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Chôkoku Jurôjin
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Mer 3 Juin 2020 - 14:45
Le travail en solitaire est terminé. Une semaine et quelques jours, où l’assidu s’est complètement plongé dans le don généreux de son maître, sans qui, il n’aurait jamais pu avoir accès à de tels écrits sacrés. Il ne considère pas comme chanceux mais méritant, pensant avoir fait ses preuves pour recevoir cette bénédiction de la part de l’Intendante. Il avait grimpé d’un échelon au sein de son clan, par reconnaissance de son investissement pour lui. Son mental avait été en partie apprécié, durant la première épreuve de l’examen. Son audace d’arriver sans prévenir, puis de formuler une demande d’enseignement n’ont pas été repoussé, signe qu’il y a un intérêt envers lui. La chance n’a donc pas sa place dans ces évènements, même si certains le confirmerait avec la nouvelle qui arrive fraîchement dans la pile de courrier. Il n’était plus Genin. Ce rang ne lui sied plus, pas avec ce qu’il est. Il avait été promu, enfin. Les poings serrant le message tremblent d’excitation, de fierté, de bonheur. Depuis sa perte de pouvoir et rétrogradation, il attendait ce jour où il atteindrait à nouveau le grade de Chûnin.

Plus qu’heureux, plus que motivé, il veut continuer dans sa lancée. Il n’en était pas question de faire marche arrière, mais les enchaînements récents confirment un peu plus cette envie. Il n’a pas perdu de temps, envoyant cette fois-ci, un message à destination de Hyûga Toph. Par chance, lors d’un retour quasi-instantané, par une note reçue en main propre de la part d’un des subordonnées, il découvre un lieu de rendez-vous pour la phase suivante dans la maîtrise du Bushido. L’initié s’en va alors explorer cet endroit encore inconnu pour lui. Un dojo, comme celui de la Senken dans ses enseignements du Suiton et Taïjutsu, mais semblant être propre à la famille au yeux perçants. Il en avait entendu parler, mais il ne pensait pas avoir l’occasion de s’y rendre. Il semble qu’il soit apprécié par les utilisateurs Doton, mais qui n’est malheureusement pas dans la maîtrise du promu.

Il ignore s’il arrive trop tôt, si la maîtresse est déjà en les lieux, mais voyant la porte ouverte, il se permet d’entrer, il foule la roche envahissante. De longues marches s’étendent, formant une spirale, demandant de s’enfoncer dans le monde. Bien que sous-terrain, l’air n’est pas en manque, ni la lumière, le tout apporté par la surface part des puits. Le lieu semble propice à l’entraînement, clairement assez calme et isolé pour étudier sereinement, tout en ne devenant pas un ermite. L’homme traverse le long couloir, où les portes s’enchaînent tout le long. Puis il arrive enfin dans la salle, celle où son ambition va continuer, va s’embraser. Il attend, dans la patience, la venue ou les paroles de son maître, qui voudra sûrement en savoir plus sur ce qu’a pu apprendre son disciple durant ce temps d’étude des livres.

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Mer 10 Juin 2020 - 21:00
Les disciples de Toph s'entrainaient sur des katas du Juken. En effet, Toph s'intéressait depuis peu au projection de chakra dans leur dimension la plus profonde. Elle voulait étendre sa maitrise de celle-ci et... aller plus loin que les limites imposées par son clan. Pour se faire, elle avait par exemple repris ses leçons au clan. Donner des cours à des jeunes recrues lui donnait plein d'idée.

Mais ce n'était ni un Hyûga ni un parent d'élève qui arriva dans la grande salle du Dojo Jishin.

C'était un Chochoku. Et pas des moindres. Toph s'inclina, puis échangea quelques mots à un élève plus vieux. Ce dernier semblait reprendre le relai sur le cours tandis que l'Intendant pris un des flambeaux présents sur le mur du fond. Une torche était nécessaire. Elle s'adressa alors enfin à son élève.

Bonjour Jurojin-san. Tu peux me suivre.

Elle pivota sur ses talons et s'engouffra dans un autre tunnel duquel nul son en sortait, si ce n'était celui des pas de l'Intendant, et l'écho de ses derniers. Elle marchait d'un pas assuré. Léger. Ils arrivèrent tous les deux dans une pièce obscure. Toph utilisa sa torche pour en allumer d'autre, et petit à petit, la pièce s'éclaira, révélant une arène propice à s'entrainer.

Je ne t'apprendrais pas de kata, et la théorie sera très substantielle. Les samouraïs sont connus avant tout pour trancher tout ce qui se trouve sur leur chemin. Alors... tranche tout ceci.

Elle tendit la main vers un ensemble de cibles dressés devant eux. Certains étaient rudimentaires - épouvantail, un truc d'arbre, quelques bambous. D'autres étaient de natures plus exotique - comme un cadavre de cochon suspendu au plafond, ou une simple feuille de papier. Enfin, il y avait des matières notoirement difficile à trancher. De l'acier. De la pierre.

