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Origines étrangères [PV Reikan]

Okunote Senken
Okunote Senken

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Jeu 25 Juin 2020 - 16:55
Le voyage de la délégation Iwajin se fit sans accroc, escortée par des locaux lors de la traversée maritime jugée trop périlleuse pour des étrangers. Silencieux tout du long, l'Okunote ne profita pas du trajet pour tisser le moindre lien avec ses camarades aussi muets que lui. Une pointe de pression paralysa peut-être les jeunes Genin envoyés pour représenter le village lors de cette première édition internationale, ou peut-être que ces derniers se dotaient d'une amabilité aussi ridicule que la sienne. Il s'en fichait royalement, préférant de toute manière l'aphasie à l'hypocrisie.

Assis sur le toit du bâtiment destiné à leur accueil en cette arrivée tardive, la nuit berçait l'atmosphère brumeuse du pays éponyme, bien étrangère au manipulateur de limaille qui n'appréciait guère l'humidité. Installé sous un porche pour se protéger de la pluie fine mais battante, ses jambes dépassant du rebord en recevaient quelques gouttes inesquivables, prix à payer pour une tranquillité recherchée et acquise loin de ses compagnons de route. Le regard amarante porté sur la ruelle en contrebas, désertée de tous ses habitants déjà couchés, de multiples questions assénaient l'enfant de l'erg épris d'une mélancolie rare.

L'étranger de Mizu se gratta les yeux de la main droite avant que celle-ci ne descende le long de son nez, puis de sa cicatrice, épongeant sa forme ainsi que son étrange texture avant de déguerpir. Il était là pour eux. Pour ses amis qui, dans un passé désormais lointain, rêvaient de ce genre d'aventures tout en arpentant les dunes infernales du désert de Kaze. Qu'est-ce qu'ils aimaient se plaindre de cette chaleur, de la sècheresse, du soleil de plomb qui s'écrasait sur leurs peaux brunis par l'astre lui-même. Un bien triste sourire vint étirer le visage du jeune homme à l'air maussade, plongé dans des eaux dans lesquelles il n'osait que trop peu naviguer.

Le temps filait à une vitesse incroyable. Les années s'enchainaient et l'éloignaient de cette époque, allant même jusqu'à lui faire regretter le climat invivable de son pays natal. La nostalgie cristallisait les plus beaux souvenirs, adoucissant les mauvais par la même occasion. Mais cette époque ne pouvait être retrouvée car un élément manquait à l'appel. Une tâche au milieu du tableau, un drame indigeste, qui rongeait l'endeuillé autant qu'il le maintenait en vie, le poussant à se nourrir de chaque nouvel obstacle pour elle.

Loin d'Iwa et de ses terres natales, entouré d'inconnus qu'il aimait haïr sans raison, Senken allait se battre pour rendre fier Yugure et Hana, où qu'ils soient actuellement. Un bâillement survint alors, venant rappeler au perturbé son amour pour le sommeil, tout en lui permettant d'émerger la tête de l'eau. Sans être au courant des risques potentiels qu'engendraient sa petite escapade nocturne, il savait très bien qu'il n'allait pas devoir traîner trop longtemps, au risque de croiser quelqu'un.
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Yasei Reikan
Yasei Reikan

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Ven 26 Juin 2020 - 23:22
Printemps 204, Village de Kiri

En ce maître instant, la Cité Brumeuse se laissait bercer par l'astre lunaire d'un printemps charnier pour l'une des plus braves de son pays. L'Héroïne de l'Eau, si appréciée et chérie entre ses vagues et ses solides remparts, avait repris du service sur l'intégralité de ses activités de gradée, tant vis-à-vis de la sûreté du clan Yasei que de celle de Kiri. Abîmée par la perte d'un de ses frères, elle l'était encore fraîchement. Et elle luttait pour ne pas replonger dans les cauchemars de son passé. Mais Shiroitora* faisait partie de ces vaillants individus contre qui la haine et ses coups ne pouvaient rien réaliser. Chaque chute valait son lot de peines, que Reikan n'avait de cesse d'entraîner avec elle en relevant la tête. Le temps avait fait d'elle une battante infatigable que peu osaient froisser, une bête noire pour ceux qui se risquaient à la voir comme une ennemie ou une cible. Et une inspirante lueur d'espoir dans les pupilles des personnes qui l'aimaient.

Et qui soutenaient ce pont qu'elle incarnait vers la paix.

Néanmoins, même avec tout le poids de ses responsabilités, la Fille du Lion savait faire de la place au creux son quotidien saturé pour continuer à aggraver son obstination envers le progrès. La nuit trouvait rarement grâce à ses yeux, comme celle-ci qu'elle avait voué à des retrouvailles aux atours atypiques. Le corps de la métamorphe parcourait les toitures derrière une petite ombre ambrée, qui tortillait sa route dans mille et un virages. Pourtant, cette course effrénée ne bravait pas le moindre silence sur les hauteurs des bâtisses de la Brume, comme si leurs pattes étaient de velours et leurs corps de nuages. Sous la pluie nocturne, les silhouettes brumeuses se suivirent hâtivement jusqu'à un édifice excentré, qu'elles n'eurent pas de mal à rejoindre. Et alors que la poursuivante refermait la distance pour prendre en tenaille sa proie, le galbe d'un imprévu se dressa sur leur route.

Celui d'un homme venu d'ailleurs.

Sur l'épaule de celui-ci venait de s'écraser une boule de poils, difforme par le heurt. Mais très vite, les secondes gommèrent le choc de la petite bestiole qui s'agrippa aussitôt au haut en tissu de son perchoir humain avec ses griffes acérées, sans crier gare à une mauvaise réaction de sa part. Une réponse comportementale que Yasei Reikan préféra prévenir plutôt que guérir, en élevant sa dextre hors de la nuit derrière l'inconnu pour attraper le jeune félin par le pelage de la nuque et le ramener près d'elle. Du manteau de ténèbres froides et humides s'extirpa une femme à la longue et sombre crinière parsemée d'éclatantes pierreries que la lune s'était mise à jalouser. Tel un spectre à qui il fallait pardonner la violence de sa lumière, l'enfant des Bêtes apparut avec le fauve en main.

