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Déflagration d'os et de bois

Shinrin Shinpachi
Shinrin Shinpachi

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Lun 15 Juin 2020 - 16:17
PAYS DU FEU | 火の国の物語


Grise était la lumière hivernale. Le vent apportait aux narines du Monarque des Bois un parfum d’humidité et de fraîcheur, teinté d’herbes qui repoussaient lentement par endroits clairsemées au sein même et aux alentours de la Capitale. Urahi baignait dans une atmosphère vaporeuse, conquise par le mordant d’un hiver mourant, et aspirant à revoir la vie printanière. On voyait à Urahi, à éparses endroits, des chandelles ignifuges illuminant les enseignes des onsens et des salles de thé, des religieux confessant le retour du soleil et invitant les manants à glorifier le retour de la chaude lumière, et des soldats portant des plaques de fer au-dessus de tuniques traditionnelles, symbole de leur allégeance à l’Empire du Feu. Posés sur des branches s’étant hissées assez haut pour chatouiller les cieux, ou parcourant le ciel habillé de nuages, des moineaux chantaient à leur manière la gaieté du moment présent.

Shinpachi était habillé de la tête au pied par un ensemble ample et ombrageux, une tunique très légère camouflée sous une longue cape uniforme. Ses iris rutilantes se posaient sur un homme qu’il avait suivi sur le chemin en toute connaissance de cause. Son pavois trônait dans son dos sous sa cape mais au-dessus de sa lance, dissimulée sous ce dernier, comme s'il attendait quelque chose ; et c'était bel et bien le cas. Gardant une bonne distance avec l'objet de son intérêt, il avait marché en scrutant chaque mouvement qu'il avait pu faire, aussi vrai que depuis que cet homme était de retour toute la réalité du Shinrin était bousculée dans ses évidences.

Kaguya Kôsuke avait brisé ses plans, mais sans doute aussi ceux de son Capitaine, Taizen Jiguro. Il avait avorté la mort qui attendait l'un ou l'autre à l'aune de leur dernier complot. Et ce faisant il avait révélé aux deux illustres individus qu'il ne fallait que trop respecter les promesses du hasard : rien n'est figé dans le temps, toute fatalité peut être contournée.

Il attendit, poursuivant toujours cet énigmatique personnage, qu'il finisse ce qu'il avait à faire puis qu'il s'arrête, se fige dans l'instant, et accepte enfin de lui porter la considération qu'il méritait. Shinpachi n'était pas de ceux à précipiter les choses ; tel une mante religieuse, il patientait en attendant le moment opportun, propice au coup décisif. Volontairement, il n'avait pas cherché à se dissimuler, s'attendant à ce que cet individu à l'érubescente crinière décèle sa présence et que, excédé par ce manège, il ne décidasse de le faire cesser. Il marcha encore et encore dans le sillage du Porte-Parole, croisa même son regard, et lentement il se rapprocha de plus en plus, au gré de son pèlerinage, jusqu'à entrer dans sa zone proche.

Ce n'est qu'au bout de deux heures de pistage qu'il se décida à l'apostropher, sachant pertinemment que le Kaguya avait anticipé ce moment, et qu'il n'était dès lors plus nécessaire de singer l'intérêt qu'ils avaient l'un pour l'autre.


« Lieutenant. »

Il se refusait à l’appeler Porte-Parole, comme s’il voulait mettre de côté cet avantage pour le ramener à son grade véritable.

« Je suis Shinrin Shinpachi, Lieutenant de l'Unité Impériale. J'ai à m'entretenir avec vous. Sans facéties. Sans artifices. Voici que je vous découvre à Urahi, par bonheur sain et sauf. Pourtant je ne puis, de par ma fonction, me contenter de me réjouir de votre survie. Ne supposez pas que, parce que vous êtes l’homme le plus proche de l’Empereur, vous êtes à l’abri de tout soupçon et de tout danger. Vous savez comme moi qu’il convient de bien connaître ses ennemis, mais de connaître encore mieux ses amis… n’est-il pas meilleure assise que celle la plus proche de Son Altesse pour le poignarder dans le dos ? D’aucuns, parmi les sceptiques dont je fais partie, verraient d’un mauvais œil votre tendance à agir de votre propre chef, et à libérer Kumogakure tandis que Son Altesse s’absente. Faire feu de tout bois quand les vents sont favorables est une chose intelligente pour qui veut dominer la flamme. Une chose intelligente, oui. Très intelligente. Trop intelligente. »