Toph ne s'attendait pas à ce qu'il s'y essaya tout de suite. Elle-même avait mis des mois avant de trancher de la pierre. Mais l'exercice serait intéressant sur de nombreux points, que son élève réussisse ou échoue. Il n'y avait pas d'absolu ici, que de la relativité. Tout le monde était capable de trancher certaines choses. Mais seuls les samourais et les maitres Bukijutsus pouvaient s'assurer de trancher avec facilité certains de ces matériaux.

Pour certains de ces matériaux, ton sabre risque de pâtir, n'hésite pas à te servir dans la réserve de sabres. Ils ne sont pas d'excellentes factures, mais ils ont leur utilité.

Elle pointa du doigt un placard. Puis Toph frappa de son pied au sol. Un trône en pierre en sortit. Elle s'y installa confortablement, scrutant ce que ferait son élève face à ce premier travail herculéen.

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Chôkoku Jurôjin
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Jeu 11 Juin 2020 - 22:26
Aucun questionnement, juste une politesse de salutation et une directive, la suivre. Il la salue à son tour, un peu stupéfait. Elle laisse les élèves déjà en cours, continuer avec un autre enseignant. Les regards interrogateurs se posent sur celui qui a perturbé l’enseignement de la grande guerrière. Certains ne comprenaient pas pourquoi un Chôkoku se trouve ici, puisque leur art n’a pas sa place dans les domaines du Dojo. Puis, le sabre se fait voir. Evidemment, celui-ci est là pour le Kenjutsu. Des jaloux se montrent, mécontents de se faire priver de l’Intendante. Il n’y pouvait rien, c’est elle qui l’avait invité, c’est elle qui a accepté la responsabilité de devenir le maître de ce jeune brun.

Le tunnel s’étend et les deux seules âmes s’y aventurent. L’expression « pas un rat » correspond parfaitement aux nombres de présences dans l’endroit où il arrive. Pas de nuisibles ou d’hommes, que de la roche froide et obscure. Puis la lumière est. Voilà donc à quoi sert la torche prise. Ici, aucune lueur naturelle n’est visible. Il aurait fallu être un chat, ou autre créature de la nuit pour y voir quelque chose. Mais à présent, l’élève peut voir ce qui s’y trouve, peut imaginer ce qu’il l’attend. Divers matériaux, matières, objets, présents dans la nature ou travaillé par la main des hommes, tout un tas dispersé un peu partout. Un lieu d’exercice, mais pas de combat. Il semble que c’est un entraînement individuel qui va se dérouler ici-même, comme pour le travail sur les écrits.

Le maître des lieux reprend la parole, s’exprime sur ce que va devoir réaliser l’apprenti sabreur. Pas d’explication théorique sur le maniement, pas d’apprentissage des gestes simples, juste le respect d’une croyance ou une réalité, celle de tout trancher. Une drôle de façon de pratiquer lame à la main, qui fait un très bon test pour voir ses progrès bruts. Il se sent prêt à tenir le défi proposé, mais à la vue de son sabre, il hésite. Frapper n’importe quoi, sans y être vraiment préparé, ne pourra qu’abîmer la lame océan, voire la briser. Heureusement, une solution se présente. Un tas d’arme est disponible, prêt à en pâtir.

Pendant que la Hyuga prend place sur un trône fraîchement invoqué, Jurôjin saisit un premier sabre. Il se rapproche de ce qu’il lui semble le plus facile. L’épouvantail va donc subir. Les mains sur la poignée, un premier mouvement, lent, vers le haut, auquel s’enchaîne une vive exécution en diagonale, afin de trancher en deux l’être empaillé. Aucun souci, le tranchage est net et précis. Il faut dire qu’il n’est pas à ses premiers essais sur ce genre de mannequin. Le tronc d’arbre est le suivant. Le bois aussi est l’un des éléments qu’il a déjà pu trancher une multitude de fois. Serein, il abat une deuxième fois le katana. Aucune difficulté, encore. Le bambou maintenant. Plus fin et moins solide que le bois, mais embêtant. La posture change, préparant une attaque horizontale. Il frappe, faisant voler les morceaux coupés. Directement, une différence est notable. Dire que cela est tranché serait une exagération, surtout sur les morceaux touchés en dernier. C’est la force du coup qui a fait sauter les parties hautes et non la lame affûtée. On remarque donc des craquelures, plutôt qu’une marque parfaite du passage. Un sentiment de frustration peut se faire sentir. Il s’en va donc vers d’autres éléments. L’animal suspendu est le premier. Comme dans de la chair humaine, le sabre pénètre, mais ne sectionne rien. Prenant le soin de ne pas laisser la lame émoussée par le sang, il s’occupe de la feuille, qu’il déchire, au lieu de couper. Des picotements dans le dos, signe d’une frustration plus grande. Pourtant, il garde son calme. Ses pulsions ne font que l’écarter de la voie qu’il arpente. De plus, il est là pour apprendre.

