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Diluvien débordement [Mission D - PV Kappa Tengoku]

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Jeu 7 Mai 2020 - 3:14
Rayon de lumière. Incommensurable bonheur.
J'en avais les larmes aux yeux. Pour être honnête, j’en pleurais de joie. Je dirais même que des rivières de larmes débordaient de partout. On aurait pu vous en verser un verre, que dis-je, vous auriez pu vous y noyer ! Bref. Je venais de recevoir ma toute première mission en tant que kunoichi. Moi, Natsumi. Une mission de faible rang, certes, mais une mission tout de même. Cela représentait énormément, à la fois un test de compétences et une sorte de rite de passage, symbole de mes premiers balbutiements dans ce vaste et incroyable univers. On me donnait enfin ma chance, l’occasion de prouver ma valeur aux yeux du monde et de venir en aide à la population civile de Kaminari no kuni, en m’ordonnant d’offrir le support nécessaire à la ville de Hidshu, réputée comme principal fournisseur de bétail, au sud-ouest de Kumogakure. C’était aussi une occasion en or de voir un peu plus du pays et de prendre contact avec ses habitants, moi qui n’avais posé pied à l’extérieur des limites du village depuis mon arrivée, en provenance de Hi no kuni, des années auparavant. On me remit, tout juste avant mon départ, une carte décrivant sommairement la topographie des territoires de la Foudre ou du moins de ce qui en était connu, afin de faciliter mon déplacement. L’hiver faisait rage et les températures ne pardonnaient pas en cas d’égarement en pleine nature. Je devais faire attention, considérant ma condition, ou je me retrouverais bien vite en difficulté. Il ne faisait pas bon être unijambiste. Encore moins une unijambiste perdue, en détresse.

Après préparation, je pris rapidement la route, seule avec mon bâton, en direction du sud-ouest, de la cité des bê-bêtes et des chasseurs, ne sachant pas trop ce qui allait m’attendre une fois arrivée sur place. Mon imagination s’emballait déjà, à vrai dire. Scène de désolation, destruction et ruines à perte de vue, cruelle famine ou encore un début de propagation de virus mortel transformant le moindre cadavre animal en monstre cannibale dévoreur de jambes et d’orphelins? Ou pire encore? Quelle horreur ! Le parchemin décrivant l’ordre de mission, avare en précisions, ne contenait qu’une description peu exhaustive de la situation. Il me faudrait constater l’état des lieux avant toute chose, puis aller à la rencontre de mon coéquipier - dont l’identité ne m’avait encore pas été révélé - et des éleveurs, afin de faire le point sur les dégâts que leur avait causé le diluvien débordement et évaluer les objectifs prioritaires. Peut-être devrais-je aussi éviter que l’on ne dévore mon seul membre inférieur restant, si l’hypothèse farfelue des dévoreurs cannibales se confirmait. À voir. Il ne fallait pas mettre la charrue avant les pandas, disait-on par chez moi. Je comptais bien m’y tenir.

La marche jusqu’à Hidshu fut relativement rapide, mais glaciale et effrayante. Naïvement, je n’avais pas emprunté le chemin le plus facile, en traversant la forêt, au sud des montagnes de Kumo. L’unique sentier qui la traversait, presque effacé par le gel du sol, m’obligea à rester concentrer sur lui tout en faisant fi des alentours, du craquement des quelques feuilles mortes bercées par le vent, restées fièrement accrochées à leurs arbres respectifs. L’état du paysage ne jouait pas en ma faveur. Mince. C'était risqué. Une quelconque menace aurait pu guetter ce moment, propice pour lancer un assaut et me trucider. Enfin. L’impression qu’un grand méchant loup surgirait pour me manger me hanta tout au long de ce périlleux parcours, jusqu’à l’apparition d’une bruyante rivière sur mon flanc droit. Un cours d’eau qui, selon la carte, me guiderait jusqu’à destination. Chouette.

La lumière au bout du tunnel vint lorsque je vis les premiers bâtiments de la ville, au loin. La nuit menaçait de tomber, les rayons du soleil se faisant de plus en plus rares. Il était temps: je grelottais, frigorifiée suite à ce parcours du combattant, mes ardeurs refroidies par ce trop long contact avec les plaisirs de l’hiver. Mon moignon me faisait terriblement souffrir. Il me fallait impérativement trouver un endroit où m’abriter, mais où ? Cherchant la moindre indication, je découvris qu’une minuscule auberge se situait en bordure d’Hidshu. Vétuste et délabré, sinistre même, elle ne donnait franchement pas envie. Cela ferait l’affaire, pour l’instant.

J’entrouvris la porte, qui hurla comme si je venais de lui arracher un ongle, histoire d’avoir une meilleure idée de ce qui m’attendait de terrible à l’intérieur. Peut-être était-ce là le repaire des monstres cannibales ? Je devais prendre garde. Il n’y avait, en fait, que deux ivrognes, vraisemblablement abrutis par une infecte boisson alcoolisée, qui somnolaient dans un coin sombre. Une vieille dame, d’apparence sympathique, montait péniblement la garde derrière un large comptoir malpropre. D’apparence sympathique seulement, car je savais très bien qu’il pouvait s’agir d’un piège, tendu par le grand méchant loup de la forêt. Avec crainte, je me présentai à elle, puis payai pour une chambre et un lit simple, qui seraient peu confortables, à mon avis. La charmante grand-mère n’était pas un loup, de toute évidence, et, oui, elle était bien sympathique. C’est à ce moment que la porte grinça à en perdre des dents : quelqu’un venait de faire son entrée dans l'auberge. Un jeune homme au visage familier. La belle (?) surprise.
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Kappa Tengoku
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Jeu 7 Mai 2020 - 19:27
Alors qu’il avait terminé une mission il y avait peu de temps, Tengoku devait déjà enchaîner sur une deuxième. Ce n’était pas pour lui déplaire, il avait besoin de gagner en expérience. Sans parler de l’aspect financier qui l’intéressait toujours. Alors, plus il en faisait, mieux il se portait.

Sa mission devait encore se dérouler en duo, le Genin se sentait déjà prêt pour réaliser des tâches plus ardues mais ce n’était pas lui qui décidait alors il allait réaliser encore une rang D. Mais cette fois on lui accordait plus de confiance car la mission se déroulait bien loin du village de Kumo. Il fallait traverser quasiment la moitié du pays pour atteindre Hidshu, la ville où se déroulerait la mission. Cela le rapprocherait de chez ses parents, la ferme où il avait grandi. Ça le rendait nostalgique mais il n’aurait pas le temps d’aller les saluer, cette fois.

