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Akuma
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Jeu 30 Avr 2020 - 18:31



Il ne m’avait pas fallu longtemps pour avoir les informations que je souhaitais auprès de l’académie. Dans mes recherches vers la perfection de mon art, deux longues années n’avaient pas suffi à me permettre de découvrir les multiples secrets que cachait cet art ancestral. D’où mon retour à Iwa, où je comptais bien trouver des personnes capables de m’instruire les dernières connaissances qu’il me manquait.

Pour cela, je n’avais pas vraiment eu le choix que d’aller fouiller là où j’étais sûre de trouver des réponses. Mon absence ne m’avait pas aidé à sociabilisé avec les shinobis du village, seule quelques anciens camarades ou rivaux était au courant de mon existence et je n’avais donc aucune information sur la présence de Samouraï dans le village. Même si je connaissais les compétences de la petite Toph, l’intendante d’Iwa, je ne voulais pas déranger une personne aussi importante que ça pour m’apprendre les rudiments de transmission chakratique dans ses lames. Et je n’avais surtout pas le temps d’attendre d’avoir une ou plusieurs audiences avec elle. Ma formation avait débuté, il y avait bien trop longtemps de ça et je ne voulais plus attendre pour maîtriser cet art.

« Bien, j’ai donc le choix qu'entre deux personnes… » Les yeux rivés sur les parchemins, je pouvais contempler le peu de soldat possédant les talents que je cherchais. D’après ce que je regardais, je n’avais même pas le choix. Un adepte des katanas était encore Genin et n’avait donc pas les capacités de m’apprendre quoi que ce soit, le deuxième et dernier était quant à lui Chûnin. De ce que disait ça fiche, le dénommé Sad était un shinobi dès plus intéressant, de ce que je lisais sur lui. Trente-six ans, sabreur et handicapé, ce n’était pas un combo qu’on pouvait croiser tous les jours.

C’était donc sur la route que je me remémorais son visage en tête. En chemin vers sa dernière habitation connu, je me demandais s’il était du genre à transmettre son savoir à des inconnus ou si j’allais devoir lui forcer un peu la main. Une chose était sûre, je ne pouvais pas douter de son expérience en combat avec toutes les missions inscrits dans son dossier.

« Bonjour, je cherche un dénommé Sad, pouvez-vous m’aider ? » C’était devant une porte en chêne que je frappais et interrogeais une quelconque présence humaine à l’intérieur de la bâtisse. J’étais bien à la bonne adresse, comme indiquée, mais l’homme que je cherchais, était-il toujours présent ? Une chose était certaine, j’allais avoir ma réponse dans quelques instants. « Je cherche un Maître pour apprendre l’art des Samouraïs. »

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Ven 1 Mai 2020 - 7:45
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Sad vivait dans un petit appartement dans une rue peu cher du quartier résidentiel. Iwajin depuis finalement peu de temps, il avait trouvé rapidement une chambre à louer chez une assez vieille dame qui en plus d'être un peu gâteuse était complètement bigleuse et sourde. La colocataire rêvée pour un samouraï fatigué fallait-il croire. L'intérieur était bien tenu, mais étroit, certes Sad avait sa propre chambre tout comme la dame à qui il louait, mais il devait partager les salles communes. Cela l'obligeait à sortir le plus souvent possible de manière à ne pas trop se sentir enfermé. Durant l'un de ces matins frissonnant comme il y en avait tant durant ce rugueux hiver de l'an 204, il dormait encore alors que l'on toquait à la porte de l'appartement. Comme de coutume, la vieille dame qui était déjà levée depuis bien avant l'aube préparait un petit déjeuner à ce moment. Shinokarutsumabatanari, que nous appellerons juste Shino parce que tout le monde l'appelait comme ça et pas besoin de se demander pourquoi, en fut interrompu et se rendit donc à sa porte pour ouvrir. Elle tombait nez à nez avec une jeune femme de la vingtaine aux allures martiales, le trait fin et le regard dur. Plissant les yeux sur elle et assez étonnée de recevoir de la visite, avant qu'elle ne tenta de se présenter et de réclamer le pourquoi de cette venue, la jeune femme se prononça d'elle-même, ferme et décidée :
« Bonjour, je cherche un dénommé Sad, pouvez-vous m’aider ? Je cherche un Maître pour apprendre l’art des Samouraïs. »