Il vient aux éléments les plus costauds. La pierre vient en premier. Naturellement présente dans la vie, encore plus chez les Iwajin, il doute déjà de lui. Loin d’avoir peur d’échouer, il s’y met quand même. Le sabre vient taper, s’enfonçant dedans, mais encore moins que pour le cadavre. Il se sent obligé de recommencer, voulant faire mieux. Précis, il continue sur l’encoche déjà faite. Mais toujours insatisfait, il réitère. Toujours pas, il retente. Puis encore, une fois. A nouveau. La lame faiblit, lâchant la première. Elle est la première à tomber, mais sûrement pas la dernière. Il s’en va en saisir une autre, peu importe laquelle. Combattif, mais pas fou, il repasse aux matières précédentes. S’il bloque ici, c’est qu’il doit d’abord reprendre avant. Son premier obstacle, finir nettement des morceaux de bambous. Heureusement, il y en avait en abondance, permettant de s’exercer suffisamment et dans l’espoir de réussir, avant qu’il n’y en ait plus. Il enchaîne, frappe sur frappe, jusqu’à réussir son objectif. Il y passera autant de temps qu’il faudra, pouvant aller jusqu’à courir les rues pour trouver le matériau et continuer. Il espère simplement que son enseignante ne perde pas patience, face à l’incompétence qu’il pourrait faire preuve.

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Mer 17 Juin 2020 - 20:29
Toph observait l'élève du jour persévérer. Ce n'était pas... très efficace. Il entaillait la roche mais ne la tranchait pas. Ses efforts étaient constants, mais infinitésimal. Ho, le jeune escrimeur n'était pas dénué de compétences kenjutsuique, loin s'en fallait. Il était robuste et fort. Néanmoins, ce n'était pas suffisant. Elle devait lui donner quelques indices. D'abord, sur le mental, puis sur comment trancher.

Toph se lève de son trône.

Toph s'approche, et parle.

La roche. L'acier. Le cristal le plus solide. Le sabre du samouraï peut tout trancher. Affine ta lame de chakra, acère ton esprit par la méditation. Ne pense plus qu'à ta lame, et ta cible. Laisse toi guider par ton arme, et tranche.

Cela, c'est pour le mental. C'est la composante la plus importante. Il ne faut pas douter de soi, car le doute génère la faiblesse. Il faut *savoir* ce dont on est capable, et visualiser les effets. Qu'importe si c'est du papier, de l'acier, du diamant. Le samourai tranche tout.

Elle lève le sabre, et le met à hauteur des yeux de son élève du jour. Nul besoin du Byakugan pour apercevoir le fil bleu qui le parcourt. Léger, fin et pourtant énergétique. Il épouse parfaitement le tranchant de la lame pour en faire un instrument de mort. Oui. Mais surtout, un instrument au service d'un autre.

Infuse ton arme de chakra. Une fine couche suffit, pas la peine d'en mettre trop. Et visualise dans ton esprit une lame la plus fine possible. Aussi fine qu'un cheveux. Et ne doute ni de toi, ni de ton arme. Visualise que tu tranche ta cible.

Elle descend le sabre et s'approche d'une cible en acier. D'un simple coup - un coup on ne peut plus basique - la partie supérieure du mannequin se met à glisser sur la partie figée, et tombe au sol dans un bruit caractéristique. Une simple démonstration d'un pouvoir simple mais efficace. L'Intendant n'était pas encore maitresse dans le domaine, mais sans nul doute que Jurojin ne le serait pas tout de suite non plus.

Le but n'était pas de faire de lui un maitre en un jour, après tout.

Elle voulait lui donner les fondements des arts samouraï, avant tout.

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Chôkoku Jurôjin
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Mer 5 Aoû 2020 - 21:30
Tandis que l’apprenti se démène comme il peut, le maître se lève, venant apporter ce dont l’élève a besoin pour avancer. Les mots résonnent dans l’immense pièce, comme si la parole divine était présente. Jurôjin est obligé de s’arrêter dans son mouvement, corps et esprit centrés sur les lèvres mouvantes de sa supérieure, non, son maître même. Dans un état de concentration absolu, plus qu’entendre, il ressent. Il avait travaillé suffisamment son esprit, venant affiner sa compréhension, calmant les pulsions tant connues chez cet homme, le libérant des barrières qu’il avait construit lui-même. Loin d’être un sage, il avait au moins un esprit clairement illuminé, pour ne pas dire sain.