Tengoku pensait légitiment qu’il devrait se rendre sur le lieu sur le lieu de mission avec son coéquipier. Surtout que la route pouvait se montrer dangereuse. Mais son futur compagnon en décida tout autrement puisse qu’en se renseignant à l’Arche Grise, l’entrée du village, il apprit qu’une jeune Genin était partie seule en direction de Hidhsu, un peu plus tôt le matin même.

« Vous l’avez raté de peu. »

Le nargua l’un des soldats de l’entrée. Il avait dû voir que le jeune Genin était agacé de ne pas avoir été attendu. Cette mission commençait mal.

Etant bon en topographie Tengoku se disait qu’il allait donner une leçon en arrivant plus tôt que son acolyte en partant plus tard. Pour cela, il décida de prendre une direction tout azimut, à travers les montagnes, puis la forêt. La route ne serait pas de tout repos, au contraire, mais il aimait les défis.

Dans la descente ardue des monts rocailleux de Kaminari, Tengoku se permit un répit pour admirer le paysage diversifié du pays. D’où il était, il pouvait apercevoir les plaines vertes du pays finir dans un océan d’eau bleu pur. Des forêts naissaient çà et là telles des masses chevelues, les poumons verts du pays de la foudre.

Le jeune aventurier avait pris du retard sur le chemin. Ce dernier s’était montrait bien plus ardue que ce qu’il avait pensé, il doutait de pouvoir arriver à destination avant son mystérieux équipier. Il fit une halte dans la forêt. Cette forêt représentait la dernière ligne droite avant d’arriver à Hidshu. Il se posa quelques minutes pour manger un morceau avant de continuer sa route.
Mais, alors qu’il allait repartir, il entendit un bruit provenant d’un buisson tout en sentant une présence. Il se leva et sortit un Kunai, par réflexe, tout en se mettant en garde. Il ne s’attendait pas à ce qui allait sortir de derrière le buisson.
Sans crier gare le monstre sortit d’à travers le buisson pour charger Tengoku, telle une furie. C’était un ours, pas encore adulte au vu de sa taille mais bien assez grand pour écrabouiller le Genin en un instant. Ce dernier se jeta sur le côté avec une roulade tout en jetant son kunai dans le dos de la bête une fois qu’il l’avait dépassé. Elle accusa le coup comme une simple chatouille et chargea de nouveau. Tengoku le comprit, il n’avait pas que d’autre choix que de se battre. En un instant, il changea du tout au tout. Il devint plus grand, plus épais et bien plus velu. Il devient un Panda géant. Plus féroce que jamais, l’ours devient plus enragé à la vue de l’autre bête qui venait d’apparaître face à lui. Le choc fut violent, mais l’homme-panda encaissa et tenait l’ours en respect. D’un maniement habille de la bête, par contrepoint, Tengoku envoya valser l’ours sur le côté qui se retrouva par terre sans comprendre ce qu’il lui arrivait. Mais plus agile et réactif que ce qu’il pensait, l’ours était déjà de nouveau sur lui et envoya un gros coup de patte que le jeune ninja aurait pu prendre au visage s’il n’avait pas eu le réflexe de bloquer avec son épaule.

Une poignée de minutes plus tard Tengoku avait réussi à faire fuir l’ours en lui donnant assez de coups pour lui faire comprendre qu’il ne se laisserait pas faire. Il n’en sortait pas indemne pour autant. Il avait des griffures importantes au niveau de l’épaule gauche et sa tunique était déchirée en plusieurs endroits. Sans perler de nombreux bleus et ecchymoses çà et là.
Il se dit qu’il ne pouvait pas continuer la route ainsi et encore moins ce présenter dans cet état aux employeurs de la mission alors il profita de la présence d’une auberge non loin de là pour passer la nuit qui commençait déjà à tomber. Son but d’arriver à destination avant la Genin inconnue était perdu.

Il ouvra la porte de l’auberge, un peu dépité mais un visage familier lui remonta immédiatement le moral. La jeune serveuse maladroite, Harusame Natsumi. Quand il entra dans l’auberge elle le remarqua immédiatement. Il lui sourit chaleureusement et la rejoignit, au comptoir.

« Salut Natsumi, tu n’es pas là par hasard j’imagine, ma partenaire de mission ? »

La réponse semblait évidente tellement la coïncidence était si grande.
Puis il fit une grimace en haussant les sourcils.

« Tu aurais pu m’attendre à l’entrée du village pour le voyage. Les routes ne sont pas souvent… Paisible »

Dit-il en regardant son épaule immaculée de sang.

L’aubergiste les interrompue dans leurs retrouvailles pour annoncer au jeune homme que la dernière chambre venait d’être prise par la jeune femme en face de lui.
Avant même que cette dernière ne puisse réagir, Tengoku s’empara des clefs et annonça :

« Pas de problème, on va partager. »

Puis il partit en direction des escaliers qui menaient aux chambres.



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Ven 8 Mai 2020 - 0:07
Lumière étincelante dans un trou à rats perdu.
C’était comme si le soleil, ressuscité d’entre les morts, tentait un bref retour en terre humaine, trop fier pour céder sa place à cette timide lune d’hiver. Ses rayons multicolores m’aveuglèrent l’espace d’un instant, illuminant jusqu’aux plus sombres racoins de l’auberge. Même les ivrognes en furent choqués, je vous le jure ! Oui, je le vis, là, devant moi, ce beau grand Hercule, Champion parmi les champions, le bel homme et prince charmant qui m’avait fait l’effet d’un glaçon fondant tranquillement, goutte par goutte, en pleine canicule d’été. Oui, c’était lui. Son abondante crinière rousse étincelante ne laissait place à aucun doute. Tengoku, Kappa Tengoku, la personne m’ayant délivré de ma terrible et honteuse chute au Panda Unijambiste, commerce tenu par ma famille à Kumogakure.

