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La laine de mouton est aussi doux qu'un nuage et se laisse porte par le vent - comme le hasard

Mukuro
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Jeu 14 Mai 2020 - 18:13


Mukuro

Je me baladais dans les rues du pays du vent, écoutant semi attentive les commérages des marchands du coin. D'un geste mécanique, je voulus sortir une cigarette de ma poche pour accompagner mon ennui. Mais à ma grande surprise, je remarquai à cet instant que mon paquet était vide. En effet, je n'avais plus de cigarette - de quoi me faire tirer une vilaine grimace suivie d'un long soupire...

Je fumais énormément, ce genre de chose était plutôt anodin. En y repensant, il était vrai que cela faisait quelques jours que je n'étais pas passée acheter des cigarettes. J'avais pour habitude d'aller me ressourcer assez fréquemment de sorte à ne jamais tomber dans le manque, mais avec mes derniers voyage et mon retour à Kaze, j'avais oublié de passer au tabac. Tss...

Ce genre de truc me mettait aisément de mauvaise humeur, mais il fallait bien y aller... Un brin grognon, je me dirigeai vers le tabac le plus proche. C'était un petit stand de quelques mètres carrés avec à l'intérieur un vieux bonhomme assis derrière son comptoir qui vendait des cigarettes et de l'alcool. On pouvait voir des produits pour tous les prix - allant du moins cher au plus cher. (Ha, comme si j'allais débourser des millions de ryos pour ces conneries). Je jetai une pièce en direction du vendeur et demandai :

« Un paquet de cigarette, le moins cher. Merci. »

Suite à quoi, je récupérai mon achat et sortis du tabac. Oui, ça coutait cher les cigarettes, il fallait se limiter sur le prix du paquet ! Une fois à l'extérieur, je vins coincer un cigarette entre mes lèvres que j'allumais d'un claquement de doigts à l'aide de mon chakra, avant de reprendre ma route.

D'ailleurs, Sacho aussi fumait... Je me demandais quelle marque elle prenait. C'était une petite bourgeoise, elle devait sans doute prendre le plus cher... Ou le moins cher car elle ne voulait pas dépenser son argent sur ce genre de broutilles, mh... Enfin, c'était sans importance...

HRP




Dernière édition par Imai Nobume le Mer 20 Mai 2020 - 21:57, édité 1 fois
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Asaara Shidō
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Mer 20 Mai 2020 - 1:54
Après être entré dans la capitale de Kaze no Kuni, je m’arrêtai un instant et humai l’air ambiant. Cela faisait huit ans que n’avais pas remis les pieds ici, et la ville était restée intacte, à l'image des souvenirs que j'avais d'elle : l’odeur désagréable qui s’échappait des égouts, masquée par l’encens des échoppes, le vacarme de la rue principale où les marchands enchaînaient transactions sur transactions, le fossé qui séparait les habitants aisés des miséreux.

« Taiyô… soupirai-je profondément. Cela faisait longtemps… »

Je fis quelques pas et me retrouvai plongé dans l’effervescence de la ville. Mon regard glissait d’un étal à l’autre au fur et à mesure que je progressais dans la rue. Certains marchands m’interpellèrent, m’invitant à regarder leurs babioles et à me laisser tenter. Mais je n’avais pas l’intention d’acheter quoi que ce soit. Du moins, rien de ce que ceux-ci vendaient ne m’intéressait. Mon objectif se trouvait une dizaine d’échoppes plus loin.

En atteignant un carrefour, deux gamins déboulèrent de nulle part et me coupèrent la route. Ils m’esquivèrent de justesse mais leur élan les mena droit sur un couple visiblement fortuné. Le premier des garçons les bouscula mais ne s’arrêta pas, de peur sans doute de recevoir une correction. Le second eut, pour sa part, moins de chance : son corps frêle rencontra celui de la femme rondouillette, et il trébucha sous le regard des passants.

