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Un choix aux conséquences lourdes [Mizukage]

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Lun 11 Mai 2020 - 13:07
Le calme règne, à Mizu no Kuni. Si la menace de l’Homme au Chapeau plane en permanence, aussi bien dans le berceau des plus vaillants guerriers du Yuukan que dans le grand continent, certains oublient bien souvent les menaces qui, bien que moins importantes à côté d’un homme capable de manipuler le temps, restent pourtant bien dangereuses. Récemment, un rapport du Lieutenant-Général de la Kenpei a fait mention de disparitions inquiétantes, et Yamamoto Nâam a certifié mettre tout en œuvre pour découvrir le fin mot de l’histoire. Un grand échec pour celui qui, du temps de l’unification de Mizu, a été un héros dont le nom suffisait à faire frémir les pires criminels. Pour sa défense, il est important de préciser que tout ce qui est en train d’arriver à Kiri n’est pas anodin, et les talents de l’ombre qui guette la brume ne sont pas innocents à ce manque de réussite.

Ce matin, un courrier est apparu sur le bureau du Mizukage. Le rapport de Nâam a étrangement été remis au-dessus de la pile des dossiers de Nobuatsu Saji, ce qui n’est pas pour rassurer l’Ombre, qui devinera bien vite que quelqu’un se joue de lui. Quelqu’un de très fort, et de très discret. Si la tente qui fait office de refuge temporaire pour le sabreur masqué, le temps des réparations du village qui touchent à leur fin, n’est pas le lieu le plus sécurisé qui soit, il ne faut pas oublier la présence de quatre guerriers ayant prouvé leur force, qui se relaient pour assurer que ce lieu ne soit pas la cible d’une attaque. C’est sans doute pour cette raison, d’ailleurs, que tout ce qui va suivre dans cette journée qui démarrait si bien, a été mis en place. Lorsque le Mizukage lira le courrier, il y trouvera ceci :

« Maître Mizukage, c’est comme cela que l’on vous appelle, il me semble.

Je vous adresse ce courrier pour vous indiquer que si vous voulez retrouver les trente disparus que votre chien de service, Yamamoto Nâam, vous a mentionnés dans le rapport qui doit se trouver juste sous vos yeux, alors je vous conseille d’envoyer votre quatuor d’élite à la sortie la plus au sud de Kirigakure. S’ils avancent sur quelques kilomètres, au-delà des marécages, ils pourront revoir ces personnes bien vivantes, et ces-dernières pourront être libérées. Dans le cas contraire, tous mourront, évidemment, ainsi que toute personne envoyée là-bas qui ne serait pas l’un de vos quatre amis qui ne vous lâchent jamais.
Un ami qui vous veut du bien. »


Le courrier est inquiétant, et plusieurs choses sont décelables dans les écrits. Une haine à l’égard du chef de la Kenpei ? Une hésitation sur le titre de Nobuatsu Saji ? Mais surtout, une liste de quelques noms qui correspondent bien à des personnes disparues au cours des deux derniers mois. Avant que le Cavalier de feu ne puisse réfléchir à tout ce que cette lettre implique, aussi bien dans les défauts de sécurité du village que dans la menace évidente que représente l’émetteur du courrier, un shinobi essoufflé entrera dans le bureau, et après avoir rapidement salué son grand chef avec tout le respect qu’il lui doit, il lui dira :

« Maître Mizukage, un Chûnin en patrouille a remarqué quelque chose au sud du village, il semble que cela l’ait terrifié, il y aurait une vingtaine, voire une trentaine de personnes suspendues à des chaînes, sur une sorte de potence faite de bois. Impossible de dire s’ils sont vivants ou non… »

Là, l’Ombre de la brume n’aura donc plus le choix : il doit envoyer quelqu’un là-bas. Mais faut-il y envoyer les quatre membres du Shiden présents à Kiri, alors qu’il pourrait s’agir d’un piège visant à les éliminer, voire à l’éliminer lui ? Ou envoyer d’autres ninjas, en grand nombre, espérant sauver ces civils qui n’ont rien demandé ? Tout repose entre ses mains, désormais.

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Nobuatsu Saji
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Sam 16 Mai 2020 - 22:14
L’aurore se lève sur le village de la Brume, un aurore des plus banals en cette période hivernale couvrant les alentours d’un manteau de frimas. Une silhouette noire familière grâce aux épées en croix attachées à son dos, un homme en shôzoku noir de jais sillonnant l’artère principale en direction de ses quartiers non loin du chantier du Palais de la Brume. Il n’est jamais seul, puisqu’étant régulièrement accompagné par une garde personnelle représentant l’élite de la Kenpei, il pénètre comme à l’accoutumée son bureau sans soupçonner qu’il y trouverait une lettre, dont la seule vue lui laisse un frisson lui disant qu’il devrait s’en méfier. Il se rapproche et ouvre l’enveloppe, remarque que quelqu’un a pris soin de remettre le rapport de Naâm sur les disparitions mystérieuses sur sa pile de dossiers…

