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Réconciliation sous le signe d'un diluvien débordement, car la nuit est longue et pleine de plaisirs. [Ft. Kappa Tengoku]

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Ven 29 Mai 2020 - 8:38


La lettre de Tengoku:
 



Par tes mots soyeux, je viendrai à toi, réconciliation.
Une journée suivant les événements de la brasserie Idoki, fier établissement ayant pignon sur rue au niveau de l’artère commerciale principale de Kumogakure no Sato. Non, peut-être deux jours, m’enfin, cela importait peu. Les yeux humides, fixés sur le bout de papier qu’un Panda venait de m’envoyer, je relisais pour la je-ne-sais-combientième-fois les doux mots qui y étaient inscrits, me remémorant péniblement ces instants de crise juvénile au restaurant cité plus haut, ce diluvien débordement, vive explosion d’émotions trop longtemps contenues, ainsi que cette femme qui m’avait bousculé à la sortie, accompagnée par son toutou de saurien. Avait-elle causé des dégâts au bar, avec sa bestiole, ou pire, arraché ne serait-ce qu’un cheveu de la tête de mes trois ‘amis’ genins présents sur les lieux? De toute évidence, cela n’avait pas été le cas, voyant cette lettre de Tengoku entre mes mains. Ouf !


« Je suis soulagée d’avoir ta lettre, Tengo... » chuchotai-je à moi-même, d’une voix à peine inaudible, avant de ranger le mot quelque part dans mes affaires.


Je dois vous avouer qu’au lendemain de cette funeste et humiliante journée, une fois le pied et la prothèse revenus sur terre après une nuitée de sages conseils (Ne dit-on pas que la nuit porte conseil ?) provenant de mes songes, j’avais aussitôt regretté la dureté et la manière dont la pathétique scène s’était déroulée, devant public et tout. On se serait cru dans l’un de ces répugnants romans d’amour, drame à l’eau de rose presque comique, en vogue chez les adolescents de notre époque - ou pas. Aussi pris-je donc la décision de faire suite à son offre de réconciliation, décrite sur le papier reçu, en allant discuter auprès de lui, à son appartement, en faisant bien attention aux informations relatives à l’adresse d’expédition de la lettre. Je devais me rendre tout au sud du village de Kumo, dans les quartiers résidentiels populaires de la cité. Il était en réalité tout près, dites donc ! Chouette. J’irai le voir, dès ce soir, comme convenu par écrit.

Je me préparai donc, enfilant sans attendre ce qui me tomba sous la main, rien de particulièrement extraordinaire ou d’encombrant, des vêtements quotidiens, bref, au cas où la soirée se terminerait promptement, à l’image du précédent rendez-vous qui s’était voulu galant. Ah non, je n’allais pas y mettre autant d’efforts pour que ceux-ci soient gâchés à peine la porte traversée, voyons ! N’y voyez pas de la rancœur ou de l’appréhension, non-non, c’était-là, en réalité, que le résultat d’une Natsumi fatiguée, bien trop las depuis son pandaesque conflit pour porter une attention aussi soignée à pareille parure inutile. Bien entendu, je ressentais toujours des sentiments (rougissements et palpitations en accompagnement, garçon !) pour le charmant Tengo, son coéquipier au sein de l’équipe dirigé par le chûnin, Nakamura Syoto, et, avoir eu plus d’énergie, j’aurais sans l’ombre d’un doute enfilée les plus impressionnants de mes atours. Je voulais bien paraître à ses yeux, oui, mais aujourd’hui, c’était de trop. Enfin.

Je quittai l’appartement alors que le soleil venait de livrer son assaut final contre l’envahisseur lunaire. Les faibles rayons qui lui restaient, vaincus par la surpuissance obscure, subissaient ironiquement leur propre crépuscule, disparaissant à l’horizon dans un calme plat, un calme engendré par le départ de troupes hijines de notre village annexé. Je pu tant bien que mal me diriger dans cette pénombre nouvelle grâce aux indications laissées par la lettre de mon cher ami. Malgré la courte distance qui me séparait de l’appartement, les routes étant ce qu’elles étaient dans l’obscurité, ç’aurait été facile de s’égarer et de déboucher autre part. Surtout pour moi, maladroite comme j'étais, je vous le jure.

Je vis enfin ce qui me sembla être le bon bâtiment, sur la bonne rue, au bon endroit. Bien, il n’avait donc pas bougé depuis la rédaction du message du beau Kappa. Une chance, hein ! Je m’arrêtai un court instant devant sa façade, un soudain malaise prêt à me faire fuir à toutes jambes dans la direction opposée. Non, Natsumi, calme-toi, tout ira bien entre vous. Vous allez vous expliquer et la soirée sera parfaite, pensai-je. Une ou deux respirations plus tard, j’entrepris de gravir les escaliers intérieurs - chose rare, me dis-je, dans ce Kumo féodal - menant au logement précis où résidait Tengo. Devant la porte, je figeai de plus belle, non pas à cause de l’angoisse, cette fois-ci, mais parce que mes narines détectaient un savoureux arôme émanant du cadrage. Hmm... qu’avait-il bien pu préparer, pour notre rencontre ? J’allais bientôt le savoir. Je toquai, un coup, deux coups, trois coups, puis attendis qu’il m’ouvre. Des bruits de pas qui s’approchaient... Ah ! Le voilà, qui ouvrait. Gênée, je détournai le regard, évitant de croiser ce qu’on disait être le reflet de l’âme. Je le saluai, timidement :


« J’ai... j’ai reçu ta lettre, Tengo... Je suis là. J’espère... j’espère que tu vas bien. Je peux... entrer ? »
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Sam 30 Mai 2020 - 12:56


C’était le grand jour. Tengoku se leva tôt, comme à son habitude, même s’il s’était réveillait plusieurs fois dans la nuit. Cette rencontre avec son amie l’angoissait. Etait-ce parce qu’il la recevait directement chez lui ? Il l’ignorait.