La timidité me gagna d’un coup. Je rougissais. Moi qui, quelques instants auparavant, était sur le point de finir en aliment surgelé, je suai maintenant à gros bouillons. Pire, l’ébullition. Il ne faisait aucun doute, sa présence ici n’était pas l’œuvre du hasard. Personne n’aurait fait un tel arrêt dans une auberge aussi désœuvrée que celle-ci sans une bonne raison. Le destin nous réunissait, c’était sans équivoque. Le voilà, mon coéquipier, mon partenaire de mission. La chance. Celui-ci prit la parole. Il confirma ce que, déjà, je savais. Sa voix, une voix douce, mielleuse, dotée d’une incroyable musicalité. Était-ce là une tentative d’envoutement ? Voulait-il, une fois de plus, me jeter un sort destiné à gagner mon cœur ? Quel être vil, pervers. Je devais m’en méfier. Il était trop parfait pour être si facilement accessible, là, devant moi. Un piège, pour sûr. L’œuvre du grand méchant loup peut-être ? À vérifier. Il s’approcha. Je n’écoutai pas ses prochains mots, comme hypnotisée, paralysée par une force obscure, mystique, surpuissante. Un genjutsu perpétuel, ce mec, je vous le dis. Je remarquai, rapidement, qu’il était couvert de blessures. Une attaque de ces satanés dévoreurs cannibales ? Peut-être. Dans tous les cas, celles-ci lui donnaient un petit côté sauvage, féroce. La classe...

Le choc initial terminé, je le vis, s’apprêtant déjà à gravir les quelques marches qui nous séparaient de l’étage supérieur. Il avait, de toute évidence, dérobée la clé pour l’unique chambre restante – et son lit simple, là, juste sous mon nez. Je croisai le regard de la mère-grand cherchant un quelconque support féminin, auquel elle répondit avec excitation par un haussement exagéré des sourcils et un sourire moqueur. Vilaine sorcière.

Au premier coup d’œil, la chambre sembla pire que le reste de l’établissement en termes de confort. Peu spacieuse, une odeur nauséabonde à en vomir empestait l’air ambiant. Écoutez, monsieur l’agent, il devait clairement y avoir un cadavre en décomposition sous le lit. Une vraie scène de crime, cette pièce ! Les couvertures, déposées pèles-mêles sur un matelas dure comme la roche, auraient pu être brûlées sur le bûcher pour sorcellerie. Vous ne me croyez pas ? Demandez à Hercule, il vous le dira.

Je déposai mon Bô-Bô, fidèle bâton d’un mètre quatre-vingt, puis pris place sur le bord du lit. J’entrepris de défaire les bandes de cuirs reliant le moignon à l’équipement prosthétique. Les douleurs fantômes dues à mon amputation récente se faisaient trop insistantes pour que je puisse tenir debout un instant de plus sans risquer une chute. Trop petit pour deux personnes, il nous faudrait négocier un arrangement pour savoir qui aurait le ‘luxe’ de se reposer sur la royale paillasse. Je pris l’initiative de proposer quelque chose :


« Ah... je n’en pouvais plus. Hm... Contente de savoir que je pourrai compter sur ta coopération pour la mission. Pour le lit, je... je... J’aurais bien besoin d’une nuit complète dessus si je veux être en mesure d’accomplir quoi que ce soit demain. Mais... je pense qu’avec tes blessures – qu’est-ce qui t’es arrivé, d’ailleurs ?, tu es dans le même état que moi. Je... je... ne prends pas beaucoup de place... Peut-être qu’on pourrait se diviser le lit, cha-chacun sa zone..? »


Les rougeurs regagnèrent mes jolies joues. Je reniflai les répugnantes couvertures, attendant sa réponse. Je n’avais qu’une seule envie : les cramer. J’aurais tout fait pour ne pas les utiliser, mais la température ne me laissait guère le choix. En fait, il y aurait eu un autre moyen de me tenir au chaud, mais je préférai ne pas y songer. Le coller, Lui, pour conserver notre température corporelle ? Nan, dans mes rêves. Autant dormir avec le grand méchant loup, ce serait bien plus réaliste. Bref, la nuit passa... Tengoku vous en décrira plus.

Au petit matin, le soleil pointant à peine le bout de son nez, je pris le temps de réajuster les sangles et de fixer ma prothèse convenablement, pour éviter de la perdre en route. Cela aurait été dommage. Un fâcheux coup du sort. Ma jambe droite, ou, ce qu’il en restait, était légèrement œdématié par l’inflammation. La suite ne serait pas de tout repos, définitivement. Zut. Je réveillai la bête poilue qui somnolait encore, puis passai directement au plan de match :


« Bon, par quoi est-ce qu’on pourrait commencer, pour la mission? Hmm... Je suggère de faire une balade entre amou... une balade de reconnaissance, histoire de connaître l’état des enclos et de la ville d’Hidshu. On pourrait ensuite arrêter dîner en tê... manger un morceau, puis aller à la rencontre des éleveurs. On aura probablement plus d’informations sur les bêtes perdues et l’état de leur élevage. Il nous faudrait aussi connaître le total de bêtes par éleveur et l’étendue des pertes. Avoir l’inventaire de tout ça... ce serait un bon point de départ, je crois. Qu’est-ce que tu en penses ? »


Je le contemplai en diagonale, visiblement gênée, craignant sa réponse. Quel homme imposant, après tout, cet Hercule. Un beau bonhomme, bien intimidant. Oh que oui.
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Ven 8 Mai 2020 - 14:37
Elle devait être gênée vu le temps qu’elle mit avant de suivre les pas du jeune chipeur de clefs. Il s’attendait à ce qu’elle hurle, le mette dehors ou au moins le fasse dormir par terre. Elle n’en fit rien, elle lui proposa de partager le lit. Quelle bonté d’âme.
Elle n’était pas du tout à l’aise, Tengoku le ressentait. Même s’il ne le laissait pas paraître le Genin était tout autant mal à l’aise. Il regretta même, un instant, son excès de confiance qui lui avait fait prendre les clefs. Une ambiance glaciale pesée rendant la soirée d’hiver encore plus froide que ce qu’elle était déjà.
Le lit étant pourtant petit mais, ils avaient réussis à mettre au moins cinquante centimètres d’espace entre eux. Chacun à un bord du lit, prêt à tomber au moindre mouvement. Ils en profitèrent pour se parler, en se tournant le dos. La situation était déjà assez gênante comme cela pour les deux jeunes gens. Nul besoin d’en rajouter en se regardant dans les yeux. Elle évoqua la récente blessure du garçon. Il était allé la laver à l’eau (pas) claire de l’auberge quelques instants auparavant et il avait déjà oublié sa blessure, mais quel effet lui faisait cette fille ? Il lui donna une explication succincte.

« Le résultat d’une dispute, avec un ours. »

Choquée, elle se retourna vers lui, il en fit de même. Oh seigneur. Ils étaient si proche, plus qu’une dizaine de centimètres les séparés l’un de l’autre. Mais depuis quand s’étaient-ils rapprochés ? Les deux rougir à n’en plus pouvoir, faisant ressortir leurs paires d’œil bleu. Trop gênés, ils firent volteface de nouveau. Mais, cette fois, leurs dos se touchés, quel contact réconfortant dans cette nuit gelée. Il était temps de se reposer car une longue journée les attendrait. Ils se souhaitèrent la bonne nuit et fermèrent les yeux.

