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À travers ma mémoire (solo)

Uzumaki Ko
Uzumaki Ko

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Mar 14 Avr 2020 - 1:08
Dernièrement, Ko se questionne sur quelques sujets : la gravité, la vie, la mort, le mensonge, la vérité, le bien, le mal… Bientôt une femme de soixante ans, la majorité de ses sujets ne la perturbe plus. Elle considère posséder la balance de la justice, peser le pour et le contre. Mais voilà que depuis quelques semaines, elle enchaîne les mensonges et contourne sa réalité. Pour les autres, cela ne fait rien, mais pour la médecin, c’est l’horreur. Son coeur ne supporte plus les bêtises qui quittent sa bouche. Elle n’était pas une enfant quand elle a rencontré Mukuro, la mercenaire a aperçu son faux visage lors de la mission, Kuuli lui fait confiance sans se douter de ce misérable secret, et tous les membres de l’organisation qui la croisent, lui disent bonjour… ils sont témoins du mensonge qu’est Ko. Son être entier est un acte, sa personnalité est fausse parfois.

Elle ne souhaite plus continuer sur ce chemin.

Ko annule son jutsu, ses yeux reprennent leur couleur bourgogne.
Elle nettoie ses cheveux avec toute sa force, ils sont d’une teinte rosée.

Les autres ne vont pas voir ce détail, mais elle, si.
Bientôt, le costume et le masque tomberont.

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Une vague odeur lui rappelle sa jeunesse dans les montagnes. Un parfum énigmatique, sans forme, composé du soleil aveuglant, du vent frais de l’été, de l’herbe un peu mouillé… Un instant, il suffit de clore les paupières, et elle y est. Ses pieds nus écrasent la terre et les vilaines plantes, sans se soucier des vies qui y habitent. L’esprit libre et innocent ne prend pas conscience du coeur des insectes, des animaux et de la forêt. Elle regarde derrière son épaule et émet un petit cri de frayeur. Ses jambes suivent les ordres, plus vite, plus vite, plus vite. Les vieux arbres s’éloignent et le gazon perd du terrain. Tel un petit singe, elle s’agite et saute haut pour éviter une courte marre d’eau. Si haut qu’elle se sent capable de caresser le ciel et ses oiseaux. Lentement, le décor devient plus vaste et offre un chemin plus stable, épuré. Un hoquet de surprise quitte sa bouche lorsque deux mains féroces s’accrochent à sa taille et la soulèvent à une vitesse déboussolante. Les mains quittent son corps pour l’abandonner dans une haute chute.Un hurlement vient perturber de nombreux nids et terriers. Avant de toucher le sol, les mains la rattrapent. Amenée vers un torse musclé et bronzé, elle éclate de rire et enroule ses bras faibles autour du cou de l’homme. Celui-ci la tient contre lui sans effort et l’attaque de baisers. Un rire cristallin avec un rire rauque. Il l’amène devant son visage et leur nez se rencontre dans un bref frottement. Elle a des yeux bruns, presque bourgognes, tandis que lui a des yeux noisette. Derrière lui, une femme à la longue chevelure rougeâtre approche et vient déposer son menton sur l’épaule de l’homme. Ils échangent un court baiser et tournent leur regard sur l’enfant, leur enfant. Encore à ce jour, Ko ne se souvient pas des traits de ses parents. Lorsqu’elle revoit cette scène, elle voit une chevelure rouge, des yeux noisette, des bras musclés et elle entend un rire qui n’est pas le sien. Selon ses proches, elle possède un physique très similaire à sa mère. Alors, en s’observant devant le miroir, elle sait que sa mère a ou avait des rubis pour regarder le monde.

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An 155, été, Uzumaki Ko

Plante carnivore (urne) 6/18

Espèce non dangereuse pour l'Homme
Présente sur des terrais haut et humide, découverte entre le désert et la roche.

