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Lorsque naquirent les petites barricades | Apprentissage

Shinrin Shinpachi
Shinrin Shinpachi

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Jeu 30 Avr 2020 - 1:01
PAYS DU FEU | 火の国の物語


Être de retour à Urahi ne voulait dire qu’une chose ; non seulement Jigurô se jouait encore de lui, mais en plus les facteurs externes continuaient de lui mettre des bâtons dans les roues. A cela, le Capitaine de l’Unité Impériale n’y était probablement pour rien ; mais en toute vraisemblance ce problème ne faisait que s’ajouter à ceux que le généralissime pouvait déjà créer autour de son subalterne. Ce dernier avait comme l’étrange sentiment d’être devenu celui qu’on avait jeté dans un gouffre de responsabilités, lesquelles s’accumulaient sur son squelette trop maigre peut-être pour pouvoir endosser de tels tourments. Était-ce une sorte d’épreuve tracée pour lui ?

Nul n’était en mesure de le savoir. Il avait accepté de gaieté de cœur de devenir le chef du Kotsuzui, tout en dissimulant ses ambitions : un impérieux désir de se mesurer à sa hiérarchie la plus directe avait jailli dès le premier regard croisé avec cet homme. Malheureusement, après une courte conversation, Jigurô lui-même avait pu mesurer la subtilité dont le Shinrin était capable ; couplé aux suspicions qui planaient autour de son clan, Shinpachi lui parut être quelqu’un de particulièrement douteux. Le seul fait qu’il accepte d’être à la tête de la section la plus importante le mettait à la chaise la plus proche de celle du capitanat ; en l’occurrence, cela voulait dire beaucoup de choses pour Jiguro. De l’ambition, du talent : deux choses dont le Shinrin disposaient – deux choses qui pouvaient lui coûter sa tête s’il ne prenait pas les dispositions nécessaires. Aussi, à bien des égards, la Résistance et les tracts de l’autoproclamée Raikage étaient apparus à titre opportun. Le terrain était particulièrement fertile pour toutes les bassesses, pour tous les remous et pour toutes les félonies dont pouvait abonder l’Unité Impériale. Et, épousant la courbe des augures, le Lieutenant et le Capitaine avaient piochés leur carte. Un des espions de Shinpachi était déjà mort. Et à priori, la mission qu’il avait confiée à Gozen avait tourné vinaigre. Fort de ces circonstances, sa présence était requise à la capitale. Tout se jouait véritablement contre lui. La bataille stratégique n’en était qu’à ses prémisses, certes, mais il démarrait visiblement perdant.

Sa seule solution était de profiter de ces failles pour que sa cible tentasse de les ouvrir encore davantage. Feindre d’être à l’agonie, et frapper au bon moment.

Ceci dit, ne revenir que pour punir une meute de zélotes secrets n’eut été que pure hérésie ; le Monarque des Bois était bien trop fin pour ne pas y mettre quelque apparat. Cela ne l'arrangeait pas, certes, mais il y avait dans toute choses possibilité de trouver des solutions. Shinpachi était un battant. Plus qu’aucun autre, il se refusait à vaciller. Pour commencer, il feinta une fin de mission ; il se proposa même d’en réaliser une autre. En attendant, pour se rendre utile, il se proposa de participer à l’encadrement d’une formation militaire. Le contact avec les soldats « normaux » lui manquait, en quelque sorte. Renouant avec « l’esprit de corps », il eut vite été approché par un ancien mercenaire qui, le connaissant de réputation, requît ses services. Les guerriers du clan Shinrin étaient aussi rares et précieux que des tigres dans la jungle ; en bénéficier était une aubaine à ne pas manquer.

Le Monarque des Bois accepta, promettant d'intervenir après avoir réglé quelques problèmes personnels. Dans un campement au Sud-Ouest d’Urahi, où se tenait par ailleurs l’un de ses cousines germaines, il installa sa tente à titre précaire. Il contempla alors ce qui s’étalait autour de lui : des tentes alignées, vertes kaki pour la plupart, ornementées de blasons et de devises de différentes sections, se rassemblaient dans une enceinte à moitié protégée par des pieux plantés tout autour, tel une fausse muraille, perméable du reste de toutes parts à cause de l’espacement entre chacun de ces gros pieux qui étaient enterrés deux bons mètres sous terre, et penchaient manifestement vers l’extérieur, comme pour dire : « que vos chevaux viennent, ils s’empaleront sur nous ».