À travers le monde, l'espoir s'amusait à emprunter différents visages, formes et couleurs. Aux bras de Kiri, il ruisselait sur le minois de Reikan, dévalait ses courbes jusqu'aux pointes de ses cheveux et s'emparait de leur jais. La Fille de Yasei Ragna étincelait dans la nuit noire, par sa peau satinée, ses éphélides et ses perles d'éther aussi glaçantes que l'hiver et intenses que la lueur émise par sa dague de cristal. Une parenthèse de cils vint sceller sa vision, déjà retournée auprès de l'étranger plein d'amarante et au teint aussi hâlé que le sien. Le lionceau récupéré grognait aux odeurs du fer et du sable qui épousaient l'individu, méritant que la Yasei à la peau cuivrée finisse par jongler des yeux entre les deux. Son intérêt avait-il été piqué?

Toujours en proie à la giboulée, sa voix limpide vint ainsi éventrer en douceur la tranquillité du lieu.

« Navrée d'avoir perturbé le calme qui régnait sur ce toit. Je suis Yasei Reikan. À qui ai-je l'honneur? »

Son homologue du Désert n'avait pas encore conscience du sien, en tout cas.

*Shiroitora (白い虎, litt: Tigresse blanche)

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Okunote Senken
Okunote Senken

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Sam 27 Juin 2020 - 16:10
Sans perturber le calme inhérent au lieu, la course-poursuite se déroula sans éveiller le moindre soupçon chez l'étranger de Mizu pourtant aux aguets. Les félins, dont les bribes sonores causées par leurs appuis répétés se dissimulaient sous la couverture offerte par le climat pluvieux, purent atteindre leur proie sans qu'il n'ait l'occasion de réagir. D'un bond, le prince de la savane vint prendre d'assaut le résultat de sa chasse effrénée, s'accrochant à son trophée durement acquis à l'aide de ses encore courtes griffes. Cette victoire, la boule de poils aux allures de peluche la méritait amplement, car il venait de l'arracher à la paume de sa poursuivante trop lente pour l'en empêcher.

Cette même paume, agile autant que ferme, vint récupérer l'insolent qui se laissa faire en abandonnant son emprise sur le pauvre haut en tissu maintenant abîmé de son propriétaire. Un homme inconnu des perles envoutantes de la féline, qui la dévisagea d'une intensité rare, relevant avec intention les détails que recelaient cette nouvelle rencontre. De ses yeux s'échappaient la surprise et la méfiance, bien loin de l'admiration sûrement trop souvent observée par son interlocutrice, tandis que sa silhouette agile se relevait pour accueillir l'arrivée particulière de la cheffe de clan. Si l'enfant des Bêtes avait redouté une mauvaise réaction, rien ne vint de la part du shinobi aux améthystes, laissant peser le silence dans l'attente de ses mots.

L'étincelante demoiselle, brillante de ses traits et autres parures, détonnait l'espace jusqu'alors peint par le plus terne voyageur. Les prunelles foncées par la même couleur que sa chevelure atypique, la cicatrice défigurant son visage et attirant les pupilles contrastait avec la couleur de l'épiderme qu'il partageait ce soir. Un détail qui ne put lui échapper, trahissant de potentielles origines chez sa comparse, avant que le son de ses mots dansant d'un accent marqué et aisément reconnaissable ne vienne définitivement valider l'hypothèse du garçon.


- Okunote Senken, d'An'Purath.

La fierté que dégageait ses mots prononcés témoignait d'un amour aveugle à l'égard des dunes infernales qui l'avaient vu naître. Il préféra pour l'instant se taire sur le reste, ne connaissant pas les intentions de la Tigresse blanche. Le regard du balafré, autrefois insistant et méfiant, se détacha alors de l’héroïne de Mizu et voyagea jusqu'au félin qu'elle bordait entre ses bras. Sans crainte ou respect exacerbé envers celle qui plia les genoux d'un clan maintenant dirigé, le manipulateur d'une limaille absente ce soir-là reprit d'une voix presque accusatrice.

- Un lion ne devrait pas vivre ici.

Le lion, animal symbolique de ses terres natales, ne pouvait s'épanouir dans la brume étouffante des paysages du pays de l'eau. L'Okunote ne se doutait évidemment pas de la nature du prédateur, redoutant un acte de braconnage de la part de Kiri plutôt qu'un pacte dont il ne soupçonnait pas encore l'existence. Pauvre bête, pensa-t-il simplement.
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Yasei Reikan
Yasei Reikan

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Dim 28 Juin 2020 - 21:20
Pas même le temps d'un pauvre battement de cils, le mutisme qui s'était immiscé après les mots de Yasei Reikan n'eut la force d'ébranler sa nature. Comme si ce sentiment de gêne propre à l'humain lui était totalement inconnu, la métamorphe laissa glisser son regard myosotis sur celui qui, enfin, avait daigné faire preuve d'une politesse minimale. Okunote... Senken. Ce dernier venait de lui offrir une attitude simple et terre-à-terre, détachée de tous les artifices et titres qui s'accrochaient un plus à son épiderme avec le temps. Contre toute attente, la féline fut incapable de se froisser devant ce constat – bien au contraire. Elle sentit même le lourd poids de ses responsabilités s'envoler de ses épaules et libérer ses bronches, ne serait-ce qu'un peu. Autant dire que si elle aimait briller dans les yeux de ses proches, l'admiration trop obnubilante de certains n'était à son goût ni méritée, ni utile. Parce que même si sa puissance et sa beauté étaient toutes deux objectives, la Tigresse blanche ne s'était jamais sentie autre chose qu'équipollente à autrui. Son souhait était d'être reconnue à sa juste valeur par tous, ses pairs les premiers.

Mais elle ne voulait s'élever au-dessus de personne, aussi ignorants pouvaient-ils être.

La Fille du Vent plissa les paupières à la remarque presque déplacée de son camarade du Désert, sur le prédateur en devenir que les fins doigts de sa main enveloppaient par une ferme délicatesse. Son air blâme et ses propos se révélaient nécrosés par le reproche et dévorés par l'ombrage d'une suspicion infondée. Comme s'il savait de quoi il parlait. Comme s'il avait seulement conscience du lien qui unissait la changeforme à cet animal. Reikan baissa ses pupilles éthérées et les accrocha au lionceau, à qui elle s'empêcha d'offrir un de ses habituels sourires pourtant si sublimes. Quelque chose venait de gronder dans le cœur de celle qui avait quitté la mer de grains dès l'enfance, pour parcourir monts et mers à la recherche de la félicité. Ses pérégrinations lui avaient beaucoup appris sur les vices qui s'amusaient à torturer les Hommes, au point qu'aujourd'hui la Yasei du Tigre blanc construisait son être tout entier autour d'un squelette de principes aussi solide que la plus dure des pierres précieuses.

Qu'en était-il de cet homme garni d'améthyste?