Une belle vivace qui alternent entre le vert et le rouge, parfois blanc. En moyenne, elles sont grandes d'une vingtaine de centimètres, certaines touchent le trente centimètre. Elles attirent les insectes dans leur tunnel, avec leur nectar sucré (pas bon sur la langue). Le soleil est important pour leur survie, mais une trop grosse dose peut les affaiblir et les tuer.

Elles sont rarement seules, toujours nombreuses.

Possibilité de poison : aucune
Possibilité de remède : aucune
À travers ma mémoire (solo) Ce4a

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Son clan possède un don pour l’art des sceaux et de la médecine. Naturellement, elle se devait d’essayer les deux chemins pour s’approprier une force spécifique, ou dans un cas idéal, les deux. Les sept jours composant le cycle quotidien, étaient divisés dans le but de partager de façon égale les apprentissages. La théorie débutait le matin, tandis que la pratique commençait après le second repas. Face aux circonstances actuelles, Ko se retrouva avec un aîné Meikyû et une jeune femme Yamanaka. Étant une enfant très motivée et avec une forte curiosité, le duo durent trouver des stratégies pour la maintenir en place. La Yamanaka la calmait avec ses fleurs et des tisanes. Le Meikyû la menaçait de l’abandonner aux singes. Les deux solutions fonctionnaient.

« […] Les degrés de danger varient selon la maîtrise de l’utilisateur, ainsi que le résultat souhaité. Ce n’est pas un banal sceau de sh… qu’est-ce que tu fais!? »

« Hm, j’essaie de mettre mon pied derrière ma tête. »

« Arrête ! Les singes vont venir te chercher ! »

« Non, ils ne viendront pas. »

« Tu-… ARRÊTE. »

Ko sourit en signe de victoire et continua de tenter de mettre son pied derrière sa tête, c’était beaucoup plus intéressant que ce que son sensei tentait de lui expliquer.

« Ce n’est même pas de cette façon que tu vas y arriver, sale peste. »

« Hm ? Alors montre-moi, sauf si t’es nul comme pour tes explications. »

« »

La gamine arrêtait de bouger et fixait l’homme situé de l’autre côté de la pièce. Celui-ci ne clignait pas une seule fois des yeux, tout comme son élève. Dehors, le calme de l’hiver contrastait la tension dans le dojo. La bataille ne semblait pas voir une fin proche. Deux êtres têtus ne formaient pas le meilleur duo. La jeune Uzumaki possédait un vocabulaire et une attitude très peu recommandable pour son âge, mais elle copiait les mots et les gestes de son sensei, alors personne n'osait les interrompre. Avec d’autres personnes, elle se montrait beaucoup plus gentille.

Sans surprise, le Meikyû se laissa tomber au sol et ramena lentement sa jambe vers l’arrière. Avec un énorme sourire, Ko abandonna son coussin et quitta le dojo en courant. Elle connaissait les meilleures cachettes, alors il ne la trouverait pas de sitôt.

« KO! J’APPELLE LES SINGES. »

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« Je sais, c’est risqué, mais… je souhaite être égoïste pour une fois. Devrais-je m’empêcher de vivre pour eux? Devrais-je me priver de plaisir pour eux? Je connais leur force, je l’ai déjà vu, mais il est hors de question que je m’efface de cette terre, ce serait leur donner la victoire. Notre clan diminue à toutes les saisons, plusieurs refusent de contribuer à la reproduction, pour quelles raisons? Ah oui, la peur! Si nous restons les bras croisés, dans quelques années, les Uzumaki seront morts. Ce sera ta faute, votre faute, leur faute, ma faute! Je n’accepte pas de noyer les miens. Moi, je n’ai pas peur. Qu’ils viennent m’arracher cet enfant, je leur montrerai la force de mon clan. »

An 147, naissance d’Uzumaki Ko.

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Ses cheveux sont bruns et son regard est vert.
Un mensonge.

