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La fin [Libre]

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Kaguya Kôsuke
Kaguya KôsukeEn ligne

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Mar 26 Mai 2020 - 13:11
Presque deux semaines après la réunion des Capitaines et l’évacuation des troupes de l’Empire du Feu…

Kaguya Kôsuke poussa un long soupir. Devant lui, l’Arche Grise lui rappelait qu’il ne pouvait plus revenir en arrière. Grande, majestueuse, l’entrée du village caché des Nuages le faisait passer pour un bien petit homme. Peut-être était là l’image que l’on retiendrait de lui après cette ultime étape. L’intéressé n’en savait rien. A dire vrai, il n’en avait pas grand-chose à faire. Lui-même ne pouvait qu’être spectateur de sa lente transformation. La vraie question était : parlait-on alors d’évolution ou de régression ?

Le Guerrier Ecarlate avait changé, c’était certain. Autrefois un combattant imparfait obnubilé par la force brute, la provocation et le terrain ; il était devenu le porte-parole d’un Empire à qui l’on attendait diplomatie et fourberie. Il se souvenait comment tout avait commencé, à Ame no Kuni, où il avait dirigé une équipe pour rencontrer le Seigneur de la Pluie. Une situation qui l’avait poussé dans un certain malaise.

Puis il y avait eu le Sommet des Shinobis, aussi secret que décisif en bien des égards. Véritable représentant et voix du Teikoku, le Kaguya avait dû se muer en véritable figure internationale avec des maladresses que son inexpérience diplomatique pouvait expliquer. La rencontre avec ce Fukkatsu, ce Meikyû Raizen et ce Raikage autoproclamé d’un village qui n’en avait pourtant plus, Ikeda Sazuka. Kôsuke ne les avait ni appréciés ni crus.

Pourtant, leur présence et leurs « menaces » avaient frappé un grand coup. Si l’Empire avait pu s’attendre à une résistance Kumojine interne, le Sommet des Shinobis et le tract diffusé dans le village de Kumo avaient prouvé que la menace pour le Feu était plus grande et surtout plus géographique que craint. La résistance de Kumo à l’intérieur, le Fukkatsu à l’extérieur… et les traîtres dans nos rangs, à l’instar de Sairyo Hiko. Il fallait réagir.

La venue d’un shinobi Kumojin extirpa un instant le porte-parole de ses pensées. Maintenant que les Teikokujins s’étaient retirés du village des Nuages, il n’y avait plus grand monde sur lequel Kôsuke ou Rie pouvaient encore se reposer. Mais par chance, bon nombre d’entre eux n’étaient pas au courant de la situation, respectaient ou craignaient l’Empire pour obéir.

« Vous les avez placé ?
Oui, dans toutes les rues du village.
Bien, vous pouvez partir, maintenant. »

Kôsuke ne pouvait se rappeler précisément le moment où il avait décidé de ce plan. Etait-ce lorsqu’il avait fait face au Fukkatsu et à Ikeda Sazuka ? Etait-ce plus tard, lorsqu’il avait fait face à Hyûga Toph, représentante d’Iwagakure no Satô ? Etait-ce lorsqu’il avait combattu le Capitaine traître ?

Shinobi de terrain, dégoûté par les vices et les trahisons, voilà qu’en tant que porte-parole il avait mis en place un plan. Qui l’aurait cru ? Certainement pas lui. Mais tout le malaise qu’il avait pu ressentir à jouer les diplomates ou la voix de l’Empire n’avaient jamais fait le poids face à la force de conviction qui le liait au Teikoku et à l’Empire du Feu. C’est pour ça que tu as été choisi. Sans doute.

« Tu vas t’asseoir, Rie ? Ils ont encore trois jours pour venir. »

Trois jours au maximum avant que le Fukkatsu et les Kumojins n’arrivent. Ils pouvaient apparaître dans l’heure comme dans quelques nuits. Et s’ils ne venaient pas, ça ne changerait pas grand-chose… Ils viendront.Tandis qu’il s’asseyait, l’ex-Lieutenant regarda la Régente de Kumo qui était à côté de lui.

« Je peux te tutoyer au moins ? Ce n’est pas comme si ça avait de l’importance maintenant. »

Il soupira puis sortit une bouteille de saké et des coupes. Les jambes croisées, il savait qu’elle et lui n’avaient plus qu’à attendre.

Comment en étaient-ils arrivés là ? L’image de l’Empire ne serait plus la même après ça. Même chose pour Kumogakure no Satô…

Tu ne pouvais pas faire mieux. Kôsuke tentait de se convaincre. Il pensait vraiment avoir fait au mieux.

« C’est étrange de savoir que l'on va bientôt mourir. »

La fin.


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Joo Jun
Joo Jun

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Mar 26 Mai 2020 - 14:05
-Vous tirez une de ces tronches.

Une main derrière la tête, une cigarette sur sa gueule décharnée. Elle n'était pas partie de Kumo, elle ne pouvait se résoudre à obéir aux ordres, ce village quel que ce soit la relation de l'errante tumultueuse entre ces murs, ce village était ce qui se rapprochait le plus d'un foyer. Les allégeances changeaient, la loyauté aussi mais toujours son esprit avait gravé cet endroit comme un refuge possible. Particulièrement chez une de ses défenseurs les plus ardues, aujourd'hui comme les deux membres de l'Empire, Jun était seule et sans alliés ou camarades. Ils étaient tous partis, et pourtant l'invocatrice de sauriens n'avait pas obéit et elle s'en moquait maintenant des retombées.

-C'tard pour dire que je vous avais prévenu Régente non?

Une question rhétorique, le regard las et déçue de la tournure des événements. Qui attendaient-ils donc comme ça aux portes? Pensaient-ils se sacrifier pour une cause qui dépassait les individualités ou était-ce leurs manières de protéger des intérêts ou une pensée propre à ceux s'attachant réellement à la volonté du feu. Un soupire, un haussement d'épaules, les aller retours entre le Yuukan et le pays de la foudre avait vu un changement drastique s'opérer dans la personnalité de la jeune femme. Pourtant aujourd'hui elle redevenait celle qui au fond, avait toujours été ce qui définissait Joo Jun. Provocatrice, ne respectant pas la hiérarchie, quitte à s'attirer des ennuies elle avait quand même prit en grade, un manque à gagner et un sentiment d’inaction.

-Pourquoi se résoudre à mourir? Vos vies sont-elles à ce point rythmés par l'Empire? Ne souhaitez donc pas voir des lendemains meilleurs pour ce que vous avez construit? Tout est temporaire et éphémère mais un sacrifice ne fera pas plus imprégner dans les mémoires collectives votre héritage.

Elle les dépassa, les bras en croix vers le ciel en tournant sa tête vers eux. Cela dépassait ce qu'elle pouvait comprendre des rouages des âmes et du cerveau humain, vivre avait toujours été ce que la Lieutenante plaçait en priorité. Les ennemis arriveraient surement bientôt, l'heure était venue de faire un choix ici et maintenant. Se résigner comme le porte parole qu'elle ne connaissait pas, Rie avait ses convictions et ne partirait surement pas non plus. Un léger rire, devant le ridicule de la situation.

-Ce n'est pas de la témérité ou du courage, et je ne peux comprendre votre résolution morbide mais.

Elle se planta soudainement droit comme un piquet, porta sa main comme un salut militaire près de sa tête et s'inclina légèrement.

-Gloire à l'Empire. Régente, vous servir aura été le seul honneur de ma nouvelle vie dans ce village maudit.

Et tourna les talons allant retrouver Sobek non loin de là.

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Hokazuka Rie
Hokazuka Rie

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Mer 27 Mai 2020 - 10:23

LA FIN

Ton regard en coin s'était posé sur l'immense Arche grise qui trônait derrière vous. De Kumo, c'était probablement la plus emblématique des signatures, avec ses airs de forteresse inébranlable. Et pourtant... Et pourtant vous l'aviez percée sans chercher à la démolir, parce que la force n'avait aucun impact sur une telle structure. Parfois, il s'agissait de se faufiler, au bon moment, au bon endroit. Les étoiles s'étaient alignées pour que la cité des nuages soient en position de faiblesse, d’inattention et.. l'Empereur avait agi à ce moment précis. Calcul prémédité ou hasard ; le résultat était le même ; Deux utopistes montant la garde de la cité imprenable, tournant le dos à son passé ; faisant face avec fierté à ce qui pourrait... devrait arriver.

Kosuke semble aussi pensif que discret. Son éloquence habituelle avait laissé place à une légère familiarité ; comme s'il voulait profiter de ces moments avec un cœur plus léger. Votre choix... en disait long sur l'audace et la difficulté de rester ici.. En derniers remparts avant le vide.

Pourtant, tu trouvais cet acte significatif ; presque autant que les conséquences qui en découleraient. Vos deux silhouette dressées faisaient presque écho à la muraille de fer qui vous surplombait, parce que vos cœur étaient aussi décidés et solidement ancrés que la structure métallique.

- Je crois que je vais rester debout... encore un peu.

Pour ne pas dire, jusqu'à la fin. Peut-être par fierté, par dignité... Peut-être par envie de profiter à ta manière des heures qui s'écoulaient plus rapidement que jamais. Les deux semaines de préparation étaient passées si vite que tu voyais encore les reflets des soldats pourtant renvoyés à Hi. Cette solitude hiérarchique était à la fois anxiogène comme apaisante.

Les remarques de Kosuke t'auraient volé un léger sourire ; si ton faciès n'était pas figé dans le marbre depuis des années. Mais ton âme, elle, volait légèrement à ses côtés ; prête à partager une quelconque forme d'intimité jusqu'à ce que le jugement arrive.

- Tout cela ne serait pas arrivé si j'étais parvenue à canaliser ce village ; Si notre volonté avait été entendue plus clairement.

L'unification n'était déjà plus qu'un souvenir. Tes rêves aussi.

- Je suis désolée Kosuke, j'aurais dû porter ce poids seule.

Des excuses sincères, méritées. L'autre capitaine n'avait pas à payer ainsi pour ton incompétence, mais il avait probablement estimé que sa présence était nécessaire... Elle l'était ; parce que deux valaient mieux qu'un ; parce qu'en tant que porte parole ; il serait là pour faire écho aux idéaux de l'Empire.

Alors que ton esprit se serait volontiers noyé dans l'autarcie ; une autre voix, inattendue, soulève ton regard. Jun apparaissait, railleuse comme à son habitude, elle commentait avec sarcasme votre attente ; vos décisions. Elle prétendait ne pas comprendre, mais tu étais persuadée qu'au fond ; elle entendait parfaitement les raisons qui avaient acté votre ultimatum. Elle qui appelait toujours au maintien par la force ; trouvait aujourd'hui celle-ci désuète. Car faire imploser un village était une démonstration de force, pas.. de sagesse.

- Au contraire Jun, au contraire. Nous le faisons pour des jours meilleurs mais...

Tes prunelles dévorent les siennes ; presque autoritaires.

- Tu vas être en retard pour le recensement sur Hi.

Une manière peu délicate de lui reprocher sa présence... tardive, quand le village devrait déjà être totalement évacué. Elle voulait peut-être faire son salut ; mais plus ils étaient tardifs, plus ils étaient dangereux... Pour elle comme pour vous.

- Gloire à l'Empire, Jun.

Une répétition forte en sens ; parce que cela voulait tout dire, et qu'il n'en fallait pas plus. Votre dévotion transpirerait désormais par vos regards, vos actions, vos souffles.

Gloire à l'Empire.
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Inazuma Renjirō
Inazuma Renjirō

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Jeu 28 Mai 2020 - 20:30
En alerte.

C'était ce que j'étais, maintenant que les soldats de l'Empire du Feu étaient partis inopinément et que la réunion de la Résistance s'est déroulée. De nombreuses enquêtes nous ont tous menés sur différentes pistes, mais nous étions unanime sur un point immuable : quelque chose se passerait d'ici peu, sans que nous sachions réellement quoi et précisément quand. En tournant le regard en arrière, je voyais l'ancien Renjirō, bien plus insouciant qu'aujourd'hui, ne sachant pas où la vie le mènerait. Aujourd'hui, un lourd fardeau est présent sur mes épaules. Un fardeau qui pourrait causer ma perte.

Sans cesse, je ne cessais de repenser aux paroles du Nidaime Tsuchikage, Borukan Akimoto, lorsque je l'ai rencontré il y a plus d'un an. Des paroles qui, encore aujourd'hui, sachent me donner la force de me battre malgré les cendres présentes autour de moi. Ces derniers jours, l'adrénaline montait bien plus, au point de me tirer de ma flemme quotidienne pour mener une enquête approfondie sur les récents événements. Bien qu'agissant avec subtilité pour soutirer des informations au civils sans risquer de griller ma couverture - la présence interne d'un espion n'étant point impossible - cela ne m'avançait que trop peu dans la réponse que je recherchais face à ce mystère.

Pour le bien commun, je restais dans l'ombre. Déambulant de ruelles en ruelles, vêtu d'un long manteau brun et d'une capuche abaissée, je ne rechignais à aucune piste. Les discussions de tavernes, la presse et bien encore ; je me devais d'être présent sur tous les fronts, jusqu'à prendre en filature les femmes et les hommes au comportement le plus patibulaire qu'il soit, me montrant présent aussi bien aux plus grands qu'aux plus petits points d'intérêts du village, et jouant de mes relations afin d'avoir un réseau des plus vastes. Mes efforts furent jusqu'ici bien trop peu fructueux à mon goût, ce qui ne me démotivait pas pour autant. Bien au contraire.

J'arpentais continuellement ces rues qui m'étaient plus que familières, me fondant dans la foule. Mains dans les poches, cigarette à la bouche, je dévisageais du visage avec discrétion les passants dans la masse. Pourquoi certains paraissaient-ils aussi sereins ? N'étaient-ils guère conscients de ce qu'il s'était passé ? Cela m'emplit de peine. Pour autant, ma vocation est et restera de les défendre jusqu'au bout. Pour ceux qui s'étaient sacrifiés pour que ce village puisse voir un lendemain, pour les valeurs de notre village, mais aussi pour une paix qui se doit d'être malheureusement gagnée au prix de nombreuses vies.