A présent qu'ils s'observaient, Kôsuke pouvait se rendre à l'évidence que quelque chose de pernicieux habitait les orbes vermillons du Shinrin. Quelque chose qui révélait en dépit de son apparence juvénile quelque chose qui le caractérisait fondamentalement : Shinpachi était mauvais, égoïste et sceptique. A ce point venimeux qu'il était étonnant que sa langue ne soit pas devenue noire.

« Inutile de vous préciser que j’ai de bonnes raisons de croire que vous n’êtes pas aveugle des circonstances et s’il est vrai que vous attirez mon attention, sans doute en avez-vous fait de même avec mon Capitaine d’Unité. Mais s’il est un fait que je dois reconnaître, c’est votre importance, Kaguya Kôsuke. Une importance cruciale, terreau diplomatique de notre grande nation. Malheureusement, le fait que vous soyez si important fait de vous quelqu’un de visible ; et parce que vous êtes visible, vous devenez vulnérable. Les récents évènements en sont la preuve, et témoignent en faveur de cette réalité : vous êtes vulnérable parce que vous avez un pouvoir décisionnel. Non que je doute de votre force, mais du reste… »

Il quitta son regard pour accrocher ses orbes rutilantes ailleurs. Sa cape recouvrait entièrement ses épaules et tombait même au-dessus de ses mains, camouflant ces dernières. Que cachait-il sous le tissu noir ?

« … la rumeur colporte bien des choses, vous savez. On raconte qu’un enfant serait capable de vaincre un Capitaine, un Porte-Parole et une Régente. Nul dévot ne saurait tolérer une telle faiblesse pour les têtes de l’Empire. Surtout pas quelqu’un qui aspire à voir l’Empire du Feu dévorer tout le reste. C’est pourquoi, à la faveur de ce constat, nous ne pouvons envisager que deux solutions : renforcer nos élites, ou s’en débarrasser. »

Un procès. Un impitoyable procès. Un impitoyable procès au terme duquel il dégagea un pan de sa cape, et présenta sa main en paume ouverte comme s'il adoptait une posture de combat.

« En garde, Kaguya Kôsuke. »


Dernière édition par Shinrin Shinpachi le Mar 16 Juin 2020 - 14:57, édité 2 fois
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Kaguya Kôsuke
Kaguya Kôsuke

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Lun 15 Juin 2020 - 17:07
Le jour où Yamanaka Rei l’avait nommé son porte-parole, Kaguya Kôsuke n’avait jamais crû qu’il aurait été capable de véritablement « décider » au nom de l’Empire du Feu. Pourtant, c’était bien ce que son supérieur de tous temps lui avait demandé de faire. Un remplacement pendant une absence et aussitôt, celui qui n’avait été que le plus simple des soldats s’était vu propulsé dans les hautes sphères du monde shinobi. Quelle ironie cela avait été de devoir s’approprier progressivement tout ce que l’homme de terrain avait toujours détesté : paperasse, diplomatie et autres efforts d’éloquence.

La force, les missions, les entraînements, le Taijutsu, la persévérance… Tout cela avait laissé un peu de place pour servir de représentant à un Sommet des Shinobis historique, à devoir choisir son camp dans le conflit à Ame no Kuni, à devoir établir un plan pour sauvegarder les populations Kaminarijines autant que celles du Feu. Et malgré lui, Kôsuke avait appris à devenir plus « complet », aussi bien en tant que shinobi qu’en tant qu’homme. Il ne considérait finalement pas que ç’eût été une mauvaise chose. Mais la seule raison de ce constant était qu’au moment de revenir à la capitale, il n’avait nullement oublié qui il était.

