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La mélodie qui dicte ta vie [LIBRE, viendez svp !]

Seishin Kenryôku
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Mer 3 Juin 2020 - 17:41
Finalement, la vie, c'est comme un piano. Il y a des notes blanches, et des notes noires. Mais il faut jouer des deux pour faire une belle mélodie. Toutefois, comme les notes d'un piano, il se peut que l'on fasse une fausse note. Et c'est ce qui explique ma présence au sein des geôles du village caché de la brume. Ici, il y a des prisonniers plus ou moins violents au passé plus ou moins macabre. Mais chacun d'eux ont un point commun : ils ont – un jour – fait une mauvaise note sur la mélodie qu'ils étaient en train de composer. Leur séjour au sein des geôles leur permettait d'apprendre la bonne mélodie, et réussir à composer une musique agréable.

Ma présence dans ces locaux pour le moins atypique était... aussi atypique que l'endroit en lui-même. Je me trouve chanceux de pouvoir jouir de cette liberté, et d'être capable de faire ce que bon me semble, quand je le veux – comparé à ces individus. Et pour continuer de savourer cette chance, il me fallait me rendre compte de celle-ci. Et comment pouvais-je m'en rendre compte autrement qu'en allant voir ces piètres musiciens ?

Je n'avais pas encore accès aux geôles les plus secrètes renfermant les Hommes de la pire espèce. Mon statut de Sabreur ne me donnait pas cette permission et le fait d'être Genin rajoutait un certain argument à ce refus. Néanmoins, j'avais la possibilité de marcher dans un couloir hostile où était enfermé des salopards ayant tenter de trahir le village, ayant violer de pauvres femmes et j'en passe... Pire qu'une fausse note, ces animaux sans foi ni loi, s'étaient totalement trompés de mélodie. Leur place n'était pas ici pour moi mais belle et bien dans un endroit bien plus dangereux que celui-ci. Et l'envie d'user de mon sabre pour leur tranchée la gorge ou leur faire respirer un gaz mortel qui allait leur faire sortir les yeux de leur orbite... J'en jubilais d'avance bien que mes faits et gestes étaient limités ici.

Soudain, une main s'engouffra entre les barreaux et vint me saisir par le bras. Je sortais d'une grosse séance d'entraînement où je devais parer des projectiles rapidement, et mon cerveau ne s'était pas encore éteint. Aussi, je sortai mon sabre rapidement et avant que sa main ne serre mon avant-bras, ma lame provoqua une grosse tranchée sanglante. Du sang fut gicler sur moi et au sol tandis que les gardes étaient déjà présent. Le sabre à la main dont la lame était imbibé d'hémoglobine, du rouge au sol et à mes pieds et le prisonnier se tenant l'avant bras qui libérer une quantité de sang non négligeable un peu partout. Par réflexe, je rangeais la lame dans son fourreau et je levais les mains en l'air prouvant mon innocence.

« Pardonnez ce réflexe. Mais ce détenu a tenté de m'agresser en saisissant mon bras... » Dis-je en tentant de me disculper. Et la chance était avec moi car l'un des gardiens acquiesça auprès de son collègue car ce-dernier fut – de loin – témoin de la scène.

Une prise en charge était indispensable pour sauver la vie de cet inidivu qui – même une fois soigné – subira des cauchemars et des maux de tête si violent, qu'il allait vouloir se suicider. Eh oui. Mes lames renferment de nombreux secrets que je ne dévoile pas forcément.

Ce fut en tout cas un réel plaisir que de voir ces animaux enfermer dans ces cages... Et j'allais enfin – à nouveau – pouvoir jouir de cette liberté de mouvements... Dans un escalier lugubre, je descendais lentement les marches tandis qu'un écho semblable à mes pas résonnaient dans les communs... Est-ce que j'étais suivi ?
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Asagao Jirô
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Jeu 4 Juin 2020 - 21:39

Saru sautait de toit en toit, parfaitement silencieux, et vif comme l'éclair. Sa cible était droit devant. Pas aussi rapide que lui, et certainement pas aussi discrète: les tuiles volaient sous ses pas pour le moins lourds, et sa course était bruyante, ponctuée de cris et de jurons balancés par-dessus l'épaule, à la cantonade. Ce n'étaient d'ailleurs pas les seuls projectiles que le fuyard envoyait: s'y mêlaient à l'envi des kunaïs, des shurikens, et toutes les autres petites armes qu'il était assez facile de se procurer dans un village accueillant des shinobis. Mais la dextérité du lanceur était plus un problème pour les briques et les cheminées dans lesquelles ses lancers allaient se ficher. Et Saru parvenait à éviter sans mal les quelques-uns de ces objets qui parvenaient à sa hauteur.