Arrivé à l'entrée du village, toujours fondu dans la foule, j'y aperçu un homme y sortir prestement pour se diriger vers trois personnes, semblant transmettre de quelconques paroles à ce qui semblait être un Teikokujin. L'un d'entre eux décida de se tirer. Ma silhouette restait fixe, n'étant qu'effleurée par les passants ici présents. Je laissais ma cigarette tomber à même le sol, restant impassible. Arrivais-je enfin au bout de ma traque ? Quoiqu'il en soit...

... pour le bien commun, je m'apprêtais à sortir de l'ombre.


Dernière édition par Inazuma Renjirō le Sam 30 Mai 2020 - 10:02, édité 1 fois
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Harusame Natsumi
Harusame NatsumiEn ligne

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Jeu 28 Mai 2020 - 22:03


La fin. Sur la voie du crocodile, acte second.
Impuissance. Impuissance face au destin qui s’acharnait, imprévisible, féroce, impartial prédateur guettant l’arrivée prochaine d’une shinobi déjà captive. Impuissance face à ces forces supérieures, mystiques peut-être, impériales pour sûr. Impuissance. Le regard fixé sur l’immensité de l’Arche Grise au-devant, divine structure tutoyant les hautes montagnes kaminarijines, j’approchai le dernier rempart avant un univers totalement méconnu. L’Empire. Qu’allait-il se produire, une fois la sortie atteinte ? Mystère et boule de gomme. La Grande faucheuse m’y trouverait possiblement pour calmer mes angoisses d’un réconfortant coup de faux bien senti. Ah! Fidèle amie des ninjas, celle-là, toujours au rendez-vous pour nous faire bouffer du karma à grands coups de poing au visage. Ou, alors, comme cela était prévu, j’allais déserter - de manière quelque peu... forcée - et rejoindre les légions du Teikoku aux côtés de cette ex-kumojine et femme au crocodile, Joo Jun. Rien pour me réjouir, en réalité, je dois avouer, car ce n’était là que le résultat de cette impuissance. Impuissance.

Alors que deux silhouettes se dessinaient tout près, un frisson d’effroi me parcouru de bas en haut. Tel un vicieux serpent enlaçant de tout son poids sa triste proie, un vent de panique se saisit de mon âme. Ça se concrétisait. Aucune échappatoire visible, ni Syoto-senseï, ni ma meilleure amie de Medyûsa, ni même mon coéquipier de panda ne sauraient m’extirper des griffes de cette impériale lieutenante. Que penseraient-ils de mes actions, de cette... traîtrise de ma part ? Je venais à peine d’officialiser ma relation avec mon cher Tengoku. Comment encaisserait-il ma disparition ? J’espérai, oh oui, je l’espérai, qu’il ne tente point folie en me cherchant éperdument. Il en perdrait son précieux temps, certainement, ou encore la vie, au pire. Par pitié, par pitié, poursuis ta route et tes objectifs en compagnie de senseï et surtout, surtout, deviens fort de ton côté. Je ferai de même, au loin.

La mine basse, j’arrivai vis-à-vis deux personnes, inconnues et pourtant, qui transpiraient l’autorité. Une femme, d’abord, qui, je ne le savais encore, se faisait appeler Régente de Kumo. Le second, assis, les jambes croisées, une bouteille de saké à la main, un autre haut-gradé hijine, de toute évidence. Pourquoi cette obscure présence à l’entrée de la cité ? Cela avait-il un lien avec l’évacuation de l’armée impériale, ou encore la lettre que nous avait envoyé la Résistance du village? Je n’en savais rien, et puis, je m’en foutais, pour être honnête. Tout cela ne détenait plus aucune importance, à présent. Lançant un dernier regard, nostalgique, à l’endroit de mon chemin passé, derrière, qui s’étalait en arrière sur des lieues sous la forme de structures et routes kumojines, je détachai habilement de mon bras droit le symbole de mon appartenance au village de la connaissance, ce fier bandeau que portait les ninjas en ces contrées, avant de le balancer au sol, aux pieds des deux individus, d’un geste se voulant théâtral. J’observai tour à tour le duo impérial, abattue, vulnérable, légèrement tremblotante. Un soupir de découragement, puis voilà, enfin :


« Je... je viens rejoindre la Lieutenante Jun. Je devais me présenter ici, à l’Arche Grise, selon ses ordres. Je désire me dévouer comme soldat, dans les rangs de l’Empire. Je... je suis hijine de naissance, ma place n’a jamais été à Kumo. » déclarai-je, une boule à la gorge. Je ne choisissais pas ce destin : je le subissais. Rien de tout ceci ne serait arrivé sans cette foutue balade jusqu’à la boulangerie qui précéda mon face-à-face avec la femme au crocodile, qui m’avait contrainte à accepter ce triste, triste sort. Je n’avais pas le choix, c’était l’Empire, ou le trépas. L’instinct de survie, sans doute, m’obligea à considérer l’option première, si généreuse offre d’une lieutenante toute-puissante. Je quittai, enfin, en direction de la rônin s'éloignant du village de Kumo. La voie du crocodile. Je m’y pliai, oui, à cette unique chance de survivre. Ah ! La fin. L'impuissance.



Dernière édition par Harusame Natsumi le Sam 30 Mai 2020 - 9:24, édité 2 fois (Raison : Corriger une incohérence en lien avec le départ de Jun lors de son post.)
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Metaru Mairu
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Ven 29 Mai 2020 - 11:53
La Fin

feat. @KAGUYA KÔSUKE - @HOKAZUKA RIE - @JOO JUN - @HARUSAME NATSUMI - @INAZUMA RENJIRŌ

Après un temps d’observation et d’écoute, Mairu se détacha des curieux qui s’étaient attroupés au niveau de l’Arche Grise. Des civils pour la plupart et quelques shinobi kumojin. Un de ces derniers tenta d’empêcher la Metaru d’aller plus loin. Cette dernière se demanda alors si ces shinobi avaient reçu l’ordre d’empêcher quiconque de sortir du Village ou bien asseyaient-ils, tout simplement, d’empêcher une plausible confrontation avec les hijin qui campaient plus loin ? Mairu aimerait bien savoir la motivation de ses camarades mais au lieu de leur poser la question, elle se contenta de se présenter avant d’avancer son désir de parler, tout simplement, à la Régente qui se trouvait, pour une raison obscure, bien au-delà de l’entrée du Village Caché des Nuages qu’elle était supposée administrer de l’intérieur.

Était-ce à cause de son nom ou de sa motivation mais, sans insister, les shinobi s’écartèrent pour laisser passer la Metaru qui, des pas assurés, se dirigea vers les deux silhouettes qui se profilaient au loin. Restant à une bonne distance mais assez près pour se faire entendre sans devoir crier, la Metaru jeta un regard totalement placide sur chacun des deux protagonistes avant que son regard doré ne se figea sur la Régente. Elle était parvenue à identifier cette dernière mais ignorait totalement qui était l’homme aux cheveux de feu qui se prélassait sur sa chaise, une bouteille de saké en main.

« - Puis-je savoir ce qui se passe Madame la Régente ? Vos départs précipités inquiètent aussi bien les shinobi que les civils … Auriez-vous décidé de nous quitter sans nous dire au revoir ? »

Pendant ce temps-là, un chat noir s’éloignait de l’Arche Grise pour se diriger vers le domaine du Clan Metaru. Le félin sauta par une fenêtre - laissée ouverte – puis, tout en se dirigeant vers la pièce du fond, l’animal se transforma en femme. C’était la véritable Metaru Mairu.

Après avoir observé ce qui se tramait devant l’entrée de son Village, la jeune femme aux yeux dorés avait décidé d’envoyer un clone tenter d’avoir des informations sur le départ plus qu’inquiétant du Teikoku de Kumo. Elle avait également positionné un clone parmi la foule amassée à l’entrée. Celui-ci avait changé d’apparence et supprimer son chakra pour ne pas éveiller de suspicion. Ce dernier avait pour mission de surveiller la foule et d’empêcher, si besoin, celle-ci de commettre des impudences …



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~ La fin justifie les moyens ~


Dernière édition par Metaru Mairu le Sam 30 Mai 2020 - 19:08, édité 5 fois
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Hiruko
Hiruko

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Ven 29 Mai 2020 - 11:55
** 5 Jours après le début du retrait des troupes du Teikoku.

Dans l’obscurité rassurante de son appartement, éclairé par la seule lueur vacillante d’une chandelle, Hiruko tenait d’une main légèrement tremblante un rouleau de parchemin dont il lisait le contenu encore et encore. C’était un message de la Résistance de Kumo, visiblement le retrait des troupes de l’Empire était inquiétant car la raison d’un tel évènement était inconnue. Surtout que d’après la Résistance, le Teikoku avait récemment refusé un accord de paix avec le village des Nuages. Les rebelles appelaient donc tous les shinobis loyaux du village à se préparer à réagir si une menace venue de Hi venait à apparaître. Le visage fermé, Hiruko exposa le parchemin à la flamme de sa bougie et il observa le rouleau se consumer lentement, emportant dans sa destruction le message secret. Le jeune genin savait quoi faire, il était un ninja de Kumogakure et il allait honorer son nindo : Protéger Kumo et ses habitants.

Le lendemain, le marionnettiste prit plusieurs initiatives : D’abord il abandonna toutes ses demandes de mission pour ne pas avoir à quitter l’enceinte de Kumo, ensuite il profita de tous ses services à la brasserie Idoki pour écouter attentivement tous les rumeurs qui circulaient dans la population civile puis il dédia tout son temps libre (et presque une nuit sur deux) à parcourir les avenues et ruelles du village, espérant découvrir l’émergence d’une menace et ainsi agir avant qu’une catastrophe n’arrive. Pour s’aider, il utilisa même sa technique du Kage Bunshin pour couvrir plus de terrain tout en gardant un œil sur le ciel, prêt à rejoindre la Taverne Centrale complètement équipé pour le combat si le corbeau de la Résistance se manifestait.

** Presque deux semaines après le retrait des troupes du Teikoku.

Sans relâche pendant une quinzaine de jours, Hiruko s’était tenu à son plan de surveillance. Heureusement, il n’avait encore rien découvert de significatif et le corbeau de la Resistance n’était toujours pas apparu dans le ciel. Ce jour-là ne faisait pas exception, levé à l’aube Hiruko s’équipa entièrement de son matériel de combat et il quitta son domicile en refermant la porte de son appartement, sans se douter que c’était peut-être pour la dernière fois.

Le marionnettiste traversa la rue et se mêla à la foule, marchant simplement parmi les habitants du village, son regard écarlate attentif au moindre fait inhabituel. Après avoir erré un moment dans la foule, le ninja se décida à prendre de la hauteur et après une série de bonds il se retrouva sur les balcons des bâtiments de Kumo taillés à même le flanc des montagnes. De son perchoir, Hiruko scrutait l’afflux de passants, sautant d’immeubles en immeubles à la recherche d’un élément suspect.

Ainsi, Hiruko traversa le village des Nuages, jusqu’à atteindre l’Arche Grise, la porte d’entrée de Kumogakure. Alors qu’il s’apprêtait à faire demi-tour, il repéra la ronin de l’Empire qu’il avait rencontré dernièrement à la brasserie Idoki qui se dirigeait vers l’extérieur de Kumo. Intrigué, le genin fit le choix de l’observer quelques minutes pour voir ce qu’elle faisait là. La femme au crocodile rejoignit un groupe de personne qui semblait attendre devant l’Arche Grise, dans ce groupuscule le marionnettiste discerna le visage de la régente de Kumo et il y avait un troisième homme que le garçon ne connaissait pas. C’était certainement tous des membres du Teikoku, ils étaient accompagnés par un ninja habillé de l’uniforme de Kumo (certainement un traitre) et le petit groupe restait là à s’échanger quelques mots.

Toujours en retrait, Hiruko trouva étrange cette petite réunion de Hijins alors que toutes les troupes semblaient s’être retirées. Pour ne pas rater quelque chose d’important, le marionnettiste décida de rester plus longtemps, loin des regards, perché sur un des nombreux balcons de la cité des Nuages.

Alors que la situation était calme, le corps d’Hiruko se crispa quand il remarqua une nouvelle personne qui s’approcha de l’unité du Teikoku. C’était Natsumi, une genin de Kumo comme lui, que venait-elle faire avec ces gens ? La jeune femme s’approcha et elle sembla s’adresser aux Hijins, mais encore plus surprenant, après avoir échangé quelques mots elle s'éloigna en direction de la femme au crocodile…

Le regard sanguin du genin ne lâchait pas la scène des yeux… A quoi était-il entrain d’assister…

Hrp:
 


Dernière édition par Hiruko le Sam 30 Mai 2020 - 10:34, édité 1 fois
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Ten no Ikari
Ten no Ikari

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Ven 29 Mai 2020 - 16:24

La fin...le destin ?
Personne ne savait exactement quand il verrait sa fin arriver, pas avant qu'elle ne soit juste là, devant ses yeux, à la regarder avec un sourire ironique et lugubre. On avait beau savoir qu'elle viendrait un jour, se poser des questions sur cette dernière n'avait jamais permis à quiconque d'y apporter des réponses plus concrètes. Personne n'avait d'ailleurs plus d'informations à propos de ce que signifiait le destin, et quel était celui qui nous était attribué, avant de se retrouver sur le Chemin. Alors était-il nécessaire de s'en faire ? Certainement. Mais cela apportait-il quelque chose ? Souvent peu. Les réponses que l'on cherchait se trouvaient bien souvent dans l'instant présent, et dans la vie que nous menions. Et ce jour ne faisait pas exception.

Anticiper et être curieux, ces choses permettaient bien souvent de se prémunir de bien des dangers. Mais il était impossible de tout prévoir, de tout voir, et de tout savoir. Cela faisait quelques temps maintenant que les rues avaient commencé à se vider de la présence des Teikokujin, et cela faisait autant de temps que j'avais intensifié ma visite du village, faisant régulièrement des tours dans celui-ci pour pouvoir identifier quelque chose sortant de l'ordinaire. Les rues étaient souvent calmes, peu peuplées, et il était aisé de sentir la tension qui pesait sur le village bien que cette dernière ne soit que rarement exprimée à voix haute. Tout le monde s'inquiétait, et même si l'inquiétude n'était pas mon fort, je me devais d'avouer que je restais alerte malgré ma bonne humeur habituelle. Mais aujourd'hui était un jour un poil différent. Les rues commençaient à s'agiter. Et l'agitation n'avait rien de sereine.

