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Sam 2 Mai 2020 - 16:27
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Il fallait se rendre à l’évidence. Même après tant d’années à parfaire son corps et chaque muscle le composant, Kyûseishu n’était qu’un humain et se pousser soi-même dans ses retranchements provoquait bien souvent des complications auxquelles il ne pensait pas, jamais. Cette fois, à trop vouloir faire pour la reconstruction, un de ses muscles -en l’occurence le biceps brachial- s’était déchiré tant et si bien qu’il lui était dorénavant impossible de s’en servir.

Mais c’était mal le connaître de penser qu’il allait alors se stopper là dans son périple initiatique à la recherche d’une spécificité, d’un talent en plus qui le pousserait au sommet. Après avoir ligoté son membre affaibli pour ne pas qu’il le gêne en ballotant, le martialiste reprit sa route vers les ruines du Palais de la Brume avec la ferme intention de mener à bien le grand projet de reconstruction. Les mots de l’Ombre marqués au fer rouge dans son esprit, son esprit de cohésion n’avait jamais été si fort. Ce que voulait dire ce mot il en ignorait tout, mais Kyûsei était persuadé que ça le poussait à entreprendre toujours plus en faisant fi de sa chair.

Certes, il n’était pas fichu de tracer un sceau et d’y stocker quoi que ce soit. Si celui de Sanbi venait à céder alors il serait impuissant. Certes, il n’était doué d’aucune affinité primaire et ne pouvait décidément n’utiliser la partie spirituelle de son chakra pour le manier et lui donner forme, vie. Face à une attaque élémentaire poussée, ses chances de survie s’approchait de zéro. Il ne pouvait pas plus manier le sabre ou même les shurikens et les kunaïs. Il était exécrable avec toute arme, en fait. Ses sens et sa capacité de pistage n’étaient pas affutés au point de pouvoir suivre et traquer quiconque. À vrai dire la sensorialité lui faisait atrocement défaut. Pas étonnant qu’il soit tout aussi incapable de créer une illusion, domaine dont il ignorait tout.

Aucun animal n’avait voulu sceller de pacte avec lui non plus. Pas étonnant puisque c’était dans la majorité des cas au shinobi de mener ses recherches et de trouver un partenaire puis de le convaincre ; cela il l’ignorait bien sûr, se pensant seulement indigne de l’intérêt d’une forme animale assez intelligente pour faire ce qui lui faisait gravement défaut. Manier le chakra dans ses formes poussées.

Sa seule vraie capacité qui justifiait son bandeau était donc le Taijutsu et plus précisément le 剛拳- Gōken, littéralement Poing Fort. L’arcane la plus répandue et contraire au Poing Souple des Hyûga visant à incapaciter par l’affect aux Tenketsu. Il n’était pas étonnant qu’il fasse partie de la plus grande majorité des gens dans ce domaine étant donné son peu de savoir, qu’il avait essentiellement acquis en autodidacte.

Assit au bord d’un long chemin pavé dont le milieu avait été sectionné par un jutsu Doton, son coude valide bloqué sur son genou retenant son visage, il pensait. À quoi ?




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Sam 2 Mai 2020 - 17:07
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Généralement il ne s’imposait pas de tête à tête avec sa propre médiocrité mais dans cet état ses choix étaient quelque peu altérés. Pas question de faire le tour du village sur un seul bras, il valait mieux s’occuper de combler ses lacunes. Doucement il sortit de sa poche l’un des bouts de feuille qu’on fournissait durant les premiers jours pour détecter sa nature chakratique. S’il était du Katon, cela s’enflammerait et cetera.

Il serra la mâchoire et l’attrapa entre son index et son majeur, la montant jusqu’au niveau de ses yeux alors fixés sur l’horizon. Sa respiration saccada tant il y mettait du coeur et des tripes, essayant tant bien que mal de pousser chaque fibre de son corps à la réaction voulue. Une minute passa et haletant il dut se résoudre à sa propre inaptitude devant ce simple morceau immaculé qui l’avait vaincu.

Kyûseishu semblait grommeler des mots incompréhensible et son monologue à lui-même terminé il ôta ses fesses du rebord et entama sa marche en enjambant le monceau de terre veineux.