Il ne put avaler son petit déjeuner habituel. Son ventre était comme noué. Il s’étonna lui-même de tout le stress que pouvait engendrer ce rendez-vous. Alors, qu’au final, elle n’allait peut-être même pas venir. Il ne préférait ne pas y penser et partit en direction de la place du marché pour faire ses achats du dîner.

Il voulait préparer le meilleur pour Natsumi. Le problème était qu’il cuisinait pour lui des repas nourrissants mais peu ragoutants. Il se fichait que la nourriture est du goût tant qu’elle lui donnait les nutriments qu’il voulait. C’est pourquoi il emprunta un livre de cuisine la veille à la bibliothèque. Il fallait oublier les nouilles, elle devait en manger bien assez à son restaurant. Alors il choisit quelque chose de simple mais qui pouvait être sophistiqué également : un bento. Les terres Kaminariennes permettaient une grande diversité dans le choix des aliments et ce type de plats composés de diverses denrées conviendrait parfaitement. Un plat chaud la réchaufferait bien et il aurait plus qu’à réchauffer son cœur par la suite, pour qu’elle fonde dans ses bras. Tel était son plan (machiavélique ?).

Il se rendit alors dans la meilleure poissonnerie, il y resta une bonne heure essayant de se faire comprendre pour avoir ce qu’il voulait. Il souhaitait suivre scrupuleusement la recette à la lettre mais quand le poissonnier lui tendit un gros poisson entier qui le regardait de son air globuleux Tengoku ne put réprimer un :

« Que voulez-vous que je fasse de ça ? »

Regarda-t-il le vendeur incrédule qui lui répondit.

« Voulez-vous que je lève les filets ? » D’un air serein.

« Les quoi ?! Je ne sais pas, mais il m’en faut 600g prêts à cuisiner ! »

Enchaîna Tengoku un peu déjà agacé par cette longue journée qui commençait à peine.

Il continua sa matinée comme ça, à courir de magasin en magasin en essayant de trouver tous les ingrédients de sa recette. Il rentra chez lui, exténué. Il se posa quelques minutes sur son lit en regardant le plafond, songeur.
« Commander… C’est bien aussi ? » Se chuchota-t-il.

Mais il se leva en sursaut. Non ! Il se devait de faire un effort pour son invitée spéciale. Il fallait lui faire un délicieux repas préparé avec… Tendresse.

Il se mit alors aux fourneaux tôt en début d’après-midi pour être sûr de finir à temps. Il suivit à la lettre les instructions de la recette qui lui semblaient très peu précises. Cet après-midi fut placé sous le signe de l’énervement.

« Mais combien de temps la cuisson ?! »

‘’Jusqu’à que ce soit cuit à cœur’’ c’était marqué. Mais ça ne voulait rien dire pour Tengoku. Plus il s’énervait et plus il faisait n’importe quoi, sans s’en rendre compte.

« Ça veut dire quoi feu moyen !! Bon sang de bon soir !!»

C’était un homme de logique et pour lui les termes approximatifs ne signifiaient pas grande chose.

Au final, il réussit à finir les deux bentos, il tenta de faire une belle présentation, comme celle du livre. Bon, là, il avait des yeux et n’était pas dupe. Ça ne ressemblait à rien à celle du livre. Tout comme tous ses préparatifs son plat était très approximatif. Mais il se dit que le gout rattraperait sans doute la présentation. Oui ! Il ferait mouche grâce à cela ! Il en était persuadé.

Il vu le soleil timide se cacher derrière les montagnes et il n’était pas encore prêt ! Il nettoya rapidement le plus qu’il put de son plan de travail et empila la vaisselle dans l’évier. Il se dépêcha de se préparer pour améliorer son odeur corporel car la journée l’avait bien mit en sueur. Il s’habilla comme à son habitude car il n’était pas très branché mode et préférait avoir des mouvements où il se sentait à l’aise. Il fallait pouvoir se mouvoir facilement à n’importe quel moment en tant que Shinobi. Ou alors c’était une excuse pour dire qu’il n’avait aucun goût vestimentaire. Qui sait ?

A peine prêt qu’il entendit toquer. Il eut un sursaut, panique, que faire ? Elle était là, derrière la porte. Elle avait répondu à son appel, il en était déjà tout réjoui mais le stress c’était décuplé en une micro seconde. Il prit son courage à deux mains et se dirigea vers la porte bien plus lentement qu’il l’aurait cru. Ses jambes étaient lourdes, comme si la gravité avait augmenté.

Il ouvra, c’était elle. Habillée plus sobrement que ce qu’il avait déjà pu voir comme par exemple lors de leur dernier rendez-vous raté. Peut-être qu’elle n’était là que pour lui dire qu’elle ne voulait plus le revoir finalement ? Néanmoins, Tengoku ne put s’empêcher de la trouver encore plus belle que chaque fois qu’il avait pu la voir. Elle demanda directement d’entrer, avec sa voix caractérisait par son habituelle timidité. Qu’elle était mignonne cette fille, à croquer.

Le stress comme disparut, à la vue de son amie, il l’a pris dans ses bras par reflexe sans daigner lui répondre. Il la serra contre lui, une main dans le creux de son dos et une autre derrière sa tête, dans ses cheveux. Il l’a fit rentrer en la gardant contre lui puis recula sa tête pour la regarder dans les yeux. Elle semblait sans doute gênée. Il lui déposa en suite un doux baiser sur une joue et y reste quelques secondes. Proche de sa bouche pour lui montrer que cette bise était plus qu’amicale. Afin de ne pas la gêner plus qu’elle ne devait l’être il s’écarta d’elle et lui répondit enfin.