« Aïeeeeeuh ! gémit le gamin en se frottant le bas du dos.
- Il a fait tomber mon sac ! s'exclama la femme. Il est plein de poussière, maintenant ! »

Tandis que le garçon se redressait, l’homme l’empoigna et se mit à vociférer des insultes. Tous fixaient la scène sans dire un seul mot. Aucun des quidams présents autour de nous ne lèverait le petit doigt, et je savais pertinemment que certains d’entre eux attendaient impatiemment le moment où cet individu flanquerait une raclée au vaurien. Les choses allaient mal finir, et mon expérience personnelle me dictait d’intervenir.

« Sale petit merdeux !
- Chuis désolé, m’sieur ! J’l’ai pas fait exprès !
- Ah ! T’es désolé, hein ? »

À ces mots, l’individu empoigna plus fermement le garçon et leva la main. Mais au moment où il s’apprêtait à le gifler, j’arrêtai brutalement son bras.

« Comment oses-tu ?! lâcha-t-il, interloqué, à l’instant où nos regards se croisèrent. »

J’hésitai à lui répondre et à prolonger cette situation. Non pas par désintérêt, mais plutôt par souci de l’heure. J’observai discrètement les ombres du cadran solaire sur le mur du bâtiment voisin. J’avais trois heures d’avance sur le rendez-vous que je devais honorer… je pouvais bien me permettre un petit divertissement en attendant.

« Frapper un gamin est très glorieux… répondis-je d’un ton sarcastique. C’est sûr qu’avec ça ta femme sera suffisamment impressionnée pour s’occuper de toi, ce soir. »

Les hommes tels que lui se complaisaient à asseoir leur autorité sur les autres, et supportaient très mal l’humiliation. Mais en agissant de la sorte, je devrais pouvoir détourner son attention du gamin le temps qu’il s’éloigne.

**************************
@Imai Nobume
Voili voilou, je n'avais pas trop d'idées pour justifier notre rencontre, donc une bagarre en pleine rue marchande ça peut attirer l'attention ! ^^
J'espère que ça t'inspirera ! N'hésite pas à m'envoyer un MP si besoin !
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Mukuro
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Mer 20 Mai 2020 - 21:23


Mukuro

C'était quelque chose d'assez fréquent dans le pays du vent - et je me demandais bien pourquoi d'ailleurs... Était-ce la chaleur qui rendait tous les habitants aussi excités et surchauffés ? Enfin, pour ma part, j'avais d'avantage envie d'aller me terrer dans un coin à l'ombre pour profiter d'une bonne sieste. Mais malheureusement, tout le monde n'était pas comme ça...

Au loin, je pouvais voir les regards curieux des habitants dirigés sur le grand gaillard accompagné de sa femme. Il était devenu le centre de l'attention. Mais à l'instant où il voulut porter sa main sur le jeune garçon, il se fit interrompre par un inconnu. (Allez savoir d'où il sortait), mais ce dernier semblait bien aimer jouer au héros. Toute l'attention des passants se projeta alors sur lui.

Ses paroles provocatrices eurent l'effet d'une claque sur le bonhomme qui lâcha instantanément le gamin pour se retourner vers le nouveau guignol. On pouvait lire dans son regard une colère rugissante... Pendant ce temps, l'enfant à ses pieds en profita pour se relever et prendre la fuite. Mais le monsieur le remarqua rapidement, mais un poil trop tard... Il hurla à la foule et aux passants de rattraper le gamin, mais ce dernier était vif et courrait pour sauver sa peau... Jusqu'à ce qu'il ne vienne me heurter...

Alors que je marchais tranquillement dans les ruelles animées de Kaze tout en fumant ma cigarette tout juste achetée, je vis un gamin courir à la vitesse d'une fusée à travers la foule foncer droit dans ma direction. Pas une pas deux, il vint me heurter et retomba en arrière à cause de notre différence de taille. Je arquai un sourcil et tirai une de ces têtes effrayantes en direction de l'enfant apeuré.