Ce n’était pas aujourd’hui qu’il allait se trouver une affinité avec l’un des Cinq Éléments, visiblement. La Terre ou le Feu lui aurait plu. Il ne pouvait s’empêcher de penser au Cavalier de Feu et sa tenue ardente et flamboyante, miroir d’un avenir qu’il ne pouvait visiblement pas saisir. Etait-ce pour ça qu’il l’admirait ? Car il était tout ce qu’il ne serait jamais lui-même ?

Mais si Kyûseishu était une vertu, cela aurait été la persévérance. Pas question de laisser tomber. Il secoua la tête comme pour en éradiquer les pensées résiduelles et sauta sur son seul membre supérieur valide. D’abord doucement, par impulsion de sa paume, puis de plus en plus rapidement il se mit en branle.

Chaque mouvement lancinait sa chair et à la moitié du chemin sur les atours de Kirigakure no Satô, il bouscula par maladresse une jeune demoiselle à l’apparence chétive qui renversa sa brique de jus de coco sur le sol. En voulant se réceptionner, le garçon à la chevelure flavescente glissa sur la petite flasque et manqua de se briser le coccyx.

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« Désolé ! » Lâcha-t-il penaud à la demoiselle qui le fixait avec le sourcil arqué et beaucoup de candeur, intriguée qu’un énergumène marchant sur une main lui fasse ainsi la discussion. Elle ne semblait pas gênée d’avoir perdu sa boisson. « Pas de soucis, j’avais plus soif. »

Toutefois trop gêné d’avoir délesté la demoiselle de sa possession, il se mit à réfléchir. Du coin du regard il chercha les parents de la petite pour s’excuser à eux aussi. Elle eut l’air soudainement incroyablement triste à voir sa réaction. « Tu sais quoi ? Je vais te rembourser ce que tu as dépensé pour ta brique, j’aurais l’esprit tranquille. » Il fouilla de sa main valide ses poches. Mais en marchant la tête en bas, la totalité des pièces au fond s’étaient retrouvées semées sur le chemin.

L’air atterré, il regarda le petit être penaud. « On dirait que j’ai perdu ma bourse.. Bouge pas, je vais la retrouver, parole d’honneur ! » Sans attendre il se mit à courir pour revenir sur ses pas.





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À genoux et tâtonnant à son point de départ dans les débris et la terre l’air vraisemblablement éprouvé par sa recherche ne menant nul part, son dos portant sa culpabilité le faisait plus souffrir que son bras mort gênant ses mouvements. Pas moyen de retrouver ses fichus ryôs. En temps normal il aurait simplement passé l’éponge, blâmé le mauvais sort puis reprit sa route mais il devait quelque chose à la demoiselle et il n’arrêterait pas tant qu’il n’aurait pas accompli ce qu’il avait dit à l’inconnue. Même si ça devait lui prendre la nuit.

Après une dizaine de minutes tout en avançant, il put déceler à l’horizon la silhouette de sa débitrice qui le regardait avec insistance et curiosité.

Kyûseishu grimaça et lui fit ensuite un signe de main mais par réflexe, il utilisa le mauvais bras et s’applatit contre les carreaux dans un bruit sec, ce dernier ayant glissé incapable de soutenir son poids.

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« Tu sais, c’est pas grave. Tiens ! » Elle s’approcha encore et lui tendit une des deux boissons qu’elle tenait dans ses mains. Visiblement l’inconnue avait les moyens de s’acheter de quoi se sustenter sans son aide… Et elle lui offrait à lui, qui l’avait obligé à la racheter de quoi s’abreuver.

Il ne sut pas vraiment comment réagir mais attrapa le cadeau par politesse après qu’elle ait insisté en agitant son bras tendu. « Arigatô, tu n’étais pas obligée tu sais. J’ai donné ma parole, je vais la retrouver ! » Dit-il en mettant la paille dans sa bouche tout en sirotant par gorgée le liquide. « Ca presse pas, regarde, je bois là. » Et lui administra un sourire qui eut l’effet d’un coup de massue. Sa simplicité agit comme un miroir et il se souvint du pourquoi de son comportement des derniers mois, ce qui renforça encore un peu plus sa détermination. « Tu m’as dit que t’avais plus soif. » Elle émit un petit rire, la paille entre ses lèvres. « Maintenant si. » En lui tirant la langue, elle laissa couler un peu de jus de coco d’entre ses lèvres, ce qui fit rire le Genin et elle-même par la même occasion.

Dorénavant tous deux assis face à la mer, près du port, Kyûsei brisa l’ambiance calme par sa voix rauque.