Il se répète les mots, intérieurement, comme s’il les inscrivait dans son âme. Encore et toujours, il apprend, et espère bien continuer sur cette voie encore longtemps. Comme l’avait suggéré la Hyûga, il avait remanié son esprit, à l’aide des ouvrages, mais sa lame, elle, n’a pas été remise en question. Il avait continué à la manier, comme il l’avait toujours fait jusqu’à présent. Maintenant, il doit sérieusement repenser l’utilisation de son arme.

Ainsi, il tire une leçon. La lame ne tranche que ce que l’esprit souhaite trancher. Un esprit affûté viendra naturellement affûter le sabre tenu ensuite. L’esprit est toujours là, ne servant pas simplement à tenir les principes de la doctrine, mais tenant une place majeure dans le maniement de l’arme d’un samouraï. Couper est donner à tous, trancher est un art. Une route encore longue se dresse devant le jeune homme, mais qui ne l’effraie point. Plus le chemin est sinueux, plus grand il en ressortira. Une envie qui malgré les changements, reste et demeure en lui. L’objectif de devenir un haut-gradé, d’obtenir une renommée et d’agir comme il le souhaite pour son village.

Après de belles et profondes paroles, la démonstration suit. La main levée, sabre tenue, celle-ci s’abat sur un mannequin. Aucune résistance, le coup est net. Aucun bruit, mis à part l’acier s’écroulant à la suite de l’acte de l’Intendante. Aucunement bouche-bée, Jurôjin voit simplement ce qu’il attend de lui. Il pose donc un regard sur sa lame, légèrement fatigué à force se s’abattre contre les matériaux. Lame émoussée, la logique voudrait qu’il change. Pourtant, après ce qu’il vient d’apprendre, l’exercice veut qu’il continue avec l’arme actuellement en main.

« Un esprit tranchant ne peut que brandir un sabre tout aussi tranchant. »

Il la brandit, venant y insuffler son énergie dedans, y mettre son esprit, son âme. Le flux est instable. Une grande, trop grande quantité de chakra épouse la lame. Les muscles se contractent essayant de contenir l’afflux. Puis il réalise son erreur. La force n’est pas maîtresse du corps, mais le corps est le maître de sa propre force. Il se détend, ne cherchant plus à contenir sa force, mais la dompter. Yeux fermés, respiration courte et légère, venant calmer chaque fibre. Il suit les conseils, s’aidant de visualisation pour imaginer ce qu’il souhaite. L’énergie débordante vient d’elle-même se réguler. Une aura, doublant la grosseur de l’arme, est visible des deux êtres présents.

« Aussi fine qu’un cheveu… Bien, il y a encore du travail à faire… »

Il pourrait continuer à réduire l’aura, mais il veut d’abord tester ce qu’il vient d’appliquer. Il se rapproche donc des bambous, premier obstacle. Il balaye les tiges, comme si une masse était entre ses mains. Il comprend alors la nouvelle force qu’il a entre les mains, mais voit qu’il lui faut encore beaucoup de travail avant de réaliser la même prestation que son maître. Il se tourne vers elle, essayant de savoir si d’autres conseils ou si des remarques vont être prononcés. Lui vient alors à l’esprit ce que lui a à dire à cette personne. Chose qui ne devrait pas pendant un entraînement, mais qui vaut mieux être dit. Après tout, l’Intendante n’a pas le luxe de rester que pour un seul élève. Comprenant ce qu’il a à faire maintenant dans son apprentissage, il préfère donc dévoiler sa pensée.

« Maître Toph. D’abord, permettez-moi de vous remercier pour le temps que vous me donnez, bien qu’il doit être précieux. Ensuite, je souhaite m’excuser de l’écart que je vais réaliser, mais j’ai à vous parler, non pas en tant qu’élève, mais soldat et membre du Conseil. C’est au sujet du Dieu. »

Il espère ne pas la froisser. Il le fait car cela l’a travaillé, tout autant que la voie qu’il arpente. Il faut qu’il le dise, maintenant de préférence, avant que cela ne soit trop tard.

« Je m’y prend sûrement très mal, car il y a des moments pour en parler, surtout avec le reste des membres, mais je veux absolument vous en faire part à vous, vu les quelques oppositions la dernière fois. Je suis volontaire pour devenir l’hôte. Je ne sais pas si vous y avez réfléchi, mais dans mon cas, je n’ai pas arrêté d’y penser. En tant que soldat dont la volonté est de rendre ce village, ce pays, un havre de paix, je ne pouvais que le faire. J’ai besoin de me dire que celui qui sera choisi sera bon, loyal et pensera à Tsuchi et à Iwa. Je sais bien que je ne suis pas un soldat avec une renommée étincelante, comme d’autres dont je peux vous citer. Mais j’ai cette volonté d’évoluer, de gagner la confiance du peuple, des autres soldats et votre confiance aussi. Je n’ignore pas le danger qui m’attend en accueillant en moi une bête d’une puissance incommensurable, mais si je dois sacrifier une partie de mon avenir, car je compte bien survivre à une confrontation contre, puis son scellement en moi s’il le faut, je le ferais. Ici c’est mon foyer, je ferais tout pour lui. N’imaginez pas que je vous force la main, mais je pense aussi qu’une décision va devoir être prise rapidement. On ne sait pas de quoi est fait demain, puis une hésitation sur le moment peut coûter la vie rapidement à une personne, vous le savez que trop bien je pense. Enfin, je ne dis pas que je suis le candidat idéal, simplement que je suis prêt s’il le faut. Merci de m’avoir écoutée. »