On vint le chercher. Contournant d’autres tentes, coupant au milieu d’une petite aire réservée aux duels, une femme traça jusqu’à sa tente ; elle reconnut l’emplacement occupé par le Shinrin à cause du piquet de bois sur lequel reposait un crâne d’écureuil, marque notoire du cabalistique ninja, ainsi que grâce aux deux bois de cerfs posés en croix contre l’entrée, évoquant cette fois-ci son clan d’origine.

Alors qu’elle s’apprêtait à l’appeler, une silhouette naquit de la terre ; des racines s’extirpèrent du sol comme si d’un corps étaient tirées les artères sanglantes, se détachant avec des capillaires qui ici prenaient la forme de filaments résinifères. L’émanation souterraine se mua en une sorte de pantin lugubre, penché vers l’avant, la tête bien basse. On eut dit un spectre de bois dénué de visage. Un râle étrange s’enfuyait de ce qui semblait être sa bouche.

« Le… Le Lieutenant Shinrin est demandé pour un exercice. Sauriez-vous lui transmettre ? »

Fit la soldate, inquiète.

La chose se lova alors sur elle-même, comme si elle agonisait. Elle tenta d’approcher sa main en direction de la soldate, mais en mourant, ses membres se rétractèrent lentement en se décomposant. Le rideau de la tente s’ouvrit tout de go. Il n’émanait de là rien d’autre que des ténèbres ; à l’intérieur desquels guettaient deux iris rutilantes, diaboliques, cruelles.

« Dans une heure. Place d’arme. Vingt soldats. Pas plus. Rompez. »

La soldate claqua un garde-à-vous, tremblante mais énergique et à l’écoute. Elle plaça son poing dans sa paume en guise de salut, puis se retourna et disparût.


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Dernière édition par Shinrin Shinpachi le Jeu 30 Avr 2020 - 23:58, édité 1 fois
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Meikyû Kaen
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Jeu 30 Avr 2020 - 17:11
De toutes les actions qu'il avait pu faire pour l'Empire du Feu, Kaen n'avait jamais réussi à se démarquer, toujours mêlé aux autres soldats, sans véritable fait d'arme pour qu'on se souvienne de lui. A vrai dire, son attirance maladive pour l'art du Fuinjutsu lui prenait le plus clair de son temps de repos. Biensûr, il avait dû escorter des hommes, en protéger d'autres. Il s'était déjà battu pour l'Empire et serait prêt à le refaire. S'il était là aujourd'hui, il le savait, ce n'était pas pour garder les ruelles ou portes; non, il avait été convié à une excursion, sorte de rituel militaire pour former les soldats.

Certaines rumeurs parlaient d'un lieutenant en particuliers, Kaen ne savait rien de lui et pourtant, certaines informations circulaient quant à son entraînement de la journée. il en serait le tenant.

Parfaitement discipliné, peut-être trop, convertit au sein d'un fanatisme puissant auprès de la grandeur de l'Empire, le Meikyû était prêt à tout pour rendre au Pays du Feu la gloire qu'il avait toujours mérité. Trop de guerres avaient eu lieu, trop de massacres... Trop de trahisons et de scissions au sein des clans et villages. Le temps n'était plus à la guerre civile. Il fallait attiser la flamme de Hi no Kuni.

D'un son, Kaen comprit qu'il était l'heure. Sa patience prenait le dessus, au milieu des soldats. Aucun ne savait réellement ce qui allait lui être infligé, mais chacun savait pertinemment que l'occasion d'en ressortir grandit se présentait. La plupart espéraient bien se faire voir; monter en grade pour commander, ou être simplement davantage libres.

Kaen, lui, voulait se débarrasser de la vermine qui gangrenait les fondations de son idéalisme.