Comme pouvait le faire une étoile mourante agrafée sur l'étoffe de satin d'une nuit noire, Shiroitora avait toujours su briller de toute sa lueur, rien que par la grandeur de son âme encore occulte pour l'adorateur des terres arides. Mais aussi par la force de sa volonté et des valeurs qui la portaient, si bien qu'elle dépassait de loin les critères de bonté de ce monde que peu arrivaient à effleurer. Cette curieuse envie de savoir si Senken pouvait être à sa hauteur sur ce plan démangea sa chair et ses pensées, jusqu'à les faire céder en chœur. De quelques pas, l'enfant des Bêtes lui tourna le dos et s'en éloigna pour se rapprocher du bord trempé de la toiture. Et elle leva le bras au-dessus du vide et le fauve retenu par le cou avec, sans plus tarder. Les traits figés dans le marbre, la jeune femme aux éphélides ne se retourna même pas quand elle éleva la voix sous cette averse, même devant le danger qui rôdait à ses pieds.

« Chassé par les Hommes, il lui est impossible de retourner dans les bras de sa terre natale ou encore de trouver un lieu digne de lui en ce monde. Alors, nous devrions le laisser périr et reposer en paix pour de bon, tu ne crois pas? »

Pour ceux qui la soutenaient, la Fille du Lion incarnait une femme d'actes et non pas de paroles. Et à l'image de n'importe quel carnassier indomptable, loin de toute humanité, elle avait ce besoin de voir directement dans le cœur et les tripes de son entourage pour se forger un avis bien tranché sur celui-ci. Si elle pouvait paraître brutale, c'était sa façon à elle de démêler le bon du mauvais, le sain du corrompu. Par la réponse qui serait la sienne à ce comportement bestial, cet homme nés parmi les grains allait sceller l'avenir de sa valeur aux yeux de la féline aux instincts refoulés. La vie de la petite bestiole venait d'être mise en jeu, dès l'instant où ses phalanges se déliaient lentement de sa fourrure. Jusqu'à totalement s'en défaire et ainsi l'abandonner aux griffes d'une chute mortelle pour sa taille, la seconde d'après.

Yasei Reikan était devenue l'Héroïne de l'Eau à force de bravoure et de vaillance, même au creux des plus petits actes de son quotidien. Au tour d'Okunote Senken de mettre en lumière cette pépite de bonté qui dormait peut-être en lui, afin d'essayer de se hausser à son niveau.

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Okunote Senken
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Lun 29 Juin 2020 - 19:14
Courageux, voire téméraire si l'on connaissait l'identité de la Tigresse, l'étranger de Mizu ne détourna jamais le regard de la Délicate. Détaillant sa silhouette garnie de parures orientales, ses prunelles parmes prenaient le soin de juger la lente réaction de son interlocutrice, sans imaginer jusqu'où cette dernière comptait aller. Le genre de femme qui ne laissait indifférent, qui, sans même recourir à de multiples titres ou glorieux fait d'armes, pouvait ensorceler les plus naïfs ou dévorer les plus faibles. Heureusement, l'Héroïne du pays se voyait dépourvue de toute forme de malveillance, mais l'homme lui faisant face n'était au courant de sa vertu.

L'enfant des dunes savait paraître insupportable aux yeux d'autrui. Le masque qu'il portait en permanence, fixé à son visage comme l'espoir en Reikan, lui permettait de s'émanciper de relations inutiles et en réalité craintes par le balafré. Les plus patients, surmontant le franc-parler et l'absence d'hypocrisie chez le garçon, avaient parfois la chance de découvrir ses qualités cachées au premier coup d’œil. Serait-ce le cas pour la féline aux amandes céruléennes ? L'instinct du voyageur lui hurlait que non, tandis que ses améthystes observaient son galbe chaloupé prendre le large. Mais le regard, surpris, se détourna finalement sur la bête soudainement tendue au-dessus du vide par un bourreau cruel, dont les paroles écœurantes n'obtinrent aucune réponse.

Les appuis de l'immigré se fléchirent légèrement, l'adrénaline gagna doucement son corps. L'air qu'il affichait ne trembla pas, bien que sa respiration fut coupée par la vision du lion sous le joug de sa maîtresse. Les actes valaient plus que les mots. La femme demeurait innocente, s'amusant peut-être simplement d'un coup de bluff maladroit, destiné à pousser le natif du Vent à commettre une faute. Il était en territoire étranger, et la moindre action pouvant être interprétée comme une agression le mènerait sûrement vers de sérieux ennuis.

Puis elle osa. Les doigts se dérobèrent un à un, libérant l'emprise, condamnant une vie. Abandonnant l'espoir de rentrer sec de cette averse, l'opportuniste, égoïste, éternel endeuillé haïssant le monde et ses Hommes, jaillit tel un éclair précédant l'orage. Soulevant les châles et la crinière de jais ornant la demoiselle dans une bourrasque produite par la célérité du déplacement, la boule de poil retrouvait un foyer au sein des bras du shinobi amarante. Le doute ou l'hésitation ne l'avaient gagné un seul instant. Et son intervention aussi agile que chirurgicale le mena sur le rebord du bâtiment d'en face. Un brusque mouvement de tête écarta les quelques mèches alors trempées qui se mêlaient à ses cils, avant que la colère apparente au fond de ses pupilles ne laisse place à ses mots.


- A quoi tu joues, espèce d'idiote ?! Lâcha-t-il au beau milieu du rideau aqueux, sur ses gardes quant aux prochaines actions de la mystérieuse jeune femme.

Une nuit lui suffit donc pour provoquer ses premiers problèmes dans la contrée de l'Eau. Voilà pourquoi il ne fallait pas séparer l'Okunote de son jeune frère, véritable catalyseur du plus vieux. Tempérament sulfureux et tendance particulière à toujours s'en prendre aux mauvaises personnes, l'insubmersible Kazejin ne se révélait pas être un atout diplomatique. Mais il ne pouvait changer sa nature pour personne. Les nerfs tendus par l'acte lâche de la Yasei, le manipulateur de limaille - à la jarre absente ce soir-là - prenait tout de même la peine de couvrir le lionceau présent dans sa main gauche à l'aide de son avant-bras droit, le protégeant d'une pluie agressive à l'aide d'un réflexe naturel.
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Yasei Reikan
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Mar 30 Juin 2020 - 17:21
La Tigresse blanche était un génie de la bestialité muselé par bien des ambitions et cerclé par bien des mystères. Tout comme l'on pouvait éprouver un certain mal à comprendre le langage des Bêtes ou à se rapprocher de leurs spectaculaires prouesses physiques en tant qu'Hommes, il se révélait parfois complexe de résoudre proprement l'énigme que la féline représentait à elle seule, aux yeux des autres. Pourtant, même si la curiosité reflétait le trait qui piétinait les autres sentiments humains imprégnant le moindre de ses tissus, ses actes et ses mots ne se voulaient jamais dénués de sens. À l'aube de sa puissance, la raison se trouvait être le seul prisme de lumière au travers duquel ses pupilles à l'éther acéré voulaient bien voir le monde l'entourant. Et c'était également celui par lequel la Yasei parvenait le mieux à jauger autrui, du haut de sa monstrueuse fierté.