Plus malheureux encore, c’était que son combat contre Sairyo Hiko lui avait rappelé à quel point il était encore loin d’être parmi les plus puissants shinobis du Grand Continent. Quant à la rengaine que « les mots et l’intelligence étaient des armes plus puissantes que la force elle-même », il préférait la laisser aux villages cachés. Cela n’avait rien à faire dans l’Empire qu’il voulait voir grandir.

C’était justement parce qu’il ne se considérait ni comme un chef ni comme suffisamment puissant que le Guerrier Ecarlate n’avait jamais pensé à ce qui était pourtant évident, surtout au sein d’un Empire dont l’Empereur était absent : à ce que l’on remette en doute ses capacités ou ses convictions. Chose que fit, dans une honnêteté que l’accusé appréciait, le présenté Shinrin Shinpachi.

« Et moi qui pensais avoir fait des progrès en éloquence… ton charabia me fait comprendre que non. »

Le regard du Kaguya n’était ni bienveillant ni noir. S’il reconnaissait la franchise de l’homme qui était venu le trouver, il n’avait pas encore suffisamment passé de temps en tant que porte-parole pour ne plus succomber aux provocations si ouvertes. Impulsif de naissance, Kôsuke parvenait tout de même à se contrôler.

Mais il ne pouvait tout naturellement pas se laisser faire et accuser de la sorte face à quelqu’un dont il venait de découvrir le nom.

« Pour le reste… j’ai surtout entendu l’histoire d’un garçon qui a attaqué et fui comme un lâche. »

Seul Kaguya Kôsuke se faisait le constat de prendre l’affrontement contre le traître comme une défaite personnelle. Lui seul savait qu’il n’aurait pas fait le poids seul face à ce dernier. Et il n’avait jamais eu besoin de personne pour lui rappeler son impuissance et ce besoin primordial d’y remédier.

« Renforcer nos élites ou s’en débarrasser », des mots qui auraient un sens, mais pas maintenant. L’Empire du Feu venait de renaître de ses cendres suite à la libération de Kumogakure no Satô. Urahi allait regagner nombre de soldats précédemment affiliés au Protectorat qui n’était donc plus ; et le temps que les mesures décidées par le Kaguya prennent place, tout le monde aurait à cœur de comprendre encore mieux l’importance de devenir fort, individuellement et en tant que nation.

Le Teikoku ne devait pas exiger que tout le monde soit fort, mais que chacun cherche et emploie tous ses efforts pour le devenir.

Mais pour l’heure…

« Si tu veux vraiment te battre, je suis ton homme. Viens donc me montrer sur quoi je dois encore travailler pour écraser les ennemis de l’Empire. »

Le Guerrier Ecarlate se mit en position, comme demandé par le Shinrin.
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Shinrin Shinpachi
Shinrin Shinpachi

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Mar 16 Juin 2020 - 14:56
PAYS DU FEU | 火の国の物語


Ils étaient à l’évidence assez éloignés de la population depuis que le Porte-Parole avait au cours de son périple pris un chemin qui s’émancipait des quartiers les plus vivants d’Urahi. De fait, le Lieutenant de l’Unité Impériale n’avait pas décidé de se révéler à ce moment par hasard et il fut plus que satisfait de découvrir que le libérateur de Kumo à l’écarlate crinière n’était pas défavorable à une rixe improvisée ; peut-être s’était-il déjà attendu à ce que, de retour à la Capitale, quelqu’un le défie pour s’assurer de sa puissance et parallèlement de sa légitimité en tant que bras droit de Son Altesse. Ce quelqu’un était le Shinrin qui lui faisait face désormais, un homme de l’ombre qui ne faisait pas beaucoup parler de lui, et qui pourtant s’amusait depuis quelques temps déjà à répandre son emprise là où les Shinrin étaient le plus redoutables.

Sous la surface visible. Il était du genre de ceux qui pouvaient dominer sans qu’on ne s’en rende compte ; tel le monde végétal dictant la survie du monde animal quand bien même ce dernier, croyant se repaître du fruit de la planète verte, ne faisait qu’obéir à la floraison des cycles. Les Shinrin excellaient dans l’art de cacher leur jeu et par une sorte d’ironie celui-ci se traduisait directement dans leurs capacités : le bois que l’on voyait n’était que la face visible du véritable Empire d’écorce dont ils étaient capables d’être les auteurs. La réalité se tenait là où s’étendaient leurs ramifications, et l’on pouvait à loisir abattre les arbres : tant que les racines ne mourraient pas, les bois renaissaient. C’était là toute la spécificité des illustres membres de cette communauté somme toute plutôt mystérieuse mais indéboulonnable du Pays du Feu. Quelques feuilles et quelques branches n’étaient rien à côté de l’étendue de leur Empire sous terre.