Etonné de cette soudaine reviviscence, je me rapprochai des bruits de rue pour pouvoir me tenir au courant, remarquant sans vraiment faire attention le mouvement de shinobis qui se dirigeait vers l'entrée du village. Les mains derrière la tête en continuant à sautiller joyeusement, je perçus au détour de quelques conversations qu'il y avait du mouvement aux portes. Des soldats de l'empire, semblait-il. Réagissant immédiatement à cette annonce, je me figeai un instant, et avec un grand sourire, je bondis sur les toits pour me rendre le plus rapidement possible vers l'Arche Grise, vers laquelle un évènement semblait sur le point de commencer. Je passai au-dessus de nombreux ninjas qui avançaient, certains hésitants, d'autres avec empressement vers l'entrée du village pour se tenir au courant. Une fois arrivée sur place, je me rendis rapidement compte que je n'étais pas le seul Kumojin à avoir suivi le mouvement.

Au loin, j'aperçus la silhouette d'une femme aux courbes certaines, au teint mâte et à la chevelure violacée que je reconnus immédiatement. C'était la demoiselle qui était venue m'avertir face à la samouraï de l'Empire que j'avais rencontré tantôt, dans un bar, avec Tengoku, Hiruko et Natsumi. En parlant de ces derniers, seuls Hiruko et la gradée de Kumo étaient là, la dernière faisant face à deux autres soldats Teikokujin. L'un d'entre eux avait la chevelure écarlate et mi-longue, une bouteille à la main alors qu'il était assis sur une chaise. La seconde femme était debout, les cheveux noirs, droite à côté d'une seconde chaise qu'elle avait visiblement décidé de laisser vide. Je m'accroupis sur le toit, analysant la situation tandis que je détaillais les environs par la même occasion.

La deuxième femme que je n'avais jamais rencontré et qui se tenait à côté de sa chaise semblait être la Régente, d'après ce que disait la Violacée. Oh ? La régente était donc ici, à l'Arche Grise, accompagnée de quelques soldats de l'Empire ? Etaient-ils en train de faire un pique-nique ? Peut-être qu'ils s'apprêtaient à nous inviter ? Mais j'en doutais un peu. Tout le monde avait le visage grave, et la tension était presque palpable. De mon côté, perché sur mon toit, je souriais en attendant de voir ce qui allait se passer, balançant mes jambes dans le vide, quelques étincelles parcourant mes cheveux blonds.

-Ça risque d'être amusant !
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Meikyû Raizen
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Dim 31 Mai 2020 - 17:26

Marchant d’un pas soutenu tout en étant calme, Raizen paraissait étrangement apaisé alors qu’il s’approchait d’une situation possiblement critique. Or, il ne fallait pas se fier aux apparences. En effet, si pour plusieurs il semblait en contrôle total de la situation, les gens du Fukkatsu tout comme ceux le connaissant remarqueraient assez rapidement qu’il était plus sérieux que d’habitude. Ayant les traits reposés, ceux-ci dénonçaient une absence totale de positivité, comme s’il s’apprêtait à terminer une corvée pour laquelle il s’était résigné à accomplir. Pourtant, croire cela serait faussement lire la situation. Il était certes sérieux, mais il prenait à coeur la sauvegarde de ce village. Ainsi, au fur et à mesure qu’on l’observait, il était possible d’y voir son charme sournois habituel prendre une autre forme.

Se manifestant plutôt comme une aura silencieusement dangereuse, dans son expression, on pouvait aisément voir qu’il défiait quiconque de se succomber à la haine inutilement dans les instants à venir. Après tout, ils n’étaient pas venus pour jouer avec ce cycle éternel qui ne semblait vouloir les délaisser, d’autant plus que la situation s’annonçait particulière.

Accompagné d’une équipe qu’il considérait secrètement comme sa famille, il était l’heure de reprendre les terres qu’ils avaient jadis perdues. Toutefois, un obstacle se dressait devant cet objectif, le Teikoku. Bien qu’il y avait vraisemblablement une absence de gardes, deux personnes importantes les attendaient, entourés de quelques observateurs. S’il ne reconnut aucunement la femme qui accompagnait l’homme, il n’eut aucune difficulté à reconnaître Kosuke, surtout pas après ce sommet haut en couleur.

Terminant des mudras, Raizen n’entendait pas perdre de temps. Il savait très bien ce qui l’attendait en rencontrant un homme qui avait fort probablement planifié cette situation pour les faire sortir de leur nid. Si certains s’attendaient à un combat, un duel ou autre, son regard était une attestation claire qu’il n’était pas là pour cela, ils avaient un plus gros combat à mener, la survie des Kumojins. Au même degré qu’il se faisait une promesse de ne pas perdre son calme, il défiait aussi silencieusement quiconque de désobéir aux conditions qui avaient été posés lors du tract de Sazuka...

-Pour ceux désirant rester, n’oubliez pas ce qu’on s’est dit. Pour ceux désirant entrer dans le village et faire l’état des lieux, vous le pourrez. N’hésitez pas à utiliser des clones pour accélérer la prise de pouls à l'intérieur. Je vous fais confiance.

Les kumojins étaient des personnes fières et c’était cette même fierté qui avait influencé leurs prédécesseurs à commettre certains actes qu’ils auraient pu éviter. Ainsi, bien que facile, succomber à la colère ne faisait pas partie de ses plans. Même s’il compatissait intérieurement avec la frustration qui pouvait en nourrir plusieurs, son seul moyen d’aider était de dégager une aura suffisamment hostile pour faire comprendre que la situation était sous contrôle et que quiconque agirait bêtement en paierait les frais et conséquences. Leurs destins étaient tous lié …

Que ce soit les deux clones qui étaient à ses côtés ou ses acolytes de la renaissance, ils marchaient dorénavant vers leur destin. Se recentrant sur lui-même, il sonda la totalité de sa personne avant de faire le vide complet. Lui donnant étrangement une impression de prise d’otage ou d'invincibilité, il laissa son instinct faire ce qu’elle faisait de mieux, analyser. Après tout, pour être confortable devant l’Arche Grise après le départ de ses troupes , il devait être très confiant ou suicidaire...ou les deux. Quel était son levier d'action qui lui permettait d'être calme dans un tel moment ?

Déposant dès lors un regard assez nonchalant alors que ses deux clones d’apparences différentes qui entraient à l’intérieur du village en quête d’information, il posa finalement son regard sur Kosuke suivi de la femme qui l’accompagnait. Ignorant par le fait même la bouteille de Saké, il leva son regard un moment, laissant un nouveau silence remplir l’urgence derrière la situation puis leva la main. Était-ce pour les saluer ou plutôt pour avertir l’homme qui venait de laisser tomber une cigarette que la situation était en contrôle ? Qui sait... vu le sérieux dans ses iris, ce pouvait très bien être un signe de prise en charge comme des menaces pour tout élément perturbateur.

-J’espère que nous ne vous dérangeons pas...

Conservant son attention sur les personnes qu’il avait ciblées, il ignora tous les gens autour, mis à part la femme portant l’emblème de Kumo en brassard tout comme lui. Après tout, ils n’avaient pas le temps de s’occuper des témoins surtout que ceux-ci avaient leur propre rôle à jouer... Comme dit lors de la réunion de la Coalition, les observateurs avaient un rôle très important même...

Raizen aimait généralement prendre son temps. Pourtant, ses paroles seraient très promptes et appelaient aux réponses claires, nettes et précises. Pour une fois, naviguer dans le flou gaussien qu’était la vie n’était pas son objectif, c’en était presque surréaliste, signe qu’il fallait parfois combattre avec la simplicité et garder les nuances pour son plaisir personnel ou partenaires de réflexions. Autrement, il se retrouvait de nouveau dans des conversations qui tourneraient dans tous les sens... un peu comme ce fut le cas avec certains membres de la nouvelle Coalition tout juste après leur réunion.

-Kosuke. Mademoiselle. Je ne passerais pas par quatre chemins. Il est vrai que nous avons demandé le retrait des troupes, mais le faire sans communiquer sur le sujet, ni aux instances de la Coalition, ni aux principaux concernés me laisse croire que cela sonne faux. Le fait que vous nous attendiez ne fait que confirmer ce que je pense. Que se passe-t-il et que voulez-vous ?

Il ne fallait pas être fou pour ne pas se rendre compte que ce départ n’était pas forcément sans soupçon. En se mettant à la place de Kosuke, il aurait surement effectué un faux départ des troupes pour détruire Kumo une fois tout le monde au village si son but ultime était de succomber à la vengeance. Autrement, si son but réel était d’être positif et de contribuer à la coalition, il se serait permis de le communiquer à toutes les instances politiques afin de bien paraître. Après tout, il ne fallait pas être stupide ou naïf pour se rendre compte que Kiri comme Iwa n’avait pas confiance au Teikoku. Ils avaient beau ne pas forcément le dire, mais il était fort possible qu’ils aient des doutes. C’est ce que Raizen croyait ... Ainsi, en fonction de ses paroles sur la liberté lors de la coalition, il aurait techniquement dû mettre sa parole aux côtés de ses actions et annoncer haut et fort sa prise de position… Or, miser sur la résistance pour les faire venir et les attendre patiemment devant la porte ? Ressemblant plutôt à une ultime tentative masquée de fermer les livres, les yeux du corbeau illuminait déjà ses pensées, sondant le moindre indice en quête de l’ultime élément qui saurait trahir leurs intentions. Peut-être était-ce bel et bien la fin, cachée sous un but ultime de les provoquer à commettre l’irréparable pour nourrir une roue … ce fameux cycle continue de haine qui dominait sur tout. Le plus intéressant dans cette réflexion résidait dans l’aptitude à Raizen d’avoir confiance en Kosuke, comme étant intelligent et sournois. S’il ne l’avait pas rencontré lors de la Coalition, il n’aurait probablement pas été aussi méfiant… Ainsi, sa perception de l’individu et son absence totale de confiance en sa personne créait ce fameux schème de pensé. Or, peut-être était-ce différent de la femme à ses côtés. Mairu avait fait référence à une certaine régente et Takara avait révélé le régime Teikojin comme étant correct avec les Kumojins. Était-elle à la base de tout cela ? Qui sait. Dans tous les cas, il lui était possiblement reconnaissant de ne pas avoir maltraité la population... autrement, quelqu'un comme Takara ne se serait pas rangé de leur côté, même pour la science.

Par rapport à l’état de Kumo, il ne tarderait pas à le savoir alors que ses clones aux apparences différentes venaient de pénétrer le village en quête d’une vision concrète de ce qui se tramait à l’intérieur. Le seul motif justifiant le changement d’apparence était simple : se permettre de prétendre une absence de visibilité alors qu’elle était bien plus claire que ses opposants le pensaient. Dès lors, ils seraient en mesure de voir si les Teikojins n'étaient pas cachés quelque part, en attente de les envahir de l'intérieur.

Tant de possibilités et pourtant, cette partie ressemblait plutôt à un shi-fumi qu'une partie d'échec. Or, faire simple était parfois mieux ?

Spoiler:
 


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Merci Aimi o/
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Yamanaka Kururi
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Lun 1 Juin 2020 - 14:40



Tu baillas en étirant tes bras, revenir à la terre ferme après un tour de bateau te faisait toujours cet effet là. Si la situation était pas aussi dramatico-catastrophique que ça on aurait même pu penser que t'en avais rien à faire, et en vrai ce n'était pas si faux que ça.

Mais bon, après un certain temps dépensé en prise de contact et planification vous aviez grimpé le sentier pour enfin arriver devant l'arche de Kumo, son entrée. Devant en train d' attendre deux ou peut être plus de teikokujin, mais au moins deux plus connus que les autres.

Tu trouvais ça drôle, cette scène aurait pu être amusante dans une pièce dramatico-comique; deux porteurs de la flamme qui cherchaient la lumière. Mais vraiment, entre cette réunion dont t'avais appris le moindre détail et cette rencontre à cet instant précis... tu te disais qu'y avait un soucis...

Pas parceque le village était potentiellement menacé, et t'en doutais d'ailleurs même si les hijins étaient adeptes de la fourberie et plus généralement des "coups de pute" comme t'aimais bien dire. Non ! mais plutôt parcequ'ils avaient un besoin maladif d'être vu, et exposé à la lumière...

Avoir besoin d'exister c'était normal en général, mais vouloir occuper sans cesse le devant de la scène... c'était d'un pathétique; tout le monde devait se moquer d'eux quand ils tournaient le dos et ils n'en savaient rien ce qui rendait le tout encore plus triste. Ils te faisaient un peu penser à ces guerriers de Mizu que t'avais croisés dans l'arène. Quelle tristesse.

"J'espère que le berger a retrouvé sa bichèvre, ça en ferait au moins un de content ici..."

Remarquas tu, sûre que le berger et son animal rare était venu par là...

"m'enfin... si il est pas là tant mieux hein.. hmm on peut toujours s'en aller, sinon... regardez, on les laisse faire ce qu'ils veulent et nous on fait autre chose de plus constructif ? Y a beaucoup de travail par chez moi..."

Avais tu chuchoté à ton groupe. Enfin pas à Raizen vu qu'il parlait avec les gens en face de lui. Tout ça sentait le gâchis pour toi, mais pas grave, le sentier qui amenait ici était assez pentu pour que vous le redescendiez sans problème et très vite, au cas où.

Y'en avait au moins une du groupe qui savait qu'après cet interminable exile; tu préférais maintenant retourner à des occupations plus saines et intéressantes que d'encore donner la réplique à ces gens. Oué, c'était pathétique, fatigant et démotivant!


