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15:04 ✣ Ayame

Ami
Ami

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Ven 3 Avr 2020 - 20:32
Une grande allée commerçante, au cœur du centre historique de Kumo.

La vie reprend son cours au sein du Nuage. Les commerces, sous l'étroite surveillance de quelques garnisons de Teikokujins, poursuivent leurs activités. Certains parachèvent leur reconstruction, voire leur réouverture.

Coulant des foulées avec un pas déterminé mais traduisant un profond calme, le masqué arriva. Son costume très moderne dénotait avec l'ambiance traditionnelle des échoppes. Et son faciès symbolique attirait le regard. Ami traçait son chemin sans s'arrêter. Il ralentissait le pas, parfois, afin de saluer les curieux. Il lui arrivait de s'arrêter à de rares occasions. Les personnes qui l'interpellaient le connaissaient. Ils participaient à ces assemblées discrètes du quartier où se trouvait habituellement Ami. D'autres le connaissaient indirectement par une connaissance faisant partie du premier groupe.

Parfois, Ami se penchait plus particulièrement sur le sort des commerçants autour de lui. En les saluant, il s'enquérait de l'état de leur commerce, de leur clientèle, mais surtout de l'impact du Teikoku dans leur travail. L'orateur se présentait en tant qu'émissaire de l'Empire, et qu'à ce titre, il souhaitait s'assurer que ses pairs traitaient les Kumojins avec tout le respect qui leur était dû.

Il y avait cet artisan. Un vendeur d'encens, dont le commerce peinait à subsister. Avec une main partiellement paralysée à vie, et un fils absent, le quinquagénaire voyait sa boutique décliner. Ami observa longuement les étalages, laissant les odeurs traverser son masque.

« Laissez moi vous aider, monsieur. Je souhaite acheter une grande partie de vos produits pour les citoyens de mon quartier, et leurs défunts. En retour, je m'engage au nom du Teikoku de vous trouver assistance pour poursuivre votre activité décemment. Je connais quelques volontaires qui seront ravis de vous prêter main forte. Kumo a encore besoin de votre don, et l'Empire doit pouvoir vous offrir le support nécessaire pour le mériter. »

Le vieil homme attrapa les deux mains gantés de l'anonyme à visage couvert, et le remercia chaleureusement.

Alors que l'infirme retourna à son arrière-boutique pour préparer la commande de son sauveur inespéré, Ami fut interpellé par une présence. Toujours à l'entrée de la boutique, dont une partie des marchandises étaient étalées dehors, il se tourna sur sa droite. Une fille occupait désormais son champ de vision. L'orateur lui bloquait le passage. Peut-être. A moins qu'elle n'était elle aussi interpellée par le symbole ésotérique qui recouvrait de blanc et de noir son faciès. Ou sa discussion avec les différents commerçants de cette allée.

Ami se tourna entièrement vers cette dernière. Accoutumé aux réactions que pouvaient évoquer la vue de son masque, il recula d'un pas.

« Bonjour. Mes excuses, demoiselle. »

Il était prêt à accepter le fait qu'il gêne le passage. Mais son regard continua de fixer à travers son masque la fille. Conscient que cette rencontre inopportune risquait probablement de ne pas s'arrêter à une simple bousculade.

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Ayame
Ayame

15:04 ✣ Ayame Empty
Sam 4 Avr 2020 - 18:30
C’était son bain de foule à elle.

Là où il y avait toujours de la vie, des gens. Un peu plus rigide avec les patrouilles, un peu moins souriants, mais vivants. Tant que Kumo était debout, les commerces ne fermaient pas et quelque part, sous les norens des magasins et échoppes, c’était l’esprit du village caché des nuages qui alors y survivait.