« Je suis content que tu sois venue. J’ai préparé à dîner. Si tu as faim on peut passer à table directement ? Assis toi donc là. »

Termina-t-il en indiquant une jolie table en bois de forme carrée qu’il avait spécialement dressé pour l’occasion. Deux belles bougies achetées le matin même qui éclairaient de leur faible lueur la table où l’on pouvait apercevoir un joli set et diverses décorations. Dont des pétales de roses d’un rouge qui n’était pas s’en rappeler la couleur du sang.
Tengoku, un peu gêné, détourna le regard et tourna le dos pour aller chercher les plats qu’il avait gardé au chaud. C’était la première fois qu’il faisait de telles choses pour une fille et il trouvait que c’était peut-être un peu trop. Il n’osait pas regarder la réaction de la jeune femme.

Dans le coin cuisine il engagea la conversation pour briser la glace et changer de sujet.

« L’autre jour, je voulais te rattraper mais tu me croiras jamais ta maladresse m’a encore une fois contaminée. J’allais pour sortir mais j’ai renversée la bouteille d’une lieutenante qui venait de rentrer. Elle était contrariée et me bloqua le passage avec le reptile qui l’accompagnait. Etant pressé j’ai vite coupé court je me suis excusé et j’ai payé pour les dégâts puis je suis partit. Mais tu étais déjà loin. »

En finissant sa phrase il arriva au niveau de la table et déposa le plat de Natsumi devant elle.

« J’espère que ça te plaira, j’ai tout fait moi-même » Dit-il, fier de lui.

Le bento était composait de plusieurs compartiments. On pouvait y voir un poisson grossièrement coupé avec une sorte de croute noir sur le dessus. Une bouillie blanche difforme qui devait être du riz avec des morceaux d’algues noir posaient çà et là. Les autres compartiments étaient composés de diverses légumes qui luisaient à la lumière des bougies. Pour finir, une petite sauce rouge venait compléter le tout à côté, dans un petit ramequin.

« Tu as vu ? J’ai fait des pandas avec le riz. »

Dit-il avec un grand sourire en regardant Natsumi pour attendre toute réaction positive de sa part.


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Dim 31 Mai 2020 - 15:08




Bon appétit !
À la carte : Bento de pandas et dessert fourré à la Tengoku, Une spécialité de la maison.
Et sans attendre, la porte à peine entrouverte, voilà qu’une bête féroce sauta sur moi. Vlam ! En deux temps, trois mouvements, je me retrouvai blottie contre le corps du Tengo, dans une chaleureuse et inattendue étreinte empreinte d’émotions aussi vives que surprenantes. Ouah ! Mais, il avait quoi, le panda, pour bondir ainsi? Je restai figée, presque choquée par ce qui venait de se produire subitement, à la vitesse de l’éclair. Il avait préparé un nouveau jutsu spécial capture de Natsumi, ou quoi? Je sentie la douce pression de sa main dans le creux de mon dos et de celle agrippant l’arrière de mon crâne, les doigts au travers de ma brunette chevelure, un contact qui se voulu à la fois rassurant pour moi, mais aussi baigné par une tendresse à peine cachée de la part de mon compagnon. Malgré mon importante timidité sur le coup - et le rougissement, non, impossible de passer à côté de cette réaction -, je me sentis très vite confortable au milieu de ces bras musclés, réconfortée, rassurée, protégée par un être qui, je le compris, je crois, enfin, voulait d’abord et avant tout mon bien, autant physique que psychologique. Je lui rendis son étreinte, puissance mille, des larmes s’échappant du coin de mes yeux, ma (faible) poitrine pressant au maximum sur le torse du charmant garçon, m’assurant qu’il comprenne bien que je désirais... plus. Bon oui, une étreinte de mouche, même multipliée, ce ne pouvait être que peu perceptible, mais l’effort y était, hein, croyez-moi sur parole !

D’un mouvement un peu particulier, peut-être même sensuel, une sorte de valse improvisée quoi, Tengoku m’entraîna avec lui à l’intérieur de son appartement, puis, s’éloignant quelque peu, m’observa un tantinet, passionné, et me fit la bise comme pas deux, intensément, efflorant de justesse, au passage, mes lèvres légèrement écartées par l’effet de surprise de la scène. Rouge tomate, les yeux encore humides et fixant le sol, de toute évidence, gênée par une proximité si soudaine, si intime, je restai comme paralysée, l’espace d’un instant, considérant l’action prochaine à exécuter. Un second câlin? Trébucher dans son entrée? M’enfuir en courant ET trébucher? Embrasser Tengoku? Oui ! Enfin, non. Pas tout de suite ! Je veux dire, peut-être. Éventuellement, plus tard dans la soirée, ou avant de partir, ou pendant le repas, ou encore le dessert, ou oui, non, toutes ces réponses, sans opinion, autres... (Merci d’avoir participé au sondage !) Bon. Il s’écarta enfin, une première depuis mon arrivée, je vous le jure, avant de m’adresser la parole et de me proposer de passer à table.


« Oh euh... oui... euh... je veux bien. »


Il avait, mais je vous le dis, mis le paquet pour se faire pardonner. Ambiance tamisée, le duo de bougies, les pétales de roses plongés dans le sang de ses ennemis, les décorations, non mais oh ! Un peu plus et il m’aurait décroché la lune, ce Tengo(beau)ku. C’était mignon, quoiqu’un peu trop, pensai-je en silence, intimidée par autant d’attention à mon endroit. Je n’avais pas l’habitude d’être ainsi choyée par des proches – sauf peut-être avec ma meilleure amie –, encore moins par un jeune homme avec qui, je m’en doutais un peu maintenant, je partageais des sentiments amoureux. Je pris place à la table alors que le Panda se dirigeait vers la cuisine, rompant le silence qui venait de s’installer entre nous, visiblement tout aussi mal à l’aise que moi, m’expliquant qu’il avait voulu me rejoindre après le drame de la brasserie. Il en avait cependant été empêché, me dit-il, par une Lieutenante de l’Empire, la femme effrontée qui m’avait bousculé sans doute, après avoir commis une natsumienne maladresse. Curieuse, je ne pus me retenir de le questionner :