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Uzumaki Sazuka
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Mar 2 Juin 2020 - 3:52



Uzumaki Sazuka, après leur discussion au pied de la montagne qui abritait le village caché des nuages, avait accompagné le groupe jusqu’au bout de ce sentier. Un court périple si l’on mettait de côté tout le temps qui s’était jusque là écoulé, depuis la libération du dieux des éléments; durant lequel elle adressa ses quelques pensées au Meikyû qui d’entre eux tous était le plus intelligent à bien des égards.

-Je ne sais plus si je t’en avais parlé, Raizen; mais lorsque j’ai appris la mort de Reiko, mon seul souhait était de réduire en cendres fumantes ceux qui ont pris sa vie; et de détruire ce village, Kumo. Avait-elle dit sur un ton monocorde. Elle qui se souvenait avec précision du moindre des détails; ne retrouvait dans sa longue mémoire si elle lui avait dit, à un moment, de cette façon; ou pas. Ou l’avait-elle seulement pensé ? Est-ce la rencontre avec mon père, ou vous, qui m’avez fait changer d’avis.

Apprendre ses origines, savoir qu’elle avait un nom que des parents lui avaient donné et non pas un maître de dojo assassin; découvrir l’histoire d’un clan balayé par le conflit ou donner une valeur plus que matérielle à des personnes grâce à ceux qui l’avaient entourés et nommée à ce grade de Raikage... tant d’éléments qui sûrement l’avaient poussée à reconsidérer ses choix et sa place. Mais au final tout ceci avait-il un réel impact dans un monde où un seul homme connaissait la fin de l’histoire ? Le chapelier, s’il avait toujours été peu loquace quant à ses intentions lui avait au moins permis de se poser cette question.

Une question que d’autres se posaient à son sujet. Elle tenait des propos dangereux, ne connaissait pas la peine des autres selon les dires, et les pensées certainement, aussi. Mais au final qui d’entre eux en dehors d’une poignée de personnes; avaient réellement pris le temps de parler sans systématiquement prendre une position dominante dans les débats ? Sans rabaisser les autres, ou les insulter ? Aucun, en dehors d’une poignée. Ainsi, même elle qui avait une vision et compréhension des sentiments et émotions limitées par sa propre histoire, parvenait à percevoir à quel point tous étaient creux et superficiels. De simples coquilles vides animées de leur propre orgueil et fierté...

Jusqu’au bout du sentier la question qu’elle avait soumise à celui qu’on appelait à l’intérieur des murs du village « le Corbeau », resta sans réponse. Sans doute la question était elle trop subite ou alors la réponse trop difficile à formuler...

Enfin, ils y furent, sans que traces de l’étrange animal et son maître ne fussent perçues. Sûrement la bichevre et ce grondement qui l’avait succédée; s’en étaient allés ailleurs... Kaminari était un grand pays.

Cela-dit, elle trouva mieux qu’un animal exotique devant ces portes, ceux et celles de l’empire autoproclamé de la bouche d’un usurpateur criminel lui même autoproclamé empereur. Sazuka se demandait toujours si c’était cela la volonté du feu...

-Je pense qu’ils vont biens, Umeka. Mais après tout ceci, après. lui avait elle chuchoté. Puis une fois que Raizen eut fini d’exposer la situation, elle prit la parole à son tour.

-Porte-parole, intendante. Mon ami a parfaitement résumé la situation. Elle fit apparaître une bûche de nulle part et prit place sur celle-ci, face à eux. Quoi que vous ayez préparé, faites le; allez au bout de vos motivations. Et prouvez au reste du monde ce que sont réellement votre empereur et votre empire. Pour une fois qu’un peu d’honnêteté transparaîtra de vos actes, pourquoi vous en priver ? Leur adressa-t-elle avec un long et profond soupir. Elle n’allait pas jouer la carte de la diplomatie et des pourparlers avec des personnes qui insultaient leurs interlocuteurs à chacun de leurs soupirs. Nos informations sont peut être fausses, bien que j’en doute... mais un village n’est rien d’autre que de la pierre et Kaminari compte de nombreux monts. Alors, je vous en prie. Ne perdons pas plus de temps. Terminait-elle sur un ton monocorde, très calme; comme elle l’avait toujours été.

Elle se fichait bien de ces histoires de coalition prônant une paix temporaire et promettant des règlements de compte pour la suite, pour l’après s’il y en avait un. Tout cela n’était que fumée et velléités.
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Sharrkan
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Mer 3 Juin 2020 - 20:52
L'Arche Grise. Le Kazejin n'avait jamais spécialement porté la structure dans son cœur et pourtant la voir là, debout et intacte, remuait ses entrailles. Il ressentait un mélange de nostalgie, d'anxiété et de quelque chose d'autre d'indescriptible. Mais pas de colère. Pas de haine. Tout ça, il devait le repousser au plus profond de lui-même, il l'avait promis avant de venir. Mais alors que les pas des membres du Fukkatsu les menaient à l'entrée de leur village, ces sentiments négatifs devenaient de plus en plus difficiles à restreindre. Heureusement qu'il pouvait compter sur l'expression et les paroles de Raizen pour servir de garde-fou.

« J'reste. »

Un seul mot articulé, la suite étant bloquée dans sa gorge. Assez pathétiquement, il avait peur de pénétrer seul dans l'enceinte du village. Peur de ce qu'il pouvait y trouver ou peur de ses propres réactions ? Sûrement les deux. S'il avançait plus, il risquait de croiser ses anciens démons ou de les devenir. S'il croisait un bâtard à trois têtes, il était sûr de l'issue : au moins un des deux ne verrait pas la nuit tomber ce soir.

Mais les premières personnes croisées étaient un roux à l'air blasé et une fille emo, chillant tranquillement devant les portes. Manquait plus que les transats et les cocktails, quoi que en regardant de plus près... ils n'avaient attendu personne pour commencer l'apéro. Ils lui faisaient penser aux couples de papis et mamies sur le porche de leur maison. Du coup, il fut assez surpris quand Sazuka les appela "Porte-parole" et "Intendante". Ah, le comité d'accueil semblait beaucoup moins pourri pour le coup.

Mais pourquoi ils étaient là ? Ils n'étaient pas censés être partis avec tout le reste de l'Empire ? Ils étaient restés là, attendant paisiblement de se faire défoncer ? C'était étrange. Ils connaissaient le Fukkatsu et sa force de frappe... donc soit ils avaient envie de mourir, soit ils comptaient beaucoup sur le calme de Sazuka et Raizen, soit ils préparaient un sacré mauvais coup. Des kamikazes, c'était ça la nouvelle invention fourbe du Teikoku ?

Un coup d'adrénaline, le bout des doigts parcourus d'étincelles. Le sang, le sang. Même si Sharrkan n'avait certainement aucune chance contre eux, il avait seulement envie de se lancer dans le tas. Les faire saigner, les détruire. C'était étrange comme dans ces moments-là, il se mettait à réfléchir comme s'il n'avait rien à perdre. Comme si les conséquences n'existaient pas, comme si c'était à un autre que lui de les gérer. Mais il avait promis. Il avait déjà commis trop d'erreurs en étant aveuglé par la vengeance. Rassemblant toute la volonté dont il disposait, il inspira profondément. Répétant le mécanisme plusieurs fois, jusqu'à ce que ses doigts arrêtent de trembler. Finalement, il gérait beaucoup moins facilement que ce qu'il avait assuré au Meikyû.

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Doomkatsu Gang:
 
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Kawashima Kyōhei
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Sam 6 Juin 2020 - 10:12
Telle une marche funèbre, nous avancions en silence en direction de Kumo. Peu de paroles étaient échangées entre les membres du Fukkatsu présent et honnêtement, j’en étais ravi. Mes pensées prenaient bien assez de place dans mon esprit. Je n’avais pas la place pour tenir une conversation.

« Maintenant regarde, et vit avec ça. »

L’Arche Grise était toujours aussi impressionnante. Au moins ces animaux ne l’avaient pas détruite. Le reste du village – d’après les quelques informations que l’on avait obtenues – n’était pas détruit non plus. C’était au moins une petite chose de positive, même si ce n’était que matériel, c’était mon village. Partagé entre stress, haine et malaise, j’avançais avec mes camarades.

Mon regard se posa rapidement devant les quelques silhouettes qui se tenaient aux pieds de la porte. Qui était-ce ? Je ne reconnaissais ni leur visage, ni ne distinguait aucun signe d’appartenance. Raizen lui, prenait la parole. D’abord, pour nous, afin de nous demander si nous voulions pénétrer l’enceinte du village. Personnellement, j’étais content, mais pas pressé. Et je voulais savoir qui étaient ces personnes devant nous.

« Je reste aussi. » Répondais-je comme Sharrkan.

La suite des prises de paroles me firent comprendre ce qu’il se tramait. Avec un ton neutre et une aura menaçante, Raizen tenait des propos contenus et démocratique. C’était un peu moins le cas de Sazuka, qui était plus menaçante dans ses propos.

Nous nous tenions donc face à la Régente et au Porte-parole de l’Empire. Nous avions des ordres, mais au combien il était difficile pour moi de me contenir. De ne pas les insulter et même d’attaquer.

« Maintenant regarde, et vit avec ça. »

Au moins, ce chien m’avait fait prendre conscience d’une chose. Mes actes avaient des répercussions. Si j’attaquais sans en attendre l’ordre ou sur un simple coup de tête, j’allais mettre en danger mes amis. Je ne voulais plus, j’avais déjà causé la mort de l’un de mes camarades et c’était assez. Si cela devait tourner au vinaigre, je serais prêt.

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La fin [Libre] E23l

Merci Mido pour le vava o/
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Kaguya Kôsuke
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Sam 6 Juin 2020 - 21:44
Hokazuka Rie, que certains appelaient Régente. Déjà que l’idée d’une Impériale au service des Kumojins était honteuse pour le Kaguya, il aurait encore moins crû qu’en plus de changer d’avis, il passe ses possibles derniers instants en sa compagnie. Les excuses de la jeune femme étaient sincères, elle s’en voulait. Kôsuke s’en voulait aussi. Pas assez puissant, lui qui avait ployé le genou face au traître Hiko. N’était-il qu’à l’image de son Empire, incapable de s’assurer la mainmise à la fois sur les Pays du Feu et de la Foudre ? Pas assez présent, lui qui venait enfin de comprendre que son rôle de porte-parole n’avait peut-être jamais été une erreur. Ce n’était que maintenant qu’il avait le sentiment d’avoir participé au devoir des Hijins et du monde libre…

L’Arche Grise fut le décor majestueux d’une patience qui se perdit. Kôsuke en finit même par ne plus faire attention aux gens qui passaient. Un soldat du Protectorat de Kumogakure no Satô. Peut-être aurait-il du l’empêcher de quitter le village, au cas-où ? Mais à quoi bon, tout serait bientôt fini. Des Kumojins qui questionnaient la Régente. Lui, restait seul et buvait parfois machinalement un fond de coupe de saké. Et autour de lui, toujours cette entrée du village par laquelle l’Empire du Feu était entré pour conquérir. Mais aujourd’hui, que restait-il de cette conquête ? Que resterait-il de cette Arche ?

Cette Arche par laquelle ils finirent par arriver. Difficile pour l’homme dont la notion du temps était devenue superflue de savoir au bout de combien de temps. Mais ils étaient là. Le Fukkatsu, les « vrais » leaders Kumojins. Des visages ô combien familiers, tant le Sommet des Shinobis avait été marquant pour le Guerrier Ecarlate. Ikeda Sazuka, Meikyû Raizen…

Mais Kôsuke ne les regardait pas.

« A chaque fois que vous êtes venus sur nos terres, nous sommes restés. Même lorsque vous avez massacré des innocents, nous sommes restés. Nous n’avons pas rejoint vos rangs en traîtres dans l’espoir de vous attaquer dans le dos comme ce Sairyo Hiko et comme sûrement bon nombre d’autres. Mais surtout… »

Il soupira. Faisait-il le bon choix ? Oui.

« … nous n’avons pas fui. Contrairement à vous. »

Ce fut à ce moment très précis que le regard du porte-parole impérial alla tutoyer celui des Fukkatsujins. Et plus particulièrement, ses iris visaient celles d’Ikeda Sazuka.

« Nous n’avons jamais été dupes. Beaucoup de Kumojins qui sont restés ou revenus malgré notre arrivée ont formé une rébellion qui, un jour, se serait opposé à l’Empire. Pendant qu’eux restaient, à endurer l’idée d’avoir été conquis et dans l’espoir de se battre pour leurs convictions, où étiez-vous, Fukkatsu ? Où étiez-vous, madame la Raikage ? »

C’était justement cette dernière qui avait confirmé à Kôsuke que leur plan avait fonctionné. Ils étaient au courant pour les bombes. Et ils n’avaient donc d’autre choix que d’écouter, croyant que le moindre de leur faux pas pourrait mener à un cauchemar.

Le Kaguya attrapa sa bouteille de saké d’un geste, puis se leva. Finalement droit debout, il reprit.

« Les vrais Kumojins sont autour de nous. Mais devant moi, je ne vois que des lâches. »

Sairyo Hiko avait rejoint l’Empire dans l’unique but de le trahir. Il avait attaqué les Capitaines par surprise, en traître, s’ôtant alors tout mérite et ce qu’importe le résultat. Si Kôsuke se haïssait de n’avoir pas été assez fort pour le vaincre, il ne pouvait que détester cet ennemi sans honneur ni conviction.

Le Fukkatsu avait pris une autre voie, mais qui était à peine moins déshonorable. Celle de ne rien affronter en face avant d’être sûr de vaincre. Eux qui avaient toujours décrié l’insurmontable chaos que c’était de vivre sous la « tyrannie » impériale, pourquoi revenaient-ils en héros ? Si les Kumojins avaient véritablement vécu l’enfer sous le symbole du Feu, n’étaient-ce dès lors pas eux, les véritables sauveurs des Nuages ?

Ni les traîtres ni les lâches ne gagneraient le respect de Kaguya Kôsuke et sans doute ces derniers n’en avaient rien à faire. Mais pour le Guerrier Ecarlate, ces Kumojins qui avaient enduré le déshonneur des conquis sans succomber à la facilité de la trahison étaient de vrais combattants et Hommes de conviction.