A petits pas, engoncée dans son kimono, Ayame aimait s’y perdre. S’y fondre. Dans la masse, on ne pouvait différencier la kumojin d’une autre, et c’était ce qu’elle aimait, au fond. Faire partie de ces bruits et odeurs et exclamations de la rue, loucher devant ce qu’elle ne pouvait se permettre d’acheter, sourire aux commerçants. Une chose la distinguait seulement, légèrement, c’était son âge. Depuis qu’elle avait quitté l’orphelinat, réduite à devoir subsister par elle-même, Ayame avait arpenté ces rues et s’était faite prendre en pitié des habitués qui y voyaient là, potentiellement, leur propre enfant. Trois ans plus tard, c’étaient à présent des connaissances bien ancrées, une famille élargie, éparpillée. C’était son village.

Son bain de foule à elle alors, lorsque la petite blonde et son caddie de course se faisaient arrêter, et on lui parlait, comment ça allait Ayame, tu ne t’es pas blessée ? On lui tendait bricoles à goûter à des stands qu’elle ne pouvait se payer, et puis, on lui rappelait que si jamais c’était trop de danger pour toi ma p’tite, tu sais, tu ferais une merveilleuse fleuriste ! Et elle leur répondait oui, peut-être, par politesse et avec un sourire pour éviter de rouler des yeux, peut-être un jour lorsque la guerre sera finie.

« Mais elle est finie ma chérie, regarde, Onoo-san ré-ouvre son épicerie ! »
« C’est du passé choupette, te tracasse pas. »
« Si y’a une guerre, Kumo sera détruite et avec elle tes chances d’ouvrir ta boutique haha ! »


Alors avec le temps, tels de nombreux oncles et tantes éloignées lors d’une réunion familiale, la kunoichi bien que pacifique se sentait mal à l'aise les entendre parler de paix alors que c'était tout son contraire. Ses mots semblaient déraper, son sourire se fissurer, et son corps même commençait à détonner. A entendre et les écouter, Ayame vivait dans une autre réalité.

Mais la guerre, c'est pas quand on était assiégé ?


Caddie dans la main gauche, brochette dans la main droite, un bouquet de fleurs dans le coude et une boulette de viande dans la bouche. « Grand-père je suis là ! » Ses geta claquèrent le sol en céramique de la boutique enfumée, et elle entendit au fond une quinte de toux. « Mishiko-san m’a demandé de vous apporter ça de sa part.. » elle sortit une boulette de papier de sa poche, et ses doigts gras de viande tachèrent légèrement le papier en le posant sur une pile d’encens. « Et ça, c’est de la mienne ! » Le bouquet fut posé sans ménagement à côté, au moment même où la forme courbée du vieil homme sortait de l’arrière-boutique. Brochette toujours en main, elle lui souhaita une bonne journée en partant. Derrière elle des remerciements la suivirent, avant que le commerçant ne s’adresse à un client devant son étal. Les norens caressèrent le haut de son crâne, et elle fourra la dernière boulette de viande dans sa bouche avant de laisser la baguette en bois tomber au sol, et de sortir du fond d’une poche sa liste des choses à faire et acheter. Visite au papi, c’était fait. Prochaine étape : achat senbons et savon. « .. En retour, je m'engage au nom du Teikoku.. »
La tête d’Ayame se braqua sur l’origine de la voix, et ce fut ensuite au restant de son corps de se crisper. Grand et élancé, noir de la tête au pieds. Masqué. « Kumo a encore besoin de votre don, et l'Empire doit pouvoir vous offrir le support nécessaire pour le mériter. » Mais. Ce n’était pas un client. Les pupilles de la kunoichi firent alors des aller-retours entre l’inconnu et le grand-père qui le remerciait, sans comprendre. Si ce discours ne faisait pas sens, beaucoup d’autres remarques prenaient néanmoins une toute autre dimension. A l’entendre..