« Une... une Lieutenante ? C’est... c’est celle avec qui j’ai fait un face-à-face, non? C’était son crocodile, à l’entrée ? Elle... elle t’a fait quelque chose, tu vas bien, j’es-j’espère? Comment... comment c’était dans la brasserie, après mon... bah.... Tu vois ? » demandai-je, inquiète pour la santé de mon coéquipier. Je m’interrompis, quelques secondes, Tengoku déposant sur la table les plats préparés lui-même dans la journée. Une brouillonne tentative de confection de bentos, oui, mais l’intention, les efforts y étaient et cela me fit sourire, rayonnante, les yeux pétillants et les joues rosies. Une bonne comédienne hein, la Natsumi ? Fine diplomate – J'avais appris du meilleur, je poursuivis, complimentant d’abord son... chef-d'œuvre culinaire. « Oh, Tengo, c’est... c’est... je suis touchée. (Tentative de détournement de l’attention, vous n’y voyez que du feu !) Tu... tu as tout fait ça pour moi... Sinon, euh... j’espère ne plus jamais avoir affaire à la Lieutenante et à son... toutou ? Elle... Ils m’ont fait peur... »

Tâtant la visqueuse substance se voulant être un savoureux mélange de... riz (?) et d’algues... Je relevai à moitié la tête en direction de mon ami, qui, tout fier de ses... pandas (?), guettait une quelconque réaction positive sur mon visage. Je ne le fis point attendre et mimai un timide sourire, ponctué d’un hochement de tête affirmatif. « Tu... tu es un vrai chef, Tengo ! » Oui, oui, c’était magnifique, magnifiquement préparé avec beaucoup d’amour, beaucoup-beaucoup d’amour (Mon mantra, c’est ce que je me répétais, intérieurement, j’y croyais). Je pris une bouchée, de légume, cela dit, avant de lancer LA conversation qui était, en fait, le seul et unique but de ma présence ici. Avec un certain malaise, je pris parole, les yeux humides :

« Je... Je voulais te dire... je suis désolée pour ce que j’ai pu dire l’autre jour... Devant tout le monde, en plus. Tu... Tu méritais pas ça. Je... je me suis sentie comme exploser, j’ai dit des choses dont j’aurais dû te... te parler avant, en privé. » Prenant une courte pause pour calmer la montée d’émotions qui menaçait de m’emporter, j’avalai un morceau de poisson louche – qui fut, ma foi, meilleur que je l’aurais cru, bravo Panda ! - et observai Tengoku discrètement. Je lui saisis alors la main, tendrement, mais avec une touche de fermeté, pour illustrer la tension qui m’avait habitée. Je poursuivis : « Dans ta lettre... tu disais que tout ça avait réveillé des... des choses... en toi ? Tu veux... tu... tu veux m’en parler? »

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Merci au beau Goz' pour le vava et à Aimimii pour la signature! <3
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Mar 2 Juin 2020 - 9:59


Comme toujours après chaque contact, chaque rapprochement physique, la jeune femme devenait rouge. Ça commençait au niveau des joues puis s’étendait sur tout le visage comme une gangrène. Quant à Tengoku, ce dernier commençait à s’habituer à cette proximité avec son amie. Ça lui donnait un large sourire qui pouvait se lire sur son visage mais les rougeurs étaient d’un autre temps. Mais, si de l’extérieur on ne pouvait rien en déduire, si l’on pouvait voir ce qu’il se passait à l’intérieur ce serait bien différent. Plus il était proche d’elle et plus son cœur s’emballait, une véritable tachycardie. C’était tel qu’il ne pouvait presque plus s’entendre penser tellement que son cœur jouait des cymbales à l’intérieur.

Comme à son habitude, elle accepta son invitation à s’installer, timidement. Comme Tengoku s’y attendait, elle semblait gênée par toute cette attention à son égard. Tel un lapin qui serait perdu au milieu d’une meute de loup, elle ne savait plus où se mettre. C’est vrai que ce devait être la première pour elle qu’un garçon s’occupe d’elle de cette façon. Comme c’était la première fois pour lui qu’il s’occupait d’une femme de cette manière. Mais ce n’était pas n’importe qu’elle fille. Elle comptait beaucoup à ses yeux même si elle ne le savait peut-être pas encore.

Elle était tout sauf à l’aise, ça s’entendait encore plus dans sa façon de parler. Tengoku s’en voulait déjà un peu de ne pas réussir à faire en sorte que son amie se détende. Peut-être en avait-il trop fait, finalement ? Il continua alors sur le même sujet, l’atmosphère allait peut être se détendre d’elle-même.

« Oui une Lieutenante, comme Chôkoku Tomoe qu’on avait croisait la dernière fois sur la place du village… »

A la fin de cette phrase il se dit peut-être, un peu trop tard, qu’il n’était pas judicieux de rappeler ce moment qui avait failli mal tourner.

« C’est la troisième lieutenante que je croise depuis mon arrivée à Kumo, est-ce vraiment une chance ? A chaque fois elles ne sont pas commodes, non ? Même coincées j’ai envie de dire ahah. »

Encore une tentative désespérée de faire retomber la tension qui semblait peser sur la jeune Kunoichi. Il se disait qu’une petite blague envers ces femmes militaires ferait peut-être rire sa jeune amie. C’était humain, après tout. La critique de l’autre permettant toujours d’oublier ses propres problèmes.