Ironiquement, il y avait dans ce Fukkatsu des shinobis bien plus forts que le Kaguya. Mais ce dernier respectait ces Genins, ces Chûnins qui étaient restés droits et chez eux. Un Impérial qui respectait les moins forts, quelle drôle d’idée…

« Mais vous avez au moins un mérite, Sazuka. Celui de m’avoir fait comprendre ce qu’était réellement l’Empire du Feu. »

Sur ces paroles qui semblaient marquer un changement de ton dans son « discours », le Kaguya s’abaissa pour aller ramasser les coupes vides qu’il avait laissées par terre. En se relevant, il reprit.

« Là-bas, vous avez parlé des « plus bas instincts » de vos prédécesseurs. Hi a vu naître le Soshikidan. Metaru Shûuhei a tué Araho Daiki et massacré des innocents. Metaru Reiko a tué la sœur de notre Yamanaka Rei. L’Empire du Feu a conquis votre village. L’Empereur a tué votre dernier Raikage… »

Kaguya Kôsuke se rappela aussi son entrevue, brève, avec Hyûga Toph, l’Intendante d’Iwagakure no Satô. Comment incomber à celle-ci, une adolescente qui plus est, les crimes passés de son village ? Sa réponse à la question du porte-parole avait aussi été décisive. C’était là que le sort de Kumo et le futur de l’Empire s’étaient décidés pour le Guerrier Ecarlate.

« … mais ce ne sont pas eux qui sont ici aujourd’hui. Ce sont nous, leurs successeurs. »

Tu as raison. Sous le regard des Fukkatsujins et de bon nombre de shinobis des Nuages, Kôsuke commença à verser du saké dans une des deux coupes. Mais son air grave n’avait pas vraiment changé.

« Si vous nous attaquez, nous riposterons. Et le vaincu reviendra plus tard se venger. Nous mourrons, et à leur tour, nos successeurs mèneront nos peuples à la guerre. Pourtant, ce sont justement eux que nous souhaitons protéger. Ce conflit doit cesser, maintenant. »

Il versa de la boisson dans la seconde coupelle.

« L’Empire du Feu a été bâti pour éviter que d’autres pays subissent ce que nous avons subi. En cela, nous avons crû que nous devrions nous attaquer aux oppresseurs et leur faire comprendre leurs erreurs. Mais les oppresseurs peuvent changer, tout comme nous. Plutôt que d’attaquer, l’Empire du Feu doit défendre. Et c’est ce qu’il fera à l’avenir : devenir plus fort et inébranlable, pour protéger les neutres et les faibles et, seulement si besoin, s’opposer aux criminels qui auraient décidé de ne pas changer. »

Kaguya Kôsuke s’approcha de celle qui s’était auto-proclamée Raikage. A quelques mètres d’elle, il s’arrêta et se courba pour pouvoir déposer à ses pieds l’une des deux coupes de saké.

« Il n’y a pas de bombes. Il n’y en a jamais eu. Nous voulions simplement vous faire venir au plus vite, sans risquer une nouvelle trahison ou attaque qui mettrait en danger nos peuples. »

Et c’était peu dire. Sans doute que Sairyo Hiko et son attaque traîtresse avait donné encore plus d’importance au caractère urgent de ce plan. S’ils avaient tardé ou préféré attendre que le Fukkatsu décide de venir d’eux-mêmes, qui aurait pu assurer qu’il n’y aurait pas eu de victimes ? La rébellion aurait pu éclater à n’importe quel moment, Sairyo Hiko aurait pu revenir avec des intentions folles. Et Kaguya Kôsuke n’était pas vraiment intelligent, encore moins devin, il n’avait pas être sûr que le Fukkatsu tenterait de libérer le village sans violence.

Faire croire à des bombes était donc la première étape du plan. Il fallait que l’information filtre, pour qu’elle remonte au Fukkatsu et à la rébellion. Craignant pour leur village, ces derniers n’auraient alors d’autre choix que d’agir dans l’urgence.

L’évacuation des Teikokujins était la deuxième phase. Primordiale, elle permettait tout d’abord de donner davantage de crédit à cette histoire d’attentat. Mais son véritable objectif était tout autre : celui de vider l’Empire du Feu des traîtres qui étaient dans ses rangs.

La logique n’était pas difficile à comprendre. En étant alors au courant des bombes, la rébellion attendrait le retour du Fukkatsu pour éviter le pire. Ainsi, si parmi les soldats de l’Empire, il y avait des traîtres, ces derniers auront forcément refusé de rentrer à Urahi pour rester à Kumo et se tenir prêt. Dans une ultime lettre envoyée à la capitale du Feu, Kaguya Kôsuke insistait pour ne plus accepter les Teikokujins qui ne seraient pas rentrés dans le délai imparti.

C'étaient finalement des tracts, portant le dernier message de l'Empire à ceux qu'il avait occupés, qui avaient été placés partout dans le village. Lorsque tout ceci serait terminé, tous pourraient en découvrir le contenu.

Le porte-parole impérial tendit sa coupe vers l’Ombre de la Foudre.

« Le Feu protégera ceux qui en ont le besoin. J’espère que les Nuages changeront sous cette nouvelle ère. »

Il ne put s’empêcher de boire la coupe d’une traite, sans même chercher à savoir si Sazuka l’avait imité. A dire vrai, il n’en avait que faire. Il jeta le récipient au sol.

Puis il s’approcha.

« Surmonter le passé n’est pas facile. Et j’ai bien conscience que de nos pertes communes, la plus récente est celle de Metaru Reiko. Aussi pour équilibrer une ultime fois la balance… »

Il n’était plus qu’à un mètre de la Raikage. Il ne lui adressa pas le moindre sourire, mais la regarda droit dans les yeux.

« … je vous offre ma vie. »

Kaguya Kôsuke, piètre Guerrier Ecarlate et porte-parole inexpérimenté, s’agenouilla et posa ses mains derrière son dos.

« Kumojins, l’Empire abandonne définitivement votre village et votre pays. Kumogakure no Satô est à vous. »

Merci, Empereur du Feu...


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Uzumaki Sazuka
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Dim 7 Juin 2020 - 1:16



Elle avait écouté, impassible, comme toujours. Des mots, des provocations... rien d’autre, rien n’avait changé depuis ce sommet. Un petit homme sorti de nulle part, prenant des grands airs sans une seule fois avoir réellement tendu l’oreille. Comment celle que l’on avait nommé Raikage durant un vote entretenu parmi lesquels les plus influents Shinobi des Nuages pouvait lui en vouloir ? Se sentir investi d’une mission, elle connaissait fort bien; l’avoir à cœur aussi. Mais pour autant avait-elle jamais manqué de respect à quiconque ?

Elle avait observé la scène, qu’elle trouva d’abord intéressante, pleine de sens pour finir sur une note dramatique, presque burlesque.. que pensait-il faire ? Il n’y avait pas de scène ici, pas de réels spectateurs; personne pour l’applaudir ni projecteur pour le baigner de lumière...

-Je ne bois pas.. Avait-elle soupiré. Tout comme les Kumojin m’accompagnant; je n’ai qu’une seule parole, vous êtes à l’extérieur de ces murs avant notre arrivée alors... Haussait-elle les épaules.. hum... à dix mètres près... j’aurais dû tenir parole et vous éliminer. Avait-elle dit légèrement souriante en observant l’Arche. Et je préfère les vivants aux morts, bien que ceux-ci soient plus silencieux. S’était-elle esclaffée. Préférer la mort à la vie... Jugeât-elle Le porte parole de l’empire s’offrant au eux. n’est pas un signe de lâcheté ? S’interrogeait-elle au sujet de l’Hijin. Elle savait que chez les samouraïs il s’agissait d’un honneur, d’une motivation; elle avait été élevée par ces derniers et en connaissait les us et coutumes...

Car ce n’était pas un sacrifice à ses yeux, mais une nouvelle manœuvre.

-Où étions-nous, où étais-je ? Je vais vous répondre. Pendant que vous assiégiez notre foyer, nous combattions l’homme au chapeau et ses fanatiques à Hayashi. Nous avons ensuite tenté de comprendre les écrits du Saint-père auprès des académiciens de Joheki. Ensuite, nous sommes allés à Mizu pour mettre fin à d’anciennes exactions de Kumo et Kaminari. La liste des bienfaits que nous avons semé sur notre chemin est longue; pendant que vous... vous exerciez votre vengeance et... Enfin. Voilà ce que nous, nous faisions. Avait-elle vaguement résumé. En plus d’avoir infiltré Kaminari... Tandis que vous « dominiez ». Avait-elle Ajouté souriant à la Senshi. Et ce Hiko... je ne le connais pas, un acte isolé je suppose; le reste des Kumojin a parfaitement suivi nos recommandations; ne vous en plaise... Haussait-elle les épaules, c’était au final sans importance, quoi que ce fut à priori ce qui motiva les teikokujin à se retirer. Comme cela aurait pu les pousser à une autre solution.

L’Uzumaki n’était pas experte en stratégie militaire mais la blonde qui les accompagnait en revanche aurait sans doute trouvé quelque chose à dire à ce sujet. Un empire se prétendant tout puissant mais incapable de savoir qui franchit ses frontières... il y avait beaucoup à dire.

-Tachez d’écouter lorsqu’on vous parle, Kôsuke. Pas seulement entendre. La prochaine fois. Dit-elle simplement, sans véhémence. Ce que je vous ai dit lors de cette assemblée, n’étaient pas des mots en l’air. Je crois davantage dans l’union des forces en bon terme; qu’à une union... pleine de ressentiments. Quant à Metaru Reiko, je l’aimais, il n’y a aucun doute là-dessus. A-t-elle bien agis ? Non. Alors, inutile de vouloir jouer le martyr ou je ne sais quel autre rôle. Les Kumojins et Kaminarijin peuvent surmonter toutes les épreuves; sans se venger en retour. Sur un ton un peu las. Soyez un Teikokujin digne de ce nom et allez au bout de vos idéaux, ce sera déjà bien. Sourit-elle. Uzumaki Sazuka, enchantée de vous rencontrer, Kaguya Kosuke. Avait-elle dit en lui tendant une main, pour l’aider à se relever s’il le voulait.

Signe d’un début de confiance ou d’autre chose d’aussi positif ? Où allait-elle simplement lui arracher le bras ? Seul l’Hijin pourrait le découvrir.

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Inazuma Renjirō
Inazuma Renjirō

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Dim 7 Juin 2020 - 2:29
Aux aguets, je me tenais prêt. Je ne savais guère quand est-ce que les hostilités commenceront concrètement, mais je n'avais aucun doute sur un point : rien de pacifique ne risquerait de s'annoncer. De nouvelles personnes rejoignirent aussitôt le groupe ; parmi eux, l'un semblait effectuer un signe de la main en ma direction. M'avait-il réellement repéré, ou étais-ce le fruit du hasard ? Je n'en savais point. Aussi, je ne bougeais pas d'un seul poil en cet instant. Les intervenants ne cessaient de se reléguer, mais, enfin, vint le dénouement...

L'homme à la chevelure écarlate prononçait un discours. Honnêtement ? J'étais sur la défensive, d'autant plus qu'il décida de se montrer accusateur. Néanmoins, j'en devenais de plus en plus stupéfait. Parlait-il sincèrement de paix ? Reconnaissait-il réellement les torts de son Empire ?

Mais surtout... il n'a jamais été question de bombe ? Le départ de ces Teikokujins, aussi délirant soit-il, était fondamentalement bienveillant ? Je ne savais quoi penser. Celui-là s'exprimait d'une sincérité et d'une transparence sans égales. Il ne semblait ni des manipulateurs, ni des menteurs. Enfin, je resta bouche bée à sa déclaration finale. Kumogakure no Sato était vraiment libre ?! J'adressais un regard à mes compères, sans doute tout aussi étonnés et choqués que moi. Tout ce sang qui ne coulera pas. Cela m'apaisait, esquissant un large sourire sous ma capuche.

Je me dégageais de la foule, m'approchant de cet homme qui avait décidé d'offrir sa vie en gage de bonne volonté. Mon regard se détourna par la suite vers les individus l'entourant, croisant de mes pupilles le visage du Raikage. Relevant ma capuche, j'éclaircissais ma voix. Toute cette sagesse et sagacité que j'avais acquise au fur et à mesure des années, j'avais l'occasion de les faire entendre pour le bien commun.

▬ Mes sœurs, mes frères. Comme beaucoup d'entre vous, ce conflit m'a beaucoup arraché. Mes parents et mon senseï l'ont payé par le sacrifice ultime. Je suis Inazuma Renjirō, chûnin de Kumogakure no Sato et membre de la résistance depuis son plus ancien fondement. Je ne suis qu'un de ces gars parmi tant d'autres qui ont contribué à rebâtir cet endroit et à défendre ses valeurs, même au plus profond du gouffre. J'étais aussi de ceux qui ont assisté au tristement célèbre Massacre de Yugure.

Marquant une courte pause, je renchéris en continuant d'aviser ceux qui m'entouraient.

▬ Il y a plus d'un an, j'ai eu l'occasion de rencontrer le Nidaime Tsuchikage, Borukan Akimoto. J'étais de ceux qui le voyaient comme beaucoup : un destructeur. Mais j'ai su comprendre la vérité auprès de lui, et des dures contraintes qui l'auront poussé à faire un choix regrettable, mais nécessaire. J'ai solennellement juré d'assurer son héritage, yeux dans les yeux. Un héritage qui, certes aura pu être conflictuel, mais ayant eu pour seul but d'arriver avec raison à un idéal que nous recherchons tous : celui de la paix. Aussi, c'est en ce dit héritage que je tiens à m'exprimer au sujet de ce soldat.

Ce dit soldat qui, en ce moment-même, se fit offrir une main tendue par une personne qui m'était étrangère, mais dont la conviction me semblait intimement familière à la mienne.

▬ Ce conflit est le cycle de la haine. Nous avons aujourd'hui l'occasion de mettre fin à ce cycle aujourd'hui et à jamais. Nos efforts ne doivent pas se concentrer sur une quelconque revanche qui ne ferait que détruire ce pourquoi nous nous sommes battus. Bien qu'un temps certain se soit écoulé, notre village demeure faibli et mérite notre attention la plus certaine. Cette paix proposée n'a rien d'utopiste ; elle est simplement pragmatique et nécessaire.