Il avait dit ce qu’il avait dans la tête et dans le cœur. Maintenant, il n’avait plus qu’à attendre la réaction et peut-être réponse de la célèbre Princesse.

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Jeu 6 Aoû 2020 - 22:58
Jurojin était un élève appliqué, mais il était pourvu d'un sens du timing assez étrange. Il profita de la session d'entrainement pour avouer son envie de devenir jinchuriki. Cette demande, en soi, était déjà éliminatoire. Le pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument. Rien que d'attirer l'attention de Toph sur cette possibilité était un point négatif.

Néanmoins, dans la globalité, cela n'avait pas de conséquence. Elle avait déjà choisie. Ou quasiment.

...

Autant lui dire la vérité.

... A vrai dire, j'ai déjà réfléchi à cela. Et j'hésite entre deux personnes. Tu ne fais malheureusement pas partie de ceux dans ma liste, Jurojin-san. Autant être direct, je n'ai envie de sacrifier personne pour se faire, mais si je dois le faire, j'ai un certain code. Non que cela soit un manque de confiance en ta personne, car je mettrai véritablement ma vie entre tes mains. Mais il y a un aspect politique à la question, et autant toi que moi-même sommes de fait biaisés et à écarter du processus de sélection. Nous autres des clans majeurs disposons déjà d'énormément de pouvoir politique. Avec un porteur de démon, cela risque de devenir une hégémonie, ou une dictature. Non, celui qui portera Yonbi devra être indépendant des trois clans majeurs.

Toph s'écarta un peu, laissant à Jurojin le temps de digérer l'information. Puis, elle se retourna. Elle contempla le résultat de son ardeur. Il tranchait bien. Ce n'était pas la coupe la plus nette qu'elle n'avait jamais vue - surtout lors de son séjour à Tetsu - mais il y avait de l'espoir et du talent incontestable. Elle en était satisfaite.

Elle se décida de passer à la vitesse supérieure. Elle activa son Byakugan.

... Sur-ce, je suis assez content de ce que tu peux trancher. Passons à la prochaine étape. L'intangible. Trancher le chakra. Le procédé est le même, mais tu dois travailler à un niveau de compréhension supérieur. Essayer de trancher ce qui ne peut pas être trancher. Tu dois trouver la voie pour ce faire. Et pour t'aider, je vais t'envoyer des projections de chakra qui ne te feront aucun dégât, au pire elle bloqueront légèrement ta circulation de chakra. Prêt ?

Toph sortit son propre sabre et condensa du chakra dedans. Ce n'était... pas aussi intuitif pour elle que ce qu'elle en donnait l'impression. Car il s'agissait là d'un travail personnel et particulier sur les arcanes de son clan qu'elle essayait de sublimer. Elle aussi s'entrainait, rêvait de se dépasser. Elle aussi était comme Meho, dans le fond, à rechercher l'excellence.

Et elle ferait d'un doton deux coups, puis qu'elle entrainerait Meho et s'entrainerait elle-même.

Ce qui l'intéressait particulièrement, en ce moment, était l'impact du volume des projections de chakra sur leur capacité à bloquer les tenketsus. Elle commença donc par des minces projections de chakra dans sa direction, capable tout au plus de bloquer un point de pression voir deux. Puis, progressivement, elle en augmenta le volume tout en continuant son assaut prolongé.

Trancher un chakra.

Le projeter.

Deux recherches menées en parallèle. Comment Jurojin s'en tireraient ? Quelles informations pourraient-elle déduire de cette expérimentation ?
Spoiler:
 

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Mer 12 Aoû 2020 - 18:03
Comme il l’espérait, celle qui a la charge d’Iwa n’a pas laissé en suspend la question. Si la réunion du Conseil s’est terminée expressément et avec encore quelques appréhensions, il faut croire que comme toujours, l’Intendante s’est occupée de beaucoup. Par chance, même si le sujet pouvait être délicat, il s’avère que la Hyûga se confie, exprimant sa pensée. Deux personnes semblent être favorables à ses yeux pour devenir l’hôte du Dieu. Deux êtres, des soldats espèrent Jurôjin, dont l’élu préservera l’actuel équilibre des puissances en place à Iwa. Il est vrai que d’un point de vue politique, le Chôkoku n’avait pas pensé aux répercussions possibles du fait de sceller en lui le monstre.