Le fuyard trébucha, mais ne tomba pas. C'était cependant un ralentissement suffisant. Saru effectua un nouveau bond, planant un instant au-dessus d'une ruelle avant d'atterrir sur le toit voisin. Il dégaina alors avec adresse et rapidité son petit arc, Tsubame, et décocha une flèche de chakra. Celle-ci fila dans un sifflement, et alla se ficher droit dans le mollet de sa cible. L'homme poussa un cri, mêlant surprise et douleur, et s'effondra en avant. Il heurta les tuiles, et commença à glisser le long de la pente du toit sur lequel il se trouvait. Saru parvint à sa hauteur en un rien de temps, et il se penchait déjà pour lui proposer sa main, mais ... Trop tard. L'homme chuta encore, et finit par perdre complètement prise, se laissant emporter par le vide.

Saru sentit son échine se glacer. Mais il n'entendit pas le crac auquel il se serait attendu, normalement, en voyant quelqu'un faire une chute aussi spectaculaire - tout de même quelques quatre ou cinq étages. A la place, il y eut un pouf, et un cri de surprise. Saru se pencha pour voir ce qu'il était advenu de sa cible: le bougre avait réussi à tomber dans une charrette pleine de paille, qui avait admirablement amorti sa chute. Une aubaine. Mais déjà, il se débattait dans le foin, et cherchait le meilleur moyen de prendre la fuite, malgré la flèche de chakra toujours fichée dans sa chair. Il parvenait tout juste à s'extirper de la charrette quand Saru sauta à son tour. Emmagasinant du chakra dans ses jambes, il amortit sa propre chute sans trop de mal, et bondit dans le même mouvement sur le fuyard, qui boitait déjà vers la liberté.

"Stop !"

Il avait déjà sorti de quoi menotter l'homme, et d'une main experte il plaça l'entrave, tandis qu'il maintenait son captif au sol. Haletant, il eut quand même un sourire à l'idée d'avoir accompli son devoir avec brio. Il avait vite oublié qu'il venait de manquer de tuer l'homme qu'il poursuivait ...

"Fini de s'amuser ... Tu vas aller poireauter un peu en prison, le temps de te remettre les idées en place."

Il resta sourd aux protestations de son prisonnier. D'un claquement de doigts, il fit disparaître la flèche de chakra qu'il avait tirée. Il fit relever le captif, et le mena en direction des geôles.

Il n'y avait jamais mis les pieds. Il n'en avait pas eu l'occasion: l'accès en était strictement réservé aux cas nécessaires, et il n'avait encore jamais procédé à une arrestation. A bien y réfléchir, la capture qu'il venait d'effectuer était le premier vrai acte de "justicier" qu'il avait accompli depuis qu'il était arrivé à Kiri. A nouveau, il ne put s'empêcher de sourire à cette pensée. Il méritait bien son titre de shinobi, maintenant. Il avait le doux sentiment d'avoir fait ses preuves. Et livrer le malfrat aux gardiens des geôles ne serait que la confirmation de cette sensation, sans doute.

"Halte ! Quel est le motif de votre venue ?

-J'amène un prisonnier. Kaikon Saru, Genin."

Il prit grand soin de mettre en évidence le bandeau frappé aux armes du village qui ceignait son bras gauche. Les gardiens de l'entrée des geôles - des Yuki, pour ce que Saru en savait - le considérèrent un instant.

"Très bien. On va vous escorter jusqu'à une cellule."

Saru hocha de la tête en signe d'acquiescement. Il maintint d'une main toujours aussi ferme son prisonnier en place, et suivit le garde qui avait été détaché pour le guider.

Il entendit bien des jurons et des cris dans ce qui lui sembla être un corridor très, très, très long. Il ne pouvait s'empêcher de ressentir une forme de pitié pour les criminels enfermés là, dans des conditions sans doute peu glorieuses. Pourtant, c'étaient des hommes et des femmes assez semblables, sans doute, à celui qu'il gardait entravé en ce moment même. Curieuse sensation ... Son guide, lui, restait de marbre face aux protestations et aux menaces des détenus. Sans doute l'habitude avait-elle fini par effacer toute trace d'empathie ... En apparence, en tout cas. Il était de glace. Un vrai Yuki, quoi.