Ko se cache derrière de nombreux mensonges, derrière un masque. Le jour où elle mit pour la première fois son costume, elle décida que c’était la dernière fois que le soleil allait apercevoir son visage. Devant la glace, elle se trouve magnifique. Son physique n’est pas une honte, au contraire, elle souhaiterait montrer ses formes, son tatouage, son sourire, sa joie! Mais.. ce n’est pas possible. Pour le bien de son identité, elle couvre son corps et s’oublie dans un personnage mystérieux. La nécromancienne l’a aidé à créer une poudre qui modifie la couleur de ses cheveux. En brisant des noix, en coupant des herbes et en ajoutant des ingrédients sans nom, elles créèrent une chevelure brune pour l’Uzumaki. Toutes les semaines, elle doit remettre de la poudre dans ses cheveux. Ses yeux verts sont le résultat d’un simple jutsu.

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Uzumaki Mori ne souhaitait pas refuser la vie qui grandissait dans son ventre. Ceci représentait son petit bonheur, celui qui allait réparer les blessures de son coeur. Elle portait un grand espoir face à la naissance de son bébé. Son partenaire, Uzumaki Yuu, soutenait la décision de sa femme puisque, lui aussi voulait avoir une famille. Le village où ils habitaient, acceptait le choix du couple, mais à une condition : ils devront quitter lorsque l’enfant sera en âge de parler. L’aîné du village, comme ses habitants, connaissaient l’identité de cette famille, alors ils connaissaient aussi le futur de ceux-ci. À leurs yeux, ils allaient mourir tôt ou tard.

Le couple décida d’accepter la condition, et la respecta. Lorsque leur petite fille prononça ses premiers mots, ils quittèrent la nuit même. Ils entreprirent un voyage peu agréable jusqu’au sud de Tsuchi. Ils savaient où ils seront acceptés. Un groupe de déserteurs habitaient une terre abandonnée dans le creux d’une forêt. Plusieurs grands noms de famille s’y cachaient. Chacun avait ses raisons d’être présent dans ce groupe, souvent, ils ne le disaient pas. Lorsque le couple Uzumaki se présenta, ils n’eurent pas besoin d’expliquer leur histoire, la Hyuga qui dirigeait le lieu les accepta tout de suite.

Ko grandit avec une famille très... unique. Chacun lui offrait de l’amour, la considérant comme une petite sœur. La majorité des hommes et femmes dépassaient la trentaine, alors avoir une gamine qui court autour d’eux les attendrissaient. Aux yeux de l’enfant, cette situation était normale, mais dès qu’elle fut en âge de réfléchir et discuter, le groupe eut une grande conversation. Présente à cette réunion, Ko apprit le passé de son clan et les raisons de ce jeu de cachette. Tous apportèrent des conseils, des avertissements et des bouts d’histoires importantes. Ko se sentait mal à l’aise face à tant d’informations, ses parents tentèrent de la rassurer, mais le pire n’était pas encore arrivé. À la fin de la réunion, Mori et Yuu annoncèrent leur départ, chacun vers un chemin différent.

Pour le bien de leur fille, le couple la confia à ce groupe de déserteurs.

En hiver 204, Ko ne sait pas si ses parents sont encore vivant.
Elle croit avoir aperçu son père lors d’un festival.
Une lettre anonyme lui souhaite un joyeux anniversaire.

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Kaze no Kuni est la destination qui la sauvera.
Les dernières lunes ont été mouvementées et épuisantes.
La majorité des membres du groupe de déserteurs sont morts, d’autres disparus, et d’autres retournés vers leur famille. La présence d’une Uzumaki a été révélée : le chamboulement de leur utopie.

Accrochée au cou du Meikyû, soutenue par ses bras, Ko tente de trouver sommeil. La nuit les protège des mauvais regards, ils se déplacent en silence, camouflés chacun par une sombre cape. La jeune femme bouge, s’ajuste et soupire à plusieurs reprises, signe qu’elle est bien réveillée. Elle a posé de nombreuses questions à son mentor, mais il ne répond jamais. Son air dur et vieilli ne donne pas envie de l’embêter, alors Ko reste silencieuse. Ils sont déjà dans le désert, mais un infini de kilomètres reste à parcourir.