Quelle ne fut pas sa satisfaction, lorsqu'elle sentit ce violent souffle courir dans son obscure crinière et la désarmer de son petit compagnon avant que le vide criminel ne le fasse? En même temps que sa chevelure de jais regagnait le joug de l'apesanteur, son cœur se fit étreindre par une ravissante euphorie. Son esprit aurait juré que le temps venait d'arrêter de s'écouler, l'espace d'un moment de flottement, de rare surprise. Ses deux perles myosotis succombèrent sans tarder à l'écarquillement, insupportables de candeur au milieu de son minois aussi satiné et chaud que l'armée de dunes du Pays du Vent. Même sous une pluie devenue furieuse, tyran d'une flore forcée à se courber, l'âme de Yasei Reikan se laissait porter par la canicule qui frappait l'intérieur de sa cage thoracique.

L'Héroïne de l'Eau venait de trouver un digne rival à sa bonté, sur ce toit.

Le silence était parfois davantage qu'une absence de bruit. Bien davantage. Surtout lorsqu'il prenait vie. La Fille du Vent perçut celui qui se déployait dans son dos comme une force terrible s'amusant à jouer avec ses pensées, étreindre ses organes, tendre ses filaments vers son âme et vers le fruit de sa curiosité qui venait tout juste d'y naître. Malgré lui et sans le savoir, Senken venait de souffler sur la flamme d'un intérêt déjà grandissant à son égard et presque impossible à freiner. Celui de la Fille du Lion, qui ne fit qu'une bouchée de la distance la séparant de sa rencontre. Portée disparue de son ancienne position, la métamorphe continua d'alimenter le mutisme ambiant par sa sinistre discrétion. Et pendant que son carcan de chair et d'os se dessinait pour surgir d'entre les ombres à seulement quelques pas du natif du Désert, un pouf de fumée fut libéré sous la charpente d'à côté.

La féline conserva son flegme, la dextre tendue et la paume tournée au ciel.

« Un lion n'est pas censé vivre à travers une telle brume, je te l'accorde. Mais est-ce une raison pour le condamner à des terres où il risquerait plus de finir son existence enchaîné au fer qu'en liberté? Permets-moi d'en douter pour de bon. Et puis, celui-ci n'est pas n'importe quel lion. »

À la vue de l'exotique guerrière, le lionceau s'agita gentiment au bras de l'améthyste. Sans griffer, il chercha seulement à s'extirper de son emprise pour rejoindre d'un bond arqué les doigts de la jolie brune. Après avoir grimpé le long de son avant-bras, il se fraya un chemin à travers sa cascade de mèches d'ébène et se figea près de sa lourde épaulière d'or. La silhouette de son bourreau d'antan venait de laisser place à celle de sa plus grande amie, auprès de laquelle il pouvait se permettre de dévoiler quelque chose d'effrayant pour bien des inconscients bercés par ce monde.

Sa voix espiègle, qui se peignait de la même confiance que celle arborée par le rictus de l'humaine qu'il considérait comme l'une de ses pairs et à qui il témoignait une complicité sans pareille.

« C'est gentil de m'avoir sauvé, Fils du Désert. Mais je ne peux pas te laisser dire que Reikan-nēsan est une idiote. »

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Mer 1 Juil 2020 - 17:03
La pluie cassante mordait la silhouette immobile du voyageur aux cheveux parmes. Ses prunelles, accusatrices et défiantes, ne se délogèrent pas du rebord sur lequel se tenait encore la cheffe de clan. Loin d'une omniscience précieusement gardée par le narrateur de la scène, l'enfant des dunes ne pouvait deviner les émotions qui se succédèrent chez sa comparse, trop éloignée pour que son air ne soit trahi par ses amandes écarquillées. Un instant, le duo d'améthystes vint observer la boule de poils reposant sur son bras pour s'assurer de son état. Calme, comme s'il savait qu'il ne craignait rien, le lionceau attendait patiemment la suite des évènements. Inconscient de ce qui l'attendait alors, l'étranger de Mizu ne put que remarquer l'absence de l'Idiote lorsque sa vue regagna sa position initiale.

Volatilisée, la métamorphe laissa présager l'ombre d'une fuite. La situation, étrange, décrivait alors un Genin étranger au pays tenant dans ses bras un animal inconnu. Qu'allait-il bien en faire ? Comment devait-il justifier la possession du félin au Jônin qui les encadrait ? Il soupira longuement, plongé dans un océan de problèmes qu'il provoquait sans cesse. Mais il n'avait pu s'empêcher de sauver la bestiole. Son instinct, constamment mené par ses principes et valeurs, agissait seul en délaissant la raison au profit de l'éthique. Qui sait ce que cette femme, locale au pays, aurait pu lui faire ? Les questions n’eurent le temps d'être posées, puisque une voix surgit pour perturber les seuls clapotis provoqués par l'averse en cours.

L’amarante fut ravi de la reconnaître. La fière demoiselle, synonyme de dangers, réapparut à ses côtés dans la foulée. La fenêtre qu'elle avait consciemment laissé aurait pu lui permettre de s'échapper, ou d'au moins essayer, mais il n'en eût l'envie. Senken souhaitait comprendre. Et guidé par une intuition naturelle, il avait pris la décision de rester pour affronter la prédatrice qu'il ne craignait pas. Les pierres précieuses se joignirent à nouveau, établissant le contact visuel nécessaire au fils du Vent pour juger sa nouvelle rencontre. Il semblait sur ses gardes, s'exprimant d'une voix limpide et sévère.


- Malgré les raisons de sa présence ici, tu n'avais pas à réagir ainsi. Cette bê-...

L'intrépide s’interrompit au bond du félidé, s'extirpant de ses bras pour rejoindre le bourreau redevenu maîtresse, ou plutôt amie. Sans qu'il ne puisse reprendre, un phénomène vint à nouveau couper ses envies de dialogue, provoquant une surprise trahie par les traits de son visage pourtant terne jusque-là. Heureusement pour l'Okunote, même s'il découvrait aujourd'hui l'existence d'animaux dotés de la parole, la connaissance d'un fameux artéfact maniant l'art du discours atténua son étonnement sur l'instant. Ce monde regorgeait de surprises.