Pour le malheur de ce qui était manifestement une shinobi, en plus d'avoir été pendant un bref instant prise pour un garçon par la vieille dame qui se rendit compte de son erreur après avoir plissé les yeux afin de mieux la regarder, elle ne fut simplement pas comprise par Shino. Sourde qu'elle était, elle se doutait que ce qu'elle avait compris n'avait aucun sens et que shinobi à sa porte, voulait sûrement dire que cette histoire ne la concernait pas. Elle dressait alors le doigt pour signifier à la demoiselle d'attendre une seconde, puis elle s'en retourna vers la chambre de Sad en criant : « J'avais dit pas de femme de chez nous ! Débauchés que vous êtes vous les samou-truc ! Pas de filles ! Va dehors ! »

Un réveil bien rude pour le samouraï qui ne comprenait bien sûr rien de l'accusation tandis que la voix de la vieille Shino allait du fond de l'appartement jusqu'à la porte où demeurait la demoiselle. Le temps de se frotter les yeux, d'avaler sa pilule antidouleur et de passer un vêtement, Sad se rendit donc à la porte en soupirant sur sa propriétaire : « Mais je n'ai pas de femme moi, qu'est-ce que tu racontes encore vieille chouette...
— Comment ?
— Je dis ce matin vous êtes guillerette !
— Voyou !
— Bon Dieu de bonne femme... »

Passant la tête sous l'encadrement de la porte d'entrée trop petite pour les plus de deux mètres de Sad, il lui revenait à son tour de découvrir la shinobi responsable de son réveil si matinal. Surpris, il baillait d'abord avant de se présenter :
« Sad... Excusez Shino, elle n'a sûrement pas compris un mot de ce que vous avez dit. C'est pour quoi au juste ? J'ai déjà une mission en cours donc si c'est pour ça ce n'est pas la peine. D'ailleurs j'attends toujours le rouleau. Ha mais vous êtes là pour ça ! Bordel c'est que vous démarrez tôt. Bon alors c'est quoi cette fois-ci ?
— Elle a dit qu'elle cherchait un maître des arts de rails bougre d'idiot ! Criait alors Shino à travers l'appartement pendant qu'elle continuait de préparer son petit déjeuner dans la cuisine.
— De quoi ? Des arts de rails ? Mmmmh... Des arts samouraïs non ? c'est ça que vous êtes venus trouver ? Auquel cas, je veux pas vous faire de la peine, mais je crois que vous trouverez beaucoup mieux à Iwa...
— Pas de femme chez moi j'ai dit ! Ferme la porte j'ai froid !
— Mmmh... Bon attendez-moi je reviens, de toute façon ici on ne pourra pas parler. »

Peu de temps après, Sad revint donc dans son vêtement toujours aussi simple, mais cette fois armée de son espadon dans le dos. Aimablement, mais sans faire aussi de grande manière, il invitait alors la demoiselle à la fois à se présenter et à marcher pour discuter un peu. Si Sad ne se considérait en effet guère comme un maître samouraï, il était curieux de savoir pourquoi elle en cherchait un. Quand à la destination de leur pérégrination, il était manifeste qu'il laissait à la jeune femme de la décider.

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Dernière édition par Sad le Sam 2 Mai 2020 - 21:59, édité 1 fois
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Sam 2 Mai 2020 - 21:44



Telle une comédie théâtrale, les scènes se suivaient les unes après les autres avec autant d’énergie que la précédente. Véritable humoriste, la dame qui m’avait ouvert son chez-soi hurlait à la mort contre ce qui semblait être l’individu que je cherchais. Dans toute la splendeur d’une comédienne mondialement reconnue, j’entendais les ondes sonores traverser le rustique appartement, pour laisser apparaître un géant à mes yeux. D’une taille imposante, je reconnaissais le faciès de l’individu que je cherchais, Sad. De ses hauteurs, je remarquais la maigreur de ses formes qui tâchait avec son deux mètres. Et je ne pouvais m’empêcher de me dire que s’il avait pris la peine de faire beaucoup de musculation, il aurait eu le surnom du Titan d’Iwa sans même lever le petit doigt. Rétorquant des inepties à ce que j’imaginaire être sa colocataire, j’avais énormément de mal à retenir mes lèvres de pouffer de rire. La situation ne prêtait pas vraiment à la raison de ma venue et cela m’embêtait presque de changer de sujet pour encore continuer le spectacle qui se déroulait devant mes pupilles ébahies.