Il se mit au garde à vous lorsque l'un des officiers s'approcha.
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Bakuhatsu Kenpachi
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Jeu 30 Avr 2020 - 22:26


Assis sur un lit d’hôpital et perdu dans ses pensées alors qu’il se faisait penser le bras par une infirmière, dans une des tantes qui servait d’infirmerie dans ce campement militaire installe par l’empire pour un stage d’une durée d’une semaine visant à aguerrir ses soldats. Le jeune et naïf King ne semblait plus tout à fait le même, mentalement comme physiquement. Pendant les exercices qui précédents, il avait dû affronter quelques soldats qu’il avait vaincu avec une facilite et une violence dont il ignorait lui-même être capable de faire preuve, non pas par plaisir, mais il fallait dire que le Bakuhatsu n’était pas tout a fait lui-même en ce moment, ces combats avaient au moins eu le mérite de démontrer l’évolution du Bakuhatsu depuis ses premiers pas dans l’armé. Il s’était inscrit à ce camp avec l’intention de s’occuper l’esprit afin d’oublier un instant cette nuit qui le tracassait tant, mais il en était rien jusque-là.

Son pansement terminé suite aux blessures qu’il s’était fait face à un adversaire un peu plus coriace que les autres, le soldat se rhabilla lentement avant de quitter la tante médicale après avoir remercié l’infirmière, mais sans l’entrain qu’on lui connaissait. Il était bientôt l’heure, King avant de se rendre à l’infirmerie s’était inscrit a une session d’entrainement en groupe dans un terrain un peu plus loin. Lentement, l’aire désintéressé, le jeune homme traversait le camp a la marche avant d’arriver au lieu qui lui avait été indiqué. Tout ce grand site ressemblais a une sorte de foire, King était passé devant des terrains ou des soldats faisaient des exercices de renforcement physique, d’autres ou il s’affrontaient avec des armes lourdes tels des gladiateurs, d’autres ou des chercheurs se livraient a des recherches et des expériences et pleins d’autres activités encore divers et variées.

Mains dans les poches son bandage au bras gauche visible à tous, le Bakuhatsu adossé contre un mur et blasé de tout n’attendait que le programme de la suite.


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Shinrin Shinpachi
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Ven 1 Mai 2020 - 1:00
PAYS DU FEU | 火の国の物語


L’homme de jour siffla deux fois. Chargé de veiller au respect des horaires ainsi que de l’appel au matin, un soldat était quotidiennement désigné pour prendre quelques responsabilités vis-à-vis du collectif ; une façon de donner à chacun la chance d’exercer son autorité, mais aussi, pour ses supérieurs, d’observer sa façon de se conduire. Pour chaque soldat, le rôle d’homme du jour était une sorte de petit labeur désagréable ; il devenait d’une certaine façon le majordome du camp, veillant à ce que tout le monde soit présent, à ce que chacun mange bien, à ce que nul ne commette d’entorse, auquel cas il était chargé de rapporter le problème à son Lieutenant. Le soldat qui officiait ce rôle, en ce jour de stage, était le fameux Fumihiro ; un goliath approchant presque les deux mètres, archétype du crétin aux gros bras, mais dont l’autorité du fait de sa stature était rarement disputée, d’autant qu’il s’agissait, sous l’armure, d’un bon vivant au rire évocateur de franche camaraderie.

Sauf pour ceux et celles qui manquaient de tenue.

Aussitôt qu’il avait sifflé, les soldats commencèrent à se précipiter pour se rassembler. Trois sections, chacune composée d’une vingtaine de soldats pour la durée du stage, s’étaient rassemblées sur la place d’arme ; là où flottait la bannière de l’Empire. Les hommes se placèrent, dans leur groupe respectif, de sorte à ce que l’ensemble des trois sections forme une sorte de fer à cheval. La première section était à gauche, la seconde au centre, et la dernière à droite ; pour terminer le rectangle, leur chef de section, escorté par trois associés, se présentait à tous, à dix bons mètres de la section deux, mais face à elle. Il avait bonne allure : sous son casque impérial, ses cheveux roux tombaient sur ses épaules, glissant sur ses épaulettes de fer, et surtout il se tenait parfaitement droit, tant qu’on aurait pu croire qu’il avait été embroché par une lance.

Les trois sections se mirent au garde-à-vous aux ordres de l’homme de jour, qui les présenta au Lieutenant en se mettant directement au centre du rassemblement. Puis, remercié par son supérieur, il s’en retourna à la section deux, celle à laquelle il appartenait. Ce fut l’occasion pour le Lieutenant de prendre la parole.

« Section une, vous poursuivrez votre formation dans trente minutes. C’est le temps dont vous disposez pour enfiler vos armures et polir vos armes : vous devinez que vous aurez une instruction au combat. Section deux, vous continuez de tenir la garde jusqu’à la prochaine aube ; que ceux qui ne sont pas au piquet entretiennent le camp et préparent les vivres pour le repas de ce soir. Vous veillerez par ailleurs à gérer la perception des marchandises que nous recevons d’Urahi, cet après-midi. Enfin la section trois… »

Il les observa avec un air confiant.