Alors qu’il cherchait le sommeil, Tengoku sentit sa voisine greloter. La jeune sotte. Les couvertures devaient la dégouter, à raison, et au lieu de subir l’odeur elle préférait subir le froid. Tengoku ne pouvait pas le permettre, si elle ne parvenait pas à trouver le sommeil alors elle serait moins efficace le lendemain pour la réalisation de la mission. Alors, dans un but purement professionnel bien entendu, le jeune galant se retourna et prit la jeune fille dans ses bras. Dans un soulagement silencieux, elle arrêta de frissonner. La nuit continua ainsi dans une chaleur apaisante bien loin de la fraicheur de l’hiver.

Au matin, à peine réveillée, sa compagne de la nuit sortait un tas de paroles. Mais quelle pipelette se dit le jeune homme, encore à moitié endormi. Les phrases de sa coéquipière semblaient confuses, il mettait ça sur le fait qu’il se réveillait à peine et devait mal comprendre certains mots. Parmi tout ça, il put en ressortir les quelques idées principales de la jeune femme. Elle avait raison, il fallait s’atteler à la tâche et Tengoku savait par où commencer.

« Je t’avais dit que j’étais fermier, proche de la frontière avant de venir à Kumo. Hé bien nous sommes proches de la frontière ici et la plupart des éleveurs des environs je les voyais chaque année, à la foire. Certains me connaissent depuis mon enfance. Je sais qui allait voir, un avec qui ma famille a toujours entretenu de bonnes relations. »

Le petit-déjeuner prit, le jeune duo se mit en route. Plus ils avancés plus ils pouvaient observer les dégâts de la récente inondation. Les jours avaient dû être très difficiles pour les habitants, les dégâts étaient monstrueux. Des plantations avaient étaient ravagées, des clôtures arrachées. Il ne restait que de la boue et des débris pour témoigner des passages des eaux tumultueuses. Ils arrivèrent enfin à destination. Une bâtisse bien modeste mais respectable. Les habitants d’Hidshu étaient humbles, avec un fort caractère ils profitaient de la vie pour ses aspects les plus importants, les biens matériels n’en faisaient pas partis.

Le vieil homme, qui ramassait des débris, reconnu Tengoku immédiatement.

« Oooooh le petit Kappa ! Qu’est-ce que tu fais ici ? »

Le surnom qui lui donnait depuis qu’il était enfant ne l’avait jamais gêné mais devant sa coéquipière de choc il le ressentait différemment. Il cacha sa gêne et salua l’homme.

« Bonjour, Asa, comment vas-tu ? »

Il respectait son aîné mais le tutoyais comme il en avait l’habitude, toute le monde se tutoyait dans ce genre de patelin.
Après avoir échangé quelques politesses, Tengoku précisa le but de sa visite.

« Nous sommes envoyés par Kumo afin de vous aider à ramener tout le bétail qui aurait pu s’enfuir et aussi, nettoyer la zone. Tu sais mieux que moi que les bêtes mortes trop proches du village peuvent attirer maladies et créatures sauvages. »

« Oh je vois, votre aide nous sera fort utile. Tu connais les gens d’ici, tous plus têtus les uns que les autres. Du coup, personne n’écoute personne et chacun essai de nettoyer sa zone mais au final on s’éparpille et ça avance pas. »

Il regarda Natsumi avant d’annoncer :

« Tu ferais une bergère parfaite avec ton bâton, jeune fille. »

Quel taquin, cet Asa.

« Dans un premier temps, il faut s’organiser. On va demander à l’ensemble des habitants de se rassembler sur la place centrale. Nous ne sommes pas venus pour tout ranger à deux, nous sommes surtout là pour diriger les manœuvres afin que tout se passe pour le mieux et le plus rapidement possible. Il va falloir faire une liste des animaux manquants, des dégâts, recensés ceux qui sont libres pour aider etc »

L’homme acquiesça. Il trouvait que Tengoku était changeait, ce n’était plus le même enfant. Non, maintenant c’était un homme. Il avait grandement pris en maturité.

Quelques heures plus tard, tout le monde était rassemblé dans la place centrale. Beaucoup reconnaissaient le jeune Genin alors qu’ils se demandaient qui était la belle demoiselle qui l’accompagnait. Ils se surélevèrent en empilant des caisses afin d’être vus de tout le monde. Il fallait leur expliquer la situation et le plan qu’ils allaient mettre en place pour les aider à régler leur problème au plus vite. C’était évident, il y avait un gros manque d’organisation et de cohésion.

Cette fois, Tengoku laissa la parole à sa coéquipière.

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Sam 9 Mai 2020 - 23:57


Comment débuter une si parfaite journée,
si ce n’est en passant une chaude nuitée entre les pattes de son panda bien-aimé, comme il vous l’a si bien détaillé. Mais passons. Nous avons d’autres pandas à fouetter, n’est-pas? Sourire coquin. Nous quittâmes le pathétique auberge, tout courbaturé. J’eus droit, la grande chance, à une visite guidée par mon fidèle compagnon. Un vrai de vrai, ce Tengoku, il semblait connaître tout sur tout et cela ajoutait définitivement à ce si envoutant aura qui le caractérisait. Le charme. Je me laissai ainsi entraînée dans ce malheureux parcours, constatant avec effroi l’étendue des dégâts laissés par le passage des monstrueuses créatures cannibales dévoreuses de chair humaine (qui n’étaient en fait qu’un diluvien débordement de rivière, je précise, pour vous. N’allez pas croire tout ce que je raconte !). La situation était désastreuse, la plupart des enclos abattus et les champs, noyés sous la boue. J’en avais les larmes aux yeux, le cœur brisé. Comment cette rivière avait-elle pu oser? La méchante fille, elle aura la fessée. Allez hop ! Retourne au lit. Nous prîmes donc le pouls de la situation, discutant par-ci par-là avec quelques connaissances du p’tit Kappa. Le résultat? Tachycardique, la pauvre, il fallait opérer. Une pilule, une petite granule, une injection, une infusion, y’a rien de mieux, fiston, c’est ce que répétait la traditionnelle chanson. Maintenant, embraillons. Il nous fallait mettre la main à la tâche et compléter la mission. Un peu de jus de bras venant de tout le monde de ne pourrait pas faire de mal.