« Est-ce que nous allons dans ton clan? »

« Non. »

« Pourquoi? »

« Ils ne t’accepteront pas. »

« Mais toi tu m’acceptes. »

« Je n’ai pas eu le choix et ma vision est différente de celle de ma famille. Tu as déjà oublié? »

« Non.. »

Ko dépose sa tête sur l’épaule et ferme les yeux. Ce bout de conversation ne la rassure pas, mais elle sait qu’elle n’est pas seule, ce qui est mieux que rien. Lorsqu’elle réussit à dormir, il n’y a aucun rêve qui vient la distraire. Il n’y a que le néant ou des fragments des derniers jours. Parfois elle se réveille en sursaut, mais la main qui tapote son dos l’aide à oublier son mal.

Le duo s’arrête une fois, pour que le Meikyû puisse dormir quelques heures. Lorsqu’il vient récupérer Ko dans ses bras, il décide de parler.

« Si tu oses m’interrompre une seule fois, je t’abandonne ici. » il marque une pause pour s’assurer que sa protégée respecte la règle. « Bien. Nous approchons de la fin du voyage, dans quelques heures sûrement. Je t’amène chez une vieille amie, une ermite. Ne doute pas de ses capacités, même si elle semble faible, elle cache une force unique. Maintenant écoute bien, je ne le répéterai pas : tout ce que tu sais de ton passé et ton présent, tu l’oublies. Tu n’as pas 22 ans, tu n’es pas une Uzumaki et tu n’as pas de famille. »

« Qu- »

« Tais-toi. Tu as décidé de garder ta marque, je ne t’en priverai pas, mas tu vas devoir te cacher. Tu bougeras avec l’ermite, tu vivras à sa façon et ce jusqu’à ce que tu sois capable de te défendre correctement. Cette femme est une nécromancienne et médecin, tu vas suivre son éducation. Tu as de la chance, elle n’est pas douée avec le fuinjutsu, tu n’auras plus personne pour t’embêter avec ce sujet. »

Brusquement, Ko dépose ses paumes sur les épaules de l’homme et force pour sortir de son emprise, sans résultat. L’homme la retient avec férocité.

« Tu m’abandonnes! »

« Tu as pris presque une semaine pour le comprendre!? Tss, tu me donnes une raison de plus de t’abandonner, idiote! »

Le regard rouge, les ongles qui s’enfoncent dans la peau de l’homme, Ko grogne. Son mentor éclate de rire face à ce bébé tigre, mais celle-ci décide de lui taper le visage à plusieurs reprises. Après de longues minutes à se chamailler, le Meikyû décide d’empoigner la chevelure rouge et de la tirer. Ko se plie à la douleur et retourne la tête sur l’épaule avec des larmes sur les joues. L’homme ne relâche pas les cheveux.

« Si un mercenaire t’attaque, tu n’arriveras même pas à le griffer. Je te rends un service en te cachant du monde entier. » dit-il en grognant. « Maintenant que tu t’es calmée, je continue. Si quelqu’un te croise, te pose des questions, tu vas lui mentir. Tu te nommes Ko, tu n’as pas de famille, mais tu as été recueilli par un groupe de personnes passives. Suite à un choix personnel, tu es allée à Kaze avec une femme d’âge mûr pour commencer une nouvelle vie. Compris? »

« Hm… »

Elle sait qu’elle n’est pas forte, ni imposante, alors elle ne réplique pas. Fâchée contre l’homme, elle décide de rester muette jusqu’à ce qu’il la dépose devant une petite maison perdue au milieu du désert. Une femme ouvre la porte et accueille le duo avec joie. Elle possède effectivement une apparence de mamie. Le Meikyû refuse d’entrer, il garde une bonne distance. Ko est timide et n’a toujours pas parlé. Lorsque les deux grands amis terminent leur conversation, l’homme pointe la jeune femme.

« Tu ne tues pas, tu ne te bats pas et tu ne rejoins jamais une guerre, que ce soit bientôt ou dans le futur. La guerre n’est pas faite pour ton nom. »

Ko sait qu’il est encore vivant, où il habite, mais elle ne souhaite pas le revoir.

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