« … vous aurez une instruction au combat également, sous les ordres du Lieutenant Shinrin. Départ prévu pour vous dans quelques minutes. »

Ayant fini de donner les ordres, il imposa le garde-à-vous et ses trois associés, de vieux soldats rompus à la guerre, prirent la relève pour chaque section. Ces hommes de terrain avaient, par leur expérience, prouvé qu’ils n’avaient plus rien à apprendre de quiconque, sauf peut-être en empruntant la voie des arcanes ninja, chose dont ils n’étaient pas nécessairement friands. Surtout, ils avaient cette tendance à toujours vouloir vivre avec les hommes, profondément ancrés dans les idées de fraternité et de camaraderie qu’ils cherchaient à travers l’armée. Celui qui s’occupait de la section trois était Naizen, un chauve d’une quarantaine d’année, petit et gros, mais plus coriace et endurant qu’il n’y paraissait. Il s’approcha de la section dans laquelle avaient été placés deux shinobis : Meikyû Kaen et Bakuhatsu King. Après s’être placé en face de la section trois, il s’exprima avec des mots simples et clairs, profitant d’un charisme naturel dû à son âge, et d’une grosse voix qu’il devait peut-être à son ventre un peu rond :

« Repos. Bon, ben… ne nous reste qu’à attendre ce fameux gus hein… j’espère que la deux va nous préparer de la bonne pitance pour ce soir, à mon avis, l’instruction va être intense… ‘y en a qu’ont des bobos, quelqu’chose ? Non ? Sûr hein ? »

Un bruit de pas se fit entendre à quelques mètres de là, derrière une ligne de tente. Puis une silhouette se distingua, un homme aux longs cheveux noirs de jais, dont la démarche était si souple qu’on aurait dit un félin. De son corps émanait quelque chose de sinistre.

« Le v’là ! Allez hop ! Section trois, gard’vous ! »

Shinpachi avança jusqu’à lui. Naizen fit un quart de tour, et dans ce mouvement on put entendre le cliquetis de son épée contre ses cuissards de fer, qui lui protégeaient les jambes ; il avait un air un peu pataud qui contrastait étrangement avec l’assurance qu’il avait toutefois dans ses mouvements et sa posture. Le poing dans la paume, il salua le nouvel arrivant. Ce dernier lui rendit le même salut par mimétisme.

« Section trois rassemblée ! Effectif théorique et complet : vingt-deux ! A vos ordres mon Lieutenant ! »

Naizen, après avoir présenté la section ramena ses bras le long de son corps. Après un nouveau quart de tour, il se fondît dans la masse des soldats et soldates composant la section. Il n’était pas dispensé non plus de l’instruction, raison notoire pour laquelle il faisait en sorte de ne pas perdre la sympathie de ses compagnons.

Le Lieutenant de l’Unité Impériale, lui, se retourna à son tour vers les soldats. Non qu’il parût mou, mais ses paroles n’avaient pas le dynamisme entraînant de Naizen. Visiblement, il paraissait beaucoup moins enjoué que ce dernier, pour ne pas dire presque hostile. Il reconnut, dans les rangs, le visage de Bakuhatsu King. Il s’efforça toutefois de ne pas le juger. S’il était là, c’était pour entraîner les troupes, non pour être juge une seconde fois.

« Je suis le Lieutenant Shinrin Shinpachi, de l’Unité Impériale. Aujourd’hui, l’instruction se placera dans le cadre de la formation sur les actes élémentaires du combat de groupe. Nous nous concentrerons principalement sur la création, l’aménagement et la tenue d’une ligne défensive, pour les missions tenir ou repousser. Nous allons sortir du camp. Pour commencer, je vous invite à vous munir d’un bouclier, sauf pour les deux shinobis qui sont dans vos rangs, qui disposent selon vos supérieurs de facultés personnelles leur permettant de les créer grâce au chakra. Ce sera l’occasion pour eux de s’exercer, exceptionnellement, en ninjutsu. Pour le reste, vous avez précisément deux minutes pour me rejoindre là où je me tiendrais, à cent mètres du camp en direction de mon bras. »

Il tendit son bras dans la direction indiquée.