Venant vers moi, l’homme m’interrogeant sur les raisons de ma présence à son portillon, mais encore une fois, un sketch se lançait en fond. N’adressant pas un mot, je n’arrivais pas à me détourner de ses numéros tous aussi frissonnant les uns que les autres. Dans mon âme, je pouvais qu’apprécier cette charmante vieille dame qui était à elle seule une représentation d’innombrable caricature. Dans ça grande bonté ou simplement son caractère de cochon, je n’avais pas besoin de me répéter à celui qui se tenait devant moi, la tête tourner vers l’intérieur. Répétant mot pour mot de ce qu’elle avait entendu, je craquais enfin dans un éternuement de rire.

Quelques instants plus tard et les rideaux tombés, je pouvais enfin commencer à ouvrir la bouche pour laisser s’exprimer ma voix. Me présentant à celui que j’étais venu rencontrer, je ne pouvais pas me lasser de comparer son arme à mon Daisho. Entre les deux, aucun point commun n’était présent, au point où je me demandais même si je ne m’étais pas trompé de personne. Comment arrivait-il à manier une arme si massive et si simple en ayant les compétences de samouraï ? C’était une question que j’avais hâte de voir par mes propres yeux. « Je cherche une personne capable de m’apprendre les dernières compétences qu’il me manque pour parvenir à contrôler l’art des Samouraïs. » Racontant à la suite mon parcours, je lui précisais que durant ma plus tendre enfance, mon père, Maître en Kenjutsu, m’avais inculqué les valeurs morales des Samouraïs, ainsi que la maîtrise du Daisho. Durant toutes ses années, je m’étais perfectionné pour atteindre un niveau admirable avec mes lames. Malheureusement, le temps m’avait manqué pour apprendre à utilisé mon chakra dans l’acier de Thyx et Krygh, mes armes, durant ma formation Shinobi. C’était seulement durant les deux dernières années où j’avais eu l’autorisation de m’éloigner du village pour parfaire mon entrainement et que j’étais revenue à Iwa que pour finir les derniers pourcentages à l’utilisation du chakra sur les lames.

La méditation m’était déjà acquise. La nature du domaine familial m’avait assimilé à la patience, à l’écoute et aux ressenties de mon corps et de son environnement. Lors de mes exercices, je pouvais maintenant rentrer dans un état second m’éclairant sur les alentours proches de mon âme. Les points où je pêchais maintenant étaient le maniement du chakra. N’ayant jamais eu d’instructeur ou de modèle à suivre, je n’arrivais pas à me mettre en tête la façon de faire correctement l’exercice. Ayant découpé des troncs et des cailloux, j’avais remarqué que le tranchant de mes lames n’étaient pas celles attendues d’un Samouraï. Chaque essai, chaque coup envoyaient les fragments des matériaux dans tous les sens et je n’arrivais jamais à faire une découpe propre et fine comme je le voulais. « C’est sur ses poings que j’ai besoin de comprendre votre façon de faire. Voir vos techniques et ressentir votre chakra me permettraient d’évoluer. Et si vous êtes d’accords pour passer plus de temps sur moi, votre enseignement augmentera significativement le temps pour atteindre mon objectif. »

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Dim 3 Mai 2020 - 3:50
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Sitôt le matin, ça faisait beaucoup à entendre pour Sad. Tout en marchant il baillait, prêtant malgré tout une oreille attentive aux demandes de la demoiselle. Il était bien question d'apprendre les arts samouraï. Une histoire de filiation derrière cela, rapport à son paternel et un désir d'achever une formation déjà, de ce qu'elle disait, bien entamée. Le bâtard était de prime abord relativement étonné qu'elle eut pensé à lui pour lui finaliser son enseignement. Tout nouveau à Iwa et n'y ayant rien accompli encore de notable, il doutait qu'il fût un premier choix et sans le soumettre à la donzelle, pensa qu'elle vint à lui certainement plus par dépit qu'autre chose. L'intendante fort bien connue, même au-delà des frontière de Tsuchi, était parait-il un samouraï hors pair et Iwa comptait beaucoup d'autres guerriers de cette trempe. Sad comparativement ne faisait jamais plus que figure d'anonyme parmi tant d'autres. Son seul exploit reconnaissable étant qu'il parvint à atteindre un certain âge dans un monde où mourir avant 30 ans était des plus commun. Bien entendu que cela permettait d'entendre qu'il était peut-être un poil plus talentueux, sinon mieux formé de la moyenne, mais rien qui ne l'aurait conduit à pavoiser. Plutôt d'apparence calme, paisible, presque celle d'un simple homme, s'il n'avait eu son espadon, ses cicatrices et son bras mort, sans doute ne verrait-on chez lui qu'un grand homme avec un peu trop de vécu et une rudesse suffisamment tendre et joviale pour qu'elle passe avec le tout-venant.