Nous rassemblâmes l’ensemble des habitants au centre de la ville, de la même manière qu’on l’aurait fait pour un troupeau égaré, puis bâtiment une petite scène bien bancale, instable et un peu trop surélevé à mon goût. Cela ferait l’affaire, sans doute... Je posai mon Bô-Bô au sol, puis grimpai sur l’installation improvisée, me servant d’une main que me tendais mon preux chevalier orangé. Je pris aussitôt parole devant cette fabuleuse assemblée, quelque peu intimidée par tous ces yeux, vers moi rivés. Je devais pondre le discours d’une vie, pour arriver à les amadouer. Je toussotai légèrement, ‘One-Two Testing’, puis débutai mes jacasseries. Ça roule, ma poule. Une vraie politicienne.

« Gens de Hidshu, entendez-nous ! Je suis Harusame Natsumi, shinobi de Kumogakure, et voici mon coéquipier, le fortiche petit Kappa. Kappa Tengoku. Vous le connaissez sans doute déjà, de ce que j’ai pu comprendre... » Je pris une courte pause, histoire de mettre en place mes idées. Je fis un timide clin d’œil à mon beau partenaire, puis poursuivis, portée par une rare confiance. Je ne devais pas me planter devant mon prince, ce serait trop la honte. « La situation, ici est tristement catastrophique. Vous qui travaillez toujours aussi fort dans vos champs et vos enclos, de réputation, vous voyez maintenant les ravages qu’ont laissé le débordement des eaux. Nombre de vos bêtes sont mortes ou disparues et vos cultures, ravagées par la flotte. Mais j’ai confiance que vous ne vous laisserez pas abattre ! Voici comment nous ferons pour réparer les dégâts. Nous aurons d’abord besoin de l’ensemble de vos compétences. Les personnes ayant des compétences en cuisine prépareront les denrées nécessaires pour soutenir les volontaires qui aideront à nettoyer tout ce bazar et réparer les enclos. Nous aurons aussi besoin d’en savoir plus sur vos besoins actuels, sur vos pertes et sur votre nombre de bêtes restantes. La cité de Kumogakure vous épaulera financièrement pour éponger le tout, ne vous en faites pas. Vous n’aurez qu’à venir en discuter avec mon partenaire, ici. Il s’occupera de tout noter. Il ne mord pas fort, ne craignez rien ! »


Je saluai la foule, bien heureuse que tout se soit déroulé sans le moindre accros. Je n’avais point bégayé, une première. J’avais chaud, après autant de mots. Enfin. Je m’apprêtai à descendre de scène, fière, lorsque, coup de théâtre, l’une des caisses glissa sous mon poids. Le sol était encore humide, zut. Je fis mon plus impeccable plongeon en carrière, directement dans la sale boue qui dominait les routes, sous le regard incrédule de tous et chacun. Plouf ! Dix sur dix, m’attribuèrent le jury. Technique parfaite. La honte. Mes magnifiques vêtements étaient maintenant trempés, dégoulinant de cette immonde substance brunâtre. Mon courageux héros bondit prestement, à son tour, s’empressant de me sortir de cette fâcheuse situation. Il me fallait me changer, pour ne pas congeler. Nous quittâmes donc rapidement en direction d’une cabine que nous indiqua l’un des bergers, un endroit où personne n’aurait su nous espionner. Celui-ci, en gentilhomme, nous apporta quelques vêtements, dignes d’une éleveuse hidshujine, Un métier de plus pour moi. Chouette.

Tengoku, en véritable homme galant, m’aida à retirer mes infects atours, avec la délicatesse que cela incombait. J’étais rouge, plus rouge que le rouge le plus rouge de chez rouge. S’il ne connaissait pas mes sentiments, dorénavant, c’est qu’il était idiot. Alors qu’il m’aidait à déboutonner le haut de mon vêtement, je fixai ses yeux, remarquant enfin à quel point j’aurais voulu y plonger. C’était, ah oui, si beau. Rire nerveux. Cédant à la fougue de la jeunesse et, surtout, aux hormones qui me submergeaient, je ne pus m’empêcher de passer un doigt le long de sa joue. Voilà. Nos lèvres se touchèrent déjà. C’en était presque violent. Une réelle surprise, comme cette attaque de l’Empire du feu. J’étais complètement conquise (Le comble, pour une kumojine en territoire annexé par le Teikoku), à lui. J’avais succombé au maléfice de la déesse iwajine, créatrice de ce succulent Hercule. J’espère que vous vous souvenez d’elle. Les actions se déroulèrent rapidement, trop rapidement, à mon goût. Il faisait si chaud, dans notre petit château. Bientôt, nous nous retrouvâmes sur le dos, trempés une fois de plus. La honte oubliée, perdue en chemin, tantôt remplacée par une immense passion partagée. La naissance d’une belle relation, et grâce au plus miraculeux des jutsus combinées, de quelque chose d’encore plus grand, pour peu qu’on lui en laisse le temps. Comme edo tensei, mais en mieux.


Dernière édition par Harusame Natsumi le Lun 11 Mai 2020 - 20:46, édité 2 fois (Raison : Hide inutile)
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Dim 10 Mai 2020 - 16:10
Il l’avait laissé parler… Grave erreur ? EN faisait-elle beaucoup trop ? D’où sortait-elle ce discours qui avait des airs de politiques ? Voulait-elle se faire élire mère de Hishu, après de la mission ? Mais bon, si la forme était exagérée, le fond était là. Elle leur donna les informations essentielles. Elle parlait bien quand même, la petite Genin. Tengoku en restait pendu à ses lèvres. Oh il voterait pour elle, si élection il y avait, c’est certain.
 
Bien heureuse d’avoir correctement parlé, la jeune femme se précipita dans sa descente du promontoire improvisé, et donc, dans sa chute. Quelle tristesse, la conclusion marquant toujours plus que l’introduction, elle venait de gagner son étiquette indélébile dans le cœur des Hidshujins.
 