« T'as un problème ? »

Quoi ? Je n'aimais pas me faire bousculer. À ce même instant, je vis le bonhomme courir vers moi tout en me demandant de retenir le gamin. Ce dernier voulut filer entre mes jambes, mais je le retins et le ramassai par le vêtement. À côté du bonhomme, quelques pas plus loin, il y avait un inconnu. C'était les deux à l'origine de ce raffut avec l'enfant. Je me rapprochai des deux et fronçai les sourcils.

« Oy oy, c'est à qui ce gamin ? Il m'est rentré dedans, à qui dois-je des comptes ? Est-ce votre gosse ? Dis-je en tournant la tête vers le couple de gentillhomme. Ou bien est-ce le tien ? » Dis-je en tournant vers le jeune homme.

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Asaara Shidō
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Ven 22 Mai 2020 - 3:59
Les badauds et les curieux s’étaient agglutinés autour de nous. Quel beau spectacle, mes amis ! Quel divertissement : deux bêtes de foire, deux stéréotypes. D’un côté, nous avions le bonhomme grassouillet et fortuné, persuadé que corriger un pauvre gamin des rues lui assurerait le respect de ses semblables et flatterait son ego. De l’autre, moi, un sombre inconnu qui passait par là et qui, de par son passé, s’improvisait justicier et souhaitait défendre la veuve et l’orphelin. C’était ridicule, j’en étais conscient. D’autant qu’après mon intervention, je réalisai qu’en agissant de la sorte, je m’étais exposé à la vue de tous : je n’étais plus une ombre mouvante dans la foule, et étais devenu le centre de l’attention. Voilà qui n’était pas très malin de ma part, mais tant pis.

Alors que l’agresseur tenait fermement le gamin par le col, ma petite provocation l’énerva subitement. Cette microseconde de confusion le fit relâcher son emprise, si bien que sa cible tomba à la renverse.

« Qu'est-ce que t'as dit, avorton ?! grogna-t-il en me lançant un regard noir. »

Profitant de cette diversion inattendue, le garçon se releva maladroitement – pour la deuxième fois en deux minutes – et fila droit devant lui, sans demander son reste. L’homme que je maintenais réagit presque aussitôt : en voyant sa proie détaler comme un lapin, il se dégagea de ma prise, tourna en direction de la foule que traversait le jeunot et s’époumona :

« Arrêtez-le ! Mais arrêtez-le, bon sang ! »

Et il se mit à courir après lui, suivi de près par sa femme, me laissant par conséquent seul au milieu de la foule. Décidément, leur honneur était en jeu. Que d’efforts pour une affaire si triviale… enfin. Je suivais de loin le parcours de nos trois athlètes, tout en me demandant si cela valait la peine de les suivre. Après tout : le garçon était jeune et agile, il les sèmerait en moins temps qu’il ne faut pour le dire. Surtout qu’il devait connaître la ville par cœur. Mais sa course prit fin assez brutalement lorsqu’il percuta – une fois de plus – quelqu’un. Voilà que ce gag commençait à devenir lourd… Je me retins néanmoins de rire en le voyant tomber par terre : ce n’était pas sa journée !

Au moment où j’arrivai à sa hauteur, l’inconnue nous interpella sèchement, cherchant à savoir qui était responsable du gamin. Je soupirai profondément, lassé par la tournure que prenaient les événements. Moi qui pensais profiter d’une après-midi simple avant de retrouver mon contact en début de soirée…

« Alors ? insista la jeune femme qui s'impatientait.
- Moi ? répondit l'homme de tout à l'heure, qui perdait patience au fil des secondes. Père de ce vaurien ?!
- Allons, cher monsieur : votre fils n'est pas un vaurien.
- COMMENT ?! »

Finalement, cela pouvait être amusant. Je fis un grand sourire, sympathique à souhait, et poursuivit mon petit numéro :