Il fait naturellement le lien entre ces disparitions et la lettre anonyme qui lui est adressée, un message où l’auteur révèle savoir où se trouvent les trente disparus puisqu’il suggère qu’ils sont toujours vivants, au-delà des marécages brisées en passant par la porte Sud. Sa seule condition: que les membres du Shiden soient ceux qui se rendent là-bas pour vérifier que les otages sont bien vivants. Le Nobuatsu replie la lettre en convoquant les éclairs de la Brume: Benika, Ichibei, Tanosuke et Kagehiko, en leur donnant pour simple instruction de l’accompagner vers la porte Sud afin d’aller à la rencontre des personnes disparues.

Bien sûr, il n’avait aucune certitude que les personnes mentionnées dans la lettre soient encore vivantes, mais il avait toutes les raisons de croire que les personnes qui le menaçaient savaient ce qu’elles faisaient et faisaient en sorte de créer une situation où leur objectif serait vulnérable, car il était évident qu’avec la distance demandée “à plusieurs kilomètres au-delà des Marécages Brisées”, ils cherchaient à séparer deux groupes et isoler leur véritable cible.

La question qu’il fallait qu’il se pose était donc: qui est cette cible qu’ils cherchent à atteindre? Isoler le Mizukage en le séparant de ses gardes du corps? Isoler les gardes du corps du Mizukage pour pouvoir les tuer? Ou encore les éloigner afin de mieux s’attaquer au village?

Il lui fallait obtempérer afin de sauver la vie des trente personnes retenues en otages car il suffirait qu’ils soupçonnent une embrouille ou l’absence d’un des quatre concernés pour procéder à l’exécution des otages - si tant est qu’elles sont toujours vivantes, ce qui signifierait donc qu’il devrait envoyer les quatre membres du Shiden au lieu de rendez-vous. Puisque la vie des trente disparus était en jeu, il ne put se résoudre à faire autrement que d’agir conformément au souhait de l’auteur de la lettre, et des indices avant-coureurs lui indiquaient qu’il n’avait pas affaire à des criminels de bas étage.

Quelqu’un se jouait de lui, quelqu’un qui avait réussi à infiltrer le village jusqu’à déposer cette lettre dans son bureau et déplacer le rapport de Naâm en haut de la pile, quelqu’un qui avait été auteur de tous ces enlèvements sans la moindre trace d’après le rapport de Naâm. Il n’y avait pas qu’une mais plusieurs personnes à l’origine de cette manigance: un guetteur qui veillerait à ce que les quatre membres du Shiden se soient bien rendus au lieu de rendez-vous, et au moins une autre personne attendant le moment opportun pour frapper, mais depuis quelle position?

Son regard se déposa d’abord sur les quatre présents face à lui… Se pourrait-il y ait un intrus dans leurs rangs? Non, cela serait contradictoire avec le fait que dans la lettre , l’auteur n’avait pas de certitude sur le titre par lequel il fallait l’appeler… Ce qui excluait la possibilité qu’il s’agisse d’un traître mais plus certainement de quelqu’un de très doué dans l’art de l’infiltration. L’ennemi était déjà là, quelque part dans le village, et attendait le bon moment pour agir très certainement.

Il fut interrompu dans le fil de ses pensées par le chuunin en patrouille qui vint annoncer l’apparition de personnes suspendues à des chaînes, sur des potences… Sans avoir la certitude qu’elles soient toujours vivantes. Il devait prendre le risque d’envoyer le Shiden et ainsi garantir la survie des civils, coûte que coûte. Si les quatre éclairs de la Brume sont véritablement la cible, comme on pourrait le soupçonner étant donné la haine envers Naâm traité comme “chien de service” dans la lettre, se servir de cela comme un guet-apens pour les tuer, alors ils sauraient mieux se défendre que quiconque.

Celui qui était tapi dans l’ombre, le surveillait-il encore? Ou était-il trop prudent? Un écho dans sa tête fit le lien entre le début de la lettre et le rapport du chûnin essoufflé… “Maître Mizukage”: il n’était pas commun de l’appeler ainsi, puisqu’il était plus souvent appelé par le titre de Nanadaime... Peut-être était-il paranoïaque, mais quelque chose le poussait à croire qu’il pourrait s’agir de l’infiltré qui se faisait passer pour un des leurs. Après tout, garder ses ennemis le plus près possible de soi était le meilleur moyen de déjouer leurs plans. Et si c’était le cas, alors il retournerait ce stratagème contre eux.