Le samouraï n'était pas contre dans l'absolu, enseigner à quelqu'un était aussi apprendre de ce quelqu'un et apprendre de soi-même. Toutefois c'était de l'investissement en temps, en effort, en considération. Il y eut au moins une chose que Sad entendit en toile de fond et qui ne lui plu guère, mais cette chose-là, il la gardait pour le moment où il lui reviendrait de répondre. Du reste, cela partait aussi assez mal. Voir ses techniques n'allait pas vraiment aider la jeune femme à comprendre ce que voulait dire devenir un samouraï, tout du moins plutôt un maître d'arme. Cependant aux yeux de Sad il était normal que sa vision de la chose fut erronée vu tout ce que l'on racontait et toutes les erreurs qu'on entretenait. Le bâtard avait été entraîné d'une certaine façon, à la dure dirait certains, mais il ne s'agissait pas tout à fait de cela. Trop tôt et surtout trop peu intime pour lui raconter déjà de telle chose sur lui-même et son passé, c'était en continuant d'avancer que le samouraï lui répondait finalement et bien calmement :

« Les raisons pour lesquelles tu souhaites apprendre te concernent toi uniquement. Mais ne me parle pas d'honneur, de code bushido ou que sais-je d'autre. Chaque samouraï a son interprétation du code et distord la notion d'honneur à sa guise. Alors finalement, le code bushido, ça ne veut pas dire grand-chose. Valeur morale mon œil hein... Tu te feras ta propre idée de tout cela le moment venu. Moi par exemple, je considère que l'honneur qui tue n'a rien d’honorable et j'ai forgé mon propre credo avec l'expérience et le temps porté à la réflexion. Du reste je ne suis pas certain d'être l'homme qu'il te faut. Je ne doute pas de ta motivation, mais c'est laborieux comme art martial. C'est une façon de se battre très différente de celle des shinobis. L'exemple le plus concret est que tu as souhaité trancher des cailloux et du bois avec ton sabre. Pour trancher du bois on utilise une hache, et pour trancher du caillou, on taille avec un burin et un marteau. Le sabre manié sans le chakra, par la seule maîtrise, c'est une science subtile que toute une vie ne suffit pas à approfondir. Avec un sabre on ne tranche pas, on pourfend. Si pour toi cela ne fait pas de différence tu n'es pas faite pour être samouraï. Si tu ne maîtrises pas ton arme sans le chakra, à quoi bon vouloir ajouter le chakra par-dessus d'avance ? Cela prouve seulement que tu as souhaité sauter les étapes. Courir avant de savoir marcher, marcher avant d'avoir su ramper. Je vais te faire une proposition. Ce sera à prendre ou à laisser et tu devras me répondre maintenant. Je vais te poser une énigme et te confier une tâche à exécuter. Tu auras quelques jours pour parvenir à faire ce que je te demande. Si tu échoues, tu devras te trouver quelqu'un d'autres, si tu réussis, nous commencerons réellement ton entrainement. Ne t'attends pas à ce que je sois tendre à ce moment-là, tu seras prévenu et n'escomptes pas à ce que je me montre magnanime avec toi si tu abandonnes en cours. »



Sad ne pouvait s'empêcher de sourire alors. Parce que l'énigme qu'il allait poser était selon lui très lourde de sens, mais cela si la jeune femme acceptait, il ne lui expliquerait que lorsqu'elle viendrait lui donner une réponse. Ensuite, parce que la personnalité complexe qui le caractérisait avait en elle un brin de sadisme et dérision. Il aimait provoquer la vie et titiller les limites. Aussi tout d'abord lui présentait-il cette énigme :

"Vous êtes sur la berge d'une rivière et devez faire passer trois loups et trois moutons sur l'autre rive.