« Un brin tête en l'air, certes, mais ce n'est pas un mauvais garçon.
- Qu'est-ce que vous faites ?
- Je suis désolé d’être intervenu tout à l’heure, mais je ne pouvais pas vous laisser porter la main sur lui… Et puis, je suis sûr qu’au fond de vous, vous l’aimez dis-je en me tournant également vers la bourgeoise, sidérée.
- Mais... mais arrêtez ! »

Nous continuâmes ainsi pendant quasiment une minute, sous le regard inquisiteur de l’inconnue. Je répondais du tac au tac, sans lui laisser l’opportunité de me contredire. Sa femme, quant à elle, essayait de dire un mot mais ne parvenait pas à s’imposer au milieu de la conversation. Enfin, le coup de grâce : quand j’eus épuisé tout mon stock d’idées créatives, je me tournai vers notre interlocutrice, m’inclinai poliment devant elle et achevai :

« Oui, c'est bien leur fils. Je suis désolé, mais étant donné qu’il s’apprêtait à le corriger fermement, j’ai bien peur qu’il ne s’entête et ne nie la vérité. Puis, me tournant vers l’intéressé Je suis sincèrement désolé, cher monsieur… »

Ce n’était pas ma plus belle performance, mais je pense que ce florilège de mensonges fut convaincant. Je gardai néanmoins un œil sur le garçon, prêt à l’extirper de là si les choses venaient à dégénérer. Cette jeune femme dégageait une certaine aura qui la distinguait très nettement des habitants de Taiyô… qui sait de quoi elle était capable ?
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Mer 27 Mai 2020 - 11:19


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J'arquai un sourcil interrogateur devant cette scène pour la moins particulière... Le petit bourgeois semblait vouloir dénier que cet enfant était le sien, mais le jeune homme à côté de lui semblait sûr et certain qu'il s'agissait bien de leur garçon... Était-il possible de ne même pas reconnaître son rejeton ? Je lâchai un léger soupire devant cette véritable scène de ménage.

« Oy oy, faudra bien se décider sur à qui est-ce qu'il appartient ce garçon... »

Le bourgeois avait l'air de vouloir parler, mais l'inconnu ne lui laissait aucune occasion, ni à lui, ni à sa femme. Les deux essayaient d'élever la voix, mais en vain. Et la foule autour de nous commençait également à se questionner... On pouvait lire une once d'agacement grandissante sur mon visage à mesure qu'il continuait de parler. Après quelques minutes, je finis par succomber.

« Stop ! »

J'interrompis net cette discussion, un silence s'installa autour de nous. Enfin, du calme... Je n'aimais pas quand les choses devenaient aussi compliquées - surtout qu'il y avait plusieurs choses étranges. J'avais l'impression que l'on me faisait tourner en bourrique et je détestais ça... Je repris mon calme et me retournai en direction du jeune homme.

« Oy, oy, tu m'as l'air de drôlement bien connaitre cette famille. Tu es quoi pour eux ? Un oncle ? Un frère ? Un papy ? »

Je me tournai également vers le garçon que je tenais dans ma main.

« Et toi ? Tu ne voudrais pas m'aider en me disant qui est ton daron ? »

Mais ce dernier semblait bien trop apeuré pour dire quoique ce soit ou même encore comprendre ce qu'il venait de se passer. Je le levai alors à la hauteur de mon visage pour le contempler de plus près, avant de finalement étirer un léger sourire comme si je venais d'avoir un flash dans mon esprit.

« Eh bien, si personne ne veut reconnaître qu'il s'agit de son môme, je vais le garder pour moi. Tu es bien assez grand pour assumer les conséquences de tes propres actes, n'est-ce pas vrai ? »

Suite à quoi je le retournai sur mon épaule comme un sac à patates et repris ma route d'un air nonchalant avec ma clope au bec.
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