Il ouvrit la porte d'une cellule encore vide, et Saru y conduisit son prisonnier. Il jeta un regard dans le corridor pendant que le garde fermait la geôle. Il lui semblait bien sentir une présence, là-bas, dans les ténèbres du couloir. Il entendait même des pas. Il fronça les sourcils. Visiblement, le gardien qui l'accompagnait avait perçu la même chose, car ce fut lui qui lança un appel vers l'obscurité:

"Hey, là-bas ! Qui vous a autorisé à vous promener dans les geôles ?"

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Mar 9 Juin 2020 - 18:11
Un long couloir humide et froid menait à la cellule que je convoitais. Prétextant une sorte de balade, il n'en était rien. En effet, depuis peu j'étais victime d'hallucination particulièrement violente et il fallait que j'établisse un diagnostique... Au vue de mes connaissances en matières médicales, je ne pouvais le faire seul. Toutefois, j'avais été guidé par une sorte de prophète de Kiri vers un détenu qui – lui – aurait sûrement la réponse à mes questions... Il fallait simplement que je trouve sa cellule, et je pourrais enfin assouvir ma soif de connaissances... Jusque là, aucun problème. J'avais été accueilli par un Shinobi à l'entrée des geôles qui m'indiqua rapidement la route – ayant préalablement leurré mon savoir quant à la localisation de ladite cellule...

Néanmoins, mon ascension vers la connaissance fut rapidement stoppé. Ma présence n'ayant pas été divulgué à l'ensemble du personnel, c'est rapidement qu'un autre Shinobi m'interpella pour savoir la raison de ma « balade » ici tandis qu'un autre partenaire jetait un prisonnier dans sa cellule... Bien que désagréable de se faire interpeller de la sorte, il fallait avouer que mon sentiment de culpabilité était vite remplacé par celui de la satisfaction : encore un vaut rien arrêté ! C'est toujours un en moins à l'extérieur de cet endroit.

« Hey, là-bas ! Qui vous a autorisé à vous promener dans les geôles ? » Dit le Shinobi tandis que son partenaire fermait la cellule dans un écho métallique des plus délicieux.

Je ne pouvais rien faire. La force n'était en aucun cas une solution surtout dans un endroit tel que celui-ci. De même, mentir n'était pas une option : tout se sait. Bien, dans ce cas, autant dire la vérité... Ou en tout cas, une partie.

« Salutations, confrères. » Dis-je en levant la main en signe de salue. Mes yeux blancs perçant le regard de chacun d'eux. « Je suis là simplement pour rendre visite à un vieil ami. Le Shinobi présent à l'entrée m'a autorisé l'accès, mais visiblement l'information a dû se perdre. »

Il valait mieux montrer patte blanche et éviter de semer le trouble. Je n'avais aucune envie de finir mes jours dans cet endroit poussiéreux, froid et humide... J'estimais de base que ma place n'était pas réellement au sein du village d'ailleurs mais par delà les contrées, libre de tout mouvement et avec la possibilité de choisir pour qui travailler. Malgré mon estime et le respect considérable pour ma hiérarchie, je n'en reste pas moins un électron libre...

« Je cherche sa cellule d'ailleurs. Il me semble qu'elle se trouve au fond de ce couloir... » Je fronçais les sourcils, peut-être avait-il une localisation plus précise à me donner. « C'est une sorte de spécialiste en Genjutsu... Je pense qu'il peut faire quelque chose pour m'aider... Avez-vous entendu parler de la présence d'un individu de la sorte au sein des geôles ? Ou suis-je bon à faire demi-tour ? »

Ne nous précipitons pas. Si je n'avais pas de réponse maintenant, j'en aurais demain... La patience était fondamentale dans le domaine dans lequel je m'étais lancé... D'autant plus que j'avais fait preuve de patience depuis ma plus tendre enfance, et encore plus lorsque l'on m'a attribué mes sabres...
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Asagao Jirô
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Mar 9 Juin 2020 - 21:51

Saru distinguait à présent nettement la silhouette de l'homme qui répondait au garde. Il avançait masqué, et sa voix, dans la pénombre des geôles, était comme celle d'un spectre. La scène était assez effrayante, en fait. Saru n'était pas mécontent d'être en compagnie d'un gardien, et que son prisonnier soit bien derrière ses barreaux. Les cris, les grognements et tous les autres bruits que pouvaient produire les détenus n'étaient pas vraiment pour rendre l'atmosphère plus légère ...