Il choisit alors de confier au quatuor l’instruction de se rendre au point de rendez-vous en passant par le Sud - tout en leur glissant un message secret par télépathie car si les ravisseurs ignoraient par quel titre l’appeler peut-être ignoraient-ils aussi son don de communication par la pensée, “ils auraient pour obligation de récupérer les trente otages s’ils sont toujours en vie, et de revenir immédiatement à Kiri s’il ne s’agissait en réalité que d’un mensonge”. Mais quelque chose lui disait que le village était dans leur ligne de mire, et les habitants qui le composent qui sont bien plus importants que sa personne. L’Ombre se renouvellerait toujours comme elle l’a toujours fait, mais le village jamais ne devait tomber, afin que la Brume vive toujours.

Saji décida de prendre le chemin à l’Est et ne pas suivre les quatre du Shiden, en espérant attirer vers lui celui qui vraisemblablement le traquait dans l’ombre, et que dans cette éventualité, le combat se déroule à l’extérieur des murs et laisse le village intact de tout dommage collatéral si le ou les ennemis infiltrés venaient à passer à l’action. Il se dépêcha au commissariat de la Kenpei et de sommer à Naâm d’envoyer des forces à la porte Nord, et comme pour le Shiden, lui transmit un message par la pensée.

Ce n’est qu’une fois à l’extérieur des portes de l’Est, suffisamment loin des murs pour être assez isolé et “vulnérable” à un guet-apens où l’infiltré oserait se montrer - qu’il soit camouflé ou qu’il s’agisse bel et bien du chûnin, au milieu des Marécages où ses prédécesseurs avaient vaillamment repoussé le Collectif, qu’il se prépara à engager le combat, qu’il ait lieu ici ou ailleurs. Sur ces entrefaites, il composa des mudrâs et finit sur celui du serpent: tout son corps se recouvrit alors d’une épaisse armure de terre, celle dont il s’était servie contre Raonaka Ao.

Si vous voulez m’attaquer, voilà votre unique chance de le faire. Je vous conseille de ne pas la gâcher.

Un coup de bluff, qu’il soit destiné au chûnin potentiellement infiltré ou à l’ennemi invisible qui se cache. Pendant ce temps, Naâm avait reçu pour instruction secrète de la part de l’Ombre de dépêcher toutes les forces de la Brume face à une possible menace à l’intérieur des murs, d’envoyer des renforts au Sud où le Shiden s’était rendu, mais aussi à l’Est où il s’est isolé pour piéger la taupe, et au Nord pour s’assurer qu’aucun ennemi ne tentait d’attaquer depuis le côté opposé pour les surprendre. Il avait fait tout son possible pour qu’une attaque n’ait pas lieu à l’intérieur de Kiri.

Si la cible des terroristes était le Shiden, ceux-ci seraient suffisamment entraînés pour se défendre seuls, et recevraient des renforts en cas d’attaque.

Si leur cible était l’Ombre du village, il ferait de son mieux pour survivre le temps qu’arriveraient les renforts.

Si la cible était le village, alors Kiri était désormais en alerte maximale, et les assaillants ne pourraient mettre leur plan à exécution.

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Sam 16 Mai 2020 - 23:14
Les troupes bougent en silence, tandis que Nobuatsu Saji se rend bien loin de sa tente. Il est normal de suspecter une intrusion, mais ne serait-ce pas là le but caché derrière toutes ces machinations ? Voilà le résultat : le village est sécurisé, les zones les plus proches de entrées sont sauves. Personne ne rentrera dans le village, personne n’en sortira. Néanmoins, le manque d’informations peut s’avérer dangereux, dans ce genre de moments. Et si le déplacement du Nanadaime était voulu ? Et si attirer le Shiden n’était qu’une façon de simplement les occuper, se jouer d’eux, pendant que quelque chose de grave se passe ? La réponse est simple : les quatre éclairs de la Kenpei arrivent sur les lieux, à peu près au même moment que l’Ombre de la brume arrive dans les marécages. Ils voient le spectacle affligeant : trente personnes prêtes à être pendues, devant une femme au faciès hystérique, qui ne laisse planer aucun doute sur ses intentions et son degré de sadisme.

- Un… deux, trois… et QUATRE ! AHAHAH, les petits éclairs arrivent, tels les preux chevaliers, pour sauver trente bougres bien mal en point.

Vivants, ils le sont. Mais pour combien de temps ? Le Shiden a beau être une unité d’élite, il n’y a rien de plus compliqué que gérer une folle qui retient une multitude de personnes en otage. S’ils sont tous vivants – bien que visiblement affamés – ils ne le resteront pas éternellement. Un seul mouvement de sa part et la structure de bois cèdera, les tuant tous en un instant. Sauver trente vies dans cette situation n’est pas un exploit réalisable par quiconque, à part peut-être un homme doté de capacités à contrôler le temps. Néanmoins, si un tel homme existe, il n’aura que faire de Kiri, de Mizu ou de ces civils. La solution est simple : cette femme gagne du temps, d’une façon que nul ne pourrait contourner. C’est certain, ils le savent, et cela les enrage, mais tout se passe selon le plan d’une personne dont l’esprit est malade. Mais quel genre de vie peut mener quelqu’un à un tel degré de sadisme ?

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