Sans même savoir comment ni pourquoi, Tengoku se retrouva coincée avec Natsumi dans une cabine, pour qu’elle se change. La nuit, dans les bras l’un de l’autre, les avaient mis en émoi. Ils avaient résistés à l’appel charnel, peut-être trop gênés pour que l’un des deux ose le premier pas. Mais là, seuls dans cette cabine avec la jeune femme dans sa parure la plus modeste : sa parure de chair. Ils ne purent résister plus longtemps à l’appel de leurs hormones affolés. Comment le jeune homme aurait pu-t-il résister à un être si fragile et si maléfique à la foi. Avait-elle fait exprès de tomber ? Avait-elle tout prévu ? Quel génie diabolique, se dit-il. Jamais, consciencieusement parlant, Tengoku n’aurait pu faire une telle chose pendant une mission. C’était tout sauf professionnel, les habitants de Hidshu avaient besoin d’eux. Mais, en cet instant, qui arrêtait le cours du temps, rien d’autre n’avait d’importance. Seulement cette divine créature en face de lui comptait. Leurs cœurs battaient la chamade, en rythme, comme si un orchestre de l’Amour donnait une représentation. Et quelle représentation ! Elle fut aussi brève qu’intense. Reprenant leurs esprits (ainsi que leurs vêtements) la réalité revint les frapper de plein fouet. Le jeune Genin espérait que les villageois ne se douteraient de rien, quelle honte. Surtout que la plupart le connaissaient. Ils sortirent, surement plus mal à l’aise qu’ils espéraient le montrer. Ils pouvaient tentés de cacher leurs émotions autant qu’ils voulaient, leur activité « extra-professionnel » pouvait être visible physiquement pour quiconque regarderait de plus près. Leur chaleur corporel et leurs cheveux mal arrangés les trahissaient.  Maintenant, il était temps de prendre les choses en mains, dans l’organisation des prochains évènements.
 
Ils passèrent le reste de l’après-midi à mettre en place des stands pour recueillir le plus d’informations possibles. Puis former des groupes. C’était l’idée du Genin orange. Pour un œil non averti, tout ceci serait une perte de temps. Mais, perdre son temps en début de mission était nécessaire pour augmenter les chances de réussites. L’information, c’était le pouvoir. Comment pourraient-ils ramenaient toutes les bêtes dans leurs enclos s’ils ne savaient même pas combien il en manquait ?
 
Donc, il fallait savoir les choses suivantes concernant le bétail.
Chaque éleveur devait dire combien d’animaux il avait à la base, combien il lui en restait actuellement (mort ou vif) et combien étaient égarés. Une autre personne se chargeait de noter tous les dégâts matériels avec une priorité pour les enclos. Car sans enclos fonctionnel il était inutile de ramener les animaux manquants. Ceci permettrait d’établir une liste de « fournitures » à aller chercher pour réparer les enclos endommagés. Encore un autre stand se chargeait d’inscrire les gens dans des cases en fonction de leurs compétences, pour mieux les répartir par la suite. Tout l’après-midi continua ainsi dans un rouage bien rodé de petites fourmis qui s’activaient à collecter les informations. Durant ce premier jour ils n’avaient donc pas du tout avancés, à première vue. Mais comme dit précédemment cette préparation préalable était nécessaire. Rien ne servait de courir, il fallait partir à point.
 
Le lendemain tout le monde était rassemblé. Chacun connaissait son rôle, chaque groupe était déjà établi.
 
Tout avait été minutieusement réfléchi. Chacun allait pouvoir se rendre utile. Jusqu’aux moins habiles de leurs mains qui seraient attribués à la garde des enfants des autres. Qui eux, devraient s’absenter pour cette longue journée. Un autre groupe était chargé d’aller consolider les protections anti crues qui existaient déjà et en mettre en place des nouvelles. Tengoku fut surpris de la négligence de ces dernières. Mais c’était propre à l’homme, on s’inquiétait souvent d’une chose après qu’elle soit déjà arrivée. Il fallait anticiper dorénavant, c’était le maître mot de tout shinobi : l’anticipation. Lorsque l’on menait un combat face à un adversaire dont on ignorait tout de ses pouvoirs il fallait être prêt à toute éventualité. Et quel adversaire pouvait se montrer plus imprévisible que la nature ? Ce groupe avait donc pour instructions de construire des digues, des bassins de récupération d’eau et des nids de cours d’eau d’urgence en cas de débordement. Le but étant d’éviter cet effet de cuvette dans lequel était placé le village. C’était bien dommage que cette forêt soit de l’autre côté se disait Tengoku. Ça aurait été une protection naturelle parfaite contre ce type de phénomènes.
Il y avait encore d’autres groupes. Certains étaient assignés au nettoyage du village, l’aspect sanitaire était toujours à prendre en compte. D’autres à réparer les enclos. Un autre groupe encore devait justement se charger de ramener du bois pour permettre tous ces différents travaux. Des arbres étaient tombés lors de l’évènement, cela leur faciliterait la tâche.
Mais, le groupe le plus important était celui dont faisait partie les deux Genins. Un groupe composait d’éleveurs et de chasseurs. Les éleveurs devaient rapatrier leurs bêtes et les reconnaitre. Dans le but de compléter la liste faite la veille et d’assurer un bon suivi de la réintégration de tout le bétail. Les chasseurs étaient là pour protéger les bêtes de charognards mais aussi récupérer toutes celles qui étaient mortes. Dans des chariots tirés par les chevaux encore présents. Les deux jeunes gens, quant à eux, étaient là pour assurer le bon suivit de ce groupe et une protection accru en cas de danger plus important. Tengoku n’avait pas oublié s’être fait attaquer par un ours deux jours auparavant. Et les chasseurs, même à plusieurs, avaient peu de chance de s’en sortir face à un ours sauvage.
 
Ils partirent donc pour la forêt et ses alentours, en espérant que tout se passerait pour le mieux.
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Mer 13 Mai 2020 - 17:58

Promenons-nous, dans les bois, pendant que le grand méchant loup n'y est pas.
Ou peut-être s’y cachait-il, guettant l’instant pour passer à l’action, nous dévorer tout rond, qui sait ? Il nous fallait être prévoyant ! Voir plus loin que le bout de son nez, tout mini, tout gelé, et pister les odeurs de ce vilain monstre affamé, exactement ! Le panda, on pourra s’y fier, lui et son odorat surqualifié. C’était le plan. Brillant. Palpitant. Bravo Tengo, c’est l’heure du tango. Menons la danse. Trouvons-les, ces bê-bêtes perdues et ramenons-les au bercail. Retournons un peu dans le passé, voir ce qui s’y est déroulé. Le grand méchant loup, nous y reviendrons tantôt. Les suites de cette intense aventure avec ce mignon partenaire de mission, dans la cabane humide et dorénavant souillée par notre amour, furent une source interminable de malaise, alors que nous ressortions, les cheveux encore en bataille, sous le regard taquin des bergères et bergers, éleveurs et agriculteurs, (Mon dieu!) une bien trop curieuse assemblée ici rassemblée. Nous fîmes comme s’il ne s’y était rien déroulé et continuâmes notre avancé de cette grande épopée. Une légende, une vraie, dont on parlerait pour des générations à venir. Le Panda et la lapine, un conte qui ne tenait pas debout et, pourtant, ô combien réel. Mais tout ceci, n’y repassons point plus de temps. Tengoku et moi avons déjà bien trop détaillé ce point à présent. Où en étions-nous déjà ? Ah oui, la forêt au loup. Bien !