« Alors, dis-toi que justement c’est son crocodile qui m’a bloqué le passage à la sortie. Elle voulait que je m’excuse et paie pour la bouteille renversée. Ce que j’ai fait bien sûr, tu me connais. Mais elle ne m’a rien fait, ne t’inquiète pas. Par contre, elle a failli attaquer Ikari qui semblait n’apprécier guerre le fait qu’elle t’ait bousculé. Mais, au final, c’est une autre femme qui est arrivée pour calmer définitivement la situation. Une autre Shinobi au vu du brassard qu’elle portait. Mais je n’en sais pas plus car je suis sorti dès que possible pour essayer de te rattraper. Au final je ne t’ai pas suivi jusqu’à chez toi… Je me disais que tu avais peut-être besoin d’être seule pour réfléchir. Mais maintenant nous sommes là, seuls, on va pouvoir discuter de tout ça si tu veux. »

Elle semblait tout autant gênée lorsqu’il posa son plat devant elle. Etait-elle si touchée que ça par l’attention que lui portait le rouquin ? Ça devait lui faire plaisir qu’un homme prépare un si beau repas rien que pour elle. Et elle travaillait en restaurant, alors Tengoku avait mis la barre haute ce soir-là. Ce qui l’étonna fut une tentative de changement de sujet de la part de la jeune femme. Est-ce que de telles attentions étaient autant gênantes ? Ou y avait-il autre chose ?

« Ce n’est qu’un repas, ça ne m’a pas pris longtemps, ne t’inquiète pas et mange. » Dit-il sans cacher une once de fierté.

Mais ce n’était que mensonge, ça avait un calvaire pour lui de préparer tout ça. Alors il espérait bien qu’elle apprécierait ce repas à sa juste valeur. Il s’assit également, en face d’elle. Il fallait bien qu’il savoure son œuvre, lui aussi. Néanmoins, il n’avait toujours pas faim. Son estomac était toujours noué à cause de la présence de la jeune fille. Même un petit pois n’aurait pu passer. Il prit tout de même une bouchée, il fallait se forcer. Il attaqua dans ce qui semblait être… Les pandas de riz ? Il ne savait même plus. Il mit à sa bouche et regarda Natusmi, la bouche restant fermée sur les baguettes dans un court silence qui en disait long. C’était immonde ! Il le cria dans sa tête. Tout ce travail pour cet atroce mélange de gout et texture sortie d’outre-tombe. Mais pourtant son invitée du soir gardait le sourire et disait que c’était bon.

« Merci Natsu mais… Ce n’est pas bon non ? »

Il posa les baguettes sur la table, si déjà il n’avait pas faim la qualité de son dîner n’améliora pas les choses. Mais, surtout, il avait plus important à penser. A son grand étonnement Natsumi fit le premier pas et attaqua le sujet important. De plus, elle prit tendrement sa main. C’était rare qu’elle fasse un tel rapprochement d’elle-même et vu comment elle serrée sa main Tengoku avait l’impression qu’elle lui disait : je te veux. Tengoku, secoua un peu la tête essayant de reprendre des pensées seines et cohérentes avant de lui répondre.

« Tu n’as pas à t’excuser je t’ai fait une petite crise de jalousie injustifiée. Mais tu parlais de quelque chose que j’avais dit lorsque l’on a rencontrait Syoto ? Tu sais, si tu parles du fait que j’ai dit que seule la puissance compte en ce monde c’était pour le berner. Il faut savoir cacher son jeu pour surprendre son adversaire et si jamais je devais l’affronter qu’il me prenne pour un bourrin m’aiderait beaucoup à prendre l’avantage. Mais si ce n’était que ça tu aurais dû m’en parler avant. Pour le reste… »

Elle évoqua sa lettre et le fait qu’il disait avoir des choses à avouer. Il n’oubliait pas non plus qu’elle avait parlé de sentiments au bar justement et il entendait bien en apprendre plus concernant ces derniers. Il se leva pour se mettre derrière la chaise de Natusmi, elle était encore trop tendue. Toutes ses phrases étaient saccadées, elle restait toute timide.
Dans son dos, il mit ses mains sur ses épaules et commença à la masser, tendrement.

« Essaie de te détendre, Natsu. Tu peux parler à cœur ouvert avec moi tu sais ? »

Il prit une grande inspiration comme pour essayer de trouver le courage de dire la suite.

« Mais si je dois t’ouvrir le mien avant, pour te donner confiance… Oui, effectivement, quand je t’ai vu dire à Ikari qu’il était mignon devant moi ça m’a mis hors de moi. Depuis Hidshu, je ne fais que penser à toi… Même avant, depuis ma première rencontre avec la maladroite serveuse du Panda Unijambiste. Chaque jour je pense à toi, et chaque fois que tu es là je suis content. Et quand tu es proche de moi… Mon cœur s’emballe. »

Comprenait-elle ce qu’il essayait de dire ? Il n’irait pas plus loin pour le moment. Peut-être qu’au final il se trompait et qu’elle ne voulait qu’être amie avec lui ? Il attendait qu’elle en dise en peu plus avant de se dévoiler d’avantage. En attendant, elle était encore trop tendue. Il le sentait sous ses doigts. Des muscles bien trop raides pour une jeune fille qui venait pour déguster un bon repas et se détendre. Pour le repas, c’était raté. Pour le reste, tout était encore possible.

Sans la prévenir il lui retira l’élastique qui tenait sa queue de cheval puis passa ses mains dans les cheveux de la brune pour lui démêler un peu.

« Je t’ai déjà dit que tu as de beaux cheveux ? » Ajout-il avant de reprendre son massage.

Il continua de masser, assez fermement pour rentrer dans le muscle et le détendre mais tout en gardant de la tendresse. Dans des mouvements qui se voulaient lents, presque sensuels. Chaque fois qu’il appuyait il le faisait comme s’il voulait lui passer un message. Ce massage était pour lui un autre langage que la parole pour lui faire passer ses émotions. Le ressentirait-elle ainsi ? Mais il trouvait que les vêtements entre ses doigts et la peau de la demoiselle étaient un filtre bloquant certaines émotions. Alors il passa ses mains en dessous du haut de la jeune fille pour être directement en contact avec sa peau. Il continua ainsi de masser sa nuque et ses épaules. Apprécierait-elle le contact chaud de ses doigts sur sa peau refroidie par l’hiver ?