Mon faciès se détourna précisément le temps d'un instant vers la Raikage, disposée à quelques mètres de moi.

▬ Raikage-sama, à l'instar de cet héritage que je porte, l'heure est pour nous de perpétuer l'héritage transmit par ceux qui sont tombés pour les générations futures. Un héritage qui souhaite nous voir debout en cette heure, assumant nos erreurs passées et tendant la main à ceux qui souhaiteront nous accompagner dans ce dessein. Quel type de monde voulons-nous construire si nous ne sommes pas en capacité de pardonner ? Nous en avons eu un avant-goût, et j'ai la certitude qu'aucun d'entre nous ne souhaite subir cela à nouveau.

Avisant yeux dans les yeux le dit Kôsuke, ce fut à mon tour de lui tendre la main, à l'instar de celle qui faisait place à mes côtés.

Pour sans doute la première fois de ma vie, je me sentais fier de moi. Mon devoir était accompli.
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Meikyû Raizen
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Dim 7 Juin 2020 - 5:15

Observant la scène qui défilait devant ses yeux, un étonnant cocktail d’émotions commença à submerger le Meikyû. Le plan avait fonctionné, beaucoup mieux que prévu finalement. Or, ce n’était pas de la joie qui se lisait dans son regard, il était plutôt perplexe. Délaissant son aura aussi sombre que sournoise, il constatait avait mal cerné Kosuke. Or, la résultante était la même et ne valait aucune réflexion supplémentaire. Après tout, il avait abandonné le désir d'avoir toujours raison pour prioriser les objectifs sachant qu'ils n'étaient pas toujours mutuellement inclusifs.

Quoi qu’il en soit, il comprenait un peu mieux ce qu’il s’était passé au sommet dorénavant. Ce qui pouvait être aisément considéré comme de la provocation gratuite n’était que le reflet le plus transparent de ce que Kosuke pensait réellement. Les traitant ainsi de couards, un sourire se traça sur les lèvres de Raizen. Il avait le mérite d’être honnête.

Devant son geste théâtral, pour une des rares fois dans sa vie, il se retint de soupirer. Ce n’était pas son droit, pas aujourd’hui. En effet, à ce jour, la décision, la réaction, mais surtout la première réponse revenait à Sazuka, celle qui avait porté le symbole de la renaissance. Cette même femme en qui il avait suffisamment confiance pour croire qu’elle saurait redorer l’image de la nation Kumojine…

Posant son regard sur celle-ci, tout sauf de l’inquiétude se lisait dans le visage du Meikyû. Il n’allait d’ailleurs rien faire pour influencer cette décision puisqu'il savait qu'elle prendrait la bonne décision.

Constatant aussitôt ses croyances, il admirait son aptitude à prendre la parole de la bonne manière aux bons moments. Il était évident qu’il lui faisait confiance. Après tout, Sazuka était différente et n’était pas Reiko.

Créant ainsi une certaine paix d’esprit naturelle dans ce moment critique, ce lien faisait partie de la force des Kumojins, et alimentait le lien qui les unissait dont cette aptitude à pouvoir compter les uns sur les autres.

Par la suite, un homme qu’il ne connaissait pas prit la parole. Si ses propos étaient intéressants, il délaissa tout jugement, sachant que l'action qu'il venait de poser avait une grande valeur. Voir quelqu’un étant resté à Kumo tourner la page au même degré que Sazuka était clé, voire même important puisqu'ils étaient tous restés unis et Kumojin, que ce soit à l'extérieur ou à l'intérieur des murs du village.

Dès lors, Raizen se contenta de lever la tête vers le ciel. Dès lors, il laissa les rayons du soleil percer les cristaux lui servant d’iris. Entrant ainsi en alignement total avec ses pensées, il ne pouvait s’empêcher de vouloir souligner ce fameux paradoxe.

-Au final, ne pas revenir au village est peut-être ce qui a évité une possible guerre civile. C’est peut-être ce qui a sauvé nos deux nations et ce qui nous permet aujourd’hui de briser ce cycle au lieu de tenter de l’équilibrer…

Ses yeux pétillaient. En effet, Raizen constatait en compagnie de tous les témoins un premier pas dans la direction d’une philosophie qu’il avait toujours prêchée : détruire pour mieux reconstruire. Encore une fois, à quoi bon équilibrer le balancier en prenant la vie de Kosuke si c’était pour nourrir une roue qu’ils s’entêtaient tous à confronter ? N’était-ce pas le temps de la détruire ?

-Il est donc important de voir les deux côtés de la médaille, mais aussi de savoir quand elle ne nous fait pas surtout si l’objectif derrière est commun. Donc autant cesser d’ajuster ce cycle qui ne nous va pas et repartir sur de bonnes bases, des bases communes. Et si être considéré comme un lâche est le sacrifice nécessaire, je pense que nous sommes tous prêts à le payer encore et encore, surtout si des milliers de vies risquent d’être sauvés, comme c'est le cas en ce moment.

L’orgueil était passager, la mort éternelle. Sur ce, il quitta la scène autour duquel tout tournait. Raizen était certes confortable dans ce genre de moments, mais son expertise était autre part.

Ainsi, alors que le regard de tous était surement concentré vers cette scène, il s’approcha respectueusement de la femme qui accompagnait Kosuke. Lors de la communication, Mairu avait annoncé la présence de la régente. Était-ce donc elle ? Était-ce la personne dont Takara lui avait parlé ? Posant son regard sur elle, l’oeil du corbeau pensait avoir trouvé la bonne personne.

-Seriez-vous la régente ? Je suis Meikyû Raizen. J’ai entendu de bonnes choses à votre sujet et j’imagine qu’au regard de votre position, cela n’a pas toujours été facile. Toutefois, les retours que j’ai eus n’ont rien indiqué d’alarmant sur le traitement des Kumojins en dehors de la situation qui aurait pu prêter à cet effet.

Lui tendant la main, il décida de renchérir avec une approche similaire :

-Au plaisir de construire un monde meilleur et de sceller le passé là où il devrait être… dans le passé.

Lui laissant quelques secondes, il précisa :

-D’ailleurs, vous n’êtes d’ailleurs pas obligé de me serrer la main si vous n’en avez pas envie ou si cela ne fait pas partie de vos coutumes.

Désirant éviter de la brusquer Raizen se doutait qu’être entre deux chaises n’était pas forcément facile. Bien qu’il n’allait pas commencer à plaindre autrui pour une situation qu’ils avaient alimentée, c’était une manière de sceller à jamais ce passé qui les avait autant hantés que pourri dans leurs parcours respectifs.

Entre temps, Raizen s’attendait à ce que ses clones aient traversé Kumo et reviennent à lui en lui rapportant le moindre signe de danger, d’élément louche ou fait suffisamment pertinent pour qu’il en prenne conscience. S’ils ne revenaient pas, c’était qu’il n’y avait rien à signaler...

Ayant un léger sourire en coin, Raizen aurait aimé se délecter de ce moment. Toutefois, les enjeux étaient si importants qu’il avait un bref avant-goût du travail inachevé. L’échiquier venait de nouveau de changer. Les pièces demeuraient les mêmes. Toutefois, le terrain était bien plus réaliste maintenant qu’ils avaient arrêté de lutter sur le passé. Ils pouvaient désormais marcher vers le présent...et bientôt le futur.

Par conséquent, il était temps de rendre à César ce qui revenait à César et d’accorder au passé le droit de retourner là ou il était vraiment utile : dans la compréhension et non comme moteur de décisions.

Réalité ou illusion ?
Au final, sa meilleure alliée dans tout cela, couard ou pas demeurait sa philosophie : L’art de la déconstruction vers le progrès.

Spoiler:
 


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Merci Aimi o/


Dernière édition par Meikyû Raizen le Lun 8 Juin 2020 - 2:23, édité 1 fois (Raison : Faute de syntaxe dans le spoiler)
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Sharrkan
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Dim 7 Juin 2020 - 11:40
« Hiko ? » Avait-il laissé échapper dans un murmure.

Il portait encore son cristal. Le petit Hiko, qui s'était fait martyriser par un mur ? Il avait rejoint l'Empire pour les attaquer ? Impossible... Non, pas impossible ; mais complètement fou. La guerre avait laissé de marques profondes en chacun, peut-être même plus dans ceux qui étaient restés. Ils avaient dû énormément changer. Que lui était-il arrivé... ? Il n'osait pas poser la question.

Toutes les paroles qui sortaient de la bouche du roux étaient une blague. Un discours pré-fabriqué. Ils souhaitaient protéger ? Hahaha, la bonne vanne. S'ils avaient attaqué Kumo, ce n'était que pour une seule raison : la vengeance. Inutile de se cacher derrière de belles phrases, personne n'était dupe. Sans parler de Yamanaka Rei... Bref. S'il y avait au moins une chose qu'on pouvait reconnaître à ce Kôsuke, c'était qu'il avait un certain don pour le théâtre. Mais s'il y avait une bataille qu'il allait perdre, c'était bien celle-là ; car Sharrkan était un maître dans l'art du drama.

« HAHAHAHA ! Hahaha... »

Passé la surprise de toutes ces informations, le Kazejin ne put s'empêcher de lâcher un rire sonore. Toute cette situation était bien trop marrante. Il passa une main sur son visage, tâchant de reprendre contenance.

« Tout ça pour ça... ? Sérieux... »

Il n'y aurait pas de combat, il connaissait trop bien Raizen et Sazuka pour savoir qu'ils n'allaient même pas accepter sa proposition. Malgré toutes les insultes qu'il venait de leur cracher au visage, malgré tout le mal qu'ils avaient fait. Et dans le fond, il comprenait, bien sûr. Les règles avaient été définies strictement depuis le début : pas de sang versé inutilement. Pas de vengeance. Mais malgré tout... Sharrkan était humain, et tout comme le Teikoku qui avait marché sur Kumo pour assouvir leurs pulsions, le Kazejin avait besoin d'un exutoire pour faire sortir toutes les frustrations accumulées depuis ce jour-là. Toute sa rancœur à l'encontre de l'Empire.

Il soupira. La reconquête de Kumo ne se passait définitivement pas comme il l'avait imaginée. C'était pour le mieux certainement, mais l'ensemble était quand même frustrant. Toutes ces journées d'exil, d'entraînements, de tactiques... pour rien. Le Teikoku leur avait même enlevé leur victoire triomphante. Sur ce plan-là, ils avaient encore gagné. Mais malgré tout, Sharrkan était plus malin que de déclencher de nouvelles hostilités alors que sa Raïkage serrait les dents pour préserver ce début de paix illusoire... ou du moins, pas physiquement.

« Recevoir une leçon sur la lâcheté par un homme qui se soûle pour affronter sa propre mort... Ironique, non ? »

Il y aurait eu beaucoup d'autres choses à dire sur le soit-disant courage du Teikoku, comme attaquer un village en sachant que presque toute la force de frappe est occupée ailleurs... Mais ça aurait été une perte de temps. Et le temps, la patience, Sharrkan en arrivait à bout. Il s'adressa à Raizen et Sazuka.

« Faites ce que vous voulez, je vous suis fidèle de toute façon. Mais je préfère aller vérifier ça de mes propres yeux. Loin de moi l'idée de mettre en doute la parole de nos amis, mais la confiance n'exclut pas le contrôle. »

C'était difficile pour lui de croire qu'ils s'en allaient, juste comme ça. Il ne pouvait pas faire confiance à ces serpents qui avaient déjà prouvé leur fourberie. Il s'en alla pour traverser l'Arche Grise, avant de se retourner une dernière fois vers le groupe. Il fit une révérence théâtrale.

« Et bon retour chez vous, Monsieur le Porte-Parole, Madame la... l'ex-Régente. »

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Doomkatsu Gang:
 
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Medyūsa
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Dim 7 Juin 2020 - 11:54
Libération

Il y avait du mouvement aux portes du village, la jeune femme se demandait bien ce qui pouvait se passer. Se faufilant dans la foule, la kunoichi parvient à obtenir un emplacement assez correct pour voir au loin. Son enquête pour trouver la raison du départ des Hijins ainsi que des possibilités de pièges avait été compliquée, mais la blonde a été méfiante, en ayant pris soin d’en parler avec Mairu. Ne sachant pas quoi faire d’autres, hormis attendre un signal, Medyûsa observe la scène. Il y avait eu deux membres du Teikoku, le rouquin, elle ne le connaissait pas, ne l’ayant jamais vu. Cela dit, la jeune femme qui l’accompagnait, Med la connaissait assez bien. Hokuzuka Rie, l’intendante du village, celle que l’empire a placée à Kumo pour superviser le tout. En face d’eux, un groupe de Shinobi dont deux étaient parti en direction du village. Sans doute pour s’assurer que tout aille bien. Alors, c’était donc eux le Fukkatsu ? Intéressant. Cela dit, comment va se terminer tout ça ? Difficile de le prévoir. L’enquête n’a pas abouti comme elle le voudrait, mais soi, au moins, elle a fait de son mieux. Restant un peu dans la foule, la kunoichi décide tout de même de s’approcher un peu, afin de les entendre parler. Curieuse ? Oui. C’était dans sa nature de l’être et tout en restant tout de même à une bonne distance de sécurité. Regardant autour d’elle, il y avait un peu de monde et quelques têtes qu’elle a déjà pu voir rapidement, il y a quelques jours.