Le gardien ne semblait cependant pas particulièrement satisfait de la réponse qu'il avait entendue. Saru vit qu'il fronçait un peu plus les sourcils.

"On n'aurait pas dû vous laisser vous balader tout seul dans les geôles. Je vais vous escorter jusqu'à la cellule que vous cherchez."

Même s'il pouvait paraître avenant, Saru sentait, au ton de sa voix, qu'il était méfiant. Il se dit simplement que ce devait être la nature de tous les gardiens des prisons de Kiri. Après tout, déjouer les évasions, les complicités et tout ce qui pouvait fragiliser la sécurité de leur établissement était leur rôle. Et ils ne devaient pas être faciles à berner. Un esprit clair, et un sang froid à toute épreuve, sans doute. De véritables Yuki, en somme.

"Je ferais sans doute mieux d'y aller, dans ce cas."

Il n'avait pas envie de s'attarder, et ne tenait pas à compléter l'escorte. Mais le gardien le retint par le bras.

"Désolé, mais ça ne sera pas possible. Je ne dois pas vous lâcher d'une semelle. Vous allez nous accompagner, donc."

S'il avait eu plus de cran, Saru aurait sans doute protesté, répliqué qu'il était honteux de le retenir, et crié sa fidélité au village et aux gardiens de sa paix. Mais il avait trop peur pour tout ça. Peur des geôles, et peur du gardien, qui, derrière une façade de calme olympien, cachait à coup sûr une force hors du commun. Il se contenta donc de répondre:

"Euh ... D'accord ..."

Mais d'un côté, il maudissait cet inconnu apparu dans l'ombre, qui le forçait à rester plus que de raison dans un environnement si hostile.

Saru et le gardien rejoignirent donc le troisième homme, avant qu'ils s'enfoncent tous trois un peu plus dans le dédale de la prison. L'ambiance était pour le moins ... tendue. A moins que ce ne soit que l'impression de Saru. Il était très nerveux. Et la présence de cet inconnu n'avait rien pour le rassurer. Il respirait quelque chose d'étrangement mauvais. De pas très accueillant, en tout cas. Saru n'avait aucune envie d'entamer la conversation. Et pourtant, le silence lui pesait, car chaque seconde passée dans le mutisme était une seconde de plus de gêne, de crispation, de tension.

Finalement, le gardien finit par rompre le silence de sa voix de glace:

"J'imagine que vous avez une autorisation qu'on a contrôlée à l'entrée ?"

Et c'était reparti pour un tour de nervosité ...

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Seishin Kenryôku
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Mer 17 Juin 2020 - 20:28
Finalement le gardien m'ayant autorisé l'accès fut preuve de négligence. En effet, j'appris par le gardien qui décida de m'accompagner jusqu'à la cellule voulue, que nous n'avions pas le droit de nous promener dans les geôles, seul. Je fus particulièrement surpris mais je respectais les règles du village et celles de la Prison du village. Aussi, je préférais montrer patte blanche et continuai mon ascension vers celui que je soupçonnai d'être l'auteur de mes maux. L'autre individu n'était pas un gardien mais un Shinobi à part entière. Il était ici probablement pour une bonne raison – quoi qu'il en soit, il était obligé de nous suivre jusqu'à ma destination. Il répondit de façon hésitante à l'invitation du gardien à nous suivre... Étrange.

Nos pas résonnaient en écho dans les longs couloirs lugubres des geôles tandis que le protecteur de cet endroit me demanda si j'avais une autorisation pour être présent ici. Fronçant les sourcils imaginant un éventuel piège, je me permis de lui répondre en restant plutôt vague.

« L'accès m'a été autorisé à l'entrée de la geôle. J'ignorais qu'il fallait une autorisation spécifique. » Dis-je froidement sans rentrer dans des détails inutiles.