« Vous perdez déjà du temps. »

Le délai était trop court. Bien trop court. Mais cela n’avait rien d’une erreur : c’était un bon prétexte, pour le Lieutenant, de les accuser d’être en retard. Il lança un regard à King qui voulait dire beaucoup de choses, mais qu’eux seuls pouvaient comprendre. Puis il se mit à courir dans la direction qu’il avait indiqué.
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Meikyû Kaen
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Ven 1 Mai 2020 - 1:52
L'ambiance pesante de la discipline militaire pesait sur le moral d'une bonne parties des soldats présents. Pour un total de vingt-deux miliciens, la section trois transmettait l'idée concrète que l'Empire du Feu était en préparation constante pour la guerre. Constituer de forts soldats semblait une vocation permanente que le Meikuyû avait pu déceler parmi les routines de gestion de ses supérieurs. Qu'avait-il à en dire ? Absolument rien. Il se contentait d'acquiescer et d'exécuter les ordres, cachant du mieux qui le pouvait la folie enfouie au fond de son être. Son moteur n'était autre la Volonté du Feu; une dévotion qu'il ne pouvait cacher et qu'il défendrait jusqu'à sa mort. Un pacte de sang avait été signé le jour même où il avait tué son mentor; bien trop éloigné de la vision du Pays... Trop proche des villages shinobis. Un paria en somme.

En ligne avec ses camarades, Kaen ne bougeait pas, il observait, le regard dur d'un homme prêt à combattre. Son tempérament bouillonnant lui allait bien, c'était sûr, mais ses capacités restaient encore trop faibles. Il aurait pu largement se démarquer de la plupart de ses congénères en combat singulier, considérant une majorité écrasante de non initiés à la maîtrise du chakra. Mais ce n'était pas à ce niveau qu'il devait briller, non, il lui fallait égaler ses confrères shinobis. Eux-seuls représentaient la force du frappe du Feu. Quelque fois, ses pensées s'étaient empreintes de considérer les conscrits comme de la main d'oeuvre; parfois même, de la chair à canon. Une vision qui restait à débattre et qui, non loin de la réalité, aurait vite fait de diviser les troupes de l'Empire. Raisonnements après raisonnements, Kaen en était venu à l'idée qu'il devait garder ses pensée; intérioriser. Son heure viendrait.

Expulsé de ses divagations, le Meikyû rigidifia davantage ses membres, tenant la position du garde à vous alors que l'un des sous-officiers transmettait des instructions. Il laissa rapidement sa place à une nouvelle ombre, celle d'un lieutenant Shinrin dont quelques soldats avaient parlé plus tôt. Sans réellement les écouter, Kaen n'avait fait que son travail. Il se devait d'être exemplaire; obéir à la justice et la justesse de l'éducation militaire, pour se tenir un jour de l'autre côté des rangs, l'air décontracté, imposant aux autres la sécurité d'un grade largement mérité.

Mais alors que le lieutenant Shinrin décrivait le but de l'entraînement, deux noms firent rapidement écho dans la tête du Meikyû. Il venait d'être cité. En tant que shinobi, il n'aurait pas pensé avoir à être traité d'une manière différente et pourtant, tout ceci ne venait que confirmer ses élucubrations profondes.

D'un mouvement du corps, il s’exécuta, fusant dans la direction indiquée par le lieutenant. Véritable problème, Kaen n'avait jamais réellement exercé ses compétences en ninjutsu. A vrai dire, il avait toujours préféré compter sur sa découverte et son approfondissement de l'art du Fuinjutsu. Dans sa course, il se mit à concentrer le plus de chakra possible dans son corps, jusqu'à atteindre un seuil qui lui paraissait parfait.

Il exécuta des mudrâs rapides, imaginant du mieux qu'il le pouvait les signes les plus propices à la formation d'une pareille forme; mais se heurta à ne réussir qu'à former une couche de boue à quelques mètres de sa position. La vitesse ne lui permit pas de savoir s'il était proche de réussir; raison pour laquelle il s'arrêta net, jetant un regard vers la mêlasse de terre visqueuse qu'il avait généré.