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Ven 5 Juin 2020 - 2:13


Le bonheur.
Partager de précieux moments, danser au rythme de douces paroles mélodieuses. Se laisser bercer par l’étreinte de sentiments partagés. Profitons, profitons, car tantôt, nous tomberons, et une ombre, terrible ombre, ensevelira jusqu'à nos êtres, déchus.

Le malaise pesait lourd sur nos âmes amoureuses. C’en était presque épuisant, cette gêne, cette manière d’éviter, de tourner ainsi autour d’un pot prêt à éclater, dans l’attente de découvrir un soi-disant intime secret qui, en réalité, n’avait de mystérieux que les mots à partir desquels il serait exprimé. La crise de la brasserie, au premier abord perçu comme élément destructeur d’une relation jusqu’alors ambiguë, joua pourtant le rôle de catalyseur, un surprenant accélérateur dans la rencontre de deux êtres à la fois si différents en apparence, mais étrangement semblables au fond, presque complémentaires. Et, nous voici, aujourd’hui, ensemble dans la tanière du panda, dévorant sans appétit réel un infecte repas pourtant préparé avec tendresse, discutant, afin de détendre l’atmosphère, de Lieutenants impériaux effrayants ou tout simplement timbrés, dont la femme au crocodile. Le genre de personnes qu’on ne voulait pas croiser par deux fois, ça non. Dans une maladroite tentative d’apaiser les tensions – mon coéquipier se tenait visiblement trop en ma compagnie, ah oui -, Tengoku poursuivit la discussion préalablement débutée, une teinte d’humour ajoutée. Curieuse, à mon tour, je lui répondis :

« Chôkoku Tomoe... hein... Je... Je tâcherai de m’en souvenir. Qui... qui est le troisième Lieutenant, dit-moi? »prononçai-je à voix basse, pour mieux mémoriser cette information et ne pas bloquer l’élan de mon partenaire. Cela me servirait peut-être, un jour. Bien.

Jouant avec le rigolo panda comestible (Mais lequel ? Mystère) à moitié décomposé, je pris une maigre bouchée, silencieuse, qui, cette fois, ah merde, m’obligea à retenir une vilaine grimace, une délectable acrobatie faciale, un bancal équilibre entre le rictus et le sourire, endeuillé par un repas si tristement gâché. Bel effort, Tengoku, mais la réalité, bien cruelle, voire dégoûtante, ne pouvait masquer l’horreur que cette... sympathique préparation culinaire, m’imposait. Après, une fille comme moi, travaillant quotidiennement, ou presque, dans le fameux restaurant familial de nouilles à base de féculant des Harusame, le Panda Unijambiste (offrant le dessert, des éclairs au chocolat, à l’achat d’un plat pour emporter, disponible jusqu’à la semaine prochaine, exclusivement !), était difficilement impressionnable, question nourriture. Ah oui, impossible de m’en passer une p’tite vite, comme disait le paternel en découvrant mon vingtième mauvais coup de la journée, étant gamine.

Cependant, en grande diplomate, je ne voulais froisser mon amour d’en face. Aussi, lui répondis-je, alors qu’il me questionnait sur la qualité de son bento, par ces quelques mots mielleux : « Ah... mais, non, voyons ! C’est... c’est... c’est... délectable. Haha ! As-tu... préparé un dessert, avec tout ça...? Je... je suis certaine qu’il sera tout aussi... délicieux. » tentai-je de prononcer, craignant sa question-piège - à mes yeux - et la suite d’un repas fort désagréable au goût. Ah non, je ne pourrai supporter plus. Or, vomir sur cette table si bien montée en mon honneur, ce serait une fichue honte, croyez-moi ! Je due trouver une solution rapidement, sans attendre : la capture de la main adverse et le questionnement du Tengo (ouaip, je manipule le texte ainsi, forte hein, la Natsumi), habile stratégie de détournement d’attention, même si causée par de sincères sentiments.

« Je... je comprends mieux pourquoi ça... ça ne fonctionnait pas dans ma tête. Tu... tu n’es pas ce genre de personne. Ça... ça me soulage de l’entendre de ta bouche. Je ferai attention pour... t’en parler, avant d’exploser, la... la prochaine fois. Promis ! Haha. »

Ainsi se leva-t-il, le beau Tengoku, se déplaçant jusqu’à l’arrière de ma chaise, sans une explication claire, sans l’ombre d’un mot pour justifier ce qu’il s’apprêtait à faire. Le silence, angoissant, intimidant, combla le vide momentané dans notre discussion. Enfin, un contact au niveau de mes épaules, pourtant empreint de tendresse, me fit tressauter de surprise. Je rougis. Le regain de tension musculaire se dissipa cependant rapidement, démonté mouvement par mouvement grâce au massage bienveillant de mon partenaire. Un peu plus détendue, presque somnolente, je pu encaisser les révélations du garçon, qui, à son tour, m’en révéla davantage sur les sensations et pensées qui l’habitaient. Je sentis l’élastique rattachant ma chevelure en une brunette queue de cheval déserter ses fonctions premières, libérant par le fait même la longue touffe jusqu’alors emprisonné sous le joug du vilain petit objet. Les mains dans les cheveux, puis en contact direct avec la chaude peau de mon cou et de mes épaules. Quel agréable moment. C’était... réconfortant, chaleureux. Ah oui, le parfait bonheur. J’en profitai. J'en profitai comme pas possible, je vous le jure.

