires pour rechercher ce qu’elle avait en tête. La tradition faisait qu’en retour, il fallait offrir une broderie à celui qui offrait son amour, pour accepter sa demande. Ce fut la passion et l'enthousiasme de pouvoir lui confier quelque chose de précieux qu’elle chercha son matériel de couture. Imekanu choisit un textile blanc comme le couteau ainsi, du fil marron et du jaune, ainsi qu’une aiguille. Cela allait lui prendre un long moment, mais ça en valait la peine. C’était… étrange, mais oui, elle le voulait.

Elle quitta sa cabane, en emmenant le cadeau qu’il avait fait en toute discrétion d’ailleurs et s’installa devant son feu de camp. Elle alluma le feu et prépara un mélange de plantes aux vertus énergétiques : elle allait en avoir besoin. Imekanu décida de lui brodait une ceinture pour son kimono. Le blanc cassé rappelait le manche du côté ainsi que la couleur de l’os, qui était sa capacité. Elle y brodera aussi des motifs urumis pour garder l’aspect de leur tribu. Équipée de son aiguille, elle y glissa le fil et s’aida d’une autre pour créer la première boucle. Ensuite, elle glissa celle-ci par-dessous puis repassa au-dessus pour faire la seconde boucle. Il s’agissait là du premier support. Le matériel utilisé était si fin que la broderie sera légère et douce. L’archère était fière de pouvoir utiliser ce qu’elle avait appris de ses aînés pour pouvoir l’offrir au balafré, elle espérait qu’il sera ravi du cadeau et touché des sentiments qu’elle lui déclara à travers cet accessoire.

C’était long et fatiguant. Ses mains fatiguaient, l’aiguille se plantait parfois dans ses doigts causant des douleurs désagréables. Elle avait pris des pauses, bu sa tisane pour reprendre des forces. La douce avait trempé ses doigts piqués dans un baume qui soulageait les petites plaies. Imekanu comprenait mieux pourquoi elle préférait aller à la chasse que de faire de la couture… Mais ce n’était pas grave, parce que ça en valait la peine. Plus les heures passaient et plus la ceinture prenait forme. La chasseuse continua la broderie le lendemain. Quand elle évaluait que celle-ci était assez longue, elle s’arrêta par une boucle. Au creux de ses mains, un art traditionnel se reflétait au travers du tissu. Une certaine émotion se lisait dans le regard saphir de la jeune femme. La genin ne sachant où il vivait, décida d’attendre de le croiser pour lui offrir. Il était hors de question de se défiler ou de lui offrir en discrétion. Elle voulait le voir de ses propres yeux, lire dans l’âme de ses orbes dorés, ce qu’il ressentait pour elle. La douce déposa alors la ceinture près du couteau. Les deux représentaient le cœur de chacun, ils étaient le symbole d’un lien fort et puissant. L’harmonie des Urumies n’était plus à prouver.    


Spoiler:
 

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