L’ Œuil se tourna alors vers elle. Tracé de blanc, de noir, un œil et un seul l’observait. Elle pouvait sentir la racine de ses cheveux se dresser sur son scalp. Un pas en arrière. « Bonjour. Mes excuses, demoiselle. » Non, ce n’était pas un œil. Elle ne savait pas ce que c’était. Elle ne savait pas qui il était.
Mais pas quelqu’un de la masse. Quelqu’un de l’Empire.
« L’Empire a besoin d’encens ? » Au milieu des siens, noyée par ses pairs, Ayame se sentait pousser des ailes. Ou plutôt, une bouche. Première fois qu’elle s’adressait directement à ce genre de personne – et quel genre ! L’un de ceux qui propagent la paix. Leur paix. « Eh grand-père ! Reviens ! » Hurlant par-dessus l’étal jusqu’au fond de l’arrière boutique, elle n’eu aucune réponse et se résigna alors à porter de nouveau son attention sur l’homme. Homme ? « C’est pour faire quoi, remplir des palais ? » Etait-ce comme ça que le gros Onoo-san avait pu ré-ouvrir son épicerie ? « Ou juste pour le plaisir de voir le grand-père donner son commerce, sa fierté, pour trois fois rien ? » « AYAME ! » Le grand-père en question avait cette fois-ci entendu la voix de l’adolescente qui, malgré ses efforts, s’était faite perçante.

Elle redescendit sur Terre. Le vieil homme, de nouveau derrière l’étal, la toisait en silence, et elle, elle se tu de nouveau devant le masque ennemi, les dents serrées, et la réalisation intime d’avoir fait une connerie, mais d’en être fière.
Qu’est-ce qu’ils vont faire ? En plein marché. Rien. Et sa petite main se durcit autour de la poignée de son caddie.

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Ami
Ami

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Dim 5 Avr 2020 - 10:41
L’œil fut inspecté avec sévérité. Son porteur, émissaire du Teikoku, était dévisagé par une farouche habitante de Kumo. L'orateur était habitué à cette méfiance des Kumojins. Surtout à son égard. Son masque attirait l'attention. Seul, exposé parmi la foule de Nuages, Ami fut vivement interpellé par l'adolescente. Sa discussion avec le vendeur d'encens suscita la colère de la demoiselle. Ami écouta avec un calme caractéristique les répliques cinglantes de son interlocutrice.

Autour d'eux, la foule fut interpellée à son tour. Certains ralentirent, tournèrent la tête, quand d'autres s'arrêtèrent complètement. Ce qui devait arriver arriva. Dans un contexte de tensions, il suffisait d'un rien pour mettre le feu à la poudrière qu'était Kumo. Pour le Teikoku, et surtout ses agents, avides de règlement de compte, c'était le prétexte idéal pour intervenir. Deux soldats patrouillant dans les parages déboulèrent sur place. Alarmés par la voix de la demoiselle, ils jouèrent des épaules avant de faire s'écarter la foule pour séparer les deux protagonistes de cette simple discussion.

L'un haussa le ton, manquant de menacer la fille, l'autre surveilla attentivement les faits et gestes de la Kumojin. Un troisième se tenait en retrait, guettant la moindre occasion de la foule pour intervenir.

« Il suffit. »

Ami s'exprima avec aplomb. Ses mains parlèrent avec lui, s'adressant directement aux soldats de l'Empire.

« Messieurs, en ma qualité de membre du Protectorat, je vous demande d'arrêter. Il y a malentendu, semble-t-il ; cette demoiselle me parlait simplement à propos de mes achats dans cette boutique d'encens. »

Il désignait alors la dite boutique pour appuyer ses propos. Les soldats furent forcés d'accepter l'explication d'Ami.

« Je vous remercie de votre réactivité, mais tout va bien. Je pense que nous pouvons en rester là. Les citoyens autour sont intimidés par votre présence. Tâchons au nom de l'Empire de montrer le bon exemple ; nous sommes ici pour servir et défendre le peuple, et non l'effrayer. »

Ami se tourna vers chaque soldat de l'Empire. Le temps semblait s'être arrêté autour d'eux. Il y eut quelques secondes de vide. Puis les trois hommes soupirèrent, avant de faire volte-face. La foule reprit ses activités. Il ne restait qu'Ami, et cette demoiselle.