« Tu es toute seule ? Tes parents ne s’inquiètent pas ? Il commence à se faire tard. » Véritablement soucieux, il détourna son regard du coin de l’oeil pour observer son visage fin orné de cheveux à la teinte du blé. « Mon papa et ma maman ont disparus quand ils ont défendus le village contre la Tortue. Alors maintenant, je vis à l’Orphelinat. » Elle lui adressa un sourire qui se voulait aussi réconfortant quant à ses propres mots que teinté d’amertume. Il pouvait se reconnaître en elle. Elle était incontestablement forte. « J’ai aussi perdu mon père de cette façon. Ils te traitent bien, là-bas ? Tu manges à ta faim ? » Les sourcils froncés à l’idée qu’on puisse maltraiter les pupilles de Kiri, il perdu son air aggressif au moment où elle ouvrit la bouche. « Eh bien l’Orphelinat a été détruit par l’attaque alors on dort chez des gens qui ont des graaaandes maisons et d’autres endroits. Les gens sont super gentils. »

Il lui rendit un large sourire mais malgré son muscle déchiré, la main posée le long de son corps cachée à la vue de la demoiselle se mua en un poing dont les jointures blanchirent. Malgré la douleur. « Moi c’est Eri. » « Kyûsei, pour te servir. » « Enchantée Kyû ! »






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Mer 6 Mai 2020 - 17:48
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Quelques jours étaient passés après sa rencontre avec Eri. Ils s’étaient quittés après que le jeune blondinet ait escortée la demoiselle à travers le village jusqu’à son orphelinat de fortune, le temps que celui de Kirigakure no Satô retrouve sa superbe grâce aux efforts des Kirijins assez investis pour mettre la main à la patte et pour ne pas changer, il passa sa journée auprès de ses concitoyens audit orphelinat pour le rebâtir. Les hommes furent déçus en le voyant arriver lui et pas la ‘Lionne’ mais il n’avait aucune idée de qui pouvait bien être cette personne. En se renseignant un peu, elle était la bienfaitrice des lieux et l’une des kunoïchis les plus investies par ici quand elle n’était pas hors des murs pour servir son pays.

Après une matinée entière à soulever des poutres et aider à l’aménagement du rez-de-chaussée par le déblayement, n’y connaissant rien à la prise de mesures et autres aspects techniques, le garçon partit pendant la pause déjeuner décrétée s’entraîner au Dojo dans son coin, éprouvant un peu plus son corps couverts de petites blessures bénignes à son art. Au contact de tous ces shinobis et de leurs récits il avait développé l’envie de créer son propre style martial et donc des katas, avec peu de réussite pour l’instant.

La journée suivit son cours tel un fleuve dans le sillon tracé par la terre, Kyûsei l’agrémentant de quelques maladresses qui ne coutèrent pour une fois aucun déficit matériel ou physique chez ses collaborateurs puis ceci fait, avec les quelques ryôs qu’il avait pu tirer de sa dernière mission, il s’en alla vers là où il avait accompagné la demoiselle.

Toquant à la porte, c’est une vieille femme aux traits gravés par les années vécues qui lui ouvrit la porte. Elle était avenante et fut d’une politesse irréprochable, bien qu’étonnée quand il lui communiqua la raison de sa visite. Le Genin attendit presque patiemment en boxant le vent dans de continuelles feintes de corps jusqu’à que la petite demoiselle se présente sur le pas de porte, vêtue d’une robe fleurie. Kyûseishu lui sourit et lui fit signe de le suivre en entamant directement la marche.

« Je suis un peu jeune pour que tu tombes amoureux de moi, baka ! » Lâcha-t-elle une fois à son niveau. « Qu’est-ce que tu vas imaginer avec ton petit cerveau malade kekeke. » L’air pour le moins totalement naturel et peu gêné, il lui adressa un petit rire puis continua de marcher jusqu’à l’échoppe. « Je te devais quelques ryôs alors je me suis dit que j’allais t’inviter à manger dans le meilleur endroit du village, c’est un bon compromis non ? » Eri hocha la tête et lui prit la main, rougissante comme une tomate sur le point d’être tout juste mûre.

Bientôt ils arrivèrent donc au Takotako et il invita sa partenaire à s’installer face à lui sur un coussin, lui-même positionné en seiza. L’endroit n’était pas bondé mais la clientèle prouvait un savoir-faire qu’il avait déjà expérimenté. Il tendit la carte et la lâcha dans les mains de son invitée. « J’espère que t’aimes le poisson et les trucs qui viennent de la mer. » À la pensée de l’avoir emmené dans un tel endroit sans demander, il déglutit. Elle était de Mizu alors elle devait forcément aimer les fruits de la mer… Non ?!