« Des... des beaux cheveux? Ah... merci. Et... Ton... ton cœur s’emballe, hein... » chuchotai-je, à la limite de ce qui était perceptible pour l’oreille humaine, des larmes tombant les unes après les autres sur la table, devant moi. Je repris, un ton de voix plus près de la normale, mais tout de même perturbé par l’émotion : « Je... je... je crois que je suis amoureuse... de... de toi, Tengo. Je t’aime, voilà. Depuis la mission à Hidshu, ce qui s’était passé entre nous dans la cabane, et peut-être même... avant... je pense constamment à toi, moi aussi. Tu... tu es important pour moi, Panda. J’aimerais que tu... tu sois encore plus présent dans ma vie. »

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Ven 5 Juin 2020 - 17:57

Natsumi la maladroite, aurait pu en ce jour se nommer Natsumi la mal-à-l’aise, tellement qu’elle ne savait plus où se mettre. Heureusement qu’elle était assise pour le repas car sinon elle aurait déjà fui par un trou de souris.

Son invitée semblait pensive quant aux femmes lieutenant qu’avait pu rencontrer Tengoku. Elle voulait même connaître l’identité de la troisième, ou plutôt première, lieutenante qu’il avait rencontré. A quoi ça pourrait bien lui servir ?

« La troisième est une adolescente de 16 ans qui s’appelle Inuzuka Sakka. Elle est plutôt sauvage... Elle se bat aux côtés d’un loup blanc. Je l’ai rencontré avant de te connaître, celle-là. »

Elle piqua de nouveau timidement dans son plat. Le visage crispé, ses baguettes dans la bouche, il était clair que quelque chose n’allait pas. Elle mentait. Elle mentait car elle ne voulait pas le blesser en disant la vérité. Mais la vérité, il l’avait bien saisie. Mais pensait-elle vraiment qu’il était dupe au point de la croire ? Surtout qu’elle demandait déjà un dessert alors qu’elle avait à peine touché à son Bento. Lui aussi, d’ailleurs. Mais fallait bien l’avouer : c’était mauvais.

« Merci… » Dit-il simplement. Ca servait à rien d’insister, elle voulait lui faire croire qu’elle aimait alors si ça pouvait lui faire plaisir il ne lui enlèverait pas ça.

« Non je n’ai pas eu de temps pour un dessert… Désolé… La journée est passée à la vitesse de l’éclair ! »

Encore heureux, se dit-il. Un dessert aurait bien fini d’achever leur pauvre estomac.

Elle fut soulager d’apprendre que Tengoku n’était pas sérieux quand il avait parlé de sa vision de la puissance face à leur Senseï, Nakamura Syoto.

« Ne t’inquiète pas tu n’as pas besoin de t’excuser, j’aurais pu te le dire tout de suite aussi. La prochaine fois je te promets de te préciser les choses si une situation de ce genre a de nouveau lieu. »

Au final ce stratagème avait était inutile car leur Senseï l’avait vu combattre et il devait maintenant savoir qu’il ne misait pas tout sur la force brute.

Tengoku s’était donc levé pour se mettre derrière Natsumi et la masser. Elle n’était plus son invitée mais maintenant sa prisonnière. En effet, Tengoku se trouvait entre la fille et la porte, où pourrait-elle fuir maintenant ? Si ce n’est dans ses bras. Sa voix se fit encore plus saccadée, comme un enfant qui essayait de former sa première phrase. Elle avoua ses sentiments, sans préavis. Est-ce que Tengoku était prêt ? Non. Il avait dit que son cœur battait la chamade ? Ce n’était plus le cas. Toute la biomécanique de son corps s’était instantanément arrêtée. Le temps, l’espace, la matière, plus rien n’existait. Etait-il victime d’un puissant Genjutsu ? Les paroles qu’avait prononcées Natsumi n’étaient qu’illusions ? Non, il avait encore les mains sur sa peau froide dont les muscles s’étaient détendus après ces mots comme si elle s’était délestée d’un poids énorme. Les trois mots, elle les avait dits en première. Tengoku n’aurait pu décrire la sensation qu’il ressentit à l’écoute de ces trois petits mots. Etait-il heureux ? Non, ce mot était trop faible.

Il revint à la réalité, il put de nouveau sentir son cœur battre.

« Tu… Tu m’aimes ? » Dit-il plus pour lui-même que pour son ami qui lui tournait le dos.

Il la serra par les épaules et l’incita à se lever puis à se retourner pour lui faire face. Elle pleurait, mais elle n’était pas triste pas vrai ?

« Je … Je veux te regarder dans les yeux avant de te répondre. Pourquoi pleures-tu ? »

Il sécha tendrement ses larmes en prenant son visage entre ses mains et en les essuyant avec ses pouces. Il déglutit, c’était plus dur que d’habitude. Sa gorge était tellement sèche qu’elle n’avait rien à envier au désert de Kaze.

« Natsumi… Moi aussi… Je veux dire… Je pense à toi tout le temps. Depuis notre première rencontre à ton restaurant, à vrai dire. Tu as su me charmer en étant simplement toi…. Je… Je n’ai pas l’habitude de dire des choses comme ça, tu sais… Tu es la première, en fait. Tu es si naturelle, si innocente, on ne peut que... t’apprécier. Je ne saurais dire tout ce que je peux ressentir pour toi tellement c’est fort. Ce que je sais, en revanche, c’est que je veux passer le plus de temps possible avec toi, être avec toi tout le temps, en fait. »

Il fallait qu’il les dise, ses mots qui n’arrivaient pas à sortir de sa bouche. Mais il n’arriverait pas en la regardant dans les yeux, finalement. Alors il se rapprocha d’elle et la prit dans ses bras. Ces derniers pouvaient l’enlacer entièrement au vu de la différence de gabarit. Sa bouche proche de son oreille il put enfin trouver le courage de lui dire ce qu’elle attendait surement avec impatience.

«Je… Moi aussi… Je t’aime… Je t’aime Natsumi. »

Alors il la serra encore plus contre elle et plongea sa tête dans con cou. Son nez était maintenant dans un mélange de peau et de cheveux où il pouvait apprécier le doux parfum que diffusait la jeune femme.
Les mots étant maintenant sorties, ça semblait d’une facilité sans pareil pour Tengoku. Tellement, qu’il ne put s’empêcher de les répéter en boucle dans un chuchotement que la proximité de Natsumi lui permettait d’entendre.