Vous ne possédez qu'un radeau qui ne peut transporter que deux animaux à la fois. En sachant qu'en votre absence, il faut toujours plus de moutons que de loups, sinon les moutons se font manger.

Comment organiser les allers-retours pour faire traverser les trois loups et les trois moutons sains et saufs ?"

Quant à l'exercice, une sorte d'épreuve rituelle, il allait falloir, toujours si elle acceptait, qu'elle patiente au moins quelques heures. Sad devait en effet capturer une mouche vivante, puis la libérer pour permettre à Luna, la belle samouraï, d'essayer de la capturer à nouveau dès qu'il la relâcherait. Ce devant être exactement la même que celle qu'avait préalablement attrapée Sad. Il était bien entendu que si elle tentait de le tromper en ne lui ramenant pas la même mouche, il le saurait. Mais avant d'aller plus en avant dans tout cela, la dévisageant en souriant paisiblement, il attendait d'abord de savoir si elle acceptait sa proposition.

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Dim 3 Mai 2020 - 12:20




Lacérant mon cœur avec violence, les mots que j’entendais venant de celui que j’avais choisi en tant que professeur pourfendait mes vingt dernières années. À l’entendre, j’avais seulement perdu mon temps à essayé de comprendre le bushido, à essayer de manier des sabres et à essayer d’utiliser mon chakra avec mes armes. Crachant littéralement sur les six générations de mon sang précédent, j’avais dû mal à garder mon calme face à ses insultes. Poing serré, je continuais malgré tout à marcher auprès de celui qui était le seul à pouvoir m’apprendre la perfection que je m’étais fixée.

Comme il me le notifiait, le bushido différait d’un individu à un autre, d’une famille à une autre et je remarquais déjà quelque négligence dans ses phrasés. L’écoute m’avait été acquise par la patience et la patience par l’esprit. Des points de son monologue sautaient comme des puces sur un animal, il se contredisait très clairement, tout du moins pour un esprit vif. Si le bushido était propre à chaque âme, si le credo s’expérimentait avec le temps et les expériences, comment pouvait-on évoluer avec un Maître pour vous montrer comment faire. Dans ma tête, ce n’était pas possible et il soulevait une interrogation des plus difficile à résoudre. Si j’écoutais ses propos, ce que j’avais appris jusqu’à aujourd’hui n’était qu’un simple portail que je devais détruire en centaine de morceaux.

« J’accepte votre offre et je suis prête à passer vos défis. Mais je ne suis pas du genre à accepter ce qu’on me dit sans rien dire. Depuis le début de notre marche, vous avez insinué que ma famille était dans l’erreur depuis des siècles. Vous m’avez également certifié que chaque samouraï avait sa propre expérience et son propre dessin du monde. Comment pouvez-vous croire alors que je vais avancer aveuglement dans votre formation sans que mes lames viennent interrompre mes pas. » Mes pensées étaient encore sur ses morceaux par terre que je devais utiliser pour reconstruire ma propre porte. Mes années d’entrainements et de formation dans mon domaine étaient la matière première, le bois et les charnières. Sad, si je passais les épreuves, était le Professeur menuisier, me montrant les techniques à comprendre et à réemployer. Seulement moi, pouvais créer mon Bushido, me faire ma propre Vision du Monde avec les fragments de mon passé. Je devais seule, trouver les techniques que je cherchais. Sad n’était au final qu’un simple montreur, un portier m’ouvrant sur un monde sans limite. « Donner moi votre énigme et votre tâche ! »

Le regard déterminé, je sondais chaque paragraphe sortant par ses lèvres. Et que ne fut pas ma déception… « Vous êtes sérieux ? C’est ça votre énigme ? » Tel un coup de théâtre, mes sentiments virevoltait dans tous les sens. M’interrogeant sur le sérieux de l’individu en face de moi, je me demandais s’il n’était pas littéralement en train de se fiche de moi. « 9 Aller et retour ! Cela devrait suffire pour votre énigme. » Ne pouvant pas me retenir à afficher des traits de dépits, j’avais du mal à m’en remettre.