Le Shinobi présent avec nous était à côté de moi et nos pas semblaient être synchronisé ensemble. Les détenus étaient plutôt déchaînés aujourd'hui puisque beaucoup d'entre eux tapaient la porte de leur cellule, hurlaient ou profanaient des menaces envers nous. Les plus sages d'entre eux nous insultaient juste... Mon regard blanc se posa sur lui d'une froideur sans pareil.

« Qui es-tu ? »

J'interrogeai mon acolyte du moment simplement pour faire connaissance mais peut-être que ma façon de procéder était inconvenue eut égard aux circonstances.

« Est-ce que c'est lui ? » Dit le gardien en faisant glisser un bout métallique de la cellule laissant un prisonnier visible.
« Je crains que non. »
« Il reste une dernière chose à vérifier alors. » Finit l'hôte de la prison.

Nous redémarrons donc une marche tous ensemble vers une dernière cellule. J'allais peut-être enfin tomber nez à nez avec l'instigateur de cette saloperie dont je suis victime... Si je le retrouvais, il n'aurait que deux solutions : retirer cet envoûtement, ou mourir... Radicale ? Peut-être. Je ne m'arrêtai pas à ce genre de broutilles.

Après quelques minutes de marche, nous arrivons à un étage inférieur, une porte métallique nous séparait du prisonnier. Une ouverture fut crée pour que nous puissions voir à l'intérieur, et il s'agissait bien de celui dont on m'avait parlé.

« Comment procédons-nous ? Je rentre, je m'entretiens avec lui, et je toque afin de sortir de la cellule ? Ou alors vous m'accompagnez ? » J'observai mon partenaire ninja tandis qu'un sourire se dessina sous mon masque. « Tu veux m'accompagner ? Cela risque d'être intéressant. »
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Asagao Jirô
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Jeu 18 Juin 2020 - 21:25

Le malaise de Saru ne faisait qu'aller crescendo alors que le petit groupe étrangement constitué déambulait dans les couloirs des geôles. Bien entendu, le fond musical n'avait rien pour arranger les choses ... Le choeur des prisonniers avait quelque chose d'assez dissonant. Ca et le fait que les paroles de leur horrible opéra soient uniquement constituées d'insultes. Alors, on comprendra facilement que la question de cet individu assez suspect qu'ils avaient croisé n'ait rien pour le rassurer. Au contraire, il fronça les sourcils, et le regarda avec les yeux les plus méfiants qu'il puisse afficher.

"Kaikon Saru. Genin."

Ce fut tout ce qu'il eut pour réponse. Saru n'était pas disposé à en dire plus. Il trouvait même qu'il avait été imprudent d'aller jusqu'à dévoiler son nom. Il ne retourna la question. Il n'avait pas vraiment envie de savoir à qui il avait affaire. Il avait le sentiment que cet homme était de ceux dont la présence attirait plus d'ennuis que de bienfaits. Il n'avait qu'une envie: sortir au plus vite de cette prison. Même si les choses ne semblaient pas disposées à aller en son sens ...

Ils arrivèrent devant une seconde cellule, plus profondément enfouie encore dans les geôles. Cette fois, on demanda son avis à Saru. Il tourna le regard vers le gardien Yuki qui les accompagnait.

"Si c'était possible, je préférerais sortir d'ici. J'ai un rapport à aller rendre."

Le geôlier ne semblait pas particulièrement enchanté par la tournure que prenaient les événements. Il poussa un soupir, mais acquiesça d'un signe de tête. Il effectua un unique mudra, et un clone de lui-même apparut dans un nuage de fumée.

"Mon clone va vous raccompagner, alors. Je reste ici."

Saru le remercia d'un hochement de tête, et ne prit pas la peine de saluer l'autre visiteur. Il fit volte-face, laissant le mystérieux inconnu à son entrevue, et reprit le chemin de l'extérieur en compagnie du clone.

Lorsqu'il fut retourné à l'air libre, le clone disparut. Sarut reprit le chemin du village, non sans pousser un soupir de soulagement. Il n'était vraiment pas mécontent de se tirer de cette situation. Il ne savait pas qui était cet individu louche, mais ses intentions ne semblaient pas être particulièrement louables ... Il ne respirait pas la bienveillance, en tout cas. Et Saru espérait bien ne pas avoir à le recroiser de sitôt.

Tout de même ... Quoi qu'il se passe dans ces geôles, ce ne devait pas être particulièrement sympathique ...

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