Kaen était au fait de son affinité primaire et avait déjà réussit la prouesse d'élaborer une technique de mur de roche. Néanmoins, la création précise d'un bouclier de combat lui était jusqu'à l'ors inconnue. D'un regard jeté vers le second shinobi, il tenta de constater ses résultats, afin de s'en inspirer.
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Bakuhatsu Kenpachi
Bakuhatsu Kenpachi

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Ven 1 Mai 2020 - 21:10


King dans son coin au départ avait fini par se mettre en rang avec les autres soldats prêt à recevoir les instructions officielles pour la suite de la journée. Il prenait le temps d’observer le visage des soldats un peu partout autour de lui, le Teikoku en avait décidément un sacré paquet a ses botte, des pions interchangeable qu’on remplaçait aussitôt qu’ils n’étaient plus en état de servir. Tous ses soldats bien qu’extrêmement faible individuellement comparé a un shinobi, leur grand nombre constituait une des forces majeures de l’empire du feu. On retrouvait au sein de l’armée du Teikoku ces soldat ne possédant aucune forme de chakra, qui servaient surtout de subordonnés a d’autres qui étaient qualifiés de shinobi de par leur maitrise des arts ninja, même si parmis ceux-ci on en distinguais qui étaient extrêmement coriace malgré leur déficit de chakra.

Les shinobis bénéficiaient d’un statut spécial ainsi que des traitement de faveur comparés aux autres soldats au sein l’armée impériale, la preuve était qu’on ne comptais pratiquement aucun non-shinobi a des postes a responsabilités au sein de l’empire tel que les lieutenant ou encore les capitaines, et très peu étaient ceux qui parvenaient seulement à se faire recruter au sein des unités spéciales de l’empire. Quoi qu’il en soit, le camp d’entrainement était pour tous, sauf les shinobis évidemment qui avaient le choix de participer ou pas.

Les soldats ayant suffisamment patientées, le protocole pouvait débuter avec dans un premier temps des explications des vétérans sur le travail qui allait suivre. Lorsque le dernier des vétérans annonça l’arrivé de Shinpachi avant de rejoindre les rejoindre les rangs, le Bakuhatsu se devait de suivre le protocole et d’effectuer le salut militaire comme tous ses confrères. N’ayant pas l’une des relations les plus amicale avec le lieutenant en charge de l’enseignement, le jeune homme effectua un salut nonchalant, n’étant pas très enjoué de se retrouver sous l’instruction du lieutenant de l’unité impériale.

Le lieutenant Shinrin pendant sa présentation avait fait allusion a deux shinobis parmi la vingtaine de soldat qui était encore présent pour cette enseignement, King n’était donc pas le seul shinobi présent en ces lieu, même s’il ignorait qui était l’autre shinobi auquel Shinpachi faisait allusion, le Bakuhatsu n’allait pas tarder à découvrir son visages lorsqu’il pu remarquer l’homme qui comme lui n’était pas allé récupérer un bouclier.

L’homme avait l’air d’un combattant aguerri derrière son regard et ses allures sévères. N’ayant pas besoin d’aller récupérer un bouclier, King resta sur place a échanger un regard sombre avec Shinpachi. Le soldat impériale possédait certes un chakra de type doton, mais il n’avait jamais tenté jusqu’ici de matérialiser un bouclier à partir de cet élément, il s’était jusqu’ici toujours reposé sur un mur qui lui servait de défense contre les attaques à distance et à mi-distance.

Au signal de son encadreur, King se dirigea à toute allure dans la direction indiqué par sa main, les soldats étaient lents, même s’ils étaient beaucoup ralenti par leurs armures lourdes, ils ne feraient certainement pas le poids face à un shinobi même sans.

A ce jour, le Bakuhatsu avait déjà bien assimilé que la base de toutes les technique reposait dans la manipulation qu’on faisait de son chakra avant de le matérialiser, le plus dur étant de déterminer la forme et le flot qu’il fallait donner à ce dernier pour effectuer une prouesse en particulier. Le soldat avait imaginé la forme qu’il fallait donner à son chakra afin de matérialiser un bouclier a peu près semblables à celui de ses homologues, mais sa tentative fut un échec, il n’était parvenu qu’a emprisonner la totalité de son bras dans amat de terre.

King avait pu constater que l’autre shinobi ne s’en sortait pas beaucoup mieux, les choses iraient certainement beaucoup plus vite si Shinpachi leur expliquait directement comment faire. Pour le bien de cet entrainement, le shinobi et le lieutenant se devaient de faire abstraction de leurs antécédents afin de ne pas freiner la progression de tous. Levant son bras gauche prisonnier de son propre amat de terre qui s’effritait lentement, le shinobi s’adressa au lieutenant.