« Je t’aime. Je t’aime. Je t’aime. Je t’aime. »

Il se recula un peu de nouveau pour regarder Natsumi dans les yeux, pleurerait-elle encore ? Il prit son visage entre ses deux mains et approcha doucement ses lèvres des siennes en fermant les yeux. D’abord, il y déposa un délicat et doux baiser, leurs lèvres se touchant à peine. Puis un deuxième, cette fois plus appuyé.






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Mar 9 Juin 2020 - 6:25




La nuit sera longue, et pleine de plaisirs.
Le début de la fin, ou, plutôt, la fin du commencement.
Car il est des choses en ce monde que les yeux du cœur savent mieux détecter que les cinq sens combinés. Oh que oui. Peut-être, inconsciemment, savais-je depuis notre maladroite première rencontre, au restaurant familial du Panda Unijambiste, que cette histoire aboutirait ainsi, en une valse d’émotions purs, de profonds sentiments et de contacts physiques baignés par une amoureuse tendresse, une composition toute naturelle de caresses heureuses, de chaleureux câlins et de mots doux au creux de l’oreille. Je t’aime Tengoku. Je t’aime Natsumi. Je t’aime, je t’aime, je t’aime. La grande déclaration, la puissance de trois petits mots en apparence inoffensifs, or, aussi affutés que le katana le plus tranchant. Et les larmes de joie qui me coulèrent sur les joues rougies, et les bras du Panda me couvrant entièrement telle la plus réconfortante des couvertures, je me sentis à la fois invulnérable et, paradoxalement, l’être la plus vulnérable de cet univers; une poupée fragile, délicate, mais magnifique, rayonnante, pour une fois. Il y avait une force, si douce, et pourtant si belle à ressentir, émanant de cet homme m’enlaçant, s’accrochant à moi, protecteur, tenant ce petit bout de ma personne comme le plus précieux des trésors, entre ses bras, de peur qu’il ne disparaisse, qu’il ne fut qu’un mirage de plus parmi tant d’autres.

De mon côté aussi, j’avais agi. Une étreinte rendue, d’abord, la plus importante à ce jour, la poitrine entièrement écrasée par ce torse volumineux, ce rempart qui m’avait tantôt apparu imprenable, la tête s’engouffrant légèrement en-dessous du niveau de ses costaudes épaules, les bras et les mains coincés au milieu de ce tout, les doigts tirant faiblement les vêtements du jeune Kappa. Je... j’aurais voulu, je vous le jure, que cet instant, déjà au ralenti, puisse durer ainsi pour une éternité. J’étais amoureuse, amoureuse de lui. Et lui de moi. Une amourette de jeunes adultes, nous jugerez-vous, je le sens, mais nous n’en avions que faire de vous. Soyez jaloux, et noyez-vous dans votre ressentiment. Il n’importait que nous deux, là, maintenant, et nos cœurs fusionnés battant à l’unisson, enfin, enfin. Enfin.

Et ce chuchotement cessant alors, un recul, un regard significatif, un contact entre deux âmes via ce lumineux miroir humide. Nous restâmes ainsi, immobiles, profitant de cette connexion privilégiée, l’un avec l’autre, dévorant la moindre parcelle de bonheur en cet instant court, éphémère, mais ô combien dense, intense. Un mouvement, doucement, doucement, et voici que s’approchèrent l’étreinte d’un visage, la caresse en précédent une autre, plus intime, plus puissante. Ses lèvres s’approchèrent des miennes, en un mouvement fluide, dénué d’une quelconque hésitation, la sanguine pompe s’en donnant à cœur joie au centre de sa squelettique cage. Boum-Boum, Boum-boum, boum-boum... Un envoutement, un ensorcellement; encore une fois, cette déesse iwajine, habile sculpteuse d’Hercules, frappait un grand coup, que dis-je un coup de circuit, oui ! De chaudes larmes continuèrent leur tranquille descente, de véritables ruisseaux réchauffant mes joues à leur passage, le reflet extérieur d’un intérieur en extase, au septième ciel, comblé par les événements, les sensations agréables du moment. Bienvenue au Paradis, le vrai de vrai. Un bref instant, les yeux clos, reprenant une bouffée d’air frais pour mieux profiter de la suite, je glissai un mot ou deux, à l’endroit de mon charmant partenaire :

« Ten... Tengoku... Tu... tu es un excellent... créateur... de desserts... Je... Je l'aime beaucoup... Je... Je t’aime... » soufflai-je, entre deux inspirations rapides. Les langues se lièrent, au sens propre comme au figuré, savourant l’autre en une gracieuse danse, sensuelle, empreinte d’une souplesse étonnante, une lutte acharnée afin de déterminer qui allait conquérir qui. Un combat dominé par les sentiments, réels vainqueurs de cet initial duel. Et l’armistice, enfin, fut signé, à même la salive et l’amour, concluant, par, enfin, l’alliance entre des partenaires et coéquipiers. Une alliance qui, je l’espérai tellement, durerait à jamais, jusqu’à par-delà le trépas, dans l’au-delà.





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Débuta alors l’un des plus parfaits moments de ma piètre existence,
comme une réconfortante caresse dans un monde de feu et de sang, cruel et sans merci pour un être fragile tel la Natsumi que j’étais. Une bien triste histoire, considérant ce qui allait suivre, mais là n’était point l’endroit pour discuter d’un drame aussi immense. Laissons place, si vous le voulez bien, l’espace d’une seconde en cet univers infini, à la douceur de l’instant présent et à l’intensité d’une nuitée, en perspective, des plus excitantes. Le septième ciel d’abord, l’enfer attendra son tour. Oui. Passons donc en quatrième vitesse, mes braves !





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