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Il fut rassuré d’apprendre qu’elle aimait beaucoup ce genre d’ingrédients nécessaires à la préparation des plats et Takotako pourvu de son chapeau étrange sembla bien amusée la demoiselle le temps que les préparations n’arrivent. Toujours aussi curieux, il l’observa sous toutes ses coutures pour finalement décider de se jeter à l’eau. « Dis-moi Eri, tu comptes faire quoi quand tu seras plus grande ? » Elle haussa le sourcil comme insultée. « Kunoïchi, quoi d’autre ? » Il émit un rire qui fit se retourner un ou deux clients tant il était bruyant. « Désolé. Tu as déjà commencé à t’entraîner ? » Réellement curieux, elle attrapa pour sa démonstration une petite cuillère et frappa avec force l’un de ses doigts sous l’air interloqué et apeuré du garçon qui voyait une petite fille de dix ans se mutiler. Puis, son autre main vint s’apposer sur la première et une lueur verdace en jaillit. « Nani ?! C’est de l’Iroujutsu ça ! » Son petit visage s’illumina encore plus que sa paume auparavant d’une fierté non dissimulée.

C’était l’une des arcanes les plus dures à appréhender et maîtriser et elle disposait visiblement d’une aptitude presque innée pour la discipline. « Je m’entraîne tous les jours, je soigne les petits animaux et les petits bobos ! Un jour, je serais la plus grande docteur de tout Kiri ! Et même du Yukan ! »

Il y croyait presque autant qu’elle si ce n’était plus, en voyant ce visage laiteux animé d’une détermination semblable à la sienne. La dénigrer ou la sous-estimer revenait à s’insulter lui-même.

« Wakata. Qui sait, on partira peut-être en mission ensemble un jour ! kekeke » Lâcha-t-il avant de s’interrompre pour observer son propre plat qui aurait pu sustenter aisément trois Eri tant la quantité était impressionnante. Sans se faire prier il attaqua à l’aide de ses baguettes, ses manières de rustre faisant rire la petite blonde. « Itadakimasu ! » Pendant plusieurs minutes, trop occupé à dévorer sa pitance, il fut silencieux et elle aussi.

« Je viendrais te voir, si j’ai besoin de soin ! » Il ne croyait pas si bien dire.




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Ven 8 Mai 2020 - 19:41
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La lune semblait prête à se décrocher du ciel à tout instant tant elle était pleine. Encore le schéma type de journée qu’il vivait quand il n’était pas en mission ou à importuner d’autres kirijins. Il avait commencé par des étirements puis s’était évertué à faire deux tours du village avec le tiers de son poids accroché au corps via des petits poids répartis sur un veston à même la peau. Après ce double parcours, une fois sur les mains et une fois en courant aussi vite qu’il le pouvait en gérant son souffle pour qu’il soit régulier, comme ses battements de coeur, il avait squatté les alentours du dojo des sabreurs et s’étaient durcis les phalanges contres les mannequins.

Après son repas de midi composé de riz et de protéines -consistant en un poisson séché de bas prix que sa bourse pouvait lui offrir avec ce restaurant et la note salée- il alla aider à la reconstruction. Déjà, Kirigakure no Satô reprenait des couleurs. La majorité des débris avaient été enlevés et il fallait maintenant reconstruire. D’ailleurs, l’Orphelinat, grâce à son aide et celles des autres volontaires, semblait bientôt moins piteux. Fier d’avoir et de faire encore aujourd’hui parti intégrante de ces patriotes qui rendait de sa grandeur à l’éponyme village shinobi, il ne ménagea pas ses efforts malgré les rares remontrances qu’on lui adressait, le soupçonnant de pouvoir se blesser s’il continuait d’en faire trop. Qu’à cela ne tienne, il redoublait d’effort.

Son rituel du soir devenait lui aussi habituel et il n’allait pas s’en plaindre. Kyûsei poussait son enveloppe dans ses derniers retranchements puis rendait visite à Eiri qui s’évertuait à le soigner de son mieux. Certes, il surjouait la vigueur mais chaque matin au lever du soleil, il pouvait constater l’effet bénéfique que son art avait sur lui.