« Encore une fois, au nom de l'Empire, je m'excuse. Ces hommes sont à cran. La rancœur qui les habite encore, les pousse à chercher le conflit plutôt que la médiation. C'est regrettable, et je ferai le nécessaire pour qu'ils agissent davantage en protecteurs à l'avenir. »

L’œil observa le bouquet de fleurs laissé dans la boutique. Le vendeur d'encens échangea un hochement de tête complice avec Ami, et retourna à ses activités. L'orateur s'occupait du reste.

« Si vous le voulez bien à présent, je vais répondre à vos interrogations. Sachez que je respecte Onoo-san ainsi que son travail. C'est pour cette raison que je souhaite lui apporter mon soutien afin qu'il conserve son commerce. Je lui ai proposé à cet égard des volontaires pour l'aider dans son travail. »

Lentement, Ami se saisit d'un bâton d'encens. Sa main l'enserra avec une délicatesse solennelle, presque religieuse.

« Quant à l'encens… ces bâtons sont pour les victimes de ce conflit absurde. Qu'ils soient disparus, ou encore vivants. Enfants du Feu, ou de l'Éclair. Leur mémoire mérite d'être honorée, car ils sont les témoins d'un drame dont nous devons tout faire pour empêcher qu'il se reproduise. C'est mon engagement, et je ferai tout mon possible pour qu'il en soit de même pour l'Empire. »
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Ayame
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15:04 ✣ Ayame Empty
Mar 7 Avr 2020 - 18:06

Un homme en uniforme se mis à leur hauteur. Ayame fit un pas en arrière, et les roues de son caddie buttèrent sur un autre derrière. « Il suffit. » Son visage se tourna de nouveau vers le masque. Où plutôt, il se leva en sa direction. Incapable de voir le regard qui accompagnait les mots, l’adolescente resta immobile tandis qu’il discutait avec les soldats. Quel privilège. Ta famille se porte bien ? Au moins avait-il raison sur un point : leur présence n’était pas appréciée. Bien sûr, Lui l’avait formulé autrement, mieux, mais le message était le même. Comptait-il les accompagner ? La question lui brûlait les lèvres, alors que l’adrénaline qu’avait nécessité cette prise de parole battait dans ses tympans.

Il en fallait peu.


Du regard, elle observa les autres arrêtés devant le trouble qu’elle semblait avoir causé sans même le savoir, et eux l’observèrent en retour. Visages familiers. Visages figés. D’autres, pressaient le pas. Les soldats se remirent également en marche, et avec eux les attroupés et curieux. La scène, lente, fut brisée par une nouvelle prise de parole de l’Oeuil. Non, il ne les avait pas accompagné. « Encore une fois, au nom de l'Empire, je m'excuse. » Avoir son attention était comme une démangeaison. Ayame ne voulait pas avoir d’excuses. Elle ne voulait pas écouter les raisons. La kumojin voulait qu’il agisse comme l’ennemi qu’il était. Ça, elle pouvait l’assumer, elle devait l’assumer, mais des excuses et promesses douces, elle ne savait pas comment l’interpréter.

C’était ça, leur paix ?
Si elle était d’ici, son enfance au Pays du Feu lui disait tout le contraire.

« Si vous le voulez bien à présent, je vais répondre à vos interrogations. » L’Inconnu prenait son temps. Qu’une gamine l’ouvre était, semblait-il, le dernier de ses soucis. Mieux : c’était une occasion de l’instruire. Il connaissait le grand-père, et à ses mots, elle regarda dans le direction du vieil homme pour ne pas l’y trouver. Bien qu’il semblait sincère, Ayame refusait de croire à chacune de ses paroles. C’était pas vrai, parce que ça ne pouvait pas l’être. Si la logique était juvénile, il n’y avait qu’à voir le mec qui les proférait pour enlever tout doute. Sa manière dont la sphère se tournait vers la main gantée, ne sachant s’il sentait l’encens ou appréciait son propre prêche, tout chez la jeune femme lui criait : danger.