Attentive, Medyûsa ne les quitte pas des yeux en se demandant ce que pouvaient bien mijoter les Teikokujin en étant que deux faces à ce groupe. Ils sont tout simplement suicidaires ou ils ont un plan derrière la tête ? En tout cas, il semblerait que le Fukkatsu ait pris la parole. Le rouquin se met à prendre la parole en les traitant de lâche pendant que certains se battaient en étant de la résistance. À croire qu’il n’a pas peur de se faire inutilement tuer devant tout le monde. Il parle de ses convictions et celui de l’empire ainsi que de ce cercle de vengeance qui fera que nuire à tout le monde, au fil des années. Cela ne correspondait pas à la mentalité de leur camp, il est un peu tard pour s’en rendre compte selon Med. Or, il n’est jamais trop tard pour changer. Y aura-t-il un combat entre eux ? Difficile de le savoir, apparemment, la tension ne semble pas si intense que cela pour que ça parte en combat. Ils semblent discutés. Le comportement de l’homme du Teikoku est étrange, mais il se met à crier que l’Empire abandonne Kumo et Kaminari, en gros, ils sont de nouveaux libres et plus annexés. Est-ce une blague ? Alors, il n’y avait pas de bombes ? Pas de combat ? Dans un sens, tant mieux, c’est rassurant que le village ne risque pas d’exploser et qu’il n’y aura pas de victimes innocentes à cause de leur vengeance. On peut dire que Medyûsa est surtout étonnée et surprise par une telle tournure de situation. Finalement, Hanae n’avait pas tort à leur sujet et la blonde comprenait mieux pourquoi sa petite amie avait rejoint les Hijins. Regardant au sol, peut-être qu’elle devrait en faire autant, maintenant que Kumo est libre et sûr. Cela dit, la Hebi a quelque chose à faire avant de prendre une telle décision.

Cela dit, cette décision du roux reste perplexe, dans le sens où, qu’il n’est pas l’Empereur et que ces choix ne sont pas élégis en soi. Qui dit que Yamanaka Rei n’approuvera pas ce choix et reviendra bien plus tard pour récupérer ce qu’il a perdu à cause d'initiative mal placée ? Difficile à dire. Peut-être que certains Teikokujin tentent une rébellion à Urahi pour reprendre l’Empire en main et se tourner vers un autre chemin que la vengeance ? Il pouvait y avoir plusieurs possibilités comme celui du fait que l’Empereur ne fait plus attention à rien ou qu’il ne prête plus d’intérêt à Kumo. Enfin, difficile à dire par rapport à ce qui se passe. En tout cas, elle devra écrire une lettre à Hanae pour l’informer et lui dire de ne pas revenir à Kumo tout de suite. Au pire, elle lui ramènera ses affaires et peut-être avec elle dedans pour vivre à ses côtés à Hi no Kuni. Difficile à savoir. La blonde n’a pas totalement pris sa décision, une autre discussion avec la Sendai devrait s’imposer. EN même temps, un drôle de type qu’elle ne connaît pas et qui n’était même pas venu à la dernière réunion de la Résistance, ce dit être un résistant. Quelle blague. Enfin, il fait son petit monologue devant tout le monde avant d’aller voir le Fukkatsu. Bref, elle n’avait pas de temps à perdre avec tout cela. Le Fukkatsu était revenu et l’Empire libère Kumo et le pays de leur annexion, que demande de plus ? Rien. La vie de cet homme ne l’intéresse pas, mais le tuer ne rendra service à personne. La blonde aura pu voir le visage à l’autoproclamer, Yondaime Raikage, Uzumaki Sazuka. À présent, la Yasei retourne chez elle, car elle a quelque chose à faire.



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La fin [Libre] Azcp
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Metaru Mairu
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Dim 7 Juin 2020 - 19:44
La Fin

feat. [Trop de monde '-']

« - HAHAHAHAHAHA ! HAHAHAHAHA ! HAHAHAHAHAHA ! …. »

Comme une réponse à l’esclaffement du jeune Sharrkan, Mairu laissa échapper l’hilarité qu’elle retenait depuis l’annonce de la libération de son Village par l’homme aux cheveux feu. Un personnage dont elle ignorait jusqu’à l’existence jusqu’ici mais qui se présentait comme le preneur de décision du Teikoku. Il n’y avait pas à dire, c’était un éloquent orateur et il était bien de savoir s’il jouait de la comédie ou était sincère. Quoiqu’il en fût, la Metaru n’avait en tout cas la moindre confiance en cet homme mais celle qui deviendra, assurément, la Raïkage officielle avait accepté sa proposition. L’Uzumaki était allée jusqu’à tendre la main au teikokujin qui avait posé les genoux à terre devant elle, prêt à lui offrir sa vie. La Metaru ignorait si la Raïkage était sincère ou jouait de la comédie elle aussi mais, elle trouvait cette scène à la fois risible et pathétique.

Comme si la situation n’était pas assez outrancière, un chuunin de Kumo et qui se disait être membre de la Résistance mais dont le nom ne figurait pas sur la liste des membres officiels du mouvement, rentra en scène. Puis ce fut au tour de Raizen ; l’homme avec qui Mairu était rentré en contact au commencement de ce qu'elle avait cru être un danger imminent pour son Village mais qui se révélait au final n'être qu'un véritable mascarade.

La majorité prônaient d’effacer le passé et se tourner vers un avenir meilleur. Des propos qui sonnaient comme des véritables idioties aux oreilles de la Metaru. Eux semblaient déjà avoir oublié le douloureux passé mais pas elle. Contrairement à eux, elle avait du mal à tourner la page. Elle avait du mal à oublier les siens qui lui avaient été arrachés si violemment. Elle avait du mal à ôter de son esprit cette scène d’humiliation qu’avait subi son clan lorsque Yamanaka Rei avait brandi la tête de sa cousine Reiko, telle un trophée de guerre. Reiko, les Metaru avaient sans doute mérités ce qui leur était arrivé mais Mairu n’avait pas la force d’oublier, ni le courage de pardonner.

« - Si vous souhaitez réellement équilibrer la balance, faites tomber plutôt la tête de votre Empereur, Yamanaka Rei ! Finit par lâcher Mairu tout en fixant tour à tour d’un regard froid l’homme agenouillé et l’Hokazuka. Tant que cet homme reste en vie, le cercle ne sera pas bouclé ! »

Un simple avertissement et non une menace car malgré l’amertume qui rongeait toujours le cœur de la Metaru, elle ne fera rien qui mettra de nouveau en danger les siens ou Kumo.

Sans plus attendre, Mairu, ou plutôt son clone, tourna les talons et s’éloigna en direction du Village. Une fois assez loin et à l’abri des regards, elle se dissipa afin de transmettre ses souvenirs à l’original. L’autre clone, et toujours transformé, était quant à lui resté parmi la foule à l’entrée du Village …

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~ La fin justifie les moyens ~
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Kaguya Kôsuke
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Mar 9 Juin 2020 - 14:37
La chose la plus importante était évidemment la survie – ou non – de Kaguya Kôsuke, bien que ce dernier semblait en avoir fait un facteur de second plan. La raison était simple : quoiqu’en soit le résultat, c’était bel et bien un sacrifice qu’il avait proposé aux Kumojins et à celle qui, pour l’instant, se désignait comme leur chef. Mais à l’instant où Ikeda Sazuka prenait la parole, on aurait pu déceler un léger tremblement aux mains de celui qui avait offert sa vie. On pouvait alors comprendre que le Guerrier Ecarlate n’était ni surhumain ni fou, il restait un homme et comme tout être, l’idée de mourir ne lui était plus si indifférente au moment crucial.

Mais ni la l’autoproclamée Raikage ni Meikyû Raizen n’avaient l’intention de prendre la vie du Teikokujin. Là encore ce fut à peine perceptible, mais le concerné lâcha un léger soupir que l’on pouvait tout de suite prête au soulagement. Pas seulement de considérer qu’il allait pouvoir vivre davantage, mais surtout parce qu’il n’aurait pas à craindre de la réaction de son Empire. Le soulagement d’un homme envers son peuple.

Le droit de vivre avait néanmoins ses devoirs et surtout ses contraintes. Comme celle de devoir écouter les provocations ridicules des uns, et les camouflages des autres. Lorsqu’il entendit quelqu’un qui le voyait comme un homme ivre, le Kaguya regarda sa bouteille de saké, encore loin d’être vide. De quoi parlait-il ? Ne connaissait-il pas le lien qui pouvait unir deux hommes qui s’échangeaient une coupe ? Dommage pour lui.

Bien entendu, le Fukkatsu chercha à se défendre de sa lâcheté. Ils décrivirent – sûrement pour s’assurer le soutien des vrais Kumojins – un parcours aux étapes aussi nombreuses que ses mérites.

Mais personne n’était dupe. Si Urahi venait à souffrir, Kôsuke serait en première ligne sans attendre. Qui laisserait sa famille emprisonnée hormis un lâche ?

Ou bien le Fukkatsu était lâche, ou bien il ne considérait pas Kumo comme sa famille. Dans les deux cas, les Kumojins devraient faire attention. Et c’était bien l’objet du tract que le porte-parole impérial laissait derrière lui.

La même lâcheté que celle de provoquer, de moquer ou d’insulter un seul homme qui avait choisi de faire face, lorsque l’on était des dizaines. Mais Kôsuke n’avait pas piégé un village et une organisation pour tout gâcher maintenant. Beaucoup disaient que les mots étaient une arme, alors tout comme le plus perçant des jutsus, le Kaguya se devait de vêtir une armure. Mais celle-ci ne serait pas d’os cette fois, simplement de pitié.

« Je saurai me relever, merci. »

Sur quoi il ignora les mains tendues par le possible nouveau Raikage et l’un des Kumojins qui avait voulu illustrer son village. Ce dernier était d’ailleurs à lui seul une preuve de ce que le Kaguya avait dénoncer. Qui était le plus légitime à accepter le constat fait par le porte-parole de l’Empire : celui qui s’était tenu éloigné des siens et qui n’avait jamais fait face à ses opposants ou celui qui les avait vu, rencontré et s’était parfois opposé ? Pour le Guerrier Ecarlate, la réponse était toute trouvée. Mais Kumogakure no Satô n’était plus un Protectorat de l’Empire et il n’avait plus qu’à espérer un changement, sans pouvoir agir pour qu’il se produise.

Kôsuke regarda Hokazuka Rie sans dire un mot. Ce fut bref, mais suffisant pour qu’ils se comprennent. Lui rentrait tandis qu’elle aurait sans doute besoin de rester encore un peu pour s’assurer que toutes les clés seraient rendues aux Kumojins. Ils se reverraient à Urahi.

« Je vous laisse la bouteille. »

Sur quoi il imagea son départ d’un geste de la main, comme pour saluer simplement ceux qu’il quittait. Partir sous les potentielles moqueries et provocations de tout un peuple ne saurait être quelque-chose qui pouvait le déranger. Ce peuple, il avait aidé à le sauver. Mais surtout, il avait aidé le sien et celui du monde libre.

Tandis que les mains libres, le Guerrier Ecarlate quittait le village caché des Nuages, il n’y laissait qu’un espoir.

Celui que Kumogakure no Satô ne réitère pas ses crimes passés.

Aujourd’hui, ils avaient démontré que c’était possible.
Mais si un jour ils devaient recommencer, avoir laissé la vie au Guerrier Ecarlate deviendrait alors leur plus grave erreur.


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Uzumaki Sazuka
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Mar 9 Juin 2020 - 20:41



De sages paroles délivrées par tous ceux qui prirent la parole; l'Uzumaki avait écouté et ne pouvait qu'acquiescer. Une touche de vérité dans un monde de mensonges éhontés ne pouvait être qu'approuvée quoi qu'il en fut.

Comme elle avait refusé son saké, non pas par mépris ou par symbole mais parce qu'elle ne supportait pas l'alcool, le rouquin du feu sembla refuser la main qu'elle lui tendait qui elle était un véritable symbole.

On put sentir au travers de ce geste, ou tout au moins Sazuka; que ce jeune homme renfermait une immense rancoeur dont, sans doute, lui même ne comprenait pas réellement l'origine. S'il avait su ce que son interlocutrice avait fait pour "son peuple", sans doute ravalerait-il sa fierté mal placée. Chacun ses priorités.

Enfin, il en était ainsi; il y avait certains types de personne qu'il était impossible de faire changer, ou à défaut; de faire grandir... Puis, alors qu'il donnait son congés bien étrange elle lui dit une dernière chose, avant de laisser partir.

-Nous la garderons, en mémoire de votre geste. Désolée de ne pas l'avoir partagé avec vous, mais je ne supporte pas l'alcool. Faites bonne route. Lui dit-elle en agitant "faiblardement" la main tandis qu'il s'éloignait. De nouvelles sages paroles sur lesquelles elle se retourna, face à l'arche et celle restée ici, la régente. Je n'ai toujours eu qu'une seule parole, et n'ai jamais joué de faux semblants pour arriver à mes fins. Régente Rie, soyez sûre que vous serez traitée de la meilleure des façons qu'il soit. Lui souriait-elle, sympathiquement. Elle observa un instant tous ceux présents, tous les Kumojins restés au village et maintenant à ses portes. Ceux qui croient aux mots du porte parole sont libres de s'en aller, où que vous alliez. Ceux qui pensent que l'unité de Kaminari et Kumo priment sur des vérités manipulées et déformées; je vous invite à me suivre, et à ceux qui le souhaitent... analyser le village pour écarter toutes éventuelles... mauvaises surprises.

Hochant de la tête, elle se dirigea vers les portes afin de les passer, suivie sans doute de ceux qui formaient l'unité du Fukkatsu. Elle avait hâte de voir si quelqu'un trouverait quelque chose à redire à leur entrée dans le village et si tel était le cas; elle ferait ce qu'elle avait toujours dit et pensé. Elle, à la différence des vengeurs du feu, leur laisserait le choix, un vrai choix; une vraie décision pour qu'ils puissent décider eux même de leur histoire sans être restreint à la vision d'un seul homme.

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Hokazuka Rie
Hokazuka Rie

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Mar 9 Juin 2020 - 21:58

LA FIN


Le mutisme était un allié de taille quand votre vie ne tenait qu'au simple bon vouloir d'une assemblée formée autour de vous. Comme escompté ; la nouvelle d'un Empire menaçant s'était vite répandue et quelques semaines eurent raison de l'absence de certains... ou de la présence d'autres. Les Empiriques étaient presque tous partis, restaient ceux qui avaient potentiellement mené un double-jeu comme Hiko et que tes yeux cherchaient à capturer avec la plus grande habilité. Pour le moment, aucun visage ne te semblait correspondre : mais ta colère ne serait pas écartée, tôt où tard, la situation autour de la disparition de Shikarin devrait être expliquée.