En quelques semaines, son lien avec la soigneuse s’était autant renforcé que ses muscles sur lesquels il exerçait une pression constante et de plus en plus impressionnante. Parfois même certains objets lui semblait étrangement léger, sans qu’il ne se rende compte que c’était le pouvoir coulant dans son sang, son propre don encore ignoré et inexploré.



« Pour cogner fort, il te faut charger ton coup de toute l’énergie dont tu peux faire preuve. C’est assez simple en fait. Quoi, du chakra ? Non non non. Pas de blasphème dans mon dojo. » Son dojo ? Quatre planches accrochées à un arbre avec des clous. La première indiquait “La Balance”, la seconde “Défense d’approcher avec de mauvaises intentions”. Les deux autres étaient vierges car il ne pouvait penser à autre chose..

« Le but c’est pas d’être en colère, à vrai dire ça peut rendre plus fort temporairement mais l’important c’est les émotions qui te parcourent en tout temps. Tu peux compter sur elle. Par exemple, chacun de mes coups, je le visualise comme un cri. Un cri de détermination, comme quand tu frappes de la pierre en sachant que tu vas te blesser. C’est pas très clair hein… Et je le porte avec toute l’affection que j’ai pour Kirigakure no Satô. Toute mon envie de protéger le village. Pour chaque nom des personnes que je connais ici, je le renforce. Et je pense aussi au tien, Eri-chan ! » Un grand sourire orna son faciès -qui il fallait le dire, à cet instant précis, le faisait passer pour un vrai simplet.




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Ven 8 Mai 2020 - 19:54
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« C’est pas commun comme patronyme, “de la Balance”. Tes ancêtres ont vendus des gens à d’autres pour de l’argent ? Pas facile à porter haha ! » Dit-elle accroupie et adossée à un arbre dans un large kimono de soie pour la protéger de l’hiver. Kyûseishu prit alors un air d’un sérieux terrifiant pour quiconque le connaissait un peu et s'éclaircit la gorge. Maintenant qu’ils se connaissaient un peu mieux il n’avait pas de mal à se livrer et à raconter ses appartenances claniques, ou au moins le peu qu’il en savait.

« En fait c’est pas dans ce sens là, qu’il faut le comprendre. » Il s’accroupit face à elle et dessina le balancier ainsi que les plateaux avec plus ou moins de réussite. « Y a tout un délire sur le bouddhisme et compagnie mais je te passe les détails même moi j’y vois pas très clair. Ce que je sais, c’est ça. Mes ancêtres vécurent au contact des moines et l’un des miens était si vertueux qu’il hérita de ce titre honorifique. Car la Balance signifie l’équilibre en toute chose, la parité entre le bien et le mal, l’aptitude à être totalement impartial et à mesurer les autres êtres vivants. De ce que mon père m’a appris, chacun de nous est voué à embrasser cette Voie pour arriver au bout d’un chemin qui est tracé ou que nous devons choisir de tracer. Même pour moi, c’est pas ce que j'appellerais très clair. » Elle le regardait avec insistance et intérêt.

« J’pense pas que ce soit mon nom qui me définisse et que les autres pensent ce qu’ils veulent de sa signification. Si j’agis comme j’agis, si je veux défendre Kirigakure et vous protéger tous, c’est de mon fait. En plus mes ancêtres sont pas d’ici alors ils ont rien à voir avec mon projet. »

La fougue de sa jeunesse l’empêchait de croire à quelconque règle centenaire transmise par ses liés-par-le-sang. Lui était persuadé que ses actes seuls comptaient et qu’il était le propre maître de sa voie, neuve et encore à paver. Comment l’en blâmer ? Il pouvait faire montre de stupidité et de naïveté, soit. Mais la valeur et la noblesse de ses ambitions n’avaient pas attendu son nombre d’année ou son quotient intellectuel pour croître telles les feuilles d’un arbre et cacher de leur ombre un village entier.

Dans l’état actuel toutefois, son ombre n’était pas bien grande. À peine assez pour abriter Eri si tant était que l’adversité restait simple. Un nukenin de Kirigakure no Satô, ancien Jônin, par exemple et il en serait fini de lui. Mais cette perspective ne l’effrayait pas.

« Essaie pas de m’endormir avec tes questions, petit démon ! Allez, cent pompes et plus vite que çaaaaaaaaaa ! » Elle essaya de s’enfuir en riant et déjà il prenait sa suite les bras en l’air, ayant oublié tous ces récits sur son dit clan…




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