Les clans majeurs de la Roche, ceux qui tentent de préserver les terres qu’ils habitent, avec l’aide des Instances du pays de la Terre. Avoir une puissance divine chez l’une de ses influences politiques serait en effet néfaste, créant jalousie, haine, domination, corruption… Derrière son envie de rendre service, il avait omis ce détail, cette place qu’il partage comme bien d’autres. La liste des potentiels porteur de la bête se retrouve alors réduite énormément. Mais il n’a pas besoin de s’en inquiéter maintenant, car la réflexion est presque finalisée par celle qui a le seul droit de définir qui le mérite, ou qui le subira…

Le sujet n’est pas plus abordé, et de toute manière il et elle n’avaient plus rien à dire. Chacun s’était livré, dont au moins un avait le cœur plus léger. L’identité des deux personnes est inutile d’être connue. Si l’Intendante les avait sélectionnés, c’est qu’ils étaient suffisamment connus d’elle. Maintenant, il doit reprendre la raison de sa présence de ce dojo. La Princesse y ajoute même une nouvelle étape, pensant sûrement que l’élève arrivera rapidement au résultat souhaité de celle précédente. Une motivation supplémentaire pour continuer dans sa voie.

Si savoir trancher, et non couper, était la première étape, la seconde est à un niveau largement plus haut. Le monde physique ne suffit plus pour un samouraï, dans sa volonté de trancher tout ce qu’il peut, il s’est dépassé au point de réussir à trancher ce qui est intangible. Plus loin qu’affiner le tranchant de la lame, il faut parvenir à atteindre ce qui n’est pas palpable. L’apprenti avait déjà lu des ouvrages à ce sujet. L’esprit choisit ce qu’il veut trancher, le sabre accompagnera. Cependant, il ne peut pas s’attaquer à deux mondes en même temps. Ils existent l’arme qui attaque, puis l’arme qui défend. L’attaque vise à étendre, affiner, tandis que la défense vise à protéger, atteindre ce qui normalement intouchable. Une nouvelle dimension de compétence s’ouvre devant l’élève, dont il franchit la porte sans se soucier de ce qui l’attend.

« Bien Toph-sama. Veuillez commencer, s’il vous plaît. Ne vous arrêtez que si vous le pensez nécessaire. »

Il est prêt à endurer, car il le faut. Comme il le fait avec Tsuyoshi, son véritable maître, c’est en pratiquant, jusqu’à en souffrir, qu’on apprend et se renforce. Il reprend donc là où il s’était arrêté précédemment, enveloppant à nouveau sa lame de chakra. Maintenant, comment doit-il s’y prendre ? Comment doit-il gérer son maniement pour réussir ? Première leçon, un samouraï ne tranche que ce que l’esprit a envie de trancher. Il puise donc dans le pouvoir de la visualisions, de la volonté ainsi que sa force vitale pour donner l’effet qu’il faut à son arme. De son côté, l’enseignante commence. Des salves de chakra arrivent.

La lame s’abat sur la première projection, qui traverse simplement. Le torse est touché, qui vient exactement réaliser ce qui avait été décrit. Il sent une légère perturbation, mais ne peut pas s’en inquiéter. Les autres projections s’enchaînent. L’esprit doit se renforcer, la lame doit faire mouche. Il s’enfonce un peu plus dans un état de méditation, tout en agitant son sabre le plus efficacement. Le deuxième tire touche, puis le troisième aussi. A partir du quatrième, ne se laissant pas perturber par le fait de perdre certains flux, il frappe, venant repousser l’intangible. La suite fait de même, dont la lame s’enfonce un peu plus à chaque fois dans la vague d’énergie, sans pour autant la trancher. La sueur tombe du front. Tenir un état de concentration et de maîtrise en même temps est épuisant. Pourtant, il ne souhaite pas s’arrêter. Repousser ses limites, à l’image de ces hommes, ceux qui un jour se sont mis à travailler comme jamais il ne l’avait fait pour réussir l’impossible. Jurôjin doit réussir, pas par honneur de ne plus être à la hauteur, mais dans la volonté d’acquérir cette nouvelle force qu’il juge utile pour continuer son travail.

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Sam 5 Sep 2020 - 9:43
Jurojin était un élève appliqué. Toph lui envoyait des projections de son nouveau chakra, résonnant à une fréquence particulière et adaptée aux tenketsus de Jurojin. Elle faisait des projections dans un volume changeant, cette fois-ci. Elle était intéressée par l'implication de ce vecteur dans ses recherches. Un win-win, car Jurojin eut un certain mal à trancher les premières projections qui étaient assez inoffensives (car Toph s'était planté dans les harmoniques, on pouvait pas toujours réussir).