- Il...

L'idiotie venait de changer de camp. Le balafré comprit l'entourloupe, sans pour autant deviner les intentions derrière. Souhaitait-elle simplement lui faire la morale ? Le punir pour son franc-parler ? Ou bien simplement le ridiculiser ? L'envoyé d'Iwa sembla se détendre, laissant voguer sa colère et sa surprise pour regagner le voile neutre qu'il arborait constamment.

- C'est votre manière d'approcher les inconnus ? Si c'est le cas, vous êtes pas très doués., s'exprimant, il tourna ses paumes trempées en direction du ciel, rabattant ses pupilles dessus avant de revenir à son interlocutrice. Quel climat de merde. Bon, qu'est-ce que vous m'voulez ? Pourquoi t'as fait ça, au juste ?

Ni méchant ni agressif, le ton employé se voulait tout de même aussi sec que l'erg dont il provenait. Une native de Kaze ne serait sûrement pas étonnée de la manière dont s'exprimait son compatriote, qu'elle avait marqué d'une première impression particulière. Défiant les perles azurs de ses gemmes violacées, la réponse attendue scellerait sûrement l'avenir de cette relation.
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Yasei Reikan
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Mer 15 Juil 2020 - 14:39
Par l'aura de son enveloppe charnelle ou par celle de son ātma*, Yasei Reikan incarnait à elle seule un véridique théâtre de secrets pour autrui. Sans une once d'appréhension, elle avait l'espace d'un instant endossé le manteau de quelques vices dans le but d'éprouver la nature de son confrère du Vent. Mais le sourire doux et pur qui s'amusait dorénavant à embellir ses lèvres témoignait de toute son innocence d'esprit, au creux duquel la malveillance semblait n'avoir jamais eu l'audace d'étaler son empreinte, au mépris de toutes ses tentatives faites pour assombrir son cœur. C'était comme si la machine de ses pensées avait presque été rendue hermétique, voire imperméable avec le temps aux opaques ténèbres du monde et à celles qui hélas étaient devenues les siennes contre son gré, à force de les surmonter.

À force de les combattre.

Malgré l'humanité de sa chair, tout chez la Tigresse blanche se raccrochait à une certaine bestialité. Une férocité délicate et harmonieuse qui ne cessait de lui coller à la peau, à l'attitude et au moindre rictus de son minois. Un trait que l'on ne trouvait plus dans les bras des Hommes et que les Bêtes, elles, avaient conservé à travers le sang carmin qui s'écoulait dans leurs veines. Mais tous ceux qui s'entêtaient à raisonner en termes de degrés et non de formes d'intelligence se sentaient obligés de clore les paupières sur ces prodiges de la nature, que la métamorphe aimait éperdument pour leur limpidité d'esprit et la proximité qu'elle entretenait avec. Parce qu'à l'image du prédateur dominé par ses seuls instincts biologiques, la Fille du Lion était une créature réfractaire au mal et parfois douée d'aménité malgré l'imprévisibilité qui peignait ses actes de temps à autre.

Et qui effrayait les étrangers autant qu'elle pouvait attiser leur curiosité.

La fière guerrière aux imposantes épaulières de fauves avait levé ses yeux éthérés vers le souffleur de propos cassants, paupières prêtes à s'embrasser l'une et l'autre. Sans radier l'accalmie qui avait dompté son expression, elle promena son regard jusque sur la bouille de son lionceau pendant que le menton duveté de celui-ci se laissait bercer par le bout de ses ongles et que ses rondes oreilles tressautaient au rythme des gouttes nées du ciel ombrageux de cette soirée. Pourquoi diable Yasei Reikan avait-elle donc encouru ce risque d'arracher la vie de ce féroce carnassier en devenir, s'il lui était au final si cher?

« Pour voir qui tu étais vraiment, au-delà du nom que tu portes. »

L'Héroïne de l'Eau abhorrait cette habitude de tourner autour du pot des Hommes, qui ressentaient ce besoin souvent turpide d'étaler leur diplomatie en long et en large avec l'espoir de connaître les véritables intentions de chacun. Elle, préférait en avoir le cœur net dès le départ par le biais d'actes concrets que même la perfidie ne pouvait détourner. Et après avoir remarqué ce qui se dissimulait au fond des entrailles de cet empourpré, la féline était loin de regretter le culot de son action. Parce que cette dernière venait de la laver du moindre doute à l'égard de cet enfant du Désert.

Son attention fut happée par la lueur d'entrée tamisée de cet édifice qu'elle savait reconnaître entre mille sur la propriété du Complexe Shinobi de la Brume. Puis ses pas, moteurs des cliquetis de ses boucles d'oreilles griffues, l'amenèrent à l'abri de l'humidité sous l'avancée de toit la plus proche. Le petit félidé secoua son pelage sur l'épaule de son invocatrice pour ressembler à une boule de poils bien dodue et se débarrasser des gouttes en surplus, avant de revenir à la normale.

« Gh'aha! Hisui* serait triste de savoir qu'il fait un tel temps alors qu'elle n'a pas pu venir...
Elle aura bien d'autres occasions d'en profiter, alors écrase-moi cette inquiétude. D'ailleurs, je crois que tu as oublié quelque chose, petit lion. »

La bellissime d'âme échangea un regard complice avec l'adorable animal, penchant un peu la tête sur le côté vers leur compagnie afin de lui montrer la voie à suivre.

« ...AH OUI! Yaarrrh! Désolé de ne pas m'être présenté avant, Senken du Désert. Moi, c'est Kohaku*! Comme mon poil fauve que la pluie a pris un malin plaisir à ternir. »

À nouveau, un sourire angélique vint honorer le minois de l'enfant des Bêtes. Ses perles myosotis, dans lesquelles dansait la flamme d'un perspicace intérêt, remontèrent sur la silhouette aux effluves de ferraille pour à terme les conduire dans les siennes amarantes.