Les yeux cabalistiques du jeune héritier de cette force invisible, après avoir regardé ailleurs, se posèrent à nouveau sur ceux du célèbre Porte-Parole. Shinpachi n’avait pas attendu cet homme ni l’Empereur lui-même pour faire avancer ses pions ; pour ainsi dire, il avait même profité de leur absence pour se glisser tel une couleuvre dans le monde politique et les affaires de son peuple. Par la ruse, ayant par chance un esprit sagace, il avait pris une sorte d’emprise légitime auprès de plusieurs protagonistes dévoués à l'Empire du Feu : Inuzuka Sakka, Inuzuka Leiko, Nuy Ozuka, Bakuhatsu King, Tôhatsu Asami. Grâce au soutien d’un puissant mercenaire, en personne d’Enma Gozen, il avait poussé ces shinobis à lui prêter serment pour agir selon sa guise ; mais cela ne lui suffisait pas. Il voulait plus. Et Kôsuke était l’incarnation de ce plus.

« Je vois que nous sommes sur la même longueur d’ondes. Notre but commun est d’écraser les ennemis de l’Empire et cela pour la prospérité de ce dernier. Mais voyez-vous… »

Le Kaguya ne pouvait qu’ignorer le noir dessein qui s’immisçait dans l’esprit du Monarque des Bois, qui s’état attribué ce surnom pour la simple et bonne raison qu’il avait décidé de gouverner dans l’ombre de l’Empereur, sans pourtant se mettre en avant ; profitant du camouflage naturel apporté par l’écorce et les feuillages, il soumettrait l’Empire à sa seule volonté en utilisant ceux qui aspiraient à se faire voir, comme celui qu’il toisait de droit, comme des marionnettes qu'il ferait danser entre ses doigts.

« … parfois, le pire ennemi que nous puissions avoir, n’est autre que celui que nous sommes pour nous-même ! »

Un léger vent, frais comme la neige, vint secouer sa chevelure. Ses mèches ébènes dansèrent dans la brise alors que son regard s’écarquillait, avertissant qu’il passait à l’action. Sous sa cape, il avait déjà effectué un combo de signes incantatoires et le fleuron des arts squelettiques pouvait vraisemblablement commencer à prendre ses dispositions pour y répondre. Shinpachi, ayant terminé ses signes, posa ses deux mains à plat sur le sol. Rugissant alors de la terre comme un monstre issu des abysses, un gigantesque arbre à l’écorce brune et légèrement teintée de rouge, comme si la terre avait saigné, naquît, majestueux et énorme, d’une façon qui ne laissa qu’un court instant pour en deviner son utilité. Tandis qu’il s’élevait pour s’en aller caresser le ciel, il se laissa déséquilibrer par son propre poids et chuta tout droit en direction du Porte-Parole, menaçant de se fracasser avec une violence inouïe et de pulvériser le guerrier écarlate.

Shinpachi, tout de go, bondît sur sa propre création et imbiba ses appuis de chakra. Il se laissa retomber avec l’immense colosse d’écorce en ayant en mémoire ses récentes confrontations : il ne faisait pas bon garder les pieds par terre. Conservant toutefois une distance convenable avec Kôsuke, il continua de lui parler tant pour le bousculer dans ses idées que pour le déconcentrer durant l’affrontement.



« Vous n’auriez jamais dû libérer Kumogakure ! Que faîtes-vous de notre grand projet d’expansion ? Que faîtes-vous de tous les sacrifices que nous avons dû faire pour annexer le Pays de la Foudre ? Notre Empereur n’aurait jamais permis une telle chose, non ! Vous êtes un voleur, Kaguya Kôsuke, un voleur de pouvoir et un voleur d’ambition ! »


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