Rapidement, toutefois, le chakra reprenait sa vertue restrictive. Jurojin se fait toucher quatre fois avant de réussir a trancher le chakra une première fois. C'est rapide comme progrès - il est doué. Il est fait pour être Bushi, semblerait-il. Toph ne s'arrête pas là, néanmoins.

Endure. En endurant, deviens fort.

Elle enchainait de plus en plus vite les projections, tout en variant les volumes. Elle fit une observation personnelle intéressante, les harmoniques s'adaptaient automatiquement au volume. Comme une corde qui vibre sous les doigts du guitariste, quelque soit la longueur de la corde de son instrument. Une pièce du puzzle pour sa maitrise.

Puis elle refocalisa son attention sur son élève du jour. Elle fit quelques remarques sur sa façon de faire, pour améliorer sa qualité de tranche et l'aider à garder sa concentration. Néanmoins, le souffle de l'Intendant devenait court. Son chakra diminuait. L'exercice l'avait fatigué.

Bien. Je vois que tu as commencé aussi sur la méditation pour répondre à cet exercice. Assied-toi, et médite. J'aimerais que tu réfléchisses sur le bien et le mal, sans bouger. Le corps est un pantin que tu controles.

Toph n'allait pas le laisser sans reste. Oh non, elle attendrait un petit moment, qu'il se concentre, puis elle commencerait à propulser des petites vagues de de son nouveau chakra Hyuga pour le déstabiliser. L'optique n'était pas de bloquer tous ses tenketsus, mais de le perturber et de voir s'il arrivait à passer outre pour garder sa concentration.

L'exercice, pour Toph, serait facilité - elle ne ferait plus que des petites projections, ce qui lui permettrait de récupérer un peu de son énergie et de son souffle.

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Chôkoku Jurôjin
Chôkoku Jurôjin

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Mer 16 Sep 2020 - 8:24
Un conseil, un de plus, qui peut être presque vu comme un encouragement. L’Intendante prononçait ces mots sûrement par constatation de l’envie et de la rigueur de l’élève. Il s’était fait toucher, à la suite de ses premiers échecs dans l’exercice, mais il n’avait pas abandonné, il n’avait en rien arrêté ses efforts. L’aura entourant l’arme s’amincie au fur et à mesure. Jurôjin ne le remarque même pas. Inconsciemment, son chakra et son arme entrent en résonnance petit à petit. Les mouvements, le maniement, l’exécution du coup… Cela devient de plus en plus naturels, s’ancrant dans le corps et l’esprit.

Les vagues ne s’arrêtent pas, elles s’amplifient même, car même sans se faire toucher, le Chôkoku sent l’effort supplémentaire qu’il doit fournir pour tenir le rythme. Endurer a-t-elle dit. Il a très bien compris qu’elle ne parlait pas de se prendre des coups, mais de contenir la fatigue, ne montrer aucun signe de faiblesse ou de diminution, continue son broncher, se battre contre soi-même pour se dépasser. D’une certaine manière, flatté d’avoir reçu ces quelques mots, sa motivation ne peut que grimper en flèche. Il n’a pas l’habitude d’être encouragé dans ses efforts, mais plutôt félicité pour ses résultats, ou bien rabaissé à cause de son air hautain. Endurer est pourtant dans ses habitudes, n’arrêtant jamais un entraînement ou une mission même dans la difficulté, mais il faut croire que son égo se satisfait beaucoup de ce moment.

Puis la dernière vague arrive. L’ultime projectile, signifiant la fin en soit de l’exercice. Jurôjin comprend que ce n’est pas forcément à cause de sa réussite, car il n’a aucunement tranché de l’énergie. Il voit alors la vague comme sa dernière chance de réussir. Sa posture se fait plus sérieuse, du pied jusqu’au buste. Les deux mains saisissent fermement la garde. Un léger mouvement pour le remonter, afin de prendre une sorte d’élan. Les yeux contemplent intégralement l’attaque. Il n’avait jamais vu ce genre de techniques, ce qui lui permet de garder dans le coin de sa tête pour ne pas se faire surprendre dans le futur. Cependant, l’esprit se concentre avant tout sur la façon dont il va la fendre. Il pourrait simplement chercher l’endroit où le chakra est le moins concentré, mais non, sinon l’apprentissage ne servirait à rien. Il veut se confronter à la fois à la force de la princesse Hyûga et à la dureté de l’entraînement. Reprenant ce qu’il a appris, plus que tout, il veut trancher cette vague.