« Comme moi, tu viens d'un endroit loin de cet Archipel, au-delà de ces mers. Mais... il ne me semble pas que Kiri ait accepté la venue de représentants du Pays du Vent, pour son Examen international. »

*Ātma (आत्मन्, litt: Âme)
*Kohaku (琥珀, litt: Ambre)
*Hisui (翡翠, litt: Jade)

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Okunote Senken
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Dim 19 Juil 2020 - 16:58
Seul face à l'enfant des Bêtes, le membre de la délégation Iwajin n'incarnait que défiance et fierté. Un air sonnant l'arrogance pour certains, la simple confiance en soi pour d'autres. L'éducation reçue au Pays du Vent, mêlée aux tourments traversés depuis, lui avaient forgé un caractère bien trempé destiné à tenir tête aux plus coriaces des prédateurs. Heureusement, la bonté de Yasei Reikan égalait sa puissance ô combien supérieure, l'empêchant d'attenter à la vie de l'inconscient qui ne la craignait pas. Et cette pureté dévalait ses traits et rayonnait sur le monde. L'espoir contre le fatalisme, la générosité contre l'égoïsme.

L'étranger de Mizu n'ôta ses prunelles de la Tigresse Blanche, plongeant sans attache dans l'océan de ses iris puis détaillant chacune de ses actions d'un intérêt particulier. Il restait sur la défensive, se méfiant toujours plus des bonnes personnes que des mauvaises. La métamorphe à l'allure presque mystique, armée d'un sourire qui ne devait laisser indifférent que très peu d'hommes, venait d'éveiller une curiosité rare chez son compatriote, qui s'impatientait de sa réponse pendant que la demoiselle prenait le temps de choyer son compagnon félin. Sous une averse typique du Pays de l'eau, la rencontre plus qu'exotique laissait en effet planer le mystère au-dessus de nos deux inconnus esseulés, dont seules les origines étrangères tissaient jusqu'ici un semblant de lien. Le taciturne demeurait immobile et opaque, gardant pour lui le moindre de ses ressentiments tel un pirate gardien de son trésor.

Et la réponse attendue vint trancher la scène de sa lame effilée. La seule réaction du Kazejin fut l'esquisse d'un sourire au coin de ses lèvres, avant que son regard ne s'égare sur les toits environnants. Quelle conne... En le poussant sous une douche froide, elle venait de ruiner ses habits qui resteraient sûrement trempés jusqu'au lendemain. Pour quelle raison exactement ? Mesurer sa bonté ? Mais quel monstre aurait accepté la chute mortelle d'un pauvre lionceau ? Même si les actes écrasaient les mots pour le manipulateur de limaille, il trouvait la mise en scène plus qu'excessive.

Mais le culot de la Dame aux parures fit visiblement son effet, puisque le morose emboîta son pas agile en direction de l'abri lorsqu'elle se mit à marcher. Cette deuxième occasion de prendre la fuite que le félidé venait de lui offrir, le balafré la balaya sans même la considérer, se laissant traîner par un instinct qui accordait un début de crédit à la rencontre. Il écouta l'échange qui ne lui était pas destiné, avant de réapparaître sous un air amusé lorsque la fille du Lion se retourna pour lui faire de nouveau face. Les quelques plis ornant le coin de ses yeux déposés sur la boule de poils ambulante suffisaient à le trahir.


- Tu peux t'en prendre qu'à ta fidèle amie, avec moi tu s'rais resté au sec.

Le regard doté d'améthystes voyageait entre les deux félins, s'attardant plus longuement sur la curiosité qui s'agitait à l'épaule de la Yasei. S'agissait-il d'un Jutsu ? D'une invocation ou d'une créature enchantée ? Les questions défilaient sans qu'aucune réponse ne puisse venir, forçant la bouche du jeune homme à surenchérir.

- Tu viens d'où, toi ? Les seuls lions qu'j'ai pu croiser ne se montraient pas aussi bavards.

L'intérêt qu'il portait à l'animal éveilla visiblement sa partenaire, dont le sourire venait de fendre la nuit d'un éclat bienveillant. Les gemmes parmes gagnèrent les perles céruléennes sans se faire désirer, soufflant sur les flammes qui s'animaient au fond de leurs pupilles. Des pupilles aussi sombres que les quelques mèches d'une chevelure de jais humidifiée par la pluie qui se mêlait à ses cils, gênant par endroit le regard de la Tigresse.

- J'viens d'Iwa. Et si j'avais su ce qui m'attendait ici, j'y serai resté.

Il était difficile de savoir si ces mots étaient pensés tant son élocution ne laissait paraître aucun indice sur son sérieux. Relevant le duel visuel entrepris par la plus petite des deux protagonistes tant que celle-ci ne le rompait pas, Senken profita du sujet pour reprendre la discussion sans laisser le temps au silence d'imposer sa présence.

- Et toi ? Pas besoin d'être un génie pour deviner que tu viens d'ici, mais, tu participes aussi ?
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Yasei Reikan
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Dim 19 Juil 2020 - 22:44
Cette audacieuse familiarité avec laquelle Senken s'amusait à parler en la présence de la Tigresse blanche eut comme l'effet d'un glas en train de résonner sur les parois impénétrables de son esprit, à l'abri de la mélodieuse bruine qui s'abattait sans vergogne sur les tuiles. Si n'importe qui aurait pu se sentir touché à vif par la hardiesse de son indécent franc-parler jusqu'à vouloir lui faire regretter en l'obligeant à ravaler ses paroles si outrecuidantes, Yasei Reikan ne fut pas assez faible pour se laisser gagner par une telle négativité, ainsi incapable d'autoriser à la moindre marque d'agacement ou de déplaisir se dessiner sur son portait. Pourtant, ce n'était pas l'envie qui aurait pu lui manquer. Celle qui avait pérégriné sur les itinéraires de ce monde et rencontrer aussi bien vicieux qu'ascètes, fait face à un Démon à queues pour protéger ses idéaux et combattu jusqu'au sang afin de prouver sa valeur, trônait légitiment en reine sur cette place de choix portée par la supériorité en tout point, à côté de son confrère né dans l'enfer de grains. C'était là une pensée objectivement fondée, que la première concernée ne partageait toutefois pas.

Parce que comme à chaque fois pour elle, les paroles n'étaient que du vent face aux actes.

Un vent qui ne cessait de venir gonfler ce ballon rempli d'impertinence qu'était devenu Senken par ses propres mots, et que Reikan se ferait une joie de crever. Mais pas de ses griffes. Son discours, vallonné à la fois d'insouciance et d'outrecuidance, termina sur une touche ironique pour l'Éclair de la Brume. La métamorphe ne semblait pas bien plus âgée que l’amarrant, mais l'écart de puissance encore occulté n'était même plus à creuser avec cet aspirant Chūnin. Cette toute dernière question, aussi sincère pouvait-elle être de la part de l'homme, vint élever dans le cœur de la féline une envie de défi après avoir humé tant d'arrogance près de l'effronté. Peut-être avait-il bouillonné à l'intérieur de lui pour avoir seulement marché aussi aveuglément dans le test de la changeforme, malgré son efficacité à n'en pas douter en tant que révélateur de vices?