Le vent se réveilla, marquant sa présence par de brèves bourrasques froidement déstabilisantes : une tempête se préparait, entraînant avec elle son lot de péripéties et d’histoires à dormir debout. Il nous faudrait nous dépêcher. Je pris, avec mon herculéen partenaire, l’initiative de monter une expédition, une équipe destinée à fouiller de fond en comble la forêt aux limites de Hidshu, dans l’objectif de réunir les animaux manquant toujours au compte, pour peu que ceux-ci aient survécus. Je pris l’arrière-garde du groupe, fermant la marche derrière un imposant Tengoku - une belle vue, d’ici - et quelques spécialistes en pistage sélectionnés parmi les plus habiles chasseurs en ville. Suivant la moindre trace du passage des bêtes, nous en identifiâmes bientôt une première, étendue dans les broussailles, morte, sa gorge déchiquetée par on-ne-savait-quoi encore. Des indices nous permirent de croire que son destin lui avait été imposé récemment, par un animal affamé et assoiffé de sang, visiblement, un prédateur sournois. Horrifiant. Quelques pas plus loin, un second cadavre, portant sensiblement les mêmes marques d’une telle sauvagerie. L’espoir de trouver ne serait-ce qu’un individu bien en vie s’amenuisait petit à petit. De plus, nous ne pouvions laisser passer la menace que pouvait représenter une telle agressivité envers ce bétail sans défense. L’hiver devait être rude, en forêt, et la nourriture, rare, exactement ce qu’il fallait pour s’inquiéter d’une éventuelle attaque envers le groupe ou, pire, contre Hidshu même. Mince, un nouvel objectif, imprévu celui-ci, s’ajoutait à une déjà bien longue liste de corvées. De quoi nous en mettre plein les bras, n’est-ce pas? Mince. « Continuons dans cette direction ! » chuchotta l’un des hidshujins. Les heures s’écoulèrent sans que nous ne puissions trouver le moindre signe d’espoir. C'était un carnage, cette forêt. Il n’y avait plus rien à faire ici. Rebroussant chemin, nous nous apprêtâmes à battre en retraite vers la civilisation.

C’est alors que surgit, vive comme l’éclair, une maléfique créature de la nuit. Coup de tonnerre. Un dévoreur cannibale ? Non, bien pire, mon sire ! Le grand méchant Loup. Celui dont on écrivait des histoires à vous en glacer les sangs. Celui qui, je m’en étais doutée, oui-oui, avait comploté pour dévorer les cadavres meurtris des égarées du troupeau, éparpillés dans son piège de forêt, sa tanière, son poisseux repère. Avait-il aussi mangé la sympathique grand-mère de notre pathétique auberge, au passage ? Monstrueux. Le Loup avait donc choisi son moment, guettant à la lisière de la forêt, l’instant propice pour propager sa malice. Rusé et musclé, il me sembla doté de caractéristiques trop extraordinaires. Je le vis, identifiant sa proie, bondissant telle une gazelle vers celui qui, naïvement, lui tournait le dos : mon panda. Je ne pus l’accepter, non de non ! Un instinct protecteur s’empara de moi et, sans même réfléchir aux conséquences de mes actions, je fonçai tête première vers cet ultime ennemi qui menaçait l’homme de ma vie. Peu rapide – la malchance d’avoir une prothèse pour jambe, je composai plusieurs mûdras, sachant que je pouvais être sur le point d’y perdre mon prince charmant. Jamais ! Il fallait arrêter le monstre aux dents acérées dans son élan puissant. Au dernier moment, je touchai le sol de mes deux bras, infusant tout mon chakra ou peu importe ce qu’il en coûterait. Je m’en fichais, Tengoku m’appartenait. Bas les pattes, vile bestiole !

Je criai le nom de ma technique, enragée, un soupçon de théâtralité ajouté, alors que le sol s’animait, dans un grand bang! et engloutissait la bête, la contenant elle et ses sombres desseins, tout confinée, paralysée. Stylé, non? Je l’avais, maintenant, prisonnière de ce jutsu de mon cru, produit du terroir. Une première, l’exécution de cette technique. Quelle fierté. Bravo Natsumi. Mais alors que le monde semblait s’être arrêté, je sentis cette lourdeur dans mes bras s’étalant progressivement à l’ensemble de mon corps, maintenant ankylosé. Un coup de fatigue, soudain, j’étais vidée, épuisée. Le piège allait céder. Me retournant la tête vers mon amour de compagnon, je lui partageai mon angoisse du moment, le suppliant des yeux de prendre les choses en mains lorsque mon emprise s’effondrerait. « Je te laisse la suite, Tengo... » Et alors que la geôle s’effritait, il y eu, sueur froide, ce grognement de bête, bien décidé à se venger. Elle voulait en découdre. La conclusion approchait.


Technique:
 


Dernière édition par Harusame Natsumi le Mer 13 Mai 2020 - 18:08, édité 1 fois (Raison : ajout de la technique (en spoiler))
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Jeu 14 Mai 2020 - 11:45
Que la mort.
C’est tout ce qu’ils purent trouver durant leur excursion forestière. Plus les corps des bêtes s’empilaient dans les charriots plus leurs espoirs s’amoindrissaient. Cependant, la chose la plus inquiétante n’était pas le nombre de corps retrouvés inertes. Mais, le fait que pour beaucoup ils ne soient pas morts des conséquences de l’inondation. Un grand nombre de bêtes avaient été égorgés. Non pas par un couteau, des morceaux de chairs été arrachés sauvagement à la gorge des victimes. Un animal sauvage, sans aucun doute. Mais, surtout, un animal cruel et meurtrier. Non, aux vues des dégâts ce monstre n’avait pas fait ça pour passer un hiver loin de la faim. Pour défendre son territoire ? Pour le plaisir ? Le jeune Genin l’ignorait mais il restait aux aguets.

« Fais bien attention, quelque chose rode dans les parages. »

Dit-il, à sa coéquipière à voix basse pour que les villageois, qui les accompagnaient, ne soient pas inquiétés.