Le sabre légèrement levé, il s’abat vivement, la lame rencontrant l’énergie. Une seconde, c’est tout ce qu’il a fallu à l’apprenti pour concentrer toute son envie et tous ses acquis. Pendant cette seule seconde, il avait atteint l’objectif. Pendant cet infime moment, corps, âme et arme ne faisaient plus qu’un. Il était passé au travers, ou plutôt, l’énergie s’était divisée à son niveau. Comme on lui avait dit, il avait imaginé la lame la plus fine, la plus précise, la plus tranchante possible. Ce n’était malheureusement qu’une seule seconde, durant il a pu réussir cet exploit. L’instant d’après, l’aura entourant la lame avait retrouvé son état initial. Le poids de ses efforts se ressent également. Les bras tremblent, la sueur coule, les respirations sont courtes. Heureusement, l’exercice est terminé.

Si une pause s’impose, c’est un autre type de repos que l’élève doit trouver. Combattre la fatigue par un autre exercice. Un paradoxe qui n’en est pas tellement un. La méditation n’en est rien une activité éprouvante, mais ayant une place importante au sein de la doctrine. La médiation est une base, celle qui sert d’outil, pour accomplir bien plus de choses derrière. Maîtriser son esprit, ses émotions, ses sensations, son corps, pour ainsi être un bon dirigeant et stratège et trancher tout ce qui existe en ce monde. Néanmoins, cette phase sera aussi un moment de réflexion, demandé par son maître.

Jurôjin impose donc son rythme à son corps, régulant comme il se doit son souffle. Le flux sanguin suit, venant calmer les palpitations du cœur. Les muscles finissent par se détendre, terminant l’échappement de l’eau des pores de la peau. On croirait voir un fleuve tranquille. Celui qu’on pourrait observer toute une journée en se promenant dans une forêt verdoyante. Jurôjin s’imagine comme ce promeneur, venant profiter de cet environnement. Un calme unique, comme si la paix, souvent utopique, était plus proche que ce qu’on pense. Une vision du bien, ou du moins, celle qu'imagine le Chôkoku. Mais le mal lui, prend souvent le dessus. Tandis que dans la réalité, le corps original se fait toucher, dans l’imaginaire, c’est une courte averse qui tombe. Le jeune homme ne peut que réagir. Une grimace fait son apparition, tandis que les yeux restent fermés. Puis d’une averse, c’est une pluie qui survient. Les vagues d’énergie, plus petites, s’enchaînent. L’avatar astral essaie d’avancer, mais la visibilité se réduit, le terrain devient boueux, les gouttes sont de plus en plus grosses. Une condition insupportable. Combatif, le malheureux voudrait faire quelque chose, mais que faire face à ce mal intouchable dans ce monde ? C’est alors qu’à travers ce temps, une éclaircie surgit dans l’esprit. Le promeneur s’arrête, se posant, attendant simplement que le beau temps revienne. Il prend racine dans cet imaginaire. C’est alors que de la boue, c’est maintenant un point d’eau clair qui se trouve. La pluie, omniprésente avant, n’est plus qu’une cascade qui coule sur l’homme. Le paysage retrouve sa beauté, son calme, sa paix. La douleur n’est plus ressentie, le visage redevient neutre.

Quand la cascade se termine de couler, Jurôjin revient à la réalité. L’Intendante est toujours là. Il comprend que c’était un test, une façon de vérifier sa concentration et s’il avait vraiment pris le temps d’étudier la méditation selon les ouvrages. Il espère avoir été à la hauteur de l’espérance de sa supérieure. Être reconnu par cette figure d’autorité serait plus qu’un honneur pour lui. Cela voudrait dire qu'il monterait une marche supplémentaire vers son objectif. Il s’apprête alors à se relever de sa position de méditation, mais reste presque paralysé. La force lui manque, sûrement par l'intensité précédente en plus des blocages des méridiens dans son circuit de chakra. Un vrai repos réparateur est plus que nécessaire.

« Je pense que je ne pourrais pas faire plus aujourd’hui. Je vous remercie beaucoup du temps que vous m’avez consacré. Mon apprentissage a fait pris un tournant grâce à votre aide. J'espère pouvoir mettre à votre profit ce que vous m’avez enseigné, lors des missions qu'on me confira ou toutes autres tâches en rapport avec le village. Encore merci Toph-dono. »

Il s'incline pour accompagner ses mots. Il ignore si malgré son état, la demoiselle lui réserve encore des surprises, mais il est déjà satisfait de ce qu'il vient d'apprendre. Pourtant, il reste encore une chose à faire, car même si ce n’était peut-être pas le vrai but de l'exercice, il a tout de même médité sur la question.

« Concernant le bien et le mal, je pense qu'il est impossible de dissocier les deux. Ils vont de pair car sans l'une et l'autre, aucune de ses notions n'existeraient. Derrière le bien peut surgir ou se cacher le mal, comme dans le mal il peut finalement se trouver une part de bien. Tout dépend du point de vue également. Finalement, je vois le monde comme une balance, où suivant les actions de chacun, elle bascule plus ou moins d'un côté de temps à autre, mais où la majorité du temps, celle-ci est équilibrée. »

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