Lui, qui ne se doutait pas de ce qui se profilait à l'horizon de cette nuitée, allait être servi.

« ...Je n'en attendais pas moins d'un enfant du Désert adopté par la Roche. »

L'Héroïne de l'Eau vint fermer les yeux afin de déchirer ce duel visuel que l'Okunote tenait à nourrir avec elle. Mais le sourire espiègle en train de se graver sur ses lèvres charnues était en mesure de trahir son intention de le reprendre de plus belle, quand ses paupières eurent de nouveau cessé de se ceindre. Le lionceau leva la tête pour fixer son invocatrice sans poindre mot, avant de disparaître dans un petit coussin de fumée blanche qui se fit lentement avalé par l'obscurité du soir. Et puis, sa délicate dextre sortit sans prévenir de ce nuage pur et surprenant afin de ne pas manquer l'épaule du natif d'An'Purath, avec pour seule alerte celle du sifflement de la brise sur ses parures d'ailleurs. Ses fins doigts empoignèrent avec fermeté la clavicule de Senken dans l'espoir d'établir un contact solide, laissant le temps à son minois d'en profiter pour se rapprocher du sien dans un axe différent, à l'ombrage de toute gêne.

Un instant de flottement se répandit dans l'air, comme si une entorse avait été causée à ce moment présent après une altération du Temps. Et la crinière de nuit de la Tigresse blanche n'eut même pas le temps de retourner à ses reins que les enfants du Vent étaient déjà portés disparus de la toiture, pour ne laisser qu'un véhément silence tournicoter à leur place.

C'était sûrement le tout premier jutsu spatio-temporel auquel Okunote Senken assistait.

Quelque part entre le Pays du Vent et le Pays du Bois

L'humidité de l'averse nocturne, maîtresse de la Brume, s'était dorénavant muée en un très lointain souvenir. Elle avait cédé ce règne à la fièvre d'une terre et d'un ciel en pleine effervescence, même si mourante. Dans la foulée, l'adorable lune de l'Archipel avait été dérobée au décor afin de relayer le soleil assassin et oppressant des dunes. Aussitôt, dos tourné à celui qu'elle avait emporté contre le sillage de son voyage, la féline aux éphélides exotiques se redressa sur ses jambes et affronta le changement de température, qui n'était même plus si soudain pour elle. Les rayons de l'étoile de ce jour en déclin purent caresser le satin de sa peau et l'ébène de ses bestiaux cheveux, inondant par la même l'occasion le symbole du Tigre blanc au dos de son haori ténébreux pendant que ses pas l'amenaient vers la seule entrée dans la roche du Désert dressée devant eux.


Néanmoins, Yasei Reikan marqua un temps de pause et tourna la tête sur le côté pour jeter un œil à Okunote Senken, à ses arrières.

« Si tu es toujours si déçu, Iwa n'est plus très loin maintenant, tu sais. »

Le sourire de la Fille du Lion avait été volé par le sérieux presque menaçant qui imbibait désormais ses traits. Mais grâce à la chaleur qui leur cognait sur le dos, les habits du petit frileux n'allaient pas tarder à oublier cette douche froide qu'il avait tant détesté.

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Okunote Senken
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Jeu 23 Juil 2020 - 19:50
L'aura mystérieuse enveloppant la silhouette de l'étrangère ne cessait d'accroître son emprise sur l'intérêt du shinobi d'Iwa. L'Héroine de Mizu, Cheffe de clan et Libératrice d'un peuple, recelait une puissance que ses différents titres et autres parures aidaient à imaginer. Mais encore inconnue aux yeux parmes du balafré, la force de son interlocutrice se voyait tout de même trahie par son assurance imperturbable. Comme si la crainte ne pouvait déformer le minois de la Tigresse. Un trait caractériel toutefois partagé par l'amarant qui ne daignait s'affaisser sous le regard appuyé du prédateur. Pourtant inconnu des paysages locaux, loin de ses terres natales ou adoptives, Senken ne pouvait se résoudre à plier le genou malgré le danger potentiel qu'entraînait sa confiance presque arrogante.

La voix limpide de la Yasei vint enfin clore le silence instauré plus tôt, sans apporter les réponses attendues par l'enfant des dunes. L'avait-elle seulement écouté ? Une étrange impression germa au creux de ses entrailles. Le genre de sensation que l'on peut ressentir en marchant sur une dalle au milieu d'un tombeau truffé de pièges. Cette voix intérieure qui nous prévient du danger, nous intime de fuir. Il n'eût cependant le temps de l'interpréter, ni celui de célébrer sa courte victoire lorsque Reikan ôta ses saphirs de ses améthystes défiantes, puisque les différentes actions de la métamorphe s'enchaînèrent d'une fluidité surprenante.

D'abord l'éclat de fumée, qui révéla la supposée supercherie au manipulateur de limaille, suivi d'un assaut mené à son égard d'une dextre trop vive. Ses muscles se raidirent dans un réflexe, tandis que son pas en arrière ne suffit pas à échapper aux griffes de l'assaillante qui venait de le saisir à l'épaule. Les pupilles de l'Okunote fusèrent en direction de la sénestre féminine, redoutant la lame d'un kunaï aiguisé ou toute autre attaque dissimulée. A cet instant précis, l'enfant du Désert comprit qu'il était surclassé.

Puis ses sens s'embrouillèrent un instant. Le néant.

L'organisme du voyageur s'éveilla sous une châleur infernale, voire insoutenable pour le commun des mortels. La vue revint et brûla ses rétines inaverties. Que se passait-il ? Entraîné à réagir aux situations les plus désespérées, l'homme à la jarre absente crût d'abord à l'utilisation d'un Genjutsu. Un Kai plus tard, rien ne changeait et le Tigre blanc se retourna pour échanger quelques mots au taciturne évidemment désorienté par la situation.


- P'tain mais, qu'est-ce que tu m'veux exactement ?! On est où là ?!

L'atmosphère de plomb ne pouvait que trahir leur localisation. Mais le Kazejin ne pouvait accepter l'idée d'une téléportation à l'autre bout du Yuukan. Pourtant, il reconnaissait ses terres natales entre milles. Dénudé de sa limaille, le Genin amputé de ses capacités se retrouvait presque sans défense, à la merci d'une inconnue dont il ne comprenait pas les intentions. Pourtant, cela ne l'empêcha pas pour s'approcher d'elle jusqu'à ce que leurs ombres ne s'entrecroisent.

- J'sais pas pour qui tu t'prends princesse...