« Bon… Je dois vous avouer que vous n’êtes pas la première personne que je cherchais à avoir en tant que professeur, mais votre dossier en dit quand même long sur votre expérience. Un shinobi tel que vous a beaucoup à m’apprendre sur les lois qui régirent l’art samouraï, mais comme vous me l’avez dit avant, chaque personne à une vision différente sur le monde qui l’entoure. Maintenant que j’ai répondu à votre vision, nous allons faire la mienne. L’échange entre élèves et professeurs est censé être dans les deux sens, si je ne me trompe pas ? Donc au lieu de marcher vers nulle part, allons au terrain d’entrainement et apprenons nous à nous connaitre, si vous acceptez d’être celui dont j’ai besoin. »


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Dim 3 Mai 2020 - 22:17
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Acceptant les conditions du bâtard, la demoiselle shinobi lui faisait la démonstration d'une réalité à laquelle il s'était heureusement attendue. La communication ne serait pas immédiatement synchrone et surtout, le chemin jusqu'à la fin de sa formation promettait d'être aussi long que laborieux. En premier lieu, elle considérait que le samouraï avait insulté sa famille. Chose qui l'étonnait et le conduisit à se repasser la boucle de leur conversation de manière à se remémorer le moment où cela arriva. De plus au moment de cette locution précise : "comment pouvez-vous croire alors que je vais avancer aveuglement dans votre formation sans que mes lames viennent interrompre mes pas.", il arquait un sourcil dubitatif illustrant le vide qu'il ressentit à l'écoute de cette affirmation.

Cela le renvoyait presque à lui-même, lorsque tout jeune, il devait créer le même genre de sensation à ceux qui lui enseignèrent les armes, avec des questions et des affirmations souvent mal tournées, mal formulées, voire au pire, complètement inutiles. C'est là qu'il entendait quelle patience il fallait si l'on souhaitait avoir la pédagogie nécessaire à l'apprentissage. Tout en oubliant jamais quelle place l'on tenait. Pas au bout de ses surprises, ne parvenant pas à se rappeler à quel moment finalement il eut insulté la famille de la jeune femme, ou encore lorsqu'elle semblait suggérer qu'il s'était contredit, elle répondait à son énigme très rapidement, fièrement, presque dédaigneusement. Plissant le regard sur elle, elle ne remarquât pas que le bâtard la conduisit à commettre par une seule faute, de multiples autres, et que répondant si rapidement, beaucoup trop, sa réaction serait encore pire. Avant de lui répondre, parce qu'elle l'invitait à se rendre à la zone d'entrainement, il avait quelques petites choses à lui dire. Soupirant d'abord légèrement, c'était aussi quelque peu déçu étonnamment, qu'il commençait donc :


« Tu la connaissais donc. Comme beaucoup de gens. Personne ne répond aussi vite à cette énigme, personne, même les génies, d'où son intérêt. Tu t'es bien gardée de me dire que tu la connaissais en plus, pour te faire passer comme plus intelligente que tu ne l'es. Là était l'un de mes premiers tests, et tu viens d'échouer. Tu m'insultes en agissant ainsi, le sais-tu ? De plus, tu as donné la réponse attendue, pile ce qu'on attendait de toi, ce qu'attendait le créateur de cette énigme. Et tu me dis avant que tu ne suivras pas sans broncher la voie que je t'indiquerai ? Pourquoi tu n'as donc pas décidé de dresser les loups à fin qu'ils deviennent des chiens de berger ? Comme ce qu'un homme ou une femme bien entreprendrait pour avoir la paix dans le troupeau dont il a la charge ? Pourquoi ne pas avoir construit plusieurs radeaux et n'avoir qu'un seul voyage à faire ? Pourquoi avoir enfermé ton esprit dans le carcan que cette énigme t'impose alors que deux minutes plus tôt je t'invitais à exercer ta propre réflexion, ta propre ouverture d'esprit ? Parce que tu voulais avoir l'air intelligente, parce que tu ne cherchais pas la bonne voie, TA propre voie, tu voulais être reconnue, tu voulais avoir le bon mot. Ta faiblesse n'a pas été bien longue à trouver. Tu as besoin de reconnaissance, tant que tu en oublies l'humilité. Il n'y a jamais qu'un seul chemin vers une destination, qu'une solution à un problème, qu'une interprétation à une idée, qu'une vérité à une question... Il te reste une épreuve avant que j'accepte de t'enseigner ce que je sais. Pas d'entrainement aujourd'hui, d'autant que j'ai faim, et que je vais donc aller manger. je finirais bien par attraper une mouche au hasard en chemin. Quant à toi, fais comme tu l'entends, si ce que j'ai à te dire ne paraît pas bon, te semble absurde, n'a pas valeur d'écoute pour toi, et bien laisse-moi en paix et surtout, ne me fais pas perdre mon temps. Sinon, attends que je t'attrape cette fichue mouche, et accompli ce que je t'ai demandé d'accomplir. Quant à faire connaissance, si tu n'as pas remarqué, c'est ce que nous faisons en ce moment même. »