- Lieutenant… Nous possédons certes une affinité idéale pour la matérialisation d’un bouclier, mais en ce qui me concernes, je n’ai jamais essayé, j’aurais donc besoin et je pense mon collègue aussi d’instructions s’il vous plait.



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Shinrin Shinpachi
Shinrin Shinpachi

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Sam 2 Mai 2020 - 15:00
PAYS DU FEU | 火の国の物語


Les trois shinobis arrivèrent sur l’aire d’entraînement au coude-à-coude. Le Lieutenant commença aussitôt à ratisser le terrain, vérifiant que rien ne viendrait troubler l’entraînement des soldats ; il y avait, sur ce terrain, quelques petites particularités intéressantes. Un rocher isolé sur la plaine, quelques petits trous à cause des foulées des soldats qui les avaient sans doute précédés, labourant la terre, une zone plus ou moins dénudée de sa pelouse, trois arbres épars, un buisson. Au loin, on pouvait entendre l’écoulement d’un petit ruisseau ; du reste, le filet d’eau était trop faible pour mériter même ce nom de ruisseau. Les touffes d’herbe verte s’étalaient donc sur le pré de façon tachetée, non seulement à cause des bottes des soldats qui les avaient matraqués, mais aussi, possiblement, à cause de l’hiver. La zone, du reste, paraissait plus ou moins dégagée et propice à l’entraînement. Les rayons du soleil, timides, s’étiraient mollement sur la plaine ; le ciel était gris.

Les shinobis purent sentir, au loin, le début d’un feu. Sans doute que la section deux avait commencé à faire revivre les braises. Mais à l’oreille, on distinguait surtout, dépassant le bruit du ruisseau, les éclats de voix, le bruit des soldats récupérant leur bouclier, et l’orage que faisaient naître les courses hâtives et ardentes des autres combattants qui avaient pour ordre de rejoindre l’instruction.

Puisque les deux shinobis, King et Kaen, étaient en avance, le Lieutenant prit le temps de s’attarder sur eux. Il décela le problème évident que posait la consolidation de leurs pavois de terre. Il se souvint avoir eu, lui-même, quelques difficultés à stabiliser cette technique, qui exigeait non seulement de la concentration, mais aussi de la virtuosité. Un travail d’orfèvre, en somme. La demande de King ne fit que soutenir ce qu’il s’apprêtait déjà à faire.

« Un monticule de terre disparate saura vous protéger, certes, mais pas de manière optimale. Je vous laisserais un petit adaptation le temps que l’instruction démarre, pendant que je ferais la leçon sur les différentes lignes défensives. Tâchez de vous hâter. Les ninjas représentent l’élite de nos troupes, il convient de ne pas faire mauvaise figure. »

Shinpachi ne faisait pas dans l’émotionnel. C’était un être à l’œil stérile et obscur, plus emprunt de colère que d’amour ; un reflet sombre de la Vengeance, celle qui avait propulsé Yamanaka Rei au rang d’Empereur. Devant eux, il exécuta lentement quelques mundras, et s’arrangea pour diffuser son chakra avec lenteur, de sorte que son pavois de bois se consolida au ralenti.

« Après les signes incantatoires qu’il vous appartient de maîtriser, il s’agît de diffuser du chakra en continu en lui donnant une idée précise de mouvement. Pour ma part, je le diffuse d’abord de façon horizontale, le long de mon bras, à grosse dose ; puis, plutôt de nourrir la matière, je l’oblige à s’étendre. Simultanément vers le haut et le bas. Le piège, c’est la précipitation ; la hâte ne fait que troubler l’équilibre de cette diffusion, et provoque des saillances qui continueront d’en produire d’autres. »

Le pavois prit sa forme finale. Shinpachi le fit disparaître, puis recommença, comme pour inviter ses interlocuteurs à l’imiter. La matière s’amoncela autour de ses avant-bras.

« Répétons. D’abord, l’accumulation de la matière sur un axe horizontale, le long du bras. Puis, une diffusion harmonieuse de cette matière, poussée et étalée par votre propre flux de chakra. »

Le pavois se reforma. Le bruit de la course des autres soldats, lui, se fit de plus en plus proche.


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