L'opiniâtre vint soudainement prendre la main de sa compatriote, comme s'il attendait qu'elle réactive son étrange pouvoir. Il ne jouait plus. Ses mots sonnaient comme l'avertissement qu'ils représentaient. Le regard embrasé de leur propriétaire ne laissait toujours pas la colère le corrompre, mais la patience du jeune homme arrivait clairement à son terme.

- Mais ramène-moi de suite au village.

Ces dernières années passées à Tsuchi no Kuni l'avaient éloigné des tempéraments bien trempés de son pays d'origine, qui en réalité, lui manquaient cruellement. Quoi qu'il advienne, la Dame à la crinière de jais répondant sous le nom de Yasei Reikan aura marqué l'esprit de l'Homme à l'air morose.

D'amis à ennemis, le fil que tissait nos deux protagonistes n'identifiait toujours pas la nature de leur relation héritée d'une rencontre plus que particulière.
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Yasei Reikan
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Ven 21 Aoû 2020 - 23:14
L'inconnu avait ce don de tous les horrifier, même les plus courageux. Mais pas la Tigresse blanche qui, à l'esprit libre marqué par des années de vagabondage et d'aventures, aimait se laisser porter par lui en bravant risques et dangers. Une boule de peur clandestine, qui entretenait cette habitude de pourrir les entrailles et déchirer les boyaux de ses réceptacles, n'avait finalement jamais trouvé le chemin du cœur de Yasei Reikan pour le dévorer. Sans frayeur ni haine, l'audacieuse enfant des Bêtes ne savait s'abandonner qu'à un seul plaisir, une seule excitation de cette vie humaine ; celle qui découlait de tous les défis élevés sur sa route. Et sa nature curieuse cruellement attachante se révélait être à mille lieues de pouvoir freiner ce féroce aplomb, pétri et rendu fort par les aléas d'une existence si différente de toutes les autres.

Une existence bien loin d'appartenir à une princesse décharnée d'originalité.

Silencieuse, l'Héroïne de l'Eau laissa l'homme ferreux glisser ses doigts autour de son poignet frêle en apparence et proférer son souhait de revoir Kiri, sous la pire des formes. Celle d'un ordre mêlé à une grossière offense pour une consœur à la bestialité aussi fascinante que terrifiante. Parce que si ses contours charnels pouvaient rappeler ceux d'une dame de noblesse, Reikan n'était ni immature ni capricieuse à souhait. La cheffe du clan Yasei ne pouvait même pas être impunément comparée à une insouciante capable de rien, si ce n'est de jouer grâce à ses bévues. Et elle débordait encore moins d'une naïve fragilité ou d'une fausse maladresse, propres à ces fades créatures osant laisser s'en aller leurs larmes au moindre coup, à la moindre peine. Pure d'esprit et pleine de bienfaisance, l'enfant du Tigre blanc l'était sans doute. Mais elle n'arrivait certainement pas à se retrouver dans le miroir de la parfaite et fragile demoiselle armée de gentilles manières et de poignards de candeur. Ce cliché puéril, la féline le haïssait lorsqu'il essayait de lui coller aux pattes par les propos d'autrui. Et sur le coup, les mots ne purent trouver grâce à ses yeux pour faire démentir Okunote Senken.

L'acte avant la parole, voilà quel était son credo et le resterait jusqu'à sa mort.

Dans une réaction digne de l'imprévisibilité de sa maîtresse, l'Éclair de la Brume joua de l'épaule et transgressa les limites de son corps humain par un vif mouvement du bras vers l'arrière, destiné à crever l'emprise que son confrère avait enfanté sans lui demander. Ce ne fut pas un avant-bras qui daigna se faire trahir fièrement aux rayons du soleil mourant. Mais bien une imposante patte féline dont la puissance dépassait celle de n'importe quelle humanité, au point d'envoyer le Fils du Désert séant contre grains. Le rejet fut si bref que l'instant d'après, les dimensions monstrueuses dont son membre s'était enveloppé s'envolèrent lentement pour épouser les bras du souvenir et creuser une place au doute dans le cœur du garçon. Or, même à l'égard du plus sot de tous, les faits ne purent être facilement balayés par de pauvres songes nés d'un imaginaire trop riche ou chimérique. Parce qu'un grognement sépulcral, similaire au râle d'un invisible prédateur, n'avait pas pu s'empêcher de sortir de la gorge de la métamorphe, sous la tyrannie de ses émotions.

Un long silence s'invita, durant lequel Reikan s'éloignait de quelques pas vers l'entrée tellurique.

« Tu bavardes bien trop pour ne rien dire, si ce n'est prendre de haut le premier venu sur ta route. Ne reconnais-tu donc pas toi-même les terres qui t'ont vu naître? Face à des choses qui te dépassent pour un instant, tu ferais mieux de gagner en patience au lieu de t'amuser à en perdre, Senken. Le climat de la Brume n'était pas à ton goût, disais-tu? La prochaine fois, tu veilleras donc à mâcher tes mots avant de les penser à voix haute sous la tentation de la plainte. »

Celui qui se croyait inaccessible roi du monde n'était jamais bien vu par les yeux de la Fille du Lion, éternelle acharnée de l'effort fidèle au mérite. Et pour cause, son ton s'était garni d'un froid presque sibérien, en alliance avec sa précédente réplique physique. Tant d'individus rêvaient de traverser un pont existentiel jonché d'aventures afin de s'enforcir et finir par briller de mille feux, une fois le bout atteint. Qu'en était-il de l'Okunote, qui se refusait à libérer sa véritable personnalité pour mieux vivre dans un passé plus doux perdu à jamais? La Yasei adressa un regard inquisiteur au ciel marbré de saumon et à l'horizon duquel semblaient brûler les dunes, cruelles mères du Pays du Vent. Ses pas avaient cessé de parcourir la chaleureuse couverture sablonneuse, pendant que sa tête tournait sur le côté pour jeter un œil à son compatriote resté en arrière, dans un fauteuil de sable. Figée devant cette faille de roche, reine de mystères, elle s'efforça de rendre ses traits moins sévères sans pour autant tacher son sérieux téméraire et éleva à nouveau la voix pour la laisser résonner dans ce qui semblait être un tunnel terrestre débutant en toboggan.

« Tu comptes rester cuire ici longtemps? Tu peux choisir de me suivre sur les pas de la découverte comme retourner à pattes auprès de tes pairs sur ceux de la pénibilité, où qu'ils soient en ce vaste monde. À toi de voir. »

Pourvu que cet homme choisisse de serrer le courage à bras-le-corps et non pas la peur, aux côtés de la Tigresse blanche.

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