Kosuke était surprenant ; si discourir était un art, alors il pouvait se sentir accompli, car il avait parfaitement réussi à répandre vos idéaux. Sans retenue ni faux semblants, sans artifices non plus. Il y avait de la rancœur, des accusations ; mais aussi cette forme de rédemption appelée par l'offre alléchante de vos deux vies au nom d'un immense Empire.

Certains semblaient frissonner à l'idée de se jeter les premiers sur vos corps sans défenses ; ils en avaient presque l'air bestiaux, la bave aux babines ; l’œil arrogant et impatient. D'autres étaient las, presque nonchalants ; comme si l'histoire n'avait aucune importance pour eux. Enfin ; les derniers étaient insatisfaits du repas qui n'était pas à leur goût ; témoignant d'une boucle qui n'était encore pas rompue. Vous aviez Reiko. La tête de Reiko. Ils voulaient Rei, la tête de Rei. Ils avaient Ema, la tête d'Ema. Vous aviez un pays ; la tête d'un pays.

L'autoproclamée, si tenté que l'on puisse l'appeler ainsi, décida comme son titre le voulait ; elle tendait la main vers un avenir d'accalmie, de résilience. Vos vies étaient épargnées... mais pour combien de temps ? Et au nom de qui ?

Tu n'avais pas plus confiance en cette dite leader qu'en n'importe quel représentant du village. Et ; si son rôle était aujourd'hui de voler le tien, ou de le reprendre, ton côté perfectionniste ne pouvait t'empêcher de la jauger d'un regard incertain. Tu étais... méfiante. Tu avais été contrainte de rendre un enfant qui n'était qu'aux prémices de son éveil ; de son potentiel, et il te serait difficile de jeter cela sous les crocs de personnes dont ni les noms ni les visages ne justifiaient l'exemplarité d'un véritable chef.

Une main à la peau mâte vint happer tes jugements ; Un dénommé Raizen s'était approché et présenté en n'omettant pas quelques éloges sur ton … ancienne gestion. Ton ego jubile intérieurement de cette remarque ; pas ou peu de personnes n'avaient le courage d'assumer ces paroles ; Puisque c'était comme accepter une force adverse.

- Enchantée Raizen-san. Heureuse d'apprendre que les fuites d'informations ne sont pas toujours déformées par la rancœur..

Tu avais du culot un peu grossier parfois ; mais ton envie d'être honnête passait également par l’ironie dénonciatrice. Peu de gens voire presque pas auraient reconnu en toi un chef légitime ; encore moins la motivation de tes actes.. On avait plutôt tendance à interpréter tes paroles, tes actes, à même parler en ton nom pour que la réalité soit plus cruelle.. plus... en adéquation avec le tyran qu'un état autocratique devait avoir.

La poignée de main se fait de manière ferme ; avec une intensité courte. Ton regard avait bien vite rebasculé vers le reste de l'assemblée. Si l'accord paraissait être donné ; la tension ne s'échappait pas pour autant. Tu les voyais apparaître très clairement ; ces deux camps tantôt de feu et de foudre qui menaçaient d'exploser à l'instant même où il chercheraient à se confronter.

La fusion... était un échec.

La mort s'éclipse, le culot s'incruste ;

- Je serais ravie de vous faire la visite.. Même si vous connaissez probablement presque autant voire mieux que moi les lieux... Sazuka-san

Tu te refusais à l'appeler Raikage. Pas maintenant. Pas ainsi. Pas tant que ton cœur n'était pas parfaitement serein à l'idée de confier ce village meurtri à quelqu'un qui s'était autoproclamé. Un sourire immense remonte des joues d'ordinaire plates; tes yeux se ferment à moitié. Il y a une sympathie morbide dans cette proposition.

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Meikyû Raizen
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Mer 10 Juin 2020 - 4:09

Alors que Raizen tendait la main vers ce qui représentait possiblement le début d’un vent nouveau, quelques rires éclatèrent en cet instant faussement solennel. Que ce soit Sharrkan ou la femme aux cheveux aubergine, tous deux relâchaient un certain cynisme dans leurs paroles chapeautées par un ressenti aussi vif que cru. Pourtant, cette sensation était bel et bien vivante. Suffisamment puissante pour lui arracher un violent pincement au coeur, il voila temporairement ses émotions le temps de terminer cette poignée de main.

Sous un aspect, il les comprenait. Après tout, il était normal de réagir de la sorte après 1 an d’exil, surtout lorsqu’on se faisait traiter de couard sans forcément avoir une seule idée de ce que pouvait représenter le fait de fuir son village pour ne pas y déclarer une nouvelle guerre, qui cette fois-ci aurait été encore plus sanglante. Après tout, en tant que conquérant, il était beaucoup plus facile de combattre et juger ce qu’il se passait à l’extérieur puisque ça n’affectait en aucun cas le noyau représenté par la maison mère. Encore une fois, c’était quelque chose que Kosuke semblait oublier. Toutefois, il serait utopiste de croire que tous pouvaient être alignés et contrairement à ce qu’en pensaient plusieurs, Raizen n’était pas si utopiste que cela… loin de là.

La preuve se fit grandement apparente alors qu’il n’eut aucune réaction flagrante au regard de la Kumojine au rire éclatant. Au contraire, sur le moment, ses iris devinrent aussi sombres que la nuit. Dégageant une soudaine aura sinistre, c’était justement ce que Raizen détestait, le symbole que cette roue ne cesserait de perturber le monde. C’était aussi la raison pour laquelle il comprenait les motifs motivant l’homme au chapeau de vouloir anéantir cette terre comme ils la connaissaient. Bien que plusieurs éléments seraient différents s’ils étaient tous sous la même bannière comme le stipulait le rêve Hijine, n’était-ce pas déjà le cas? Après tout, ils étaient tous humains pour la plupart. C’était justement ce phénomène qui causait ce genre de cycle et ses répétitions. En effet, le fait d’être humain et de dépendre de ses émotions, de sa réalité en tant qu’individu sans pour autant avoir des aptitudes suffisamment altruistes pour avoir un certain équilibre était délicat. C’est justement pour cette raison qu’il fallait s’en débarrasser. Or, effacer des réflexes humains qui subsistaient déjà depuis des centaines d’années était utopiste. Ils devaient trouver un autre moyen.

-Le cercle existera tant que nous continuerons de le nourrir par notre ressenti, notre haine et nos meurtres... Nous n’avons rien à y gagner, surtout qu’il y a des choses plus importantes qui nous menacent en ce moment…

Terminant sur cette brève phrase qui voulait en dire beaucoup, Raizen avait évité d’entrer dans les détails. Au regard des récentes déclarations, communiquer l'existence des Dieux à tout le monde ne causerait qu'un lot important de panique. Pourtant son regard était excessivement sombre. Frôlant la limite de la violence, le corbeau relâcha ses traits, temporairement crispé pour revenir à lui-même. Il comprenait cette femme, mieux qu’elle le pensait même. Toutefois, son type de réaction était similaire à ce que les Teikojins avaient surement ressenti à un certain moment. Pour une fois qu’ils avaient l’opportunité de remettre une situation sur un semblant de stabilité, ce n’était pas le moment de tourner le tout en bain de sang, pas après tant de perte de parts et d’autres. Pour la plupart des gens, reprendre Kumo pacifiquement avait été considéré comme un rêve, une fantasmagorie qui venait pourtant d’être possiblement réalisée. Le réalisaient-ils ? Autant la fierté était une arme puissante, autant c’était un violent poison que plusieurs acceptaient de savourer. Pourtant, ce même poison n’avait causé que du chaos pour le moment et n’était pas la solution, surtout pour des gens qui n’avaient trouvé aucun remède à ce sujet.

Lâchant un soupir alors que sa poignée de main avec Rie s’était interrompue de manière assez fluide, Raizen fut surpris que Kosuke prenne le large sans elle. C’en était même intéressant…

Portant dès lors une attention particulière sur le comportement de Sazuka, Raizen eut un léger sourire. Cette femme était impressionnante. Ainsi, il doutait que qui que ce soit ose remettre en question leur présence au sein de Kumo. Tout comme ils étaient revenus après un an en dehors du village, ils avaient pourtant redonné espoirs à une nation suffisamment forte pour tenir le coup. Sans la résilience des Kumojins, il n’y aurait plus de Kumo que ce soit du côté des Fukkatsujin ou des citoyens. Après tout, ils ne formaient qu’un. Oser défier cette union à ce moment clé serait l'équivalent de cracher sur les valeurs Kumojins, ni plus, ni moins. Quelle que soit la haine, qui nourrissait leurs états d’âme, il espérait à titre de Kumojin originaire de Kaze qu’ils sauraient la transformer en puissance et en ambitions futures, pour un meilleur avenir, pour Kumo et pour la renaissance de cette famille dont ils faisaient tous partie... Or ce n’était pas pour autant que les prochains mois seraient réconfortants… au contraire. Renverser 1 an de traumatisme d’une société qui avait changé et été traumatisée ne serait pas chose facile et la meilleure personne pour le savoir était cette régente. Que savait-elle qu’ils ne savaient pas ?

-Pour avoir de la rancoeur, ne faut-il pas avoir de coeur ? À ce stade, je finirais même par être porté à croire que vous vous êtes attaché à cette nation de «sans-coeur» Rie-san ?

Faisant preuve d’autant de répartie, son regard était pourtant dénué de critique. Il se contentait surtout de répondre avec légèreté. À quoi bon faire preuve d’orgueil dans ce genre de situations ? S’il avait appris à vivre le pseudo rejet de Sazuka, ce n’était pas des commentaires anodins qui pourraient le blesser… haha

-Je pense toutefois qu’il serait intéressant de confirmer ces fameuses fuites un peu plus tard lorsque l’agitation se sera calmée. Pour le moment, j’espère que vous n’avez pas refait le portrait du village…

Effectuant un léger signe de révérence, Raizen ne comptait pas en rajouter davantage sur les mots de Sazuka. Après tout, il était aligné avec elle et tenait à ce que sa parole soit respectée. Ainsi, il comptait veiller à ce qu’elle ne se fasse pas assassiner maladroitement sachant que rester au milieu de tous ces gens sans l’homme qui se révélait être possiblement un protecteur révélait soit une confiance phénoménale en ses aptitudes de shinobis, un cran démesuré, des envies suicidaires ou quelque chose de plus fort. Quelle était la réponse ? Seul l’avenir le révèlerait.

Pour le moment, ils avaient un village à sécuriser. En dehors des possibles villageois qui désertaient au regard des récentes paroles de Sazuka et des possibles Kumojins qui critiquaient intérieurement le calme du corbeau, Raizen avait mieux à faire.

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Kao Kan
Kao Kan

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Mer 10 Juin 2020 - 11:47
Lorsqu'il avait entendu la rumeur que quelque chose d'intéressant se passait à l'Arche Grise, Kao Kan s'était dépêché de traverser le village pour voir ce qu'il s'y passait. Est-ce que c'était le Fukkatsu qui rentrait enfin ? Si c'était le cas, il ne pouvait absolument pas rater ça ! Le coeur battant la chamade, il arrivait enfin devant le petit groupe rassemblé ici, se frayant un passage parmi la foule de curieux comme lui. Par contre, il ne s'attendait pas vraiment à tomber sur la Régente. Son visage se fendit d'un grand sourire et il s'approcha d'elle comme s'ils étaient de vieux amis.

- Ohé, Madame la Régente-sama ! Vous êtes restée avec nous ? Vous allez devenir une vraie Kumojine ?!

Sa bouche marqua un "O". Si tout le reste du Teikoku était parti mais que la Régente était restée, c'était que finalement, elle aimait beaucoup Kumo. Son sourire niais réapparu sur ses lèvres.

- Au fait, je suis Kao Kan ! Je vous avais envoyé une lettre après l'examen, vous l'avez reçue ? C'est pas grave si vous n'avez pas répondu, mais je voulais juste savoir si vous l'aviez eue...

L'électrique l'avait déjà précisé dans sa lettre, parce qu'il savait qu'elle était très occupée, mais il ne voulait pas qu'elle se sente mal de ne pas avoir répondu. Par contre à cause de ça, il n'était pas sûr que la lettre soit arrivée à destination, surtout avec tous ces méchants soldats du Teikoku...

Puis, il observa un peu plus son environnement, et particulièrement les gens présents ici. Il ne savait pas trop si c'était à cause de leur incroyable charisme ou... des capes semblables qu'ils portaient tous, mais il était presque sûr de l'identité du groupe. Ses yeux s'écarquillèrent et de petites étoiles étaient clairement visibles à l'intérieur.

- Vous êtes le Fukkatsu ? Le vrai de vrai ?! Woaw, c'est trop trop cool !

Lorsqu'il avait eu le tract entre les mains, il avait demandé à tout le monde de lui décrire celle qui était la Yondaime Raikage. Comme ça, quand elle serait là, il était certain de ne pas la manquer. Du coup, il n'eut aucun mal à la reconnaître. Se sentant d'un seul coup tout petit, il se rendit compte que même s'il avait souvent imaginé ce moment, il avait oublié de prévoir comment réagir.

- Uh... Uh... Raikage-sama !

Le blondinet posa un genou à terre et ferma les yeux très fort quelques secondes. C'était comme ça qu'il fallait faire, non ?

- Bienvenue à la maison, Raikage-sama ! Il se releva. Je suis Kao Kan, Genin de Kumo et uh... je vous supporte depuis que j'ai vu le tract !

Il lui adressa un sourire assez sincère et éclatant pour éclairer Kaminari pendant toute une année. Kan s'approcha de Sakuza, et, les mains en coupe autour de sa bouche, il lui chuchota fièrement :

- Je fais même partie du noyau dur de la Résistance ! Si vous voulez, je peux vous raconter tout ce qui s'est passé !

Il n'avait aucune idée de ce qui était arrivé ici, ce qui s'était dit, et il ne savait absolument pas que Kumo était officiellement libéré. Mais en tout cas, une chose était sûre pour Kao Kan : c'était un des plus beaux jours de sa vie.

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