Alors qu’ils faisaient demi-tour pour rentrer au bercail, en ayant trouvé quelques rares membres du troupeau rescapés et bien en vie, un son derrière le jeune homme l’interpella. Il se retourna, bien trop tard. Un loup, dont l’envergure n’avait d’égale que sa férocité, bondit sur le Genin. Réagissant trop tard, il voyait déjà la bête se régaler d’un bon Panda pour le dîner. Mais, c’était sans compter sur la réactivé de sa camarade qui, sans hésiter, stoppa l’infâme créature dans son élan meurtrier. Tengoku observa, bouche-bé. La jeune femme avait fait apparaitre un dôme de terre dans lequel le loup se heurta. La princesse venait de sauver son prince ! Soulagé, ce dernier pensait que la situation était sauvée. Mais, plus inquiétée que jamais, Natsumi le regarda d’un air horrifié. Ils étaient toujours dans une position de danger. La technique étant puissante elle ne put la retenir plus longtemps et tomba de fatigue intimant à son acolyte de prendre la suite. Les villageois, les meilleurs chasseurs parmi eux, regardaient la scène sans toutefois pouvoir intervenir. Armés de leurs seuls couteaux, la peur, à raison, les pétrifiés devant un tel monstre.

Le dôme de terre tombé, le loup changea de cible. Comprenant qui venait de le priver d’un Panda délicieux il grogna férocement et fonça vers l’utilisatrice du Doton, qui l’avait emprisonné. Sans défense, elle ne pouvait qu’accepter son sort. Mais Tengoku était là. Elle venait de le sauver, il comptait bien lui rendre la pareille. Cette fois, sans délai, le Shinobi réagit. Instantanément, là où une seconde auparavant se trouvait un jeune garçon roux, trônait un Panda Géant. Néanmoins, sa crinière rousse, toujours présente, témoignait que ce nouvel animal sauvage n’était autre que le ninja, métamorphosé. En plein vol, pour sauter sur sa jolie proie, le loup fut éjecté à plusieurs mètres de là. Alors qu’il était en l’air, le Panda Géant le chargea violement. Malgré l’anormale grandeur du loup, le bipède restait plus imposant et le choc ne fut pas à l’avantage du carnassier. Étourdi et comprenant la nouvelle menace à laquelle il avait à faire il choisit la retraite.

« Il ne faut pas le laisser s’enfuir !! » Cria un des villageois.

Et il avait raison. Le laisser partir laisserait Hidshu face à un grand danger, après leur départ. Tengoku n’avait pas le choix, il devait tuer la bête sanglante. S’accroupissant, il accumula du chakra dans ses membres inférieur et relâcha le tout, d’un bond. Sans comprendre ce qu’il lui arrivait le loup, en plein course, fut stoppé par un Panda Géant lui tombant dessus. Le choc lui coupa le souffle et avant qu’il ne puisse réagir, le Panda enchaîna. S’écrasant de tout son poids sur sa proie, Tengoku prit entre ses mains la gueule du loup, de part et d’autre. Dans un mouvement aussi sauvage qu’enragé, le Panda tira d’un coup férocement sec avec ses deux bras dans des directions opposées. Un craquement comme on avait rarement l’occasion d’entendre retentit. Sa mâchoire fut scindée en deux, son visage déchiqueté dans une gerbe de sang débordante. Le corps du quadrupède, qui se débattait juste une seconde auparavant, retomba, inerte. Les mains couvertes d’un mélange de sang, celui de la bête et du sien, le Panda se releva. Le corps meurtri du loup entre ses jambes. Reprenant forme humaine, il put constater qu’un silence pesé sur son public improvisé malgré lui. Un peu honteux d’avoir fait preuve d’autant de violence il n’osa regarder personne dans les yeux. Le corps du loup fut chargé avec ceux du bétail. Ils pouvaient maintenant rentrés à Hidshu, plus sereins.

Sur le chemin du retour, je jeune homme n’arrivait à pas retrouver complètement ses esprits. Ses mains tremblaient, il repensait à la scène. Même lui ne se connaissait pas un comportement aussi violent. Il avait fait preuve d’une telle fureur que la créature avait semblé fragile et n’avait aucune chance. Il avait également l’impression que les villageois gardaient leurs distances avec lui. Avaient-ils peur ? C’était ridicule. Après s’être suffisamment calmé il s’adressa aux villageois, tout en marchant.

« En arrivant, ma collègue et moi, iront voir si les autres groupes ont pu avancer dans leurs tâches. Quant à vous il faudra vous atteler à brûler toutes les bêtes. Il faut au plus vite éviter l’émergence de maladies. Récupérez les peaux si vous pouvez, cela limitera un peu la perte économique. Mais, surtout celle du loup. Et placardez là tel un étendard à l’entrée du village. Peut-être que si un congénère venait à avoir envie de se rapprocher de trop ça pourrait l’en dissuader. »

Les villageois acquiescèrent en silence. Le reste du trajet se passa dans la même ambiance. Natsumi étant assise à l’avant d’un chariot pour se reposer, le jeune garçon ne pouvait pas profiter de son réconfort dont il aurait pourtant eu grandement besoin.

En rentrant, la première tâche accomplit fut le bûcher des cadavres. Dans un silence cérémoniel. Tout le monde était fatigué, autant physiquement que moralement. Ainsi, les deux Genins décidèrent de remettre au lendemain la suite des évènements.

Pendant les deux jours qui suivirent, d’autres petits groupes avaient étaient envoyés en forêt pour rechercher des animaux qu’ils auraient pu manquer. Les travaux avaient progressaient bien plus vite avec l’aide des deux ninjas. Le pouvoir Doton de la jeune Natsumi aidait beaucoup dans la construction des digues et bassins d’étanchement. Quant à Tengoku, sa force lui permettait d’accélérer le transport de charges lourdes tel que les bûches de bois.

Le matin de leur départ, les remerciements des villageois étaient amers. Même si les deux jeunes gens n’y pouvaient rien, ils savaient que cette inondation aurait des conséquences sur le village au vue des pertes. Les travaux n’étaient pas finis mais, bien avancés, ils avaient maintenant la direction à suivre et une bonne organisation. Pour ce qui était des bêtes encore en vie, elles avaient toutes étaient rapatriées. Le compte était bon. Ils ne virent pas roder une quelconque créature sauvage durant le reste de leur séjour, c’était bon signe.

Sur un au revoir chaleureux, les deux compagnons reprirent la route vers Kumo.

Sur la route, ils s’arrêtèrent. Tengoku en profita pour rédiger le rapport.

RAPPORT DE MISSION:
 

TECHNIQUES:
 

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