Et entre fuir où combattre, elle, elle était figée.


« Ceux morts pendant l’attaque de l’Empire le sont depuis longtemps déjà. » Pourquoi tenir à acheter de l’encens ? Pourquoi vouloir montrer un visage pacifique du Teikoku pour en rappeler le passé, la mort. Une main accrochée au cadis telle une épave, l’autre pointa du doigt l’étal. « Y’a pas besoin de tout ça. Les enterrements sont passés. » Je n’y ai juste pas assisté. « Et si y’en a vraiment besoin.. Alors je veux aider. » Voir les mensonges. « Grand-père avait besoin de bras, mais moi, je peux plus que ça ! » De nouveau, ses tympants battirent contre son crâne, alors qu’elle se forçait à sourire.

A s’incliner.
Elle aurait juré entendre ses hanches grincer.

« Je m’appelle Ayame, genin à l’Académie. »

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Ami
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Dim 19 Avr 2020 - 10:57
La jeune demoiselle toisa encore l’œil avec méfiance. L'orateur conserva un calme olympien, perméable à la critique. Il laissa la kunoichi s'exprimer, puis se présenter. Ceci fait, il abandonna le bâtonnet d'encens pour le ranger avec le reste du paquet qu'il avait acheté quelques minutes plus tôt.

« Il est vrai que la mort des victimes de ce conflit est immuable. C'est une terrible vérité à accepter. Et c'est justement car elle est terrible que des citoyens de Kumo souffrent encore de la perte de leurs proches. Chaque jour, je fais de mon mieux pour être à l'écoute de ces personnes. De comprendre leur douleur, de les aider de mon mieux. C'est mon devoir en tant que membre du Teikoku. »


Le masque se tourna vers la boutique. Ami s'écarta du chemin pour ne pas gêner le passage. Son visage fixa à nouveau la dénommée Ayame.

« Cet encens, je viens le chercher à la demande de ces personnes qui ont encore besoin de temps pour pleurer leurs morts. Mais aussi pour apaiser les vivants. Il soupira. Dans ces conflits, il n'y a pas de gagnant, ni de perdant. Il n'y a que des pertes. Cela doit cesser. »

Ami se rappela de la fougue de la jeune académicienne au cours de la conversation. Naturellement, il décida de revenir sur ce point. Ses mains accompagnèrent machinalement ses paroles.

« Je respecte votre entrain, Ayame-san. Je serai ravi de pouvoir travailler pour le bien de Kumo à vos côtés. …J'en oublie presque la politesse. Je répond au nom d'Ami. »

Car il était l'Ami du peuple, qu'il soit des Nuages ou du Feu.

« Vous n'avez rien à craindre pour Onoo-san. J'ai quelques connaissances qui seraient ravis de prêter main forte à son commerce. Il y a ce Kumojin dans mon quartier, sans travail, qui cherchait à à se rendre utile auprès des artisans. Et je connais une jeune Hijine qui souhaitait s'installer dans la Cité des Nuages pour fabriquer son encens. Elle a perdu sa famille après les différentes guerres qui ont ravagé le pays, et souhaite maintenant repartir de zéro. Je suis sûr qu'elle sera d'une grande aide auprès d'Onoo-san, d'autant qu'elle travaillait avec du bois de grande qualité des forêts de Hi. »

L'air pensif, le quidam leva la tête pour contempler les cieux.

« Kumojins et Hijins travaillant main dans la main, indépendamment de leurs origines, de leur passé… c'est un avenir auquel j'aspire. Les peuples ont bien trop souffert des batailles entre shinobis, et méritent de vivre ensemble en paix. Le chemin sera long, et difficile. Mais il en vaut la peine, ne pensez-vous pas ? »
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