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Dim 3 Mai 2020 - 23:29



Plus le monologue n’avançait et plus le dédain s’installait entre nous deux. J’étais venu à lui pensant trouver une personne sage et à l’écoute, alors que je me baladais à côté d’un homme trop fière et abus de sa personne. Ne voyant pas en quoi, il avait insulté ma famille, je le laissais continuée sur ses explications d’énigmes à deux sous. Pensait-il vraiment que les loups pouvaient être apprivoisés ? Il aurait fallu des siècles et des siècles pour y parvenir, tout comme l’ordre naturel des choses. Construire des barges supplémentaires pour le transport ? Encore une fois, le temps n’était pas un avantage et je ne doutais pas que les loups se soient fait un véritable festin durant l’absence à trouver les matériaux adéquats. La nature était une force bien plus supérieur à l’ingéniosité de l’homme, le temps nous l’avait prouvé. Chaque construction humain se retrouvait un jour ou l’autre ravager par la mère de tout, rien n’y personne ne pouvait rivaliser contre elle. Et si je poussais encore plus loin dans sa logique, je devinais facilement où cela pouvait emmener… Tuons-les et le problème sera réglé. « Bien … Bien… »

Le seul pont où finalement, je rentrais en accord avec lui, c’était que je devais créer ma propre voix à travers cette dense forêt. Je n’étais finalement que la seule qui pouvait comprendre et apprendre de mes dernières lacunes. Durant dix-huit ans, j’avais appris l’utilisateur de katana et d’autres armes à lames. Durant deux ans, j’avais appris à utiliser mon chakra avec elles et à écouter mon environnement jusqu’à ne faire qu’un avec elle. J’étais parvenue à entendre et à comprendre les chants qui m’entouraient sans cesse. La flore, la faune, la vie et la mort, je les ressentais au plus profond de mon cœur.

Je ne pouvais pas dire depuis quand j’avais acquis cette vison que j’avais sur le reste du monde. Depuis ma naissance ou peut-être depuis mon entrainement. Une chose était sûre, je devais voir les techniques d’un samouraï. Le temps était contre moi, je ne pouvais pas me permettre de passer encore des années à écouter les folies d’une personne que je ne pouvais pas concevoir. Son bushido n’était pas le mien !

« J’en conclus que nous ne pourrons pas travailler ensemble. Je n’ai pas le temps pour vos mouches ou tout autre enseignement durant des mois et des mois. » Je savais au plus profond de moi qu’il ne me manquait pas grand-chose pour parfaire mon art.

Regardant devant moi, je pouvais apercevoir l’entrer des hauts-plateaux se distinguer à travers les feuillages. Fermant les yeux, j’arrivais à ressentir qu’aucune âme humaine se trouvait à l’horizon. « Ne prenez pas cela contre vous, Sad. J’ai très bien compris que chaque personne est différente et que son bushido doit se construire avec le temps, selon sa propre expérience. » Ma main glissait lentement sur le Tsuka de Krygh, mon fidèle Wakizashi. « J’ai mes propres facultés et je peux vous garantir qu’être mon professeur ne signifie pas que vous allez perdre votre temps. Tout dû moins, pas plus qu’un combat. »

Dégainant face à lui, mon aura ne lui laissait pas le moindre doute sur mes intentions. J’avais besoin de voir que quelques techniques imbiber de chakra pour en comprendre les derniers secrets.

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